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Accueil du site > Actualités > Economie > La réglementation de la finance et la lutte des classes

La réglementation de la finance et la lutte des classes

On entend souvent demander pourquoi les gouvernements européens ne prennent pas les mesures législatives ou réglementaires qui permettraient de limiter les crises provoquées par les abus de pouvoir auxquels se livrent les banques et les assurances.

Ce sont les « petits », petits salariés, petits épargnants, PME, fonctionnaires qui supportent presque exclusivement le coût des crises provoquées par les spéculateurs de la finance : pertes de revenus, licenciements, chômage endémique, impossibilité d'investir. Au contraire, les détenteurs du pouvoir économique et financier profitent généralement des crises pour renforcer leur position dominante, quitte à se mettre au service des grands groupes non européens qui, tels les Chinois, envisagent maintenant de racheter une série de secteurs en difficulté dans des Etats très endettés.
 
Toutes les mesures proposées pour protéger les populations européennes des conséquences des crises mondiales qui trouvent leurs sources dans les abus et erreurs des organismes financiers ne sont pas également réalistes. C'est ainsi que la sortie de l'euro exigée par les partis nationalistes provoquerait inévitablement une inflation dont les effets seraient supportés par les plus pauvres. Que l'on souvienne des années d'après-guerre. Par contre des règles plus simples imposées aux banques et aux bourses permettraient si elles étaient appliquées systématiquement dans tout l'espace européen de faire de l'Europe un pôle efficace de lutte contre les spéculations et les appauvrissements en résultant. On peut mentionner, concernant le secteur bancaire, la séparation des activités de dépôt et des activités d'investissement (1). D'autres mesures plus techniques sont aussi couramment proposées : interdiction des opérations à terme, mutualisation des emprunts d'Etat et appel à des prêts de la Banque centrale européenne, mise à l'index des transactions impliquant des opérateurs dans des paradis fiscaux, etc..
 
Toutes ces mesures permettraient non seulement de protéger les petits entrepreneurs et épargnants, mais de relancer des investissements sains sur des bases locales. Par contre, elles diminueraient nécessairement les occasions de profits spéculatifs. Certes, on peut faire confiance aux industries financières. Elles trouveraient vite les moyens de les tourner. Mais il faudrait alors que les gouvernements s'engagent dans une sorte de lutte du chat et de la souris pour maintenir la protection des classes pauvres contre les dérives de la financiarisation.
 
Nous en revenons donc à la question posée au début de cet article. Pourquoi les gouvernements ne règlement-ils pas la finance, aussi bien d'ailleurs aux Etats-Unis qu'en Europe ? Pour y répondre, il faut en revenir à une analyse marxiste élémentaire. Parce que les gouvernements émanent des classes dominantes (des oligarchies) qui détiennent les intérêts financiers ou sont contrôlés par celles-ci. On peut craindre qu'il en soit de même des oppositions qui se disent de gauche. Si la gauche actuelle accédait au pouvoir, elle abandonnerait rapidement la volonté de réformer le secteur financier. Un peu de marxisme s'impose pour le comprendre.
 
Faire appel à l'analyse marxiste vous fait inévitablement classer parmi les utopistes n'ayant rien appris des abus des régimes communistes. Mais selon nous il s'agirait seulement de rappeler des rapports de forces sociétaux qui n'ont rien perdu de leur actualité. Il existe toujours des classes dominantes et des classes dominées. Les premières font tout ce qu'elles peuvent pour maintenir leur domination. Les secondes par contre sont bien moins conscientes aujourd'hui de la domination pesant sur elles qu'elles ne l'étaient au 20e siècle. Ceci tient à la diversification et de la dissimulation des nouvelles formes de pouvoir. La domination se maintient et se renforce, y compris sous les formes culturelles décrites par Pierre Bourdieu.
 
Pour que les gouvernements en viennent, dans les démocraties, à prendre plus systématiquement la défense des citoyens contre les abus de la mondialisation financière, il faudrait que les victimes de celles-ci se sentent suffisamment victimes pour entrer en révolte. Ce n'est pas encore tout à fait le cas. Les électeurs, dans leur majorité, même s'ils constatent des baisses de niveau de vie dues à la crise, espèrent encore pouvoir conserver de petits revenus et de petites épargnes. Seuls les SDF ont perdu leurs illusions, mais leur poids politique est encore quasiment nul. Les gouvernements n'ont donc pas lieu de s'inquiéter.
 
Si cependant les crises, comme il est prévisible, s'aggravaient et s'enchainaient, il n'en serait plus de même. Les Indignés se transformeraient en Révoltés. Les gouvernements, ne pourraient plus compter sur la répression, comme aujourd'hui le premier ministre britannique, pour les contenir. Sauf à se transformer en dictatures (perspective à ne pas exclure) il leur faudrait se mettre au service de réformes de fond. Celles-ci dureraient ce qu'elles dureraient, mais on peut espérer qu'il en resterait tout de même quelque chose. C'est ainsi que les prolétaires en grève et les syndicats ont imposé le droit du travail et la protection sociale, au 19 et 20e siècle, à des oligarchies qui n'avaient aucunement l'intention de faire de cadeaux aux travailleurs. On ne peut donc que suivre avec le plus grand intérêt la façon dont actuellement se propagent - et reprendront à l'occasion - les manifestations populaires. Israël lui-même est touché.
 
----------------------------
 
(1) Ce que le Glass-Steagall Act ou Banking Act de 1933 avait imposé aux Etats à la suite de la crise de 1929, et qui fut abrogé en novembre 1999 par le Financial Services Modernization Act. Les éléments de la grande crise de 2008, initiée aux Etats-Unis et ayant contaminé le monde entier, ont ainsi été réunis. Des fusions et des prises de risques excessifs en ont résulté. En 1933, le pouvoir fédéral sous la présidence de Franklin Roosevelt fraichement élu s'était comporté en protecteur des classes pauvres victimes de la crise dont le poids électoral était important. En 1999 et dans les années suivantes, le même pouvoir fédéral s'est mis sans hésitation au pouvoir des intérêts financiers, compte tenu du poids électoral et politique désormais pris par ceux-ci. Barack Obama, malgré ses rodomontades n'a rien changé à cet état de choses, car ce fut principalement de Wall Street qu'il a tenu son élection.

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61 réactions à cet article    


  • pens4sy pensesy 15 août 2011 10:33

    l’oligarchie continuera son action malfaisante. Elle a tout les pouvoirs. Même celui de tirer a balles réelles sur ses citoyens qui voudraient contester cet état de fait. Les élections sont biaisées, ça va finir par péter.


    • Lorelei Lorelei 15 août 2011 14:27

      l’oligarchie fera tout absolument tout pour niveler par le bas et ils savent que ça petera alors ils font des lois pour pouvoir tirer sur les gens et ça ne m’etonnerai pas qu’ils en arrivent à decreter l’ouverture de camps pour les insoumis


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 16 août 2011 03:07

      @ Pensez-y


      « Elle (l’oligarchie) a tout les pouvoirs. Même celui de tirer a balles réelles sur ses citoyens qui voudraient contester cet état de fait »
       
      C’était inévitable. Il ne faut pas être grand clerc pour prévoir que les citoyens vont bientôt profiter du désordre croissant pour régler leurs comptes. Les forces de l’ordre sont sérieusement désavantagées dans ce type de combat où c’est le « sniper » qui choisit le moment, le lieu et sa cible, alors que le policier doit rester réactif. Ne lui enlevez pas son arme, sinon il pourrait y avoir des représailles sur la population innocente.


       PJCA



    • Daniel Roux Daniel Roux 15 août 2011 10:45

      Je partage les arguments et conclusions de la plus grande partie de l’article. Juste un détail, l’inflation est préjudiciable aux prêteurs au profit des emprunteurs, à ceux qui ont placé leur fortune dans des obligations ou des bons du trésor à taux fixe.

      Les pauvres eux, se fichent de l’inflation, ils n’ont rien. Quant aux salariés, leur salaire est plus ou moins indexés, comme leur livret A et ils ont souvent plus de dettes que de liquidités.

      C’est principalement pour ces raisons que l’oligarchie financière lutte becs et ongles contre l’inflation en maintenant les taux des banques centrales au plus bas.

      C’est également pour ces raisons que les gouvernements occidentaux hésitent à laisser l’inflation salvatrice s’installer. Ils finiront par y céder bien entendu mais après avoir laissé aux possédant le temps de s’y préparer.


      • Winston Smith 15 août 2011 13:22

        Encore un flot de connerie, évidement.


        Je vous rappel, à tous hasard que les salariés, soit disant ne risquant rien, on sérieusement accuser les Patrons Allemands de s’être gavé pendant la période d’inflation de l’Allemagne de Weimard : ca tombe bien, la majorité des Patrons étaient des Juifs... On connait la suite : socialisme, redistribution, guerre, génocide..



        «  l’inflation salvatrice »

        On ignore devant autant de stupidité s’il faut rire ou pleurer...


      • sisyphe sisyphe 15 août 2011 13:30

        D’accord avec Daniel Roux. 


        Le spectre de l’inflation est l’arme utilisée par les milieux de la finance (spéculateurs, économistes véreux, rentiers, fonds de pension), pour justifier le status quo de la maîtrise de la création monétaire par les mafias financières. 

        Donc, entièrement d’accord également avec l’article ; la lutte des classes est plus actuelle que jamais ; elle s’est simplement travestie en « libéralisme », pour se diluer dans une oppression sans visage, anonyme, masquée, multipode, sous couvert du principe sacré du TINA (il n’y a pas d’autre alternative) ; circulez, y a rien à changer...

        Le tout avec la complicité des principaux « partis de gouvernement », et la passivité résignée des citoyens endettés, qui s’imaginent défendre ce qui leur resterait à perdre, quand, par leur résignation et leur passivité, ils ne font que l’abandonner.... 

        Mobilisation, solidarité, révolte. 

      • sisyphe sisyphe 15 août 2011 14:02

        Tiens ; le retour de l’inénarrable winston smith dans son numéro de clown dans la salle des miroirs du Liberal Circus ! 


        Sidéralement consternant pour toute intelligence normalement développée, mais soyons indulgent ; ça fait rire les oiseaux... 


      • Daniel Roux Daniel Roux 15 août 2011 14:50

        @ Winston Smith

        Relisez le commentaire s’il vous plaît et pleurez.

        La seule façon de régler les dettes monstrueuses des états et des institutions financières, est l’inflation. Pour se protéger, ceux qui ont une fortune achètent des actifs réputés anti-inflation comme l’or, l’immobilier de centre ville, des obligations indexées et certaines actions. Ce n’est pas sans risque tous peuvent s’effondrer rapidement mais c’est actuellement les seules issues car l’inflation, voire l’hyper inflation est inévitable si l’on considère les quantités invraisemblables des liquidités sorties des planches à billets US et, dans une moindre mesure, européennes.

        Mais je crois que vous vous en battez l’œil car ce qui vous intéresse, n’est pas l’économie mais le maintien à tout prix des privilèges de l’oligarchie.


      • sparte sparte 16 août 2011 02:23

        Faire appel à l’analyse marxiste vous fait inévitablement classer parmi les utopistes n’ayant rien appris des abus des régimes communistes.

        + 1 !
        effectivement c’est BIEN dit ! ! ! 

        S.


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 16 août 2011 05:22

        @ Winston



        Une hypothèse d’utilisation de l’inflation contrôlée pour fin fiscale. Ces deux articles se suivent et se complètent. ( l’arithmétique a été faite au pied levé ; c’est une illustration)



        PJCA

      • Winston Smith 16 août 2011 10:55

        « La seule façon de régler les dettes monstrueuses des états et des institutions financières, est l’inflation.  »



        Vous êtes vaguement au courant qu’une grande parti des dette est INDEXE sur l’inflation ?

        « Pour se protéger, ceux qui ont une fortune achètent des actifs réputés anti-inflation comme l’or, l’immobilier de centre ville, des obligations indexées et certaines actions. »

        Nan. Ceux qui ont « une fortune » n’ont pas de liquidité, mais des sociétés , des droits ou des contrats.
        Ceux qui ont des liquidité, chaque mois, ce sont les « travailleurs »...


        « c’est actuellement les seules issues car l’inflation, voire l’hyper inflation est inévitable si l’on considère les quantités invraisemblables des liquidités sorties des planches à billets US et, dans une moindre mesure, européennes. »

        La dessus vous n’avez pas tort : mais une hausse de la masse monétaire fait monter les taux d’intérêt... d’ou lralentissement de l’économie, d’ou inflation maîtrisé.





      • xbrossard 16 août 2011 12:53

        @winston smith


        concernant l’inflation, lisez l’excellent article de Marianne sur l’hyperinflation en Allemagne d’entre deux-guerres

        vous y apprendrez en particulier que l’inflation est devenir hyper-inflation grâce aux spéculateurs essentiellement allemands qui jouaient contre leur propre monnaie en espérant que les gains seraient supérieur à la perte de leur économie, économie qu’ils avaient d’ailleurs converti en d’autres devises....

        ce sont donc encore une fois les oligarques qui ont plongés le pays dans la catastrophe car ces derniers se soucient de leur pays comme d’une guigne....les financiers mondialistes n’ont pas de pays, pas de patrie, et aucun honneur pour plonger leur propre pays dans la mouise

        ils ne valent même pas la potence où ils devraient terminer

      • Winston Smith 16 août 2011 12:57

        « concernant l’inflation, lisez l’excellent article de Marianne sur l’hyperinflation en Allemagne d’entre deux-guerres


        vous y apprendrez en particulier que l’inflation est devenir hyper-inflation grâce aux spéculateurs essentiellement allemands qui jouaient contre leur propre monnaie en espérant que les gains seraient supérieur à la pe »

        Nous sommes donc d’accord : l’inflation c’est de la merde et il faut en faire un minimum.


        « ce sont donc encore une fois les oligarques qui ont plongés le pays dans la catastrophe car ces derniers se soucient de leur pays comme d’une guigne... »

        non, les gouvernement, qui eux seul peuvent créer de la monnaie, comme la fait la République de Weimar..


        « es financiers mondialistes n’ont pas de pays, pas de patrie, et aucun honneur pour plonger leur propre pays dans la mouise »

        Ils ne sont pas plus responsable de vos problèmes que les médecins de votre maladie..


      • xbrossard 16 août 2011 15:20

        @winston smith


        non l’inflation n’est pas « de la merde » comme beaucoup d’autres solutions d’ailleurs, c’est le fait qu’on laisse faire joujou avec des incendiaires comme les spéculateurs
        quand on veut changer les règles d’un jeu pour le rendre plus juste, il serait bien de d’abord éliminer les tricheurs

        les spéculateurs n’apportent rien sauf d’enrichir leur porte-feuilles aux détriments des autres car soit l’on crée de la monnaie pour compenser et donc inflation et l’on appauvrit tout le monde, soit ils piquent dans la poche d’autres productifs (ou avec un peu de chance, dans la poche d’autres spéculateurs)

        A l’époque où l’humanité jouait sa survie, un nuisible à la tribu était très rapidement soit viré du groupe, soit le plus souvent éliminé...
        que l’on continue comme ça, et on va y revenir au mode « survie »

      • latortue latortue 15 août 2011 11:13

        Les économies sont faciles a réaliser il suffit de supprimer certaine niche fiscale mais en a on la volonté surtout dans cette période pré électorale propice aux effets d’annonce de tout poil tous plus ridicules les une que les autres

        Taxer les transactions financières En France une TTF à 0,05% rapporterait entre 15 milliards d’euros par an déjà une belle avancé vers le comblement de la dette alors imaginez une taxe a 0,3% rapporterai au 90 milliards étonnant non c’est le déficit du budget de l’état 2011 mais il y a aussi

        revenir sur la baisse de la tva dans la restauration 3,3 milliards

        tva reduite pour travaux 5 milliard

        a taxation à taux réduit des plus-valus de cession de titres des entreprises. 20 milliards

        420 millions d’aide a la presse sans compter les exonérations fiscale bien sur dont le montant reste un mystère paraît un abattement de 7650 euros sur la déclaration impôt ils sont environ 35000 faite le calcul autour de 300 millions

        Réduction d’impôt au titre des investissements locatifs et de la réhabilitation

        de logements situés dans les D.O.M., à Saint-Pierre-et-Miquelon, à Mayotte, en

        Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française, environ 250 millions

        Réduction d’impôt sur le revenu à raison des investissements productifs 450 500 550

        réalisés dans les départements, territoires et collectivités territoriales d’outremer,

        avant le 31 décembre 2017 environ 600 millions

        exo des heures sup 500 millions


        Exonération ou imposition réduite des produits attachés aux bons ou contrats

        de capitalisation et d’assurance-vie 3,5 milliards

        Abattement de 50% puis de 40% à compter des revenus 2006 sur certains

        revenus distribués de sociétés françaises ou étrangères environ 2 milliards


        Taux de 5,5 % pour la fourniture de logements dans les hôtels 1,9 milliards

        les niches fiscales en France représentant 115 milliards d’euros ,liste impressionnante des exonérations dont certaine sont dans un flou artistique total


        http://www.performance-publique.budget.gouv.fr/farandole/2008/pap/pdf/VMT2_2008.pdf

        tout ces chiffres date de 2008 je n’ose imaginer ce qu’ils sont actuellement .


        • Winston Smith 15 août 2011 13:24

          Pas besoin de nous sortir un tel baratin pour dire « Il faut augmenter les impôts ».


          Certes, ca va être le cas, et ? On le fait depuis 40 ans, toujours pour reculer l’inéluctable, approfondissant chaque fois la crise, le chômage, la pauvreté et la dette.. reculer pour mieux sauter : a force qu’avoir tort, on finira bien par avoir raison !

        • latortue latortue 15 août 2011 13:30

          Winston Smith tu sais pas lire ou quoi !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! ,qu’est ce que ça va changer pour toi a moins que tu sois un investisseur ,rien ou mieux ça risque au contraire vue les économies réalisées de faire baisser tes impôts .
          ce sont des niches fiscales qui rapportent aux riches alors que ça augmente leurs impôts je m’en bas l’oeil pour être poli .
          mieux vaut ça que nous saigner comme en Grèce ou en Italie pour faire en sorte d’emprunter moins cher du fric qui ne fait que payer les intérets d une dette qui ne finira jamais .


        • diogene 15 août 2011 17:56

          Laisse tomber, Latortue, ce cher Winston a trop goulûment tété le pis peuplicide des membres de l’école de chicago, M Friedman et Rumsfield en tête. D’ailleurs à lire son pseudo on perçoit l’inutilité de toute tentative de discussion.

          Même avec la merde jusqu’au cou il continuerait à clamer que ça sent la rose. Son système de référence s’écroule, mais lui il persite à nous chanter la même chanson... « hi dear TINA heuuuu »


        • sparte sparte 16 août 2011 02:09

          Exemple de conséquence de suppression d’un refuge fiscal : les lois Scellier et autres :supprimez les ... et vous noyez les ( petits ) promoteurs qui font des logements privés à coût modérés destinés à la location, il ne restera que les gros qui fabriquent des logements de luxe !
          En donc cela nécessitera encore plus de ( boof pour la qualité de vie ) , de logements de NEXITY dont les faillites successives sont renflouées par Bercy etc.
          Chiche  ?

          (pouvez vous citez la source des 115 MDS EUR de refuges fiscaux ? c’est pas que je vous crois pas ... mais l’énormité du chiffre m’étonne )

          Par contre on ne parle pas des « retraites cocotiers »

          Quant aux augmentions de tva elles frappent les classes les moins fortunées ...
          la tva sur la nourriture est honteuse, à mon avis car les entreprises paient déjà l’IS et les salariés l’IRPP ... C’est une invention du LIBERAL René Mayer pour « faire des économies » ! en plus c’est une usine à gaz gigantesque et source de fraudes faciles et non moins gigantesques ...

          P S exemple de refuge : http://www.passagedugois.com/


        • Bilou32 Bibi32 16 août 2011 09:29

          Sparte, un petit promoteur philanthrope, çà existe ? Mon beauf a profité de la loi Scellier pour acheter (ou se faire payer en grande partie par l’Etat) un apart qu’il loue a sa fille, qui pourra d’ailleurs toucher l’APL ... Il serait plus judicieux et plus clair de mieux aider l’accession à la propriété directe, non ?


        • latortue latortue 16 août 2011 09:48

          sparte les 115 milliards inutile de citer les sources elles sont tellement nombreuses et émanent des médias a la solde du pouvoir comme des marchés exemple BFM TV ? pour ta gouverne il suffit de taper 115 milliards de niche fiscale et tout tombe sur google.
          je n’ai jamais parlé de toucher a la TVA et pour le reste toutes les niches ne sont pas a supprimer seule celle qui favorise toujours les même le copains du pouvoir .Et ne viens pas me dire ils vont se barrer eh bien qu’ils se barre on saisira leurs avoirs en France comme on l’a fait pour Kadafhie .

          • voila un avis tres populiste qui est le miens car je suis du peuple et vulgairement appelé par les journaleux a la solde du pouvoir ’’populiste’’
          • la politique ça pue et le pouvoir ne fréquente que les riches ,les médias, et le show bizz, le petit peuple ne les intéresse, pas pourtant c’est le petit peuple qui les mets sur leur piédestal ,donc le petit peuple et j’en suis désolé, le petit peuple est con voila tout est dit .Réveillons nous merde alors

        • Winston Smith 16 août 2011 11:02

          « ce sont des niches fiscales qui rapportent aux riches »



          1)non : une bonne parti des niches fiscal rapporte à l’Etat !
          2)Faut pas rêver : ceux qui payeront finalement vraiment cette hausse d’impôt, on ne sait pas qui c’est (pas les société en tout cas, ni les actionnaires).
          3)Un parti de ces niches fiscal est virtuel. Ce sont des opérations que les gens peuvent très facilement substituer à d’autre, indolore fiscalement : la niche n’est qu’une reconnaissance par l’Etat de l’inutilité de la taxe, et la supprimer ne rapportera pas un centime. Ex : taxer les dividende des groupe de société, car qui s’imagine que le groupe va payer x fois cette impôt à chaque fois que le bénéfice remonte de filiales vers la société mère ?
          4)Pour ton information, le suppression des niches fiscal est une exigence Ultra-libéral : neutralité de l’Etat qui ne doit pas réguler l’économie puisqu’il s’auto régule par définition.




        • latortue latortue 16 août 2011 11:55

          une niche fiscale est par définition un moyen de ne pas ou de contourner l’impôt comment veux tu qu’elle rapporte a l’état le moindre centime le monsieur te dis que CE SONT DES NICHES FISCALES .le reste n’est que bla bla bla


        • Winston Smith 16 août 2011 11:58

          « une niche fiscale est par définition un moyen de ne pas ou de contourner l’impôt comment veux tu qu’elle rapporte a l’état le moindre centime le monsieur te dis que CE SONT DES NICHES FISCALES .le reste n’est que bla bla bla »



          Très simple : en lui évitant des dépenses supérieur à la réduction d’impôt ainsi accordé.

          C’est compliqué d’être intelligent, pas vrai ?



        • latortue latortue 16 août 2011 13:05

          désolé ton intelligence me fascine mais je ne calcule pas comme ça ,si je dis stop a la baisse de la TVA sur la restauration ça me raporte 3 milliards ça me coute pas plus de fric non ??????????
          si je dis stop a la TVA réduite pour travaux ça me raporte 5milliards ça me coute quoi ??
          c’est sur que fiscalement je ne vaux pas grand chose mais toi pas tripette non plus ,parce que si on suit ton raisonnement qui est de dire ça me coute plus que ça me rapporte que faut il que l’état fasse payer pour ne pas que ça lui coute plus que ça lui rapporte ??
          je te laisse a ton adoration de toi même et de ton intelligence mais je serai toi je retournerai a l’école
          bonne journée quand même
          je part en vacance je te laisse la place .salut


        • Winston Smith 16 août 2011 13:11

          « désolé ton intelligence me fascine mais je ne calcule pas comme ça ,si je dis stop a la baisse de la TVA sur la restauration ça me raporte 3 milliards ça me coute pas plus de fric non ?????????? »


          Ca dépend. Parce que la hausse de la TVA, c’est aussi moins de profit pour le restaurateur, donc moins d’impôt sur le revenue, de TVA..

          « si je dis stop a la TVA réduite pour travaux ça me raporte 5milliards ça me coute quoi ?? »

          Marché au noir massif, donc..


          « c’est sur que fiscalement je ne vaux pas grand chose mais toi pas tripette non plus ,parce que si on suit ton raisonnement qui est de dire ça me coute plus que ça me rapporte que faut il que l’état fasse payer pour ne pas que ça lui coute plus que ça lui rapporte ?? »

          Faire payer plus, ce n’est qu’une Rustine (qui va couler l’économie en plus). La vraie solution, c’est de baisser massivement les dépenses, mais ca, c’est autrement plus difficile à faire..



        • sparte sparte 16 août 2011 13:19

          L’un n’empêche pas l’autre ; mais quels sont les jeunes ménages qui peuvent acheter aux prix actuels du m2 ? Dans les années 50, on pouvait acheter cash un appartement neuf à Paris, avec des sommes avancées - pour partie par la famille, remboursées rapidement. Aujourd’hui ....


        • bigglop bigglop 15 août 2011 11:19

          Bonjour,
          Je vais compléter votre billet, car le nouveau plan d’austérité proposé par Berlusconi sur le « diktat » de Trichet montre que nous allons vers une Europe Fédéraliste concentrée sur la BCE, le FESF et la MES dont le contrat a été « gravement » modifié le 4 avril dernier. Il s’agit d’une totale intégration Européenne qui est en marche et met en place une dictature avec la « collaboration » de tous les gouvernements européens. Et l’article suivant ne fait que confirmer mon ressenti.
          Pensez à la lâcheté de Papandréou, de Berlusconi (Mon coeur saigne...), et les gesticulations du couple Sarkozy-Merkel

          Rappelez-vous : le 2 avril dernier, le G20 était historique ! Le gratin mondial s’était réuni à Londres et allait prendre des mesures qui allaient non seulement sauver du krach imminent le monde mondialisé, mais aussi «  refonder le capitalisme ». Dans les faits, rien – absolument rien – n’a changé, et ce sont les mêmes fadaises, à peine remises à jour, que le « couple » Sarkozy-Merkel nous resservent aujourd’hui. En réalité, nos dirigeants ne sont jamais en rivalité avec les marchés financiers qu’ils feignent de dénoncer. Au contraire même, ils sont les meilleurs garants de leur succès.

          Selon les médias alignés, le quotidien Libération (propriété de la banque Rotschild) et Le Figaro (groupe Lagardère) en tête, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel auraient mis « tout leur poids politique » derrière la Grèce, afin de la sauver de la défiance des marchés. Vraiment ?

          Comme nous l’avons déjà indiqué dans notre article du 10 janvier, c’est l’agence de notation Flitch Ratings, propriété du holding français Fimalac qui a été à l’origine du déclassement de la note Grecque au début du mois de décembre dernier. Ensuite la Deutsche Bank et la banque Goldman Sachs, ainsi que des hedges funds qui leur sont directement liés, ont pariés sur la baisse du prix des obligations émises par le trésor grec entre décembre 2009 et début février 2010 (source). Dans le même temps, ils se sont précipités sur les produits Credit Default Swap (voir notre article du 6 février), tout en vendant massivement des euros contre des dollars, ce a qui à entrainé une aggravation de la situation de la Grèce, qui ne pouvait plus trouver preneur pour sa dette sur les marchés à moins de 6 %.

          Mais la baisse de l’euro face au dollar bénéficie directement à l’économie française et allemande, comme l’indique cet article du NouvelObs : « La reprise suit deux axes. L’un est celui de l’Espagne et la Grèce qui s’enfoncent dans la récession alors que la croissance s’accélère dans la plupart des autres pays, menés par la France et l’Allemagne (…) Les exportations bénéficient actuellement du retrait amorcé par l’euro face au dollar en raison des craintes qui pèsent sur la dette du Portugal et de la Grèce  ». Le gouvernement allemand précipite donc les signatures de contrat à l’exportation : « la composante des commandes à l’exportation a également grimpé à un sommet de 29 mois, à 53,8 contre 53,2 en décembre et en estimation flash.  »

          Humour noir

          La Deutsche Bank est donc à la base de la manipulation, ce qui n’empêche pas son économiste en chef, Thomas Mayer, dont le cynisme laisse penser qu’il aime prendre les gens pour des imbéciles, d’indiquer : « La pression sur l’euro s’accroît. L’UE doit maintenant tout entreprendre pour stabiliser la Grèce et l’euro  » (source). « Plus le mensonge est gros, plus il passe  » disait un autre Allemand nommé Goebbels, le siècle dernier.

          Marc Ledreit de Lacharrière, le patron de Flitch Ratings n’est pas en reste. Il jouait même les pucelles effarouchées, il y a deux jours, en suppliant «  il faut aider la Grèce !  » (source).

          Résumons : le système financier des pays européens les plus puissants, avec la bénédiction de leurs gouvernements respectifs, spécule sur la faillite de la Grèce jusqu’à ce que la la situation devienne critique. Ils envoient ensuite les dirigeants politiques éteindre l’incendie qu’ils ont allumés et, au final, si la Grèce se retrouve en cessation de paiement, ce sont ces derniers qui viendront la secourir… avec de l’argent public.

          Le but de la manœuvre

          Mais l’objectif n’est pas simplement de se remplir les poches à court terme, ce serait trop simple. Ce que nous suspections dans nos précédents articles est confirmé par une note secrète du président du Conseil européen, Herman van Rompuy, révélée par The Independent.

          La Grèce est le premier pays européen à être placé sous tutelle directe de l’UE. L’Espagne, dont le déficit est comparable, puis le Portugal, l’Italie, l’Irlande, etc, suivront. Ces pays ont en commun de refuser le projet d’un gouvernement économique centralisé, comme tente de l’imposer Herman van Rompuy, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. « Ce dont nous avons besoin est le même genre de mécanisme que nous avons maintenant imposé à la Grèce afin de surveiller et analyser la situation de certains pays en zone Euro  » (The Indépendent)

          Comme nous l’écrivions il y a deux jours, « ce gouvernement économique ne sera pas mis en place au matin du 12 février (…) Pour contraindre les pays récalcitrants, il est nécessaire que la situation se dégrade encore  ». Mais nous assistions d’ors et déjà aux premières phases d’une reconfiguration totale de l’Union européenne, de la perte de la souveraineté économique des pays membres et de la création d’un « impôt européen ». L’article 269 (et alinéas) du Traité de Lisbonne permet cela : « L’Union se dote des moyens nécessaires pour atteindre ses objectifs et pour mener à bien ses politiques. Il est possible, dans ce cadre, d’établir de nouvelles catégories de ressources propres ou d’abroger une catégorie existante.  »

          Mais pour rendre l’économie européenne plus « compétitive  », Il faudra donc rationaliser le rapport coût/productivité des masses. « Les développements récents dans la zone euro accentuent le besoin urgent de renforcer notre gouvernement économique. Dans nos économies imbriquées, nos réformes doivent être coordonnées pour optimiser leur effet  » indique Monsieur van Rompuy. Optimiser leur effet, par la contrainte où la culpabilité, comme c’est le cas aujourd’hui avec la Grèce.

          Les élucubrations de Sarkozy et Merkel seront sans effet sur la crise en cours. Il faudra attendre lundi pour que les premiers leviers du plan de van Rompuy soient actionnés, lors de la rencontre des ministres des finances des pays de la zone euro, avec Jean-Claude Junker, patron de l’Eurogroupe et ministre des finances luxembourgeois (et ancien directeur de la Banque Mondiale).

          Notre précédent article concluait sur la mort de la démocratie européenne. Nous ne pouvons clore celui-ci sans penser, de cette Europe, qu’elle ressemble de plus en plus à un IVème Reich.

          Spain next !

          Addendum du 13 février

          Le soutien à la Grèce affiché hier n’est qu’une farce grotesque. Comme nous l’avons écris à plusieurs reprises, il est nécessaire que la situation se dégrade encore. Les chose vont sans doute aller assez vite maintenant : les bourses continueront de plonger lundi, et l’euro de chuter. C’est le but. L’Espagne va assez rapidement se retrouver dans le même cyclone que la Grèce, à qui on demande de réduire de 4% son déficit en 10 mois sans lui apporter d’aide, mais en lui imposant des réformes drastiques. C’est « marche ou crève ! ». Pour Bruxelles, il est nécessaire de mettre en place une sorte de « stratégie de tension » afin d’étendre ces réformes aux autres pays en difficultés  : révision des statuts des fonctionnaires, élévation de l’âge de la retraite, hausse des impôts, privatisation des assurances sociales, etc. Cette stratégie de tension doit trouver son équilibre pour faire passer ces réformes sans toutefois occasionner un désordre social et politique trop violent, ce qui serait contre-productif (encore qu’il puisse encore accélérer le processus en cours, mais il est économiquement préférable de s’en passer).

          La réunion de lundi de l’Eurogroupe ne changera en rien la situation des pays de la zone euro qui sont en difficultés. Ce n’est d’ailleurs pas son but. On continuera de faire la promotion de l’idée que la résolution de toutes les difficultés passe par la mise en place d’un « gouvernement économique européen ». Il est nécessaire de poser les premiers jalons techniques nécessaires à sa constitution et, surtout, qu’il fasse réagir positivement les marchés quand on énonce son nom. Ce « gouvernement économique » doit apparaître comme étant LA solution à tous nos problèmes et devenir incontestable. Les Allemands font un peu semblant d’être réticents. Sans doute que la part du gâteau qui leur est octroyée n’est pas encore assez grosse. Un détail qui sera très vite réglé à leur avantage.

          Spencer Delane, pour Mecanopolis

          http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/le-fesf-l-ue-et-la-banque-mes-le-97421


          • Winston Smith 15 août 2011 13:26

            « Résumons : le système financier des pays européens les plus puissants, avec la bénédiction de leurs gouvernements respectifs, spécule sur la faillite de la Grèce jusqu’à ce que la la situation devienne critique. »



            On n’a toujours pas compris dans sa petite tête que les Etats n’ont AUCUN pouvoir sur les sociétés, pas vrai ?

          • herbe herbe 15 août 2011 12:56

            en rapport à ceci :
            "Faire appel à l’analyse marxiste vous fait inévitablement classer parmi les utopistes n’ayant rien appris des abus des régimes communistes...« 
            Je fais le lien avec cette lecture récente :
            http://michelvolle.blogspot.com/2011/08/sartre-aron-et-nous.html

            Il y a une allusion au marxisme dogmatique...

            Sinon toujours d’après ce même article je me découvre aussi utopiste au sens où je ne désespère toujours pas de la conversion...

            extrait :
             »On trouve dans les Mémoires de Raymond Aron, p. 954, un passage qui indique le fossé qui séparait ces deux hommes : « (Sartre) ne s’est jamais résigné à la vie sociale telle qu’il l’observait, telle qu’il la jugeait, indigne de l’idée qu’il se faisait de la destination humaine (...) Nous avions tous deux médité sur le choix que chacun fait de soi-même, une fois pour toutes, mais aussi avec la permanente liberté de se convertir. Il n’a jamais renoncé à l’espérance d’une sorte de conversion des hommes tous ensemble. Mais l’entre-deux, les institutions, entre l’individu et l’humanité, il ne l’a jamais pensé, intégré à son système » "


            • lemouton lemouton 15 août 2011 13:01

              « Pourquoi les gouvernements ne règlement-ils pas la finance, aussi bien d’ailleurs aux Etats-Unis qu’en Europe ? » 
              simplement smiley
               parce que les banques détiennnent en otage les comptes de toute la population .. smiley


              • Winston Smith 16 août 2011 11:03

                Parce qu’elle est déja réglementé, tout simplement. Du reste, cette réglementation est accusé d’avoir créé et amplifier la crise...




              • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 15 août 2011 13:22

                @ l’auteur

                Je suis troublé par ce qui semble, au final, la grande vacuité de votre article.
                Vous semblez penser que des mesurettes pourraient régler le problème.
                Vous, un marxiste (?), mettez en avant le Glass Steagall Act.
                Il est très bien au demeurant, mais ce n’est qu’un garde-fou financier qui laisse inchangée l’extorsion majeure que constitue la privation de la souveraineté populaire de création monétaire par les banques privées.

                Vous ne parlez pas de cela (sauf erreur de ma part).
                Et il me semble que les communistes non plus n’en parlent pas ou n’en ont même jamais parlé.
                En 1973 qu’est-ce qu’ils ont dit les communistes de la loi Rotschild ?

                Pouvez-vous m’expliquer ce qui m’apparaît comme une énigme ?


                • Mor Aucon Mor Aucon 15 août 2011 16:37

                  L’énigme c’est le dogmatisme. De la même manière que l’auteur de l’article réclame, avec beaucoup de raison, la pertinence de l’analyse marxiste des rapports de force dans la société industrielle sans tomber dans le dogmatisme marxiste pur et simple, le concept de l’indépendance et autonomie des banques centrales se doit d’être abordé lucidement. Cette autonomie ne constitue pas du tout une atteinte à la souveraineté populaire puisqu’en retirant ( relativement ) le pouvoir discrétionnaire de création monétaire des mains du gouvernement, elle tend à la renforcer, comme l’administration de la Justice indépendante du pouvoir exécutif fait de même dans son domaine. Mais tout n’est pas rose et effectivement le système financier privé a fait main basse sur la poule aux œufs d’or. Il est donc logique que ce qui se mette en cause soit l’organisation et le fonctionnement de la finance et non un concept qui vise à protéger le peuple des abus de pouvoir et de l’incompétence auxquels tendent toujours les gouvernements.


                • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 15 août 2011 19:40

                  Merci pour l’effort, mais vous ne répondez pas à l’énigme.

                  Surtout, j’y vois presque une forme de justification de la dépossession du seigneuriage de la Banque Centrale par les banques privées.

                  Rien ne le justifie à mes yeux. C’est pourquoi je soutiens l’hypothèse « 100 % monnaie » proposée par notre nobel d’économie Maurice Allais.

                  La Banque Centrale y conserve l’intégralité du pouvoir de création monétaire car les banques (en sont) privées en raison de l’interdiction de réserve fractionnaire. Elles peuvent prêter, mais seulement ce qu’elles ont en dépot, qui viendrait de la Banque Centrale, seule source de création monétaire.
                   
                  Re : question : pourquoi les communistes n’ont pas su en parler depuis 1973 ? Comment la gauche a-t-elle pu privatiser les banques, nationalisées après la victoire de 1981, sans que le bon peuple, de gauche comme de droite, soit informé de l’enjeu de la création monétaire et tout ce qui s’y rattache sous le rapport de la dette ?

                  La gauche au pouvoir aurait pu anéantir la dette ! Que ne l’a-t-elle fait ?

                  That is the question !


                • sparte sparte 16 août 2011 02:19

                  Excellent !

                  d’où l’égalité DSK = SARKO !

                  P S dans le même genre mais en mieux connaissez vous le théorème dit de « Bitur - Camenbert » ?
                  Loi de Bitur-Camember : toute redistribution étatique entraîne une destruction d’une valeur égale au produit de la somme prise et du coefficient multiplicateur de calamités.

                  Exemple : la logique du surendettement est de toujours plus emprunter pour boucher le trou précédent, selon le théorème Bitur-Camembert. source : http://ladettedelafrance.blogspot.com/2010/02/le-scandale-de-la-dette-masquee.html&nbsp ; l’article sur la Grèce date de 2010 ! il vaut le coup d’oeil ...


                • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 16 août 2011 05:28

                  @JLS


                  Il faut rembourser la dette publlque par un impot sur le capital, en faisant porter le poids par chacun au prorata de sa richesse.


                   PJCA

                • Winston Smith 15 août 2011 13:28

                  Toujours le même blabla sur la « finance » alors qu’il s’agit de la faillite de l’Etat -et que brailler jusqu’en 2458 contre la « finance » ne leur fera pas plus continuer de nous entretenir.


                  Il y a ici un manque de réalisme, du sans doute à une ignorance de la vie..



                  • Mor Aucon Mor Aucon 15 août 2011 16:47

                    Vous représentez parfaitement l’argument typiquement néolibéral : envisager de réglementer la finance serait aller contre la finance. Mais quels fondamentaux politiques, quelle théorie économique sérieuse ( c’est à dire, autre que l’intuitive école des tricheurs autrichiens ) peut appuyer, aujourd’hui le laissez-faire ?


                  • xbrossard 16 août 2011 14:48

                    @mor aucon


                    pire que ça, la finançe peut être vu comme un jeu avec ses propres règles, puisqu’il n’ y a rien de naturel la-dedans, et les néolibéraux voudraient un jeu sans règles ! ou pire, un jeu ou les joueurs les plus forts décideraient des règles contre les petits !

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