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La mondialisation néo-libérale, qu’est-ce que c’est ?

Les expressions « néo-libéralisme », « mondialisation », « globalisation », « monétarisation », « financiarisation » et « austérité » sont présentées comme caractéristiques d’un nouveau stade de développement du mode de production capitaliste. L’économie politique de la « mondialisation », de la « globalisation » et de « l’austérité » a été étudiée et décrite par Lénine dès 1916. Par contre, il est justifié d’affirmer que l’économie politique impérialiste est entrée dans une nouvelle phase de développement depuis les années 1968-1973 et la répudiation des accords de Bretton Woods...

 

Critique de la pensée réformiste néolibérale

Les expressions « néo-libéralisme », « mondialisation », « globalisation », « monétarisation », « financiarisation » et « austérité » sont présentées comme caractéristiques d’un nouveau stade de développement du mode de production capitaliste. L’économie politique de la « mondialisation », de la « globalisation » et de « l’austérité » a été étudiée et décrite par Lénine dès 1916. Par contre, il est justifié d’affirmer que l’économie politique impérialiste est entrée dans une nouvelle phase de développement depuis les années 1968-1973 et la répudiation des accords de Bretton Woods, l’abolition de la convertibilité-or du dollar américain et de d’autres devises, et l’adoption du régime des changes monétaires flottants (1).

Toutefois, cette nouvelle phase de l’impérialisme ne constitue que l’exacerbation des contradictions déjà présentes dans le capitalisme classique. D’après les critiques de la mondialisation néolibérale, le mode de production capitaliste commercial (mercantile) reposant sur le commerce et la colonisation aurait évolué vers le capitalisme industriel néocolonial, marqué par le protectionnisme et l’édification de barrières tarifaires afin de protéger les marchés nationaux de la concurrence étrangère.

Ce mode de production capitaliste – ce système d’économie politique dirait Marx – a ensuite évolué vers le « néolibéralisme, mondialisé, globalisé, monétariste et financiarisé » que nous connaissons aujourd’hui. Les caractéristiques de ce « nouveau » système économique néolibéral seraient que l’ensemble de l’économie est aujourd’hui accaparé par le secteur privé et une poignée de banquiers (les puissances d’argent, ce talisman) au détriment de l’État défenseur du bien public citoyen.

L’État, hier encore juste et équitable – arbitre impartial entre les forces sociales contradictoires – aurait été usurpé et accaparé par une clique de riches – en collusion – se cooptant, complotant et pervertissant les fonctionnaires – stipendiant les politiciens par des caisses électorales occultes et des pots-de-vin, et s’accaparant de tout le pouvoir politique démocratique bourgeois (sic). Les médias dans nos sociétés libres et démocratiques (sic) auraient manqué de vigilance et parfois même ils auraient malencontreusement fermé les yeux sur ces malversations.

La mission de l’opposition électoraliste altermondialiste, sociale-démocrate et nationaliste chauvine de la gauche bourgeoise serait aujourd’hui de réorienter l’appareil étatique et gouvernemental dans la direction de son penchant naturel en faveur de l’équité et de la justice sociale. Tout ceci n’est que fumisterie. Le but ultime de cette opposition civique et citoyenne larmoyante est de retourner à l’État providence tant aimé mais révolu – symbole des années de bombances où la petite bourgeoisie exultait (2).

La petite bourgeoisie, courroie de transmission et « porteuse d’eau » du grand capital, voudrait ainsi conserver ses privilèges (ses chaînes dorées) et ne pas subir les affres du néo-libéralisme mondialisé et globalisé. Ce système sans-cœur et prévaricateur qui détruit toutes les bases de « l’harmonie sociale » que le petit-bourgeois a eu tant de mal à crédibiliser aux yeux des ouvriers et de tous les salariés (3).

« À partir des années 1970, avec la montée en puissance des pensées de Milton Friedman et de Friedrich Hayek le mot néo-libéralisme prend un autre sens. À partir de Michel Foucault, le néolibéralisme est alors présenté comme une technique de gouvernement, une politique économique et sociale étendant l’emprise des mécanismes du marché à l’ensemble de la vie.

Friedman et Hayek sont désignés en France comme en étant en grande partie les inspirateurs bien qu’ils ne se soient jamais réclamés du néolibéralisme, mais seulement du keynésien, qui limite voire supprime l’intervention étatique. Le contexte économique marqué par la fin du système de Bretton Woods relance les discussions entre écoles économiques et leur intensité a contribué à populariser ce terme » (4).

Les idéaux et les principes du réformisme néo-libéral Les termes « néolibéralisme mondialisation globalisation monétarisation financiarisation » désignent aujourd’hui un ensemble d’orientations idéologiques, économiques et politiques d’inspiration réformistes et opportunistes qui partagent plusieurs idées communes :

Le courant de pensée néolibéral dénonce l’aspiration d’une portion des intellectuels qui s’opposent à « l’austérité » et espèrent le maintien de « l’État-providence » en déliquescence. Le courant de pensée néolibéral dénonce leurs jérémiades pour un accroissement des interventions gouvernementales dans l’économie sous forme de règlementations et d’aide sociale. Les néolibéraux dénoncent le maintien de charges fiscales pour les entreprises privées « déficitaires » (sic). Ils dénoncent la prise de contrôle d’entreprises privées par l’État « socialiste », entreprises qui devraient, selon les intellectuels néolibéraux, être rétrocédées au secteur privé, dès que renflouées et rentabilisées.

Ce à quoi s’opposent les petits-bourgeois altermondialistes et pseudo-socialistes, au motif que ces entreprises étatiques rentables profiteraient aux contribuables (ce qui est totalement faux comme le démontre la hausse constante du prix de l’électricité produite par la société d’État Hydro-Québec).

Le courant de pensée néolibéral fait la promotion de l’économie de libre marché au nom de la liberté de l’agent économique producteur et de l’acteur économique - consommateur et au nom de « l’efficacité » économique de la libre entreprise concurrentielle et monopolistique. Argument des plus ludiques quand on observe la crise économique structurelle et systémique qui n’en finit plus de démontrer l’inaptitude de la libre entreprise capitaliste à survivre sans guerre génocidaire, sans crises financières, sans famine endémique, sans pandémie meurtrière et sans cataclysme.

Néolibéraux et gauche bourgeoise devraient être suffisamment avisés pour réaliser que le libre marché et la libre concurrence n’existent pas sous l’impérialisme monopolistique. Le courant de pensée néolibéral prône la dérégulation et la dérèglementation des marchés qui devraient se réguler par les forces et les lois naturelles du marché « libre » et le jeu de la libre concurrence.

Les réformistes rétorquent que trente années de dérèglementation-dérégulation ont entraîné l’intensification de la corruption, de la collusion, du pillage des administrations publiques ; l’accentuation de la fraude fiscale ; l’extension de la spéculation boursière ; la dérive monétaire et bancaire ; la destruction des services publics ; la multiplication des empoisonnements alimentaires ; la profusion des accidents ferroviaires, aériens, routiers, maritimes et pétroliers ; l’extension des guerres régionales ; ainsi que l’anarchie totale de l’économie. Tout ceci est véridique, mais il est tout aussi vrai que ces tendances sont inscrites dans le code génétique de l’impérialisme et ne pourront jamais être enrayées.

Les idéologues néolibéraux défendent les mesures d’austérité et aspirent à la disparition du secteur public au bénéfice du secteur privé dans tous les domaines rentables et profitables. À l’État il restera les services publics non rentables. Évidemment, la classe ouvrière n’acquiesce nullement à ce salmigondis ubuesque. Le militant vigilant perçoit rapidement que les pouvoirs sont indifférents à ses atermoiements véhéments. Seule une opposition gréviste très musclée pourra contrecarrer les décisions arrêtées dans les offices climatisés.

Les intellectuels néolibéraux exigent que les secteurs d’activités économiques de production, de distribution et des services publics non profitables soient abandonnés s’ils ne sont pas essentiels à la reproduction élargie du capital. Ou alors qu’ils soient mis à la charge de l’utilisateur-payeur (récupérant ainsi les salaires consentis aux travailleurs) libérant ainsi du revenu gouvernemental pour augmenter les subventions aux entreprises privées sous prétexte de « stimuler l’économie », sous prétexte de créer des emplois (très lourdement subventionnés, précaires et éphémères), sous prétexte de rembourser aux banquiers la dette souveraine contractée avec la collusion des politiciens et des majordomes du capital. D’un commun accord néolibéraux et politiciens s’entendent pour que les budgets étatiques soient impérativement mis au service du grand capital pour sa reproduction élargie.

Ce détournement des argents des fonds de pension, des dépôts bancaires, des crédits publics, dorénavant ne passeront plus par un processus d’essaimage généralisé (aide sociale, allocation familiale, garderie subventionnée, transport en commun, logement subventionné, soins de santé et d’éducation dilapidés et services publics vilipendés), mais s’engouffreront directement dans les goussets des monopoles et des milliardaires. Le chantage des entreprises forestières et des alumineries exigeant une nouvelle baisse des tarifs d’électricité, déjà sous-facturée, est une manifestation authentique de cette dictature impérialiste sur la gouvernance publique démocratique bourgeoise (5).

Les critiques du « néolibéralisme » geignent que ce faisceau de mesures d’austérité et de désengagement des gouvernements accroit les inégalités sociales ; déstabilise le tissu collectif citoyen ; compromets la paix civique ; pille les ressources naturelles et déséquilibre l’État dans ses pratiques juridiques en l’engageant « trop fortement » du côté des possédants, lui retirant son verni terni « d’arbitre impartial » au-dessus des classes sociales. Cesser de gémir militants de la gauche bourgeoise en délire et veuillez-vous raviser.

L’État des riches capitalistes se dépare ainsi de son masque d’hypocrisie et affiche sa vraie nature de bâtard du capital. L’État providence ne fut qu’un intermède cadeau des néo-colonies surexploitées que la crise économique systémique globalisée et mondialisée ne permet plus de raviver. Le laisser-faire « dirigiste » néolibéral Loin de « laisser faire » l’État capitaliste bourgeois intervient constamment et de plus en plus vigoureusement pour organiser et soutenir la reproduction élargie du capital. D’abord, pour assurer la valorisation (plus-value - profits) du capital qui est la condition de base de la reproduction du système d’économie politique impérialiste moderne.

La mondialisation néo-libérale globalisée caractérisée par l’austérité et la non-intervention de l’État n’est que mensonge et duperie qu’accréditent les organisations de la gauche bourgeoise par leurs dénonciations du pseudo désengagement de l’État. Il n’y a jamais eu de désengagement de l’État bourgeois. Il y a simplement des mesures d’austérité et de réorientation des engagements de l’État directement en faveur du capital sans passer par aucun intermédiaire.

Chaque jour l’État se désengage des services publics et réduit ses dépenses destinées à la reproduction de la force de travail et au soutien social, cependant que chaque jour l’État-providence pour les riches s’engage et transferts les deniers publics ainsi épargnés en direction des programmes de soutien destinés aux capitalistes (au Québec, on dénombre 2 300 programmes de subventions aux entreprises distribuant quelques milliards de dollars en subventions aux entreprises) afin d’assurer la reproduction élargie du capital dont l’État est le commandeur universel, l'état-major de la classe possédante et dominante et ceci quelle que soit la fraction de la bourgeoisie qui contrôle temporairement le pouvoir d’État (6).

 

LA SEMAINE PROCHAINE : LE COMBAT ENTRE L’ÉCONOMIE RÉELLE ET L’ÉCONOMIE VIRTUELLE.

Complément de lecture : Manifeste du Parti ouvrier mondial (2014). http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520


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22 réactions à cet article    


  • JL JL 17 septembre 2014 18:35

    ’Il n’y a jamais eu de désengagement de l’État bourgeois. Il y a simplement des mesures d’austérité et de réorientation des engagements de l’État directement en faveur du capital sans passer par aucun intermédiaire.’’ En effet ! Nuance, donc.

    Bon article mais la difficulté que j’ai éprouvé à lire certains passages est peut-être due à une rédaction un peu bâclée ?


    • Robert Bibeau Robert Bibeau 17 septembre 2014 20:47

      Je vais examiner cette remarque et relire mon texte -

      Je suis un peu surpris car NON il ne fut as bâclé.

      Je l’ai au contraire pioché. Mais j’admet que parfois les idées se bouscules et à vouloir tout dire la confusion peut naitre de la profusion.

      Je regarde, merci.


    • JL JL 18 septembre 2014 14:41

      Robert Bibeau,

      pardon, je ne parlais pas du fond, mais de la tournure de certaines phrases.

      Je pense que le conditionnel est utilisé de manière un peu obscure.

      Je note ceci : ’’... ces entreprises étatiques rentables profiteraient aux contribuables (ce qui est totalement faux comme le démontre la hausse constante du prix de l’électricité produite par la société d’État Hydro-Québec).’’ Est-ce que Hydro-Québec est une entreprise d’État, ou bien ne serait pas plutôt un PPP ?


    • Daniel Roux Daniel Roux 17 septembre 2014 19:49

      Québec n’est pas la France et pourtant les mêmes recettes y sont appliquées.

      Les services publics, sous forme d’entreprises publiques, fonctionnaient beaucoup mieux et à moindre coût que les mêmes société sous contrôle d’actionnaires privés très gourmands en dividendes. Les salariés-fonctionnaires y bénéficiaient d’une formation efficace et d’un salaire correct. Les promotions sociales étaient réelles pour ceux qui se souhaitaient et en avait la capacité. Que ce soit, Electricité de France, Gaz de France, la SNCF, AIR France, quelques banques et assurances, toutes apportaient un service publique de qualité.

      L’UE et les hommes politiques français ont cassé tout ça. Aujourd’hui, nous avons le chômage, la pauvreté, les pannes et la corruption.

      Il est bizarre qu’un communiste-leniniste soit contre les entreprises publiques, mais le monde entier semble marcher sur la tête.

      Le problème actuel n’est plus de savoir à quelle sauce idéologique nous seront mangés mais combien de temps l’espèce humaine va survivre après avoir épuisé les ressources naturelles, pollué l’eau, l’air et la terre.

      Il n’y a pas de plan B.


      • julius 1ER 18 septembre 2014 09:12

        Il est bizarre qu’un communiste-leniniste soit contre les entreprises publiques, mais le monde entier semble marcher sur la tête.

        @daniel R,
        je ne pense pas que Bibeau soit contre les entreprises publiques mais seulement contre les avatars qu’elles sont devenues dans le système neo-libéral........

      • Robert Bibeau Robert Bibeau 18 septembre 2014 13:46

        @ Julius

        Tu mets le doigt sur une question essentielle. LA question qui a entrainer la scission de la 2e puis de la 3e Internationale. Une question qui séparent SOCIALISTES, pseudo-communistes, maoïstes, anarchistes des marxistes c’est le mythe des nationalisations. 

        Une entreprise capitaliste nationaliser - accaparer par l’État capitaliste bourgeois ne devient pas « socialiste » pour autant. Le socialisme contrairement à ce que disait Kautsky ce n’est pas l’addition d’entreprises capitalistes « nationaliser » par l’État bourgeois.

        La preuve au sortir de la guerre l’économie de la France exigeait que l’État bourgeois joue un rôle de reconstructeur du capitalisme et de nombreuses « nationalisations » s’en suivirent. Le capitalisme étant consolidé - l’État bourgeois rétrocéda toutes ces entreprises à leurs maîtres capitalistes financiers pour une bouchée de pain bien souvent.

        Il n’en n’est pas autrement aujourd’hui. L’État intervient drastiquement (contrairement à ce que prétendent les néolibéraux) de façon à réchapper les canards boiteux en ces temps de crise économique sévère.

        Aucun intérêt pour nous marxiste


        • Robert Bibeau Robert Bibeau 17 septembre 2014 21:35

          @ PASTAVIE Que pensez-vous de cette présentation - des idées qui sont présentées dans ce petit vidéo d’introduction ???

          Robert B.


        • passtavie passtavie 17 septembre 2014 22:40

          1ere des choses il faut savoir d’où vient cette vidéo : IRIS
          Sur leur site on peut trouver ça :
          "

          L’IRIS, un institut de recherche sans but lucratif, indépendant et progressiste, a été fondé en 2000.

          L’Institut produit des recherches sur les grands enjeux de l’heure (partenariats public-privé, fiscalité, éducation, santé, environnement, etc.) et diffuse un contre-discours aux perspectives que défendent les élites économiques.

          Contrairement aux tenants d’un néolibéralisme qui limite l’existence humaine aux rapports économiques atomisés, l’IRIS fait la promotion d’un équilibre entre l’intérêt collectif et la liberté individuelle.« 

          Voilà qui annonce la couleur. Et la couleur ne me laisse pas indifférent car l’idée d’un équilibre entre collectif et individuel m’est apparu comme une évidence.

          Les personnes : le »présentateur«  :

           » Philippe Hurteau est politologue, il complète actuellement un doctorat à l’Université d’Ottawa en pensée politique."

          Ce que j’en pense... Je vous répondrais demain.


          • julius 1ER 18 septembre 2014 09:09

            La mondialisation néo-libérale globalisée caractérisée par l’austérité et la non-intervention de l’État n’est que mensonge et duperie qu’accréditent les organisations de la gauche bourgeoise par leurs dénonciations du pseudo désengagement de l’État. Il n’y a jamais eu de désengagement de l’État bourgeois. Il y a simplement des mesures d’austérité et de réorientation des engagements de l’État directement en faveur du capital sans passer par aucun intermédiaire.

            @bibeau,
            j’aime bien cette déclamation qui colle aussi bien à la réalité Québecquoise que Française, preuve s’il en est encore besoin que l’on est bien sous l’emprise d’une idéologie néo-libérale totalement organisée et les quelques rapaces qui l’instrumentalisent vont continuer à se gaver, tant que les peuples ne réagiront pas contre cette prédation.........

            • Robert Bibeau Robert Bibeau 18 septembre 2014 14:01

              @ Julius

              Merci pour cette remarque.

              Cependant j’attire ton attention sur ta vision idéaliste du NÉO-LIBÉRALISME. Tu sembles penser que le Néo-libéralisme est une école de penser - une ligne idéologique poussée par des intellectuels véreux. C’Est exactement comme ce centre de recherche IRIS subventionné par l’entreprise privée dont on parle dans un autre message ci-haut.

              Le « NÉO-LIBÉRALISME » c’est d’abord une évolution de l’économie-politique réelle concrète. Évolution naturelle inévitable - nécessaire dans le cadre de l’économie capitaliste et que des intellectuels ont effectivement tenté de formaliser par des formules et une ligne politique - des décisions économiques afin de justifier - rationnaliser - justifier ce qui de toute façon AVEC OU SANS EUX se serait passé.

              Notre rôle à nous marxistes n’est pas de vitupérer contre ces idéologues - idéalistes et de laisser croire aux militants que si on clouait le bec à ces spécieux ont aurait fait avancer la société. NON

              Notre rôle est de bien montrer et démontrer l’absurdité économique et politique de leurs prétentions - l’inévitabilité de l’évolution présente de l’économie politique capitaliste - l’impossibilité absolue de sortir du gouffre financier - industriel - économique - politique dans lequel nous nous engageons - aucune réforme ne peut sauver ce système - qu’il faut renverser radicalement sans compromis ni sursis.

              Les néolibéraux tout comme les altermondialistes, les opportunistes sont tous des « réformistes » qui voudraient sauver le système en lui imposant des modifications, des pansements sur une jambe de bois... (la question des entreprises nationalisées ou non fait partie de la panoplie)( smiley)

              Pas de solution à l’intérieur du capitalisme - Il leur reste une carte à jouer pour sauver leur système en perdition. La 3e guerre mondiale comme les deux précédentes les ont sorties du trou.

              Ca te tente ???

              Robert B. 

               


            • politzer politzer 18 septembre 2014 15:54

              1) il y a d autres solutions que la guerre mondiale nucléaire , car elle serait nucléaire et les arroseurs seraient arrosés et ils ont plus à perdre que nous ( châteaux , jets , danseuses) !
              2) Des guerres il y en a depuis la fin de la deuxième guerre mondiale et ça continue . Les guerres mêmes régionales lui permettent de maintenir des emplois voire d en créer et de justifier les sacrifices à son peuple. 
              3) l impérialisme américain ( s il ne peut les détruire militairement ) va chercher à épuiser ses ennemis dans la course aux armements comme il l a fait avec succès contre l urss.

              4) il peut s écrouler de lui même avec la perte de son hégémonie monétaire .
              5) la guerre nucléaire n est pas une fatalité mais une infime probabilité .

            • Robert Bibeau Robert Bibeau 18 septembre 2014 20:37

              @ Politzer encore une fois

              Il faut vraiment tout vous expliquer VOUS.

              1) Il n’y a pas d’autres solutions que la guerre mondiale face à la crise mondiale. OUI ils ont beaucoup à perdre mais les lois de l’économie capitaliste - de la concurrence féroce capitalistique vont les menés la sans même qu’ils en aient pleinement conscience. Ils ont déjà testé l’arme nucléaire sur cobayes humains au Japon mais ailleurs - Dans le Pacifique pour vous les français. En Afghanistan et à Gaza pour les USA et Israël.

              2) EXACT - des guerres il y en a constamment sous l’impérialisme décadent - La 3e mondiale s’impose à eux étant donné l’ampleur - plus du tout RÉGIONAL - de la crise mondialisé - globalisé - irrésoluble.

              3) HEUREUX que vous nous repassiez ce vieux disque usé enregistré par Brezinsky et l’autre secrétaire d’État - Triple merde que cette théorie. L’URSS s’est effondré non pas à cause de la course aux armements (le militaire n’est jamais que le reflet de la puissance économique d’un État) mais parce que l’URSS avait terminé économiquement son cycle de reproduction élargie du capitalisme monopoliste d’État... Ce que les USA - plus gros - plus fort industriellement - économiquement (et donc militairement) termine sous vos yeux en ce moment même. Plus gros les USA ont pris 20 ans de plus à boucler la boucle du cycle de reproduction élargie du capital jusqu’à la guerre et l’effondrement.

              4) L’URSS étant une puissance économique de 2 em plan (de la taille du Japon économiquement) s’est effondré sans enclencher une guerre mondiale - les apparatchiks espérant se recycler en hommes d’affaires ce qu’ils ont fait assurément.

              5) OUI vous avez raison les USA pourraient ne pas devoir - pouvoir déclencher une guerre nucléaire s’ils s’éteignent doucement dans un grand craquement monétaire mais je ne le crois pas. L’oligarchie au pouvoir après avoir connu tant de puissance ne s’écartera pas si simplement surtout si elle voit la classe ouvrière s’emparer des leviers de commandes et détruire son système de... Si le grand capital perçoit que ceux qui s’emparent des commandes à l’occasion de ce grand crash mondial sont des perfides qui rétabliront u capitalisme d’État comme en URSS alors oui il n’y aura pas de guerre nucléaire

              Sinon !!!!! 


            • Robert Bibeau Robert Bibeau 18 septembre 2014 14:09

              @TOUS

              Je dois m’excuser auprès des lecteurs

              Le système de mise en page des textes qu’Offre Agoravox est incompatible parait-il avec le browser Explorer. Ceci entraine de grandes difficultés dans le formatage des textes.

              Ceci amène que des têtes de chapitre dans mon texte ne sont pas identifiés. Des paragraphes sont séparés n’importe comment et des textes sont amalgamés qui ne devraient pas l’être.

              Tout ceci prouve bien que la mise en page d’un texte est un facteur important de lisibilité et de compréhension d’une locution.

              Je vous demande de pardonner cette difficulté que nous tenterons de corriger.

              Robert Bibeau


              • marauder 20 septembre 2014 07:09

                C’est embetant de vouloir changer le monde et d’avoir comme OS un windows :)

                J’dis ca j’dis rien, mais ca serait bien d’appliquer ses politiques avant de vouloir les diffusers pour les autres ;)


              • politzer politzer 18 septembre 2014 15:47

                bonjour


                dire que ;«  L’État providence ne fut qu’un intermède cadeau des néo-colonies surexploitées » est totalement faux ! ca sent son gauchiste qui parle économie mais pense morale ! il lui suffit de lire le regretté Daniel Lefeuvre pour lui apprendre que les colonies ont coûté aux Français , au budget donc aux travailleurs. C est si évident que De Gaulle les a larguées sans état d âme parce que ça devenait insupportable financièrement ! Même si les colonies ont enrichi des sociétés privées capitalistes . C est le travail des ouvriers français et la conjoncture ( la période d expansion du capital ) qui ont fait les « 30 glorieuses » ! Gentil dogmato va !

                • Robert Bibeau Robert Bibeau 18 septembre 2014 20:21

                  @ Politzer

                  Bonjour monsieur - merci de me donner l’occasion de donner cette explication.

                  Évidemment que les COLONIES n’ont pas coûter à la « mère patrie » Ce serait bien le restant comme au dit au Québec si c’était le spoliateur qui se faisait voler-piller-arnaquer.

                  Faudra m’expliquer comment vos sources arrivent à un tel calcul-résultat ? Quelles sont les variables manipulées - escomptées - quantifiées pour tromper ainsi la réalité.

                  OUI DE Gaulle a cesser les guerres coloniales et offert à chaque région d’Afrique l’opportunité de se déclarer NÉO-COLONIE INDÉPENDANTE. La France retardait sur l’ensemble des pays impérialistes mondiaux à cette époque.

                  Les USA avait indiqué la nouvelle façon d’opprimer et d’exploiter d’anciennes colonies sans occupation autant que faire se pouvait - Une base militaire (un BIMA à la française) dans la zone et les rois nègres pour gérer la sortie des richesses sans encombre avec trône à la Bokassa - limousine de services et comptes de banque en Suisse. généreuse prébendes offert ar les nouveaux conseillers métropolitains déguisée en hommes d’affaires. Même que le FRANC CFA a sa banque à Paris.

                  Bien entendu que ce sont les ouvriers qui créent toute la richesse. Mais ce ne sont pas les ouvriers qui distribuent - répartissent la richesse qu’ils ont créés. À Grenelle le patronat pour asseoir la classe ouvrière et leurs turbulents enfants ont consenti d céder un peu de plus-value qui dont est parti en salaire et bénéfices marginaux - sachant pertinemment que les hausses de productivités (ouvrières bien entendu) allaient vite compenser ce manque à gagner capitalistique.

                  Je serais plus prudent à votre place avant de traiter les gens de DOGMATO.

                  Avez-vous des chiffres à aligner SVP ?

                   

                   


                • marauder 18 septembre 2014 19:33

                  je trouve que ton sac est grand, les altermondialistes ne sont pas au ps, ils sont meme souvent nul part si on regarde sur le seul critère de la représentation politique utilisable via l’election.

                  Ceux dont tu parles sont les opportunistes, rien d’autre. Ceux-la sont un peu partout. Les plus complexés ou sournois sont au ps, voire au front de gauche, les décomplexés sont a l’ump, les plus idiots (ou les plus intelligents, parfois) au FN, ils sont tous un peu roquets.

                  L’État, hier encore juste et équitable

                  Tu rigolais ?

                  L’état a toujours été sous la coupe de ces bourgeois que tu dénonces, sauf que ces bourgeois étaient installés depuis longtemps, et faisait ca différement, question de génération et d’experience familliale dans le milieu...

                  Les classes évoluent dans la forme, mais restent fondamentalement les memes dans le fond.


                  • Robert Bibeau Robert Bibeau 18 septembre 2014 20:45

                    @ Marauder

                    Tu dois apprendre à lire au figuré - cyniquement - Bien entendu que je ne pense pas que l’État fut un jour juste et équitable. Je mets ces mots dans la bouche des BOBOS altermondialistes - PS - PCF - éco-socialistes - opportunistes de tout acabit et je leur fait remarquer que même cette fausse apparence est aujourd’hui obsolète. L’État des riches ne fait plus dans la dentèle

                    A grande crise les grands moyens et c’est cela que la petit bourgeoisie ne comprend pas - Ils ont bien fait leur travail de sape pourtant - dans les syndicats et partout. Pourquoi passent-ils à la casserole comme je l’ai prédit il y a 3-5 ans environ

                    Voilà c’est arrivé. Le capital sauve sa peau et il n’a plus de surplus - d’aumône à sacrifier. Alors le bobos altermondialiste (je me christ des élections comprends le - à bas les élections) il s’accroche et il pleure et il proteste et il menace comme Naomi Klein de se fâcher

                    Mon prochain édito te donnera l’heure juste sur les écologiste - verts - altermondialistes- environnementalistes et consorts.

                     


                  • marauder 19 septembre 2014 07:22

                    C’est ce que je pensais, mais c’est pas évident.

                    je conseille franchement d’éviter des éléments de langages, les sous-entendu, ou se faire passer pour un gars de l’opposition sans avoir préalablement parfaitement bien géré sa phrase. Le second degré est beaucoup trop a double tranchant de nos jours, tout va trop vite ...


                  • epicure 20 septembre 2014 18:14

                    Dans l’avènement du néolibéralisme il y avait une volonté politique :
                    le changement du système monétaire c’est pas sorti de la cuisse de jupiter par hasard.
                    pinochet appliquant la pensée de l’école de chicago, c’est pas tombé du ciel.
                    reagan, thatcher, ils ne se sont pas réveillés un matin avec les mêmes idées de dérégulation et privatisation.

                    Une volonté économique qui s’est transformée en volonté politique.

                    Si les impôts des plus riches ont drastiquement baissé, cela ne s’est pas fait par l’opération du saint esprit.
                    Quand certains crient au scandale au sujet des 75% de hollande, ils oublient que pendant les 30 glorieuses, au USA les tranches les plus hautes étaient taxées à plus de 80 ou 90%.

                    L’état providence c’est le fruit de combats sociaux, de pressions politiques, certaines mesures gagnées par la gauche, d’autres mises en place par des gens de droite pour éviter de favoriser une révolution socialiste ( comme bismark ).

                    Et il s’est surtout développé après la crise de 1929, et la guerre.
                    A cette époque il s’est trouvé des gouvernements dans les divers pays qui ont décidé de limiter le pouvoir de nuisance du capitalisme sans limite,dont bien sûr ceux de gauche.
                    Il s’en est suivit donc une période où l’état limitait le pouvoir de la finance pour éviter le retour d’une crise du type de 1929 et toutes les déstabilisations qui ont suivit.
                    EN plus avec la guerre froide, il y a eu aussi des concessions pour rendre l’occident capitaliste acceptable pour les travailleurs.

                    Tous ces facteurs conjugués ont favorisé l’émergence de la classe moyenne, ce qui favorisé la société de consommation.
                    Pendant ce temps contrairement à avant 1929, la rente était beaucoup moins rentable que le travail rémunéré.
                    Mais comme apparemment les gens ont une mémoire d’huitre, on a sorti la dérèglementation, la libéralisation de l’économie comme le summum de l’émancipation de l’humanité chez les libéraux, pour le plus grand bonheur des grands capitalistes, qui se voyaient contraints par des états régulateurs et providentiels vis à vis du reste de la population.

                    Donc depuis la fin des années 60, les néolibéraux ont décidés de remettre l’état de l’autre côté de la balance , où il était avant la seconde guerre mondiale : non plus en contre poids de la toute puissance capitaliste, mais pour faire pencher le système uniquement en faveur du capital et de la rente.

                    L’état est un outil, il ne peut faire que ce que la main qui l’utilise décide.

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