Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > La pragmatitude de Démagolène

La pragmatitude de Démagolène

Vous connaissez tous mon immense admiration pour notre chère Démagolène ! J’ai, cependant, décidé dimanche soir de décortiquer son fameux pacte présidentiel et de regarder avec la plus grande objectivité possible ce qu’il contient...

Il y a bien évidemment dans ce programme des propositions contre lesquelles on ne peut pas être mais, pour la plupart d’entre elles, la question subsidiaire qui se pose immédiatement est : "Combien ça coûte ?".

J’ai entendu Jean-Marie Cavada, qui est en général un homme prudent, parler de 80-100 milliards de dépenses supplémentaires, soit deux à trois fois le déficit budgétaire actuel ou encore 5 à 10% d’accroissement de notre endettement public tous les ans : Démagolène a bien fait d’évacuer ce problème de dette et de déficit en introduction de son discours et de ne plus y revenir ensuite !

Mais tel ne sera pas le propos de ce post.

J’ai en effet préféré isoler trois propositions, dont l’intitulé est extrêmement flou, dont l’applicabilité est contestable et qui font sans doute appel à la crédulité supposée de nos concitoyens pour les encourager à voter pour "celle qui rase gratis". Je suis, bien entendu, resté dans mon domaine de compétence principal, à savoir la vie des entreprises. Décortiquage...

Proposition n°4 : Donner la priorité à l’investissement des entreprises avec un taux d’impôt sur les sociétés plus bas si le bénéfice est réinvesti et plus haut s’il est distribué aux actionnaires.

Cette première proposition, assez floue dans son intitulé, est compréhensible : Démagolène pense que l’ensemble des sociétés sont cotées en Bourse et soumises à la pression des actionnaires (sans doute d’affreux fonds d’investissement) qui exigent leurs coupons annuels !

Les sociétés cotées en Bourse sont plusieurs centaines (contre presque trois millions d’entreprises de toute taille en France), toutes n’ont pas la pression des sociétés du CAC 40 et je rappelle que la valeur d’une entreprise est basée sur ses profits futurs : si une société investit pour plus tard dégager des profits plus importants et que le plan d’investissement qu’elle présente est crédible, alors sa valeur monte. Ceci est aussi vrai pour les entreprises cotées qui présentent leurs plans aux actionnaires et aux analystes...

Concernant les PME et TPE, il n’est pas rare de voir des patrons réinvestir l’ensemble des bénéfices car, faisant cela, ils ne paient pas (ou peu) d’impôt sur les sociétés et ils "créent de la valeur" pour le jour futur où ils seront amenés à valoriser en Bourse leur société ou à la céder à une plus grosse entreprise. Il existe également, à l’inverse, beaucoup de petits patrons-actionnaires qui profitent d’une très faible rémunération car ils ne souhaitent pas peser économiquement sur leur entreprise, et qui se versent des dividendes "les bonnes années"...

Ces mécanismes semblent ignorés par Démagolène.

Enfin et surtout, je trouve la proposition inapplicable, car fondée sur un arbitraire qui obligerait un inspecteur des impôts à siéger à chaque conseil d’administration (ils avaient un dispositif de ce genre en URSS ?) : toute entreprise fait des investissements et, quand elle dégage des profits, regarde s’il y a lieu de verser des dividendes ou s’il vaut mieux garder le cash pour des investissements futurs (typiquement des acquisitions, des ouvertures de site, le lancement d’un nouveau produit...). Cet arbitrage dépend intimement de l’histoire et de l’état de l’entreprise, et seule une connaissance de l’intérieur permettrait de dire si il a été choisi délibérément de verser du dividende alors que l’on aurait pu investir !

La seule façon mécanique d’appliquer cette proposition serait de "taxer" les dividendes (avant leur versement aux actionnaires), ce qui entraînerait une triple taxation des bénéfices des entreprises (IS, Taxe Démagolène et IRPP) pour les investisseurs individuels et qui provoquerait un tassement immédiat et sans doute brutal des valeurs de rendement qui peuplent notre CAC 40 et notre SBF120.

Sans oublier que l’argent capté notre Etat rapace ne serait pas alors réinvesti dans d’autres entreprises, d’où un effet négatif sur la croissance assez évident...

Bref, une proposition soit arbitraire, soit castratrice économiquement, soit les deux... Que du plaisir !

Proposition n°14 : Conditionner les aides publiques aux entreprises à l’engagement de ne pas licencier quand l’entreprise dégage des profits substantiels et obtenir le remboursement en cas de délocalisation.

Il est parfaitement légitime, si l’Etat ou une collectivité locale participe au financement d’un investissement (construction d’une usine, projet de R&D...) sous forme de prêt ou d’avance remboursable (sous conditions ou non), que ceci soit inscrit au bilan de l’entreprise bénéficiaire sous forme de dette, et que les conditions d’exigibilité et de remboursement de ces "dettes" soient négociées par l’Etat ou la collectivité locale au moment de leur octroi à l’entreprise.

Vous ne trouverez, par contre, pas un entrepreneur sur Terre qui accepterait de considérer comme une dette une exonération de taxe professionnelle ou un allègement de charges sociales. Si nous sommes obligés de proposer ce type de mécanismes à des sociétés souhaitant s’implanter quelque part sur notre territoire, c’est tout simplement parce que la France n’est pas compétitive, et que nous devons faire des exceptions afin de rester attractifs.

Si les exceptions sus-citées deviennent une "liabilité" financière, tout entrepreneur raisonnable ira s’installer ailleurs, sans doute hors de France...

Si, ayant bénéficié de ces exceptions, l’entreprise se trouve dans une situation économique l’obligeant à revoir ses plans, licencier une partie des effectifs embauchés, voire démanteler une usine ou un centre de R&D, elle ne l’avait sans doute pas prévu, et n’en est sûrement pas très heureuse ! L’économie c’est comme la santé : ça va ça vient...

Enfin si un groupe dégage des profits, cela ne l’empêche pas d’avoir des unités, des lignes de business ou de produits qui sont déficitaires et qu’il lui faut restructurer (voire supprimer). Encore une fois : l’économie n’est pas planifiable, certains investissements paient, d’autres passent par pertes et profits. C’est la vie économique...

Démagolène fait visiblement semblant de ne pas être au courant de tout cela et nous prend vraiment pour des ânes en proposant une mesure inapplicable ou aux conséquences fort négatives sur la création d’emploi !

Proposition n°81 : Taxer les recettes publicitaires des chaînes privées en faveur de l’audiovisuel public.

Cette proposition, moins floue que les précédentes, n’en est pas moins étonnante. Démagolène veut sans doute s’attirer les votes des preneurs de sons de France3, mais cela ne justifie probablement pas une proposition dans le top 100 !

La genèse d’une telle mesure est en fait peu évidente. Différentes hypothèses sont possibles :

  • si les Français souhaitent un audiovisuel public plus fort, ils accepteraient sans doute une augmentation de la redevance maintenant collectée avec la taxe d’habitation : ils sont habitués à voir cette "facture" augmenter tous les ans !
  • si les Français ne s’en soucient qu’assez peu (ce que je suppose) et que l’audiovisuel public est déficitaire, peut-être faut-il le restructurer un peu, le dynamiser commercialement et le ramener à l’équilibre, comme il se doit.
Personnellement, cela m’est un peu égal que TF1, M6, NRJ ou Europe1 soient "taxés", mais j’avoue ne pas en comprendre la logique. Si l’audiovisuel public sous-performe économiquement malgré un financement par l’impôt qui lui donne une base de départ bien plus solide que celle des sociétés privées, ce n’est pas à ses concurrents de le renflouer !

Il faudrait, d’ailleurs, au titre de l’égalité fiscale, "taxer" également l’audiovisuel public qui serait à la fois "taxé" et "bénéficiaire de cette taxe"...

Démagolène a décidément une drôle de conception de l’économie !


Moyenne des avis sur cet article :  3.8/5   (290 votes)




Réagissez à l'article

126 réactions à cet article    


  • Bernard Dugué Bernard Dugué 15 février 2007 10:45

    Bonjour, il y aurait-t-il un rapport avec ceci ? La campagne du PS semble mal engagée

    Eric Besson, secrétaire national à l’économie, a démissionné

    NOUVELOBS.COM | 15.02.2007 | 10:40

    Réagissez à l’article144 réactions

    Il a justifié son départ soudain par « des raisons personnelles » mais sa décision serait liée à l’organisation générale de la campagne des socialistes.

    Eric Besson

    Eric Besson Le secrétaire national du Parti socialiste chargé de l’économie, Eric Besson, a annoncé mercredi 14 février qu’il démissionnait de ses fonctions, a-t-on appris dans l’entourage du député de la Drôme. Eric Besson a justifié sa décision par « des raisons personnelles ». Le responsable, proche de l’ancien Premier ministre Lionel Jospin, est « bien décidé à ne gêner ni le premier secrétaire ni la candidate du Parti socialiste » à la présidentielle Ségolène Royal. Selon des proches, le départ d’Eric Besson serait lié à l’organisation générale de la campagne des socialistes pour la présidentielle. Ce que le directeur de cabinet de François Hollande, Stéphane Le Foll, a démenti. « Il n’y a pas de problème de fond, tout le monde est d’accord sur le chiffrage », a-t-il déclaré, tout en évoquant quand même un débat au sein du PS sur cette question. (avec AP)


    • Bill Bill 15 février 2007 11:18

      Tout à fait juste et il y aurait eu une petite friction après qu’Eric besson eut voulu chiffrer les propositions de Ségolène.

      Il faut dire aussi que Jospin appliquait une politique plutôt « libérale » en privatisant beucoup...

      Bill


    • machinchose (---.---.168.64) 15 février 2007 11:23

      oh mais vous en savez des choses dites moi !!

      ben ça !

      je rappelle juste que les chiffres de Besson sont à peu prét validés par tous les spécialistes... on ne peut pas en dire autant des sous évaluations comique de NS... la raison est autre. La démission est déplorable mais ne dites pas n’importe quoi merci.


    • (---.---.30.109) 15 février 2007 11:47

      ah oui et quels spécialistes ? des noms avec leurs CV (et leur carte de parti !)


    • Bill Bill 15 février 2007 11:51

      @ Machinchose

      Eh oui smiley ... Non, en réalité je ne sais que bien peu de choses, j’écoutais simplement la radio ce matin, c’est ce qui était annoncé. Cette petite friction aurait eut lieu dimanche soir, juste après Villepinte. Ce n’est bien sûr pas officiel. Mais le départ d’Eric Besson n’a pas tardé ensuite...

      Bien cordialement

      Bill


    • Bizut (---.---.208.241) 15 février 2007 14:00

      Le scénario le plus vraisemblable à l’heure actuelle ets le retrait de Segolène Royale. Il parait que le PS prépare l’annonce pour la mi-mars dixit Cohn Bendit...

      Le retour de Jospin ?


    • camelia (---.---.122.157) 16 février 2007 09:18

      C’est quand même curieux comme les commentaires sont en dehors du sujet posé : les impôts sur les entreprises, qui font l’objet dans cet article d’une mauvaise foi flagrante En effet, les dividendes ne sont pas taxés deux fois,puisque ne sont déclarés à l’IRPP que 40% du montant reçu pour tenir compte justement de l’IS déjà payé (et qui remplace l’avoir fiscal) et les dividendes sont exclus de l’assiette des charges sociales !!


    • zOoO zO 16 février 2007 09:39

      Il reste quand même 60% de ces dividendes qui sont imposés non ? Ce n’est pas rien me semble-t-il.


    • zOoO zO 16 février 2007 09:46

      Voyez vous je rentre de plus de 10 ans à l’etranger où je dirigeais ma propre entreprise.

      J’envisage de créer une entreprise en France, mais après ce magnifique discours de Mme Royal, je pense que je vais m’inscrire au RMI et profiter pleinement des largesses promises.

      S’il vous plait faites moi plaisir élisez Mme Royal, que je puisse me la couler douce.


    • machinchose (---.---.168.64) 16 février 2007 09:52

      mais alors ce genre de discours est d’une abyssale stupidité.

      Je suis moi même indépendant et ça ne m’empêche ni de bosser ni d’avoir envie de travailler plus de voter pour Royal !!

      arrêtez de prendre les gens pour des cons. Personne n’a envie de vivre au RMI et si vous aviez écouter le discours vous y auriez entendu beaucoup sur l’entreprise et le désir d’entreprendre.


    • zOoO zO 16 février 2007 10:04

      Vous avez raison ma stupidité est telle que je vais me contenter, de venir profiter des largesses de la démagogie, pendant mes vacances, car la France est belle en vacances, et retourner en courant à l’etranger. Pas avec Johnny rassurez vous. smiley


    • machinchose (---.---.168.64) 16 février 2007 10:14

      c’est parce qu’elle est en vacance qu’elle reste si attractive, que les anglais auraient préférés naitre chez nous etc.

      pourquoi ne restez vous pas chez d’entreprise à l’étranger qui est si formidable par rapport à la france ruinée, détruite, flemarde et en vacances... vos clichés sont tellement consternants.


    • zOoO zO 16 février 2007 10:23

      Bien sur la France s’est passée de moi pendant des années, et elle ne vit pas plus mal sans moi.

      Mais détrompez vous les anglais sont fiers de l’être et ne souhaiteraient pas être nés en France, ils profitent eux aussi de sa beauté.

      Les anglais viennent en vacances en France et les français vont travailler en Angleterre. smiley


    • machinchose (---.---.168.64) 17 février 2007 14:39

      ce n’est pas ce que disent les sondages anglais mais bon...

      et pourquoi veulent ils tant vivre chez nous ? nous ne sommes pas les seuls à avoir du soleil ? peut être parce que nos trains fonctionnent ? que notre santé fonctionne ? que notre éducation fonctionne (encore) ? etc.


    • machinchose (---.---.168.64) 15 février 2007 10:48

      La mauvaise fois des fanatiques de l’héritation non chiffrée mais dépourvue de droit de successage.

      ce genre de titre décrédibilise d’office tout le malheureux édifice de l’article.


      • RemiZ (---.---.178.10) 15 février 2007 11:18

        J’ai entendu dire que J-M Cavada supportait Bayrou. J’aurais trouvé étonnant qu’il appuie Royal. Le programme n’est pas chiffrable puisque comme vous le dites, les mesures sont encore trop « floues ». Ce ne sont que des directions, et non des cibles...


      • maxim maxim 15 février 2007 10:57

        c’est bien ce que tous les observateurs politiques de toutes tendances remarquent,SR n’a pas de veritable plan economique,et ses propositions ont un petit goût,de système sovietique....la main mise sur les entreprises sans tenir compte des fluctuations de l’economie....

        les investisseurs s’il y en a encore,ne doivent pas etre très chauds avec ce programme......

        et les 35 heures...quand allons nous nous debarrasser une bonne fois pour toutes de ce boulet ????

        on ne peut pas faire de la repartition et du social si l’on ne s’en donne pas les moyens......


        • seb (---.---.12.18) 15 février 2007 11:16

          et les 35 heures...quand allons nous nous debarrasser une bonne fois pour toutes de ce boulet ? ? ? ?

          Heu il n’y aucun CANDIDAT qui PRONE LA SUPPRESSION DES 35 HEURES, me trompe je ???

          A moins que vous soyez vous même le boulet ?? Dans ce cas effectivement on peut se débarrasser de votre commentaire smiley


        • maxim maxim 15 février 2007 11:37

          @Seb.....je suis peut etre le boulet,si ça vous chante vous pouvez meme me zapper.....

          si ancun candidat n’ose remettre en cause la loi Aubry par peur de toucher à un pretendu acquis social qui n’est qu’un frein,c’est crainte à une baisse immediate des sondages..

          ou lorsque le nouveau gouvernement sera en place,la peur d’un désordre social...

          nous sommes le seul pays à appliquer cette loi....


        • machinchose (---.---.168.64) 15 février 2007 11:48

          fut un temps ou on entendait exactement le même discours de la france dans le mur parce qu’on voulait limiter le travail des enfants... puis parce que à mois de 75 heures hebdomadaire la France ne s’en sortira pas etc.


        • seb (---.---.12.18) 15 février 2007 12:14

          si ancun candidat n’ose remettre en cause la loi Aubry ...

          ET BIEN CES CANDIDATS N’ONT PAS A DEVENIR PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE ET LES PARTIS QUI GOUVERNERONT N’ONT PAS LIEU DE PRENDRE LA FRANCE EN « OTAGE » PAR LEURS MENSONGES...

          Votez pour moi et pour nous mais l’« enculade » ce sera pour après. Cela s’adresse aussi bien à droite qu’à gauche


        • Ursa Major (---.---.224.55) 15 février 2007 12:43

          @maxim

          « Les 35 heures... un boulet » Voilà bien de la propagande néo-libérale complaisamment relayée.

          Il est probable que, pour un quarteron d’employeurs peu scrupuleux, il vaut mieux faire travailler les salariés un maximum d’heures et de laisser un volant de chômeurs en marge : cela incite le travailleur en poste à rester tranquille et cela fait baisser le marché des salaires.

          Sauf que c’est un point de vue stupide.

          Ce qui compte, c’est le temps travaillé cumulé sur l’ensemble de la carrière.

          - Beaucoup de jeunes, galèrent de stages en CDD et souhaiteraient un emploi stable à 35h.

          - Beaucoup de salariés à temps partiel subi souhaiteraient travailler 35h.

          - Nombre de quinquagénaires souhaiteraient trouver un emploi à 35h.

          - Et naturellement, l’écrasante majorité des chômeurs (si, si) voudraient aussi un job de 35h.

          La somme de ces 35h dynamiseraient l’économie et épongeraient les déficits sociaux. Alors, un boulet, les 35h ?


        • friends (---.---.26.235) 15 février 2007 12:53

          nous sommes le seul pays a appliquer les 35 heures ....et alors...

          Les 35 heures qui aujourdhui sont déja totalement dénaturées avec la possibilité de faire 220 heures sup que bien peu font car il y a bien peu d’entreprises qui ont l’activité nécéssaire à faire des heures sup ; ces 35 heures doivent exister tant que l’on aura plus de 600000 sans emplois.

          Je suis cadre de 61 ans j’aurais voulu travailler jusqu’à 65 ans mais , nada , mon employeur a préféré faire payer mon salaire par la communauté plutot que de suivre les recommandations de sarkosy , recommendations qui ne sont d’ailleurs que pour le spectacle car au fond il est tout a fait d’accord que les plus de 60 ans voir les plus de 55 n’ont plus leur place dans le monde moderne du travail.

          Vos positions sur les 35 heures et autres droits au travail sont malhonnétes ou niaiseuses.


        • maxim maxim 15 février 2007 13:16

          eh bien Friends et à tous ceux qui me contredisent.... vous savez bien qu’il y a bien des professions ou l’on ne peut pas se contenter d’horaires stricts , les exemples ne manquent pas ....

          à moins d’etre employé,ou fonctionnaire et encore..certains services demande de la disponibilité....

          je prends l’exemple de celui qui veut reussir,qui a de l’ambition,qui ne se contente pas de peu,celui là ne doit pas etre penalisé par une reglementation draconienne....

          quand à croire que les 35 h permettront de repartir le travail....je ne sais pas si ça a reellement porté ses fruits......


        • machinchose (---.---.168.64) 15 février 2007 13:19

          mais vous mélangez n’importe quoi.

          personnellement je suis liberal. comme vous pouvez le constater en ce moment je suis plutôt cool. Mais ces derniers mois je bossais tout le temps week end compris. je m’en fous c’est mon choix, je fais le métier que j’aime, je n’ai pas de congés payés pas de rtt rien, mais j’ai de la chance. Je ne prétends pas l’imposer à la société. J’ai travaillé à l’usine, je vois mes amis cadres se réjouir de leur RTT àà Amsterdam... il y a autre chose que le travail, il y a la vie sociale, les chances etc.

          vos simplismes sont stupides.


        • maxim maxim 15 février 2007 14:01

          Machinchose...ce nest pas l’imposer à la societé,mais d’en faire un horaire mimimum....

          nous sommes bien dans un systeme d’economie de marché...

          et puis pourquoi les autres pays n’ont pas adopté ces 35 heures....

          desolé je suis pour la liberté de choisir de vouloir travailler plus,comme beaucoup d’autres...

          mon epouse et moi meme sommes maintenant à la retraite,mais nous avons repris une activité....

          mes enfants ont des emplois à responsabilités et ne comptent pas leurs heures.....

          maintenant,pour celui qui veut travailler moins,c’est son affaire.....

          pour mon parcours personnel,etant parti comme simple employé,j’ai bossé pour m’en sortir,devenu agent de maitrise,puis cadre,puis directeur technique de secteur...

          puis par suite d’une restructuration de l’ entreprise,il y a eu des licenciements,j’y ai eu droit,et pour rebondir j’ai fondé ma propre société.....


        • Christophe (---.---.252.125) 15 février 2007 14:36

          et puis pourquoi les autres pays n’ont pas adopté ces 35 heures....

          Parce que la démocratie s’applique encore dans chaque pays ; on ne conteste pas ce que les autres ont jugé bon de faire, mais on n’a pas à en tenir compte. Cela s’appelle en anthropologie les différences culturelles.

          desolé je suis pour la liberté de choisir de vouloir travailler plus,comme beaucoup d’autres...

          Même les libéraux admettent que la liberté des uns s’arrête là ou commence celle des autres ... au moins d’un point de vue politique. Mais vous êtes donc prêt à rejeter ce principe pour votre pseudo-libéralisme économique ; sachant que votre liberté aura pour prix le manque de liberté des sans emplois actuels ?

          mon epouse et moi meme sommes maintenant à la retraite,mais nous avons repris une activité.... mes enfants ont des emplois à responsabilités et ne comptent pas leurs heures..... maintenant,pour celui qui veut travailler moins,c’est son affaire.....

          Typique de celui qui pense que la société est exactement le reflet de son entourage proche. Celui qui veut travailler moins ? Et que faites vous de celui qui veut travailler plus pour lequel on ne lui propose aucune possibilité ?

          pour mon parcours personnel,etant parti comme simple employé,j’ai bossé pour m’en sortir,devenu agent de maitrise,puis cadre,puis directeur technique de secteur... puis par suite d’une restructuration de l’ entreprise,il y a eu des licenciements,j’y ai eu droit,et pour rebondir j’ai fondé ma propre société.....

          Félicitations ! Sachez que j’ai même rencontré des SDF qui étaient comme vous ... anciens chefs d’entreprises qu’ils avaient monté eux-même.


        • (---.---.170.203) 16 février 2007 03:38

          @ Maxim

          Je suis libéral ; permettez-moi de mettre au clair ce que la liberté veux dire pour nous autres, et surtout ce que cela ne veux pas dire, malgré les attaques sur ce concept par les intellectuels marxistes.

          La liberté s’arrête là ou commence celle des autres, effectivement. Mais liberté ne veut PAS dire pouvoir.

          La liberté de jouir des fruits de son travail n’a rien à voir avec une pseudo-liberté de pouvoir se payer une voiture, des vacances ou même 3 repas par jours. Cela ne fait peut être pas très « cool », mais TOUTE richesse devant se produire avant d’être consommée, de telles pseudo-libertés ne peuvent se faire qu’en niant la liberté de propriété de ceux qui les ont produites.

          GP


        • (---.---.170.203) 16 février 2007 03:44

          Pardon, mon commentaire était pour Christophe, par pour Maxim, bien sûr....

          GP


        • nocturne (---.---.113.103) 16 février 2007 04:18

          Oui à ce stade on peut aussi dire que 25h c’est toujours mieux que rien. D’ailleurs ce ne serait pas exagérer de dire que 10h travaillées seraient plus productives que 0h...

          La faille dans le raisonnement des 35h est la suivante : La gauche a cru et croit encore que l’activité économique française est figée, et qu’il existe un nombre limité d’emplois possible dans un pays. Or un progrès technologique entrainant un gain de temps et d’argent en général c’est tout un nouveau secteur qui se crée : l’économie change, mute, et des emplois nouveaux apparaissent, comme de vieux emplois disparaissent. Cependant c’est étonnant de vouloir croire que l’équation est parfaite : 1 création = 1 disparition ? Prenons un exemple : l’automobile a fait gagner du temps et permis d’échanger plus, plus loin, plus vite, de créer des emplois, toute une industrie. De l’autre côté les calèches ont déposée le bilan... pour se recouvertir dans les taxis ! Mais il n’y a aucune comparaisons mathématiques possible entre l’industrie automobile et la calèche. Bientôt la version écologique s’imposera et cette mutation créera de nouveaux emplois).

          Ce raisonnement a conduit Mme Aubry et la gauche avec elle à penser que l’activité était une tarte bien cuite qu’il suffisait de trancher en de plus petites parts pour nourrir plus de bouches : Or le vrai problème n’est pas de partager le temps de travail mais d’en créer. Plutôt que de vouloir diviser l’activité économique en 20 millions de parts (et de créer chaque année de nouveaux postes publics à perte), mieux vaudrait stimuler les entreprises et les aider à créer 30, 40 millions d’emplois nouveaux, en France, et pourquoi pas dans le monde ? A moins qu’on impose les 35heures au reste du monde...


        • maxim maxim 16 février 2007 09:58

          45 170 203....vous etes pardonné

          Maxim....


        • jujubinche (---.---.162.94) 16 février 2007 10:10

          Moi ce que je ne comprends pas, c’est que les anti-35heures se vantent toujours de bosser 60H par semaines.

          C’est donc qu’elle ne s’appliquent pas vraiment à leur emploi, et qu’en fait ils veulent l’imposer aux caissier, aux ouvriers, aux metallos, qui eux, je peux vous le dire, font la différence entre une journée de 8, et une journée de 9 heures. Je suis moi même aux « 35heures » et comme dans la plupart des bureaux, je ne pointe pas. Si je compte comme vous, je fais en fait dans les 45 heures, ce qui est de la pure mauvaise foi quand je compare ces heures travaillées sur un PC, et les heures que peuvent faire d’autres sur une chaîne de montage.

          Bref encore une remise en cause du peu d’avantages d’autrui.


        • Christophe (---.---.183.103) 16 février 2007 10:33

          @GP

          Votre propos n’a aucun rapport avec ceux que j’ai mis en avant ; et le qualificatif de marxiste, vous pouvez largement vous en passer.

          La constition française donne le droit aux citoyen de pouvoir travailler. Travailler plus dépend de l’activité nécessaire à la production ; ce n’est pas parce que l’on décrette qu’on peut travailler plus que cela sera possible. D’autre part, si travailler plus est possible, tout dépend du volume de surcroît d’activité. Si il n’y a pas suffisamment d’heures supplémentaires dans le contingent annuel, cela peut se discuter. Par contre, mettre en place un déplafonnement avec exonération de charges généralisée (pour HS et travail des étudiants) mènera inexorablement vers un travailler plus pour les salariés et les étudiants au détriment de ceux qui sont actuellement au chômage et veulent travailler. C’est donc être libre au détriment de la liberté des autres ; un concept anti-libéral !

          @nocturne

          Nous sommes d’accord sur la mauvaise approche des 35 heures. Plutôt que de mettre des moyens dans le partage du travail à périmètre d’activité constant, il aurait mieux valu investir pour générer des activités nouvelles ; donc, au minimum, dans la recherche et la formation ; ce qui n’a pas été fait !


        • (---.---.170.203) 16 février 2007 18:42

          @Christophe

          Je maintiens le qualificatif de marxiste et j’ajouterai malthusien dans votre raisonnement - ou tout au moins il se base sur des réflexes qui en héritent.

          Je vais essayer d’être plus précis : la liberté de pouvoir travailler si vous tenez à vouloir la définir, ne peut se concevoir qu’avec la possibilité pour tout individu de proposer ses services à un autre individu en échange d’une rémunération mutuellement consentie - et dépendant des besoins et de la rareté des compétences invoquées sur le marché du travail au moment de l’accord, si vous tenez à inclure le contexte sociétal dans l’analyse.

          Si un individu ne trouve personne prêt à accepter ses services, il doit changer son offre de compétences ou ses exigences de rémunération ! Il n’a pas un « droit à » avoir un travail, pas plus qu’à un logement d’où mon commentaire sur la différence entre pouvoir et liberté de mon message précédent ; et la consitution n’a rien à faire là-dedans - et si c’est le cas, on est effectivement à un stade de collectivisation avancée de la société française.

          Une liberté de pourvoir travailler (et jouir des fruits de son travail) n’est PAS équivalent à une pseudo-liberté d’ « avoir » un travail, qui devrait être assuré par l’état. Cela serait anti-libéral dans le sens où cela attaque la liberté de contracter des salariés et des employeurs potentiels voulant négocier selon leurs propres besoins respectifs.

          J’ajoute que tant que l’on verra les travailleurs non comme des individus responsables de leurs vies, mais comme des enfants à qui « on » (l’état évidemment) doit assurer un travail, ces attaques sur la liberté ne sont pas prêtes de s’arrêter....

          GP


        • Christophe (---.---.58.18) 16 février 2007 21:03

          @GP

          Permettez-moi de considérer les individus comme des êtres responsables. Ce que vous ne faites pas ; la responsabilité ne concerne pas que soi dans une société !

          Cependant, votre raisonnement ne tient pas. A compétence égale, le travailler plus pour gagner plus permettra à un citoyen de travailler comme il lui va au détriment d’un autre. Vous faites un comparatif dans un périmètre inconstant ce qui permet de justifier tout et n’importe quoi.

          D’autre part, à aucun moment je n’ai abordé une quelconque obligation de l’Etat à fournir un travail à qui que ce soit. Il ne doit garantir que l’égalité devant la loi et ne pas faire des lois provocant des inégalités. Son rôle n’est pas une méta gestion des ressources humaines !

          Vous pouvez m’affubler de n’importe quel qualificatif, cela ne change en rien mes pensées ; il serait plutôt préférable que vous usiez d’arguments plausibles et non de jongler avec des périmètres pour justifier tout et n’importe quoi !


        • (---.---.170.203) 16 février 2007 22:37

          @Christophe

          On se calme. Je vais essayer de répondre point par point et non pas d’affirmer que votre raisonnement ne tient pas ou que vous justifiez n’importe quoi n’importe comment comme vous me le dites.

          « Permettez-moi de considérer les individus comme des êtres responsables. Ce que vous ne faites pas ; la responsabilité ne concerne pas que soi dans une société ! »

          Pardon ? Je travaille actuellement au Canada ; que diraient les canadiens si je leur disais qu’ils sont responsables de me trouver un emploi, un logement alors qu’ils ne m’ont rien demandé, et surtout pas de venir ? Il rigoleraient et me diraient de rentrer chez moi ! Seule solution alors pour votre raisonnement : votre responsabilité des autres se fait suivant la nationalité, et donc pas pour les immigrés, d’où le nationalisme d’extrême-droite.

          « Cependant, votre raisonnement ne tient pas. A compétence égale, le travailler plus pour gagner plus permettra à un citoyen de travailler comme il lui va au détriment d’un autre. Vous faites un comparatif dans un périmètre inconstant ce qui permet de justifier tout et n’importe quoi. »

          C’est bien le problème des économistes marxistes et keynésiens, de penser que la richesse est constante. Cela conduit à se focaliser sur la répartition, alors que l’important est de comprendre comment la richesse se produit : c’est la différence entre une vision statique et dynamique de l’économie. Au passage, le libéral ne dit pas travailler plus pour gagner plus, mais liberté de fixer sa quantité de travail selon ses besoins, ce qui fait que Sarkozy est plus étatiste que libéral sur ce plan là.

          Je ne peux m’empêcher de remarquer la mentalité qu’il y a derrière le « si je fais des efforts pour travailler plus, cela nuit aux autres. » Catastrophique dans ses conséquences, et on le voit aujourd’hui.

          « D’autre part, à aucun moment je n’ai abordé une quelconque obligation de l’Etat à fournir un travail à qui que ce soit. Il ne doit garantir que l’égalité devant la loi et ne pas faire des lois provocant des inégalités. Son rôle n’est pas une méta gestion des ressources humaines !  »

          Ouf, merci de le préciser. Mais il n’y a donc pas de « liberté entravée » à quiconque ne trouve pas un emploi.

          GP


        • Christophe Christophe 16 février 2007 23:26

          @GP

          Il me semble effectivement que nous nous comprenons mal.

          Pardon ? Je travaille actuellement au Canada ; que diraient les canadiens si je leur disais qu’ils sont responsables de me trouver un emploi, un logement alors qu’ils ne m’ont rien demandé, et surtout pas de venir ? Il rigoleraient et me diraient de rentrer chez moi ! Seule solution alors pour votre raisonnement : votre responsabilité des autres se fait suivant la nationalité, et donc pas pour les immigrés, d’où le nationalisme d’extrême-droite.

          La responsabilité intrinsèque de chaque individu ne se mesure pas uniquement à son univers personnel dans une société. Cela ne signifie pas qu’un individu doit fournir quelque chose à un autre ; il me semble qu’il se doit de mesurer ses actions dans l’exercice de ses libertés individuelles au regard des libertés d’autrui.

          C’est bien le problème des économistes marxistes et keynésiens, de penser que la richesse est constante. Cela conduit à se focaliser sur la répartition, alors que l’important est de comprendre comment la richesse se produit : c’est la différence entre une vision statique et dynamique de l’économie. Au passage, le libéral ne dit pas travailler plus pour gagner plus, mais liberté de fixer sa quantité de travail selon ses besoins, ce qui fait que Sarkozy est plus étatiste que libéral sur ce plan là.

          Si vous lisez l’une de mes interventions précédentes, elle va, me semble-t-il dans le même sens que vos propos sur la dynamique ; c’est une des critiques recevables sur les 35 heures. Pour ce qui concerne le fait que chaque individu fixe son temps de travail, je le considère comme de l’utopie. Cela peut fonctionner dans des contextes bien précis, mais il ne me semble pas que cela puisse fonctionner dans un rapport fortement déséquilibré entre un salarié et un employeur ; c’est surtout le chômage endémique français qui accentue le déséquilibre.

          Je ne peux m’empêcher de remarquer la mentalité qu’il y a derrière le « si je fais des efforts pour travailler plus, cela nuit aux autres. » Catastrophique dans ses conséquences, et on le voit aujourd’hui.

          Mais le travailler plus existe déjà, même en France. Mais devons-nous laisser le libre choix individuel de fixer aux contractants le volume maximum ? J’en doute. Premièrement pour la raison vu précédemment, dans un rapport déséquilibré, il n’y a pas vraiment négociation d’égal à égal, donc difficile de savoir si la démarche est volontaire ou non ; d’autre part parce que en effet, dans une situation dans laquelle nous avons plus de 3 millions d’individus au chômage, dont une bonne partie veulent travailler, les choix individuels peuvent empêcher la création d’emplois ; donc indirectement pénalisent ceux qui veulent aussi travailler (même sans mettre plus).

          L’Etat n’a pas obligation de fournir du travail, sur ce point nous sommes d’accord. Par contre, il a le devoir de laisser la possibilité à tous de travailler.

          Je comprends tout autant votre point de vue. L’individualisme absolu est identique à la liberté absolue ; ces concepts ne peuvent être appliquées dans une société qui contraint obligatoirement les individus dans leurs libertés. La contrainte ne doit pas aller au-delà d’une certaine limite à partir de laquelle la raison humaine est dans la capacité de s’autosuffire. Vouloir la liberté absolue consiste à refuser de vivre en société. Dans mon raisonnement, le libéralisme économique est mis au même plan que le libéralisme politique. Accepter une déréglementation économique doit impliquer une déréglementation politique ; sommes-nous suffisamment raisonnables pour cela ? J’en doute fort !

          J’ai transmis un article sur une approche de l’individualisme ; nous aurons, je l’espère, la possibilité d’en reparler !


        • habon (---.---.132.20) 15 février 2007 11:02

          l’explication de la loi N81 est tout simplement :
          - > D’attirer les bonnes graces des journalistes de Fr2/3 durant la campagne presidentielle
          - > De faire peser une menace sur Tf1, du style, si vous me traitez pas mieux que ca, lorsque je serais elue vous allez voir....

          Cette proposition est en fait un moyen deguise de pression sur les medias. Cest moyennement fair-play smiley


          • gem gem 15 février 2007 11:19

            ouais... c’est pas plutôt une incitation pour TF1, M6 et même Canal+ de faire tout leur possible pour que Mme Royal ne soit pas en mesure de mettre sa menace à exécution... donc la faire perdre ?


          • gem gem 15 février 2007 11:28

            La proposition n°81 est grossièrement inconstitutionnelle, comme le sait n’importe quel étudient de première année en finance publique : il est INTERDIT d’affecter une recette précise à une dépense particulière. Toutes les taxes (sur les pub audiovisuelle, par exemple) vont au budget général, qui ensuite finance toutes les dépenses (les subventions à l’audiovisuel public, par exemple). Les taxes parafiscales de ce genre, très commodes mais illégales, ont été supprimées.

            Mme Royal nous refait le coup de la fameuse vignette automobile « pour les vieux », sic, qui n’a évidemment pas servi à ça (d’autant moins qu’à l’époque elle a fait BAISSER les recettes fiscale de l’état sur l’automobile... et que vous pouvez parier que ça serait pareil pour la taxe sur la pub de ce programme)

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès