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La mondialisation, une expérience prématurée

L’humanité, dans ses profondeurs, ressent la mondialisation comme un retour à une unité perdue, dont il ne lui reste qu’une vague et persistante aspiration.
Dans le passé, et jusqu’à présent, cette aspiration n’est restée qu’à l’état embryonnaire et ne s’est traduite que par les vaines tentatives hégémoniques des puissances dominantes.
L’excès de vitalité d’un pays ou la nécessité imposée par des conditions extérieures particulièrement défavorables, se sont traduites par l’envahissement/asservissement d’un autre pays, pour régler ses propres problèmes, pour devenir encore plus fort afin d’étendre toujours plus sa domination sur la terre, dans l’espace et dans le temps, dans un souci d’auto-protection.
 
Ainsi, la colonisation est un essai avorté de mondialisation, irrémédiablement vouée à l’échec (et entraînant de redoutables retours de bâton) car ses buts, aussi bien que ses méthodes, ne suivent pas les saines et inexorables lois universelles.
 
Il semble, en effet, que l’ordre universel n’accepte pas le « 2 poids, 2 mesures » si cher aux hommes enténébrés, ni le fait que certains devraient vivre indéfiniment aux dépens des autres. L’irréversible évolution humaine ne peut restée bloquée ni entravée au-delà d’une certaine limite. Un jour ou l’autre, les puissances dominantes l’apprennent à leur dépens.
 
L’analogie entre le corps humain et la Terre, considérée en tant qu’unité, est flagrante. 
Chaque pays étant assimilé à un organe et les échanges au sang nourricier.
La première erreur, erreur persistante et malsaine, considère que les organes n’ont pas la même importance. Il y a les organes « vitaux » et les autres, dont on peut se passer. C’est oublier que l’harmonie de l’ensemble dépend de chacun d’entre eux et que chacun d’entre eux doit remplir ses fonctions avec efficacité, selon ses propres caractéristiques, pour l’harmonie de l’ensemble.
Le cœur, si « vital » n’est qu’une pompe, que le plus petit caillot charrié par le sang peut arrêter. Il en va de même pour le cerveau, censé être le siège de l’intelligence…. Une grande quantité d’alcool, charriée par le sang, fait rapidement perdre ses facultés au plus grand génie. Un sang empoisonné apporte rapidement la mort.
 
Il est clair que, dans la hiérarchie de l’ensemble, c’est le sang le plus important. Pour la terre, ce sont les échanges : leur quantité, leur qualité animent les différents pays, les nourrissent ou au contraire les étouffent et les empoisonnent.
 
Le fonctionnement d’un organe trop irrigué outrepasse le rôle qui lui est assigné. De même un organe débile ne remplit pas correctement le rôle qui lui est échu.
 
Imagine-t-on le sang, se détournant d’un organe qui ne lui plairait pas pour apporter ses richesses à un autre qu’il préfère, réservant ses poisons à un troisième. Cette idée, parfaitement risible, est pourtant le reflet exact de ce qui se passe sur la Terre.
 
Fort heureusement pour le corps humain, le sang, de même que le cerveau ou le cœur, ou tout autre organe, agit dans l’impersonnalité la plus totale pour l’harmonie de l’ensemble.
 
Le malheur de notre civilisation encore embryonnaire et balbutiante, qui sait produire en masse des choses parfaitement inutiles et même nuisibles, mais ne sait pas distribuer les choses essentielles au bon fonctionnement de chacun, c’est-à-dire –in fine- de l‘ensemble, est qu’elle persiste à cataloguer les uns et les autres comme étant inférieur ou supérieur, bon ou mauvais (le bon et le supérieur étant toujours déterminés par le plus fort puisque c’est lui qui dicte -temporairement- sa loi).
 
La vraie mondialisation, qui se traduira par de riches échanges entre pays, (chacun gardant ses caractéristiques propres, après gommage de ses propres faiblesses et outrances) est un processus naturel et irréversible vers lequel le monde s’achemine doucement. 
 
Pour en hâter l’avènement, la voie du juste milieu est la plus haute. C’est la Voie Royale. C’est la plus efficace…… mais la moins glorieuse, donc la plus difficile à une humanité avide de victoires personnelles et d’écrasement de ceux qu’elle considère, à tort, comme ses ennemis au lieu de partenaires nécessaires à sa propre survie.
 
Le processus implique également un rapport au temps que, dans leur naïve et juvénile impatience, les puissances dominantes n’ont jamais compris.
 
 
 
 

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4 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 13 septembre 2010 11:09

    À l’auteur
    "La vraie mondialisation, qui se traduira par de riches échanges entre pays, (chacun gardant ses caractéristiques propres, après gommage de ses propres faiblesses et outrances) est un processus naturel et irréversible vers lequel le monde s’achemine doucement.
    Pour en hâter l’avènement, la voie du juste milieu est la plus haute. C’est la Voie Royale. C’est la plus efficace…… mais la moins glorieuse, donc la plus difficile à une humanité avide de victoires personnelles et d’écrasement de ceux qu’elle considère, à tort, comme ses ennemis au lieu de partenaires nécessaires à sa propre survie.
    Le processus implique également un rapport au temps que, dans leur naïve et juvénile impatience, les puissances dominantes n’ont jamais compris".

    Ne pourriez-vous développer ?

    • JL JL 13 septembre 2010 11:18

      Décidément, on publie n’importe quoi dans cette rubrique « économie » ! smiley


      • jef88 jef88 13 septembre 2010 11:52

        Actuellement le sang quitte certains organes sains et va les faire dégénérer.....
        VIVE la mondialisation !


        • idrinatep 15 septembre 2010 13:42

           

          Á Monsieur Jean Pierre Llabrés

           

           

          Si de solides freins ne s’étaient pas opposés à la mondialisation, elle serait déjà effective et le monde serait totalement et tristement uniformisé. Dans le passé, les tentatives de mondialisation les plus réussies ont su intégrer, sans les détruire complètement, les us et coutumes des peuples conquis. (par exemple, les fêtes religieuses chrétiennes ont été fixées à des dates venant en recouvrement d’anciennes fêtes païennes).

           

          Le désir de mondialisation qui ne serait que le désir égoïste d’une puissance hégémonique imposant brutalement ses us et coutumes au reste du monde fait fi des périodes d’adaptation nécessaires au processus. C’est cette impatience qui est la cause de leur impuissance à réaliser leur désir.

           

          Cependant, ces « coups de boutoir » ne sont pas inutiles…… Ils préparent la voie.  La mondialisation est comme une énorme porte qu’il faudra bien un jour ou l’autre enfoncer !! Chaque tentative apporte des ferments nouveaux aux peuples (que ce soit des modes de pensées ou des techniques) qui les rapprochent peu à peu insensiblement.

           

          C’est ainsi qu’un nouveau mode de pensées peut aider à gommer des excès ou des faiblesses. Il est comique par ailleurs de constater que le Conquérant n’a en général pas la finesse de comprendre qu’il y a toujours un lien subtil reliant le dominant et le dominé. C’est ainsi qu’il est lui-même transformé, d’une manière qu’il n’avait pas prévue. Son propre peuple prenant à son compte ce qui lui convient dans les modes de pensées ou techniques des pays « soumis ».

           

          Adaptation ne veut pas dire enfermement . Chacun prend ce qui lui convient dans ce qui est nouveau et l’intègre, plus ou moins, aux us et coutumes de son propre pays selon son propre tempérament.

           

          Dans ce sens, la mondialisation n’est pas triste uniformité mais riche diversité. Que penser d’un monde où l’humanité entière aurait le même régime alimentaire avec seulement quelques plats de base….  Par contre, chaque peuple peut profiter des techniques importées pour faciliter la préparation des plats nationaux !!!

           

          Il devrait en aller de même pour la culture….

           

          La mondialisation serait actuellement prématurée car les peuples ont des modes de vie trop éloignés, voire antagonistes.

           

          Cordialement.

           

           

           

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