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La réforme de l’APL : nouveau scandale en perspective pour le logement

Depuis le 1er juillet, le calcul de l’APL a changé. Ce changement concerne 80.000 foyers dont le montant de l’aide est revu à la baisse, voire annulé. Objectif de cette réforme : freiner l’inflation des loyers et mieux les encadrer. Que cache vraiment cette réforme et quelles en sont les conséquences pour les bénéficiaires ? Analyse.

Si l’intention est louable, puisqu’il s’agit de mieux encadrer les loyers, le mode opératoire est critiquable. La brutalité de mise en œuvre est déplorable et certains bénéficiaires sont mis devant le fait accompli.

Des actions qui ne sont pas à la hauteur des enjeux

Selon le gouvernement, ce dispositif s’expliquerait par sa volonté de lutter contre l’inflation déraisonnable des loyers. Car, oui, le gouvernement, dans toute sa splendeur ubuesque, reproche à certains locataires de subir des loyers trop élevés. Suite à la réforme, lesdits locataires prendront acte d’une diminution, ou d’une extinction pure et simple, du montant de leur APL.

Ce gouvernement reconnaît que l’APL contribue à dérégler, d’une certaine façon, le marché de la location immobilière. Le hic, c’est que le marché immobilier est faussé dans sa globalité depuis bien longtemps à cause de toutes les aides dont il bénéficie et qui ont pour effet de le maintenir à flot artificiellement.

Bon an, mal an, le budget de l’Etat alloué au logement est de 40 milliards d’euros. Pour quels résultats ? Inexistants et constants dans la médiocrité, quel que soit le pouvoir en place. Voilà plus de 20 ans que l’immobilier jouit de niches fiscales à gogo quand les secteurs productifs sont assommés de charges. Aujourd’hui, l’immobilier évolue sous perfusion de taux de crédit excessivement bas et, entre autres largesses, du PTZ.

Logique de nos dirigeants : attaquons-nous à une infime partie du vaste problème du logement et à une infime partie des aides qui lui sont consacrées pour obtenir des résultats globaux. « Infime » car le gouvernement se focalise sur une fraction du fonctionnement de l’APL, avec, en ligne de mire, 225 millions d’euros d’économies. Dans les faits, il faudra plutôt tabler sur 116 millions d’économies comme le détaille cet article du Monde.

Cette polémique sur la réformette de l’APL, dont les 116 millions pèsent bien peu face aux 40 milliards dilapidés chaque année, est en fait un écran de fumée destiné à cacher la vacuité créative de ce gouvernement sur la grande question du logement. Pour lutter contre les loyers prohibitifs, pénalisons les locataires ! Voilà la logique grand-guignolesque des joueurs de poker qui nous gouvernent. Pathétique aveu d’incompétence.

L’échec qui se profile est prévisible

Ce gouvernement entend donc enrayer l’inflation des loyers en supprimant tout ou partie de l’APL à certains bénéficiaires. Et ce, en misant sur l’hypothèse, hasardeuse, que les propriétaires ajusteront à la baisse le montant des loyers. Le problème de ce gouvernement est qu’il n’arrête pas de miser.

Croire que la suppression de l’APL va conduire à un ajustement des loyers est, au mieux, naïf, au pire, une entreprise de destruction massive des acquis sociaux. Si nous dressons un parallèle avec le secteur de la santé, l’avenir s’annonce plutôt sombre. Pour mémoire, voici les grandes étapes de la réforme opérée sur les frais de santé :

  1. Plafonner les remboursements prévus par les mutuelles pour que les praticiens ajustent les tarifs de leurs actes et se calent sur ces plafonds ;
  2. Le prix des actes n’a bien entendu pas baissé et le patient est maintenant contraint de payer le différentiel de sa poche ;
  3. Les tarifs des mutuelles ne baissent pas ;
  4. Le patient est le dindon de la farce puisqu’il paye toujours autant de cotisations moyennant des remboursements de moins en moins conséquents.

Cet article du Figaro explique très bien le processus et la réalité mathématique. Il donne des exemples très concrets sur les frais que les patients doivent à présent acquitter. A ce titre, le cas de l’opération de la prostate est édifiant. Facturée 3.300 €, elle était prise en charge intégralement avant la réforme Touraine. Désormais, le patient doit débourser 1.644,56 €. Même conséquence pour une consultation chez le gynécologue ou un rhumatologue, le patient doit fouiller bien au fond de ses poches pour se soigner.

Cette réformette de l’APL prend le même chemin. La suppression de l’aide au logement n’aura aucun impact positif sur le montant des loyers. Le locataire qui jouait déjà les équilibristes, avant la réforme de l’APL, risque de se retrouver à la rue s’il ne peut plus honorer son loyer. Mais ça, le gouvernement n’en a cure. Dans un cas comme dans l’autre (réforme sur les frais de santé et APL), ce gouvernement commet des fautes de gestion impardonnables qui risquent de créer un désastre social sans précédent.

Conclusion

Derrière les conséquences de cette pseudo-réforme de l’APL qui, rappelons-le, touche 80.000 foyers de plein fouet, se cache un problème beaucoup plus grave. Le vrai scandale réside dans le fait que ce gouvernement ne dispose d’aucune politique viable pour faire du logement une priorité nationale.

Un jour, il sera nécessaire de s’affranchir des postures électorales et de prendre la question du logement à bras-le-corps afin d’enrayer la cherté de l’immobilier en France en remettant tout à plat. Avec pour objectif de définir la place que doit vraiment occuper le logement dans notre société. Un produit de luxe réservé à certains ou un besoin fondamental qui doit permettre aux citoyens de vivre dignement, sans devenir des esclaves modernes s’épuisant à la tâche afin de payer un loyer ou un crédit exorbitant pour occuper un logement tout à fait quelconque.

Ce gouvernement se contente d’en faire le moins possible, de passer entre les gouttes et de surfer sur un marché immobilier qui semble en bonne forme. En apparence seulement, car le marché ne se porte pas aussi bien que les illusionnistes voudraient nous le faire croire. Henry-Buzy Cazaux livre dans sa dernière tribune, dans le magazine Capital, une vision très juste et à contre-courant de l’ensemble des acteurs de l’immobilier.

En substance, il évoque :

  • Les artifices utilisés pour maintenir le marché à des prix élevés ;
  • Le risque de séisme à la première décision fiscale ou financière moins favorable ;
  • Les méfaits de la cherté du logement en France en se référant au travail de Friggit ;
  • Le château de carte prêt à s’écrouler parce que sur le fond, il n’existe aucun élément stable concernant l’immobilier.

Encore une fois, il est dans le vrai et ses analyses sonnent juste.

Quant à ce gouvernement, constatant l’échec patent de la réforme de l’APL, il pourra toujours prétexter avoir joué de malchance sur cette question après la guigne du chômage et la poisse de la Santé. Vraiment pas de bol.

Laurent CRIADO

Site Internet : guidepratiqueachatimmobilier.com

Cet article peut volontiers être repris, sans coupures, pour informer le plus de monde possible. La photo illustrant l’article doit rester la même. Le nom de l’auteur doit figurer distinctement en début d’article, un lien doit renvoyer sur la page Agoravox de l’article. Merci à toutes et à tous.

Merci aux journalistes de respecter la déontologie de la profession en mentionnant clairement la source et en évitant toute forme de plagiat.

Si vous avez des attentes sur des thématiques liées à l’immobilier, prévenez-moi directement dans les commentaires ou via mon site.


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131 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 29 août 11:42

    franchement vu le prix des loyers visé, je vois mal comment on peut le payer. APL ou pas.
    le niveau de ressources demandé est assez bas, en plus.


    • njama njama 29 août 13:03

      @foufouille

      bien d’accord vu le montant des loyers visés (seuils de loyers à partir desquels les allocations logement deviennent dégressives) ! *
      en gros ça doit concerner Paris, ainsi que quelques coins de France où les loyers sont très chers.

      https://www.toutsurmesfinances.com/immobilier/baisse-ou-suppression-des-apl-en-2016-qui-est-concerne.html


    • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 29 août 13:40

      @njama
      Merci pour votre lecture et votre commentaire.

      Cela va concerner Paris bien évidemment, mais également plus largement l’Ile-de-France et d’autres zones tendues. On est loin de l’anecdotique, d’autant plus que les loyers à partir desquels cela va changer sont bas par rapport à la réalité. 1.200 € pour un couple en IDF, c’est vite atteint.

      Ensuite, cette dégressivité et cette suppression ne sont que les premiers éléments visibles de la réforme. Le reste arrive dès le 1er octobre 2016, à savoir la prise en compte du patrimoine supérieur à 30.000 € dans le calcul. Et là, ce sont 10 % des bénéficiaires qui sont concernés, soit environ 650.000 foyers. C’est un tout autre son de cloche que celui consistant à faire croire que cette réforme ne concerne que ceux qui abusent.

      Quoi qu’il en soit, pour une aide qui coûte entre 18 et 20 milliards chaque année, je ne crois pas que l’on puisse dire qu’elle ne sert qu’à ceux qui « vivent du système des aides ».

      Mais la tactique de diviser pour mieux régner a toujours fonctionné, alors pourquoi nos dirigeants s’en priveraient ?

      Monter les uns contre les autres, ça marche et ce n’est pas prêt de s’arrêter.


    • foufouille foufouille 29 août 14:13

      @Laurent CRIADO
      sauf que pour louer ce logement à 1200€, il faut 3600 de revenus. si on prend l’exemple du loyer plafond, 1412,80, c’est encore plus élevé et largement au dessus des revenus plafonds de la CAF.


    • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 29 août 14:35

      @foufouille
      Merci pour votre lecture et vos commentaires.

      Oui, 3.600 € de revenus... pour un couple ! Tablons sur l’hypothèse d’une parité de revenus, cela fait 1.800 € chacun. Vous trouvez que c’est un salaire qui permet de vivre comme un pacha, surtout en région parisienne ?

      D’autant plus que votre raisonnement tient compte du loyer actuel. Qu’en est-il de ceux qui sont locataires depuis plusieurs années, dont le loyer a augmenté depuis la prise de bail ? Ou ceux qui se retrouvent au chômage alors qu’ils sont locataires, dont le revenu va baisser et qui en plus vont perdre l’APL ?

      Vous pensez que la perte d’emploi n’arrive qu’aux autres ? Vous pensez que les accidents de la vie n’arrivent qu’aux autres ?

      Et le couple de retraité qui voit ses revenus baisser ou dont l’un des tourtereaux se retrouve veuf ? Celui qui reste déménage, c’est un nanti ?

      Est-ce cela le modèle social à la française ? Appuyer sur la tête des gens quand ils sont ils peinent déjà à rester à la surface ?


    • Roger le Suisse 29 août 14:46

      @foufouille
      Ca fait des années que je suis de près les articles publiés sur Agoravox. A mon sens, il s’agit d’une formidable initiative qui donne la parole à chaque citoyen, à tous les citoyens. C’est aussi le revers de la médaille. En marge de bons articles et de commentaires pertinents, il faut accepter de lire des billevesées foufouillesques. C’est le jeu, certes, mais ce n’en est pas moins pénible. Vous trouvez que 3600.- par mois est synonyme de richesse, vous ? Surtout s’il s’agit du revenu global d’un couple... Quand vous ne pondez pas un magma d’idées incompréhensibles, vous racontez n’importe quoi. Sachant qu’il n’est prévu aucun lot récompensant le volume de commentaires, abstenez-vous et dispensez-nous de vos réflexions capillotractées. Cela aura un effet positif sur votre karma à n’en point douter.


    • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 29 août 15:00

      @Roger le Suisse
      Merci pour votre lecture et votre commentaire.

      Vous en arrivez à la même conclusion que moi concernant le revenu de 3.600 € pour un couple. On est au coeur de la classe moyenne « pauvre », trop riche pour les aides et pas assez pour profiter des largesses réservées aux très riches.

      Concernant l’auteur du commentaire précédent, il s’agit de votre avis. Je pense que c’est aussi à cela que sert Agoravox, que tout le monde puisse s’exprimer et faire bouger les lignes, les idées et les avis grâce aux divergences et aux échanges d’opinions.


    • foufouille foufouille 29 août 15:39

      @Laurent CRIADO
      oui quand le loyer devient trop cher, perte d’emploi, etc tu dois déménager sinon tu finit à la rue..
      évidement que les loyers sont beaucoup trop cher mais les taxes aussi.
      tu n’auras pas non plus d’exonérations de taxe d’habitations.
      en plus, aucune aide n’existes pour déménager dans ce genre de cas.
      avec 3600, tu peut sans problème déménager ailleurs.avec 4500 pour deux aussi.
      et tu n’as de toute façon pas d’aides avec ces revenus.


    • foufouille foufouille 29 août 15:46

      @Roger le Suisse
      j’ai jamais dit que c’est riche pour deux. simplement largement au dessus du plafond aide au logement.
      faut aussi voir plus loin que le bout de son nez, penser que tu ne pourras pas toujours payer 1200€ de loyer. loyer qui est fixé par le propriétaire. taxe par la mairie.
      en plus avec ces revenus, il est possible d’acheter. je ne vois aucun intérêt de payer un loyer un loyer avec 3600 ou encore moins 4500.


    • Roger le Suisse 29 août 16:15

      @foufouille
      Et donc, que proposez-vous ?

      De vivre dans une tente ? Ou, mieux, dans les bois et vivre de la chasse et de la cueillette histoire d’économiser aussi sur le poste alimentation ?
      Vous critiquez beaucoup mais n’apportez jamais de solution concrète. 
      La disparition programmée de l’APL est une connerie énorme car elle ne sera pas suivie d’effet de la part des marchands de sommeil. J’espère que vous avez les reins solides vu tous les cocktails explosifs (santé, logement, travail, etc.) que nous prépare le barman de l’Elysée.

    • foufouille foufouille 29 août 16:31

      @Roger le Suisse
      quand le logement est trop cher, il faut déménager.
      tu n’as aucune autre solution. l’état pourrais fixer des loyer plafonds mais les bailleurs ne loueraient plus. certaines aides existent en échange d’un loyer plafonné, le seul truc est que ce sont des usines à gaz pour les copains. si l’état appliquait ses lois, ce serait déjà bien vu le nombre de taudis ou juste d’arnaques dans le logement.
      il faudrait tout changer, virer tous les pourris et leurs larbins pour avoir des solutions.
      que la justice soit accessible à tous, etc.
      tu as une solution pour changer une partie des humains ?
      qui évidement refuseront ce changement.


    • Roger le Suisse 29 août 16:46

      @foufouille
      Ma solution : remettre l’église au centre du village. Je m’explique. Qu’est-ce qui participe du bien-être économique et social d’un pays ? Réponse : la création de valeur, la stabilité, la confiance. Donc, on atomise la spéculation afin de libérer en contrepartie les énergies créatrices, les petites entreprises qui, elles, rapportent de l’argent, de la valeur à une nation, contrairement aux spéculateurs qui se contentent de faire les poches aux moins nantis, les maintenant dans une situation dont ils ne peuvent pas se dépêtrer. Et après, on lit des articles sur les vertus de la concurrence libre et non faussée comme celui de l’autre abruti de Perceval, chantre du libéralisme de rente par excellence. 


      Donc, ma solution est là : lâcher la grappe aux créateurs et atomiser les spéculateurs qui ne servent à rien. Et ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Je ne mets pas sur un pied d’égalité le constructeur qui fait vivre toute une équipe (architecte, artisans, géomètres, bureaux d’études, etc.) et un bouffon qui se prend pour un investisseur avisé dont le but premier et de rincer son prochain son rien produire en contrepartie d’un service qui n’existerait pas son les aides de l’Etat à la spéculation. 40 milliards annuels, on croit rêver. 

      J’ai cliqué sur le lien qui renvoie vers un article du magazine Capital, l’expert cité par l’auteur voit juste. Cette spéculation met un bordel pas croyable dans l’économie. Parce que cet argent pourrait être alloué à d’autres postes de dépenses bien plus bénéfiques pour le pays, à commencer par les rémunérations des artisans dont beaucoup triment comme des ânes pour 1200.- par mois. Et pourquoi ? Parce que les acheteurs font des économies sur ce poste de dépenses après avoir englouti leur pognon dans un bien immobilier hors de prix. On marche sur la tête.

    • Vipère Vipère 29 août 19:07

      @foufouille

      En toute logique et vous avez fait les bonnes déductions, on voit mal pourquoi la CAF devrait intervenir sur des loyers aussi élevés que 1200 Euros car en effet si l’allocataire gagne 3600 Euros, il aurait intérêt à acheter le bien vu le prix et il en aurait les moyens.

      Donc, que la CAF fasse des économies sur le dos des plus aisés ne me dérange pas !

      Persuadée qu’à terme, les loyers élevés, délaissés faute de prise en charge CAF sont appelés à baisser, pas immédiatement mais dans les années qui suivront, c’est donc le seul levier pour freiner la hausse des loyers vertigineuses qui gavent les propriétaires.

      A moins que vous ayez d’autres idées pour obliger les bailleurs à moins de gourmandise ?

    • foufouille foufouille 29 août 19:31

      @Vipère
      comme dit plus haut, ta situation peut changer. pour louer, il faut effectivement trois fois minimum le montant du loyer.
      donc ce sont des gens dont la situation a changé et qui veulent rester dans leur logement.
      c’est possible si c’est temporaire à court terme.
      le fait est aussi que les aides au déménagement n’existes pas dans ce cas. sauf crédit.
      sur le long terme, ce sera des emmerdes assuré, dettes puis expulsion.
      tu as aussi des enfants qui ne veulent pas aidés leurs parents.
      dans le cas d’un décès, c’est pas évident non plus.
      un logement cher est aussi un certain « luxe » que l’état n’a pas a payé.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 29 août 20:11

      @Roger le Suisse
      Vous vous trompez, les réformes structurelles ne viennent pas de l’ Elysée, mais de Bruxelles .
      C’est la Commission européenne qui décide chaque année de la feuille de route économique des pays européens. Voici la feuille de route pour la France. Elle impose des coupes budgétaires.


      La France verse chaque année 22 milliards d’euros au budget européen, il en revient 14, sous formes de PAC et de subventions diverses aux Régions, à la culture etc.
      Nous perdons chaque année 8 ou 9 milliards d’euros.
      Si nous sortons de l’ UE, fini la tutelle de Bruxelles sur le budget, nous récupérons les 8 ou 9 milliards d’euros pour construire des logements sociaux. C’est ce que propose l’ UPR dans son programme.

      De plus, l’Europe impose des mégalopoles, c’est ce qu’on appelle « la banane bleue », où l’on entasse les populations, ce qui fait monter les loyers.

    • Roger le Suisse 29 août 20:47

      @Fifi Brind_acier
      Je ne me trompe pas. Et je suis 100% d’accord avec vous. Comment est-ce possible ?


      Eh bien, vous avez parfaitement raison de préciser que les dictateurs bruxellois imposent aux nations des feuilles de route qui ressemblent de plus en plus à une confiscation des richesses produites au seul profit des banksters. Les sbires bruxellois sont récompensés pour leurs bons et loyaux services (voir Barroso). Et j’ai également raison quand je fais référence au comique de l’Elysée car il ne tient qu’à lui de dire merde à Bruxelles. Dans ce cas, deux possibilités : ou Bruxelles revient à de meilleurs sentiments (ce dont je doute fort) ou il faut sortir de l’Europe (donc de l’euro) et dans la foulée de l’OTAN et de toutes les organisations mondialistes mises au service des banksters. Les Suisses ont fait un pas en arrière vis-à-vis de l’Europe en avril dernier. Le Royaume-Uni a voté clairement en faveur d’une sortie. Et, si on en croit les sondages, environ 60% de Français voudraient en sortir. 

       Trois problèmes :

      1) Il n’y aura vraisemblablement pas de référendum sur ce sujet.

      2) Même s’il y en avait un, les médias et compagnie effraieraient les gens avec des « C’est pas possible, on va se retrouver seuls, isolés, et puis vous n’y pensez pas, la dette est en euros aux 2/3, de toute façon, vous êtes trop cons, vous n’y comprenez rien blablabla » omettant de préciser que la dette est fictive en très grande partie et que, eh bien, sans la France, l’UE c’est fini. et entre nous, la Suisse se porte mieux que la France sans Europe et sans euro malgré une industrie plus modeste et une part de services bancaires plus équilibrée qu’en France. Comme quoi, l’Europe c’est un bon gros fantasme.

      3) En supposant qu’il y ait un référendum et que les Français votent en faveur d’une sortie, méthode Sarko : l’avis du peuple, on se le met profond dans l’oignon (voir 2007)

      Donc nos avis convergent à ceci près que c’est au guignol de l’Elysée de décider d’écouter (ou pas) son peuple, ce qu’il ne fera pas. 


    • Yanleroc Yanleroc 29 août 23:11

      @Roger le Suisse

      Fifi, fin stratège se sert toujours d’un com afin de rebondir sur l’Upr ! salut Fifi et merci à l’auteur.
      Roger, vous êtes mûr pour l’Upr. Bonne chance.

    • Roger le Suisse 29 août 23:17

      @Yanleroc
      1) Ce n’est pas une question d’affiliation politique, UPR ou pas UPR. Cela relève plus du bon sens et de la cohérence. Les moyens d’agir existent, libre à vous d’actionner de nouveaux leviers ou d’utiliser les mêmes vieilles manettes rouillées.

      2) Je ne fais aucun prosélytisme partisan car je suis Suisse et ne vote donc pas en France. Libre à vous de faire perdurer votre système mafieux ou de renverser l’échiquier et de tendre vers une politique à la mode suisse.
      Bisous.

    • foufouille foufouille 29 août 23:29

      @Roger le Suisse
      pour l’instant, en france les élections sont verrouillés. les seuls partis autorisés sont faux culs, menteurs, escrocs et en plus tu as besoin de 500 signatures de maires pour te présenter aux élections nationales.


    • Roger le Suisse 29 août 23:39

      @foufouille

      Concernant le pedigree des partis au premier plan médiatique, je vous rejoins à 100% à une exception près : ils ne sont pas plus autorisés qu’un autre parti. Rien ne vous interdit de créer une formation politique et d’aller au charbon pour faire changer les mentalités. Je ne sais plus quel agoravoxien écrivait que l’infiltration législative était un bon commencement. Je souscris à 100% itou car les présidentielles, nous sommes bien d’accord, c’est un gros morceau pour une petite formation sans médiatisation. Ca ne me semble pas impossible de se présenter, beaucoup l’ont fait dans le passé et le font encore. Le plus dur est de convaincre non pas les maires, mais les électeurs, prompts à se plaindre, mais bien peu aptes à rebattre les cartes en donnant aux grands partis la raclée électorale qu’ils méritent. C’est une sorte de comportement schizophrène. N’est-ce pas Einstein qui disait : « La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent » ? Pleurez moins, agissez plus : virez-les pour votre plus grand bien !

    • foufouille foufouille 30 août 00:27

      @Roger le Suisse
      chaque nouveau parti fonctionne comme les anciens. promesses bidons et récupérations politiques.
      voire contradictions. ils mangent tous ensemble dans la bonne gamelle. s’entendent très bien entre eux, sauf avec le FN il est vrai. et encore car tu as l’occasion d’entendre des scènes coupés au montage, on peut constater que c’est du cinéma.
      les veaux électeurs ont ceux qu’ils méritent.
      sinon l’abstention ne serait pas aussi importante.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 30 août 06:27

      @Roger le Suisse
      Entièrement d’accord avec votre analyse, sauf que de référendum il n’y en aura plus, les peuples votent mal, chaque fois qu’on leur demande leur avis sur l’ Europe..., quelle plaie que le peuple... !!


      Pourquoi voulez-vous que Hollande dise merde à Bruxelles, alors qu’il est d’accord pour appliquer les décisions européennes ! ? Il a menti lors de son élection : sur le TSCG qu’il devait faire modifier, il a menti sur la finance, et menti sur la loi Travail qui n’a jamais été dans son programme !

      Il n’y a pas de démocratie en Europe, ce sont les lobbies qui font la loi et les lois à Bruxelles. Et pas le peuple. Voilà où nous en sommes. Les médias, lors des élections, font monter en première ligne les pantins les plus dévoués au capitalisme mondialisé, les autres sont censurés.

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 30 août 06:51

      @Roger le Suisse
      Le seul échelon sur lequel les citoyens peuvent peser, c’est leur pays.
      Quels pouvoirs ont-ils sur les non élus de Bruxelles et de la BCE : aucun.
      Quels pouvoirs ont-ils sur les multinationales installées au Panama, à Singapour ou en Irlande : aucun, ou pour peser sur les USA ou sur l’ OTAN ??Nada, wallou, rien du tout !


      Le seul endroit où le peuple peut peser, c’est dans son propre pays. Il a donc fallu salir tout ce qui relevait de la Nation : la langue, la culture, l’ histoire, l’indépendance, la souveraineté etc . Le FN a été inventé par Mitterrand pour cela : salir par ses propos racistes et xénophobes, la Nation. Et haro sur Poutine qui privilégie les reformes nationales !

      Dans la propagande euro-mondialiste, il y a l’idée, hélas très répandue, aussi bien à Gauche qu’à Droite, que la Nation, c’est fini, c’est caca, c’est facho et c’est Poutine, beurk, l’insulte suprême... Mais aussi tartuffes qu’ils soient, ces marionnettes mesurent bien le rejet dont ils font l’objet, ainsi que le rejet massif des Français de la mondialisation et de l’ Europe. Alors, ils se disent maintenant Gaullistes, l’emblème de la souveraineté...
      « SOS de Gaulle : la récupération du Général par les élites en panique »

    • Roger le Suisse 30 août 11:39

      @foufouille

      C’est digne du Café du commerce votre « raisonnement » !

      Ce qui me gêne, c’est que vous mettez politiciens véreux et hommes ou femmes issus de la société civile dans le même sac.

      L’abstention est importante parce que les électeurs, dans leur immense majorité, font comme vous : ils préfèrent critiquer sans apporter de solution et dès qu’un nouveau se pointe, hop ! procès d’intention. C’est ridicule et contre-productif.

      Si vous saviez ce qu’il en coûte vraiment de militer pour une (bonne) cause en tant que non-professionnel de la politique, vous ne débiteriez pas de telles niaiseries. Un de mes bons amis souhaitait s’engager dans la course aux législatives en 2012 non pas pour y faire carrière (il a une vie bien remplie), mais pour aller au-delà de la critique, agir. C’est prenant, cher et décourageant : menaces anonymes, contrôles fiscaux et j’en passe. Et vous mettez les mafias politiques et les candidats de la société civile dans le même sac ? Mais vous êtes d’une bêtise mon cher foufouille...

      Vous avez un avis sur tout, et critiquez volontiers les élans positifs, mais que faites-vous pour faire changer les choses ? Réponse : rien, comme les abstentionnistes ou ceux qui mettent toujours les mêmes bulletins estampillés UMPS dans l’urne par peur du changement. Ridicule là aussi.

    • Roger le Suisse 30 août 11:51

      @Fifi Brind_acier
      Nous disons la même chose, Fifi. Vous prêchez un converti.

      Oui, Hollande a, en théorie, la possibilité de congédier toute la clique bruxelloise.
      Non, il n’en fera rien parce qu’il roule pour eux, comme toute cette mafia aux commandes.
      Et le peuple en fait les frais.

    • Armelle 31 août 09:04

      @Yanleroc
      Ho que oui, je n’ai que rarement vu d’aussi bon soldat que Fifi, il est exceptionnel, sauf que parfois son aveuglement lui fait perdre les réalités
      Je ne sais pas si Roger est mûr pour l’UPR, en revanche ce dont je suis sûre c’est que l’UPR, elle n’est pas mûre du tout pour espérer convaincre massivement...La moelle épinière en est la sortie de l’Europe. Point. Au delà de cette idée, il n’y a pas de programme économique sérieux aucun chiffre, enfin rien, c’est le flou artistique. Je me suis rendue à une réunion locale « nouvelle donne » il y a qqes mois, et en échangeant avec les participants à ce sujet, tous ont la même analyse.
      Pour ma part je ne comprends pas acharnement au retour à un nationalisme dépassé, tout juste bon à nous apporter de nouvelles guerres tout en éludant d’autres solutions comme une Europe fédérale par exemple.
      Le petit brin d’acier pousse quand même le bouchon jusqu’à prétendre que les effets du brexit sont « déjà » positifs, que la consommation reprend... Alors que toutes les revues spécialisées sur la santé des entreprises anglaises annonces déjà des baisses importantes...


    • Yanleroc Yanleroc 31 août 11:13

      @Armelle

      FiFi est une femme.. robot. Elle est sur des rails et se soucie assez peu du reste .Elle répond (ou pas) aux commentaires, mais sans les avoir lu.
       
      L’UPR fait de bonnes analyses, mais ça s’arrête là. Finalement j’ai un peu honte de récupérer ses liens, car elle fait le boulot mais n’en récoltera pas les fruits. En tout cas, pas via l’UPR. 
      Asselineau n’a pas compris qu’il lui fallait faire du forcing. Mais c’est comme faire du jogging, il n’a pas l’entraînement, ni l’envie je suis sûr. L’est trop tranquille le pépère. Et sympathique je dis pas.. 

      Sinon pour le Frexit, je suis pour, car ce n’est pas de cette Europe que nous voulions et nous l’avions refusé en l’état à 55%.

      @ FiFi , en réponse à votre question + bas, 

      être contre CETTE Europe, ne veut pas dire être contre l’ Europe, et

      être contre le NWO, les Think-Tanks et Brzezinski, ne veut pas dire être contre un Autre Ordre Mondial. 
      Nous y viendrons forcement, c’est dans la suite logique d’une société, et les infrastructures sont déjà en place (OTAN, ONU ,OMC etc..) 

      La question est QUEL Ordre Mondial ?
      Comme nous disons QUELLE Europe !

      Pas le NWO ni l’UE qu’on cherche à nous imposer, mais la mise en place, en mode Chouard, d’une Constitution Mondiale établie par les peuples, en s’appuyant sur les réseaux citoyens et en « Shuntant », les circuits officiels. 

      Je pense qu’il faut arrêter de perdre son temps avec l’UE (en sortir vite fait) et se concentrer directement sur la Super-Structure. 

    • eugene eugene 4 septembre 22:42

      @Vipère
      Un fait : L’état social profite en France aux plus riches, l’état refusant de prendre en compte les différences sociales, se gargarisant d’égalitarisme, alors que cette hypocrisie matoise provoque le contraire, potentialisant un peu plus l’injustice.... Pour la redistribution sociale, il faudrait faire comme dans la plupart des pays européens, c’est à dire l’orienter vers les gens qui en ont besoin véritablement, et donc prendre en compte le montant de salaire des intéressés. 

      Cela donne dans le moins pire les allocations familiales versées uniformément aux couples de médecins, et aux smicards. ( et encore si vous n’avez qu’un gosse c’est peanuts...) au pire, le plus caricatural, les retraites augmentées de 10 % si vous avez eu trois gosses(’ ce qui donne un avantage de 100 euros pour un smicard, et de 1000 euros pour un gros salaire.... potentialisant ainsi les différences)....Le prétexte du gouvernement part sur des bases vérifiées : Les locatifs intègrent dans leur loyer l’allocation logement, font même leur calcul pour l’étudiant.....Il serait juste de privilégier donc ceux qui en ont véritablement besoin, pour contrer cette logique de marché..

    • bibou1324 bibou1324 29 août 11:45

      Je crois que vous n’avez pas bien compris. L’état va baisser l’impôt sur le revenu. Juste avant les présidentielles, un pur hasard bien entendu.


      L’APL, ou les remboursement de frais médicaux, ou les 3 milliards de coupures budgétaires dans les hôpitaux, vous toucher une très faible proportion de français, et ça rapporte gros. On ne perd pas d’électeur, on engrange de l’argent qu’on va distribuer aux classes moyennes. De quoi gagner pas mal de voix.

      L’économie ? La santé des français ? Le marché de l’immobilier ? Mais notre gouvernement s’en fichent royalement ! Ce qu’ils veulent ce que leur parti prennent le pouvoir. Pour eux et leurs copains, pas pour le peuple français.

      • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 29 août 12:30

        @bibou1324
        Merci pour votre lecture et votre commentaire.

        Si malheureusement j’ai bien compris... Vous décrivez parfaitement les logiques électorales de personnes sans scrupules qui ne se préoccupent de rien d’autre que de leurs carrières !

        Donc, oui, ils élaborent des artifices pour tenter de rendre les choses présentables aux yeux du plus grand nombre et faire bonne figure.

        Simplement, ne croyez-vous pas que les manipulations et le fait de prendre les Français pour des idiots, c’est quand même une tactique qui est en bout de course puisque répétée depuis nombre d’élections et que, là, un certain nombre commencent à y voir clair ?

        N’est-il pas temps de les foutre dehors et de voter pour des candidats hors parti, libres de leurs idées et adeptes du bon sens et de l’intérêt général ? Représentant vraiment le peuple et les citoyens ? L’enjeu, ce n’est pas la présidentielle et le pantin qui sera élu, ce sont les élections législatives. S’il y a assez de députés « indépendants », tout peut changer.


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 29 août 20:13

        @Laurent CRIADO
        J’approuve ! Il est bien plus que temps de mettre dehors cette classe politique, ça urge !


      • Yanleroc Yanleroc 30 août 00:49

        @Fifi Brind_acier

        Mais arrêtez, FA a traîné avec Raffarin qui traîne devant Juppé !
        Les liens sont trop voyants
        pour la plupart des croyants.

        l’Upr
        ça va pas l’faire !


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 30 août 07:06

        @Yanleroc
        Pourquoi ne dites vous rien sur Mélenchon qui a mis 40 ans à comprendre que le PS était de Droite ?
        Seul Asselineau n’a pas le droit de changer d’avis, si je comprends bien ?


        Asselineau n’a pas traîné longtemps avec les Gaullistes historiques : 2 ans, et pas 40 ! Le temps de comprendre qu’ils n’avaient pas du tout l’intention de sortir la France de l’ UE & de l’ OTAN, et de se faire placardiser par Sarkozy à Bercy.

        Tous ceux qui dévoilent le dessous des cartes sont forcément des gens du sérail, qui savent ce qu’on cache aux citoyens, tous les lanceurs d’alerte sont dans le cas d’Asselineau. John Perkins et Snowden aussi, faisaient partie du système. 

        Aucun Haut fonctionnaire n’a voulu suivre Asselineau quand il a créé l’ UPR. Vous devriez plutôt adresser vos critiques à ces milliers de Hauts fonctionnaires, d’économistes, de politiques, qui savent exactement les mêmes choses qu’ Asselineau, mais qui, au lieu de rejoindre l’ UPR, préfèrent leur carrière et continuer à se taire sur ce qu’ils savent...


        « Il y a pire que le bruit des bottes, le silence des pantoufles... »


      • njama njama 29 août 13:30

        Sauf erreur de ma part, les APL étaient (sont) accordées aux étudiants quelles que soient les ressources de leurs parents (!) ...
        C’était en soi une idée fort généreuse, qui coûtait aussi moins cher à l’État que de construire des résidences universitaires.

        Quand le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Pierre Chevènement popularise en 1985 le projet d’amener « 80% d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat d’ici à 2000 », ... Ah que l’idée est belle  ! ... (quoique, pas sûr qu’elle était purement philanthropique, il ne fallait quand même pas précipiter les jeunes trop vite vers la vie active pour ne pas gonfler les chiffres du chômage déjà en pleine explosion)

        mais je crois personnellement qu’elle a fait TILT dans la tête d’investisseurs... car cela allait créer un nouveau marché dans l’immobilier des grandes villes ayant des universités ... et de la rentabilité, les petites surfaces étant plus rentables, même si le turn over est plus important

        Et c’est bien ce qui s’est passé, des tas de maisons ont été transformées en logement étudiant, qui était une nouvelle manne économique, et certains investisseurs possèdent des dizaines, voire pour quelques-uns des centaines de ces logements là.
        L’APL qui sera allouée plus tard aux étudiant fût donc du pain béni pour faire exploser le prix des loyers au m2 ...

        L’idée « politique » de l’APL était bonne, mais ne pouvait prévoir qu’elle allait développer une économie de rentiers, car le marché en a détourné une partie pour son profit.


        • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 29 août 13:47

          @njama
          C’est ce que je vous disais dans ma réponse précédente, cela va changer dès le 1er octobre de cette année.

          L’idée était en effet très intéressante mais elle a complètement raté son objectif et amené les dérives que vous énumérez. Mais pas seulement car l’APL ne profite pas qu’aux étudiants et son effet inflationniste des loyers s’est généralisé à tous ceux qui en bénéficiaient et par effet domino à l’ensemble du marché de la location, par conséquent au prix des logements à l’achat.

          C’est la raison pour laquelle j’évoque l’idée d’une grande remise à plat de toutes les aides. Il est peut-être temps de faire mieux avec moins d’argent ou plus avec le même budget.

          Ces aides ne sont que des pansements, il faut faire du logement une grande priorité nationale et un « produit » accessible à tout le monde.


        • njama njama 29 août 15:07

          @Laurent CRIADO

          Entre les prix de loyers et prix des logements à l’achat il y a une corrélation évidente, qui est surtout basée sur la rentabilité de l’investissement ...
          La moitié ou un peu plus du parc immobilier est locatif ... dont une bonne partie d’immeubles appartient aujourd’hui à des fonds d’investissement compte-tenu d’une certaine sécurité du placement (qui les revendent parfois à la découpe pour encaisser un max de dividendes).

          L’immobilier, n’est pas comme on le pense souvent à première vue, que du logement, car il est aussi du capital entre les mains de capitalistes.

          Si le prix des loyers conditionnent en bonne partie le prix de l’immobilier, ils ne conditionnent pas pour autant le coût de la construction (le coût et non pas le prix) qui lui ne fait pas faire l’objet de bulle spéculative hormis celle des promoteurs mais là nous raisonnons sur de la valeur ajoutée, sur un prix, et non un coût réel.

          Dans la bulle spéculative des années 2000, générée surtout par l’ouverture en grand des vannes du crédit immobilier à taux bas, pour la construction neuve, dans un premier temps le différentiel s’est fait sur le prix des terrains qui a explosé pour un coût de construction qui lui ne pouvait que peu varier (prix des matériaux, main d’œuvre ...), puis ensuite sur les surfaces (terrains et habitations) qui deviennent aujourd’hui de plus en plus petites pour le même prix.

          Je ne suis pas sûr que ces modifications d’APL influeront beaucoup sur cet ensemble, mais du moins auront-elles un effet pour brider les loyers, et stabiliser l’ensemble.
          Faut l’espèrer ...
          Je crois qu’il faudrait aussi corréler l’APL et les allocations logements à un ratio surface / prix du loyer


        • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 29 août 16:14

          @njama
          La corrélation est en effet évidente. Un bien locatif se vend en fonction de la rentabilité qu’il dégage puisqu’il est uniquement considéré à travers son aspect financier.

          Penser de cette façon, sans prendre en compte les qualités intrinsèques d’un logement, c’est la pire erreur à commettre et relève plus de l’amateurisme que de l’investissement avisé. Mais c’est un autre débat.

          Donc, comme ces biens locatifs et leur rentabilité servent à fixer le prix de vente, il y a échauffement sur les prix à cause des aides et aussi à cause des baisses de taux des années 2000 avec l’allongement des durées de crédit.

          Comme aujourd’hui la méthode de fixation du prix d’un bien ne se base pratiquement plus que sur la méthode dite comparative, on observe ce que fait le voisin et on fixe le prix de cette façon en omettant tous les critères rationnels, fondamentaux. A savoir : les qualités intrinsèques du bien, son état, le coût des travaux pour le rénover, la place qu’il occupe dans son environnement et son environnement immédiat. Le fait qu’un logement se trouve à proximité d’une source de nuisance n’est pas anodin.

          Une route, une école, une usine, une centrale nucléaire... est-ce sans conséquence pour vous ? Tout cela, les facteurs financiers n’en tiennent pas compte et c’est d’une absurdité désolante.

          Parce qu’avant d’être un produit financier, un logement répond à un problème vieux comme le monde : se loger. Croyez-vous qu’un locataire est prêt à tout accepter pour se loger ? Non. Il acceptera un temps et dès qu’il pourra prendre la tangente, il le fera.

          Et sans locataire ou avec des rotations trop élevées, un bien locatif ne vaut strictement rien.

          Pour les coûts de construction, je suis d’accord avec vous, il ne sont pas responsables de la flambée des prix puisqu’ils ont même tendance à baisser.

          Le prix du foncier, lui en revanche ne cesse de monter, spéculation oblige.

          Baser une politique du logement sur une fraction de l’APL pour corriger les dérives qui s’accumulent depuis plus de 20 ans est la preuve évidente de l’incompétence de ces politicards professionnels qui ne représentent qu’eux-mêmes.

          Les virer à chaque élection en adoubant des candidats, sans étiquettes, non professionnels de la politique, est le meilleur moyen de basculer vers un système plus représentatif des citoyens. Mais les électeurs sont-ils en accord avec leur ras-le-bol affiché et prêts à voter pour des candidats hors système, de la société civile ? Là est la question. Si la réponse est non, alors nous sommes dans une belle impasse politique et, partant, économique et sociale.


        • Rincevent Rincevent 29 août 16:33

          @njama

          Le logement étudiant est, aujourd’hui encore, toujours plus attractif que les autres :

          1) Ce n’est pas le locataire qui paye, mais ses parents. (moins de risques qu’avec un salarié).
          2) Un régime de meublé qui permet de virer rapidement en cas d’impayé. (dans le cas d’une location classique, ça peut aller jusqu’à 2 ans)
          3) La possibilité, en zone touristique, de louer l’été. (rentrée d’argent supplémentaire)
          4) Des conditions fiscales plus intéressantes que la location classique.

          Ajoutez à ça le manque chronique de chambres en résidences universitaires, l’État s’étant désintéressé du problème depuis longtemps et comptant sur le privé pour y subvenir (avec, là encore, perfusion fiscale) et vous aurez toutes les conditions réunies pour que la situation actuelle perdure.


        • njama njama 29 août 18:46

          @Laurent CRIADO

          Je suis bien d’accord avec vous, mais ce sont les banques qui font la pluie et le beau temps, qui tiennent les vannes du crédit
          dans les années 80

          > Pour l’ancien, les prix du marché étaient assez bas, et pour cause ... , les banques demandaient 20 % d’apport (c’est énorme) et les frais de notaire (plus élevés que maintenant, ils ont bien baissé sous Jospin) ne pouvaient faire l’objet d’un emprunt bancaire. Autant dire que pour acheter dans l’ancien il fallait un gros apport, et donc de l’épargne.
          > autre possibilité, les prêts PAP (conventionné) qui permettaient pour de l’ancien un financement comme dans le neuf, un faible apport, moyennant la condition impérative de faire faire par des Ets 50 % du montant d’acquisition en travaux de rénovation.
          > pour le neuf, il fallait de 5 à 10 % d’apport, les taux bancaires étaient un peu plus intéressants si mes souvenirs sont bons, les frais de notaires étaient à taux réduit mais ne pouvaient faire l’objet d’un emprunt.

          et les taux d’intérêts étaient très élevés comme tenu de l’inflation du moment

          Ce sont bien les conditions fixées par les banques (en accord peut-être avec des arrangements politiques en coulisses) qui dirigeaient le marché ... pour l’orienter vers la construction neuve, ou la rénovation.
          Aujourd’hui les gens achètent sans apport, avec des taux très bas sur des durées pouvant être supérieures à 20 ans, peuvent bénéficier de prêt à 1 % pour régler leurs frais de notaire ...
          bref acheter sans le moindre €uro en poche ou presque ...
          il n’est donc pas très surprenant que les spéculateurs se soient emparés de l’aubaine pour faire monter les prix, et que cela a créé une bulle et des prix déconnectés de la réalité.
          Heureusement les prix baissent ou stagnent pour revenir vers des valeurs plus justes.

           


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 29 août 20:18

          @Laurent CRIADO
          Dans les grandes villes, surtout si elles sont touristiques, il y a les logements loués comme hôtels sur Internet, cela diminue encore le nombre de logements mis sur le marché locatif...

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