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La réglementation foncière, source de la crise du logement

Tous les gouvernements récents semblent désemparés devant l’actuelle crise du logement. Faute d’en avoir compris les ressorts, ils privilégient un traitement social du mal-logement au lieu de chercher à traiter le problème à la source. Et les associations de locataires ou de mal-logés tendent à demander encore plus de contraintes sur les propriétaires. Si un gouvernement venait à accéder à leurs demandes, les résultats en seraient catastrophiques d’abord pour les plus pauvres.

La crise du logement actuelle résulte principalement d’une hausse du marché immobilier supérieure de 75 % à celle des revenus entre 1997 et 2006. Cela impose des ponctions excessives sur le budget des ménages modestes, et multiplie les défauts de paiement de loyer.

En réponse à cette envolée, la gauche parisienne et des associations de mal-logés, dans la foulée de l’obtention de la loi instaurant le droit au logement opposable, demandent de nouvelles lois visant soit à interdire les expulsions locatives, soit à bloquer les loyers.

De telles mesures seraient catastrophiques... pour les ménages pauvres. En effet, elles transformeraient le contrat de location en quasi-don effectué par le bailleur au locataire, celui-ci étant presque assuré du maintien dans les lieux même en cas de non-paiement de loyer. Cela tarirait définitivement l’offre locative privée : quel bailleur serait assez fou pour louer à ces conditions ? Les personnes déjà locataires seraient certes assurées d’être logées à des conditions de plus en plus préférentielles avec le temps, mais les nouveaux entrants sur le marché du logement, ou les familles obligées de déménager, se retrouveraient dans des situations absolument dramatiques.

Nous avons déjà connu une loi de blocage des loyers très stricte, assortie de privilèges de maintien dans les lieux pour les locataires : c’était entre 1914 et 1948. Le résultat est qu’entre les deux guerres, la France construisit moins de 100 000 logements par an, et quasiment aucun pour le locatif privé. Cela représenta durant la même période deux fois et demie moins de nouvelles unités que l’Angleterre et l’Allemagne, alors même que cette dernière a vu se succéder toutes les calamités possibles et imaginables (hyper-inflation, puis nazisme). La pénurie de logement (unités manquantes ou existantes, mais totalement insalubres) atteignait 2 millions d’unités avant la guerre, et 4 millions après. Avant-guerre déjà, la presse résonnait d’échos de détresse venant de familles repoussées dans des bidonvilles de banlieue que la bonne société ne voulait pas voir.

Si un nouveau renforcement des politiques anti-propriétaires venait à tarir l’investissement dans le logement locatif privé, jamais le logement public ne pourrait faire face seul à un besoin de nouvelles habitations estimé par le Crédit foncier à plus de 500 000 unités annuelles dans les 5 prochaines années, afin de faire face à l’augmentation prévisible du nombre de ménages et de rattraper le retard pris pour offrir un nombre de logements suffisants pour combler les besoins non satisfaits.

De telles propositions, faisant implicitement porter aux propriétaires privés le chapeau de la crise du logement, procèdent d’une erreur de diagnostic majeure faite par les politiques sur les causes de la pénurie de résidences principales. Il est généralement affirmé que la hausse actuelle des prix n’est que la conséquence de la baisse des taux d’intérêt et de l’augmentation du nombre de familles, qui ont fait exploser la demande de logement. Selon eux, il y a une fatalité du logement cher, taux bas = logement cher, il n’y a pas à chercher plus loin.

Mais alors que dans tout autre marché, aux signaux d’augmentation des prix succède une augmentation de l’offre, permettant un retour des cours à l’équilibre, personne ne semble se demander pourquoi le marché du logement n’obéit pas à cette logique.

La cause en est simple : selon de nombreuses recherches académiques, cette hausse des prix ne se produit que lorsque la réglementation du sol rend difficile la libération de terrain pour des constructions neuves. L’institut Demographia de Chicago a analysé les comportements des prix du logement sur les 159 plus grandes agglomérations du monde anglo-saxon (Etats-Unis, Canada, Australie et Grande-Bretagne, principalement) entre 1995 et 2006 (voir cette étude, pdf).

Constat : la bulle immobilière qui frappe ces pays est des plus sélectives. Il existe 42 agglomérations importantes aux Etats-Unis et au Canada, qui, placées exactement dans les mêmes situations macro-économiques que les autres, ne connaissent aucun emballement des prix immobiliers et où le logement reste abordable pour les familles modestes. Quatre des cinq villes à la démographie la plus dynamique des Etats-Unis (Austin, Houston, Atlanta, Dallas) ont un marché immobilier « abordable », dans lequel le logement moyen peut s’acheter pour moins de trois fois le revenu annuel moyen des ménages. Ces cités sont toutes dépourvues de législation anti-étalement urbain, et les règles de zonage, lorsqu’elles existent, ont pour objectif premier de maintenir en permanence disponible une quantité de terrain constructible largement supérieure à la demande, pour contenir les prix à des niveaux raisonnables en toute circonstance.

En contrepartie, les cités anglo-saxones - américaines, australiennes et britanniques - qui connaissent un emballement des prix immobiliers parfois très supérieur au nôtre, ont en commun de s’être dotées, vers les années 70, de réglementations de zonage du sol qui maintiennent administrativement la majeure partie des terrains sous statut inconstructible, et rendent impossible la libération de cette ressource en anticipation de la demande quand celle-ci augmente fortement. Voilà pourquoi pour acheter des logements aux caractéristiques identiques, un ménage doit consacrer 15 % de son revenu dans le Texas, où la terre est libre, mais 45 % à Perth, et plus de 65 % à Los Angeles.

Des recherches plus pointues - notamment par Ed Glaeser, chercheur à Harvard -, allant au-delà de la simple corrélation, ont permis de quantifier le rôle majeur joué par la sévérité des réglementations foncières dans la formation des bulles immobilières. A tel point que même Paul Krugman, l’économiste vedette du parti démocrate, peu suspect de sympathies néo-libérales, a reconnu le rôle prépondérant de ces règles dans la création de la bulle immobilière dont l’éclatement frappe de plein fouet la société américaine aujourd’hui.

Certes, me direz-vous, mais en France ?

La France possède depuis 1968 un droit des sols similaire en philosophie à celui des agglomérations anglo-saxonnes fortement réglementées. Par la suite, la loi SRU (2000) et les législations environnementales ont renforcé la difficulté d’étendre nos villes. Il faut plusieurs années, même à une petite commune, pour réviser un PLU ou pour faire approuver une ZAC, seuls moyens actuels de réaliser des opérations de croissance urbaine significatives. L’envolée actuelle des prix ne s’explique pas autrement.

Ce corset législatif est conçu pour lutter contre de supposés effets environnementaux négatifs de l’étalement urbain, et contre les conflits d’usage du sol. Mais cette lutte contre l’étalement urbain à la périphérie immédiate des grandes agglomérations a conduit moult familles à revenus moyens à aller rechercher du foncier abordable à des distances encore plus grandes de ces agglomérations : en voulant lutter contre l’étalement urbain, le législateur a favorisé... l’hyper-étalement urbain, multipliant les populations dans des petites communes pas équipées pour recevoir un tel afflux de population, et jetant sur des routes non prévues pour de tels trafics des quantités de véhicules qui augmentent la congestion aux points d’échanges périphériques entre villes et campagnes.

Quand bien même d’autres effets positifs sur l’environnement de ces lois seraient avérés - ce que des études très bien documentées contestent par ailleurs - au nom de quoi peut-on justifier le maintien en vigueur de règles qui entretiennent la détresse des ménages à faible revenu ?

Pour lutter efficacement contre cette nouvelle pauvreté, il faut d’urgence adopter des règles qui libèrent les ressources foncières du pays, notamment à la périphérie des grandes et moyennes agglomérations. Les prix du logement, tant à la périphérie qu’au centre des grandes agglomérations, baisseraient rapidement. Ainsi, le coût du soutien social aux rares familles trop pauvres pour accéder au plus modeste des logements serait fortement diminué. La société permettrait alors à tous, moyennant des taux d’effort parfaitement supportables, de trouver une habitation décente, même sans loi sur le droit au logement opposable !

Toutes ces problématiques sont développées dans mon dernier livre intitulé : « Logement : crise publique, remèdes privés », qui vient de paraître aux éditions Romillat. J’y analyse de façon exhaustive toutes les erreurs commises par l’Etat en matière de politique du logement, depuis les absurdes politiques de subventions (Robien, Borloo, etc.), jusqu’à l’échec - inévitable - des politiques de logement social, et les excès de l’urbanisme réglementaire. J’y propose une révolution conceptuelle de la politique du logement, remplaçant toutes les interventions actuelles par une aide unique et exclusivement financière aux ménages dont les revenus le justifient, et une libération des sols de leur tutelle publique pour que le marché retrouve rapidement des prix normaux.




par Vincent Benard (son site) vendredi 30 novembre 2007 - 47 réactions
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  • Par Vincent Benard (---.---.---.19) 30 novembre 2007 17:16
    Vincent Benard

    D’habitude, je reste calme, mais là, M. Renève, vous dépassez les bornes.

    1) Non, je ne suis pas payé (Hélas...) pour diffuser ma propagande, comme vous dites (notez que si le bouquin se vend, je serais rémunéré pour mon travail, comme n’importe quel auteur. Cela fait il de moi un vendu, M. Renève ?). Je n’ai jamais sous entendu que vous étiez payé pour répandre votre logorrhée, alors essayez au moins de répondre sur le fond et non par de méprisables attaques ab hominem.

    Notez bien que si j’étais payé, ça changerait quoi ? Le fait d’être payé pour faire cours rend il le fond du discours d’un professeur moins crédible ? quelle est votre intention en tenant de tel propos ? Votre dénigrement systématique des libéraux est il... gratuit ?

    2) Vous ne savez visiblement pas lire : en italique à la fin, je parle des « absurdes politiques de subventions au logement ». Votre point n°3 est donc le fruit de votre imagination débordante.

    3) Point numéro 1 : Il faudrait être con pour prétendre qu’il faut construire partout, et je ne le fais pas. ne pouvant résumer 236 pages en 5 lignes, je vous renvoie à mon livre. Comme vous ne le lirez pas, ce que je comprends bien volontiers, je vous invite à repotasser vos cours sur « le droit de propriété ».

    4) libérer les loyers : naturellement, à condition qu’il n’y ait pas d’autres facteurs qui étranglent l’offre locative (comme le foncier...). Car actuellement, les investisseurs fuient le locatif (pourquoi donc font ils le forcing pour vendre à la découpe ?), et les particuliers n’y viennent que largement subventionnés. Il faut redonner aux bailleurs la perspective d’un placement pas très lucratif, pas très spéculatif, mais stable et aux revenus réguliers. Aujourd’hui, dans les secteurs « bullaires », trop de gens viennent sur l’immobilier avec un but purement spéculatif (c’est Krugman qui le dit, sans doute un de ces types payés pour diffuser de la propagande ultra libérale ?).

    5 ) votre #2 : Si vous saviez un tant soi peu ce qu’est la doctrine libérale (sur laquelle vous vous étendez pourtant longuement par ailleurs), vous sauriez que la liberté n’est pas l’absence de contrainte. Le droit romain, le code civil (originel) et le droit coutumier anglo saxon prodiguent des réponses à la question de savoir comment faire coexister des constructions qui ne se gênent pas les unes les autres sans nécessairement priver les propriétaires de leur droit de propriété.

    6) Toutes mes excuses aux autres commentateurs, qui ont posté des remarques intéressantes auxquelles je reviendrai répondre plus tard. Heureusement qu’il y a des gens qui répondent à des articles de fond par des commentaires, approbations, réprobations ou questions de fond, et non par des insultes, doublées de pseudo arguments à l’emporte pièce.

  • Par Céline Ertalif (---.---.---.123) 1er décembre 2007 00:05
    Céline Ertalif

    Bonjour,

    Je sens qu’il est difficile d’engager une discussion quand un point de vue est porté à ce point par l’idéologie.

    Première observation sur une expression : « de supposés effets environnementaux négatifs de l’étalement urbain ». Vous vous foutez du monde ou quoi ? L’étalement urbain est le premier facteur de gaspillage d’énergie fossile et de rejet de gaz à effet de serre. Cela touche à la fois les transports et le chauffage des logements.

    Puis « en voulant lutter contre l’étalement urbain, le législateur a favorisé... l’hyper-étalement urbain ». Gros mensonge tout de même. Oui, il y a un hyper-étalement urbain. Pour deux raisons : laxisme du droit des sols à la périphèrie, c’est-à-dire dans la pratique là où il est géré par l’Etat (les DDE) plutôt que par les collectivités locales elles-mêmes et manque de logements sociaux dans les zones urbaines en raison... de la spéculation foncière !

    Le problème de fond, c’est que vous parlez de liberté de l’économie privée immobilière en ignorant totalement l’économie publique sans laquelle il n’y a pas de marché privé. Je m’excuse de le dire aussi brutalement, mais c’est idiot. La valeur du foncier privé n’est produite que par les infrastructures publiques.

    L’un des plus graves problèmes d’aujourd’hui, c’est que les règlementations urbaines produisent une valorisation privatisée financée par une charge publique. En version plus concrète : la commune construit un trottoir, un réseau d’eau, un éclairage public, etc... le propriétaire qui fait la rétention foncière (c’est celui qui ne fait rien et qui attend) voit le prix de son terrain multiplié par 100 quand il passe du statut agricole au statut urbain. Ce sont les juges de la République qui enrichissent les propriétaires fonciers au détriment du contribuable. L’Etat n’est pas toujours si neutre qu’il veut bien le dire, et si les capitalistes ont à s’en plaindre, les propriétaires ont des raisons de rester discrets.

    Cet article ignore une autre grande évidence économique, c’est l’immobilisation comptable considérable que représente les habitations des propriétaires occupants. Si l’on comptait une rente au taux de 6% sur la valeur du bien des propriétaires de pavillons, beaucoup d’entre eux se rendraient compte qu’ils feraient fortune en allant sous la tente au bord du canal Saint Martin. En fait, la rente poptentielle des propriétaires occupants est très inférieure à 6%. La raison en est bien simple : le patrimoine immobilier est l’un des moins taxés. La question de l’équilibre fiscal sur les différentes catégories d’actifs ne devrait pas plus échapper aux libéraux qu’aux autres.

  • Par Vincent Benard (---.---.---.19) 30 novembre 2007 18:04
    Vincent Benard

    @ anamo & Manusan

    Vous avez « à moitié raison » de dire que la baisse des taux (et sans doute des politiques monétaires trop laxistes) a été cruciale dans le phénomène actuel de hausse des prix. Mais pour qu’une hausse de la demande provoque une telle flambée, il faut parallèlement que l’offre ne puisse s’y adapter. Sans quoi celle ci aurait réagi massivement à un tel « signal prix ». C’est la deuxième moitié de l’explication que mon hypothèse souhaite fournir.

    Sinon, comment expliquer que 42 grandes cités des USA et du Canada (sur plsu de 120), dont près de la moitié sont très dynamiques économiquement et démographiquement (plus de 30% d’augmentation de population en 15 ans pour les agglos d’atlanta, houston, DFW, austin...) connaissent les MEMES conditions macro économiques, mais PAS LA MEME hausse des prix ?

    Ce n’est pas l’existence de règles qui coince, mais leur philosophie. Dallas, Atlanta et Austin ont des règles de zonage, mais ces règles ont pour but de maintenir en permanence un excès de ressources foncières disponibles aux bâtisseurs. Au contraire, les règles en vigueur en France, Grande Bretagne, Australie, Californie, Oregon, etc... sont de type malthusien : elles ont pour but de freiner la constuction. La variable critique est le temps nécessaire pour mener une opération de croissance urbaine significative, de quelques mois à plusieurs années. dans le second cas, les prix explosent, car les coûts supportés par les constructeurs sont très élevés (les intrêts courrent), et les logements arrivent à contretemps de la demande : les investisseurs intelligents anticipent un risque de retournement et donc limitent leurs programmes. Donc la compétition entre acheteurs pour trouver un logement se joue sur un parc trop limité : prix flambent.

    Que mon hypothèse vous semble incroyable, c’est logique, très peu de personnes l’ont tenue jusqu’ici. Tout le monde répète « c’est la demande, c’est la demande ! » alors tout le monde y croit.

    Mais elle ne vient pas gratuitement. Elle est corroborée par de très nombreux travaux universitaires, ceux que je cite (Glaeser Gyourko, Cox-pavletich...), mais aussi des gens comme E.Barker, de la banque d’angleterre, Evans et Hartwich (Policy exchange, think tank de centre droit britannique), Robert Puentes (Broookings institution, Think tank de centre gauche), Mark Pennington, IEA (ultra libéral, donc ça compte pas), et donc, paul krugman, dont je viens de retrouver le lien, http://www.nytimes.com/2005/08/08/o...

    P.K. est très peu suspect d’être opposé par principe aux réglementations. C’est d’ailleurs la lecture de son article qui à l’époque m’a mis la puce à l’oreille, et m’a fait découvrir d’autres auteurs..

    En France, la plupart des professionnels de l’immobilier, mais aussi un nombre croissant de personnalités du milieu académique, commencent à convenir que ce diagnostic est au moins partiellement exact. Georges Mesmin fut le premier, Christian Julienne, Max Falque,

    Bon, pour les solutions, chacun y va des siennes, et il y a très loin d’un accord entre des gens comme Barker ou Pennington... Mais se mettre d’accord sur le diagnostic est déjà important.

    @ Tzecoatl :

    « ce que vous cachez » :d’une façon générale, on me reproche de faire des articles trop longs, et quand je résume, on me dit que je cache des trucs ... smiley // y a pas un caliméro dans les smileys ? smiley

    plus sérieusement,

    1 - le coût de l’étalement urbain à l’immédiate périphérie de villes déjà correctement équipées serait infiniment inférieur à celui de l’hyper étalement urbain que nous constatons aujourd’hui. Quand des communes de 2000 habitants en 95 gagnent 2 à 3% de population CHAQUE ANNEE depuis 97-98, parce que les abords de la « ville centre » du bassin d’emploi sont devenus inabordables, les coûts supportés par la collectivité sont bien pires.

    2 - L’étude la plus défavorable à l’étalement urbain aux USA (Burchell et al., the cost of sprawl) evalue le surcoût de l’implantation d’un logement « étalé » à 11 000 $ par famille nouvellement implantée. Les réglementations du sol excessives font supporter aux ménages US, qu’ils achètent une nouvelle maison ou une ancienne, une « pénalité réglementaire » de 75 000 $ EN MOYENNE (ça cache de très fortes disparités), payée par les entrants sur le marché aux sortants. Sachant que les sortants nets du marché sont généralement plus riches que les entrants nets, on mesurera l’équité sociale du deal auxquels les acheteurs de logements sont contraints. Il vaudrait mieux faire supporter les coûts de connection à leur vrais prix aux gens qui construisent, ce qui limiterait naturellement l’étalement urbain, plutôt que de le faire par une réglementation si sévère, avec le résultat que l’on observe.

    3 - vous assimilez le marché des agro carburants à un marché libre... Ahem. C’est un marché ultra subventionné, en Europe et aux USA. effet d’aubaine garanti.

    4 - Ne craignez rien pour la surface agricole, il manque à peu près 1 millions de logements pour revenir à un marché fluide, soit 3% du parc existant. Sachant que les terres développées représentent 8% du total, on ne risque guère de dépasser 10-12% en 2050, après quoi la démographie devrait chuter, limitant les besoins en terrain : l’agriculture n’est pas prête de mourir faute de terrain !

  • Par jcm (---.---.---.242) 30 novembre 2007 13:03
    jcm

    On ferait baisser l’augmentation du coût des loyers de moitié, et non les loyers eux-mêmes !!!

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