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La nouvelle pensée unique : le néo-keynésianisme

Le toujours plus d’Etat fait rage actuellement, alors que l’Etat est le pyromane numéro 1 sur la planète des problèmes économiques. Il faut savoir décrypter la perversité des politiciens tout autant que leur habileté à manipuler les foules !

Avec la crise, comme il fallait s’y attendre, les tenants du « toujours plus d’état » se font entendre de plus en plus bruyamment, au point que le keynésianisme est en train de devenir aujourd’hui une véritable pensée unique, et que certains (qui ne reculent devant aucune déformation de la réalité) le présentent comme une idée à « redécouvrir ».

Selon le discours dominant (porté par exemple par le récent prix Nobel d’économie Paul Krugman, nouveau porte-drapeau de la fuite en avant), il y aurait eu au cours des dernières décennies une « insuffisance d’état » provoqué par un « néolibéralisme » qui aurait provoqué les dérives actuelles.

Seul problème : Ce soi-disant néolibéralisme n’a jamais existé (en dehors de l’imagination de certains nostalgiques des utopies de la gauche radicale), que ce soit en Europe ou aux USA.

Où est en effet le « néo-libéralisme » quand la part des prélèvements obligatoires passe de 30% en 1960 à 45% en 1999 en France ?

Où est le « néo-libéralisme » quand la part des prélèvements obligatoires passe de 25,8 % du PIB en 1965 à 37,5 % en 2000 ?

Où est le « néo-libéralisme » quand la part du secteur public passe de 22% après guerre à 44% aujourd’hui aux USA et de 34,6% en 1960 à 55% à la fin des années 90 en France ?


Où est le « néo-libéralisme quand la politique de l’état américain conduit les agences parapubliques Fannie Mae et Freddie Mac à contrôler 50% du marché des prêts hypothécaires, en provoquant une expansion incontrôlée du crédit ?

Où est le « néo-libéralisme » dans les politiques de stimulation forcée du crédit du début des années 2000, basées sur la mise en place par la FED de taux anormalement bas et sur l’utilisation de Freddie Mac et Fannie Mae comme fer de lance de l’expansion du crédit à tout va ?

La vérité est que ce « néo-libéralisme » cache en fait une constante qui se vérifie depuis des décennies dans les pays occidentaux : Toujours plus d’état pour toujours plus de dettes

Certains libéraux ont effectivement fait une grosse erreur dans les années 90 : Celle de présenter les USA, l’Angleterre ou d’autres pays comme des modèles de libéralisme, alors que les dirigeants de ces pays avaient depuis longtemps trahi les vraies idées libérales. Les partisans de l’étatisme, qui ont mal digéré la chute du mur de Berlin se sont évidemment engouffrés dans la faille. Du point de vue de la communication, c’est effectivement de « bonne guerre » (bien que d’une totale mauvaise foi). Mais tous ne sont pas tombés dans ce piège, et de nombreux libéraux avaient prévu la crise actuelle et dénoncé la fuite en avant.

Le « keynésianisme » n’est pas une idée nouvelle, les dirigeants en usent et en abusent depuis des décennies pour stimuler l’expansion du crédit par tous les moyens, en espérant ainsi reporter à plus tard chaque problème qui se présente à eux.

Ce keynésianisme a conduit à la création d’une véritable économie-Madoff, ou des consommateurs européens et américains achètent à crédit des produits dont ils ont de moins en moins besoin à des pays émergents qui croyaient jusqu’ici que leurs clients débiteurs resteraient solvables.
Comme ces consommateurs disposent de plus en plus de biens et que leur appétit de consommation diminuait en conséquence, il a fallu accélérer sans cesse l’expansion du crédit et l’inondation de liquidités associés pour que la consommation se maintienne...le keynésianisme est une drogue dure qui est à l’origine de la crise que nous traversons.

Le livre de l’auteur : La crise financière 2008-2010 : mode d’emploi pour la décrypter et l’exploiter (édition 2)



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Les réactions les plus appréciées

  • Par Vilain petit canard (---.---.---.65) 12 février 2009 15:18
    Vilain petit canard

    Réussir à expliquer Madoff par le "trop d’Etat", fallait oser... mais vous l’avez fait. remarquez, saluons le culot. Comme ça, je n’ai pas envie de lire votre bouquin, et je suis sûr que j’ai gagné du temps.

  • Par JL (---.---.---.2) 12 février 2009 10:53
    JL

    En somme, pour vous, plus les prélèvements obligatoire sont élevés et plus on s’éloigne du libéralisme !

    Les prélèvements obligatoires servent aussi à financer l’industrie pharmaceutique. Allez vous vous plaindre que celle-ci se taille la part du lion, et de plus en plus ? Par exemple, l’épidémie de cancers qui ravage sinon la population, du moins les comptes de la sécu, ça ne vous interpelle pas ?

    Et le service de la dette ? ça va dans quelles poches ? Celles des consommateurs ? Ou bien de ceux qui ne sachant plus que faire de leur argent en sont réits les pauvrres, à acheter des produits financiers de plus en plus pourris sans le savoir !

    Et les politiques de relance par l’offre, toutes ces subventions aux entreprises ? Avec quel argent croyez-vous que ça se fait ? 

    Et les infrastructures ? Et l’armement ? Et plein d’autres choses à dire qui invalideraient complètement votre discours néolibéral, vous y pensez ? Non, parce que depuis Cornélius Castoriadis, on sait que le néolibéralisme est une non pensée intégrale.

    J’ajouterai que le libéralisme est une utopie, au même titre que le socialisme, à cause de la cupidité des hommes. Et que l’Etat libéral est encore plus budgétivore que l’état socialiste : parce que les riches n’en ont jamais assez, et sont insatiables : c’est d’ailleurs pourquoi ls sont riches.

  • Par ronchonaire (---.---.---.225) 12 février 2009 16:31

    Mouche-zélée,

    Si nous en sommes à détruire des fruits et légumes, c’est avant tout parce que les énormes subventions liées à la PAC poussent nos agriculteurs à produire toujours plus ; cela n’a donc rien à voir avec du libéralisme, bien au contraire, c’est l’illustration parfaite des effets pervers d’une mauvaise politique interventionniste. Supprimez ces subventions, ouvrez les frontières aux produits venus de pays naturellement dotés pour l’agriculture et vous n’aurez plus ce problème ; sans parler des économies d’impôts et/ou des investissements publics réellement utiles que vous pourrez réaliser avec l’argent ainsi économisé (petit rappel : la PAC représente la moitié du budget européen et ne bénéficie qu’à quelques centaines de milliers de personnes).

  • Par Tristan Valmour (---.---.---.116) 12 février 2009 13:06

    @ l’auteur

     

    Je suis parfaitement d’accord avec vous lorsque vous dites que la philosophie économique libérale n’est appliquée par aucun Etat. Et lorsque vous insinuez que le problème viendrait de là, il se peut que vous ayez raison.

     

    Mais alors que notre monde est gouverné par une aristocratie, comment voulez-vous que la philosophie économique libérale puisse passer de l’esprit à la lettre ? Croyez-vous sincèrement que les fortunés accepteront que leurs enfants renoncent à leur héritage, comme cela est conseillé par les vrais libéraux ? Non, l’aristocratie manipule les libéraux sincères (dont vous êtes sûrement) pour déréguler sans se soumettre aux contraintes du libéralisme. Le beurre, l’argent du beurre et la crémière… vous connaissez la chanson !

     

    En revanche, sur les prélèvements obligatoires, vous faites fausse route. Tous les continents se sont initialement développés sous la double tutelle du prélèvement obligatoire et de l’Etat… à l’exception du continent Africain. Même aujourd’hui, en Afrique, le pouvoir de l’Etat ne rayonne guère au-delà de la capitale (à l’exception de la RSA où existe un Etat fort), et les impôts, introduits par les Européens, sont souvent forfaitaires. Dans ces conditions, le développement de la science, de la technologie et des infrastructures y est plus difficile. Et si l’Afrique a pu être aussi facilement conquise et exploitée, c’est bien parce qu’il n’y avait pas d’Etat fort face aux pays colonisateurs.

     

    Toujours sur le prélèvement obligatoire, je vous ferai remarquer que les dividendes versés aux actionnaires en sont un. En tant que consommateur, je préférerai que les produits ou services coûtent moins chers, et qu’on ne m’oblige pas à cotiser pour les actionnaires en les consommant (les produits bien sûr ; pas les actionnaires ahah). Et si j’étais salarié, je souhaiterai que les actionnaires prélèvent moins sur ma fiche de paie.

     

     J’ai beaucoup de sympathie pour les vrais libéraux, et je suis également pour favoriser la liberté individuelle le plus possible (et nous avons il est vrai, de la marge !). Mais la nature même de l’homme (être individuel et collectif) comme la conception philosophique de la liberté (qui est infiniment plus complexe que ne le laissent entendre les libéraux) conduisent le libéralisme à demeurer un royaume enchanté.

     

    Bien cordialement

Réactions à cet article

  • Par JL (---.---.---.2) 12 février 2009 10:53
    JL

    En somme, pour vous, plus les prélèvements obligatoire sont élevés et plus on s’éloigne du libéralisme !

    Les prélèvements obligatoires servent aussi à financer l’industrie pharmaceutique. Allez vous vous plaindre que celle-ci se taille la part du lion, et de plus en plus ? Par exemple, l’épidémie de cancers qui ravage sinon la population, du moins les comptes de la sécu, ça ne vous interpelle pas ?

    Et le service de la dette ? ça va dans quelles poches ? Celles des consommateurs ? Ou bien de ceux qui ne sachant plus que faire de leur argent en sont réits les pauvrres, à acheter des produits financiers de plus en plus pourris sans le savoir !

    Et les politiques de relance par l’offre, toutes ces subventions aux entreprises ? Avec quel argent croyez-vous que ça se fait ? 

    Et les infrastructures ? Et l’armement ? Et plein d’autres choses à dire qui invalideraient complètement votre discours néolibéral, vous y pensez ? Non, parce que depuis Cornélius Castoriadis, on sait que le néolibéralisme est une non pensée intégrale.

    J’ajouterai que le libéralisme est une utopie, au même titre que le socialisme, à cause de la cupidité des hommes. Et que l’Etat libéral est encore plus budgétivore que l’état socialiste : parce que les riches n’en ont jamais assez, et sont insatiables : c’est d’ailleurs pourquoi ls sont riches.

    • Par alcodu (---.---.---.42) 12 février 2009 14:21

      JL, vous n’avez manifestement pas très bien compris la pensée libérale

      Vous faites une erreur courante qui consiste à imputer au "libéralisme" l’existence des gigantesques oligopoles liés à l’Etat. Alors que précisément les libéraux les combattent. Les libéraux récusent également toutes les aides aux entreprises, le patriotisme économique, etc.

      Toutes les sociétés françaises du CAC 40 sont de fausses sociétés privées qui bénéficient ou ont bénéficié de privilèges, d’aides, de concessions, de contrats accordés par l’Etat.

      Le secteur réellement privé ne représente plus grand chose en France et, comme le souligne l’auteur avec une grande justesse, des pays comme les Etats Unis ou la Grande Bretagne ont largement trompé le monde sur leur prétendu "libéralisme".
      .

    • Par JL (---.---.---.2) 12 février 2009 14:58
      JL

      @ Alcodu, la première chose que j’ai apprise en matière d’économie il y a de cela un demi siècle, c’est que le capitalisme nécessitait des lois anti-trust. Si je devais caractériser le libéralisme économique je dirais que c’est un système capitaliste fondé sur la transgression de ces lois fondamentales. Le reste c’est de la littérature. Par ailleurs j’ai bien dit que le libéralisme est une utopie : un système non autorégulé et qui prétend se passer de régulation.

    • Par Mouche-zélée (---.---.---.35) 12 février 2009 16:11

      JL

      L’autorégulation fonctionne tellement bien que nous en sommes à détruire des fruits et légumes pour que le prix du marché ne s’écroule pas .

      La monté du prix du brut était un ballon d’essai, tel ICARE les ailes ont commencé à fondre, la consommation a fondu, le seuil d’alerte était atteind, donc ils ont baissé les prix pour relancer la consommation donc les volumes d’exportation .
      Cela ne s’est pas fait par pure vertue, notre chère base capitaliste de l’après guerre ... Bien "propre"  smiley

      Si quelqu’un dit pouvoir "moraliser le capitalisme" je l’envoie chez les malades mentaux pour voir s’il pourrait moraliser quelqu’un de très malade mentalement.


    • Par ronchonaire (---.---.---.225) 12 février 2009 16:31

      Mouche-zélée,

      Si nous en sommes à détruire des fruits et légumes, c’est avant tout parce que les énormes subventions liées à la PAC poussent nos agriculteurs à produire toujours plus ; cela n’a donc rien à voir avec du libéralisme, bien au contraire, c’est l’illustration parfaite des effets pervers d’une mauvaise politique interventionniste. Supprimez ces subventions, ouvrez les frontières aux produits venus de pays naturellement dotés pour l’agriculture et vous n’aurez plus ce problème ; sans parler des économies d’impôts et/ou des investissements publics réellement utiles que vous pourrez réaliser avec l’argent ainsi économisé (petit rappel : la PAC représente la moitié du budget européen et ne bénéficie qu’à quelques centaines de milliers de personnes).

    • Par alcodu (---.---.---.42) 12 février 2009 17:24

      @ JL

      • Si je devais caractériser le libéralisme économique je dirais que c’est un système capitaliste fondé sur la transgression de ces lois fondamentales. Le reste c’est de la littérature.
      Le problème JL c’est que ce n’est pas à vous de "caractériser" le libéralisme.

      Ce sont les auteurs et philosophes libéraux qui peuvent légitimement définir le libéralisme, pas ses contempteurs. Donc au lieu d’inventer un libéralisme qui vous arrange et dans lequel vous fourrez tout ce qui ne vous plait pas, intéressez vous justement à la "littérature" libérale.
      Cela vous évitera des contresens.
      .
    • Par Mouche-zélée (---.---.---.35) 12 février 2009 17:37

      ronchonaire

      Mais c’est bien sûr, supprimons donc carrément les états pour laisser le marché le plus libre possible, puis laissons crever ces salauds de pauvres, ça fera de la place hein !

      Seul le pouvoir arrête le pouvoir, c’est de là qu’est né nombre de constitution occidentales .

      Vous pensez donc que les marchés s’auto-réguleront, (avec délits d’initié et entente illégale) sur les prix du marché bien sûr .
      Au moins là nous pourrions compenser les salaires à partir des prix de vente "pour réguler les marchés" bien sûr ...

      Allez donc dire aux USA qu’il faut déréglementer les marchés, c’est le moment, vous serez super bien reçu smiley
      Ils ont eu une politique 1 000 fois plus libérale que nous, résultat ils sont bien plus touchés par la crise que nous ....
      C’est certainement parce que l’interventionnisme d’état les a beaucoup trop étouffés vous allez me dire, ha ha ha

    • Par JL (---.---.---.2) 12 février 2009 17:47
      JL

      alcodu je vous emmerde  : -((

    • Par snoopy86 (---.---.---.149) 12 février 2009 18:08

      " Alcodu je vous emmerde "

      Bourdieu ? Chomsky ? smiley

    • Par ronchonaire (---.---.---.225) 12 février 2009 18:48

      Nous laissons déjà "crever ces salauds de pauvres" si vous voulez tout savoir ; simplement, ce sont des pauvres que vous ne voyez pas parce qu’ils crèvent dans des pays très éloignés de votre canapé. Et ils crèvent avant tout parce que nos agriculteurs ultra-subventionnés leur marchent dessus et les empêchent de développer leur propre production et parce que nos barrières à l’entrée les empêchent d’accéder à nos marchés.

      Prenons un exemple très concret : vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi le café que vous buvez le matin, bien que cueilli dans un pays exotique, est systématiquement "produit" par une entreprise européenne ? Parce que les rares pays qui ont voulu torréfier le café eux-mêmes au lieu de se contenter de vendre les graines se sont vu opposer nos sacro-saintes normes sanitaires ; et au lieu de les aider à mettre leurs produits aux normes, nos gouvernements ont bien entendu préféré les inciter à continuer à nous vendre uniquement les graines.

      Et puisque vous semblez préoccupé par les pauvres "de chez nous", je vous invite à ouvrir un manuel d’économie (niveau première-terminale, ça devrait suffire) et à regarder l’effet qu’a une subvention au producteur sur un prix au consommateur. Et oui, ça augmente le prix. Donc si vous voulez que les prix baissent et que les pauvres mangent à leur faim, il n’y a pas 50 solutions, il faut abandonner le protectionnisme agricole, quitte à sacrifier les quelques milliers d’exploitants sous perfusion.

      Un mot sur les Etats-Unis pour finir : leur politique agricole est au moins aussi protectionniste que la politique européenne ; allez donc demander aux producteurs de coton maliens (ou ce qu’il en reste) ce qu’ils pensent de la politique de soutien des Etats-Unis à leurs exploitations cotonières du sud du pays. Et tant que vous y êtes, demandez-vous combien il en coûterait de vêtir tous ces pauvres dont vous vous souciez tant si le coton était produit au Mali et non pas en Caroline du Sud ?

    • Par gimo (---.---.---.115) 12 février 2009 20:48

      @ ronchonaire

       juste c’est bien je suis d’accord 

    • Par Marc Bruxman (---.---.---.233) 13 février 2009 01:30

      Donc si vous voulez que les prix baissent et que les pauvres mangent à leur faim, il n’y a pas 50 solutions, il faut abandonner le protectionnisme agricole, quitte à sacrifier les quelques milliers d’exploitants sous perfusion.

      Tout à fait ! Il vaut mieux faire l’ajustement une bonne fois pour toutes et laisser les choses trouver leur vrai prix plutot que de subventionner un mec pour qu’il produise un truc qui va être détruit tout ca pour faire plaisir à un cafard étatiste. 

      La comparaison avec un insecte vous choque ? Mais franchement à quoi il sert le mec qui fout des quotas de production sur telle ou telle denrées et subventionne d’un coté pour détruire de l’autre pour produire. Tous les ans les prévisions de ces kamarades komissaires au plan sont fausses.

      Alors qu’il y a un moyen très simple de régler la surproduction, on laisse fermer les exploitations les moins efficaces et on cesse de taxer tout le monde pour l’entretien des paysan et des pécheurs redondants. Au final ca fera de l’air à tout le monde et ceux qui resteront en état de produire après ca auront les moyens de se faire du fric de façon convenable plutot que d’attendre de gober une subvention. 

  • Par Tzecoatl (---.---.---.243) 12 février 2009 10:57
    Claude Simon

    "Où est le « néo-libéralisme » quand la part des prélèvements obligatoires passe de 25,8 % du PIB en 1965 à 37,5 % en 2000 ?"

    Le simple fait qu’en 1965, l’état français avait sa monnaie gratuitement et qu’aujourd’hui il doit le payer explique cela. Alors qu’en 1965, l’état finançait tout les projets qu’il souhaitait, il en est réduit aujourd’hui à voir son endettement monter mécaniquement, à détruire son service public, à ponctionner toujours plus pour une dette non-remboursable.

    Par ailleurs, croyez-vous que les français ne vous écoutaient pas pérorer les bonnes grâces de la mondialisation tout en s’assurant des places dans le public ? Plus vous chantiez la libéralisation, plus ils cherchaient protection.

    Là encore, le lobby-libéralisme récolte ce qu’il sème. On ne peut gagner sur tout les tableaux.

    "Ce keynésianisme a conduit à la création d’une véritable économie-Madoff"

    Respectez Madoff, le seul financier qui prenait aux financiers pour donner aux financiers, leur explicitant par là même que la finance ne crée pas de valeur, contrairement aux LBO’s qui s’échignaient à tirer 15% du travail en détruisant l’outil industriel. Libérez Madoff, et tout les autres sous les verrous, je dirais.

    La véritable économie pyramidale est celle de la création monétaire privée, des fonds de pension privés, de la bourse.

    Mais il est évident que le keynésianisme n’est pas à mettre dans les mains de n’importe quel politique, suivez mon regard...



    • Par alcodu (---.---.---.42) 12 février 2009 14:30
      • Le simple fait qu’en 1965, l’état français avait sa monnaie gratuitement et qu’aujourd’hui il doit le payer explique cela. Alors qu’en 1965, l’état finançait tout les projets qu’il souhaitait, il en est réduit aujourd’hui à voir son endettement monter mécaniquement, à détruire son service public, à ponctionner toujours plus pour une dette non-remboursable.

      Génial ! En voilà un qui avoue franchement regretter le temps ou les Etats européens pouvaient fabriquer de la fausse monnaie avec la planche à billet.
      Ca a le mérite d’être clair.
      .
    • Par Tzecoatl (---.---.---.68) 12 février 2009 18:49
      Claude Simon

      D’autres prétendront que la monnaie qui sort des banques est également fausse, alors, toute monnaie est-elle fausse ?

    • Par Mycroft (---.---.---.230) 12 février 2009 20:11

      Qui, en effet, d’autre que le peuple (et donc l’état, car l’état n’est rien d’autre que le représentant du peuple) a le droit de créer de la monaie, symbole de sa richesse ?

      La seule "fausse monaie", c’est justement la monaie qui ne vient pas de la volonté du peuple.

    • Par Tzecoatl (---.---.---.68) 12 février 2009 20:46
      Claude Simon

      Et oui Mycroft.

      En libéralisme, l’intérêt est justifié lorsque l’on abandonne la jouissance de son bien à autrui : on perçoit donc un loyer, une rente, un intérêt.

      Et comment cela se fait-il que la fausse monnaie privée, qui n’est pas la location de propriété puisqu’elle est créé à partir de rien, a le droit à un intérêt ?

      Au moins, la monnaie d’état, elle, qui n’est créé à partir de rien, a au moins le mérite de ne pas réclamer d’intérêts lors de sa création.

      Comment se fait-il que les libéraux acceptent de fausser la concurrence entre un épargnant, un financier et un banquier, puisque les deux premiers touchent une fois les intérêts de leurs fonds propres, et les derniers 10-12 fois ?

      Après, toute l’argumentation actuelle des libéraux est d’accuser l’état ayant fait passer des lois de lobbies pour la responsabilité des politiques, et de les incriminer pour les conséquences. Et bien, la liberté que s’adonnent les secteurs privés cachent fort mal les tares de son corollaire dans cette philosophie, à savoir la responsabilité. Autrement dit, ce n’est pas celui qui pousse à la faute le responsable, jamais ! Le reste du socle de l’argumentation est de l’aversion pour l’état, dont ils sont les plus prompts à manipuler (tout homme n’étant pas forcément irréprochable, le chantage prend toute sa mesure lorsqu’il s’agit d’hommes publics, etc).


  • Par Julius (---.---.---.148) 12 février 2009 11:24
    Julius

    L’interventionnisme de l’État est devenu très populaire. Plusieurs groupes veulent "plus d’Etat" pour des raisons différentes. Nous avons une étrange alliance :
    1) Le neocommunists, qui souhaitent réaliser leur vieux rêve "par le haut". La constellation des partis extrémistes en France appartient ici.
    2) Les populistes, qui pense qu’ils seront de plus en plus populaire par la "gesticulation et action". Nous avons un excellent exemple en France.
    3) Les mauvaises entreprises, qui espèrent que l’Etat va les sauver de leur mauvaise gestion.
    4) L’économiste, qui prétendent être "original" par la vente de vieilles recettes.
    5) Tout le monde, qui voit qu’il ya d’argent à distribuer. Qui ne voudrait pas y participer ?

    Le résultat est que nous allons essayer de résoudre le problème de la lourde dette par la dette encore plus importante. Et tout le monde est heureux !

    • Par titi (---.---.---.180) 12 février 2009 22:15

      Je me rappelle un dessin de Cabu (je crois) au début des années 80...

      Un "bon francais" regarde sa télé et on reconnait Fabius qui annonce "on va prendre aux riches pour donner aux pauvres".
      Et notre "bon francais" d’applaudir en s’exclamant : "avec ce que j’ai déjà, ca me fera pas mal"...

      C’est la vision francaise de la solidarité..

  • Par makikou (---.---.---.121) 12 février 2009 12:18

    J’imagine bien un monde sans prélèvement obligatoire.

    Qui construirait les routes qui amènent les ouvriers dans les entreprises, qui permettrons l’acheminement des marchandises jusqu’aux clients ?
    Un groupe la construirait et demanderait de l’argent à ceux qui utilisent ces infrastructures. On remplacera donc un prélèvement obligatoire par une nouvelle facture. Et vu que le bonhomme fixe le prix comme il veut on ne peut même pas être certain qu’il soit optimal vu qu’il sera en situation de monopole. (Construire cinquante routes parallèles pour avoir de la concurrence n’est pas optimal économiquement non ? Ou alors il faudra contraindre le dit group mais alors ca suppose l’intervention d’une entité, l’état ?) Et qu’est ce qui ce produira quand un grand nombre de personnes seront incapables de payer pour ce service. La réponse est plutôt simple il y aura des têtes qui tomberont.
    C’est certain que construire des routes dans un trou pommé n’est pas optimal économiquement mais ca rendrais notre illusion de liberté encore plus illusoire vu qu’on sera totalement soumis à la main du marché.
    L’augmentation des prélèvements obligatoires est accompagné d’une augmentation des infrastructures (et de leur entretient bien souvent oublié par les entreprises privés cf le chemin de fer British, on ferme l’entreprise quand on a bouché jusqu’à l’os les infrastructures lourdes).


    • Par ronchonaire (---.---.---.225) 12 février 2009 17:48

      Et moi j’imagine bien un monde avec 100% de prélèvements obligatoires : nous aurions tellement peu d’incitations à l’activité économique que l’Etat n’aurait même pas besoin de construire de routes du tout !

      Votre commentaire est absurde ; l’auteur ne parle pas de supprimer totalement les prélèvements obligatoires, il dit simplement que leur augmentation constante et avérée au cours des 30 dernières années n’est certainement pas le signe d’une montée du "néo-libéralisme", contrairement à ce qu’on nous rabâche à longueur de temps.

      Quant à votre dernière phrase, elle est simplement fausse : les investissements en infrastructures ont stagné, voire diminué depuis 30 ans, alors que les prélèvements obligatoires ont augmenté. Je vous renvoie vers le site de l’INSEE si vous voulez vérifier.

    • Par Tzecoatl (---.---.---.68) 12 février 2009 19:14
      Claude Simon

      En réalité, nos débiles de politiciens et de citoyens sont beaucoup plus pragmatiques que les idéologies tout-état ou tout-privé car assez judicieusement, ils savent composer avec les deux, et savent ce que veut dire réellement liberté de circulation au détriment de propriété.

      Par ailleurs, je constate l’invasion de nos amis d’alternative libérale, et je leur dirais une seule chose :
      là où la liberté libérale de leur prétendue philosophie fonde sa liberté sur la propriété, le français moyen a au moins inconsciemment le bon sens de fonder sa liberté sur la capacité de l’individu, ce qu’ils rejeteront évidemment en bloc, largement trop près de leurs petits intérêts mesquins.

      Par ailleurs, le libéralisme peut désormais être classé comme philosophie jus de chaussettes pour gogos, le plus grand nom du libéralisme français et même de l’anarcho-capitalisme, Pascal Salin, est un fonctionnaire. Cherchez l’erreur...

  • Par aetius320 (---.---.---.95) 12 février 2009 12:41

    Bonjour, il s’agit ici d’un des articles sur le dossier du keynesianisme tiré de votre blog que j’ai d’ailleurs pris plaisir à lire dès vendredi derniers.
    Vous vous limitiez auparavant à des analyses bien construites de la situation. Désormais vous avez basculé dans une critique politique.
    Vous avez raison sur le point principal : le risque de faillite des états et à terme le risque de l’inflation ou de l’hyperinflation (c’est sur le timing que je ne vous suis pas forcément, tout simplement car je ne sais pas si vous prenez en compte le facteur politique qui est prédominant dans des périodes de crise et surtout de troubles socaux).
    Enfin bref, vous montrez les limites de l’interventionnisme et vous proposez un système qui ressemble il me semble mais je peux me tromper au minarchisme.
    Vous faites une série de propositions dont le revenu minimal universel, revenu que je trouve insuffissanrt dans un monde par ailleurs libéral. Vous avancez la somme de 500 euros avec laquelle donc on devrait pouvoir se loger, manger, s’habiller, se soigner. Dans votre monde, la médecine n’étant pas pris en charge par la collectivité on voit tout de suite que cette somme est ridicule même dans l’optique d’une survie à minima.
    Mais ce qui me pose le plus de problèmes, c’est la logique même de ce systême si on l’applique. En effet, je pense que comme le communisme ou le pseudo-libéralisme (en fait libéralisme pour les pauvres et socialisme pour l’oligarchie financière) il connaitra très vite des contradictions internes à la Marx. C’est tout simple et ça créera les mêmes phénomènes qui ont conduit à la crise actuelle dont la finance n’est que l’écume des vagues.
    Les entreprises, grâce au revenu minimal, diminueront les salaires pour dégager des profits qui bien sûr seront tellement colossaux qui ne pourront pas s’investir dans l’appareil productif et trouveront deux exutoires : la spéculations et l’achat des politiques dont le seul but sera de maintenir les privilèges des meilleurs du début de cycle minarchiste.
    Ainsi, on aboutira à la sclérose de la société et à une crise de surproction.

    Dans votre optique : proposez-vous la suppression de tout type héritage pour que cela soit vraiment les plus méritant qui réussissent ?

  • Par Tristan Valmour (---.---.---.116) 12 février 2009 13:06

    @ l’auteur

     

    Je suis parfaitement d’accord avec vous lorsque vous dites que la philosophie économique libérale n’est appliquée par aucun Etat. Et lorsque vous insinuez que le problème viendrait de là, il se peut que vous ayez raison.

     

    Mais alors que notre monde est gouverné par une aristocratie, comment voulez-vous que la philosophie économique libérale puisse passer de l’esprit à la lettre ? Croyez-vous sincèrement que les fortunés accepteront que leurs enfants renoncent à leur héritage, comme cela est conseillé par les vrais libéraux ? Non, l’aristocratie manipule les libéraux sincères (dont vous êtes sûrement) pour déréguler sans se soumettre aux contraintes du libéralisme. Le beurre, l’argent du beurre et la crémière… vous connaissez la chanson !

     

    En revanche, sur les prélèvements obligatoires, vous faites fausse route. Tous les continents se sont initialement développés sous la double tutelle du prélèvement obligatoire et de l’Etat… à l’exception du continent Africain. Même aujourd’hui, en Afrique, le pouvoir de l’Etat ne rayonne guère au-delà de la capitale (à l’exception de la RSA où existe un Etat fort), et les impôts, introduits par les Européens, sont souvent forfaitaires. Dans ces conditions, le développement de la science, de la technologie et des infrastructures y est plus difficile. Et si l’Afrique a pu être aussi facilement conquise et exploitée, c’est bien parce qu’il n’y avait pas d’Etat fort face aux pays colonisateurs.

     

    Toujours sur le prélèvement obligatoire, je vous ferai remarquer que les dividendes versés aux actionnaires en sont un. En tant que consommateur, je préférerai que les produits ou services coûtent moins chers, et qu’on ne m’oblige pas à cotiser pour les actionnaires en les consommant (les produits bien sûr ; pas les actionnaires ahah). Et si j’étais salarié, je souhaiterai que les actionnaires prélèvent moins sur ma fiche de paie.

     

     J’ai beaucoup de sympathie pour les vrais libéraux, et je suis également pour favoriser la liberté individuelle le plus possible (et nous avons il est vrai, de la marge !). Mais la nature même de l’homme (être individuel et collectif) comme la conception philosophique de la liberté (qui est infiniment plus complexe que ne le laissent entendre les libéraux) conduisent le libéralisme à demeurer un royaume enchanté.

     

    Bien cordialement

    • Par JL (---.---.---.2) 12 février 2009 13:17
      JL

      @ Tristan Valmour : ""Toujours sur le prélèvement obligatoire, je vous ferai remarquer que les dividendes versés aux actionnaires en sont un.""

      "Quelle est la puissance despotique d’aujourd’hui qui soumet absolument le corps social et le laisse exsangue d’avoir capté la substance de son effort ? Certainement pas l’Etat – dont on rappellera au passage qu’il restitue en prestations collectives l’ensemble de ses prélèvements… – mais le système bancaire-actionnaire qui, lui, conserve unilatéralement le produit intégral de ses captations." (

      Frédéric Lordon)

    • Par titi (---.---.---.180) 12 février 2009 22:30

      "Toujours sur le prélèvement obligatoire, je vous ferai remarquer que les dividendes versés aux actionnaires en sont un. En tant que consommateur, je préférerai que les produits ou services coûtent moins chers, et qu’on ne m’oblige pas à cotiser pour les actionnaires en les consommant (les produits bien sûr ; pas les actionnaires ahah). Et si j’étais salarié, je souhaiterai que les actionnaires prélèvent moins sur ma fiche de paie."

      Non les dividendes ne sont pas des prélèvements obligatoires car :
      1. Bah déjà ils ne sont pas obligatoires : aucune société n’est obligée de distribuer du dividende.
      2. Bien qu’ils puissent être prélevés sur les reserves, ils ne sont en général distribués qu’en cas de bénéfice.

      Il faut donc le "vouloir et le pouvoir"

      En France jusqu’à ces dernières années il existait un prélevement nommé IFA qui pouvait être du par une société même en déficit, si elle avait fait des bénéfices (déjà taxés en temps et en heure) précédemment !!!
      On peut donc être prélèvé sans le vouloir et même sans le pouvoir.

      Enfin pour tordre le coup aux fantasmes les dividendes :

       ils sont soumis à IR et à CSG+RDS

       ils sont prélevé sur les bénéfices (argent gagné - impot sur les sociétés)

      Donc quand 1 euro tombe dans la poche du suceur de sang actionnaire, l’état s’est déjà servi abondamment. 

      Nous sommes les champions du prélèvement et notre administration est notée comme une des plus mauvaise de l’OCDE. Le hold up c’est celui là.

      " En tant que consommateur, je préférerai que les produits ou services coûtent moins chers"
      C’est pas vrai ? Je pensais que vous preféreriez payer plus !!! smiley

    • Par Tzecoatl (---.---.---.68) 12 février 2009 19:29
      Claude Simon

      La vie est dure pour le petit écrivain privé, seule la voie suvie par le maitre Pascal Salin permet la rédemption.

  • Par Vilain petit canard (---.---.---.65) 12 février 2009 15:18
    Vilain petit canard

    Réussir à expliquer Madoff par le "trop d’Etat", fallait oser... mais vous l’avez fait. remarquez, saluons le culot. Comme ça, je n’ai pas envie de lire votre bouquin, et je suis sûr que j’ai gagné du temps.

    • Par Yves Rosenbaum (---.---.---.92) 12 février 2009 18:31
      Yves Rosenbaum

      Ca alors, moi qui pensais béatement qu’Avox n’acceptait pas les articles à caractère promotionnel... smiley

      @ l’auteur

      Vous aurez peut-être trouvé des acheteurs potentiels aujourd’hui, mais je n’en ferai certainement pas partie...

    • Par alcodu (---.---.---.61) 12 février 2009 21:21

      @YR
      Il est vrai que dans la mentalité étatiste, vendre le produit de son travail et en faire la promotion c’est mal. Ce qui est "noble" ce sont les aides et les subventions pélevées par l’impôt.

      L’ordre moral dirigiste-étatiste accepte le marché comme un moindre mal.
      Une "marchandise" (le mot relève presque de l’insulte dans leur langage) c’est sale. Avant la révolution on laissait ça aux juifs et aux bourgeois qu’on méprisait tout en profitant de leurs services.

      Finalement les mentalités n’ont pas beaucoup changé.
      .

  • Par Mouche-zélée (---.---.---.35) 12 février 2009 16:19

    Vous financez comment les effets sociaux pervers du libéralisme en phase terminale de crétinistation de masse ?

    Si vous regardez les 3 vidéos ci dessous, vous savez désormais à quel point nos états sont complices des intérêts multinationaux privés ...

    Le grand jeu
    La dette
    Corporation

    				
    L’état providence à l’attention d’intérêts multinationaux privés

    Si vous pouviez faire un bouquin là dessus peut être que j’achéterai ....

    • Par Gilles LAURENT (---.---.---.137) 12 février 2009 16:52

      Je vous suggère de regarder cette vidéo qui explique l’origine de la crise financière :
      http://www.youtube.com/watch?v=Rijp... ;

    • Par Mouche-zélée (---.---.---.35) 12 février 2009 17:54

      Vu votre vidéo TOUT est de la faute des états :
      Bravo, j’ai du mal à comprendre pourquoi les USA qui sont plus libéraux que la France sont plus touchés...

      Là il faut m’expliquer ...  smiley

    • Par Tzecoatl (---.---.---.68) 12 février 2009 21:15
      Claude Simon

      @Gilles Laurent :

      J’ai bien tout regardé votre video de propagande libérale.

      Une chose : la politique de taux bas de Greenspan n’a pas créé la crise des subprimes, les taux à 13% établis par les banques et autres courtiers, si. Les taux bas de Greenspan ont permis de sortir de la bulle internet, les taux à 13% de la finance privée américaine de nous y plonger dans la douleur.

      En tant normal, quand la route est courbe (eq qu’il y a une régulation) et qu’il y a un accident (eq une crise), quelqu’un de responsable reconnaitra qu’il l’a mal prise, un libéral stipulera systématiquement que c’est la faute de la route qui n’était pas droite.

      Comme d’habitude, les lobbies des privés font passer des lois, et dès que ces lois dégénèrent, les libéraux s’en lavent les mains, blanchissant le privé plus blanc que blanc (ou alors dans un post plus haut que le privé n’est plus du privé) et pointent du doigt le politique. Y’aurait-il quelqu’un de sensé qui commencerait à parler de co-responsabilité ? Non, un seul bouc-émissaire suffit, d’autant plus s’il est antipathique.


    • Par alcodu (---.---.---.61) 12 février 2009 21:41
      • Bravo, j’ai du mal à comprendre pourquoi les USA qui sont plus libéraux que la France sont plus touchés... Là il faut m’expliquer ...
      L’Union Soviétique n’était jamais touchée lors des crises régulières et cycliques qui ont perturbé l’occident pendant la guerre froide...
      Les économies dirigées coulent lentement, mais sûrement.

      A noter que le Soudan et la Mali ne sont eux aussi pas touché par la crise. Ils étaient pauvres avant et ils sont pauvres après.

      Je vous laisse choisir le modèle qui s’applique le mieux à la France.
    • Par Le péripate (---.---.---.212) 12 février 2009 21:50
      Le péripate

       Je me suis laissé dire que le Zimbabwé n’était pas non plus touché par la crise. Mais, là-bas, la monnaie est émise par l’état, avec un taux d’inflation aux zéros innombrables. Un rêve socialiste.

    • Par Tzecoatl (---.---.---.68) 12 février 2009 22:11
      Claude Simon

      @Le péripate et à tout libéraux en général :

      Il existe sur terre certains territoires sans états ou presque, le Somaliland par exemple ou le Libéria quelques années pendant la décennie 90. Ces périodes sans états étant relativement brèves, je vous invite donc à saisir au pied levé les opportunités prochaines à vos frais afin que vous puissiez confirmer vos convictions et votre foi en la nécessité de l’absence d’état. Bon voyage !


    • Par Le péripate (---.---.---.212) 13 février 2009 06:41
      Le péripate

       Serpent Socialiste : essaye de rentrer dans ton crâne obtus de stalinien que le libéralisme, c’est l’état de droit, et garde tes comparaisons de warlordisme (Somalie etc...) pour tes petits camarades fascistes.

  • Par ronchonaire (---.---.---.225) 12 février 2009 16:59

    Dommage que vous ayez fondé votre constat d’absence de libéralisme sur les prélèvements obligatoires, cela a totalement détourné la discussion du fond de votre article. Il y avait pourtant bien d’autres domaines de l’action politique qui montrent clairement que le "néo-libéralisme" n’a jamais existé. Deux exemples qui me viennent comme ça (il y en bien d’autres, cela va sans dire) : les politiques migratoires, tout sauf libérales, y compris et surtout aux Etats-Unis ; les politiques agricoles qui, à grands coups de subventions et de "normes sanitaires" (lire : quotas) ont totalement faussé les marchés mondiaux au détriment des pays en développement.

    A part ça, le problème ne vient pas, selon moi, d’une quelconque idéologie (qu’elle soit libérale, keynésienne ou autre) ; le problème vient avant tout de l’existence des Etats eux-mêmes, qui donnent un pouvoir démesuré à un nombre beaucoup trop restreints de personnes, qui bien entendu ne se privent pas pour en profiter. La concentration des pouvoirs, elle, n’est pas un mythe. Quand on y pense, donner l’arme nucléaire à une seule personne est totalement absurde et dangereux et le fait que cela arrive par le biais d’une élection démocratique n’y change rien (ça aurait même tendance à accentuer l’absurdité de la chose). Plus qu’un changement d’idéologie, c’est d’un changement radical de mode d’organisation et de représentation politique dont nous avons besoin.

    • Par Tzecoatl (---.---.---.68) 12 février 2009 19:27
      Claude Simon

      Ronchonaire,

      Après avoir testé la liberté complète de circulation des individus dans les années 50-60, et vu les problèmes que cela ont engendrés, la liberté de circulation des biens et des capitaux a été privilégié afin de préserver le pouvoir sur le travail.

      Tout le monde veut bien du libéralisme (liberté de posséder, liberté de s’exprimer, liberté de circuler, et puis faire du fric, etc), mais personne ne veut ses défauts. Et les défauts et avantages du libéralisme sont à géométrie variable en fonction des classes (ou moins marxistement des individus). D’ailleurs, interrogeons un travail pauvre français qui préfère acheter chinois au détriment de sa production : "C’était vrai il y a pas si longtemps, mais c’est jamais le cas aujourd’hui".



  • Par frédéric lyon (---.---.---.120) 12 février 2009 17:12

    Très bon article.

    Rappelons seulement que la "pyramide Madoff" la plus dangereuse en France est la "pyramide" de la Sécurité Sociale, qui en est venue à faire financer les dépenses courantes du système auourd’hui par de l’épargne future d’agents économiques qui ne sont même pas encore nés !!

    Quand à l’Etat lui même c’est une pyramide encore plus gigantesque ! Personne ne sait qui mettra le dernier rond dans le système, mais tout le monde sait que celà arrivera !

    Le "néo-Keynesianisme" est la rustine idéologique que les orphelins du Marxisme ont inventé pour pouvoir justifier la poursuite sans limite de l’endettement public, aux détriments des générations futures qui n’auront d’autre ressource que de refuser l’héritage (c’est à dire les dettes) que nous leur laisserons.

    Un dernier détail : Keynes n’a jamais parlé de relancer l’economie par le déficit public (et par les dettes qui en découlent), mais il a parlé de relance par "ACCROISSEMENT" du déficit public, dans la mesure ou il était possible de l’accepter à une époque où le déficit et les dettes n’avaient pas encore atteint le niveau abbyssal d’aujourd’hui. 

    C’est le DELTA de déficit supplémentaire qui induit la croissance, selon sa théorie, par le moyen du "coefficient multiplicateur".

    Or tout le monde peut comprendre qu’il est impossible de provoquer un DELTA de déficit supplémentaire tous les ans, car aucune pyramide ne peut monter jusqu’au ciel.

    Keynes n’a donc jamais dit qu’on pouvait accroitre sans cesse les déficits et les dettes, pourtant c’est ce que font les Etats pourris par une caste de fonctionnaires qui ont confisqué la Démocratie et détourné le système au profit de leur caste et au détriment de toutes les autres catégories de citoyens.

    Jusqu’au jour où il faudra décréter la banqueroute générale, ce qui est déjà arrivé plusieurs fois en France, la dernière fois en 1958.

  • Par ZEN (---.---.---.46) 12 février 2009 18:20
    ZEN

    Mister Lyon dixit : "trés bon article"...
    Une référence ! smiley
    L’auteur peut-il m’envoyer son livre gratuitement ?
    Demander l’adresse à Carlo
    Merci

  • Par Le péripate (---.---.---.212) 12 février 2009 18:54
    Le péripate

     Evidemment, ceux qui n’ont rien à dire feront remarquer perfidement que cet article soutient la sortie d’un livre.
    Ils feraient mieux de se taire, mais ils essayent de discréditer l’article. Bon, c’est la vie.

    Je reviens au fond de l’article.

    Certes, nous ne sommes jamais réellement sorti de la doxa keynésienne. Mais cette crise souligne aussi la probable faillite du pilotage raisonné par en haut des monnaies, c’est à dire le monétarisme de Milton Friedman.

    Probablement il existe un univers angélique où le monétarisme marche. Mais les états sont drogués à la monnaie facile, et, toujours, ça dérape.

    L’école autrichienne, Mises, Hayek, Rothbard, avait bien décrit ce que nous vivons. peut-être serait-il temps d’y revenir.

    Les sceptiques feront remarquer que de très nombreux économistes ne sont pas dans cette voie. La raison en est très simple : l’école autrichienne ne promet pas de lendemains qui chantent, et, surtout, elle diminue très fortement le pouvoir des politiques en leur demandant de s’occuper principalement de l’état de droit, de la liberté, de la sûreté, de la propriété et de la résistance à l’oppression. Un programme trop peu ambitieux pour des politiques, et, donc, peu vendeur.

    C’est pourquoi les étatistes peuvent se rassurer : il y a très peu de chance que la raison l’emporte, et la course insensée continuera. Mais au moins les libéraux auront prévenus.




  • Par Artius (---.---.---.159) 12 février 2009 19:00

    A mon sens, le problème ne vient pas de ce que l’Etat intervienne ou non, mais plutôt des buts recherchés par ceux qui dirigent ledit Etat.

    Qui ne se rend pas compte à quel point la représentativité du peuple est inexistante dans les "hautes" sphères ?

    Qui ne se rend pas compte à quel point le peuple n’a littéralement aucune souveraineté ? D’ailleurs, l’a-t-il déjà eue ?

    Qui voudrait essayer de me faire croire que ce monde, dans lequel une poignée d’individus détiennent la quasi-totalité des richesses, est conforme à la volonté du peuple ?



  • Par Mouche-zélée (---.---.---.35) 12 février 2009 19:01

    Mais c’est bien sûr, supprimons donc carrément les états pour laisser le marché le plus libre possible !

    Seul le pouvoir arrête le pouvoir, c’est de là qu’est né nombre de constitution occidentales .

    Les marchés s’auto-réguleront, (avec délits d’initié et entente illégale) sur les prix du marché bien sûr .
    Au moins là nous pourrions compenser les salaires à partir des prix de vente "pour réguler les marchés" bien sûr ...

    Allez donc dire aux USA qu’il faut déréglementer les marchés, c’est le moment, vous serez super bien reçu
    Ils ont eu une politique 1 000 fois plus libérale que nous, résultat ils sont bien plus touchés par la crise que nous .... (et ce n’est pas la peine de me parler de leur politique agricole, car c’est un tout)

    C’est certainement parce que l’interventionnisme d’état les a beaucoup trop étouffés vous allez me dire, ha ha ha

    Si quelqu’un dit pouvoir "moraliser le capitalisme" je l’envoie chez les malades mentaux pour voir s’il pourrait moraliser quelqu’un de très malade mentalement.

    Après il faut voir que le marché a besoin d’une croissance continuelle pour vivre.

    Moins de consommation = pertes du marché = nouveaux chômeurs = moins de consommation = perte de la croissance = perte de l’emploi ....
    Le cercle infernal

    Est-ce que je me trompe  smiley

  • Par jaja (---.---.---.132) 12 février 2009 19:26
    jaja

    A lire l’auteur on peut supposer que "Ce soi-disant néolibéralisme n’a jamais existé (en dehors de l’imagination de certains nostalgiques des utopies de la gauche radicale), que ce soit en Europe ou aux USA."

    Et je ne suis pas loin d’être d’accord avec lui... "Libéraux" puis "néo-libéraux" ça commence à faire lourd pour ces partisans de la propriété privée des moyens de production, que moi j’appelle tout simplement le mode de production capitaliste, dont les libéraux ne sont que le cache-sexe idéologique.

    L’auteur le dit lui-même en parlant de ces "libéraux" qui ont léché le cul de l’impérialisme américain ces dernières décennies et qui ont entraîné la "confusion" qu’il prétend voir....

    Ne me battant pas contre des moulins à vent, je me fous donc complètement des "libéraux" qui ne nous exploitent nulle part autant qu’ils le souhaiteraient. Ce sont leurs maîtres capitalistes qui font ce sale boulot, eux qui ont renforcé l’État et ses moyens de répression, pour en faire la machine de guerre par essence contre la volonté des peuples.

    Un Frédéric Lyon pourfendant l’État, c’est à mourir de rire. Lui qui soutient l’impérialisme et le colonialisme US et autres partout, qui ne pourraient pas exister sans ces formidables machines de guerre que sont devenus les États modernes, soutenus par toutes les bourgeoisies friquées, qui savent bien que leur domination sur les peuple repose sur leur force et uniquement sur elle.

    Notre époque est celle de la lutte entre ces blocs étatiques. Tout ceux qui comptent dans ce monde, actionnaires financiers, capitalistes et "libéraux hypocrites" le savent bien. La guerre militaire n’étant que la suite logique des affrontements économiques incessants entre ces différentes puissances.

    L’État est donc bien toujours l’outil de l’exploitation d’une classe sur toutes les autres. Et dans cette période troublée, partout les bourgeoisies vont chercher à le renforcer au maximum de leurs possibilités...

    Les "vrais" libéraux ne sont que des gogos abusés par les "libéraux hypocrites" au service du capitalisme et de l’impérialisme, qui nous sortent une gentille théorie où la principale liberté est celle de permettre à ceux qui dominent déja d’exploiter, à leur guise et sans freins, la majorité de leurs semblables.


  • Par Internaute (---.---.---.145) 12 février 2009 19:50
    Internaute

    Bien d’accord avec vous. Quand je lis « ..- Les données disponibles sur ce pays (les USA), que ce soit sur l’immobilier, l’économie générale ou les marchés actions, sont beaucoup plus détaillées que celles publiées en France ; » sur votre site je ne peux que constater qu’en France le gouvernement est totalement opaque. Aux US on trouve tout sur tous les sujets.

  • Par ddacoudre (---.---.---.237) 12 février 2009 20:12
    ddacoudre

    Bonjour loïc.

     

    Intéressant article d’une approche trop dogmatique, il t’aurait fallu indiquer à quelle école du libéralisme tu te réfères, car suivant les axiomatiques des uns et des autres les approches peuvent en être différentes. Par exemple celle de Locke sera toujours en vigueur, comme référence éthique, alors que celle d’Adam Smith est à enterrer définitivement.

    Le keynésianisme n’est pas une marque d’anti libéralisme, il s’appuie sur le fondement que chacun peu faire ce qui veut sous réserve qu’il ne lèse pas l’autre qui dispose des mêmes droits de la nature.

    Or la nature n’est pas d’une organisation équitable puisqu’il y règne la loi du plus fort et donc vient de ce fait contrarier son fondement humaniste.

    Partant de là, la nature nous montre que des affrontements nait une hiérarchisation de la soumission d’êtres qui postulaient de par leur nature à être les plus forts, alors que leurs facultés les condamnent à être soumis et en conséquence de se sentir lésés par rapport à leurs désirs qu’ils tiennent de la nature comme ceux qui les dominent.

    De cette confrontation d’êtres qui se regroupent naîtra, la loi du plus fort, puis la loi de dieu, puis le roi tiendra son pouvoir de dieu, et des hommes dirons qu’ils ne reconnaissent comme maitre que dieu auquel ils doivent des comptes, et qu’ils sont assez grands pour l’interroger sans passer par ceux qui se présentent comme leur représentant. L’idée du libéralisme est nait « ce jour là », mais ils n’avaient pas pour autant indiqué ce qu’il naitrait de cette liberté, puisqu’elle restait conditionnée aux écritures saintes qui en réglait la vie individuelle dans toutes ses relation avec les autres y compris dans les relations économiques.

    Vouloir s’émanciper de ces règles, est quelque choses de possible, mais vivant en inter dépendance les uns avec les autres, ne tenant la valeur de notre ego qu’a partir des autres, il naîtra de tout ceci qui est donc l’interdépendance des comportements individuels qui se confortent les uns les autres, une organisation systémique, pour que les efforts de chacun puissent s’inscrire dans une démarche sociétale afin que chacun concoure à son intérêt et à celui des autres sans les léser.

    Ainsi surgit la question qui va décider quand, l’intérêt de l’un lèse celui de l’autre.

    Avant c’était les évangiles.

    Le libéralisme dit, des rapports libres en sortira une organisation librement consenti puisque produite par des milliards d’actions libres interdépendantes.

    Qu’ont produite ces actions libres, ce que nous vivons suivant le cas, des dictatures, des théocraties, des démocraties.

    Au travers de leurs relations économiques sur la base de leur morale à certaines époques les hommes ont édité des règlementations pour qu’en permanence l’intérêt des uns ne lèse pas celui des autres, même quand ils considéraient certains d’entre-deux comme des bestiaux.

    Sauf que si cela se comprends en théorie, son organisation, comme je l’ai dit, se traduit par des structures systémiques donc régulatrices sous diverses formes de gouvernance, car chacun s’acquitte de l’intérêt des autres par une contribution à un pot commun dont ils confient la gestion à d’autres individus qu’ils se choisissent et auquel il donnent le pouvoir en leur nom de réguler les problèmes qui naitrons de leurs natures humaines afin que chacun y trouvent son intérêt et ainsi réguler sa nature humaine.

    Alors tu peux donner le nom que tu veux à cela, mais le plus simple est de le nommer pour ce qu’il est, la gouvernance de l’état, qui intervient au nom de tous pour réguler et maitre en œuvre ce qui n’est pas à la porté des individus.

    Les libéraux comme toi confondent l’exercice de leur propre pouvoir en conformité avec leur nature humaine, qu’il juge toujours ne pas léser celle des autres, même quand au nom de l’offre et de la demande ils font payer plus cher un produit que sa valeur réelle, sous prétexte que des hommes sont prêt à se battre pour s’en disputer l’acquisition. Cette vision n’est en rien libérale, car à terme elle ne fait que léser les autres pour leur soutirer plus qu’il ne le faut.

    Ce principe d’exploitation capitalistique est une des plaies qui à rendu détestable le capitalisme qui n’est rien d’autre qu’une dimension de production industrielle demandant d’énormes capitaux et donc nous ne pouvons pas dire sur le principe qu’il fut négatif. La discussion sur la loi du marché étant un autre débat qui lui est lié comme celui de la qualité des biens qu’il produit et leurs renouvellements.

    La répartition du fruit du travail de tous qui se créaient dans tous les lieux de productions s’ils appartiennent à des particuliers rien n’interdit que des individus se regroupent pour en détenir un, ni que l’état en tant que représentant de la collectivité ne puisse pas si cela s’avère utile à l’intérêt de tous, en être propriétaire.

    L’axiome de d’Adam Smith auquel tu te réfères est fini, il a fait la démonstration que de l’intérêt individuel ne nait pas l’intérêt collectif car l’intérêt collectif n’est pas la sommes des intérêts individuels. Un arbitrage en est nait de fait, c’est-à-dire, que la gouvernance de l’état est le produit du libéralisme. Certes la transformation de l’état à oscillé en fonction de son origine historique, et de quelques destins dictatoriaux qui restent dans la mémoire de trop de personne car le marché est incapable de ne pas léser le droit des autres de vivre qu’ils tiennent de la nature. Alors ces derniers ont recours soit a une organisation de défense individuelle ou collective ou s’en réfèrent à la régulation ou l’arbitrage de la représentation collective qui est l’État, alors que beaucoup n’ont qu’une vision passéiste du temps des maitres de droit divin, Keynes en avait une vision éclairé mais dans la limite de ce qui existait à son époque est qui n’est plus. C’est pour cela qu’un keynésianisme mondial se préfigure en réponse à l’OMC.

    Je suis d’accord avec toi sur une chose c’est que le néolibéralisme de Adam Smith n’a jamais existé dans les faits car il n’est pas viable et le mal est, qu’en permanence il fut le phare indiquant la route, mais la mauvaise, puisqu’il a donné naissance au keynésianisme régulateur pour apporter une solution à toutes les crises dont il fut à l’origine, sans tomber dans l’économie d’état comme en ex Urss. Ensuite le fait d’estimer qu’égoïstement, l’on ne doit pas partager avec les autres est un autre débat et donc trouver injuste de devoir retourner aux autres de quoi leur donner les moyens d’exister, c’est pour cela que souvent faute de trouver une telle initiative chez les individus la gouvernance l’organise.

    Cordialement.

    • Par Tzecoatl (---.---.---.68) 12 février 2009 22:54
      Claude Simon

      "Les libéraux comme toi confondent l’exercice de leur propre pouvoir en conformité avec leur nature humaine, qu’il juge toujours ne pas léser celle des autres, même quand au nom de l’offre et de la demande ils font payer plus cher un produit que sa valeur réelle, sous prétexte que des hommes sont prêt à se battre pour s’en disputer l’acquisition."
      Ce dilemne insolvable de l’asymétrie de valorisation d’un bien entre deux individus, car on ne peut attribuer une valeur réelle à un bien (c’est subjectif), signe la quasi-immortalité du capitalisme.


      "Cette vision n’est en rien libérale, car à terme elle ne fait que léser les autres pour leur soutirer plus qu’il ne le faut.
      "
      Si, un prix peut être fixé librement au nom de la liberté, c’est libéral.


    • Par ddacoudre (---.---.---.237) 12 février 2009 23:15
      ddacoudre

      bonjour teshcoal

      depuis le temps nous avons convenu d’une valeur travail qui permet de donner une valeur indicative, à la suggestion du désir de posséder quelque chose dont effectivement l’intensité de se désirs de normal à obsessionnel peut en faire varier le prix. ce qui nous pousse à vendre le soleil, à quel qu’un qui habite dessous, le libéralisme n’est pas duper, même si je te reconnais que pour répartir la rareté il faut définir des critères, et il devient une évidence que dans l’inégalité que nous tenons du droit de la nature, celui qui aura imposé les réglés de répartissions s’en trouvera avantagé.


      le libéralisme est un mythe qui permet d’exclure la loi du plus fort, or souvent il sert à la justifier, c’est à la perversion d’un certain type de discourt.

      si la compétition est salutaire et inévitable, le sort du premier et du dernier sont liés, le discernement que l’on mettra à réguler cette nécessité fera de nous des libéraux ou des requins. il est bien connu que nous vivons dans un monde de requin, alors qu’ils ne pourrissent pas le libéralisme dont ils se prévalent pour user de la force du leur droit naturel.

      cordialement.

    • Par Tzecoatl (---.---.---.218) 13 février 2009 09:31
      Claude Simon

      C’est bien dit, ddacoudre, mais ça ne me suffit pas, comme vous l’avez compris.

      Préserver la virginité du libéralisme est déjà en soi une hypothèse intenable (comme le marxisme, le keynésianisme et autres), il n’empêche que les postulats de départ du libéralisme sont également déficients, et permettent de fait toutes les perversions que vous incriminez à juste titre.

      Comme je l’ai écris plus haut, le fait de fonder la liberté sur la propriété et non sur la capacité, par exemple.

      Dès lors, pour moi, il sera bon à mettre au placard des antiquités idéologiques, tel le marxisme. Même si certains de ses apports resteront valides pour longtemps  : liberté d’expression par ex, mais on remarque bien que ce n’est pas la priorité des libéraux, si ? On peut résumer le libéralisme de l’auteur et de tant d’autres au fait d’incriminer les taxes. Autant alors appeler un chat, un chat et parler d’anti-taxisme en place et lieu de libéralisme, pas vrai ?


  • Par Sylvain Reboul (---.---.---.135) 12 février 2009 20:23
    Sylvain Reboul

    Votre argumentation reste très incomplète, car vous refusez de vous posez la question de savoir pourquoi en régime démocratique capitaliste le libéralisme pur et dur est politiquement et économiquement insoutenable :

    La réponse est pourtant aisée :

    économiquement : pour la bonne raison que la capitalisme doit pour réaliser le profit vendre et étendre ses marchés d’une manière croissante et ne peut le faire qu’en accroissant la demande solvable par le crédit !
    Sans le crédit facile le capitalisme s’effondre dans un crise de surproduction inévitable !(on le voit aujourd’hui)

    politiquement : en régime démocratique il convient de satisfaire la demande du plus grand nombre, sauf à être battu aux élections. Or en l’absence de salaires suffisants afi d’accroitre les profits et les revenus du capital, la seule solution a été de rendre le crédit de plus en plus facile.

    D’où la crise financière car le crédit même peu cher a un coût et de plus nul n’est assuré de la valeur croissante d’un bien durable acheté à crédit (ex : immobilier) . sans compter que l’économie par le crédit sans limlite concerne aussi bien les investissements que la consommation.

    Conclusion le lbéralisme économique pur et dur (ou anti-keynésien) s’auto-détruit nécessairement.


    • Par aetius320 (---.---.---.25) 12 février 2009 21:03

      Bien parlé vous avez exprimé ce que je voulais dire dans mon post précédent.
      Néanmoins, j’aimerai posé une question : pourquoi les économistes mainstream disent que la création monétaire par l’état est une hérésie et que seul l’emprunt est valable ?
      J’ai écouté leur justification et je dois dire que ce que j’ai lue, je ne l’ai toujours pas compris.
      En effet en partant du principe qu’un état est géré raisonnablement (hypothèse possible puisque les libéraux partent du postulat que le marché est efficiant et le communisme que l’homme est nouveau) pourquoi a -t-on besoin des capitalistes puisqu’il lui suffit que l’état crée la monnaie ex-nihilo sans intérêt équivalente au coût du projet. Il n’y aura pas inflation puisque ce projet est censé être productif et augmenter la richesse nationale ou mondiale de la valeur de la création ainsi effectuée.

      Merci de me répondre car ce point de détail à tendance à me faire basculer de plus en plus dans le conspirationnisme.

    • Par Le péripate (---.---.---.212) 12 février 2009 21:44
      Le péripate

       C’est incompréhensible d’être encore capable de sous-raisonner ainsi ; crise de surproduction, dites vous Sylvain ? C’est quoi ce charabia ? Quel est l’entrepreneur assez idiot pour surproduire s’il n’a pas la possibilité de vendre ? On est là en plein dans la pensée magique keynésienne.
      Le capitalisme, c’est d’abord l’épargne.

    • Par aetius320 (---.---.---.179) 12 février 2009 21:55

      C’est votre raisonnement qui est faux. Une crise de surproduction est la même chose qu’une crise de sous-consommation due à une insolvabilité globale due au siphonnage pendant 30 ans des revenus salariaux par l’oligarchie financière.
      L’endettement n’a été que le pis-aller qui a permis de maintenir une croissance artificielle 20 ans de plus. En effet, à partir du moment où les politiques neolibérales ont été appliquées, si les états et les particuliers ne s’étaient pas endettés, on aurait du connaitre une croissance à 0% depuis la fin des années 80.

    • Par Le péripate (---.---.---.212) 12 février 2009 22:05
      Le péripate

       Citez moi une crise de sur-production autre que théorique. Infailliblement, vous retomberez sur la première théorisation de ce concept, la crise de 29. Or, 29 n’a pas été une crise de surproduction, concept foireux du charlatan Keynes. Alors, on peut avoir des raisonnements impeccables sur une économie pour les anges, il vous faut à un moment ou à un autre vérifier si vos théories expliquent le réel. Et si le keynésianisme expliquait le réel, il nous suffirait de toujours dépenser de la fausse monnaie, et nous ne subirions jamais de crises.

      Informez vous sur la théorie autrichienne des cycles.

    • Par Le péripate (---.---.---.212) 12 février 2009 22:06
      Le péripate

       De plus, vous devez être particulièrement dur d’oreille : l’article montre et démontre que le neolibéralisme est une fiction.

    • Par Tzecoatl (---.---.---.68) 12 février 2009 22:18
      Claude Simon

      "Le capitalisme, c’est d’abord l’épargne."

      Oui, le capitalisme c’est d’abord l’épargne rémunéré 2-3%, et l’épargne c’est d’abord de la monnaie privée avec taxe privée (ou "taux d’intérêt" d’après nos plus éminents économistes) de 3-4%.

    • Par Tzecoatl (---.---.---.68) 12 février 2009 22:20
      Claude Simon

      "Informez vous sur la théorie autrichienne des cycles."

      C’est bizarre chez le libéral toujours à court de non à penser d’inviter à lire autrichien.

    • Par aetius320 (---.---.---.179) 12 février 2009 22:27

      J’ai lu l’article.
      Pour le neo-libéralisme, je n’emploie que le terme employé pendant dix ans par les économistes des plateaux télés pour expliquer l’économie. Dans un post précédent, j’avais déjà dit que l’économie des 30 dernières années a été pour moi la chose suivante : loi de la jungle pour la majorité, socialisme prédateur pour l’oligarchie.
      C’est Marx le premier, dans l’explication des contradictions internes du capitalisme qui avait prédit les crises de surprodution.

      Votre vision de l’économie, je l’a respecte mais pouvez-vous répondre au trois questions suivantes :

       en régime vraiment libéral comment faites-vous pour empêchez la formation à terme d’oligopoles qui feront les lois par collusion corruptives avec les états ?

       en régime vraiment libéral comment faites-vous pour empêcher à terme l’instauration d’un système économique dépressif puisque les gagnants du début de cycle feront pour aspirer au maximum la richesse produite et donc hypothèquer in fine le propre renouvellement de leur richesse par le maintien du commerce ?

       en régime vraiment libéral quid de la recherche scientifique. En effet, depuis 50 ans, on a vue que les entrprises privès sont incapables de faire autre chose que l’incrémentation technologique et donc incapable d’investir assez longtemps pour une rupture de paradigme tech et sci (exemple centrales nucléaires, TGV, voitures électriques où l’on voit qu’il faut que cela soit les états qui mettent la main à la poche, etc...)

       enfin pour maintenir une concurrence parfaite, quid du droit d’héritage qui restreint dès la naissance la liberté d’un individu par rapport à un autre ?

      Merci

    • Par alcodu (---.---.---.61) 12 février 2009 23:12
      • en régime vraiment libéral quid de la recherche scientifique. En effet, depuis 50 ans, on a vue que les entrprises privès sont incapables de faire autre chose que l’incrémentation technologique et donc incapable d’investir assez longtemps pour une rupture de paradigme tech et sci (exemple centrales nucléaires, TGV, voitures électriques où l’on voit qu’il faut que cela soit les états qui mettent la main à la poche, etc...)
      Le mythe exposé ci-dessus est très bien démonté dans le livre d’Augustin Landier et David Thesmar intitulé "le grand méchant marché". Chiffres statistiques à l’appui, les auteurs démontrent que le marché boursier permet à des entreprises d’engager de fortes sommes en R&D.
      C’est justement la bourse qui permet aux investisseurs de gagner de l’argent avec ces entreprises qui financent de la recherche fondamentale et qui font des pertes pendant des années, mais qui sont capables de vraies ruptures technologiques.
      Les biotechs aux Etats Unis en sont un exemple frappant.

      Ces entreprises high tech, qui ont des résultats d’exploitation négatifs depuis des années, sont d’ailleurs celles qui résistent le mieux à la crise actuelle.

    • Par ddacoudre (---.---.---.237) 12 février 2009 23:30
      ddacoudre

      bonjour reboul

      il va mieux ce PS ?

      j’ai souvent l’impression que les individus sont resté sur une représentation de l’argent basé sur l’or, et qu’il n’ont pas intégré les changements survenus. sans entrer dans la rareté des matières premières il va de soit que si la population augment, si la production augmente, il faut que le moyens d’échanges que constitue la monnaie augmentent, une fois que sa circulation n’en sera plus un moyen efficace.

      la seule possibilité est donc la création de monnaie par les deux seul moyen que nous connaissons, l’état et les banques, un par la planche à billet, l’autre par le crédit, et rien n’empêche un état d’être un organisme de crédit, si ce n’est une conception dogmatique qui dit que chaque individus doit être libéré de sa soumissions à un état, mais dans le même temps ils organisent la servilité à l’entrepreneur. il y a donc pour eux des soumissions qui sont plus nobles que d’autres.

      cordialement.

    • Par ddacoudre (---.---.---.237) 12 février 2009 23:39
      ddacoudre

      bonjour péripate

      tu fais l’âne, il n’y a pas de crise mondiale de surproduction. il y a sur production lorsque l’on oblige des agriculteurs à détruire leur production parce que elle ne peut être vendu qu’a ceux qui ont les moyens de l’acquérir.

      ce fut de même pour l’industrie, pour faire face à cette capacité de surproduction d’équipement et de biens nous avons raccourci pour certains leur durée de vie pour permettre à la machine de ne pas se gripper, ce fut le départ du jetable, du design, du consumérisme etc. .

      cordialement.

    • Par Mycroft (---.---.---.230) 12 février 2009 23:57

      Vous confondez R&D et recherche. La R&D (surtout le dévelopement, qui est le gros de la R&D en entreprise), c’est le court terme. La recherche, c’est le long terme. Sans la recherche, pas de R&D performante, faute d’outil et d’élément théorique avancés. Sans la R&D, la recherche n’est pas rentable économiquement. Le mélange des deux est essentiel.

      Par exemple, les mathématique ou la physique fondamentale ne sont que peu étudié par des entreprises. Pourtant, ce sont des découvertes dans ces domaines qui nous font progresser à grand pas. Mais il faut reconnaître que ceux qui découvrent ces théories n’y gagnent pas grand chose. Tout simplement parce que les résultats pratiques de leur découverte sont obtenue bien souvent après leur mort.

      C’est pour cette raison que la recherche d’état a son importance.


    • Par Dudule (---.---.---.85) 13 février 2009 00:20

      Oui, parlons du réel.

      De 1945 à 1976, politique keynésienne en France et presque partout dans le monde capitaliste, à laquelle Raymond Barre met fin dans notre pays en faisant de la lutte contre l’inflation une priorité. Rappelons qu’une inflation raisonnable et maîtrisée est considérée par les keynésiens comme bénéfique, si les salaires lui sont indexés : elle rend la monnaie fondante, bloque l’accumulation en forçant l’investissement et la consommation, et ne pèse pas sur les gens modestes, qui peuvent emprunter à des taux négatifs ou nuls. Ils perdent un peu sur leur salaire par un effet de retard, mais c’est bien peu par rapport aux bénéfice qu’ils en retirent : plein emploi, accès à la propriété, etc.

      Ce qui a été présenté à l’époque et aujourd’hui comme un défaut de la politique keynésienne (l’inflation) était en fait volontaire et au coeur du système. Mittérand de 81 à 83 (sous la houlette d’Attali, déjà) n’a pas renoué avec le keynésianisme, puisqu’il a continué de lutter contre l’inflation tout un relançant les dépenses publiques (un désastre que l’on impute à Mauroy alors qu’il contestait dans l’ombre les imbéciles expérimentations attalesques... l’histoire est cruelle). Donc, le coup d’arrêt du keynésianisme en France date bien de l’entrée en fonction de R. Barre.

      Ce modèle keynésien était appliqué par des économies mixtes : une partie nationnalisée, la liberté d’entreprendre et des secteurs économiques considérés comme moins importants étaient laissés au secteur privé.

      Pendant cette période, le niveau de vie dans notre pays et ailleurs n’a cessé de croitre. Ce qu’on a appelé les trente glorieuses.

      Depuis les années 80 que le modèle libéral (qui n’existe pas, d’après certain) est appliqué, le développement des pays du Sud, dont certains étaient très prometteurs (Amérique Latine, certains pays arabes...) a été bloqué net. Ce fut un désatre d’une ampleur inégalée y compris dans les pays développés. Pour la première fois depuis le début de l’histoire de l’humanité, une génération vit et vivra nettement moins bien que celle qui la précède, en l’absence de guerres et de catastrophes majeures.

      La doctrine libérale existe bel est bien. Elle est basée sur la liberté absolue du commerce, et l’idée un peu folle que les agents économiques optimisent tout naturellement l’allocation des ressources si ont les laisse faire. C’est une idée ancienne, du XVIIIième siècle, lorsque des phylosophes ont voulu modéliser les relations économiques comme les physiciens modélisaient mathématiquement les lois de la nature.

      Il y eut Leïbniz, les physiocrates (Turgot), Smith, Ricardo, Walras, Say... et même Marx, qui veut mettre à bas un système injuste par la révolution, mais pas en lui trouvant une alternative. Il considère donc la doctrine libérale (le capitalisme théorisé) comme indépassable.

      Keynes est très récent en fait. Très moderne. Beaucoup plus que le libéralisme qui tire ses racines de sociétés pré-industrielles post-féodal. Les succès éclatant de ses théories, du milieu des années 30 au milieu des années 70 ont cloué le bec des libéraux. C’est simple, à part quelques ilots de résistance (l’Université de Chicago, notamment), la doctrine libérale n’était quasiment plus enseignée en tant que théorie applicable. Le réel avait tranché : Keynes avait gagné empiriquement contre Walras, Say et Ricardo (Smith est aujourd’hui cité à toutes les sauces, mais il n’était pas la pierre angulaire des théories libérales du XIXième et du début du XXième siècle).

      C’est alors que les libéraux organisèrent la riposte(1945, quand plus personne ne voulait d’eux : postes universitaires, conseils économiques et politiques, postes de pouvoir, tout celà leur manquait, puisqu’on leur imputait -à raison- la crise de 29 et la guerre).

      Hayek organisa un nouveau corps de doctrine radical, considérant comme complètement hérétique, pour ne pas dire communiste, toute propriété collective de quoi que ce soit. Toute entrave au marché est une étape sur "Le Chemin de la Servitude" (le titre de son livre le plus célèbre), qui mène vers le communisme et ses goulags, d’après l’économiste autrichien. Il élaborre une stratégie avec ses disciples (regroupés dans la "Société du mont Pélerin" à Genève) . Ne participer à aucun débat universitaire ou académique. Ils doivent prendre en loucedé, sans jamais affirmer franchement leurs opinions, tant qu’elles sont encore minoritaires, des postes universitaires, des postes de pouvoir, et se coopter les uns les autres jusqu’à obteenir l’hégémonie idéologique. Ils devaient s’auto-encenser les uns les autres pour finir par ringardiser les Keynésiens (Barre, sociétaire du Mont Pélerin avait été qualifié en son temps de "meilleurs économiste de France", on ne sait pas bien par qui... juste un exemple en passant).

      Friedman pris le relais d’un Hayek vieillissant.

      Il paracheva et mathématisa à outrance les idées de Hayek, en s’inspirant des théories d’un mathématicien schysophrène, J.F Nash, et qui était d’ailleurs lors de ses moments de lucidité, lorsqu’il ne voyait pas des communistes partout (voir le film récent qui lui est consacré, "Un Homme d’Exception"), un disciple d’Hayek et un théoricien libéral. Ce corps de doctrine est alors appelé néo-libéralisme par ses partisants eux même. Ça existe bel et bien, le néolibéralisme.

      La longue traversée du désert des libéraux pris fin au milieu des années 70. Ils étaient parvenu à ringardiser leurs adversaires, à les faire passer pour de vieux croutons, alors que la fringante jeune garde libérale, regroupée derrière le gourou Friedman passait pour la pointe de la modernité... et ce sans qu’aucun débat académique d’aucune sorte n’est jamais eu lieu. De la com’, juste de l’entrisme et de la com’. Ils avaient juste pris le pouvoir, plus ambitieux et plus retords que de modestes et consciencieux profs de fac qui n’avaient jamais considérés les universités comme un champ de bataille idéologique nécessaire à la prise du pouvoir politique.

      Oui, le néolibéralisme existe bien. Ce sont les néolibéraux eux même qui l’ont inventé et l’ont nommé ainsi. Il a bien été appliqué depuis 20 ans. Les organismes internationnaux (OMC, FMI, Banque Mondiale, OCDE...), beaucoup d’états l’ont appliqué sans relache depuis 30 ans avec les succès que l’on sait.

      C’est un peu facile, aujourd’hui que l’échec est empirique, patent, tangible, de proclamer qu’il n’a jamais existé. C’est assez grotesque de se réclamer des faits et traiter les autres de charlatants, en défendant une théorie qui a aussi mal passé les tests de validations expérimentales. Parce qu’effectivement, le néolibéralisme est une théorie qui se veut scientifique. Comme elle ne l’est pas, puisqu’elle ne décrit aucune réalité, en ce sens, on peut proclamer qu’elle n’existe pas.

    • Par Dudule (---.---.---.85) 13 février 2009 00:58

      Réponse précédente longue à rédiger destinée au Péripate, qui se retrouve donc en bas du fil.

      Autre chose encore : dire qu’il n’existe pas de crise de surproduction relève du pur délire. Pourquoi ne voyez-vous l’économie qu’avec les yeux de l’entrepreneur et de l’investisseur. Bien sûr qu’un entrepreneur ou un investisseur n’entreprendront rien ou n’investiront dans rien en l’absence de marché solvable.

      Mais la plupart des agents économiques ne sont ni l’un, ni l’autre. Ils ne sont pas des investissements hypothétiques, ils existent déjà et doivent produire pour survivre. Les parkings de PSA et de Renault sont pleins de voitures invendues, qui trouvaient preneurs il y a quelques mois, parce que les gens n’ont plus de pognons : les banques ne prètent plus, les libéraux ont semé le boxon en limitant les salaires et en ouvrant les frontières, résultat : des débouchés qui existaient précédemment n’existent plus.

      C’est une crise de surproduction par compression de la demande globale (dont ces cons de PSA et Renault sont en parti responsable en ayant délocalisé, c’est à dire en remplaçant des ouvriers qui ont les moyens de se payer des bagnols par des ouvriers qui n’en ont pas les moyens...).

      Je pense que vous faites un raisonnement économique néoclassique, pré-keynésien : investissement - épargne = production, formule que l’on peut différentier : dI/dt - dE/dt = dP/dt, et la production s’ajuste alors miraculeusement à la demande à chaque instant. Fastoche. Même nos libéraux contemporains n’osent plus, il faut leur rendre cette justice, et reconnaître que Keynes n’y est pas pour rien : les libéraux néoclassiques ont bel et bien été battus par Keynes au jeu de l’économie mathématique.

      D’où la nécessité pour Hayek et Friedmann d’inventer une nouvelle théorie, la néolibérale, l’ancienne, dite "néoclassique" s’étant faite bouffer toute crue par Keynes.

    • Par Sylvain Reboul (---.---.---.135) 13 février 2009 08:02
      Sylvain Reboul

      J’admire votre courage : vous serez le dernier à quitter le navire d’un pseudo-libéralisme qui sombre dans l’éclatement des bulles spéculatives dont il s’est abusivement nourri pour maintenir des profits menacés par le manque de demande solvable dont ces sur-profits financiers sont reponsables ainsi qu’une concurrence mondiale de plus en plus exacerbée.

      Quelques questions : comment maintenir un taux de profit sans pouvoir vendre suffisament de marchandises ?
      Comment épargner sans que cette épargne soit garantie ou sécurisée par la croissance du profit ? Comment faire tourner le capitalisme par une épargne génératrice de profit dans les conditions d’une remise en cause radicale de la croyance dans le miracle d’une puissance financière qui a décollé de toute production réelle de richesses ?
      Ue épargne non-investie est dévalorisée, où trouver des sources d’investissement rentables dès lors que plus personne ne sait qui est propriétaire de quoi, qui doit à qui et combien ?

      Quand la confiance devient impossible , le capitalisme financier soi-disant libéral (mais despotique), fondé sur le crédit (faire crédit = faire confiance) et qui en a un besoin vital, est en panne.

    • Par Sylvain Reboul (---.---.---.135) 13 février 2009 08:05
      Sylvain Reboul

      Cette intervention concerne Le péripate

  • Par Mycroft (---.---.---.230) 12 février 2009 23:16

    Le problème des libéraux, avec leur individualisme forcené, c’est qu’ils s’opposent à la civilisation même, au fait que la volonté d’un ensemble de personne est plus importante que celle d’une personne seule.

    Être civilisé, c’est avant tout accepter le fait qu’on est un membre d’une civilisation AVANT d’être un individu.

    J’avoue, quand la société est sous contrôle Sarkoziste, dans un état qui, s’ils prélève beaucoup d’impôt, a sacrifié bon nombre de ses pouvoir et a donc retiré bon nombre de ses pouvoir au peuple pour les donner à des individus ou à des groupes d’individus qui ne sont pas sous contrôle directe de la population (parce que c’est surtout ça qu’on reproche à "la société néo-libéral" actuelle), il est difficile d’avoir confiance en l’état. Mais c’est une raison pour rejeter un régime présidentiel, et un système de campagne électorale basé sur la pub et le people. Et non pas une raison pour rejeter l’ordre, la civilisation, et donc leur corollaire directe, l’état fort.

    La dette et la balance commerciale ne viennent que de la faiblesse de l’état, si l’état était, sois en mesure de créer de la monnaie, sois en mesure d’empêcher l’exil fiscale, nous n’aurions pas de dette d’état. C’est parce que l’état ne peut pas empêcher certains de faire cavalier seul, alors qu’on est tous dans le même bateau, qu’il y a un problème. Le fait qu’on soit tous dans le même bateau serait peut être plus simple et plus évident s’il n’y avait qu’un état, l’humanité. J’ai bon espoir qu’on y arrive un jour.

    L’ordre ne née jamais du chaos. c’est une illusion de croire cela. On ne peut espérer que notre société progresse suivant la volonté du peuple si on laisse des choses sans contrôle. La mentalité libérale, c’est faire un chèque en blanc au hasard, en espérant que tout se passe bien. C’est complètement irresponsable.







  • Par frédéric lyon (---.---.---.120) 13 février 2009 00:28

    Les antilibéraux nous servent décidement toujours la même soupe.

    1) La "surproduction". La théorie des équilibres généraux a pourtant fait beaucoup de progrès depuis Karl Marx. Comme on l’a fait remarquer ici, la crise de 29 n’était même pas une crise de "surproduction", mais une crise de la liquidité et du crédit. Un "crédit crunch" comme on dit en Franglais

    Ne serait-il pas temps de dire que Karl Marx était peut-être un très bon philosophe, mais que c’était un très mauvais économiste et qu’il n’aurait absolument rien compris aux travaux des meilleurs économistes de son temps, même s’il avait fait semblant de s’y intéresser. Par exemple Walras ou Pareto ?

    2) La création de monnaie "privée". En effet, les agents économiques créent spontanément entre eux la monnaie dont ils ont besoin pour faciliter leurs échanges. De même que les Etats créent leur monnaie pour financer leurs dettes.

    La monnaie n’est ni "publique", ni "privée" et l’argent que vous avez dans votre poche n’appartient pas à l’Etat.

    Il n’y a donc aucune raison de s’attendre à ce qu’il en soit le seul créateur.

    Et je ne parle que des vos billets de banque, je ne parle même pas de votre carnet de chèque pour ne pas trop vous embrouiller.

    3) L’ordre qui ne peut surgir du "chaos". Quel chaos ? Quel ordre ? Personne n’en sait rien, ce ne sont que des mots dénués de sens qu’on emploie à tort et à travers pour cacher son ignorance. D’ailleurs l’ordre peut très bien surgir spontanément du chaos, on pourrait même dire qu’il ne peut que surgir de là !

    Car sinon, d’où surgirait-il ?

    Avec des questions pareilles, on en vient très vite à vous parler du Saint Esprit, ou d’un collège de fonctionnaires dotés de la science infuse, ce qui revient d’ailleurs au même.

    Pour que les antilibéraux commencent à comprendre quelque chose à une matière (l’économie) qu’ils n’ont jamais apprise, mais qui a l’air de les interesser tellement (est-ce parce qu’ils se sont enfin aperçus que la philosophie ne servait pas à grand chose ?), peut-être devrait-on leur conseiller de laisser tomber Locke et Adam Smith et de passer à des nourritures plus sérieuses, Walras, Pareto, Kenneth Smith, Hayek, ou Mises.

    Bien entendu, ils n’y comprendront rien (dès qu’il y a une équation mathématique, ils sont tous un peu perdus), mais peut-être celà les incitera-t-il à s’occuper d’autre chose et de sujets plus à leur portée.

    Demandent-on aux physiciens de passer leur temps à répondre aux questions stupides de gens qui ne comprennent rien à la théorie des cordes ?

    Non ?

    Alors, pourquoi demandent-on aux économistes de répondre aux questions stupides des philosophes ?

    Et puis franchement, auriez-vous le toupet d’aller demander aujourd’hui à un Chinois ou à un Russe d’abandonner le libéralisme pour retourner au paradis socialiste ? Savez-vous qu’ils seraient bien capable de vous écharper ?

  • Par LeManu (---.---.---.87) 13 février 2009 00:57
    Emmanuel Aguéra

    Au moins vous avez de l’espoir, si j’en crois le titre de votre livre. : Fin de crise en 2010.

    Et aussi début de crise en 2008... naif. La crise n’a pas commencé tant que Renault reste ouvert. Combien faudra-t-il de temps aux gens pour comprendre que la situation où nous a fourré le capitalisme est tINEXTRICABLE ? Sinon ce serait arrangé depuis longtemps. La crise VA ARRIVER en france. On a rien vu et vos "conclusions" ne sont que les balbutiements de celui qui se réveille sur le tard et qui semble-t-il, a un beefsteack à protéger... Sinon, à quoi bon ?...

    Oui les jouralistes et chroniqueurs économiques nous abreuveront d’ opinions supputatrices et d’articles "éclairants", oui, les écoles de commerces trouveront de nouvelles thèses économiques à enseigner, Oui, les experts es-crise nous abreuveront de doctes explications (on en est pas très loin...). Il n’empêche que tous est changé, et les "néo" ceci ou cela évoqués ne rfestent que les 2 parties du ver de terre qu’on vient de couper en deux... Ca s’agite, ça s’agite... normal.

    Nos écoles de commerces et nos prof d’économie, comme Sarkozy, n’ont qu’à la femer et rentrer chez eux en catimini : Ils se sont plantés, nous ont plantés, et les décideurs qu’ils formaient sont aujourd’hui de futurs chômeurs...

    Faites donc un tour sur l’article ’’ la démographie la bombe à retardement" en ce moment sur AgoraVox. Sa lecture "obsolétise" (on peut dire ça ?) votre propos et devrait au-moins, disons... l’humiliser

  • Par Marc Bruxman (---.---.---.233) 13 février 2009 01:52

    Merci pour cet article qui met au jour nombre de vérités que certains ne veulent pas entendre.

    Peut être qu’à l’ère industriel un état fort était une aide. Mais cette ère est révolue depuis les années 70. A ce moment la, on a atteint la surproduction. Ce n’était plus alors la capacité à "produire" qui permettait de s’enrichir mais tout ce qui était autour : les services, la conception, l’ingénierie, le marketing, ... Une fois un gadget conçu, il était alors simple d’en innonder le monde. En conséquence le secteur secondaire était destiné à suivre la voie de l’agriculture, à rester vital pour nos sociétés mais à ne faire travailler que très peu de monde. C’était une catastrophe pour nos états et on a alors tout fait pour se bander les yeux. 

    Quitte stupidement à tout faire pour maintenir une industrie automobile qui augmente sa production alors que tout le monde avait déja une bagnole. 

    Puis la révolution technologique numérique est venue, promettant une dématérialisation de nombreuses choses. Le courrier devient électronique (et rend donc théoriquement la poste redondante si ce n’est pour les colis), la musique se dématérialise rendant le CD et son transport obsolète, etc, etc, ... Cette révolution technologique signait l’arrêt de mort de l’ère industrielle car elle promettait une décroissance non pas de l’économie mais de la production industrielle. 

    Mais on a continué à s’endetter préférant fuir cette réalité et chérir un état providence et des emplois industriels si rassurants. Le nouveau monde était au contraire vu comme inconnu et donc inquiétant. Il est d’ailleur objectivement inconnu. Mais l’accroissement continuel du crédit n’a pas masqué l’ineptie de ces politiques. Les historiens verront bientot 2008 comme la fin de l’ère industrielle et le réel début de l’ére post-industrielle qui se met en place depuis les années 90. 

    Cela n’augure rien de bons pour nos vieux états, dépassés qui tentent à tout prix de maintenir une ancienne société devenue caduque. La nouvelle société va trop vite, ils ne la comprennent pas, ils sont dépassés. 

    Malgrès la crise, Amazon a cartonné en 2008 avec son livre électronique en dépassant même ses objectifs de vente. Pendant ce temps, Sarkozy veut aider à la distribution des journaux papiers. Mais ils n’a donc pas compris que tout cela est dépassé ? D’ici quelques années, la notion de journal papier apparaitra aussi débile que la notion de musique sur CD que plus personne n’achète. Il n’y aura alors plus besoin d’imprimerie, plus besoin de stand de distribution, d’uniformes ou de grosses machines. Le volume de courrier échangé serait déja en chute libre si il n’y avait pas multitutdes de pub jetées avant même de rentrer chez vous ou reconverties pour épelucher les légumes. La crise va largement motiver les grosses boites à réduire leur volume de courrier. C’est déja en cours. Mais on maintiendra des bureaux de postes pour faire comme si le monde n’avait pas changé.

    Le monde a changé pourtant, et tout ce que l’on maintient artificiellement qui n’est plus utile devient un boulet. L’état va ainsi nous trainer de nombreux boulets derrière nous et va s’épuiser à le faire. Il finira par faire kof-kof aspiré dans un torrent de dettes. On aurait pu espérer mieux : une vrai libéralisation qui aurait redonné du pouvoir à l’état et rendu celui-ci très fort mais minimal.

    Vous me rétorquerez que va t’on faire de tous les gens devenus redondants ? Bonne question, dans un marché libre sans salaire minimum ou autres problèmes, le marché trouvera de lui même une solution. Et une fois l’ajustement fait les salaires se remettront à remonter. 









    • Par sisyphe (---.---.---.143) 13 février 2009 10:02
      sisyphe


      Vous me rétorquerez que va t’on faire de tous les gens devenus redondants ? Bonne question, dans un marché libre sans salaire minimum ou autres problèmes, le marché trouvera de lui même une solution.

       smiley smiley smiley

      Ben tiens !
      Y en a plein, d’ailleurs :

       la précarité

       le chômage

       la misère

       la famine

       ou, encore mieux, l’éradication, par une bonne guerre ; au moins, ça fait tourner les usines d’armement à plein régime, ça fait du boulot, après, pour la reconstruction, et ça élimine les bouches inutiles !

      Ô toi, sacré-saiint, marché, toi qui as réponse à tout, guide nous de ta main invisible, vers des avenirs irradiés.. 

      Et c’est eux qui parlent de "pensée magique" ! smiley smiley smiley
      Au moins, on rigole...

  • Par sisyphe (---.---.---.143) 13 février 2009 03:33
    sisyphe

    Tiens !

    Un article d’un nouveau disciple de la secte du marché, exilé à la Réunion, certainement pour profiter des avantages fiscaux OFFERTS par l’Etat, et qui vient cracher dans la soupe, pas assez riche pour lui... smiley smiley

    Amusant !

    Décidément les ultra-libéraux font feu de tout bois ; il faut dire que la crise a mis à jour leurs énormes ficelles, et que ça commence à être un peu trop voyant... 

    Alors, les voilà allant vociférer partout que non, c’est bien l’état le responsable, que les banques, les pôvres n’y sont pour rien, que les entreprises sont étouffées, que la spéculation ne rapporte plus rien, que les paradis fiscaux deviennent des purgatoires, les actionnaires réduits à la portion congrue. 

    Les libéraux sont les ennemis jurés des démocraties ; ils n’ont qu’un rêve ; supprimer définitivement ces anachronismes où les responsables sont élus, où les impots servent à assurer les services publics et "beurk" sociaux , pour, enfin, laisser les prédateurs pouvoir s’imposer dans la loi de la jungle, sans entrave, sans lois "scandaleusement contraignantes", pour laisser les banksters faire enfin rêgner, partout sur la planète, leurs mafias de la loi du plus fort, et de l’écrasement du "pouah" petit peuple, dont ils estiment que les miettes qui lui parvient sont autant de perdu pour les vampires de la spéculation, et du toàujours plus pour ma gueule... 

    Le hic, c’est que leur système même fait preuve, tous les jours, de sa non-viabilité, que les banksters sont obligés de se faire renflouer par les honnis états, que les inégalités s’aggravent, et que la légitime colère commence à monter, contre leur système de mort et d’oppression. 

    C’est pour ça qu’on va continuer à les voir monter aux créneaux de leurs chateaux-forts, blindés (de thunes), pour repousser et vaincre la piétaille et les gueux, et sauver leurs privilèges d’oppresseurs sans scrupules.

    Je n’aimerais pas être à leur place, quand les 9/10èmes de l’humanité, vont se rendre compte qu’il leur suffit de s’assembler, pour faire s’écrouler leurs chateaux, qui ne sont que de cartes (mastercard, of course), et les précipiter dans les douves fangeuses, dont un système simplement équitable, ne leur aurait jamais permis de s’extraire... 

    Justice, démocratie, solidarité sont leurs pires ennemis ; tâchons ensemble de les leur imposer, pour faire taire, enfin, leurs mensonges, et leur voix de l’oppression. 


  • Par sisyphe (---.---.---.143) 13 février 2009 05:25
    sisyphe

    On rigole(jaune) quand on lit, sus la plume de l’auteur ; "Plus d’état, toujours plus de dette"
    Ben oui, mon gars, et c’est la conséquence inéluctable du néo-libéralisme que tu défends de tous tes ongles. 

    Si la création de l’argent n’avait pas été retirée et unterdite aux états, pour être confiée aux mafias de banksters, l’état n’aurait pas de dette, et pourrait financer tous ses besoins, sans des intérêts exorbitants de la part des vautours qui lui prêtent. 


    Et, du coup, il n’y aurait pas besoin d’augmenter les prélèvements, pour rembourser les intérêts de la dette. 
    Et s’il n’y avait eu, par ailleurs, 10% du PIB VOLES aux salaires pour les offrir au capital, eh bein, il y aurait également moins besoin de prélèvements. 

    Faut arrêter de nous prendre pour des cons, en présentant comme des causes, ce qui ne sont que les EFFETS de l’ultra-libéralisme vampire ; on sait se renseigner, s’informer, analyser et comprendre. 

    Du coup, c’est vous qui passez, à juste titre, pour un enfumeur. 

    Dommage ! smiley

    • Par Leonidas (---.---.---.183) 14 février 2009 11:05

      Lorsque les états avaient le pouvoir de créer de la monnaie, il n’était pas rare dans les pays développés d’avoir des taux d’inflation de 10, 20% voire plus, qui résultaient directement de cette création monnétaire excessive. Aujourd’hui, quand on voit comme on pleure dès qu’on atteind 3% d’inflation, il faut vraiment être fou pour vouloir revenir au système précédent. L’inflation est un fléau qui ruine l’épargne et détruit la confiance en l’avenir.

      Par ailleurs, les économistes libéraux sont les seuls à pointer le rôle positif de l’épargne, qui constitue le capital des entreprises et permet aux ménages et aux entreprises d’emprunter et d’investir sans création artificielle de monnaie, tandis que les keynésiens voient l’épargne comme de l’argent perdu et sont obsédés par la consommation.

  • Par alcodu (---.---.---.213) 13 février 2009 08:54
    • Être civilisé, c’est avant tout accepter le fait qu’on est un membre d’une civilisation AVANT d’être un individu.
    Nous tenons là un point de dissension fondamental Mycroft,
    Etre civilisé pour un libéral c’est admettre les préceptes de la déclaration des Droits de l’Homme de 1789, c’est à dire reconnaître à l’individu des droits souverains et refuser qu’il soit sacrifié à la tribu, au clan, à la famille, à la Patrie, à la Nation ou à la "civilisation".
    Cela ne l’empêche pas de s’associer librement, d’adhérer à une oeuvre collective, d’aider les autres, du moment que ce n’est pas imposé.

    Votre phrase a servi au cours des siècles à sacrifier des millions d’individus à un "intérêt supérieur" décidé par quelques uns.
    .
    • Par sisyphe (---.---.---.143) 13 février 2009 09:12
      sisyphe

      par alcodu 								 (IP:xxx.x6.147.213) le 13 février 2009 à 08H54 				 				
      				

      								
      				
      					

      • Être civilisé, c’est avant tout accepter le fait qu’on est un membre d’une civilisation AVANT d’être un individu.

      Nous tenons là un point de dissension fondamental Mycroft,
      Etre civilisé pour un libéral c’est admettre les préceptes de la déclaration des Droits de l’Homme de 1789, c’est à dire reconnaître à l’individu des droits souverains et refuser qu’il soit sacrifié à la tribu,

      C’est rigolo, l’assimilation de l’appartenance à un groupe a un "sacrifice" ! smiley
      C’est marrant aussi l’interprétation de la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789, en faisant abstraction de la proclamation de la République ! smiley smiley

      Ben oui, mais, mon brave, l’homme est un animal SOCIAL ; que ça vous plaise ou non. 
      Si ça ne vous plait pas, vous pouvez toujours aller vivre sur une île déserte, avec vos droits souverains. smiley

      Et, en tant qu’animal social, ses droits, certes inaliénables, sont régis par une JUSTICE, qui prend en compte, également, l’intérêt des différents membres de la communauté à laquelle il appartient. 

      Sinon, pourquoi condamner l’assassin ? C’est porter une atteinte inadmissible à ses droits inaliénables, non ? smiley
      C’est le "sacrifier" à la tribu, non ? 

      Curieux de lire votre réponse sur ce point. 
       smiley

    • Par sisyphe (---.---.---.143) 13 février 2009 11:24
      sisyphe

      Ca moinsse, ça moinsse, mais on attend toujours la réponse .. smiley

      Houhou, alcodu, et les autres néo-cons !!
      Alors ? 
      Quel asourdissant silence !
       smiley

    • Par Leonidas (---.---.---.183) 14 février 2009 10:46

      Elle arrive la réponse !! Selon vous :

      "Et, en tant qu’animal social, ses droits, certes inaliénables, sont régis par une JUSTICE, qui prend en compte, également, l’intérêt des différents membres de la communauté à laquelle il appartient.

      Sinon, pourquoi condamner l’assassin ? C’est porter une atteinte inadmissible à ses droits inaliénables, non ?
      C’est le "sacrifier" à la tribu, non ? "

      Si on condamne un assassin (ou autre), ce n’est pas parce qu’il a porté atteinte à la société, mais parce qu’il a porté atteinte à un individu. Il y a des crimes contre les individus quand un autre individu ne respecte pas ses droits naturels (intégrité de la personne, libertés individuelles, propriété privée). 
      Les crimes contre la société sont des crimes imaginaires inventés par des totalitaires qui veulent imposer leur vision de la morale aux autres.

  • Par JL (---.---.---.2) 13 février 2009 09:12
    JL

    En réalité, ce qui est en cause ce n’est pas l’Etat contre l’individu, c’est la liberté individuelle contre la démocratie. La loi de la jungle est mortifère dans les société humaines pour la bonne et simple raison que, contrairement aux animaux qui ne tuent que pour manger, l’homme est capable de tuer à grande échelle pour le plaisir.

    L’on sait que les puissances qui s’opposent à la démocratie sont celles qui ne respectent pas la liberté des autres. Leur figure emblématique est Rockfeller. Les petits zélotes sont leurs idiots utiles.


    Avis aux idiots utiles  :

    Le pouvoir a déjà changé de mains
     "Les véritables maîtres du monde ne sont plus les gouvernements, mais les dirigeants de groupes multinationaux financiers ou industriels, et d’institutions internationales opaques (FMI, Banque mondiale, OCDE, OMC, banques centrales). Or ces dirigeants ne sont pas élus, malgré l’impact de leurs décisions sur la vie des populations."

  • Par marcoB12 (---.---.---.123) 13 février 2009 10:56
    jjwaDal

    Vous ne croyez pas à ce que vous dites, j’espère ?...
    Car enfin notre modèle de civilisation est entièrement basé sur le
    pillage au profit d’une minorité de la population humaine de ressources
    naturelles finies non renouvelables transformées en déchets à rythme croissant.
    Carence majeure de stratégie des Etats mais que la somme des intérêts privés
    ne pourraient compenser. Aucune entreprise n’a pour but la cohésion sociale ou
    le sort des générations futures, aucune ne peut investir à 20 ans dans des opérations
    qui ne sont pas rentables à bref délai.
    Qui a créé Airbus, qui Ariane, qui a lancé le programme électronucléaire en France ?
    Le privé ? Allons donc...
    A l’heure où de nombreuses banques sont en situation de banqueroute et où aucun
    intervenant privé ne veut risquer sa peau pour sauver celle d’un autre, il faudrait que
    l’Etat laisse faire ? Ou peut-être à défaut les arroser de pognon sans aucune prise de
    participation (on sait que le privé gère bien mieux que le public, la crise actuelle en
    témoigne, sans doute...).
    Les Etats ont "délégué" aux banques le droit de création de l’essentiel de l’argent en
    circulation et les causes de cette crise serait qu’il y a bien trop d’Etat ?
    Aucun lien entre les dettes des Etats et la suppression des tarifs douaniers, la mise en
    concurrence de salariés smicard avec des chinois payé au dixième, le taux d’usure exigé
    par des intérêts privés pour prêter de l’argent aux Etats ? Vraiment ?
    L’OMC a éviscéré le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et le droit des Etats à
    réguler, au seul bénéfice des entreprises (surtout transnationales) et il y aurait bien trop
    d’Etat  ?...
    Nous nous précipitons vers le "peak oil" et les acteurs majeurs du secteur énergétique
    (malgré des profits collossaux) non seulement ne se convertissent pas massivement
    aux alternatives, mais ont quasiment cessé les investissements suite à la dégringolade
    des cours du brut, nous précipitant encore plus vite vers un gouffre énergétique.
    Un collégien sait que les renouvelables seraient rentables quand il y aurait déficit
    chronique des hydrocarbures et comme il faut 25 ans pour changer notre parc
    automobile et notre infrastructure de production énergétique, laissons faire l’efficacité
    optimale.
    Il faut défendre aussi farouchement l’intérêt collectif que l’intérêt privé. Notre peau
    en dépend.

    • Par Leonidas (---.---.---.183) 14 février 2009 10:57

      Votre réaction regorge tellement de lieux communs d’ultra-gauchiste que je ne sais par quoi commencer.

      Sur le soit disant pillage des ressources, les prix basés sur l’offre et la demande sont le meilleur moyen de gérer ces ressources. Si une ressource devient rare, les prix augmentent, ce qui pousse les consommateurs à la modération. L’"état bienveillant", en faussant les prix, fausse les décisions des consommateurs, conduit au gaspillage et à une utilisation non optimal des ressources.

      Ensuite, le libre échange n’a toujours amené que la prospérité. Récemment, il a permis à 300 millions de chinois d’acquérir un niveau de vie comparable aux pays développés et cela n’a pas empêcher de nombreux pays européens d’avoir des taux de chomage très bas : jusqu’à l’année dernière, des pays comme les pays bas, la suisse, le danemark, l’autriche avaient des taux de chomage de 3-4%. La france est la seule responsable de son chomage de masse, inutile d’accuser les chinois qui ont aussi le droit de vivre.

      Quant aux entreprises qui n’arriveraient selon vous pas à penser sur le long terme, êtes vous au courant que la moitié des prix nobels de physique venaient du privé ?

  • Par Mouche-zélée (---.---.---.75) 13 février 2009 14:29

    Preuve de votre démarche mercantile de petit rapace intéressé, vous donnez le lien pour l’achat de votre livre mais pas de votre véritable blog ...

    Sur votre blog vous participez, au moins pour cesurer  smiley

    J’attends votre prochain article de pied ferme petit vendeur smiley

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Loic ABADIE

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