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Accueil du site > Actualités > Economie > La guerre contre la finance, il faut scinder les banques !

La guerre contre la finance, il faut scinder les banques !

Depuis la crise de 2007, une grande partie de la population a commencé à prendre conscience des effets catastrophiques issus des politiques de dérégulation mises en œuvre depuis environ 30 ans.
Le sujet de la finance reste cependant obscur pour la plupart des citoyens et - plus grave - pour la majorité de la classe politique.
Cette ignorance a créé un terrain favorable à l'oligarchie qui s'est créée autour de la doxa ultra-libérale, elle a permis aux spéculateurs véreux de faire sauter un à un tous les gardes fous qui protégeaient tant bien que mal le système financier. Ce dernier avait été conçu à l'origine pour être au service de l'économie et par voie de conséquence de la société.
Le coup de grâce fut porté en 1999 aux USA sous l'administration Démocrate de Bill Clinton avec l'abrogation du Glass Steagal Act.
Il n'a ensuite pas fallu 10 ans pour que le système soit mis à terre pour des raisons purement endogènes [1].

Le Glass Steagal Act : séparation des activités bancaires
Le Glass-Steagall Act (ou Banking Act) est une mesure anti-libérale votée le 16 juillet 1933 sous l'administration de Franklin Roosevelt qui avait pour but d'ériger des barrières de protection légales pour éviter qu'une crise telle que celle de 1929 se reproduise.
La mesure phare instaurait une incompatibilité entre les métiers de banque de dépôt et de banque d'investissement.
Il y eu donc séparation des métiers bancaires entre les activités utiles à l'économie telles que le financement des entreprises et celles qui sont inutiles et surtout très dangereuses comme la spéculation.

Dans ce mode de régulation, si une grande banque d'affaire fait faillite suite à la concrétisation d'un risque, il n'y a pas d'impact sur les activités utiles à l'économie.

Sans séparation, le risque est maximum
Dans le cas contraire (situation actuelle) les banques sont dites universelles.
Puisque ces dernières pratiquent les 2 activités, si le risque spéculatif provoque une chute dans ce secteur alors c'est toute la banque qui plonge.
Ajouter à cela la taille démesurée des plus grandes banques et l'on obtient le fameux "Too Big To Fail" qui oblige les états à venir au secours des banques en difficultés sous peine de laisser se détruire tout le système par effet domino.

Une promesse de campagne de François Hollande
Le 22 janvier, lors de son discours au Bourget, le candidat François Hollande avait désigné comme son adversaire principal une finance "sans visage" dont l’emprise était "devenu un Empire". Maîtriser la finance, affirmait-il alors, commencera ici par le vote d’une loi sur les banques qui les obligera à séparer leurs activités de crédit de leurs opérations spéculatives.

Les cyniques feront valoir qu'une promesse n'engage que ceux qui l'écoutent, en effet un an plus tard après un excellent travail de sape du lobby bancaire et à la lâcheté traditionnelle de l'état [2], la loi de séparation a été vidée de sa substance.
Grâce à notre ministre des finances Moscovici dont l'impéritie n'a d'égale que sa soumission, la loi présentée le 19 décembre 2012 se traduit par une simple filialisation de l'activité purement financière.
Cette proposition de loi qui sera discutée à l'assemblée en février 2013 est un coup d'épée dans l'eau, elle ne changera rien aux risques systémiques car une filiale peut bien entendu entrainer sa maison mère dans sa chute.

Le modèle Français de banques "Universelles" n'est pas plus robuste
Le lobby bancaire fait valoir que les banques françaises ont mieux supporté la crise que leurs homologues étrangères.
C'est faux !
Il suffit de regarder Dexia, Natixis ou même la Société Générale avec l'affaire Kerviel.
De plus, si les banques françaises sont en si bon état, alors pourquoi sont elles allées très discrètement se refinancer en masse à la BCE lors des 2 premiers plans de LTRO ? [3]

C'est la guerre, la séparation n'est que la première bataille
Depuis longtemps déjà la finance est devenue l'ennemi des peuples depuis qu'elle roule pour elle seule. Cependant aujourd'hui grâce à Internet, ces derniers possèdent les armes de de la contre-attaque leur permettant de réagir en donnant de la voix afin de faire plier les gouvernements.

Ce n'est pas aux banquiers de décider des règles du jeu, c'est aux peuples à travers leurs élus qui n'en sont que les représentants.

Après cette bataille, le prochain combat consistera à exiger la limitation de la taille des 29 établissements bancaires mondiaux classés comme systémiques afin de résoudre la problématique du "Too Big To Fail" (TBTF).
Aux États Unis il existe une loi anti-trust qui permet à l'état de démanteler une entreprise privé afin de l'empêcher d'atteindre une position de monopole.
Cette loi est maintenant insuffisante et il sera nécessaire de légiférer dans le même esprit y compris en Europe pour diviser en entités plus petites ces fameuses banques dites TBTF.

Cette bataille peut et doit être gagnée
De nombreuses voix s'élèvent pour demander une véritable séparation bancaire, cela avait d'ailleurs été évoqué ici même en 2009 [1].
L'excellent Olivier BERRUYER a tiré le premier à travers son blog les-crises.fr et son association Diacrisis [4] qui a regroupé environ 130 signatures de personnalités du monde politique et de la finance (*), y compris des (ex ?)ultra-libéraux qui exigent une véritable séparation des activités bancaires.
Cette séparation doit être complète avec la création d'établissements distincts n'ayant aucun lien entres eux.
En aucun cas, une simple filialisation des activités financières ne permettra de protéger efficacement le système.

(*) Ex : Warren Buffet, Bill Clinton (!), Christine Lagarde, Michel Rocard, Jacques Attali, Joseph Stiglitz, les ex PDG de Merrill Lynch et Citigroup, etc...

L'immobilisme des états
Il y a toujours de bonnes raisons de ne rien faire, on nous dit qu'un seul pays ne peut pas prendre ce type de mesures car elle aurait pour conséquence d'affaiblir ses banques par rapport à la concurrence.
C'est ce type de raisonnement qui conduit à l'immobilisme des états auquel on assiste depuis 5 ans [2].
Ce dernier laisse perdurer un contexte qui a mis le système dans le mur en 2007 car non seulement les responsables de la crise n'ont pas été inquiétés mais ils occupent toujours les mêmes postes avec la même capacité de nuisance.

Le débat sur ce sujet est tabou en France avec une situation comparable au nucléaire, les gouvernements de gauche comme de droite prennent des décisions sans consultation, les seules entités qui interviennent sont...les lobbies !

Paradoxalement, dans les pays anglo-saxons, temples de ce que l'on appelle l'industrie financière - terme qui s'apparente à un oxymore - le débat a eu lieu.
Les réformes Vickers en Angleterre et Volker aux États-Unis sont allées beaucoup plus loin que la timorée proposition Moscovici.

Lors du conseil des ministres du 19 décembre, le ministre Moscovici s'est cru obligé de déclarer lors de la présentation du projet de loi que « Ce n’est pas une réforme qui est faite pour le lobby bancaire ».
C'est en effet plutôt une réforme qui est faite PAR le lobby bancaire !

Que faire concrètement ?

Chacun peut adhérer gratuitement à l'association Diacrisis [4] qui milite pour cette bataille, lorsque le nombre d'adhérent se comptera en dizaines de milliers, la voix du peuple commencera à se faire entendre par dessus celle des lobbies.

Cette association peut s'apparenter à un lobby citoyen en mesure de faire contre poids au lobby bancaire.

Références
[1] Crisis ? What Crisis ?
[2] L'esprit de Munich
[3] Où sont passés les 1000 Milliards injectés par la BCE ?
[4] Association Diacrisis : http://www.les-crises.fr/l-association-diacrisis/
[5] Site Scinder les banques

 


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19 réactions à cet article    


  • ARMINIUS ARMINIUS 1er février 2013 08:56

    On devrait apprendre aux futurs clients des banques lorsqu’il sont encore en age scolaire :
    1/ Que les banquiers sont des commerçants et que l’argent est une denrée comme les autres.
    2/ Que faire confiance à son banquier quand il vous propose d’acheter des actions est comme aller jouer au casino.
    3/Qu’à chaque fois que votre banquier vous trouve un placement juteux, il oublie de vous dire qu’il se sert en premier.
    4/ Que si un banquier vous propose un revenu miracle, continuez plutôt à aller à Lourdes.
    La liste n’est pas limitative et s’applique aussi à la bankassurance...
    Et n’oubliez pas l’adage : « le banquier est un type qui vous prête un parapluie quand il fait soleil et qui vous le reprend quand il pleut »
    Maintenant vous pouvez aussi préférer les cours de morale...


    • Gabriel Gabriel 1er février 2013 10:12

      ARMINIUS, j’espère que ce condensé de bon conseil sera lu et compris par une immense majorité de lecteur. Connaissez vous la devinette du lapin et du serpent qui jouent à colin maillard ? Le lapin les yeux bandés touche le serpent et dit : « Tu es froid, tu es fuyant et tu n’as pas de couilles, Houps tu es banquier !... »


    • Zevengeur Zevengeur 1er février 2013 17:43

      Remarque très pertinente,
      cependant, si le ministère de l’éducation s’aventurait dans cette voie, on peut supposer que les lobbies bancaires pousseraient des cris d’orfraie !


    • je vous fait une synthèse de l’excellent édito de laurent joffrin dans l ’obs du 6.02
      chomage : les médecins de molière...
      Et si les classes dirigeantes s’accomodaient secrètement du chomage...eles ne se sentent pas concernres.....les hauts fonctionnaires y échappent par statut....les hommes politiques se ménagent des points de chute soigneusement préparés...les dririgeants économiques négocient« golden parachutes ou » retraites chapeau « ...leurs enfants sont protégés par un réseau de relations ou bien au pire il reste le patrimoine accumulé au fil des ans....ils héritent des dizaines dechambres de bonnes et studios ...meme inslubres et indines dans de vieux immeubles qu’ils louent avec des loyers surévalués de 40%..

      NOS ECONOMISTES quant a eux »se trompant toujours mais ne doutant jamais...« 
      MON IDEE DEPUIS LONGTEMPS EST QUE NOUS SOMMES MANIPULES...par cette classe sociale d en haut... riches dirigeants hauts fonctionnaires et dirigeants d’entreprises du CAC 40 ET DU MEDEF

       : »clystères....saignée...purge.... : austèrité...déflation...réformes de structures RIEN N ’A CHANGE DEPUIS MOLIERE


    • chambres de bonnes insalubres et indignes.................


    • Zevengeur Zevengeur 5 février 2013 10:47

      TOUSENSEMBLE

      Il est pertinent de remarquer que lorsque l’on est soi même à tout jamais à l’abri de toute menace d’exclusion, ceux qui sont au pouvoir puissent se sentir « moins motivés » pour lutter contre cette dernière.

      Je remarque d’ailleurs qu’en ce moment, on nous bassine avec la mariage homo, alors que l’Europe est en train de voter la suppression des aides alimentaires (PAED), sujet autrement plus important car des personnes risquent de mourir de faim en Europe !!

      Toujours ce fameux décalage avec la réalité...


    • jpm jpm 1er février 2013 10:08

      Et vous changiez tout simplement de banque pour vous adresser a un établissement respectueux de l´humain et de l´économie réelle ? Ci-dessous quelques liens vers la NEF, une autre vision de la banque et de l´argent.http://www.lanef.com/

      http://www.youtube.com/watch?v=d3IZ4pcFOu8


      • pourquoi la FRANCE PLONGE....

        -plèthore d’elus non formés et nuls en économie (meme a bercy)650000 parasites ELUS lobbyistes...........ne nous repésentant PLUS..

        - l’enseignement francais réformé tous les 2 ans va devenir le plus mauvais du G20

        - PARIS specialiste de la double peine DEMI SALAIRE ET DOUBLE LOYER

        - 100 fois trop de BANQUES D ASSURANCES DE MUTUELLES ET D OFFICINES DOUTEUSES FINANCIERES...

        1 INFIRMIER OU N INSTIT GAGNE 1600 EUROS MOIS (loyer 1000 euros) gb us deutschland le DOUBLE
        UN INGENIEUR TRES BON BACC +8 GAGNE 3000 EUROS A MI CARRIERE DE 6000 A 12000 DANS LES AUTRES PAYS (us...deutsch...gb..............)ou EXPATRIES

        LES GERANTS DE SCI AVOCATS D AFFAIRES PATRONS DU CAC 40 ET AUTRES FOOTBALLEURS 1 DEMI MILLION D EUROS MOIS.............. ????????????????????

        quand la France sera dirige non par des enarques des ploutocrates et des oligarques..des élus lobbyistes.......MAIS PAR DES ECONOMISTES CA IRA MIEUX MAIS NOUS SERONS A CETTE EPOQUE UNE REGION DE LA CEE ET TOUS LES ECONOMISTES ET NOS BANKSTERS A LA CITY....


        • Luc le Raz Luc le Raz 1er février 2013 15:16

          « AUTRES FOOTBALLEURS 1 DEMI MILLION D EUROS MOIS.............. ???????????????????? »

          et le pouce...
          Quand on pense qu’un smicard doit bosser plus de 70 ans pour engranger 1 petit million ...
          Comme le dirait un de mes présentateurs favoris aux US, « j’ai envie d’attraper un flingue, mettre une veste orange et aller dans les bois tuer qq chose » (© - Bill Maher -)  smiley


        • je suis adherent du collectif ROOSEVELT je vous donne leurs chiffres

          GB DETTE 230% DU PIB FRANCE 130%
          AVEC leur immense dette de leur secteur financier ils arrivent a 900% de leur pib

          en faisant un chantage bidon au référendum CAMERON PENSE QUE LA CEE VA EPONGER LEUR DETTE.....TOUJOURS AUSSI PERFIDE ALBION...........

          IL FAUT METTRE EN PLACE IMMEDIATEMENT LA TAXE TOBIN DANS TOUS LES PAYS DE LA CEE ET SURTOUT A LA CITY DE LONDRES.
          0.01% OPUIS 0,1.%% 1% A 5% S IL LE FAUT (taux de 5% a mettre en place sur LA CITY-LONDRES / AXE WALL STREET - LA CITY

          avec une taxe tobin depuis 2008 on aurait mis de cote 400 MILLIARD PAS POUR RENFLOUER LES BANQUES MAIS L EMPLOI ET LA PAYE DES JEUNES...LE LOGEMENT SOCIAL...LES ENSEIGNANTS

          LA FRANCE NE DOIT PAS RESTER LE PAYS DE LA DEMI-PAYE ET DU DOUBLE LOYER....LES ANGLAIS IDEM


        • Bernard Pinon Bernard Pinon 1er février 2013 12:04

          Il n’y a pas que l’association Diacrisis qui se mobilise sur le sujet. Citons le collectif Roosevelt (Stephane Hessel) : http://www.monadversairecestlafinance.fr/ et il y en a certainement d’autres. Dommage que ce soit si éparpillé...


          • jaja jaja 1er février 2013 12:36

            Plutôt que scinder les banques et laisser les banquiers privés en activité il faut

            Socialiser toutes les banques (sans exception) après expropriation des gros actionnaires, sans rachat ni indemnités, puis dans la foulée annuler la dette détenue par les capitalistes et qui n’est pas la notre...

            Il faut ensuite entamer la socialisation des secteurs de la santé et de l’énergie ainsi que de toutes les entreprises précédemment privatisées par les gouvernements de droite ou de « gauche ».(dans un premier temps)...

            En ce qui concerne le code du travail ajoutons de nouveaux droits pour les travailleurs comme l’interdiction des licenciements par exemple....

            Récupérons les 10% du PIB passés ces dernières décennies des salaires à la poche des actionnaires parasites de façon à augmenter massivement les salaires et minima sociaux...

            Réquisitionnons les logements vides détenus par les banques et les compagnies d’assurance....

            Baissons massivement le temps de travail afin de travailler tous...

            Bref liste non exhaustive à compléter jusqu’à réaliser une société d’égalité sociale entre toutes et tous !

            Bref ne cherchons pas un système garantissant la survie du capitalisme mais abattons le !


            • Luc le Raz Luc le Raz 1er février 2013 15:20

              Bien sûr qu’il faut scinder les deux activités en entités juridiques indépendantes.

              « Bis repetita placent »


              • Peretz1 Peretz1 1er février 2013 16:04

                Parfaitement. Toutefois ce sera insuffisant pour camer le jeu...spéculatif. En effet à partir de quel moment on peut dire qu’il y a spéculation comme on l’entend en général. Il faudra commencer par définir ce que ce mot veut dire. Quand une personne ou un groupe de personnes décident de créer une entreprise, c’est bien de spéculation qu’il s’agit : faire fructifier l’argent qu’on y met. Donc séparer les deux activités me parait difficile. On a besoin dans un système libéral de l’argent de ceux qui en ont pour faire avancer l’activité économique. C’est la raison pour laquelle cette loi a été abrogée aussi bien en Amérique qu’en France où elle existait également. Y revenir est possible mais je doute de son efficacité à terme.


                • Zevengeur Zevengeur 1er février 2013 17:18

                  Pour déterminer à partir de quand il y a spéculation, il suffirait par exemple de fixer une limite inférieure à la conservation des actions par l’acheteur, cette idée a l’avantage de la simplicité.

                  Ex : des actions conservées moins de 1 mois signifie que l’on spécule (ordre de grandeur des ventes à découvert).
                  Sans parler du High Frequency Trading où l’action est conservée... quelques microsecondes !

                  Pour lutter contre la spéculation, quelques pistes :
                  - l’interdire (mais on vous expliquera que la spéculation amène des liquidités dans le circuit !)
                  - taxer à 100% les plus values réalisées en deçà de 1 mois (je garde cette valeur à titre indicatif)

                  Voilà un bel axe simple de réflexion !


                • citoyenrené citoyenrené 1er février 2013 18:50

                  article intéressant,

                  un point central tout de même : les banques prêtent de l’argent qu’elles non pas, création monétaire par le crédit

                  ce privilège est incroyable s’il n’est pas strictement réservé aux banques publiques

                  le reste est une broderie nécessaire mais le point central est plus de ce côté, les banques privées ne sont que des parasites vivant des intérêts de l’argent prêté qu’elles n’avaient pas à la base...un redoutable parasite !

                  je vois que vous parlez du HFT dans le commentaire au-dessus, sujet intéressant par ailleurs

                  perso, je leur collerais une taxe à 19,6% comme tout le monde, ça calmerait le nombre de transactions au millième de seconde


                  • Zevengeur Zevengeur 1er février 2013 19:19

                    Le HFT, il faut le supprimer purement et simplement, je ne vois pas l’utilité pour la société d’une spéculation à la microseconde.
                    Pour ce faire, on pourrait agir directement par interdiction ou indirectement par des moyens coercitifs.


                  • citoyenrené citoyenrené 1er février 2013 19:43

                    « je ne vois pas l’utilité pour la société d’une spéculation à la microseconde »

                    avec une taxe publique à 19,6%, l’utilité serait très rapidement visible

                    d’ici là, effectivement, le HFT est une aberration 


                  • Zevengeur Zevengeur 25 février 2013 11:37

                    Et voilà, c’est terminé !
                    Il n’y aura pas de régulation bancaire et le PS a prouvé sa connivence avec la finance comme le montre l’article de F. Lordon « La régulation bancaire au pistolet à bouchon » :
                    http://www.les-crises.fr/regulation-pistolet-a-bouchon/

                    Extrait :

                    Karine Berger, députée socialiste, rapporteure du projet de loi dit de « séparation » et de « régulation » des activités bancaires, reprenant la parole en commission des finances après les exposés de MM. Chifflet, Oudéa et Bonnafé, respectivement président de la Fédération bancaire française, président de la Société Générale et directeur-général de BNP-Paribas : « Vos trois exposés laissent paraître que vous n’êtes pas réellement gênés par ce projet de loi ; j’en suis à la fois étonnée et ravie »

                    No comment...

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