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La mondialisation néo-libérale en cavale

Les expressions « néo-libéralisme », « mondialisation », « globalisation », « monétarisation » et « financiarisation » sont présentées comme un nouveau stade de développement du mode de production capitaliste, ce qui est totalement faux. L’économie politique de la « mondialisation » et de la « globalisation » a été étudiée et décrite depuis l’entre-deux guerres (1916-1939).

Critique de la pensée réformiste néolibérale

Les expressions « néo-libéralisme », « mondialisation », « globalisation », « monétarisation » et « financiarisation » sont présentées comme un nouveau stade de développement du mode de production capitaliste, ce qui est totalement faux. L’économie politique de la « mondialisation » et de la « globalisation » a été étudiée et décrite depuis l’entre-deux guerres (1916-1939). Par contre, il est justifié d’affirmer que l’économie politique impérialiste moderne est entrée dans une nouvelle phase de développement depuis les années 1968-1971 et la répudiation des accords de Bretton Woods, l’abolition de la convertibilité-or du dollar américain et des autres devises, et l’adoption du régime des changes monétaires flottants (1). Toutefois, cette nouvelle phase de l’impérialisme moderne ne constitue que l’exacerbation des contradictions déjà contenues dans le capitalisme classique.

D’après les critiques de la mondialisation néolibérale, le mode de production capitaliste commercial (mercantile), reposant sur le commerce et la colonisation aurait évolué vers le capitalisme industriel néocolonial, marqué par le protectionnisme et les barrières tarifaires afin de protéger le marché national de la concurrence étrangère.

Ce mode de production – ce système – aurait ensuite évolué vers le « néolibéralisme, mondialisé, globalisé, monétarisé et financiarisé » que nous connaissons aujourd’hui. Les caractéristiques de ce « nouveau » système économique néolibéral seraient que l’ensemble de l’économie est aujourd’hui accaparé par le secteur privé et une poignée de banquiers (les puissances d’argent – ce talisman) au détriment de l’équité et du bien public et citoyen. L’État, hier encore juste et équitable – arbitre impartial entre les forces sociales contradictoires – aurait été usurpé et accaparé par une clique de riches – en collusion – se cooptant, complotant et pervertissant les fonctionnaires – stipendiant les politiciens par des caisses électorales occultes et des pots-de-vin et s’accaparant de tout le pouvoir de l’État par leurs complots secrets.

Les médias dans nos sociétés libres et démocratiques (sic) auraient manqué de vigilance et parfois même ils auraient malencontreusement fermé les yeux sur ces malversations. La mission de l’opposition électoraliste altermondialiste, social-démocrate, nationaliste et éco-socialiste de « gauche », serait aujourd’hui de réorienter l’appareil étatique et gouvernemental, cet arbitre impartial entre les forces sociales divergentes, dans la direction de son penchant naturel, qu’il n’aurait jamais dû délaisser, en faveur de l’équité et de la justice. Tout ceci n’est que fumisterie vous l’aurez compris.

La fin ultime de cette opposition, de cette procession au flambeau civique et citoyenne larmoyante serait de maintien de l’État providence – symbole des années de félicitées ou la petite bourgeoisie exultait – de la fin des années soixante (1968) jusqu’à aujourd’hui (l’État-providence en annexe 1) (2). La petite bourgeoisie, courroie de transmission et « porteuse d’eau » du grand capital monopoliste, voudrait ainsi conserver ses privilèges (ses chaînes dorées) et ne pas subir les affres du néo-libéralisme-mondialisé-globalisé, ce système sans-cœur et prévaricateur qui détruit toutes les bases de l’harmonie sociale que le petit-bourgeois a eu tant de mal à crédibiliser aux yeux des ouvriers, des salariés, et des employés des états occidentalisés. Il faut savoir que le phénomène de l’État-providence a été strictement circonscrit à l’Occident politique et impérialiste (l’Occident en annexe 2) (3).

« À partir des années 1970, avec la montée en puissance des pensées de Milton Friedman et de Friedrich Hayek le mot néo-libéralisme prend un autre sens. À partir de Michel Foucault, le néolibéralisme est alors présenté comme une technique de gouvernement, une politique économique et sociale étendant l’emprise des mécanismes du marché à l’ensemble de la vie. Friedman et Hayek sont désignés en France comme en étant en grande partie les inspirateurs bien qu’ils ne se soient jamais réclamés du néolibéralisme, mais seulement du keynésien, et limite voire supprime l’intervention étatique. Le contexte économique marqué par la fin du système de Bretton Woods relance les discussions entre écoles économiques et leur intensité a contribué à populariser ce terme » (4).

Les idéaux et les principes du réformisme néo-libéral

Les termes « néolibéralisme mondialisation globalisation monétarisation financiarisation » désignent aujourd’hui un ensemble d’orientations idéologiques, économiques et politiques d’inspiration réformistes et opportunistes qui partagent plusieurs idées communes :

 Le courant de pensée néolibéral dénonce l’aspiration futile d’une portion des intellectuels bourgeois qui espèrent le maintien de « l’État-providence » en déliquescence. Il dénonce les jérémiades pour un accroissement des interventions gouvernementales dans l’économie sous formes de règlementations abusives. Il dénonce le maintien de charges fiscales excédentaires pour les entreprises privées « déficitaires » (sic). Ils dénoncent la prise de contrôle d’entreprises privées par l’État « socialiste », entreprises qui devraient, selon les intellectuels néolibéraux, être rétrocédées au secteur privé dès que « rentabilisées ». Ce à quoi s’objecte les petits-bourgeois altermondialistes et pseudo-socialistes détracteurs du néolibéralisme, au motif que ces entreprises étatiques rentables profiteraient aux contribuables.

 Le courant de pensée néolibéral fait la promotion de l’économie de libre marché au nom de la liberté de l’agent-économique producteur et de l’acteur-économique-consommateur et au nom de « l’efficacité » économique de la libre entreprise concurrentielle monopolistique. Argument des plus ludiques quand on observe la crise économique structurelle-systémique qui n’en finit plus de démontrer l’inaptitude de la libre entreprise capitaliste à survivre sans guerre génocidaire, sans crises financières répétitives, sans famine endémique, sans pandémie meurtrière et sans cataclysme (pour lesquelles les populations du tiers-monde ne sont jamais préparées ni protégées). La pseudo gauche libertaire, altermondialiste et écologiste devrait être suffisamment avisée pour réaliser que le libre-marché et la libre-concurrence n’existent tout simplement pas sous l’impérialisme monopolistique.

 Le courant de pensée néolibéral prône la dérégulation et la dérèglementation des marchés qui devraient se réguler strictement par les forces et les lois naturelles du marché « libre » et le jeu de la libre concurrence monopolistique. Les petits-bourgeois réformistes, altermondialistes et pseudo-socialistes rétorquent que trente années de dérèglementation-dérégulation ont entraîné l’intensification de la corruption, de la collusion, du pillage des administrations publiques ; l’accentuation de la fraude et des paradis fiscaux ; l’extension de la spéculation boursière outrancière ; la dérive monétaire et bancaire ; la destruction des services publiques ; la multiplication des empoisonnements alimentaires, la profusion des accidents ferroviaires, aériens, routiers, maritimes et pétroliers ; l’extension des guerres régionales destructrices ; ainsi que l’anarchie totale du développement économique impérialiste qui s’étale maintenant dans toute son ampleur et dans toute son horreur. Tout ceci est véridique mais il est tout aussi vrai que ces tendances économiques, sociologiques, politiques et militaires sont inscrites dans le code génétique de l’impérialisme moderne et ne pourront jamais être enrayées.

 Les idéologues néolibéraux aspirent à la disparition progressive et sélective du secteur public d’économie au bénéfice du secteur privé dans les domaines rentables et profitables. Évidemment, la classe ouvrière à travers le monde n’acquiesce nullement à ce salmigondis ubuesque, mais le militant vigilant perçoit rapidement que les pouvoirs (économique, politique, juridique et militaire) sont indifférents à ses atermoiements véhéments et que seule une opposition très musclée peut contrecarrer un tant soit peu les décisions arrêtées en haut lieu par les administrations publiques de la gouvernance étatique à la solde des riches.

 Les intellectuels néolibéraux exigent au nom de leurs sponsors capitalistes que les secteurs d’activités économiques de production, de distribution et des services publics non profitables soient abandonnés s’ils ne sont pas essentiels à la reproduction élargie du capital ; ou alors qu’ils soient fortement réduit en terme de dépense gouvernementale et mis à la charge de l’utilisateur-payeur libérant ainsi ce revenu gouvernemental supplémentaire pour augmenter les subventions aux entreprises privés parasitaires sous prétexte de « stimuler l’économie », de créer des emplois (très lourdement subventionnés, précaires et éphémères) et pour rembourser la dette souveraine ayant totalement échappé au contrôle gouvernemental des majordomes du capital.

 D’un commun accord, néolibéraux enthousiastes et critiques du néo-libéralisme dépressifs s’entendent pour que les budgets étatiques soient impérativement mis au service du grand capital pour sa reproduction élargie et le défi des administrations publiques capitalistes consiste à faire accepter aux salariés, y compris aux petits-bourgeois paupérisés et endettés, ce détournement des argents des régimes de pension, des dépôts bancaires des épargnants, des crédits publics, qui dorénavant ne passeront plus par un processus d’essaimage généralisé (aide sociale, allocation familiale, garderie subventionnée, transport en commun, logement subventionné, éducation et services publics vilipendés) mais s’engouffrera directement – sans intermédiaires – dans les goussets des monopoles et des milliardaires. Le chantage des entreprises forestières et des alumineries monopolistes québécoises, exigeant une nouvelle baisse des tarifs d’électricité déjà sous-facturé, est une manifestation authentique de cette dictature impérialiste sur la gouvernance publique libérale, péquiste, adéquiste ou « solidaire » peu importe (5).

 Les critiques bourgeois du « néolibéralisme » geignent que ce faisceaux de désengagement des gouvernements “néolibéraux” accroit les inégalités sociales ; déstabilise le tissu collectif citoyen ; compromet la paix civique ; pille les ressources naturelles de la nation et déséquilibre l’État bourgeois dans ses pratiques pudiques en l’engageant « trop fortement » (disent-ils) du côté des possédants, lui retirant son verni terni « d’arbitre impartial » au-dessus des classes sociales.

Les expressions « néo-libéralisme », « mondialisation », « globalisation », « monétarisation » et « financiarisation » de l’économie sont autant de concepts discursifs et récursifs dont les forces étaient déjà présentes dans le capitalisme classique (mercantile aussi bien qu’industriel), puis dans la première phase de l’impérialisme moderne triomphant et dont le total déploiement, depuis la fin des années soixante du siècle précédent, a dominé la deuxième phase de développement de l’impérialisme moderne stade suprême du capitalisme.

Le « laisser faire » du dirigisme néolibéral

Loin de « laisser faire » l’État bourgeois (providentiel et non providentiel) intervient constamment et de plus en plus vigoureusement pour organiser et soutenir la reproduction élargie du capital, c’est-à-dire d’abord, pour assurer la valorisation (les profits) du capital qui est la condition de base de reproduction du système d’économie politique impérialiste moderne. L’État bourgeois ne sait faire que cela. La soi-disant mondialisation néo-libérale globalisée caractérisée par le non intervention de l’État n’est que mensonge et duperie qu’accréditent les organisations altermondialistes et gauchistes par leurs dénonciations du pseudo désengagement de l’État. Il n’y a jamais eu de désengagement de l’État capitaliste. Il y a simplement réorientation des engagements de l’État directement en faveur des capitalistes sans passer par la petite bourgeoisie, les pauvres, les assistés-sociaux, les chômeurs et les étudiants.

Chaque jour l’État bourgeois se désengage des services publics et réduit ses dépenses destinées à la reproduction de la force de travail et au soutien social, cependant que chaque jour l’État-providence pour les riches transfert les deniers publiques ainsi épargnés en direction des programmes de soutien destinés aux capitalistes (au Québec on dénombre 2300 programmes de subventions aux entreprises) afin d’assurer la reproduction élargie du capital dont l’État est le commandeur universel, et ceci quelle que soit la faction de la bourgeoisie qui contrôle le pouvoir politique, la pseudo gauche ou l’authentique droite. Ultimement, tous ces efforts sont vains car l’effondrement économique s’en vient (6).

L’économie « réelle » en guerre contre l’économie « virtuelle » de guerre

Peut-on imaginer un instant qu’il existe des alambiques telles que l’économie « réelle » et l’économie « virtuelle » (7) ? De fait, les économistes bourgeois ignares sont tous incapables de comprendre, de prévoir et de corriger les calamités de l’économie capitaliste. Il en va de même de leurs apôtres réformistes – opportunistes et gauchistes qui se gardent bien de dire qu’il s’agit simplement de deux formes classiques d’existence du capital (le capital productif ou capital vivant ou encore capital variable (Cv) et le capital mort ou capital constant (Cc)). Pour Marx c’est le rapport entre ces deux formes de capital, ce qu’il appelait la composition organique du capital (Cc/Cv) qui génère économiquement les crises et politiquement les dictatures, forment politiques particulièrement virulentes de la dictature « démocratique » bourgeoise.

L’impossible résolution de cette contradiction qui entraîne la baisse tendancielle du taux moyen de profit – contradiction qui ne peut être résolue sous le règne du capital monopoliste – entraîne in fine la guerre (régionale ou mondiale) comme ultime moyen de détruire des moyens de production, du capital fixe-constant (Cc) et quantité de stocks de marchandises invendues, tout en éliminant quantité de forces productives inutilisées (les ouvriers transformés en chair à canon dans les tranchées).

Les États-Unis, modèle de l’impasse de l’économie impérialiste

S’il n’y a plus assez de plus-value à partager c’est parce que les capitalistes ne peuvent plus, à la fois, exploiter les salariés et les prolétaires occidentaux (leur extraire la plus-value – issu du surtravail non payé), tout en leur abandonnant un salaire de misère (Graphique 1 en annexe 4) ; et en même temps, dans les pays émergents, exploiter les ouvriers, les artisans et les paysans migrants vers les villes pour se prolétariser. La solution choisie pour le capital international est donc de faire disparaître les humains surnuméraires, et pour ce faire les guerres, les famines, les pandémies, les catastrophes naturelles et l’euthanasie seront mises à profit.

Comme l’indique le Graphique 1 les salaires des travailleurs étatsuniens rapportés au PIB du pays sont au plus bas depuis 1940. Ceci signifie que la part du gâteau économique que les millions de travailleurs américains ramènent à la maison pour leur reproduction en tant que classe sociale n’a jamais été aussi petite. C’en est rendu au point qu’est apparue aux États-Unis depuis une décennie la catégorie des travailleurs pauvres. Ceux qui travaillant cinquante heures semaines ne gagnent pas suffisamment pour assurer la reproduction de leur force de travail (ceux pour lesquels la plus grande entreprise au monde, Wall-Mart, organise des collectes de nourriture plutôt que de les payés). Croyez-vous un instant que ces prolétaires anémiés et aliénés peuvent s’intéresser à la politique et à la chose publique ? C’est exactement l’effet escompté.

La deuxième information que fournit ce graphique est catastrophique pour le système économique impérialiste. Si dans le passé les États-Unis jouaient le rôle de marché de consommation de l’humanité, la baisse de la part des salaires dans le PIB national signifie que les États-Unis ne seront bientôt plus en mesure de jouer le rôle de consommateur-destructeur et gaspilleur de marchandises puisque les consommateurs américains (90% des clients sont des salariés) ont de moins en moins de revenus pour consommer. Dès que le crédit à la consommation s’épuisera le système s’effondrera comme en 2008 pour le marché de l’immobilier (8). Les créanciers des Étatsuniens ont bien raison d’être effrayés.

Les États-Unis ne sont donc plus un grand pays producteur de marchandises (exceptés pour l’armement, l’avionnerie, l’automobile, l’énergie et une partie de leurs aliments) et ils sont de moins ne moins un pays consommateur solvable. Les États-Unis, premier partenaire économique du Canada, sont devenus une oligarchie de banquiers-financiers et d’actionnaires millionnaires et milliardaires parasitaires (0,01% de la population) qui vivent de l’accumulation d’immenses bénéfices. Les États-Unis sont aussi devenus un assemblage de sections de petit-bourgeois désespérés, en voie de paupérisation accélérée, désarticulés et abandonnés par leurs mentors décapitalisés. Nous spécifions « décapitalisés » dans le sens que les monceaux de capitaux qu’entassent les capitalistes financiers américains sont des papiers spéculatifs boursiers qui demain s’évaporeront en même temps que s’effondreront les indices de la bourse. Ces divers segments de petits-bourgeois échevelés sont de plus en plus coupés de la masse des salariés qui ne se reconnaissent plus dans leurs mythes et leurs salmigondis à propos de la « destinée manifeste », du « self made man », de la « démocratie électoraliste » et du paradis pour tous. Coupé de cette mission de courroie de transmission et de coolie des grands patrons le vassal petit bourgeois démuni perd toute utilité pour ses suzerains.

Les États-Unis c’est aussi une masse énorme de salariés, de plus en plus pauvres et de plus en plus démunis et aliénés. Pour l’instant, cette foule prolétarisée souffre, peine, désespère, s’adonne au crime à la petite semaine, et tourne sa colère contre elle-même, par le suicide, la mystique religieuse, la drogue, l’alcool, la sexualité débridée, le vol à la tire et le meurtre aveugle ou en série, les bandes de rues, la désobéissance civile, l’anarchie sociale et le monde interlope. Cet amalgame difforme subit une terrible répression de la part d’un État policier de plus en plus sauvage et dérégulé. Les multiples corps policiers, totalement déconnectés de la société civile, s’acoquinent avec le crime organisé et s’adonnent à la prévarication des « ripoux ».

L’égocentrisme et le narcissisme ont force de loi aux États. Chacun tente de tirer son épingle du jeu et c’est ainsi, au milieu de cette anarchie, que l’oligarchie se maintient au pouvoir entre deux mascarades électorales auxquelles ne participent plus que la petite bourgeoisie, l’aristocratie syndicale, une partie des rentiers, et les politiciens tous plus véreux les uns que les autres (9). Il en est très bien ainsi. N’inviter surtout pas les ouvriers à voter. Maintenant qu’ils ont perdu toute illusion sur l’État des riches capitalistes il ne nous reste plus qu’à les mobiliser pour le renverser.

La situation économique, sociologique, politique et juridique est à peu près identique au Canada et au Québec avec un léger décalage dans le temps et dans l’approfondissement dus à quelques particularismes nationaux et à l’effet d’échelle. Le sous-continent étatsunien compte 310 millions d’habitants et le Canada en compte 36 millions.

L’économie impérialiste sera relancée, non pas parce qu’elle aura démantelé quantité de moyens de production, éradiqué quantité de forces productives (travailleurs) et détruit quantité de marchandises pendant la guerre nucléaire, pendant les famines et les pandémies en série, et au cours des cataclysmes naturels pour lesquelles rien n’aura été fait pour prévenir ou secourir les populations martyres, ou encore par euthanasie des retraités désormais présentée comme la panacée à tous les maux de l’humanité, mais parce que le système économique impérialiste aura ainsi résolu ses problèmes de trop plein de main d’œuvre désœuvrée, de trop plein de pauvres improductifs et dispendieux à entretenir, ainsi que celui de l’exigüité des marchés et de surabondance des moyens de production qui entraîne la baisse inéluctable de la composition organique du capital et du taux moyen de profit (10).

La guerre comme solution à la crise économique

Bien entendu, les guerres sont présentement localisées, contrôlées, dirigées et endiguées, quoique de moins en moins efficacement (Sud Soudan, Syrie, Afghanistan-Pakistan, Centre-Afrique, Libye, Mali). D’un commun accord entre les protagonistes des camps impérialistes antagonistes, pas encore résignés à s’affronter dans un grand cataclysme international, les aires de guerres sont limitées aux pays sous-développés. Depuis 1945 – fin du précédent conflit mondial – il n’y a pas eu une seule année sans qu’une guerre locale ou régionale n’ait été menée, mettant aux prises l’impérialisme américain triomphant (pour un temps) et le camp socialiste, qui s’est ensuite muté en camp social impérialiste (1956). Le camp social impérialiste soviétique s’effondrant en 1989 a été remplacé par le social-impérialisme chinois et l’impérialisme russe ascendant, tous deux réunis dans l’alliance du BRICS, face au camp impérialiste occidental décadent (OTAN).

Plus d’une cinquantaine de guerres locales et régionales ont marqué et marquent encore aujourd’hui le déclin rapide de l’impérialisme américain qui s’accroche désespérément à son statut obsolète de première puissance économique mondiale. Les États-Unis d’Amérique demeurent la première puissance militaire au monde mais ils ne sont déjà plus la première puissance économique internationale. Seule la fraude monétaire accompagnant le dollar US – artificiellement maintenue en survie – permet encore à ce pays décadent de guerroyer.

Dès avant la Première Grande Guerre l’idée a germée dans la tête des sociaux-démocrates, des réformistes et des opportunistes de tout acabit que la guerre n’était pas un compagnon de lit obligé du mode de production capitaliste et que l’humanité, si longtemps outragée par les horreurs des guerres mille fois répétées et dénoncées, pourrait enfin respirer dans la paix sinon perpétuelle du moins prolongée.

Nous ne reprendrons pas ici toute la panoplie des courants de pensée argumentés qui prétendent que « plus jamais » le monde ne souffrira de telles abominations meurtrières. Et chaque fois, de nouveaux charniers viennent dissiper les illusions des prestidigitateurs, des curés, des mollahs, des imams, des popes, des humanistes et des pleureuses laïcs engagées dans la guerre contre la guerre à coup d’eau bénite, de prières, de cantiques et de pétitions de compassions. Nous ne traiterons ici que certains des arguments les plus récents des thuriféraires de l’impossible apocalypse nucléaire et des « négationnistes » d’une nouvelle guerre mortifère à l’échelle planétaire.

Premier argument de ces pacifistes utopistes : La guerre mondiale n’est plus possible, la chose étant que les armements nucléaires disponibles sont trop puissants et mettraient en danger le vainqueur tout autant que le vaincu. Croyez-le ou non, on disait déjà cela dans les mois précédent la seconde guerre mondiale. Ils y seront entraînés dans cette guerre mondialisée par les lois inexorables de l’économie impérialiste.

Deuxième argument de ces tenants « de la paix inévitable » : La division internationale du travail et la répartition des moyens de production (industrie lourde productrice de moyens de production), ainsi que la dépendance qu’engendre ce nouveau paradigme « d’interdépendance industrielle universelle » rend improbable sinon impossible une guerre totale entre un camp impérialiste contre un autre camp impérialiste hyperpuissant et détenteur de la plus grande part des moyens de productions de l’humanité. En effet, comment General Motors États-Unis pourrait-il commander la destruction de ses installations de production en Chine « Communiste » ? Entre 1939 et 1945 la société américaine IBM a vu bombarder ses équipements industriels implantés en Allemagne. D’autres entreprises industrielles américaines également. La destruction de moyens de production permet de désengorger les marchés et de relancer le processus de production profitable.

Bien que ces arguments semblent logiques et raisonnables ils ne font pas le poids devant l’histoire et les faits du présent. Il nous faut malheureusement nous rendre à l’évidence, les capitalistes monopolistes ont toujours juré qu’ils voulaient la paix à tout prix alors qu’ils préparaient la guerre à n’importe quel prix. Les dépenses gouvernementales pour l’armement (Carte 1 en annexe 5), en hausse exponentielle, prouvent à l’évidence que le monde se dirige vers un nouveau conflit international. La recherche de pointe sur le développement d’armes nucléaires létales, dites à « effets localisés et limités », et les récents revirements de la politique américaine en ce qui concerne le bouclier nucléaire européen face au camp eurasien, ainsi que la décision du président américain de déplacer ses flottes et ses bases militaires vers l’Asie-Pacifique démontrent à l’entendement que le grand capital monopoliste prépare un grand affrontement dont un seul camp sortira gagnant (temporairement) en termes de domination mondiale sur les ressources, en termes d’exploitation des forces productives et de spoliation de la plus-value et des profits, assurant la reproduction élargie du mode de production impérialiste moderne (11).

L’unique solution à la crise économique

La révolution empêchera la guerre ou la guerre enclenchera la révolution ouvrière. C’est-à-dire que la classe ouvrière se résoudra à accomplir sa mission historique qui consiste à répudier l’ancien mode de production impérialiste dégénéré, qui a rendu les services qu’il pouvait, mais n’est plus capable de surmonter ses contradictions internes et d’assurer l’évolution du genre humain. Les ouvriers devront le remplacer par un nouveau mode de production planifiée, un nouveau mode de propriété et une nouvelle société organisée assurant le développement dans le respect de l’environnement.

Nous croyons sincèrement, compte tenu de l’état déglingué des organisations du mouvement ouvrier désorganisé dans le monde entier, infiltré par les contingents de petits-bourgeois tétanisé et compte tenu du degré d’aliénation de la classe ouvrière et des forces populaires, suite aux multiples trahisons réformistes, opportunistes, gauchistes et révisionnistes que malheureusement cette fois encore c’est la guerre qui enclenchera la révolution et non l’inverse (12).

Les ouvriers du monde entier et leurs alliés employés et salariés de tout secteur et de tous milieux devront descendre jusqu’au fond de l’Enfer de la guerre thermonucléaire la plus mortifère avant de faire le tri parmi les milliers de courants de pensée petit-bourgeois (classe sociale dont c’est le métier de cogité de multiples théories alambiquées) pour extirper de ce magma indigeste la théorie scientifique de la révolution socialiste. Seule la guerre révolutionnaire pourra mettre un terme aux chapelets de guerres d’extermination et de spoliation en mettant fin à l’exploitation de l’homme par l’homme.


INFORMATION http://www.robertbibeau.ca/Palestin...

ANNEXE 1 L’ÉTAT-PROVIDENCE

L’État-providence, après avoir soutenu le développement de l’économie capitaliste dans chacun des pays impérialiste d’Occident a survécu pour un temps à la concurrence inter-impérialiste entre le bloc Atlantiste et le bloc social impérialiste soviétique, puis entre le bloc Atlantiste et le BRICS. L’État-providence se voit aujourd’hui assigner le rôle de canaliser la plus grande partie des revenus de l’État directement vers les goussets des milliardaires, des boursicoteurs et du capital monopoliste financier afin de tenter d’enrayer la baisse tendancielle du taux de profit moyen, performance pourtant impossible à réaliser. Par des mesures politiques et financières dites « néolibérales » l’État des riches impérialistes favorise le développement de sa section nationale de la grande famille des capitalistes internationaux et cet État ne veut ni ne peut être utilisé pour arraisonner les capitalistes monopolistes financiers qui le dirige, le finance et le commande. L’État national bourgeois des riches, au Canada, en France, aux États-Unis ou en Chine ne peut pas favoriser les ouvriers et le peuple des nations paupérisées sans s’attirer des mesures de rétorsion des organismes para-nationaux de la gouvernance impérialiste mondiale. La stratégie des luttes « électoralistes » pour la conquête des parlements et des exécutifs des gouvernements a échoué, comme il était facile de l’imaginer. L’État bourgeois ne pourra jamais devenir un État populaire du peuple citoyen et il restera jusqu’à sa fin l’État des banquiers. L’étape de la lutte de classes dite « nationale » est révolue – voici venu le temps de la lutte de classe internationale contre l’État des riches impérialistes mondialisés et globalisés.

ANNEXE 2 L’OCCIDENT IMPÉRIALISTE MODERNE

L’Occident impérialiste moderne sur le plan économique, politique et idéologique se compose des États-Unis d’Amérique, du Canada, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, du Japon, de l’Allemagne et de l’Autriche, du Royaume-Uni et de l’Irlande, de la France, la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, la Grèce, la Suisse et les pays scandinaves Suède, Norvège, Danemark, Islande et enfin Israël (pour Israël, voir l’encadré ici-bas). En 2013, ces 23 pays (sur 203) rassemblent 921 millions d’habitants (14 % de l’effectif mondial) ; regroupent 716 des 1 455 milliardaires que comptent l’humanité ; cumulent 237 des 300 plus grands corporations monopolistes mondiales ; totalisant 41 645 milliards de dollars de PIB (58% du total mondial en 2012). Ces 23 pays ont effectué 1080 milliards de dollars de dépense militaire (65% du total mondial en 2010). Leur revenu annuel moyen se situe entre 23 000 $ et 115 000 $ avec une médiane à 52 000 $ par habitant (13). A contrario, 1,3 milliards d’individus dans le monde vivent sous le seuil d’extrême pauvreté (moins de 2$ par jour ou 730$ par année) (14).

ANNEXE 3 ISRAËL PUISSANCE IMPÉRIALISTE OCCIDENTALE AU PROCHE-ORIENT

L’État israélien est né en 1948 en tant que néo-colonie militaire d’occupation de l’impérialisme britannique au Proche Orient. Israël a alors bénéficié de l’appui de l’impérialisme français et de la tolérance complaisante des États-Unis et de l’Union Soviétique. L’État sioniste après avoir tué, emprisonné, expulsé et ghettoïsé le peuple palestinien sur ses terres expropriées a ensuite conquis son autonomie économique, financière et militaire si bien qu’en 1967, suite à la guerre d’agression éclair dites des Six Jours, contre les gouvernements arabes environnants, s’est placé sous le parapluie nucléaire de l’impérialisme étatsunien devenu hégémonique. Par la suite, bénéficiant de la complicité de la France et des américains, l’État sioniste est lui-même devenu une puissance nucléaire illégale et illégitime. Aujourd’hui, l’impérialisme israélien est totalement imbriqué à l’économie industrielle, scientifique, commerciale et financière occidentale dont il constitue une extension économique et militaire au Proche-Orient. Pendant plusieurs années les analystes occidentaux disaient de l’État israélien qu’il constituait le « gendarme » de l’impérialisme américain au Proche-Orient. Depuis le retrait des militaires israéliens du Liban (1980-2000) et la défaite de l’armée israélienne face au Hezbollah libanais, il devient de plus en plus évident que les Forces de Défense d’Israël (FDI) ne font plus le poids et ne peuvent constituer la gendarmerie américaine dans cette région du monde ou le rêve étatsunien (Georges Bush) d’un Grand Israël dans un Moyen-Orient remodelé a fait long feu. Le déclin mondial de l’impérialisme américain force aujourd’hui l’impérialisme israélien à diversifier ses alliances et à renforcer ses liens économiques, financiers, industriel et scientifiques avec de nombreux partenaires impérialistes. C’est la raison pour laquelle depuis quelques années l’armée israélienne vend des secrets militaires et scientifiques étatsuniens à la Russie et à la Chine le plus sérieux prétendant au titre hégémonique. C’est la raison pour laquelle le président français François Hollande et le premier ministre canadien Stephen Harper déambulent à la Knesset afin de s’offrir comme coopérant en lieu et place de l’impérialisme américain qui déploie ses flottes et ses bases militaires en direction de l’Asie-Pacifique la futur zone névralgique de l’équilibre de la terreur impérialiste mondiale. L’amitié « éternelle » entre les deux comparses – le monstre impérialiste étatsunien et L’état voyou et génocidaire israélien – aura duré une cinquantaine d’années.

ANNEXE 4 Graphique 1

La masse salariale dans le PIB des États-Unis

Source : http://centpapiers.com/dix-graphiqu...

ANNEXE 5 Carte 1

Exportation-importation d’armements – les pays plus importants (2006-2010)


Pour information http://www.robertbibeau.ca/Palestin...

(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Accord...

(2) http://www.legrandsoir.info/du-prin... et http://www.agoravox.fr/actualites/p...

(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89...

(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A...

(5) http://fr.wikipedia.org/wiki/Hydro-...

(6) http://www.ledevoir.com/economie/ac...

(7) http://www.oulala.info/2013/11/le-f...

(8) Susceptible d’exister mais qui reste sans effet dans le présent, synonyme de potentiel. Dictionnaire Larousse.

(9) http://www.mondialisation.ca/usa-10...

(10) Jacques Attali, conseiller du président « socialiste » François Mitterrand, et grand poncif du capitalisme « humaniste » propose d’euthanasier tous les habitants invalides et improductifs qui dépassent l’âge de la retraite. Le parangon du « social-fascisme » déclarait ce qui suit : « Dès qu’il dépasse 60-65 ans l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte cher à la société. La vieillesse est actuellement un marché, mais il n’est pas solvable. Je suis pour ma part en tant que socialiste contre l’allongement de la vie. L’euthanasie sera un des instruments essentiels de nos sociétés futures. » Sans honte la grande bourgeoisie nous annonce le sort qu’elle réserve aux ex-ouvriers et aux salariés retraités. Tout ceci étant présenté sous la forme hypocrite d’aider le patient à mourir dans la dignité. http://www.bvoltaire.fr/pierremyles...

(11) L’Europe veut des drones américains. 21.05.2013. http://www.oulala.info/2013/05/leur... Nouvelles bombes nucléaires étasuniennes en Europe pour les F-35. 24.04.2013. http://www.mondialisation.ca/nouvel...

(12) Le Pentagone dit au Sénat américain que les guerres vont continuer pour des années. 25.05.2013. http://www.legrandsoir.info/le-pent...

(13) http://www.statistiques-mondiales.c... et http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_...)_par_habitant et http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_... et http://www.forbes.com/global2000/#p...

(14) http://www.inegalites.fr/spip.php?a...


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26 réactions à cet article    


  • Hervé Hum Hervé Hum 23 janvier 2014 11:55

    C’est dommage, votre texte est bien écrit, mais est comme réduit à néant par votre annexe 3 concernant Israël. Comme si le sujet faisait perdre toute raison par la passion qu’elle engendre.

    En effet, vous reprochez au gouvernement d’ Israël d’agir comme les autres dans sa stratégie de défense et de conquête. Mais ce faisant, vous avez complètement rayé, d’un coup d’un seul, tout ce que vous avez si bien écrit avant, c’est à dire la lutte des classes au niveau international. En effet, ce que vous dites sur Israël renvoi à la vision de lutte entre nations où la lutte des classes s’efface, disparait comme par magie.

    A croire qu’Israël soit ce fameux arbre qui cache le soleil.

    Il faut à la fin choisir, guerre des nations ou guerre des classes. Pour ma part, c’est la guerre des classes, les nations servent de diversion. Tout comme la religion ou la couleur de peau ou encore la culture. Mais fondamentalement, la raison de faire la guerre reste toujours la même, la propriété de la terre et de ceux qui la servent, l’humain. Car l’enjeu reste le même, faire en sorte qu’une très large majorité d’ humains acceptent de se mettre au service d’une extrême minorité, sans contrepartie équitable ou réelle.


    • Robert Bibeau Robert Bibeau 23 janvier 2014 15:02

      Vous errez en droit et en fait monsieur.

      Loin de moi très loin de moi l’idée de mystifier la lutte des classes et de la dissimuler derrière les luttes nationales - nationalistes chauvines - étroites. 

      Vous devez simplement et sans préjugé aucun - la tête libre - relire mon texte sur l’impérialisme israélien que je ne présente pas du tout comme une lutte nationale -mais comme une lutte inter impérialiste (entre forces capitalistes impérialistes - donc de classe) entre l’impérialisme israélien (excluant la classe ouvrière israélienne aliénée et qui subit passivement). Je décris sommairement le désengagement de l’impérialisme US que j’était le seul à annoncer il y a cinq ans parmi une tollée de comploteurs  de gauche dénonçant la « juiverie » internationale (sic) ridicule et anti marxiste.

      L’impérialisme israélien un impérialisme secondaire est en train d’être délaissé et il se cherche de nouveaux sponsors capitalistes (lutte de classe) alors que le peuple et les ouvries palestiniens sont surexploités et soumis au génocide ethnique (cette fois j’introduis dans la question de la lutte de Libération nationale du peuple palestinien une notion ethnique et de nation)

      La lutte palestinienne est la dernière lutte de Libération nationale mais elle cour à sa défaite car elle est dirigée par la bourgeoisie palestinienne corrompue - narcissique - traitre et putride - renégate. 


    • Hervé Hum Hervé Hum 23 janvier 2014 15:36

      Monsieur Bibeau, dès l’instant où vous parlez d’impérialisme d’état, vous occultez mécaniquement la lutte des classes, car vous mettez tous les citoyens vivant à l’intérieur de ces états comme des complices. Résultat, on revient à l’imaginaire où il n’y a plus de citoyens, mais seulement des nations.

      Il est temps de dénoncer cette hyper classe qui met tout en oeuvre pour séculariser sa position dominante, pour laquelle il n’y a plus qu’un seul critère d’importance, la défense de sa position dominante. Vous y entrez mécaniquement en faisant fortune, mais si vous refusez d’y entrer ou voulez en sortir, vous devez renoncer à votre « bonne » fortune. De fait, peu importe votre nationalité, ce qui est demandé aux riches de tous pays, c’est de s’unir autour du dieu argent. Parler alors de lutte inter impérialistes est absurde, ou plutôt une vision du passé des relations internationales. Pourquoi les dirigeant USA ont ils investis autant en Chine ? Pour acheter l’élite dirigeante, l’attirer à sa vision de la mondialisation basé sur les principes de répartition des richesses et outils de production dans un système féodal, mais chapeauté par une instance fédérale chargé de défendre l’intérêt de tous... Enfin, de tous les bourgeois, nouvelle noblesse mondialiste.

      Pour ce qui est des palestiniens, je vous rejoins sur leurs dirigeants, mais là aussi, on peut voir la puissance attractive de l’argent, qui fait qu’aux mêmes causes, les mêmes effets. Le pourrissement par l’argent. Mais qu’est ce que l’argent ? Le pouvoir de commander à autrui. Et de qui reçoivent ces dirigeants palestiniens ??? La messe est dites !

      Reste que les juifs n’ont pas volé la terre au sens de l’histoire de l’humanité, car un voleur ne peut voler un autre voleur. En effet, l’histoire de l’humanité est une histoire de colonisation. De fait, il n’y a pas de droit attaché à la terre, mais seulement la loi du plus fort à s’y imposer.

      Maintenant, rien n’empêche de changer les règles du jeu, mais pour cela encore faut il acquérir la force pour la faire appliquer. Etc...


    • JL JL 23 janvier 2014 12:07

      Bonjour Robert Bibeau,

      j’ai eu beaucoup de difficulté à saisir le sens de cet article hier soir, quand je l’ai lu en modé.

      Je crois qu’il faut lire l’analyse contenue dans ce texte comme si elle était écrite par un historien, disons, du 22ème siècle, avec la restriction suivante : comme ce sont les vainqueurs qui écrivent l’histoire, on ne peut savoir comment les historiens du futur écriront la chose.

      De cette analyse, je dirai qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil, mais prenez le comme un compliment : quel que soit le nom qu’on donne au système ou plutôt au ’non système’ - establishment me parait plus juste -, ce sont toujours les plus puissants qui sont aux manettes, et ceux qui sont aux manettes qui sont les plus puissants.

      Bien entendu, en disant ça j’ai tout dit et rien dit : il faut des analyses comme les vôtres pour donner du sens au monde dans lequel on vit.

      En revanche, sur votre conclusion, je suis dubitatif : je ne crois pas à la catastrophe finale pas plus qu’au Grand soir : je crois plutôt à un mélange de déliquescence généralisée, avec des îlots préservés, sorte de forteresses du futur dont on voit déjà des préfigurations ici et là dans le monde, si des catastrophes gigantesques - Fukushima en est une que j’espère petite, relativement ; le changement climatique une autre ; et la liste des possible est assez déprimante - n’ont pas précipité la fin.

      La série Star Wars me parait en donner une bonne image, si l’on y gomme la dimension interplanétaire : je ne crois pas non plus à un avenir de guerres interplanétaires.


      • Robert Bibeau Robert Bibeau 23 janvier 2014 15:34

        Merci de votre commentaire camarade.

        1) Je conviens aisément que l’économie politique marxiste est une science complexe - difficile et que ce texte condensé ou j’ai soupesé - modifié chaque mot à quelques reprises demande autant d’attention à la lecture que d’attention que j’ai porté à le composer. La science demande un effort je le sais.

        2) Nous sommes d’accord à propos du scénario de la fin - mon propos n’était pas de décrire la fin - simplement d’en esquisser un tableau sommaire. OUI ce sera comme vous dites mais en plus complexe.

        3) Star Wars est une série de nature fasciste du point de vue idéologique que je ne prendrais pas en exemple


      • JL JL 23 janvier 2014 18:55

        Bonsoir camarade,

        Star Wars est un modèle fasciste, c’est vrai, mais qui me semble assez cohérent avec le scénario de fin sur lequel nous sommes assez d’accords.


      • Shawford Shawford43 23 janvier 2014 18:58

        Le futur sera de toute façon asimovien. Over


      • Xenozoid Xenozoid 23 janvier 2014 19:05

        Shaw c’est déja le cas

        1. Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, restant passif, permettre qu’un être humain soit exposé au danger.
        2. Un robot doit obéir aux ordres que lui donne un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la Première loi.
        3. Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la Première ou la Deuxième loi.

      • Xenozoid Xenozoid 23 janvier 2014 19:09

        quand aux cons qui s’enferme dans la droite et la gauche, ils feraient de le lire et pas seleument cela


      • Shawford Shawford43 23 janvier 2014 19:10

        1) pas compris ton c’est déjà le cas

        2) il est clair que s’il y en avait parmi ils ne se manifesteraient pas en l’état

        3) je ne sais donc pas ce dont il retourne à l’instant T

        Mais il est clair que dans le contexte d’univers bloc dans lequel nous vivons, il n’y a aucune raison que des formes abouties d’IA ne soient pas remontées jusqu’à nous.

        D’ailleurs je les attends de pied ferme, ou plutôt bon pied bon œil et plein d’empathie smiley smiley smiley


      • Xenozoid Xenozoid 23 janvier 2014 19:17

        ca dépend ou tu te place et le context, autrement tu n’est qu’un vulgaire con qui crois être


      • Shawford Shawford43 23 janvier 2014 19:19

        Au surplus tu entends le monsieur à la radio, faudrait pas que certain trépassent de telles annonces et vérités, et donc il convient de préparer une telle rencontre dans les meilleures conditions, Naoh smiley


      • Shawford Shawford43 23 janvier 2014 19:24

        Je te répondrai juste : à voir.


      • Shawford Shawford43 23 janvier 2014 19:29

        Au surplus si tu exposais ce sur et en quoi je suis con, sur le coup, ça permettrait de fixer le débat.


      • Xenozoid Xenozoid 23 janvier 2014 19:36

        y a pas de débat avec toi, seuleument ce que tu veux entendre,le d’ebas ad eternum ne m’intéresse pas, quand il n’est pas, je me rabat a ton niveau


      • Shawford Shawford43 23 janvier 2014 19:51

        J’ai exposé mes convictions, mes connaissances, mon raisonnement, cela me semble la base même du débat. Pour ta part tu t’es contenté de me déballer les trois lois de la Robotique pour ensuite me traiter de con. T’y va pas un peu fort Croc mignon là smiley 


      • TicTac TicTac 23 janvier 2014 19:56

         smiley

         smiley
         smiley

      • Shawford Shawford43 23 janvier 2014 20:00

        Au moins pendant ce temps là le temps tourne smiley smiley

        Pour le reste j’attends TON positionnement Croc mignon, je pourrai alors T’entendre TOI et débattre sans qu’il y ait à se traiter de con (quoi qu’un peu d’animation soit toujours de bon aloi pour faire fonctionner les neurones au maximum )


      • Shawford Shawford43 23 janvier 2014 20:21

        J’en reviens donc ici Croc mignon (tu me dis si ce sobriquet te gène, j’ai un besoin irrépressible d’adoucir la représentation que je me fais de toi, pas très sexy en l’état tu en conviendras j’espère smiley )

        Je me suis effectivement planté tout l’heure : l’IA dans sa forme la plus aboutie serait bel et bien intégrée/combinée à nous, je parlais d’ailleurs moi même de « terminator » en nous sur l’article de Jack.

        Bon pour ma défense, si près du juste milieu et tâtonnant encore dans ce nouvel univers, j’ai encore des réflexes de bonobo/Saint Mathieu. smiley

        Mes confuses donc 


      • Xenozoid Xenozoid 23 janvier 2014 20:23

        m’en fous


      • Shawford Shawford43 23 janvier 2014 20:39

        Lait pissé tu tiens une forme olympique ce soit je vois. Deux tours d’horloge t’aurontsuffit, c’est magique smiley smiley smiley


      • Robert GIL ROBERT GIL 23 janvier 2014 14:09

        Depuis 40 ans nous appliquons les mêmes méthodes : allégement de la fiscalité des entreprises, baisses des cotisations patronales, subventions publiques au secteur privé pour innover et embaucher, non renouvèlement de fonctionnaires, suppression de services publics, désengagement de l’Etat et liquidation des biens publics, etc.., et tout ça pour rien, cela ne marche pas ! Le chômage, la précarité et la pauvreté progressent, donc la méthode employée n’est pas la bonne. Ces solutions n’ont pour conséquence que d’enrichir les plus riches et d’appauvrir les plus pauvres. Pas la peine d’avoir fait l’ENA ou HEC pour s’en apercevoir ! Donc lorsqu’une méthode ne marche pas, on en change et on ne s’obstine pas dans l’absurdité !

        Ce qui favorise la croissance à long terme c’est de développer des services publics de qualité. Mille fonctionnaires injecteront davantage d’argent dans « la machine » qu’un milliardaire ! Et que ce soit dans l’éducation, la santé, ou les transports, la fonction publique fait travailler de nombreuses entreprises privées. Et combien le boulanger, le restaurateur ou l’artisan du coin ont-ils de fonctionnaires parmi leurs clients ? Le secteur économique privé ne peut se passer d’un secteur public fort ...........

        voir : REVEILLONS NOUS !!!


        • Robert Bibeau Robert Bibeau 23 janvier 2014 15:44

          Je suis très heureux que le camarade GIL intervienne pour nous proposer ces solutions RÉFORMISTES UTOPISTES

          Je cite le camarade GIl « Ce qui favorise la croissance à long terme c’est de développer des services publics de qualité. Mille fonctionnaires injecteront davantage d’argent dans « la machine » qu’un milliardaire ! Et que ce soit dans l’éducation, la santé, ou les transports, la fonction publique fait travailler de nombreuses entreprises privées. Et combien le boulanger, le restaurateur ou l’artisan du coin ont-ils de fonctionnaires parmi leurs clients ? »

          QUESTION. Si la solution est aussi simple pourquoi pas un seul pays à travers le monde ne l’applique ? Aucun, pas un seul. Parfois le massacre d la classe ouvrière est moins accentué mais nul part on ne voit les services publics se développer inexorablement. Après une phase d’ÉTAT PROVIDENCE succède le démantèlement des services (La Chine y passera comme les autres) POURQUOI ?

          Parce que ce la classe capitaliste dominante qui contrôle le pouvoir idéologique, politique et économique me cherche pas, NE VISE PAS, ne poursuit pas LA CROISSANCE en générale mais elle est programmée - obligée - contrainte par les lois du système économique de poursuivre la CROISSANCE DE LEURS PROFITS - sinon ils sont avalés-absorbés par leurs concurrents monopolistes-.

          Les réformistes doivent cesser de tenter de sauver leur système économique qui cours à sa perte et nous aider à le faire trébucher et s’effondrer pour le remplacer par le socialisme intégral - véridique (oubliez ce foireux de Hollande et DSK membres du parti « Socialiste » ( smiley)

           


          • trevize trevize 23 janvier 2014 17:46

            ça vitupère sec, vous dénoncez tout et son contraire, prophétisez la fin du monde mais vous proposez quoi concrètement ?

            Qu’est ce que vous appelez « socialisme intégral » ?


          • « Who is John Galt ? » 23 janvier 2014 19:44

            Je suis horrifié de voir les avis de certains. L’euro est peut-être un problème mais comment pouvez-vous croire que frapper notre monnaie rendra notre politique monétaire parfaite ? L’Europe n’est pas capable alors que nous pouvons faire sans doute beaucoup mieux, ou pas. Le pire est de croire que l’inflation modérée est bonne pour le peuple. Vous n’avez pas conscience de ce que vous dites. L’inflation est une taxe ; évidemment vous pouvez facilement comprendre que la monnaie ne s’injecte pas uniformément et les prix n’augmentent pas du même ordre. En fait, l’inflation profite aux premiers qui possèdent le surplus de monnaie lorsque les prix n’ont pas augmenté. Cette monnaie se diffuse dans l’économie et les gens du peuple détienne plus de monnaie lorsque les prix ont trop augmenté. Déjà que l’injection de monnaie ne crée que des bulles ( immobiliers, bourse), en faire payer les plus démunis sous prétexte de les aider... Et de plus, le jour ou les banques centrales ne feront plus d’erreurs n’est pas à attendre. Ces gens contrôlent votre monnaie mais tremblent à la vue d’une déflation non prévue dans leurs plans si parfaits, mais existe-t-elle réellement ? L’histoire économique nous montre que les banques centrales ont tantôt entrainé une déflation, comprenant leurs erreurs ont ensuite menés une hyperinflation.Et au passage, Hayek et Friedman étaient tout sauf keynésiens, revoyez vos classiques. C’est avec ces fausses idées que vous pouvez endoctriner les gens. Enfin, les banques centrales et le protectionnisme n’a rien de libéral, vous avez encore beaucoup à comprendre... Dire que la mondialisation cause notre perte et parler de néo,ultra,turbo je ne sais quoi montre votre naiveté. La crise vient d’ailleurs des suprimes si généreusement donné par Mr. Bush pour qui le rêve américain et le logement était au dessus de tout et qui avec l’aide de pseudo économistes comme Krugman et des agences de notations certifiant AAA à des personnes avec très peu de revenus a entrainé la crise financière. La crise de l’état a entrainé le marché. D’ailleurs une question, selon vous, que représente ce (vilain) marché ? De quoi est-il responsable ?


            • vesjem vesjem 24 janvier 2014 00:31

              Les plus grands calculs , les plus grandes manipulations ou stratégies secrètes mondiales provoquent le plus souvent le contraire du but escompté ; c’est un fait vérifiable à tous moments de l’histoire de l’humanité ;
              Ainsi , la dernière , l’empire qui est en train de soudoyer un grand nombre des états de par le monde avec des visées hégémoniques , est également en train de se mettre à dos progressivement l’opinion publique des nations trompées , ceci grâce au moyen médiatique web qu’il a lui même créé ;
              A terme le système socio-politique global , dont on ne sait ce qu’il sera , prendra une orientation que tout calcul , déjoué par un hasard chaotique , laisserait abasourdi les meilleurs des devins ou prévisionnistes .  

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