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Accueil du site > Actualités > Economie > La réelle explication des inégalités salariales et de leur explosion

La réelle explication des inégalités salariales et de leur explosion

Le creusement des inégalités salariales et de pouvoir d’achat des français constaté ces dernières décennies est dramatique. Celui-ci est la conséquence directe des décisions prises par les grandes entreprises et les collectivités publiques en matière d’indexation annuelle des grilles salariales…

En effet, le principal fait générateur des inégalités salariales que l’on constate aujourd’hui et de la chute du pouvoir d’achat des plus précaires sont les grilles salariales indexées annuellement à un taux unique quel que soit le niveau du salaire, et ce afin de "compenser l’inflation".
Or, si ce système compense globalement l’inflation, il est le terreau du creusement des inégalités salariales puisque les plus aisés deviennent encore plus aisés et les plus pauvres encore plus pauvres. C’est à la fois mathématique et très simple.
En voici l’Illustration (voir le graphique également) :
Soit deux salaires annuels versés en 1998 : 20’000 euros et 100’000 euros. La différence entre ces deux salaires est de 80’000 euros.
A combien s’établit cette différence de salaire (D) après 10 années en tablant sur un taux d’indexation annuel de 2% ?
D = 100’000*(1+0.02)^10 – 20’000*(1+0.02)^10
D = 97’520 euros
Sur 10 ans, l’écart salarial entre ces deux postes s’est creusé de 17’520 euros pour passer de 80’000 euros à 97’520 euros. Pourtant, ni les niveaux d’exigences, ni les niveaux d’expérience exigés pour ces postes n’ont changé !
Seule la modulation du taux d’indexation des grilles salariales en fonction du niveau de salaire peut enrayer ce mécanisme destructeur à coup sûr pour notre société.
Il est urgent d’abandonner ce système d’indexation à taux unique et inique car les écarts salariaux s’accroissent à un rythme toujours plus effréné… C’est simplement mathématique.

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51 réactions à cet article    


  • Topaloff Topaloff 10 juin 2009 13:27
    Vous occultez trop de facteurs. 

    Malgré l’indexation de 2%, il conviendrait de parler du taux d’imposition variable entre les revenus (impôt sur la fortune par exemple), des « avantages » de certaines tranches (carte BUS ou METRO gratuite), etc... Bref, tout un tas d’autres paramètres fiscaux qui font varier ces résultats (dans le bon sens ou non).

    Vous ne pensiez quand même pas lever le voile sur les inégalités en une dizaine de phrases et un schéma format timbre poste (qui ne s’agrandit même pas en cliquant dessus) ?

    Avancer que cet article va nous éclairer sur « La réelle explication des inégalités salariales et de leur explosion » me semble un peu raccoleur et présomptueux.

    • plancherDesVaches 10 juin 2009 13:51

      Topaloff,
      C’est un trader. Il connait la valeur du travail virtuel.

      Et les rentiers, tiens. Ils se sont pris combien d’augmentation... ???


    • ZEN ZEN 11 juin 2009 13:18

      @Philippe renève
      CQFD %£$µPi R2##$$


    • Galuel Galuel 10 juin 2009 14:35

      Très bon article ! C’est sans doute pas la seule et unique raison mais c’en est une et de taille !

      Par ailleurs les « avantages » concédés à certaines « tranches » pour compenser, pourquoi ne pas les compenser directement par le revenu, au lieu de donner des « tickets de rationnement », qui consistent à essayer encore et toujours de considérer le salarié comme un débile incapable de faire ses propres choix de vie avec le fruit de son travail ?

      Assez des « avantages » en nature pour compenser les différences d’augmentations de salaires exponentielles, assez d’impôts divers injustifiés, et arrêt de l’indexation fausse compensation de l’inflation et vraie source d’inégalités de revenus à long terme.

      Très bien vu cet article !


      • citoyen 10 juin 2009 14:53

        n’importe quoi ; toutes choses étant égales par ailleurs , et pour peu que la reevaluation de 2 pour cent soit bien egale à la hausse des prix , les 97250 de difference apres 10 ans permettent d’acheter exactement la meme quantite de biens et services en plus pour le « riche » par rapport au « pauvre » de l’exemple , que les 80 000 de différence ne lui permettaient de le faire 10 ans plus tot . Ce qui compte , c’est ce que l’on peut acheter , pas les chiffres non rapportés à un niveau de prix . ce que vous decrivez là maintient les écarts de pouvoir d’achat existants , sans les réduire ni les augmenter
        c’est élémentaire , tout de même .
        Enfin , enfin . tout de même


        • Galuel Galuel 10 juin 2009 21:50

          Vas y fais les calculs pour un bien donné, disons des carottes à 2 euros la botte.

          On attend tous ta démonstration avec impatience !!!


        • citoyen 11 juin 2009 17:09

          tres facile : carottes il y a dix ans : 2 euros . Le pauvre s’achete 20000/2 =10 000 bottes. le riche 100 000/2 = 50 000 bottes ;
          apres 10 ans d’inflation à 2 pour cent , les carottes sont passees 2 * 1,02 °10 = 2*1,2189= 2,438 euros
          le pauvre gagne 20 000* 1,02°10 = 24380 euros
          le riche 100 000* 1,02°10 = 121 890 euros ;
          au passage , ton calcule dit que la difference est passee de 80 00 a 97 50 euros , c’est vrai
          mais les nouveaux pounoirs d’achat sont : 
          pauvre 24380/ 2,438 = 10 000 bottes de carotte
          riche 121890/2,438 = 50 000 bottes de carottes
          donc exactement la meme chose qu’avant

          enfin , enfin
          l’auteur est pas trés.... ,certes , mais toi galuel , vu tes autres articles , je m’étonne !!!


        • citoyen 11 juin 2009 17:10

          erratum du a ce logiciel d’edition naze . il faut bien sur lire 80 000 et 97 500 en lieu et place de 80 00 et 97 50


        • citoyen 10 juin 2009 14:55

          economiste , enseignant et trader ? j’ai peine à le croire ! Avec un diplome autoproclamé ? trouvé dans une pochette bonux ?


          • c.d.g. 10 juin 2009 15:48

            article completement hors sujet
            1) dans une societe c est rare que tout le monde est la meme augmentation (en tout cas, je ne l ai jamais vecu chez aucun de mes employeurs)
            Certains vont avoir 3 % d autres 0%. En particulier, a partir d un certain salaire, le middle-management n a en general plus rien (argument, il coute deja trop cher par rapport au petit jeune qui fait le meme travail)

            2) vous oubliez le role des impots et prestations sociales, tout comme le role du patrimoine et du lieu d habitation
            Gagner 2000 e si vous etes proprietaire de votre logement (merci papa) dans la creuse n a rien a voir avec 2000 e locataire en region parisienne

            3) la possibilite d aller voir ailleurs. Si vous etes coince (credit immobilier, conjoint ...), vous aller gagner moins car votre patron sait que meme mal paye vous resterez.
            Dans mon cas personnel, mes augmentations ont été lies au changement d employeur. Si je serai reste chez mon employeur initial, je gagnerai sûrement nettement moins que maintenant (sans compter le risque en cas de licenciement : ne connaître que ce qu il se fait dans un domaine tres reduit)
             


            • EXPAT456 10 juin 2009 15:48

              @ l’auteur
              Il y a beaucoup de donneurs de lecons ici !
              Je viens de consulter votre site que j’ai trouve tres interessant.

              Keep me posted ...

              http://liberalisme.equitable.over-blog.com/


              • Yvance77 10 juin 2009 15:54

                Salut,

                Oh le gonze il est au top de chez top. Pinaise que même si ca n’existait il faudrait l’inventer.

                La vérité est trés simple le patronnat mondial dispose d’un reservoir infini de main d’œuvre pour le peu de boulot qui reste.

                A partir de cette simple donnée, l’individu est une mesure d’ajustement variable.

                Le fameux « il y en a plein qui attendent derrière la porte » fonctionne à merveille.

                Pourquoi s’embarasser à créer des égalités au niveau salarial.

                A peluche


                • Edouard Martin 10 juin 2009 16:37

                  Beaucoup d’excitation pour bien peu de choses...j’adore

                  Vous avez besoin d’un exemple plus concret pour comprendre :

                  Soit une grille de salaire d’une collectivité publique indexée à 2% en 2008 afin de « compenser l’inflation ».

                  L’aide soignante qui gagnait 20’000 euros en 2007, gagnera 20’400 euros en 2008 soit +400 euros (de quoi compenser l’augmentation des denrées de bases et le prix de l’essence)

                  Le directeur qui gagnant 100’000 euros en 2007, gagnera 102’000 euros en 2008, soit 2’000 euros de plus (de quoi financer une semaine supplémentaire en hôtel 5 étoiles)
                  Dans un cas comme dans l’autre, on a voulu compenser l’inflation alors que l’on a creusé un peu plus les inégalités.

                  La solution optimale aurait été de verser un montant identique de xxx euros à chacune de ces personnes afin de compenser justement l’inflation.

                  Rien ne justifie que le salaire du directeur soit augmenté davantage que celui de l’aide soignante au motif de compensation de l’inflation.

                  Sauf à penser qu’il faut bien aider ce pauvre directeur pour compenser la hausse du prix des hôtels 4 étoiles.


                  Avec les carottes, c’est encore plus simple :

                  Pour A qui gagne 20 000 euros et B qui gagne 100 000 euros, l’augmentation de 2% indexée, permet à A de n’acheter que 200 bottes de carottes supplémentaires alors que B peut en acheter 1000 de plus !

                  La solution indexée permet donc d’avantager scandaleusement le pouvoir d’achat des bottes de carottes de B beaucoup plus que A.


                  • tmd 10 juin 2009 18:25

                    En 2007, le directeur gagnait exactement 5 fois plus que l’aide soignante.
                    En 2008, il gagnait très exactement ... 5 fois plus.
                    Il est où le changement ? Qu’est-ce qui est scandaleux ?


                  • Galuel Galuel 10 juin 2009 21:52

                    Compte en unités de la même base !

                    Des carottes, des Lingots, un appartement etc... N’importe quoi mais la MEME chose.

                    Justement penser en terme de rapports est l’erreur magistrale qui ne tient pas compte de la ressource limitée.


                  • Relladyant icare 10 juin 2009 16:49

                    Il est faut de dire que les inégalités augmentent. C’est un dogme répété à droite à gauche, mais contredit par les statistiques.

                    Statistique de l’INSEE : prenons les 10% les plus riches (décile D10), et les 10% les moins riches (D1). Le ratio D10/D1 était de 3.5 en 1975. (les 10% les plus riches gagnent en moyennes 3.5 fois ce que gagnent les 10% les moins riches).

                    AUjourd’hui il est à 3. La seule période ou il a un peu augmenté (j’ai le graphique sous les yeux), c’est entre 83 et 93 sous la Mite.

                    De même D5/D1 est passé de 1.8 à 1.5.

                    Enfin, les 1% les plus riches : ils percevaient, en 95 comme en 2004, 4.5 fois le salaire moyen Français.

                    Les gens qui ne cessent de répeter que les inégalités s’accroissent sont donc priés de donner des statistiques et des faits, plutôt que des « j’ai l’impression que ».


                    • Edouard Martin 10 juin 2009 17:01

                      L’énorme erreur a été de représenter les inégalités en termes de rapports salariaux.

                      L’exemple parle de lui même avec une indexation théorique cumulée de 100% sur 20 ans :

                      Un SMICARD double son salaire en 20 ans pour passer de 20’000 à 40’000 euros

                      Un directeur double son salaire en 20 ans pour passer de 100’000 à 200’000 euros

                      La différence de 80’000 euros entre les deux salaires passe à 160’000 euros : le rapport reste le même : 4 mais la différence de salaire a été multipliée par 2.

                      Le SMICARD peine toujours à boucler ses fins de mois. Quant au directeur, il est passé de la BMW à la Porsche et du 4étoile au 5 étoiles




                    • plancherDesVaches 10 juin 2009 17:04

                      Y’a qu’à demander :
                      http://dechiffrages.blog.lemonde.fr/2008/11/10/des-revenus-aussi-mal-partages-qu%e2%80%99en-1929/

                      Alors, oui. La concentration d’argent a reproduit la même chose qu’en 1929.Mais bon : c’est tellement évident....
                      Les 250 personnes les plus riches de la planète possédaient, en 2007, autant que les 2,5 MILLIARDS des plus pauvres.
                      (malgré toute la création d’« argent virtuel » appelé actifs devenus toxiques)


                    • NICOPOL NICOPOL 11 juin 2009 11:31

                      N’importe quoi.

                      Si avec 80 000 euros le Directeur pouvait s’acheter une BMW ou aller dans un 4 étoiles en 2000, 20 ans plus tard il ne pourra toujours s’acheter qu’une BMW et aller dans un 4 étoiles, dont les prix auront également doublé pendant les 20 ans.


                    • Forest Ent Forest Ent 10 juin 2009 19:11

                      La logique de cet article m’échappe complètement.


                      • plancherDesVaches 10 juin 2009 19:23

                        Forest,
                        C’est un trader qui vient de découvrir la règle de la proportionnalité. Et qui donc, ne connaissant rien à la valeur réelle du travail, accuse les salariés trop bien payés d’avoir provoqué la crise.
                        Hors, il devrait en principe savoir que ce ne sont pas les salariés qui peuvent planquer des sommes dans les paradis fiscaux.

                        Seuls les rentiers, les employés de la finance et professions libérales, touchant des sommes de façon occulte, faisant un gain sur la seule rentabilité de leur capital ou de celui des autres, peuvent truander le système.
                        Ce qu’ils n’hésitent absolument pas à faire, car c’est leur logique.


                      • Topaloff Topaloff 10 juin 2009 19:37

                        La logique des réponses de Edouard Martin m’échappe également...


                      • Forest Ent Forest Ent 10 juin 2009 20:20

                        @ l’auteur

                        Les salaires ne sont plus indexés sur l’inflation depuis environ 25 ans.

                        S’ils l’étaient, et si la notion « d’inflation » avait quelque chose à voir avec les prix, le pouvoir d’achat de tout le monde aurait été strictement constant.

                        Ca marche pô.

                        En fait, il y a bien eu creusement des inégalités, mais pour d’autres raisons :
                        - déséquilibre capital/salaires,
                        - augmentation de la précarité, du chômage, du temps partiel contraint, du travail au noir ou en stages divers, etc ...


                      • bob 10 juin 2009 19:50

                        Article relativement logique mais tire vers la bas par les commentaires qui le suivent.
                        Les intervenants ne semblent pas faire la difference entre un pourcentage et un absolu : l’auteur devrait expliquer de maniere plus simple que 100 000*(1+.02)^10 est plus grand que 20 000*(1+0.02)^10.
                        De plus, les intervenants ne semblent pas connaitre la regle de la propension a consommer : Plus un individu gagne, plus il mettra en epargne un pourcentage de ses revenus. Un revenu plus bas sera plus oriente vers la consommation immediate. Cela semblait evident a premiere vue.


                        • lolo 10 juin 2009 19:52

                          L’ingégalité des revenus actuelle est plus liée à un transfert très conséquent des revenus du travail salarié vers les revenus des capitaux, qu’aux augmentations des salaires...


                          • plancherDesVaches 10 juin 2009 20:08

                            Effectivement.

                            Mais un libéral ne voudra SURTOUT pas reconnaitre cela.


                          • bob 10 juin 2009 21:07

                            Une reference aux joueurs de foot, « gestionnaires » d’entreprises du CAC40 ou chanteurs ?


                          • Galuel Galuel 10 juin 2009 21:27

                            Vas y fais les calculs pour un bien donné, disons des carottes à 2 euros la botte.

                            On attend tous ta démonstration avec impatience !!!


                            • Edouard Martin 11 juin 2009 09:46

                              Lisez mon post en fin de liste et vous comprendrez


                            • Emile Red Emile Red 11 juin 2009 14:27

                              @ Léon

                              Oui et non...

                              Celui qui gagne 20 000 consommera 1 carotte par jour, celui qui gagne 40 000 en consommera tout autant.

                              Ce n’est pas le montant du salaire qui entre en jeu mais bien la quantité consommée et effectivement à consommation égale, celui qui gagne plus s’éloigne de plus en plus du prix de la carotte quand celui qui gagne moins y colle.

                              Or je ne vois pas quelqu’un gagnant des salaires faramineux consommer plus de bien courrant que le smicard sous peine de ne pas vivre longtemps si c’était le cas on ne pourrait que s’en féliciter. Dommage.... 


                            • Relladyant icare 11 juin 2009 00:13

                              Edouard, tu me fais quand même bien marrer. TU viens de découvrir les mathématiques.

                              « C’est scandaleux, rendez vous compte ! 50% d’un SMIC, c’est 600 euros, alors que 50% d’1 million, ca fait un demi million ! ».

                              Ben oui. Ca s’appelle la proportionnalité. Et 50% d’impot sur 1 million, ca fait aussi une somme astronomique par rapport à 10% d’impots sur sur salaire moyen. Scandaleux aussi non ?


                              • Relladyant icare 11 juin 2009 00:17

                                Edouard, c’est scandaleux, si une action de 10 euros prend 50%, le mec qui en a acheté 1000 va rafler 5000 euros de marge. Le pauvre qui en aura acheté 2 va gagner 10 euros ! ALors que c’est 50% pour tout le monde ! Incroyable !


                                • delamothe delamothe 11 juin 2009 05:33

                                  EN Sarkoland le pouvoir d’achat des français est excellent , les trolleurs de cet article sont la pour le démontrer . Chut il y a pas de misère ... Et ces gens representent meme pas 10pour cent de la population , à coté des« affreux gauchistes » on se demande qui sont les plus nombreux.


                                  • plancherDesVaches 11 juin 2009 12:59

                                    Il faut (faire) travailler plus pour gagner plus.
                                    Il manquait juste un mot dans la phrase du Notre Président.

                                    Monsieur Notre Président, vous avez lu, je vous aide. Ca mérite de me laisser entrer dans votre caste, hein ? Mais si je ne suis pas trés riche, je suis assez bon en manipulation.
                                    Et vous savez qu’on est jamais trop aidé.
                                    Bon, d’accord, vos copains intimes sont milliardaires. Mais je peux aussi devenir un vassal digne de confiance dans les pires magouilles.
                                    Vous m’achetez, hein, oui... ? Dites oui.


                                  • sancho 11 juin 2009 06:59

                                    Edouard,

                                    votre raisonnement est faux pour la simple raison que vous comparez une différence de revenus à deux moments différents sans la rapporter à la valeur de l’argent à ces époques là : ce qui est important c est ce que l’on peut acheter avec cet argent, pas combien on en a !

                                    Pour reprendre votre exemple, avec ses 80000 euros de plus, votre directeur peut acheter aujourd’hui 80000/2 = 40000 carottes. Dans 20 ans, avec ses 118895 euros de plus, il pourra acheter 118895/2.97 = 40000 carottes ...


                                    • Edouard Martin 11 juin 2009 08:56

                                      Non le raisonnement est juste.

                                      Pourquoi ?

                                      Parce que le directeur n’a nullement besoin d’acheter davantage de carottes, il en besoin de 10’000 pour satisfaire ses besoins. Quel est donc le sens de discuter de son pouvoir d’achat en termes de carottes alors qu’il n’ a pas besoin d’acheter ce produit ?

                                      Vous voyez ?

                                      Faites l’analogie avec le panier de la ménagère et vous comprendrez où je veux en venir


                                    • Emile Red Emile Red 11 juin 2009 14:32

                                      La consommation de carotte est une constante, son prix est peut-être exponentiel mais pas son nombre consommé. Parceque si le riche se fout à acheter 40 000 carottes, il ne pourra pas les consommer donc les revendra en faisant une plus value, moralité il aura encore gagné plus...
                                      Que c’est beau les chiffres qui mentent.


                                    • Mycroft 11 juin 2009 15:41

                                      Bon, les deux ont besoin d’autant de carotte. Soit.

                                      Ensuite, avec l’argent qui lui reste, le riche achète des crayons. Le pauvre ne peut pas acheter de crayon, en 2000 comme en 2020. Le riche, avec l’argent supplémentaire, peut acheter autant de crayon en 2000 qu’en 2020, puisque le prix des crayons a aussi augmenté.

                                      Du coup, votre raisonnement me parait bancale.

                                      De plus, il a été dit plus haut que l’indexation des salaires sur l’inflation ne se fait plus, et que tout les salaires ne sont pas augmentés par un même pourcentage.


                                    • HELIOS HELIOS 11 juin 2009 10:46

                                      Baser les inegalités salariales de cette maniere c’est vouloir extraire le salaire de son contexte.

                                      Normalement il y a une relation forte entre ce que la personne gagne par le fruit de son activité ET le cout de la vie en général.

                                      Le probleme provient de cette relation dont les equilibres ont changé. Que ce soit dû a la repartition du capital, de l’inflation eu de la mesure des uns et des autres.

                                      revenons a la carotte(avec des chiffres non reels, pour l’exemple) ... un salarié de 1980 consacrait disons..0,01% de son revenu pour sa botte. en 2009 il pourrait toujours y consacrer 0,01% voire moins soit 0,009 grace a cla compensation de l’inflation... magnifique, hein ?.
                                      Oui, mais... le mais arrive là : en 2009 on ne mange plus de botte de carottes, mais des carottes à la cremes. Pour le même repas, le salarié doit consacrer 0,02% ou plus de son revenu, payant ainsi d’une part le fait qu’il n’a plus a les éplucher, que le produit est meilleur et qu’il a gagné un temps inestimable.

                                      Justement voila, ce temps inestimable, comme le gout de la carotte, ne se monnaye pas, car un salarié ne perd pas d’argent en epluchant ses carottes comme le laisse supposer le modele financier qu’on veut lui appliquer...

                                      mais, ce n’est pas tout... en 1980, le prix de la carotte etait calculé a partir du prix de revient du legume et le distributeur rajoutait sa marge... celle ci etant elle-même calculée sur un revenu d’activité operationnel legerement positif.
                                       En clair, tous les acteurs de la chaine arrivaient, dans leur commerce, a payer leur activité, a investir dans leur developpement et le benefice net residuel, une fois que tout etait calculé etait pratiquement nul.

                                      Maintenant, l’esprit a changé. je ne viendrai pas accuser les actionnaires qui demandent un dividende de plus en plus elevé, non, j’accuse seulement ici les professionnels du marketing et du merchandising. Ces gens la ont analysé le systeme social et tente de capter la pluis grande partie du revenu de leur client.

                                      Ainsi, la carotte, une fois passée dans les mains de cette engeance, s’est transformée. le prix du sachet de carottes predecoupées, car on trouve de moins en moins de « bonnes » carottes (( ..... attention, ici, c’est pour l’exemple .... )) , le prix de ces carottes est calculée sur ce que le consommateur PEUT payer pour les avoirs
                                       La carotte prend alors non pas 0,02% du revenu, mais 0,05% et devient innacessible,
                                       
                                      Le consommateur salarié, celui dont les revenus sont limites pour assurer simplement la vie de tous les jours, c’est a dire qu’il ne reste pas ou tres peu de disponible a la fin du mois doit faire des arbitrages entre notre celebre carotte et le forfait triple play internet/tel/tv, son credit pour son appart, sa bagnole, le frigo, les vacances... les cd/dvd de Pascal Nègre etc... vous savez tous de quoi je parles, sauf ceux qui ne comptent pas en passant a la caisse des supermarchés.

                                      Tous les acteurs economiques pratiquent le même systeme de predation, puisqu’ils ont les mêmes marketeux dans leurs entreprises.

                                      A cela se rajoute, les pratiques deloyales, sans foi ni loi des « grands » secteurs economico sociaux, toujours bien conseillés par les marketeux, qui s’attaquent aussi a l’autre bout de la chaine en serrant au plus le cout du travail --- ’embauche que des jeunes malleables et peu cher, on pratique les stages peu rémunérés, on fait jouer la concurrence entre categories sociales plus faibles --- ET, techniquement, --- on délocalise, on dimininue la réparabilité des produits, on transforme des bien d’equipements en bien de consommations.... --- je ne m’etendrai pas il y en a des pages a ecrire.

                                      Alors, comparer le pouvoir d’achat seulement en regardant la compensation de l’inflation est une anerie, au mieux, et un manque de respect pour tous ceux qui lisent le message et qui ne bouclent pas leur fin de mois et meme ceux qui la bouclent (au propre comme au figuré).

                                      La realité c’est qu’il y a une crise, une vraie crise, et que si l’economie vacille, ce n’est pas parce que les banques se cassent la gueule, c’est parce que le modele predateur a atteint ses limites et que maintenant, il va falloir,

                                       --- soit appauvrir significativement ceux qui consomment encore un peu, et accepter que disparaissent de grands pans du systeme existant (et les entreprisent qui en vivent) reservant ainsi ce que tout le monde pouvait faire a une petite minorité.... (exemple terminé les carottes a la creme pour tous... ce sera patates... les carottes ce sera pour les riches, leur prix va encore augmenter mais peu en consommeront...

                                      --- soit revenir a un modele plus equilibré, en foutant un grand coup de pied au cul a ceux qui vous vendent 3 vis dans un sachet alors qu’ils savent qu’on en utilise 2 ou 4... les marketeux donc, et les financiers avec, ceux qui pensent que le temps passé de la menagere se vend ! et ainsi redonner du « disponible » a ceux qui vivent strictement de leur travail.

                                      PS.... je voudrais donner l’exemple, peut etre controversé, mais les FAI, tel que FREE on demontré que leur modele etait calculé differement, puisque depuis le debut, pour le même prix de vente, leur produit a evolué dans le bon sens ( pour le même prix la carotte est devenue « a la creme » ie le debit est passé a 2, 4 puis 8 Mo etc)

                                      Je vous remercie d’avoir pris le temps de lire cette reaction (et de supporter mes fautes)... tout un article, en fait.


                                      • Emile Red Emile Red 11 juin 2009 14:44

                                        Et vous oubliez de dire que le péquin moyen Dupont qui achète une voiture Tartempion l’achète avec le crédit de la banque Duschmol qui est propriétaire de Tartempion et aussi propriétaire de la boîte où travaille Dupont.

                                        Résultat, Duschmol sait jusqu’où il peut aller dans les augmentations de prix puisqu’il connait parfaitement les moyens de Dupont, et il ne s’en privera pas, ainsi Duschmol augmente ses revenus et asservi de plus en plus Dupont.

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