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Accueil du site > Actualités > Economie > La lente descente aux enfers économiques de la France

La lente descente aux enfers économiques de la France

La crise dit-on ne s’atténue pas. On aimerait cependant comprendre ce qui se passe. Parfois, quelques éléments sont fournis. Pas dans les éditoriaux de masse ni les plateaux télé où l’on casse l’adversaire pour amuser le spectateur. L’autre soir j’ai écouté Christian Saint-Etienne dont le mérite est de dire la réalité. Après, on peut ne pas être d’accord sur ses positions idéologiques. Si l’on veut connaître l’alternative, il faut se baser sur la réalité. La zone euro est en fait scindée en économies dont les secteurs industriels sont puissants pour les uns ou faibles pour les autres. Grosso modo, la puissance industrielle se trouve du côté de l’Allemagne, des Pays-Bas, des pays nordiques alors que la désindustrialisation semble gagner la France qui fut un pays industriel et que l’Italie reste bien placée avec ses régions du nord. La Grèce est très peu industrialisée, l’Espagne n’est pas vraiment dans le coup, ni le Portugal. Bref, il y a des divergences dans l’économie productive qui selon Saint-Etienne sont à l’origine des crises de la dette. Un pays qui n’exporte pas beaucoup, produit moins que les autres, ne peut pas indéfiniment conserver son niveau de vie. Et l’on comprend ainsi cette crise de l’euro qui est due pour une part au différentiel industriel et pour autre part aux déficiences politiques qui ont tenté de compenser les faiblesses industrielles en jouant sur le crédit, afin de satisfaire une opinion publique bien ignorante des réalités mais c’est une habitude. Les masses obéissent aux chefs doués de verbe et sont sourdes face aux réalités. Elles sont corvéables, manipulables, parfois frondeuses ou indignées mais rarement informées.

La création de la zone euro s’est faite avec des malentendus. Les opposants à l’euro ont prétexté une perte de souveraineté monétaire. Ce qui était un très mauvais argument car l’histoire nous dit que nombre de politiques monétaires ont été un fiasco, créant de l’inflation ou alors une dévaluation utile sur le moment mais néfaste sur le long terme. Le nationalisme économique est un fléau, pour ne pas dire un désastre si on en mesure les conséquences passées au début du 20ème siècle. L’économie n’est pas une science mais un système de transformation en permanence instable et donc soumis aux crises. En fait, ce qui s’est passé pour la France, c’est une désindustrialisation liée à plusieurs facteurs dont deux ont été déterminants. La globalisation et l’euro fort. Si on passe de la monnaie à l’économie puis à la société, l’euro fort permet d’obtenir un niveau de vie assez élevé grâce notamment aux importations moins chères. Il suffit de voir la fréquentation des enseignes commerciales et tous ces gens qui repartent avec des écrans plats, des ordis, des meubles, des cuisines, des voitures neuves (le marché est maintenant épuisé) avec en plus la spéculation immobilière. Bref, une économie un peu irréelle pour ne pas dire déglinguée et déterminée par les facilités de crédit, les politiques de masse, la cupidité et une dose de corruption. J’essaie de tracer un tableau très synthétique mais qui vise la complétude.

Finalement, grâce à cet euro fort, la France a pu prétendre à un niveau de vie conséquent mais peu à peu déconnecté de la « légitimité économique ». L’Allemagne est dans une situation inverse, avec plus de 100 milliards d’excédent à l’exportation. Le niveau de vie français se paye par une désindustrialisation et un chômage important. Si la France était restée au franc, elle aurait eu une monnaie pas très forte mais un peu moins de désindustrialisation et donc moins de chômage. L’alternative était donc entre un pays qui travaille mais avec un niveau de vie moyen, dans le contexte du franc, et un pays qui travaille moins avec un niveau de vie un peu plus élevé, dans le contexte de l’euro. On peut en dire autant de l’Espagne et de la Grèce.

L’équation pour le gouvernement français est fâcheuse. Il est préférable de ne pas la calculer et de maintenir l’inconnue. Vu le niveau correct mais insuffisant de l’industrie, la France ne peut plus se permettre de créer de la dette sans perdre sa crédibilité. Les rafistolages ont satisfait les marchés mais les faibles taux d’intérêts dans les levées de crédit sont dus surtout à la faiblesse de la concurrence (Espagne, Italie…) et à la notoriété de la France qui n’a jamais fait défaut, comme du reste les Etats-Unis. Mais pour que la France conserve la confiance, elle doit faire des coupes sévères, bien plus que la rigueur actuelle. Parce que les plans de compétitivité ne produiront leurs effets que d’ici quatre ou cinq ans. La croissance est absente, les incantations sont inutiles. On a bien vu la relance de Sarkozy de 2008. Le résultat est minable, rapporté au bla bla de propagande médiatique ayant accompagné ce plan. Réindustrialiser est bien plus difficile que désindustrialiser. Les emplois perdus ne se retrouvent pas aisément. La France est sur une pente déclinante. Moins d’emploi et un niveau de vie qui risque de baisser, sauf pour les opportunistes. La réindustrialisation semble vouée à l’échec mais c’est un thème porteur très prisé par les communicants. Le contexte de globalisation nous éloigne des réalités du 20ème siècle et des solutions qui ont été utilisées.

Les médiarques observent et ne voient pas plus loin que la cuisine politicienne. On a même entendu l’idée de changer de premier ministre. Comme si un cancéreux en phase terminale croyait s’en sortir en changeant de médecin. Je pense que la France est dans une mauvaise passe. J’ai juste essayé de proposer, à mon niveau de citoyen informé, une analyse qui bien évidemment, se refuse à toutes les facilités proposées aux masses par les politiciens bavards et bonimenteurs, de Marine à Jean-Luc en passant par l’UMPS. Je suis convaincu que l’élévation projetée du niveau de vie est un leurre idéologique et une finalité dévoyée, parce d’abord cette élévation rime avec ségrégation économique et surtout parce que le niveau de vie n’a plus rien à voir avec l’éthique, le bonheur mais sert à compenser le mal-être et soigner les gens au cerveau malade qui ne voient le salut que dans le consumérisme compulsif, à l’échelle des masses mais aussi des élites qu’on dit cupides et vérolées par le luxe. Les gens bossent non pas pour le progrès mais pour la médecine sociale. Pour ne pas dire socialiste. Sans compter la médecine des gens atteints par les grands maux du siècle, cancer, Alzheimer, parkinson et j’en passe… un désastre moral et physiologique s’ajoute au marasme économique et social.

Ce n’est pas tant l’économie qui est en crise mais l’homme. En crise pour ne pas dire qu’il est malade au sens philosophique. Je parle en général et avec compassion éclairée. Voilà pourquoi je pense que le discours politique économique et médiatique n’a peu de valeur car il ne cherche pas à comprendre la profondeur du problème mais discute des solutions superficielles, sans remettre en cause l’idéologie scientifique, moderniste et productiviste, à laquelle s’ajoute l’individualisme et le narcissisme contemporain. On n’a pas besoin de tous ces gadgets et de cette administration pléthorique qui, pour donner un exemple, confie les écoles aux mairies, les collèges aux conseils généraux et les lycées aux régions. C’est inefficace en terme de gestion, pour ne pas dire complètement con. Mais ça satisfait la voracité gestionnaire de la classe politique qui a tendance à enkyster la société. Le système n’est pas fait pour l’élévation des peuples, mais sur le dos des peuples qui doivent hélas courber l’échine. Les peuples étant maintenant des masses, ils ont appris à subir, obéir et se laisser manipuler et bien souvent ils en redemandent. Alors que l’Histoire tranche puisque les peuples ont abdiqué face à détermination de leur dessein et c’est bien là la ruse de la démocratie aboutie que de déposséder les peuples de leur destination éthique et radieuse !

 


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18 réactions à cet article    


  • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 26 mars 2013 14:16

    C’est curieux de continuer à propager de telles absurdité : L’état aurait dû continuer à se prêter de l’argent à lui-même !!!

    Pourquoi ne faites-vous pas cela pour vous même ? Vous n’auriez plus aucun problème financier ... Sauf dans la réalité !

    Quand l’état fait marcher la planche à billets, il vole les épargnants.

    Arrêtez de regarder ces stupidités sur Youtube, et utilisez votre raison...


  • lechoux 26 mars 2013 15:49

    @ jesuisunhommelibre

    « C’est curieux de continuer à propager de telles absurdité : L’état aurait dû continuer à se prêter de l’argent à lui-même !!!Pourquoi ne faites-vous pas cela pour vous même ? Vous n’auriez plus aucun problème financier ... Sauf dans la réalité !Quand l’état fait marcher la planche à billets, il vole les épargnants.Arrêtez de regarder ces stupidités sur Youtube, et utilisez votre raison... »

    Non, il y a deux entités : la Banque de France et le Trésor public ; la Banque de France tient le bilan des mouvements du Trésor Public, lui prête de l’argent lorsqu’il doit payer ses fonctionnaires ou injecter des fonds dans l’économie. La création monétaire permet aussi de repositionner sa monnaie vis à vis des autres.

    Et je suis d’accord avec Philw03, les intérêts des emprunts vont à des entreprises privées ce qui est une hérésie, mais surtout parce que les activités bancaires et d’assurances sont faiblement taxées.


  • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 26 mars 2013 19:41

    Vous oubliez que l’état ne crée pas de richesse. Qu’il n’a que ce qu’il prend (impôts) ou emprunte (crédit) qui devra être remboursé par des impôts.

    Et si je décide de placer mon argent dans une poche et me prêter cet argent pour mettre dans l’autre poche, je n’ai pas augmenté mes capacités financières.

    Seuls les épargnants peuvent réellement prêter. Et les intérêts sont alors parfaitement légitime, puisqu’ils sont privés de jouissance immédiate, et qu’ils prennent un risque.

    C’est quand l’état garanti les banques, que cela devient scandaleux, et là, je partage votre point de vue. L’état emprunte à des banques qu’il assure en dernier ressort. Là est l’horreur économique et politique.

    Si les banques sont parfaitement privées, et garanties sur des biens privés, les intérêts ne sont qu’une juste rétribution.

    Encore une fois, c’est bien l’état le problème qui fausse le marché et les informations. Les banques n’ont plus qu’à engranger le maximum de bénéfices, en prenant tout les risques, puisque l’état, garantissant les risques fausse le prix du crédit (donc crédit pas cher). Et s’il y a un problème, ce sont les contribuables qui paieront (cf. Chypre). Les bénéfices privés et des pertes publiques. Voilà le résultat de cette collusion contre-nature.


  • lechoux 27 mars 2013 16:53

    « Vous oubliez que l’état ne crée pas de richesse ».

    Même lorsqu’il lance des plans de développement économique pluridécennaux ?

    Concernant la légitimité du prêt d’argent avec intérêt, il m’est difficile de vous répondre en quelques mots. Je n’ai d’ailleurs toujours pas trouvé quelqu’un qui ait pu m’expliquer comment des taux d’intérêts élevés garantissent mieux un prêt risqué.

    "Voilà le résultat de cette collusion contre-nature."
    Je suis d’accord avec vous, c’est contre-nature. En êtes vous surpris ? Fréquentez-vous les banquiers ? La contre-nature n’est-elle pas à la mode ?


  • ecolittoral ecolittoral 26 mars 2013 10:28

    Quel mélange ! Votre article est construit pour tenir debout...et pour ça, des pans entiers de l’évolution humaine et de ses capacités de réaction sont occultées. 

    Vous terminez par : les peuples obéissants auraient abdiqués par la ruse de la démocratie aboutie !!! C’est incompréhensible ! Vous suggérez que la démocratie serait responsable et qu’une bonne dictature nous libérerait ?

    L’Allemagne, avec sa dette colossale et ses restrictions qui s’accumulent, serait le bon élève, pour ne pas dire le maître ! Et la France, l’Espagne, le Portugal, des pays qui n’auraient rien compris ! Vous avez une si piètre opinion de ce que nous sommes ?

    Vous ne voyez aucune contestation, aucune initiative, aucun « faire autrement », aucun réseau local, régional, national, international ? Rien ?
    Aucun politique, financier, économiste, riches(Oui, ça existe) qui dénoncent l’artificiel, la catastrophe, et proposent des solutions. Solutions d’ailleurs appliquées de plus en plus mais peu médiatisées.

    Les masses obéissantes et peu informées n’existent que dans les idéologies !
    Un peuple avec son histoire, sa culture, SES énergies, SA monnaie, ses espérances n’est pas la photo copie, le modèle, le faire valoir d’un autre ! 

    « La lente descente aux enfers économiques de la France » Non et non !
    La tentative de réduire la totalité des peuples...Mais ça ne durera plus très longtemps.

    • Guy BELLOY Guy BELLOY 26 mars 2013 10:33

       Les masses obéissent aux chefs doués de verbe et sont sourdes face aux réalités. Elles sont corvéables, manipulables, parfois frondeuses ou indignées mais rarement informées.


      Il faut préciser que tout est fait pour les désinformer : J.T. décérébrants, presse aux ordres, nouveaux Chiens de garde du système, que le français est feignant car, à l’heure où presque tous les foyers disposent d’internet combien vont s’informer sur des sources plus indépendantes ? 

      • Bernard Dugué Bernard Dugué 26 mars 2013 10:52

        Les sources plus indépendantes ne sont pas toujours fiables quant à la presse aux ordres, elles sert surtout l’ordre de ses propres intérêts et donc doit vendre dans un contexte où les lecteurs sont de plus en plus paresseux Prenez un Best des années 1970 ou un Rock n’ Folk et comparez avec les versions actuelles. Le contenu a été divisé par deux ou trois Et puis un conseil de lecture, Robert Michels, une source indépendante, vieille d’un siècle et encore pertinente.


      • viperson 26 mars 2013 13:03

        ce n’est pas prêt de se terminer, car à la vue de l’analphébatisation des masses, même la lecture des articles agoravox seront du chinois pour la plupart.


        • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 26 mars 2013 14:25

          Quand l’état ponctionne plus de 56% du PIB (et encore, le PIB inclus les dépenses de l’état), comment voulez-vous qu’il reste assez de capitaux pour développer une industrie solide ?

          Giscard l’avait dit lui même : « Au delà de 40% de prélèvement, cela devient un système socialiste », ce qu’il s’est empressé de faire dans la foulé.

          Or il n’existe pas de système socialiste créant de la richesse. Cela ne s’est jamais vu et ne se verra jamais. C’est totalement antinomique.

          Vous pouviez simplifier votre analyse : Quels sont les pays ayant un système plutôt socialiste : Espagne, Grèce, Portugal, France.

          Quels sont les pays un peu plus libéraux : Pays-Bas, Suède, Autriche, Allemagne.

          Et il n’est pas besoin d’aller plus loin dans la démonstration : La liberté individuelle est partout et toujours supérieur à l’asservissement collectiviste.

          La liberté est déjà un but en soit, mais c’est aussi le meilleur moyen pour sortir de la pauvreté.


          • mortelune mortelune 26 mars 2013 14:49

            la ruse de la démocratie aboutie "

            Le hic ! C’est que nous ne sommes pas en démocratie et c’est là que l’imposture commence.


            • lechoux 26 mars 2013 16:00

              "L’autre soir j’ai écouté Christian Saint-Etienne dont le mérite est de dire la réalité. Après, on peut ne pas être d’accord sur ses positions idéologiques. Si l’on veut connaître l’alternative, il faut se baser sur la réalité."

              Je trouve votre entame bien amusante !
              CSE est un idéologue qui dit la vérité : son idéologie est parfaite ?
              L’alternative est la réalité : la réalité est le contraire de la vérité ?

              C’est bien l’idéologie qui nous tue. Chaque économiste est un idéologue qui occulte tout ce qui ne correspond pas à son idéologie. Par exemple, selon les utilitaristes, les masses au chômage ne sont pas représentatives de leur idéologie car elles sont sorties de l’économie.

              Autre exemple : il faut attendre que la génération du baby boom parte à la retraite pour que les générations qui suivent aient du travail : qui a dit, à votre avis, que la masse de travail est fixe ?

              Si vous avez la réponse, vous savez sous quel type d’idéologie nous vivons.


              • chmoll chmoll 26 mars 2013 17:41

                y a une crise pour ceux qui la ressentent tous les jours
                tout en haut il ressentent quoi ? des fins de mois difficile ? la peur d’ètre au chomage ?
                je n’sais quoi encore
                y a une crise chez eux ? peut ètre d’incompétence ?


                • lucien bomberger lucien bomberger 26 mars 2013 19:04

                  Et si les investisseurs boudaient la France pour la mettre à genou, comme sait si bien le faire les marchés financiers qui s’affolent dès que le mot referendum est prononcé ?
                  Oui il y a une fessée financière qui sévit en France, et c’est une guerre qui ne peut que se faire si les peuples courent après l’argent qui manque, et pour cause, les fortunes dorment dans les paradis fiscaux, ou vont faire du green buisiness dans les pays en développement.

                  Pas de risque que l’emploi revienne en France dans cet état de fait, où la « Gauche » râcle les niches fiscales et fait une chasse aux sorcières corrompues.

                  Ainsi le faux bipartisme avec l’appui de son outil d’endoctrinement favori, fait du bourrage de crâne en proposant déjà l’alternative : la résurrection de notre Berlusconi national comme zombie.

                  Le plus dur au capital c’est de trouver des professionnels de l’enfumage, des gourous de l’éloquence, des geoliers des mots et des images avec lesquelles le peuple s’attache tout seul, pour vendre le système encore et encore... Il faut du cran pour mentir à des millions...leur dire ce qu’ils veulent entendre.

                  Le plus fou c’est que tout le monde croit que la télé et les JT et les radios-presses ont encore un pouvoir de dissuasion, alors que bon nombre d’entre nous ne les croient plus un seul instant. La Tv et son information sont le plus grand leurre qu’il existe. LE contenu se fait passer pour la réalité, et pour cause, alors qu’en fait il n’en est rien. Le monde a déjà éclot, la graine essaie de percé le voile de l’herbe morte un peu épaisse. Et c’est c’est écran qui cache l’autre côté du miroir, une réalité beaucoup plus grande et joyeuse...

                  Robespierre voulait imposer la terreur pour obtenir ensuite la vertu. En fait il y a un peu de cela : pour révéler une autre vérité, il faut s’emparer des médias et les réformer, sans effusion de sang bien sûr !
                  Ils ne donneront jamais les clés de leur locaux par la voix démocratique...il faut leur prendre de force, sans quoi l’endoctrinement permanent n’a pas fini de diviser les citoyens.

                  Quelles solutions pour la démocratie réelle ?

                  Voici mon pied de nez !

                  Il est temps que le Démos prenne conscience de lui-même, qu’il naisse enfin comme un premier né tant attendu, quitte à le faire dans la douleur puisque les conservatismes font de l’endoctrinement permanent et écrase son érection. Le Démos, ce 7 en milliard, doit prendre conscience de lui-même dans une démocratie rénovée et en plénitude (réelle) du troisième millénaire. A l’heure de l’information instantanée quoi de plus facile de le faire vivre pour tous et chacun via une centrale qui collecte toutes ses données, ses opinions, ses votes ? Le Démos, constitué de toutes ses particules citoyennes sans exception, doit faire la fabuleuse expérience de ses premiers pas pour enfin se contempler dans un miroir après tant d’années de souffrance dans le mutisme imposé. Ce miroir c’est l’organe centralisateur où seules les idées sont mises en valeurs, et où les porteurs d’idées en mauvaises postures doivent « s’éclipser » ne pouvant jamais bien les incarner. Les rassemblement d’idées, en sac ou en pot ou en pochette surprise, qui simule la constitution d’un programme fourre tout, ne fait en réalité que diviser, diviser, et diviser le Démos, et les idées après l’élection ont quasi toutes disparues !
                  Un peu comme le fait très intelligemment la bourse pour servir ses intérêts, elle centralise et rassemblent les valeurs financières, où seules les valeurs financières sont cotées via une centrale (vous n’achetez pas sur plusieurs valeurs inséparables vous achetez valeur par valeur, ensuite plusieurs valeurs si vous le souhaitez). Le Démos doit ainsi établir de la même manière une jauge de ses propres valeurs idées-votes-opinions, en traçant en toute conscience et toute transparence un cap, un horizon clair, en sondant même le plus humble des citoyens, sans pour cela qu’il dispose d’un capital monétaire pour pouvoir participer à sa vision de l’avenir, juste en en étant partie, infime certes, mais partie intégrée au Démos.

                  Concernant les déclarations de François Hollande hier. Il se serait targué de sa légitimité incontestable à mettre la loi pour le « mariage pour tous » à l’ordre du jour, puisqu’elle était le 31ème engagement de « son » programme (pas du votre !). Considérant que le vote « François Hollande » (nominatif) comprenait de fait l’adhésion de toutes « ses » idées de « son » programme, et ramenant de fait la couverture à lui en tant qu’incarnation de toutes ses idées les tous pouvoirs, (puisque le suffrage universel de la Vème permet aussi le lustrage de la posture de « président », le président s’appuierait dessus, comme un piédestal valide, pour refuser toute contestation. Le vote valide toutes les idées, quels que soient les manifestations.
                  En admettant que vous ayez voté pour lui tout en étant d’accord avec cette loi, tout va bien. Si toutefois, comme beaucoup d’électeurs vous aviez voté pour lui comme sortie de secours à l’hystérie du précédent, et n’étiez pas d’accord avec la totalité du programme, quelle doit être maintenant votre déception d’entendre que votre vote « utile », votre vote « zapping » de l’autre bien pire, soit instrumentalisé de la sorte. Que pouvez vous faire pour contester à part manifester dans la rue et arriver gazés ?
                  Ainsi il aisé de comprendre que les programmes fourre-tout, où tout un tas d’idées aussi diverses soient-elles sont mises en pot commun, colmatées et inséparables une à une, vous avez été obligés de souscrire aux idées les plus absurdes, qui ne faisaient en rien votre adhésion totale au programme, et vous invitaient de fait à l’espérance qu’elles ne soient pas perdues, ou pas essentielles à l’ordre du jour de son action. Dans vos convictions politiques vous avez donc été divisé puisque ne pouvant voter une à une les idées du programme pour lesquelles vous étiez prêt à accorder votre vote, il ne reste plus celles qui vous semblaient primordiales et urgente (trahison et promesses sacrifiées), et vous êtes un après les élections bien dépourvus que la mouise fut venue, si tôt !
                  Aujourd’hui, acte de bulletin dans l’urne faisait foi, il ose s’en servir et instrumentaliser les résultats des suffrages à son profit, ou pour celui du bipartisme illusoire qui sait, en réduisant le citoyen électeur à une télécommande dont le programme est bien souvent sans contenu malgré les jolies professions de foi hétéroclites.


                  • Sat is Fay 26 mars 2013 21:39

                    Depuis que je suis né c’est la crise ! j’ suis rassasié d’ ce perpétuel leitmotiv qui revient sans cesse tous les jours depuis mon enfance !
                    Le monde croule sous des montagnes de fric et c’est toujours les mêmes qui le squattent, voilà le problème et cette sémantique inlassablement ressassée nous condamne à continuer à accepter indéfiniment une situation figée où les milliardaires imposent leurs vues, il convient de s’émanciper de cet esclavage mental !


                    • thierry3468 27 mars 2013 08:49

                      Je crois que notre homme « libre » confond liberté et libéralisme ,ce qui n’est pas du tout la même chose .Le libéralisme est avant tout une dictature du capital .Le mot « crise » permet d’évacuer la responsabilité de l’oligarchie financière dans ces bouleversements économiqies à travers la planète .Il s’agit d’une stratégie ultra libérale qui vise à piller encore plus les peuples au profit des multinationales et dde leurs riches actionnaires .Finalement,notre homme « libre » est un complice de ce pillage systématique de la planète en nous faisant croire qu’il défend la liberté ....Il faut la liberté pour lui en privant les autres de la leur .Navrant ,consternant et tout simplement totalitaire.


                      • ecolittoral ecolittoral 27 mars 2013 12:59

                        « La lente descente de...tout le monde ».

                        La France est en crise ou la gouvernance mondiale fonctionne encore ?
                        Le tiers monde est descendu rapidement.
                        Les pays du nord sont montés et descendent lentement.
                        Les BRICS sont montés très vite...et descendent, aussi vite.

                        Il n’y a que la gouvernance mondiale qui ne s’est pas encore crashée.
                        Cet empire tient encore mais commence à douter...sans comprendre que dans ses colonies (le monde), la colère gronde et les dissidents sont de plus en plus nombreux. 
                        Les gouverneurs(états) ne tiennent plus les provinces.

                        • lechoux 27 mars 2013 16:39

                          « Les BRICS sont montés très vite...et descendent, aussi vite. » car leur développement est à crédit pour que les capitaux transnationaux génèrent des intérêts et s’en aillent aussi vite qu’ils sont venus. La gouvernance mondiale veille au grain.

                          Concernant la colère qui gronde, j’ai appris que la taxe à 75 % n’est pas constitutionnelle et j’aimerais savoir si la guerre civile est constitutionnelle ?


                        • jeanclaude 31 mars 2013 19:13

                          Lucien B et Bernard D constatent tous les deux que le projet de l’actuel gouvernement (on n’a pas besoin de le nommer, c’est indépendant de son placement gauche-droite) n’est pas en adéquation avec les enjeux et les exigences du moment. Toute la classe politique et des citoyens ne sont pas innocente non plus. On ne peut continuer à envisager le futur sans introduire de nouveaux paramètres, comme essaie (au sens noble d’essai) de le faire Bernard ici.*

                          Mais on n’ose pas se poser la question « existentielle » de l’avenir de l’Europe par rapport au reste du monde, hétérogène - entre les largués et ceux qui nous rattrapent (au sens de niveau de vie). Ce rattrapage est légitime en soi.

                          Heureusement qu’on a de bons ennemis, bien solides, comme l’Europe, le libéralisme, voire les religions pour certains, la finance. Ce sont de bons boucs émissaires pour éviter à notre pensée de sortir des schémas traditionnels, hérités de nos fondations historiques nationales : 1789, Marx, Keynes, etc...

                          Ou des leurres qui nous accaparent. Ruse hégélienne de la raison historique. Les dirigeants chinois et autres pays majeurs émergents doivent bien se marrer de notre engluement dans des questions secondaires, alors que des peaux de banane majeures se trouvent sous nos pieds (par exemple la grave question franco-française qu’un agent du service public qui s’occupe d’enfants de la crèche risque de les influencer quant à leur future religion !).

                          Mais puisque c’est l’opinion qui forge de plus en plus les mentalités, avec la complicité active des puissants (pourquoi se gèneraient-ils) et le mimétisme lié à la pauvreté cuturelle du plus grand nombre, endormi, comme le montre régulièrement Bernard, dans le zapping du délire médiatique qui embrume nos cerveaux, aucune chance que la France se resaisisse dans un tel brouillard ...

                          * je ne souligne pas, c’est un défaut d’Agoravox

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