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La monnaie citoyenne

Les accusations récurrentes contre le monde de la finance, ses désordres systémiques, sa propension à précipiter restructurations, délocalisations, expulsions de propriétés privées, et le fait qu’il accroisse dangeureusement les différences sociales, et sans aucun doute accuser le soldat alors que c’est le général qu’il faudrait mettre au pied du mur, à savoir les faux-monnayeurs que sont les banques. Après une synthèse des aberrations de nos systèmes monétaires, l’auteur propose une alternative intègre et originale afin de rendre sa noblesse à la notion d’égalité de droit.

Critique du milieu bancaire

Imaginez une économie où deux sphères se cotoient, une sphère monétaire et une sphère productive.
Où la sphère monétaire produit la monnaie et la sphère productive les produits.
Où, pour avoir des billets en poche, il va falloir s’endetter.
Où, pour conserver cette même valeur de monnaie en poche d’années en années, il va falloir vous endetter de plus de plus, vous, ou vos partenaires économiques.
Où, si la sphère productive décide de se désendetter complètement, il ne lui restera plus qu’à céder à la sphère monétaire, les clés de ses entreprises, ses biens publics et privées.

Un vrai cauchemar, n’est-ce pas ? Vous y êtes... vous vivez dans ce cauchemar.

Reprenons.

La zone euro a décidé de léguer via le traité de Maastricht, article 104, l’ensemble de la création monétaire aux banques, puisque Etats et BCE
(la BCE est un cas à part, puisque vous n’aurez jamais entre vos mains l’argent qu’elle met sur le marché strictement interbancaire, soit l’agrégat monétaire M0) sont exclus de ce process.

La seule voie par laquelle une banque vous crédite un compte, c’est par le crédit. Eh oui, les crédits font les dépôts, et non l’inverse.
Lorsqu’une banque crédite votre compte par jeu d’écriture (création monétaire ex-nihilo, dans le respect du ratio Cooke et désormais ration Mac Donough), de toute évidence, elle vous réclamera également un intérêt (source Money as Debt).

Comme elle n’aura pas mise en circulation la monnaie correspondant à ces intérêts, vous aurez beau augmenter vos prix, réemprunter, vous êtes acculés globalement à l’insolvabilité. La seule grâce que l’on vous autorise, c’est d’endetter vos partenaires économiques.
Donc, pour que le système tienne, il faut toujours plus de partenaires économiques : c’est le vecteur essentiel de la mondialisation, création monétaire tel qu’on la connaît et globalisation étant des impérialismes.

Mais comment justifier le fait que la souveraineté, ici monétaire, soit dans des mains privées ?
Tout de suite, on nous arrête, un Etat abuse de la planche à billets, synonyme d’inflation. Soit, après tout, cette critique a été souvent vérifiée, mais pas toujours.
Apparemment, la BCE n’a pas trouvé mieux.
Où les banques privées se rémunèrent à plus de 5 % en moyenne sur un montant d’emprunts de 9 782,4 milliards d’euros au 31 juillet 2007, soit une estimation de 489,12 milliards d’euros de revenus bruts annuels, alors que les Européens ont moins d’argent en poche (et en dépôt) que ce qu’on leur a prêté, soit M3=8274,0 milliards d’euros.

source : https://stats.ecb.europa.eu/stats/download/bsi_tab02_03/bsi_tab02_03/bsi_tab02_03.pdf


Bref, puisqu’elles ont la souveraineté monétaire, voilà l’impôt privé le plus scandaleux, où la position dominante des opérateurs de téléphonie mobile, de services des eaux, etc., est risible, excusez-moi du peu.

Bref, si tout les détenteurs d’euros décidaient d’en finir avec l’euro en remboursant toutes leurs dettes avec ce qu’ils ont par voie de conséquence en dépôts, ils seraient toujours endettés de 1 508,4 milliards d’euros.
Bref, aucun discours sur la dette, publique par exemple, ne tient.

Alors, si la souveraineté est ainsi dévoyée (et ce depuis si longtemps, en France depuis l’invention de la Banque de France, organisme privée sous Napoléon), en tant qu’individu et citoyen, comment accepter une telle fraude ? Laquelle ?
Celle-ci :
Les banques prêtent jusqu’à 12 fois plus que ce qu’elles possèdent en fonds propres (en vertu des ratios cités plus haut).
Bref, elles s’enrichissent 12 fois plus vite que ne vous le permet un plan d’épargne, la bourse (6 % en moyenne), l’immobilier, etc.
Leurs pouvoirs de créer de la monnaie ex-nihilo et de la prêter ira financer les fonds d’investissements, tels les LBO, qui vont restructurer, "down-sizer" ou délocaliser l’entreprise dans laquelle vous ou vos proches exercent leurs métiers.

La proposition monétaire

Devant un tel scandale, quelle proposition apporter ?

Après mûre réflexion, la seule monnaie qui est de la Valeur, est celle-ci, l’étalon-propriété à réserve intégrale.

Kezako ?

Imaginons une monnaie nommée le $chmurtz, où
1 $chmurtz = 1 €uro

Vous possédez un bien pérenne, tel une maison, une entreprise, un terrain, etc.
Sa valeur est estimée à 10 000 €uros, soit 10 000 $chmurtz

Dès lors, si vous avez l’acte (notarié par exemple), ou, se basant sur le marché, qui stipule que votre bien vaut une telle somme, le compte afférant est crédité d’autant, cette somme matérialisant (ou plus exactement monétisant) votre bien.
C’est un peu comme si tout un chacun pouvait détenir des actions sur ce qu’il possède comme biens durables, mais contrairement aux actions, la valeur de
chaque $chmurtz est constante, c’est le nombre qui change en fonction du marché. Et ce titre de propriété est utilisable comme une monnaie.

Par contre, contrairement à une banque qui monétise jusqu’à 12 fois ses fonds propres, soit un cas typique de réserve divisionnaire qui constitue une fraude,
ce système doit strictement respecter le principe légitime qu’est la réserve intégrale : un bien pérenne, autant de valeur en compte.

Dès lors, si plusieurs individus opèrent de la sorte en monnaie fongible (chacun émet sa monnaie, mais le symbole monétaire reste le même), tout un chacun peut prêter de la valeur (avec intérêts perçus s’il le désire), afin de permettre à autrui d’investir d’autant, et de créer de la valeur, ce qui lui permettra à son tour d’être un créancier.

Bref, au lieu de tirer toutes les ficelles dans une mégalopole financière, qui concentre les richesses en endettant toujours plus le bout et le milieu de la chaîne alimentaire (puisqu’aujourd’hui faire crédit est inexorablement synonyme de faire main basse sur les biens de l’endetté, au mieux sur ses partenaires économiques) cela permet de rendre à l’individu créateur de richesses le fruit de son travail, et non plus de s’enrichir sur son dos comme c’est le cas actuellement.

Conséquences
Bref, par rapport à tous les systèmes d’émission monétaire connus, l’émission monétaire n’est plus centralisée, mais individuée (tel un réseau peer to peer, même si créditer un compte doit passer par un organisme certifié, afin d’éviter les fraudes, toujours les fraudes, encore les fraudes).

Un tel système monétaire ne s’occuperait plus d’inflation ni de masse monétaire :

  • Plus de masse monétaire parce que celle-ci varierait en fonction de la création de valeur de par le travail (et le taux de monétisation des actifs par les individus), donc une société peut être croissante, décroissante ou stagnante, cela n’est plus un facteur de crise, comme se serait le cas actuellement.
  • Ni d’inflation car l’inflation est la réponse de la sphère productive au coût de l’argent (les intérêts). Sachez que l’intérêt (essentiellement bancaire) pèse 40 % d’un produit hors-taxe (source Margritt Kennedy, étude corroborée par Ralf Becker p. 59 les 10 plus gros mensonges sur l’économie, http://www.10mensonges.org/). Plus d’horreur tel l’indice NAIRU.

Bref, si une banque se rémunère au prétexte de prendres des risques, il est évident qu’elle entretient savamment ce risque à son profit.

Un tel système sécuriserait les entrepreneurs, puisqu’ils trouveraient dans leur propre entreprise les fonds pour investir, les rendraient au moins pour un ratio de 1:1 (capital physique : capital monétaire) indépendant des financiers aux dents longues, menés à la baguette en seconde ligne par les banques.

Prenons un exemple :

Des parents possèdent une maison d’habitation. Ils souhaitent faire construire une maison de même valeur à leur enfant.

Tout l’argent de l’habitation parentale peut être mobilisé pour financer la construction de l’habitation de l’enfant.

Au final, nous avons la première maison qui ne vaut rien car toute la valeur est partie pour les travaux, la seconde maison qui vaut toute sa valeur car l’enfant est passé par un notaire (et un banquier converti) afin de créditer son compte.

Les parents désirent récupérer le crédit à taux zéro qu’ils avaient effectué, il y a donc dans la famille deux maisons qui n’en valent qu’une (celle des parents), mais nous avons bien l’usage de deux maisons, plus la création monétaire de la valeur d’une.

Il en irait de même s’ils l’acquièrent auprès d’un promoteur immobilier. Ou lors de la cession d’une entreprise, d’un terrain, bref, d’une propriété privée (ou publique).


Conclusion

Appliquez ce concept à un Etat ou à un pays pauvre, et vous comprendrez que ce système est la panacée, autrement plus que le micro-crédit (qui enrichit essentiellement ses promoteurs), afin de rétablir l’égalité d’accès à la richesse entre les individus, d’abolir la fraude qu’est la réserve fractionnaire, et sous ce vernis, de rétablir l’égalité de droit possible à l’heure d’internet.

Référence sur la création monétaire :

http://www.chomage-et-monnaie.org/

Video en anglais sur notre monnaie-crédit :

http://video.google.fr/videoplay?docid=-9050474362583451279

Site de critique du système bancaire par des alter-mondialistes :

http://www.fauxmonnayeurs.org/

Discussion avec des libéraux ayant amené l’auteur à cette réflexion :

http://www.liberaux.org/index.php?showtopic=31040

Documents joints à cet article

La monnaie citoyenne

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36 réactions à cet article    


  • Forest Ent Forest Ent 11 septembre 2007 12:15

    Bof. Ca ne résoud rien. Qui gérerait cette monnaie ? Qu’est-ce qui prouve que le gestionnaire n’en créerait pas un peu trop ? Qui surveillerait ? Comment évalue-t-on la valeur d’un bien, surtout si le bien est la propriété d’une entreprise ? Toutes les questions restent ouvertes.

    Cet article dit au fond que les ratios prudentiels devraient être abaissés. Ils devraient déjà être respectés.

    Le privilège des banques n’est pas la création de monnaie seule, car si les ratios prudentiels étaient respectés ça ne leur rapporterait rien en régime permanent. Leur privilège est d’établir elles-même la base d’évaluation à partir de laquelle elles vont appliquer ces ratios.

    Ce qui me semble personnellement choquant, c’est que les banques finissent par se retrouver actionnaires et administrateurs des entreprises auxquelles elles prêtent des sous. Il y a là un conflit d’intérêt majeur.


    • Gandalf Tzecoatl 11 septembre 2007 12:27

      @Forest Ent :

      Globalement, tu rentres dans les questions pratiques, et celles-ci, si elles sont bien conduites, pourraient amener à la réussite d’un tel paradigme. Je peux t’apporter quelques débuts de réponse. Les voici donc :

      « Qui gérerait cette monnaie ? » : ce que l’on pourrait appeler un institut d’émission monétaire, privée ou public. Les banques, si elles jouaient le jeu (hum hum), pourraient être de la partie. Un site Internet pourrait également jouer ce rôle.

      Qu’est-ce qui prouve que le gestionnaire n’en créerait pas un peu trop ? Qui surveillerait ? Comment évalue-t-on la valeur d’un bien, surtout si le bien est la propriété d’une entreprise ? Je réponds globalement. Je pense que le marché a fait ses preuves en partie (même si les plafonds de prix étatiques sont également pertinents pour tel ou tel domaine) pour l’estimation d’un bien. La valeur du compte afférent d’un bien serait réévalué quand celui-ci serait vendu, ou s’il subit des investissements, des amortissements, etc.

      Si vous vendez une maison au même prix que vous l’avez acheté, mais si vous avez dépouillé son compte de tout ses titres entre-temps, elle ne vaut rien, vous la donnez.


    • Forest Ent Forest Ent 11 septembre 2007 14:22

      Ben non, c’est pas des détails pratiques. Ce que vous décrivez s’appelle ni plus ni moins une monnaie et une banque avec un ratio prudentiel 1. Ca ne change rien.

      Le problème, c’est : comment on évalue les actifs !


    • Gandalf Tzecoatl 11 septembre 2007 14:44

      @Forest Ent

      Ok, on est d’accord sur ce que l’on appelle la réserve intégrale.

      Comment s’évalue un bien aujourd’hui ? Via le marché encadré par la loi.

      A priori, techniquement, il pourrait en être de même dans cette proposition.

      Comment une entreprise est évaluée dans son bilan aujourd’hui ? Par des comptables et experts-comptables. Même si l’on connait les scandales mixtes à des cabinets d’audit véreux et des entreprises peu scrupuleuses (Enron), je conçois difficilement comment on pourrait se passer de leurs « bons et loyaux » services.


    • Forest Ent Forest Ent 11 septembre 2007 18:47

      « Comment une entreprise est évaluée dans son bilan aujourd’hui ? Par des comptables et experts-comptables. »

      Non, elle est évaluée par le marché, par exemple des actions, avec l’aide éventuelle d’éléments comptables, parmi d’autres éléments. Or le marché autojustifie ses évaluations. C’est tout le problème des bulles.

      Combien vaut une villa à Los Angeles ? Les 400,000$ qu’elle a été payée il y a 5 ans, ou bien les 900,000$ auxquels elle est estimée aujourd’hui ? C’est une question à 10,000 milliards $.


    • Gandalf Tzecoatl 11 septembre 2007 23:48

      @Forest Ent :

      Tu tapes dans le 1000. Je n’ai pas transigé entre l’évaluation lors d’une transaction ferme et l’évaluation lors d’une estimation. Normalement, un bien ne vaut son prix que lors d’une transaction, mais c’est la théorie.

      Ensuite, les considérations pratiques sont à mettre en confrontation avec le champ d’expérimentation et les orientations politiques souhaitées. Par exemple, j’ai à l’esprit que ma proposition pourrait être limitée aux petites entreprises, celles de moins de 50 salariés (malgré les distorsions de concurrence inhérentes).

      Quoiqu’il en soit, on entrevoit bien que c’est un formidable levier de financement pour les entrepreneurs, avec des conséquences plus que positives pour l’emploi, à l’abri des aléas erratiques et aberrants du monde de la finance, tout cela et j’insiste dans un cadre que j’estime légitime. C’est également un formidable levier d’accession à la propriété.


    • Gandalf Tzecoatl 12 septembre 2007 01:26

      On pourrait également entrevoir la réestimation de biens tout les 5/10 ans, afin de limiter la spéculation. Et oui, des personnes qui verraient leur bien trop déprécié avec le temps seraient tenté de le vendre. D’autre part, une réestimation trop réactualisée intégrerait le phénomène de bulles. Comme souvent, il y a un juste milieu à trouver.


    • Gandalf Tzecoatl 11 septembre 2007 12:17

      Notez même que la FED ne controle plus la masse monétaire (indispensable d’après les monétaristes afin de maitriser l’inflation) en dollars : "La fin du controle du crédit par les banques centrales.

      L’existence de ces véhicules qui permettent de sortir les crédits concédés par les banques de leurs livres de comptes vide de son sens l’un des rôles dévolus aux banques centrales qui consiste à limiter, via le mécanisme de la réserve fractionnaire, la quantité d’argent injectée sur le marché.

      Les réglementattions en vigueur imposent que les banques conservent en réserve un pourcentage - 10% aux USA - des sommes qu’elles prêtent.

      Dès lors qu’une fois les prêts effectués, ils sont passés hors bilan, ce mécanisme de contrôle perd toute pertinence.

      Et la création monétaire est sans limite."

      source : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1216

      Pour compléter mon article, vous devez entrevoir qu’un tel paradigme permettrait de financer très facilement les besoins, et permettrait à priori de faire du chômage de l’histoire ancienne.

      Si les conséquences d’un paradigme non expérimenté sont faciles à tirer, et si l’on refuse indéfiniment de rendre au terme souveraineté son sens, il me semble que partager le privilège de création monétaire à tout les individus est juste et équitable, là où presque la moitié de la valeur d’un produit hors-taxe s’enfuit dans la sphère financière comme aujourd’hui.

      Sphère financière qui croules sous les devises et ne savant pas quoi en faire, d’après cette source : http://www.mouvements.info/spip.php?article141

      Mon papier s’attelle donc à attaquer aux soubassements d’un système inique, en se basant sur l’égalité entre individus.


      • Nemo 11 septembre 2007 13:50

        @ l’auteur,

        Désolé de démolir en quelques phrases cette idée « géniale », mais votre système ne tient pas, car il repose sur un postulat instable :

        "Vous possédez un bien pérenne, tel une maison, une entreprise, un terrain, etc. Sa valeur est estimée à 10 000 €uros, soit 10 000 $chmurtz

        Dès lors, si vous avez l’acte (notarié par exemple), ou, se basant sur le marché, qui stipule que votre bien vaut une telle somme, le compte afférant est crédité d’autant, cette somme matérialisant (ou plus exactement monétisant) votre bien."

        Si je résume bien, votre postulat est de conserver une valeur de 1:1 entre les biens et la monnaie en circulation.

        La faille se situe dans l’estimation de la valeur des biens. Tout votre raisonnement est construit sur une stabilité dans le temps de cette estimation.

        Pour reprendre votre exemple : un couple possède une maison et réccupère sa contre-valeur échangeable (vos $chmurtz), à savoir 10.000 $chmurtz.

        Imaginons que pour une raison ou pour une autre (trop de constructions, sécheresse dans la région, baisse du niveau des services publics, ou n’importe quelle autre raison) l’équilibre entre l’offre et la demande de maisons soit affecté dans la région où vit ce couple. Pour une raison ou pour une autre, il y a plus de personnes qui partent que de personnes qui s’installent.

        La valeur - du point de vue du marché - de la maison baisse. Or, c’est cette valeur de marché qui selon vous fixe la valeur de la maison, et qui est à l’origine de la mise en circulation des $chmurtz.

        Le résultat est que le nombre de $chmurtz en circulation est supérieur à la valeur des biens qui ont été à l’origine de leur mise en circulation.

        Votre ratio 1:1 est brisé.

        Considérez-vous, dans votre beau modèle, que l’or soit un bien au même titre qu’une maison ? Si oui, alors vous ne faites que réinventer la poudre, à savoir le système de l’étalon-or, sur un autre étalonnage.

        Cela ne servirait à rien, cela aboutirait au même résultat. Mais après tout, libre à vous de retourner à l’âge de pierre, faire un peu de troc entre vos peaux de mouton et de la farine de seigle. Vous aurez tout le loisir de refaire en accéléré l’Histoire de l’évolution économique pour devenir, à votre tour, un méchant requin de la finance qui ne pense qu’à down-sizer toutes les pauvres petites PME innocentes qu’il rencontre sur son passage...

        Une fois de plus, un article sur un sujet économique, avec un auteur se targant d’être un « expert » en questions économiques (ou tout du moins « diplômé »), et qui méconnait les bases même de ces questions-là.

        Vous devriez relire les livres de J. Généreux, et reprendre à zéro vos fondamentaux...


        • Gandalf Tzecoatl 11 septembre 2007 14:34

          @Nemo : "Le résultat est que le nombre de $chmurtz en circulation est supérieur à la valeur des biens qui ont été à l’origine de leur mise en circulation.

          Votre ratio 1:1 est brisé."

          Non, le ratio 1:1 est brisé peut-être temporairement, mais là où il y avait création monétaire de 10000 $chmurtz lors de la finalisation d’un bien, il doit y avoir destruction monétaire lors de sa dépréciation marchande (lors d’une transaction). Le ratio 1:1 est donc conservé. Si les 10000 $chmurtz ont été dépensés (en consommation), là, l’appel de marge intervient, il y a donc endettement (de par une surévaluation d’actif). Et l’on constate que, en situation de marché, si une région est dépréciée par rapport aux autres, cela attire les investisseurs (constatez le rush del’immobilier dans les régions les plus reculées).

          L’étalon-or a été laissé de côté par deux fois (une fois en 1914 et l’autre en 1971) pour financer des guerres (première guerre mondiale et guerre du Vietnam). Il a effectivement montré des limites en terme de masse monétaire et en terme de concentration (les pays ne possédant pas de mines d’or ou d’argent étaient lésées, d’où l’invention de la réserve fractionnaire en France vers 1850).

          Vous savez sans doute qu’un pays sortant des devises sous l’étalon-or devait également sortir des lingots. Ici, ce n’est pas le cas. La définition de l’étalon n’est pas la même dans les deux cas. Excusez ces subtilités, mais elles sont importantes pour bien objectiver.

          Sachez tout de même que les banques actuelles sont autorisés à utiliser comme « étalon » leurs fonds propres, étalon qu’elles sont autorisées à démultiplier afin de faire crédit.

          Mon papier met donc l’accent sur le fait qu’elles sont privilégiées (et jalouses de ce privilège, même si Forest Ent prétend que cela ne leur rapporte rien) pour la première raison, et qu’elles fraudent pour la seconde raison.

          Et s’il y a beaucoup d’économistes souhaitant revenir à l’étalon-or (notamment les libéraux), je ne suis pas de cela, mais la monnaie-crédit telle qu’on la connait est de mon point de vue le coeur de l’accroissement faramineux des différences sociales auxquelles on assiste, différences sociales que j’explicite par une différence de droit.

          Bref, j’aurai parlé de « droit de monétisation » en place et lieu d’ « étalon-propriété », je suis persuadé que votre commentaire aurait été différent.


        • Nemo 11 septembre 2007 16:03

          Allons plus loin dans votre raisonnement que le bout du nez

          « Si les 10000 $chmurtz ont été dépensés (en consommation), là, l’appel de marge intervient, il y a donc endettement (de par une surévaluation d’actif). »

          C’est pour cela que je dis que vous réinventez la poudre. Vous prétendez préconiser la fin de l’endettement, mais vous ne faites qu’en réécrire les sources.

          Comment se solde la dette ? Votre réponse à ce sujet mérite un peu plus que « la dévaluation d’une région attire les investisseurs ». Outre le fait que cette assertion soit en de maintes occasions fausse (je vous invite à réfléchir à tous les cas possibles où cela n’est pas vérifié), cela ne règle pas en soi le problème.

          Décrivez-nous donc, par le menu, les mécanismes qui permettent de revenir à l’équilibre, et puis n’ommettez pas de nous expliquer comment se passe la rémunération du travail intellectuel, des services, sur quoi sont fondés les transferts numéraires qui y sont corrélés.

          Enfin, je vous ferai remarquer au passage le côté horriblement inégalitaire de votre système où la création monétaire est exclusivement réservée à ceux qui possèdent déjà un capital.

          Lorsque l’on a un emploi en CDI en France, même si on n’a aucun capital, on peut emprunter de l’argent, pour acheter un bien. Dans votre système, que se passerait-il ?


          • Gandalf Tzecoatl 11 septembre 2007 16:53

            Je ne prétends par en finir avec l’endettement avec les casses-cous, les spéculateurs, les inconscients. Comprenez qu’il y a une différence entre s’endetter pour 40 ans pour acquérir une maison principale, et ne rien dépenser pour pouvoir se loger(au lieu qu’une banque hypothèque votre maison par l’emprunt).

            Vous comprendrez que j’estime cela novateur.

            Mais au moins, le paradigme avancé a le mérite de ne pas créer de dettes artificielles là où des entreprises, des états, des ménages ont des gestions saines dans les faits, mais sont inquiétés de part les rouages financiers.

            « Comment se solde la dette ? » Si un individu a dilapidé tout les titres de propriété échangeables de sa seule maison via la consommation, qu’il vend à perte sa maison, là, il est endetté. Il devra tout bonnement s’acquitter de remboursements auprès d’un créancier, comme aujourd’hui.

            D’autant plus que ma proposition permet de monétiser des régions délaissées par des investisseurs (cas de l’Ithaca hours qui est un système monétaire local, mais centralisé), de par la création de valeur locale. Même si elle apporte des plus, ma proposition ne résoud pas complètement ce genre de questions. Et à l’instar d’aujourd’hui, des investissements publiques ou privées permettent de booster des régions en perte de vitesse.

            Il est regrettable que vous deviez vous réfugier dans des cas limites pour inféoder la légitimité de ma proposition.

            La propriété intellectuelle étant sujet à équivoque et différemment appréciée suivant les pays, elle pourrait être prudemment monétisée, mais l’objet de mon article n’est pas de déterminer définitivement ce que l’on appelle propriété.

            « Enfin, je vous ferai remarquer au passage le côté horriblement inégalitaire de votre système où la création monétaire est exclusivement réservée à ceux qui possèdent déjà un capital. » Aux premiers abords, on a l’impression que je double la richesse de ceux qui possèdent. Il n’en est rien. Je leur propose un instrument financier pour valoriser leur propriété, là où ils sont pressurés par les financiers. Ici propriété et finance font cause commune.

            « Lorsque l’on a un emploi en CDI en France, même si on n’a aucun capital, on peut emprunter de l’argent, pour acheter un bien. Dans votre système, que se passerait-il ? » Et bien, on emprunte, et, puisque l’on est propriétaire d’une maison ou d’un appartement, à la fin des travaux, on est crédité sur le compte afférent de la valeur de la maison, et l’on peut donc rembourser quasiment tout son emprunt à la fin des travaux. Au final, vous avez une maison qui ne vaut rien (car votre compte est vide de ses titres de propriété), mais au moins vous avez un toit.

            Magique ? Et bien les banques font de même : elles émettent des emprunts pour leur propre compte, et achètent par exemple des entreprises (dans le cadre de règles prudentielles assez fortes cependant).


          • dperez dperez 11 septembre 2007 16:31

            J’ai lu et relu cet article. J’ai strictement rien compris. Non seulement le vocabulaire est hermétique, mais tout est abstrait. À moins de s’y connaître en finance, on flotte après avoir lu cet article. Regardez-moi ça :

            « Dès lors, si vous avez l’acte (notarié par exemple), ou, se basant sur le marché, qui stipule que votre bien vaut une telle somme, le compte afférant est crédité d’autant, cette somme matérialisant (ou plus exactement monétisant) votre bien ».

             smiley


            • Gandalf Tzecoatl 11 septembre 2007 16:58

              Je comprends que ce soit complexe.

              Je vais faire un parallèle. Prenons un cas réel qui existe. Vous possédez entièrement une entreprise côtée en bourse. Vous possédez également toutes les actions en portefeuille.

              Donc ici, l’entreprise est la propriété, le portefeuille le compte afférant.

              Donc, ma proposition consiste à proposer à tout propriétaire d’un bien péréen un compte (afférant donc ou joint) contenant ces titres de propriété (actions si vous voulez, sauf que le nombre est variable et la valeur constante, ce qui la différencie d’une action), et de les utiliser comme monnaie.


            • dperez dperez 11 septembre 2007 18:26

              Il va falloir que je cherche dans le dictionnaire les termes suivants : actions en portefeuille, compte afférant, bien péréen, compte joint, titres de propriété.


            • romi romi 11 septembre 2007 17:04

              rien compris ! faut prendre quoi pour être sur la même longueur d’onde ?


              • Gandalf Tzecoatl 11 septembre 2007 17:16

                Romi :

                Admettons que tu es un appartement qu’il valle 100 000 euros. Ca signifie que tu es riche de 100 000 euros, on est d’accord.

                Maintenant, tu veux acheter une voiture. Tu n’as pas les moyens, à part le crédit à la consommation à 8%. Comment se fait-il que quelqu’un comme toi riche de 100 000 euros ne puisse pas acheter une voiture qui vaut 5 fois cette valeur. Voilà pourquoi ma proposition vise à donner à ceux qui possèdent les moyens de s’auto-financer. Donc, « dans mon monde », si tu as une maison qui vaut 100 000 euros, tu peux demander de posséder 100 000 schmurtz, dont 20000 iront pour acquérir la voiture nécessaire.

                Par contre, comme tu n’auras plus que 80000 schmurtz, ta maison ne vaudra plus que ce montant là.


              • romi romi 12 septembre 2007 09:59

                ok, mais malheureusement ma maison appartient encore aux banques pour une grande part (et pour longtemps...)

                donc ce système reviendrait à échanger un bien contre un autre (ex : immobilier contre voiture)

                questions :
                - quel intérêt j’aurais à échanger un bien pérène qui a plutôt tendance à prendre de la valeur contre un bien de consommation ?
                - à qui profite le crime ?


              • Gandalf Tzecoatl 12 septembre 2007 10:40

                J’ai voulu prendre un exemple simple.

                Mais il faut bien consommer autant qu’investir.

                Si tu relis l’autre exemple orienté investissement vers la fin de l’article, tu comprendras l’intérêt de ce modèle.

                A qui profite le crime ?

                C’est un modèle qui a pour conséquence de rééquilibrer le rapport de force entre sphère productive et sphère financière. Ca profiterait à l’emploi indéniablement.

                Honnêtement, je ne vois pas de grands gagnants dans un tel paradigme, à part le plus grand nombre.


              • romi romi 12 septembre 2007 13:16

                ok, je comprends mieux le principe

                mais, comme ça a été dit plus haut je crois, ça revient à déplacer le problème : si j’ai un crédit immobilier à 4% et que mon bien vaut déjà quelques $chmurtz, je peux acheter une autre bien (de consomation par exemple)

                ça reviendrait à pouvoir avoir une réserve de crédit à 4% pour n’importe quel achat ? voir à taux 0% si le bien immobilier m’appartient

                sympa, mais je doute que les banques ne mettent pas leur nez là dedans pour rééquilibrer les choses... à leur avantage !

                pour ma part, je serais plutôt à la recherche d’une banque équitable qui ne pille pas ses clients comme le font toutes les banques privées

                ça existe ça ?


              • Gandalf Tzecoatl 13 septembre 2007 00:14

                Evidemment, ma proposition soulèverait une montagne d’intérêts divergents, et n’a quasiment aucune chance de voir le jour, du moins en Europe où le traité de Maastricht stipule que la seule et unique monnaie ayant cours est l’euro, dont l’émission est le seul fait des banques.

                Elle pourrait par contre être expérimentée dans plusieurs états US où la liberté de battre sa propre monnaie existe (il en existe déjà plus d’une dizaine, dont l’Ithaca hours est la plus connue).

                « si j’ai un crédit immobilier à 4% et que mon bien vaut déjà quelques $chmurtz, je peux acheter une autre bien (de consomation par exemple) » Tu fais la soustraction bien - crédit trop vite. Non, tu serais crédité de tout les schmurtz que vaut ta maison. Tu pourrais donc continuer à rembourser au fil de l’eau et consommer ou investir pour le montant de ta baraque, ou le placer ou n’en rien faire.

                « ça reviendrait à pouvoir avoir une réserve de crédit à 4% pour n’importe quel achat ? voir à taux 0% si le bien immobilier m’appartient » Effectivement, ça revient à disposer d’une réserve de crédit à 0%, mais mon propos n’est pas de faire cadeau, mais de bien démontrer que cela me semble légitime, à savoir l’égalité de droit de monétiser un actif pour chaque individu.

                "pour ma part, je serais plutôt à la recherche d’une banque équitable qui ne pille pas ses clients comme le font toutes les banques privées

                ça existe ça ?" Le marché très concurrentiel des banques les obligent à surenchérir pour dégager des plus-values (le nombre d’émetteurs de crédit baisse régulièrement en France). Donc, je doute fort qu’il reste encore de généreux prestataires dans ce secteur, par exemple les banques mutualistes s’étant alignés sur les banques commerciales, au point d’avoir aujourd’hui parfois la patte plus lourde sur les frais.


              • romi romi 14 septembre 2007 16:25

                comme quoi la théorie libérale selon laquelle la concurence provoquerait une amélioration du rapport qualité,service/prix est fausse !!!


              • Gandalf Tzecoatl 17 septembre 2007 11:53

                Le marché permet de satisfaire les quantités, voilà ce qu’il a réellement de supérieur à l’économie communiste.

                Pour le reste effectivement, c’est fort discutable. Evidemment, les libéraux rétorqueront que le marché bancaire français n’est pas libre, car la loi stipule que pour s’établir comme banquier, il faut l’accord d’une commission état-banques (c’est vrai, il faut l’autorisation de ses concurrents pour pouvoir se mettre à les concurrencer, un comble).

                Il n’empêche qu’ils sont fortement cartellisés, et défendent leurs intérêts communément (ex : GIE carte bancaire vs Bruxelles).


              • Nemo 11 septembre 2007 18:34

                Pour résumer, notre auteur ici, nous fait le coup du « credit revolving » ou « recharge de crédit » qui a cours en Angleterre ou aux USA.

                Tu achetes une maison 100.000 euros, 5 ans plus tard, elle en vaut 120.000 euros, tu peux emprunter 20.000 euros, en gageant ton prêt sur l’augmentation de la valeur de ta maison.

                Magnifique ! C’est l’abus de ce type de crédits, corollé à leur titrisation (transformation en papiers que l’on peut négocier - une forme de monnaie plus ou moins liquide) qui a en partie mené à la crise des subprimes.

                Si le marché de l’immobilier baisse, et que la valeur de ta maison retombe à 110.000 euros, le vilain méchant banquier requin de la finance va venir toquer à ta porte pour te demander de lui rembourser fissa les 10.000 euros de différence. On appelle cela un « appel de marge ».

                Ce système s’écroule donc dès que l’on injecte un peu de volatilité dans le modèle (volatilité = tendance d’un prix à varier fortement dans les deux sens sur une période de temps courte). Or, la volatilité est la conséquence, sur les marchés, de l’incertitude et du risque.

                Et notre monde n’est à l’heure actuelle pas un modèle de certitudes...

                « Il est regrettable que vous deviez vous réfugier dans des cas limites pour inféoder la légitimité de ma proposition ».

                A ce que je sache, le travail tertiaire est majoritaire dans notre pays, ainsi que dans la plus grande part des pays industrialisés. Il ne s’agit pas d’un cas « limite » bien au contraire. Le travail intellectuel est un élément majeur de l’activité économique, et pas seulement dans le secteur privé.

                A moins que vous ne considériez que les enseignants - pour ne prendre qu’eux - sont des cas « limites ». Déjà que des vilains méchants libéraux de tout poils veulent leur faire la peau, il ne manquerait plus que l’altermondialisme ne leur tombe dessus...

                Que l’existence de modes d’échanges alternatifs soient nécessaires dans « certaines régions délaissées par les investisseurs », soit. Voilà un vrai « cas limite » : « l’Ithaca hours qui est un système monétaire local, mais centralisé ». Là oui !

                Mais de là à vouloir remplacer le général par le particulier, il y a quand même un monde... Je pense que dans votre réflexion, vous n’êtes pas allé plus loin que « Au final, vous avez une maison qui ne vaut rien (car votre compte est vide de ses titres de propriété), mais au moins vous avez un toit. Magique ».

                Et vous ne vous êtes pas posé la question de savoir jusqu’où allaient les conséquences d’un tel système dans une société globale telle que l’est notre monde d’aujourd’hui. Aveuglé par la cohérence magnifique et implacable de votre cas particulier micro-micro-micro économique, vous êtes passé directement aux méchants banquiers qui vous mangent la laine sur le dos sans passer par l’intermédiaire d’une vraie réflexion sur le financement de l’investissement des entreprises, la valorisation de la recherche, les questions portant sur la défense (à chaque fois qu’un soldat tire une balle, c’est de la destruction monétaire ???), bref, toutes ces questions un peu sensées qu’on est en droit de se poser en face d’une idée aussi « géniale » et « magique ».

                Je noterai au passage votre justification implicite du système actuel, et ce, bien malgré vous :
                - « Si un individu a dilapidé tout les titres de propriété échangeables de sa seule maison via la consommation »
                - « Je ne prétends par en finir avec l’endettement avec les casses-cous, les spéculateurs, les inconscients. »
                - « si tu as une maison qui vaut 100 000 euros, tu peux demander de posséder 100 000 schmurtz, dont 20000 iront pour acquérir la voiture nécessaire. »
                - « Maintenant, tu veux acheter une voiture. Tu n’as pas les moyens, à part le crédit à la consommation à 8% »

                L’achat d’une voiture est l’exemple même du « faux investissement ». C’est un bien à durée de vie moyenne autour de 8-10 ans mais dont la perte de valeur dans les 5 premières années est énorme (aux alentours de 80-90% de la valeur d’achat neuf). C’est donc un gaspillage économique à usage d’affichage de statut social. Il est donc tout à fait normal que le taux d’intérêt pour le financement d’un tel achat soit plus élevé que pour un achat immobilier.

                D’ailleurs, vous le soulignez : « tu n’auras plus que 80000 schmurtz ».

                C’est là où arrive la contradiction totale dans votre raisonnement. « ta maison ne vaudra plus que ce montant là ».

                1) Qui tiendra les comptes entre la maison pavillonnaire identique à celle du voisin, mais dont l’un a acheté une voiture et l’autre pas ? 2) Si l’abruti (et je vous assure que dans notre bas monde, il y en a) qui est prêt à dépenser tout son fric simplement pour en jeter plein la vue aux autres, achete une belle Mercedes 600 Classe S à 100.000 $chmurtz. Sa maison vaut ZERO. Qu’est-ce que cela veut dire ? Que n’importe qui peut se pointer et dire « c’est à moi ! ». « Ca vaut zero, alors je te donne 1 $chmurtz symbolique pour ta baraque, et surtout n’oublie pas de dégager ta femme et tes enfants » ?

                Quand bien même il y aurait des enchères où les intervenants se sépareraient en ayant racheté cette maison à son prix de marché, l’abruti - qui n’en est finalement pas un - se retrouverait avec 100.000 $murtz (le marché a toujours raison), sa bagnole, et pourrait se racheter une autre maison.

                Création monétaire sans fin, décoréllation du monétaire par rapport aux biens, retour à la case départ avec au final la fin de vos éphémères $chmurtz (en Allemagne en 1923, on appelait ca de la monnaie de singe...)

                D’après tous vos posts, il est évident que vous connaissez relativement bien le monde de la finance, même si vous n’avez d’évidence pas les fondamentaux théoriques qui vous permettrait d’en comprendre complètement les mécanismes.

                Pourquoi crachez-vous dans la soupe qui vous (a) nourri(t) ?

                PS pour les personnes peu au fait des notions économiques : la liquidité est la capacité d’une valeur à « éteindre » une dette. L’argent liquide (le cash) « éteint » immédiatement la dette. Une reconnaissance de dette (« je te rembourserai x euros à telle date) »éteint" une dette à une date ultérieure et est donc beaucoup moins liquide que le cash.


                • Gandalf Tzecoatl 12 septembre 2007 01:22

                  @Nemo :

                  « Pour résumer, notre auteur ici, nous fait le coup du »credit revolving« ou »recharge de crédit« qui a cours en Angleterre ou aux USA. » Non Nemo, et encore tu aurais pu t’en sortir correctement en évoquant l’idée de compte hypothécaire. Mais je le dis et je le répète, rien ne justifie qu’une banque ait le privilège d’émission monétaire en s’octroyant ton bien si les choses tournaient mal. Au mieux, tu peux t’octroyer toi-même un compte hypothécaire, tel est approximativement l’objet de ma proposition ici.

                  « Tu achetes une maison 100.000 euros, 5 ans plus tard, elle en vaut 120.000 euros, tu peux emprunter 20.000 euros, en gageant ton prêt sur l’augmentation de la valeur de ta maison. » Il ne s’agit pas d’emprunter, mais de monétiser ton bien à sa juste valeur. Et encore, la valeur d’un bien n’est évalué que lors d’une transaction.

                  « A ce que je sache, le travail tertiaire est majoritaire dans notre pays, ainsi que dans la plus grande part des pays industrialisés. Il ne s’agit pas d’un cas »limite« bien au contraire. Le travail intellectuel est un élément majeur de l’activité économique, et pas seulement dans le secteur privé. » Il y a beaucoup de polémiques autour de la propriété intellectuelle (médicamenteuse, logicielle, évaluation des marques, etc), c’est hors-débat ou au mieux à sa marge. les difficultés sont suffisamment grandes pour comprendre ma proposition que je préfère recentrer la discussion.

                  « Et vous ne vous êtes pas posé la question de savoir jusqu’où allaient les conséquences d’un tel système dans une société globale telle que l’est notre monde d’aujourd’hui. Aveuglé par la cohérence magnifique et implacable de votre cas particulier micro-micro-micro économique, vous êtes passé directement aux méchants banquiers qui vous mangent la laine sur le dos sans passer par l’intermédiaire d’une vraie réflexion sur le financement de l’investissement des entreprises, la valorisation de la recherche, les questions portant sur la défense » Si vous avez lu le fil indiqué en référence avec les libéraux, c’est exactement le contraire. Révolté contre les privilèges des banques (cf mon précédent article), et non convaincu par les autres alternatives (retour à l’étalon-or, créditisme, discours des anti-libéraux), j’ai réussi à me persuader à publier un article sur un système basé sur l’égalité de droit (dont l’honorable conséquence est l’égalité des chances d’accès à la richesse) afin de le confronter à la critique.

                  « à chaque fois qu’un soldat tire une balle, c’est de la destruction monétaire ? ? ? » Non, les biens à la consommation (une balle si vous voulez) sont des biens dont la valeur est appelée à être détruite, cela ne rentre pas dans le cadre de ma proposition.

                  « - »Maintenant, tu veux acheter une voiture. Tu n’as pas les moyens, à part le crédit à la consommation à 8%«  » Tu sais combien rapporte le crédit à la consommation à 15% aux organismes de crédit en marge brute ? ratio Cooke * taux = 12 *15 = 180 % de revenu brut sur fonds propres.

                  « L’achat d’une voiture est l’exemple même du »faux investissement« . C’est un bien à durée de vie moyenne autour de 8-10 ans mais dont la perte de valeur dans les 5 premières années est énorme (aux alentours de 80-90% de la valeur d’achat neuf). C’est donc un gaspillage économique à usage d’affichage de statut social. Il est donc tout à fait normal que le taux d’intérêt pour le financement d’un tel achat soit plus élevé que pour un achat immobilier. » Je répète, les biens à la consommation ne rentre pas dans le cadre de ma proposition, même si on peut ajouter qu’une voiture d’entreprise est un investissement, elle subit un plan d’amortissement sur 5 ans. Donc, la quantité monétaire sera détruite de 20% par an.

                  D’ailleurs, vous le soulignez : « tu n’auras plus que 80000 schmurtz ». C’est là où arrive la contradiction totale dans votre raisonnement. « ta maison ne vaudra plus que ce montant là ». Oui, dans ma proposition, une splendide demeure dont tout les titres de propriété auront été dilapidés ne vaudra rien. Il en va de même aujourd’hui d’une entreprise que tu possèdes complètement, si tu vends toutes les actions ou parts sociales, tu peux peut-être encore la gérer, mais elle ne vaut rien à tes yeux. Autre façon d’expliquer, dans la modélisation que j’avance, les titres de propriété sont la nue-propriété, la propriété devient l’usufruit (pour reprendre un vocabulaire notarial).

                  « 1) Qui tiendra les comptes entre la maison pavillonnaire identique à celle du voisin, mais dont l’un a acheté une voiture et l’autre pas ? » La tenue de compte n’est pas un problème et j’en ai parlé plus haut. Ce peut-être une espèce de banque qui s’occupe de créditer les comptes joints aux propriétés.

                  "2) Si l’abruti (et je vous assure que dans notre bas monde, il y en a) qui est prêt à dépenser tout son fric simplement pour en jeter plein la vue aux autres, achete une belle Mercedes 600 Classe S à 100.000 $chmurtz. Sa maison vaut ZERO. Qu’est-ce que cela veut dire ? Que n’importe qui peut se pointer et dire « c’est à moi ! ». « Ca vaut zero, alors je te donne 1 $chmurtz symbolique pour ta baraque, et surtout n’oublie pas de dégager ta femme et tes enfants » ? Non Nemo, tu gardes ta maison, meme si le compte est vide. Mais si tu veux la vendre, tu peux la DONNER.

                  « Quand bien même il y aurait des enchères où les intervenants se sépareraient en ayant racheté cette maison à son prix de marché » S’ils ont acheté une maison 100 000 schmurtz alors qu’elle valait 0, ils se sont fait avoir.

                  « Création monétaire sans fin », C’est déjà le cas, du moins au Etats-Unis. Et je doute fort que tout le monde veuille monétiser ses actifs.

                  « décoréllation du monétaire par rapport aux biens » Là, tu es de mauvaise foi, je ne connais aucune proposition monétaire qui corèle aussi fortement biens et masse monétaire

                  « , retour à la case départ avec au final la fin de vos éphémères $chmurtz (en Allemagne en 1923, on appelait ca de la monnaie de singe...) » Finalement, tu marquerais un premier point : la masse monétaire potentielle est trop forte. Mais certaines limites sont facilement envisageables (psychologiques, la monnaie étant la valeur réelle de ses biens, et pourquoi pas prudentielles, telle que le droit d’investir sa monnaie uniquement toutes les x années).

                  « D’après tous vos posts, il est évident que vous connaissez relativement bien le monde de la finance, même si vous n’avez d’évidence pas les fondamentaux théoriques qui vous permettrait d’en comprendre complètement les mécanismes. » Excusez-moi, mais le combat sans fin entre inflation et taux d’intérêt est une lutte (des classes ?) entre sphère productive et financiers (rentiers), même si on frôle avec le dollar par exemple la surinflation de la masse monétaire de 1923.

                  Pourquoi crachez-vous dans la soupe qui vous (a) nourri(t) ? Pour de multiples raisons : Parce que je suis un rationnaliste et avide de curiosité intellectuelle (quitte à la produire), parce que j’ai pris beaucoup de recul par rapport aux joutes d’économistes classiques, qui sont des leurres qui cachent une forêt d’injustices et de privilèges (Que certains peuvent s’enrichir 12 fois plus vite que d’autres grâce à des textes de loi par exemple). De voir les rares entreprises où il faisait encore bon vivre et travailler devoir subir les fourches caudines des requins de la finance. Parce que j’ai l’intuition d’avoir trouvé le pourquoi de la décorrélation entre sphère productive et sphère financière, celle-ci imposant un diktat toujours plus opressant sur la première (grâce à ses privilèges essentiellement). Et par dessus tout, de voir l’argent régenter tout les rapports sociaux, de constater la destruction des rapports humains.

                  Bref, si je ne me fais aucune illusion sur l’aboutissement de la modélisation que j’ai avancé dans le présent article, cela a au moins le mérite de mettre l’accent sur le cynisme des discours vantant les mérites et du capitalisme et du libéralisme. Même si un libéral comme Rothbard critique la réserve fractionnaire pratiquée par les banques (mais sans aller plus loin).

                  Désolé pour la soupe, je vais encore devoir l’avaler longtemps à mon corps défendant, mais au moins vous savez ce que je pense et de sa composition et de son élaboration.

                  Par contre, je vous reprocherai d’avoir un comportement instinctif de défense de la ruche.


                • wiztricks 12 septembre 2007 21:46

                  Tout d’abord, merci pour cet article et les références qu’il contient.

                  Si je comprends l’intérêt de votre approche est de mutualiser la création monétaire. Le soucis comme souleve par nombre de commentaires est de pouvoir contrôler la valeur des actifs correspondants. La valeur de la monnaie n’étant que la confiance qu’on lui donne, ce n’est pas un petit soucis.

                  Il pourrait être plus simple de rendre ce pouvoir à l’état. Après tout, il nous représente un peu mieux que les banques.

                  Mais le sujet étant difficile, je n’ai sans doute pas tout compris.

                  Désolé, W


                  • Gandalf Tzecoatl 12 septembre 2007 23:50

                    Effectivement, la difficulté d’une telle proposition est l’estimation de biens. Cependant, en cas de surévaluation d’actif, si celui-ci venait à être cédé, il serait réestimer à sa valeur que je considère réelle, celle du marché.

                    Par ailleurs, je suis d’accord avec vous, rendre à l’état la création monétaire (mais comprenez que ma proposition concerne également un état) est une proposition qui me parait des plus fondées, par exemple ici : http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2007/05/01/72-non-ce-n-est-pas-trop-cher-le-financement-des-besoins-collectifs-est-rendu-sciemment-ruineux


                  • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 13 septembre 2007 00:21

                    Le parfait ratio 1:1 est possible, à trois conditions :

                    a) Toute monnaie est dématérialisée et devient donc une notation dans un Grand Livre virtuel universel.

                    b) Copie de toute transaction - électronique, bien sûr - est fournie instanter au GL V&U.

                    c) Toute fiscalité est sur le capital. La valeur imposable de tout bien est fixée par le contribuable, mais est publique et équivaut a une Offre de Vente Irrévocable à la valeur ainsi fixée.

                    Les capacités actuelles de traitement de l’information sont suffisantes pour gérer en temps réel les fluctuations au GL et vous avez donc une valeur monétaire qui est le miroir parfait de la valeur réelle. En prime, vous savez même qui détient toute valeur.

                    Je précise que ce modele - un peu envahissant smiley - ne me semble PAS immediatement applicable et que je le traite actuellement comme une FICTION. Peut-être, un jour... Le monde évolue. tout ce qui est techniquement possible tend à se réaliser.

                    http://www.nouvellesociete.org/706.html

                    Pierre JC Allard


                    • Gandalf Tzecoatl 25 septembre 2007 21:31

                      J’apprécie beaucoup votre commentaire qui est fort intéressant.

                      Effectivement, tout valeur monétisée doit être déclaré dans un organisme centralisé afin qu’il n’y est pas redondance de déclaration. C’est une conséquence que je déplore, mais soit.

                      Par contre je ne comprends pas pourquoi la fiscalité soit forcément sur le capital. Quelque part, je le comprends car ma proposition privilégie le vrai capital (et non pas le capital ex-nihilo), soit.

                      N’ayez d’inquiétude, je considère également ma proposition comme une fiction, dont les sous-jacents sont suffisamment sains pour que je me permette de la faire partager, afin que l’on puisse prendre du recul par rapport au système dans lequel nous vivons. Cela permet de mieux comprendre pourquoi il est inique.

                      Tout ce que je sais, c’est que ce paradigme est capable de résoudre certaines tares systémiques actuelles (accentuation des cycles, nécessité du chômage pour maitriser les hausses de salaires, asservissement du productif au financier, etc), mais pose d’autres difficultés. Par exemple, certaines estimations cumulées (capital d’état, d’entreprises + particuliers) valorise le patrimoine français à 160 000 euros par tête de pipe. Il va s’en dire que cela parait énorme, et pose de suite de graves soupçons sur l’énormité de la masse monétaire généré. Cependant, chaque système monétaire se voit flanqué de règles prudentielles afin d’être viable, il devrait également en être pour celui-ci.


                    • Vilain petit canard Vilain petit canard 18 septembre 2007 15:42

                      J’ai un peu de mal avec cet article, mais je le trouve très intéressant. Je salue surtout l’attachement pédagogique de Tzecoatl qui suit avec précision les interventions sur son fil, et répond clairement du mieux qu’il peut à chacun. Bravo !!! Je plusse.


                      • minijack minijack 25 septembre 2007 14:16

                        Pure utopie.

                        La technologie du virtuel appliquée à une monnaie virtuelle elle aussi, ne peut conduire qu’à des bugs monstrueux dans la vraie vie.

                        Déjà que le système bancaire actuel n’est pas des plus fiables ni des moins coûteux, je pense que si votre idée d’une monnaie populaire est séduisante intellectuellement, elle est irréaliste dans sa mise en oeuvre et très aléatoire quant à ses applications.

                        Je ne serai pas client chez vous. Désolé.


                        • Gandalf Tzecoatl 25 septembre 2007 18:17

                          Dommage que votre commentaire ne soit qu’un jugement de valeur.

                          Au moins la monnaie que je propose est basée sur l’égalité de droit entre les individus, contrairement aux monnaies actuelles qui sont une sommité de privilèges, mais qui ont le bénéfice d’une longue expérience.

                          Du moins, il s’agit d’une modélisation intéressante car elle est basée sur l’égalité de droit, et je ne connais pas d’autres systèmes monétaires qui peuvent se targuer de cela. Evidemment qu’elle est sujette à de forts doutes, mais elle mériterait d’être passée à la moulinette de l’économie expérimentale pour vérifier les forces et les faiblesses que l’on peut entrevoir d’ores et déjà.


                        • henri66 25 septembre 2007 18:45

                          pourquoi monter de nouvelles usines à gaz l’euro est en train de tout enfoncer meme le dollar et par sa politique de forts taux d’interet crée beaucoup moins de monnaie et de crédit que le dollar. l’euro va dans votre sens car il est déflationniste et s’oppose à la gestion monétaire catastrophique de la FED. excusez moi je n’ai qu’un bac +2 d’économie du CNAM je n’ai pas votre niveau !


                          • Philippe VIGNEAU 2 octobre 2007 13:55

                            ca en serait quand meme pas plus simple de forcer les banques a appliquer un ratio 1:1 ?...


                            • Gandalf Tzecoatl 3 octobre 2007 10:01

                              Le problème d’un ratio 1:1 réservé aux banques est que cela divise par 12 leur capacité d’émettre des emprunts avec les fonds propres actuels. Dans le système actuel ou la masse monétaire est à peu près égal à l’endettement, un ratio 1:1 signifie que les banques doivent mobiliser toute la masse monétaire pour émettre autant de dettes, dettes qu’elles doivent remobiliser en fonds propres pour pouvoir réémettre de la monnaie. Donc dans un tel système (pour peu que leurs fonds propres soient exclusivement en euros) signifie que tout les agents économiques hors banques n’ont plus de monnaie. Ce système avec un ratio 1:1 n’est donc pas viable.

                              Voilà pourquoi il me semble judicieux d’ouvrir les vannes de ces fonds propres à l’ensemble des actifs péreens reconnus par le marché (ou plus exactement ce à quoi nous attribuons une valeur non-consommable). Ma proposition amène trop d’actifs c’est vrai, mais elle a le mérite d’établir une égalité dans la monétisation d’actifs entre les individus.

                              Pour illustrer le cas d’un poor-worker americain dans le paradigme que je propose. Celui emprunte une somme x pour un an, le temps des travaux. Avec cette somme emprunté, il fait réaliser les travaux. A l’issue, il va voir un notaire et/ou un banquier dûment chargé de cette fonction de lui émettre les titres de propriété (par exemple le coût de sa maison), et avec ces titres, il rembourse son emprunt court. Résultat : La nue-propriété (les titres de propriété) est anonyme dans ce système, elle est donc entre les mains des entrepreneurs (en toute première instance de circulation monétaire), le working-poor dispose légitimement de l’usufruit (jouissance d’un bien dont il ne dispose pas de la valeur, le compte joint pour reprendre ma terminologie étant vide). C’est donc un formidable vecteur de croissance, de satisfaction des besoins, même pour des pauvres. En dehors de cette exemple, c’est aussi un moyen de possibilité de financement d’une entreprise sur ses fonds propres sans avoir à ouvrir le capital aux requins de la finance pour assurer son développement, de déconcentration de la richesse contrairemenent à la logique actuelle, de déblocage de situations de chômage, etc

                              C’est, pour résumer, un excellent système afin d’abolir le « mur de l’argent » décrié dans les années 30.


                            • Gandalf Tzecoatl 9 octobre 2007 10:11

                              Pour ceux qui s’intéressent à ma théorie, et ayant lu tout les posts, je relevais que cela engendrait trop de masse monétaire.

                              Mais on peut déterminer, d’un point de vue comptable, que tout capital mobilier (donc transformable en flux), n’est pas nécessairement monétisable. Rien qu’une telle précision réduite sévèrement la masse monétaire, se rapprochant plus des besoins actuels en monnaie.

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