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Accueil du site > Actualités > Economie > La libéralisation ratée de l’électricité

La libéralisation ratée de l’électricité

Après plus de dix ans d’ouverture des marchés de l’énergie en France et en Europe, les paradoxes s’accumulent. Prix bradés de l’électricité sur le marché de gros qui font gonfler la facture des particuliers. Développement des énergies renouvelables qui pousse à la consommation de charbon et entraîne une hausse des émissions de gaz à effet de serre. Risque de blackout alors que l’Europe est en surcapacité de production. Il y a de quoi y perdre son latin !

Comment en est-on arrivé là ?

Le marché de l’électricité n’est pas un marché comme les autres… il ne se régule pas de lui-même. L’énergie est un secteur qui tend naturellement vers le monopole à cause des coûts d’investissements, la libéralisation engagée dans toute l’Europe conduit donc à créer artificiellement de la concurrence.

Certes, le monopole d’EDF-GDF était critiqué en son temps (système bureaucratique, choix du nucléaire), mais il avait l’avantage d’assurer la cohérence globale du système. Point qui fait justement défaut aujourd’hui. Les avantages de l’ouverture se font, eux, attendre : baisse des prix, qualité de service…

Un chacun pour soi contreproductif

Avec la nouvelle donne libérale, les entreprises mettent bout à bout les projets sans se concerter. Ce faisant, l’absolue nécessité de maintenir un équilibre entre offre et demande est mise en péril. Le blackout devient un risque très concret.

Cette situation serait gérable, si les autorités de chaque pays n’avaient à se préoccuper que de leur marché national. Cependant, du fait de l’interconnexion des réseaux électriques, il faut tenir compte des choix, souvent très différents, des Etats voisins. Quand l’Allemagne veut sortir du nucléaire, le Royaume-Uni construit de nouveaux réacteurs, et quand la Pologne mise tout sur le gaz de schiste, la France dit non. Concrètement, pour compenser le surplus ou le manque de production de ses énergies renouvelables, l’Allemagne s’appuie sur ces voisins, les déstabilisant par la même occasion. 

Le rêve lointain d’une Europe de l’énergie

Un système électrique à l’échelle de l’Europe offre pourtant des opportunités :

  • utilisation des barrages scandinaves pour stocker l’énergie des éoliennes de Mer du Nord,
  • approvisionnement de base grâce aux centrales nucléaires françaises, belges ou britanniques,
  • gaz de schiste polonais pour faire face aux pointes de consommation.

Les perspectives sont multiples, mais nécessitent qu’il n’y ait qu’un seul pilote dans l’avion (ou au moins un consensus fort) pour définir les objectifs et réguler l’activité des entreprises. Or, chacun poursuit son propre agenda : créer des champions des énergies renouvelables et contenter l’électorat anti-nucléaire en Allemagne, maintenir un prix bas de l’électricité pour les entreprises et les particuliers en France.

De même que l’harmonisation fiscale européenne est un doux mirage, l’Europe de l’énergie est un vœu pieux faute d’un embryon de politique commune. Il ne faut d’ailleurs guère espérer un sursaut de Bruxelles. A peine proposée par ses propres services, le commissaire européen à l’énergie, Günther Oettinger, s’est dit « sceptique » sur la possibilité de réduire de 40% les émissions de CO2 d’ici 2030.

L’état actuel du secteur de l’énergie en France et en Europe n’incite guère à l’enthousiasme : pas de vision d’ensemble, pas d’objectifs clairs, pas de concertation. La dernière proposition en date de créer un « Airbus de l’énergie » fera long feu, faute d’identifier des intérêts communs. Le marché « libéré » de l’énergie n’est qu’un jeu où tout le monde perd et où personne ne sait pourquoi il devrait coopérer.


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23 réactions à cet article    


  • amiaplacidus amiaplacidus 30 janvier 2014 09:40

    Une brillante réussite au contraire : les consommateurs payent plus et les producteurs gonflent encore plus leurs poches : n’était-ce pas le but recherché ?


    • Onecinikiou 31 janvier 2014 08:03

      A lire absolument pour saisir les enjeux (et les mystifications) actuels :


    • Daniel D. Daniel Q. 30 janvier 2014 09:49

      Parlons énergie, il y as tellement de questions !

      Pourquoi les entreprises sont elles remboursé de l’électricité qu’ils renvoient dans les réseaux et pas les particuliers ?

      Pourquoi n’y as t il comme projet que des projet de centralisation de l’énergie et non la multiplication des petites unités locales de production ? (sachant qu’il y as déperdition de l’énergie au pro rata de la distance parcouru)

      Pourquoi n’est il pas expliqué qui consomme l’énergie et pourquoi ? il est intéressant de voir les proportions des consommation entre ménages, industrie, recherche et autre consommateurs. Et de regarder qui paie combien...

      Pourquoi pour rentabiliser le nucléaire as t on l’obligation de vendre des centrales ailleurs ? et si c’est nécessaire pour nous, alors comment font les pays qui achètent des centrales pour rentabiliser les leurs ?

      Pourquoi ne trouvent on pas de solutions ? parce que les solutions possibles ne conviennent pas aux financiers et que les projets meurent fautent de pouvoir se réaliser, quelque soit leur pertinence ou leur efficacité.

      L’énergie est une poule aux œufs d’or pour certains, et ils comptent bien que cela dure...

      Le pétrole en est un bon exemple de matière sur lequel une désinformation constante et permanente existe. On sait fabriquer du pétrole depuis longtemps, on as découvert la méthode en France d’ailleurs. On ne l’as pas juste théorisé, on est allé jusqu’au tests industriels et une usine qui fonctionnait a été créé a Tunis à l’époque. C’était équivalent en couts au pétrole d’extraction classique, cela as donc été abandonné a l’époque. (depuis les couts du pétrole d’extraction ont explosés, l’histoire du « pic » est sortie, mais plus un mots de cette technique)

      Des détails :http://tristesclones.forumgratuit.org/t4-le-petrole-energie-en-voie-de-disparition-et-le-procede-du-dr-laigret

      Y en as marre !


      • Croa Croa 30 janvier 2014 10:56

        Les particuliers peuvent être producteurs et j’en fait partie smiley

        et par la même occasion la production se décentralise (peu c’est vrai mais ça vient... !)

        à priori les industries et les administrations consomment beaucoup et ces gens payent l’électricité à vil prix ! Par ailleurs c’est pareil en ce qui concerne les particuliers, quoique dans une moindre mesure : Plus tu consomme moins tu paye cher ton kWh ! Ce n’est évidemment pas normal !

         smiley « On sait fabriquer du pétrole depuis longtemps » smiley Mais pourquoi faire ? : Milou sait que le pétrole, on trouve ça dans les bidons smiley (Ref. « Tintin en Amérique »)


      • wawa wawa 30 janvier 2014 12:57

        « Pourquoi n’y as t il comme projet que des projet de centralisation de l’énergie et non la multiplication des petites unités locales de production ? »


        mais tout simplement parce que c’est plus efficace (a part photovoltaique) c’est a dire plus economique et plus écologique.

        merci à l’auteur de rappeler que le Mr market n’est pas la panacée dans tout les domaines

      • zygzornifle zygzornifle 30 janvier 2014 10:18

        « Prix bradés de l’électricité sur le marché de gros qui font gonfler la facture des particuliers ».....Comme d’habitude c’est le particulier qui trinque, on sait ou prendre de l’argent et ce n’est pas le gouvernement qui défendra les particuliers car lui aussi fait parti des profiteurs et ce n’est pas un amateur....


        • philippe913 30 janvier 2014 16:46

          prix bradés qui font gonfler la facture ???????
          comment ça ? explicitez parce que là, on dit une chose et son contraire...


        • zygzornifle zygzornifle 30 janvier 2014 17:59

          « Prix bradés de l’électricité sur le marché de gros qui font gonfler la facture des particuliers »  c’est dans l’article


        • philippe913 31 janvier 2014 07:14

          oui, j’ai vu que c’était dans l’article, ce que je ne comprends pas, ,c’est comment, en bradant des prix, donc en les réduisant au minimum minimum, c’est ce que veut dire brader, on puisse aboutir à l’inverse, à savoir une explosion des factures, c’est totalement contradictoire.


        • Enjeux Electriques Enjeux Electriques 31 janvier 2014 10:22

          @Philippe913


          C’est un paradoxe ! Pour faire court (mais c’est quand même long à expliquer smiley ), sur le marché de gros de l’électricité est apparu un phénomène nouveau : les prix négatifs, cad que les gestionnaires des réseaux électriques sont prêts à payer pour se débarrasser d’un surplus d’électricité. 


          Le cas typique : les éoliennes allemandes tournent à plein régime à un moment où la demande d’électricité est faible, or l’électricité issue des renouvelables est prioritaire sur les réseaux. Donc qu’on en ait besoin ou pas cette électricité « verte » est ajoutée au réseau. Le problème, c’est qu’à tout moment il faut maintenir un équilibre quasi-parfait entre consommation et demande, si l’équilibre est rompu, on risque le blackout. Les gestionnaires de réseaux paient alors les gestionnaires étrangers pour que l’électricité en surplus aille chez eux.

          Le problème, c’est que les prix négatifs nuisent à la rentabilité des autres sites de production. En ce moment, de nombreuses centrales dites « de pointe » (celles qui fonctionnent au gaz notamment) ne sont plus rentables, justement parce qu’elles subissent une forme de concurrence des EnR. On pourrait se dire tant mieux, le problème c’est que ces centrales sont utiles, car il n’y a pas tout le temps du vent ou du soleil en quantité suffisante, il faut donc des centrales de ce type pour compenser. Faute d’être rentables, il faut payer de plus en plus cher pour les maintenir en état et les faire fonctionner.

          De plus, le modèle actuel de soutien/subvention aux EnR (le prix garanti) fait que l’on paie plusieurs fois : on paie la subvention (prix supérieur au prix du marché), on paie lorsque l’on veut se débarrasser de l’électricité (ça, c’est plutôt les Allemands), on paie pour maintenir des centrales de pointe qui ne sont pas rentables mais tout de même nécessaires.


          Autre point, le boum du gaz de schiste aux USA a remplacé le charbon dans les centrales électriques américaines. En conséquence, le charbon américain vient en Europe où il est moins cher que les autres énergies. Or, les énergéticiens européens (notamment en France) ont beaucoup investi ces dernières années dans les centrales à cycle combiné gaz (la solution la moins polluante lorsqu’il s’agit d’hydrocarbures), ces centrales sont beaucoup plus chères que celles qui fonctionnent au charbon. Les énergéticiens se retrouvent donc avec des investissements non-rentables, et c’est le consommateur qui est mis à contribution pour compenser. Notez tout de même que l’idée de base était bonne : réduire les gaz à effet de serre, mais la concurrence du charbon est redoutable (bas prix).




          Donc deux niveau :
          -le marché des professionnels de l’électricité (producteurs, distributeurs, fournisseurs) où les prix font des montagnes russes, et où l’on produit par moment à perte.
          -la facture du consommateur final qui monte car les professionnels doivent maintenir des capacités de production suffisante même si c’est à perte (le consommateur paie la différence)
           

        • spartacus spartacus 30 janvier 2014 12:01

          En fait la privatisation est une très bonne chose. 

          Arriver a la créer en France est une difficulté. 


          EDF est en France un « état dans l’état »
          Le comité d’entreprise avec 1% du CA est le premier financier du syndicalisme en France. 
          Le bilan est invérifiable, cette entreprise n’a jamais eu de contrôle fiscal digne de ce nom et l’argent occulte inonde tous les partis politiques.
          Par exemple en 2006 Staus Kahn pris dans le scandale de la MNEF à du justifier 200 000€ d’arrivée sur son compte. Il a du avouer qu’il a été payé comme lobby par EDF. http://www.liberation.fr/societe/1999/12/10/questions-sur-les-factures-a-edf-de-strauss-kahn-l-ex-ministre-aurait-ete-remunere-200-000-f-par-an-_291363

          Les droits sociaux dans cette entreprise sont différenciés de l’ensemble de la société civile. Pas de cotisation chômage. Retraite privilégiée.

          Les prix de vente sont de « faux prix » qui ne tiennent pas compte du marché mais des politiciens.

          Les dirigeants sont nommés par l’état. Pas par le conseil d’administraion.

          En fait l’électricité n’est ni privatisée, ni libéralisée. 

          • Robert GIL ROBERT GIL 30 janvier 2014 13:52

            avant de repondre a sparagus, je crois qu’il faut cerner le personnage .............

            voir : QUI EST SPARAGUS ?


          • L'enfoiré L’enfoiré 30 janvier 2014 16:21

            Je crois que son A propos est assez clair.

            N’est-ce pas un problème ?

          • CN46400 CN46400 30 janvier 2014 18:15

            dans l’électricité la concurrence fait monter les prix, pour le constater il suffit de comparer vos facture sur quelques années en arrière...


          • joletaxi 30 janvier 2014 14:46

            Tiens, on commence à s’apercevoir que les grandes idées de la verditude vont nous coûter un max ?

            Car une chose que vous ne mentionnez pas dans votre article, c’est le pont d’or fait aux acteurs du renouvelable.
            Et contrairement à votre analyse, au contraire, la libéralisation balbutiante indique clairement que le modèle énergétique, la grande fable de la transition est un gouffre financier.
            Tous les acteurs privés du secteur sont dans le rouge ,contrairement encore une fois ,aux croyances colportées par la mouvance.

            n système électrique à l’échelle de l’Europe offre pourtant des opportunités :

            • utilisation des barrages scandinaves pour stocker l’énergie des éoliennes de Mer du Nord,
            • approvisionnement de base grâce aux centrales nucléaires françaises, belges ou britanniques,
            • gaz de schiste polonais pour faire face aux pointes de consommation
            d’un côté, vous appelez à une dispersion des moyens de production, et par contre vous envisagez un système hyper centralisé, dont la possibilité est illusoire.
            utiliser les barrages scandinaves, mais cela se fait depuis des années, et cela coûte une fortune aux danois,qui achètent au prix fort les flux de renouvelables impossibles à injecter dans le réseau pour le revendre pour peanuts aux norvégiens, qui à leur tour le revendent à ces mêmes danois à un prix max quand le vent tombe !

            avez-vous une idée du coût d’un système HT pour véhiculer à travers l’Europe des flux correspondant aux consommations d’un pays comme la France par exemple.
            Rien qu’en Allemagne ,on parle de 3500 kms de lignes THT, que les écolos empêchent d’ailleurs d’ériger, rien que pour acheminer le potentiel des parcs de la mer du nord vers la bavière.
            En France, l’érection d’une ligne THT pour sécuriser la régions Paca est au point mort depuis des années,ne parlons même pas de la Bretagne.

            Pourquoi croyez-vous que les centrales nucs sont dispersées dans le pays ?
            Suivant votre modèle, il eut été plus logique de les ériger toutes à un seul endroit, en bord de mer par exemple, non ?
            La gestion d’un réseau est une entreprise complexe, et ’apparition de sources aléatoires ne fait qu’augmenter les difficultés, voire les impasses.
            Demain on rase gratuit, cela devrait être le slogan des verts, cela correspond mieux aux bobards qu’ils répètent à l’infini.


            • mario mario 30 janvier 2014 15:54

              excellent article qui merite a son auteur..........1 heure de chaise électrique (non mortelle !) juste pour les rafréchir les neurones .

              les transports, l’énergie, l’eau etc..doit etre la propriété du peuple via l’état.

              l’Europe est passée par la...l’explosion des prix avec en prime une misère insuportable pour beaucoup .

              le libéralisme je suis d’accord a 100% pour les montres Rolex,les Ferrari, le caviar et tout ce qui est inutile a l’homme pour son bonheur.


              • Ruut Ruut 30 janvier 2014 17:25

                Bien vu mario.

                Par contre la hausse du prix de l’électricité est surtout lié au fait que l’électricité nucléaire commence a coûter plus cher qu’elle ne rapporte et ce pour des milliards d’années.

                Comment peut on privatiser le nucléaire en sachant qu’il est rentable 30 ans et coûte une fortune pendant au moins 4 milliards d’années. (les 4 milliards d’années de coûts sans production seront bien sur a la charge des contribuables locaux, l’exploitant privé s’étant mis en faillite au bout de 31 ans).


                • joletaxi 30 janvier 2014 18:09

                  4 milliards, pourquoi jouer petit, disons je relance de 10 milliards

                  vive les grenelles citoyens, une grande trouvaille


                • Croa Croa 30 janvier 2014 18:50

                  Faux c’est bien la déréglementation qui fait monter le prix. (En ce qui concerne l’impact du coût du nucléaire ça viendra... Plus tard.)


                • taktak 30 janvier 2014 18:26

                  Il faut nationaliser les monopoles, comme le propose le PRCF. La concurrence y est gage de gaspillage, de gachi et d’inefficacité.

                  Sans compter la perte en terme de sécurité. Regardons Tepco aux japons. Dans le même temps, à cause de l’UE la france est en train de vendre à la découpe ses barrages

                  Halte à la privatisation des barrages hydroélectriques ! Oui à un grand pôle public, 100% nationalisé, de l’énergie

                  • Alain Qroviste Alain Proviste 30 janvier 2014 21:16

                    Il faut simplement une gestion publique et démocratique de l’énergie, point. J’aime pas trop parler d’Etat, on en a assez d’Etat comme ça smiley
                    Ou alors dans la conception de tout bâtiment, on y inclue la production d’énergies renouvelables comme on prévoit de faire un mur à tel endroit de la maison, que ça devienne complètement banal, et on se passe de tous ces producteurs d’électricité nationaux et du réseau d’électricité national, pour autonomiser en énergie chaque bâtiment construit, individuellement. L’idéal étant bien sur l’autoproduction complète pour tous, à voir selon les sources d’énergie présentes. Idée radicale.

                    En tout cas, avec le rabotage des « niches fiscales » concernant ce domaine sous Sarko qui a brisé le modèle économique du secteur des renouvelables (sans parler de la crise et du dumping chinois, merci l’Europe), la frileuse innovation technologique dans le domaine, et tous les bâtons dans les roues depuis, c’est pas près d’arriver sans l’initiative profonde des citoyens...

                    Comme tous les autres secteurs vitaux, on ne peut pas laisser le secteur de l’énergie à des entreprises privées quelqu’elles soient. EDF régule les prix indépendamment du marché de l’énergie, contrairement aux acteurs privées mais ça risque de ne pas durer très longtemps...

                    Suez possède déjà un grand nombre d’unités de production hydroélectrique importants en France (voir la page wikipédia, chapitre Utilisation dans le monde > France). C’est juste inadmissible. C’est une énergie stockable, utilisé en appoint donc plus chère, l’électricité de base étant fourni par le nucléaire. Une source d’énergie bien rentable sans trop se fatiguer quoi en gros...
                    Suez est également le 2ème actionnaire de cet horreur qu’est l’EPR derrière EDF actionnaire majoritaire, puis Suez s’est retiré, pas rentable bien sur, pour qu’on paye tous la facture (voir la page Wikipédia). Ils possèdent également 7 réacteurs nucléaires en Belgique...Ca me fait penser à Tepco tout ça...Comment peut-on laisser une telle responsabilité à des acteurs privés, des entités dont le souci principal est la rentabilité de cette même entité ?

                    Amicalement.


                    • Esprit Critique 30 janvier 2014 21:52

                      Le délire n’est pas terminé, nos technocrates de LUE n’ont pas fini de jouer aux cons.

                      L’électricité étant produite en triphasé, et transportée par trois fils, pourquoi ne pas créer trois sociétés de distribution, une par phase !!!

                      Et pour le chemin de fer , scindons réseau ferrés de France en deux sociétés distinctes, une pour le rail droit, une pour le rail gauche.

                      Ne désespérez pas, ils sont tellement cons et corrompus, ils vont le faire !!!!

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