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Accueil du site > Actualités > Economie > La solution du Dividende Monétaire

La solution du Dividende Monétaire

L’histoire a montré que la spoliation, l’impôt ça ne marche pas, pour ce qui est de répartir les richesses. Les « riches » avec raison d’ailleurs, arrivent toujours à « cacher » leurs richesses, et donc spolier (voler) ne mène en général nulle part, si ce n’est à énerver tout le monde. L’Etat qui avant tout gère ses propres intérêts (et pas les nôtres) y rajoute une couche, qui cherche et ne trouve pas, les riches qui doivent cacher leur richesse (qui est à eux, et à personne d’autre), et les pauvres, qui attendent désespérément qu’on leur accorde un minimum d’attention.

Le Dividende Monétaire apporte une solution qui est en phase avec les théories monétaristes, avec la monnaie fondante gésélienne, tout en étant socialement juste et il permet d’éviter toutes les crises cycliques monétaires,ce qui donne un pouvoir économique aux citoyens de façon équitable, qu’ils soient riches ou pauvres.
 

Verser le dividende monétaire, conduit au BON résultat. Mais sans voler personne, et en donnant directement à tous, et donc proportionnellement beaucoup plus aux pauvres qu’aux riches ! Comprenez bien la mécanique :

Start : A B C et D possèdent 50 (les pauvres), et E possède 800 (le Riche), il a bien bossé, pas de problème. On parle en monnaie je fais simple. Ca coince parce que E ne veut pas dépenser, il stocke ce qu’il gagne il « thésaurise » c’est son droit, il n’y a rien à dire à cela, on ne pas forcer les gens à dépenser, c’est idiot comme méthode, et on ne va pas voler à E ce qu’il a, il se laissera pas faire, et c’est pénible pour tout le monde...Le gendarme et le voleur, le bon et le méchant, c’était bien quand l’humanité avait encore 40 000 ans, mais il faudrait passer à l’âge adulte !

On verse donc, étant donné la masse monétaire totale de 1000, 5% / an et par personne. Mécaniquement cela signifie pour chacun 100 x 5% / 5 = 100 la première année, puis 105 etc... (5% par an, ça signifie qu’il faut ajouter 100 x 1,05^n chaque année, on recalcule chaque année la masse monétaire globale).

Au bout de 15 ans grosso modo ça a doublé (1,05^15 = 2 , j’arrondis, je fais simple aussi, c’est pour bien comprendre). Ca signifie qu’il y a 2000 dans l’économie, mais la répartition n’est plus du tout la même ! Chacun ayant reçu la même chose, le bilan, toutes choses étant équilibrées par ailleurs, est que 1000 a été rajouté en 5 parts égales.

Start : A, B, C et D possèdent 50, et E 800, masse monétaire = 1000
End : A, B, C et D possèdent donc 250, et E 1000 masse monétaire = 2000.

Start : E possède 80% des richesses, A B C et D, possèdent 5% chacun
End : E possède 50% des richesses, A B C et D possèdent 12,5% chacun.

La richesse relative de A, B C et D a plus que doublé, alors que celle de E, a baissé de moitié...

Bien sûr E aura intérêt à investir avant, et ne pas voir ainsi son capital (capital MONETAIRE seulement) se déprécier - RELATIVEMENT (si les gains de productivité ont fait que les prix n’ont pas monté, alors il n’a rien perdu s’il n’a rien fait, il peut toujours acheter à peu près les même choses), s’il veut garder son avantage. S’il ne fait rien, il ne pourra pas vivre de rente puisque la monnaie est suffisante, et dense dans l’économie, elle n’est plus un bien rare qui peut se thésauriser.

E doit donc investir, prendre des risques, ou dépenser, sinon tout simplement il n’y a rien à faire, l’économie peut tourner sans lui (et à son détriment si personne n’investit ce qui est moral, c’est bien lui le mieux placé pour le faire au départ, les biens vaudront plus cher à l’arrivée sans gain de productivité, ce qui est moral, tout va bien).

Et personne n’a rien volé à personne, chacun a bien reçu une part égale de la création monétaire, y compris E, qui serait donc très mal placé de se plaindre, on ne lui a rien pris, on lui a même donné de l’argent ! On voit mal par ailleurs A, B C ou D, se plaindre de quoi que ce soit... D’autant plus que si E investit, ce sera bénéfique pour tout le monde, chacun pouvant gagner plus, et créant de la valeur dans l’économie.

C’est toute la subtilité de regarder les choses d’un point de vue individuel et global à la fois, l’un peut croître alors que le deuxième baisse, et inversement, il faut donc faire les choses dans le bon ordre, tout simplement, et bâtir une pyramide, ok, mais alors il faut bâtir une vraie pyramide, qui tient, partir d’un base (tout le monde) pour aller vers le haut (celui qui a pris des risques et gagné a plus - temporairement a l’avantage, ce qui est moral), et pas l’inverse, partir de la pointe (je crée de la monnaie pour les plus riches seulement), pour aller vers une base, ce qui ne peut que s’effondrer ! N’importe quel architecte censé sait cela.
 

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77 réactions à cet article    


  • ObjectifObjectif 17 novembre 2009 16:04

    Bonjour,

    Merci de cet exemple simple et efficace.

    En fait, je ne vois que des avantages et aucun inconvénient à ce système...

    Quels seraient les chiffres réels aujourd’hui si nous décidions d’appliquer cela maintenant ?


    • Galuel Galuel 17 novembre 2009 19:08

      @ObjectifObjectif

      La richesse ne gêne en rien autrui qu’elle soit acquise par le travail ou par héritage, il convient de s’en réjouir, qui ne se réjouirait pas de la richesse de chacun, au nom de quelle jalousie ou égoïsme ?

      Ce qui est gênant c’est que la richesse donne l’accès exclusif à la création monétaire qui par ailleurs est présentée comme universelle, utilisable partout et par tous. Si la monnaie a cette propriété, alors en AUCUN CAS, elle ne saurait être créée exclusivement pour quiconque. Elle a pour nature une qualité d’échange universel, pas de richesse à priori, mais d’échange de richesse, l’échange n’est pas la richesse, et donc la monnaie, crédit-débit universellement accepté comme tel, ne peut être légalement créée qu’universellement.

      Il n’y a aucune raison d’ajouter à la richesse un privilège de création monétaire totalement injustifiable.


    • ObjectifObjectif 17 novembre 2009 19:42

      En fait, je viens de comprendre que je pars d’une analyse de la situation actuelle que vous n’avez peut être pas saisie :

      Aujourd’hui, la principale source d’augmentation de la masse monétaire est due aux prêts des banques. Quand une banque fait un prêt, elle crée de l’argent « ex nihilo » : c’est en quelque sorte de la fausse monnaie.

      Donc dans la situation actuelle, et avec la notation de cet article, c’est E qui possède déjà 800 et qui reçoit via les prêt qu’il fait à travers la banque qu’il possède les 5% de masse monétaire, soit 50 : au cycle suivant, il a 850 et les autres n’ont rien, donc s’appauvrissent relativement à la masse monétaire totale.

      L’auteur propose simplement qu’au lieu que la création de masse monétaire soit donnée gratuitement aux banques, elle soit répartie sur tous les citoyens.

      Sur le long terme, l’effet est supérieur à tous les autres effets : dans la situation actuelle et avec seulement 5% d’augmentation de masse monétaire annuelle, E récupère 99,8% de la masse monétaire totale en 92 ans.

      Avec la solution de distribution équitable de l’augmentation de masse monétaire, E se retrouve seulement avec 20,7% de la masse monétaire au bout de 92 ans... Donc l’égalité est rétablie de manière indolore, sans préjuger des revenus du travail.

      Pour résumer, cette répartition augmente la valeur relative des revenus du travail, en neutralisant l’effet des fortunes personnelles, alors que le système actuel amplifie la puissance des fortunes personnelles.


    • Galuel Galuel 17 novembre 2009 19:52

      @ObjectifObjectif

      C’est exactement ça, je le dis très rarement : vous avez parfaitement compris ! :)

      Ca fait 1 ! Plus que 330 millions à convaincre et on est bon !!! BanzaI !!! J’y crois !


    • ObjectifObjectif 17 novembre 2009 21:54

      @Galuel : ben non, ça fait 2 smiley

      La vie des idées est étonnante. J’espère que les esprits sont en mode « surfusion » : un germe et l’idée prend partout ... J’ai vu cela 2 fois dans ma vie et c’était impressionnant les 2 fois smiley

      A bientôt !


    • Patisab 18 novembre 2009 12:55

      Bonjour,

      Il me semble que vous vous leurrez quand à l’acceptation de ce système par les plus riches. En effet, ce n’est pas tant le volume qui les intéresse que la part relative. Il préfèreront toujours avoir plus de 95% du total que 20%... même si les 20% du système décrit représente un volume double, triple, etc... que les 95% du système actuel.

      Oui, vraiment, vous semblez bien naïfs tous les deux. La cupidité humaine est sans borne. Surtout celle des nantis.

      M’enfin, rêver un peu n’a jamais de mal smiley

      Cordialement.


    • ObjectifObjectif 18 novembre 2009 22:03

      @Patisab :

      Effectivement, je ne crois pas qu’un système aussi sophistiqué ne se soit créé par hasard.

      Réver ne fait pas de mal et permet au moins d’expliquer.

      Je crains que la seule manière de changer le système actuel soit de voter avec son porte-monnaie : si chacun vide son compte en banque, alors le système s’arrête. C’est bien le type de mouvement de masse qui a été stoppé en grande-bretagne par exemple.

      Il faudrait un mouvement de retrait en masse, mais lent et réfléchi.

      Mais pour cela il faut ne pas avoir peur de l’inconnu, il faut avoir confiance en soi : et c’est justement ce que le système éducatif actuel détruit...


    • ObjectifObjectif 17 novembre 2009 16:31

      @Philippe Renève :

      Le bouclier fiscal est un détail qui sert à émotionner les foules, la situation n’était pas mieux avant sa création. Quand à augmenter l’impôt, cela ne sert à rien puisque les revenus ne restent pas en France.

      Par contre, aujourd’hui, le Dividende Monétaire, c’est à dire l’augmentation de masse monétaire « sans contrepartie » est donnée gratuitement aux banques, qui le récupèrent entièrement via les taux d’intérêts (en 20 ans pour un taux de 5%).

      C’est cela qui déséquilibre le système financier à la base, et que l’auteur propose de distribuer aux citoyens plutôt qu’aux banques.

      C’est simple à faire, sans inconvénient économique, alors pourquoi attendre ?


    • ObjectifObjectif 17 novembre 2009 20:49

      @Philippe Renève : « « Le bouclier fiscal est un détail » Sans commentaire. »

      Tout à fait, je confirme, c’est un chiffon rouge agité par un magicien, qui vous détourne de la création de masse monétaire faite de manière discrète par les banques privées dans le système de prêt actuel.

      En ordre de grandeur, le bouclier fiscal c’est 600M€ , 10€/français,
      tandis que
      l’augmentation de masse monétaire de la zone €, c’est 2298€/habitant pour une masse moyenne de 29239€/habitant en 2008 par rapport à 2007, soit 8,56% d’augmentation.

      Je disais simplement que 10 est un détail par rapport à 2298, soit 0,4%.

       Pendant que le magicien vous fait regarder et perdre votre énergie sur les 10€ du bouclier fiscal, vous ne voyez pas les 2298€ qu’il enlève à chaque citoyen, soit 151 Milliards d’€ pour la france, et 740 Milliards d’€ pour la zone euro avec 322Millions d’habitants...

      "« Quand à augmenter l’impôt, cela ne sert à rien puisque les revenus ne restent pas en France. » Parce qu’ils resteront mieux avec ce système utopique ? "

      Ce système est complètement marginal sur les hauts revenus, donc aucune raison que cela ne les influence.

      Mais en quoi ce système de répartition est-il utopique ? il suffit de le décider. Il est simple à mettre en place, ne demande aucun revenu particulier.

      Mais évidemment, les banques risquent de ne pas être d’accord, car elle verront leurs revenus fondre... Peut-être les banques sont-elle sur-représentées dans notre système parlementaire ?


    • plancherDesVaches 17 novembre 2009 17:00

      Article bien de droite, sans doute possible.

      Que votre descendance puisse rester aussi individualiste et intelligente que vous devez l’être, puisque c’est votre croix.

      Votre croix est surtout l’argent, et là, au moins, tout le monde le comprend.


      • ObjectifObjectif 17 novembre 2009 17:18

        @PlancherDesVaches : désolé, je n’ai pas compris en quoi répartir et donner l’augmentation de masse monétaire à tous les citoyens est plus « de droite » que de donner cette même augmentation de masse monétaire aux seules banques privées, ce qui est fait actuellement... ???

        Car non seulement cette richesse reste aux banques, mais en plus elle crée mécaniquement l’inflation qui appauvrit tous les citoyens, tout en rendant le système financier instable par nature...


      • plancherDesVaches 17 novembre 2009 17:41

        Dedieu, c’est là qu’on mesure toute la merde qui a pu être mise dans le cerveau de chacun.

        A est « riche ». 3 milliards. Euros ou dollars, juste un différentiel de monnaies.
        B est pauvre. 3 millions.

        Manque de bol, arrive l’hyper-inflation due au déversement de monnaie dans tout le système.
        15% par mois.

        Qui crève en premier ?


      • Galuel Galuel 17 novembre 2009 18:01

        @plancherdesvaches

        Evidemment à celui qui NE RECOIT PAS les 15% / an de monnaie supplémentaires.

        Facile :)


      • ObjectifObjectif 17 novembre 2009 18:06

        @PlancherDesVaches :

        Laissons de coté le vocabulaire émotionnel, cela n’aide pas à ma compréhension.

        L’inflation existe de nos jours, et c’est justement ce que l’on appelle aussi l’augmentation de la masse monétaire.

        Or cette augmentation de masse monétaire est aujourd’hui DONNEE quasiment exclusivement aux banques, et ceci de façon gratuite (et cachée) : donc l’inflation (différentielle) touche tous ceux qui ne possèdent pas des banques, et donc tous les pauvres.

        Qui crève en premier ?

        La proposition de l’auteur est de garder exactement la même augmentation de masse monétaire, c’est à dire la même inflation, mais de distribuer équitablement ce supplément de masse monétaire à tous.

        Pour fixer les idées, il établit cette augmentation de masse monétaire à 5%, mais le chiffre exact est mesurable dans l’économie réelle.

        Dans ce cas, ce revenu supplémentaire gratuit vient EXACTEMENT compenser l’inflation pour les plus pauvres mais pas pour les plus riches. En fait, les plus pauvres que la moyenne ont même un revenu supérieur à l’inflation...

        Et donc plus personne ne crève, c’est bien le but, non ?

        Il faut avoir une vision globale pour comprendre l’avantage et la simplicité du mécanisme proposé par rapport à la situation actuelle, hautement instable.


      • ObjectifObjectif 17 novembre 2009 18:05

        @PlancherDesVaches :

        Laissons de coté le vocabulaire émotionnel, cela n’aide pas à ma compréhension.

        L’inflation existe de nos jours, et c’est justement ce que l’on appelle aussi l’augmentation de la masse monétaire.

        Or cette augmentation de masse monétaire est aujourd’hui DONNEE quasiment exclusivement aux banques, et ceci de façon gratuite (et cachée) : donc l’inflation (différentielle) touche tous ceux qui ne possèdent pas des banques, et donc tous les pauvres.

        Qui crève en premier ?

        La proposition de l’auteur est de garder exactement la même augmentation de masse monétaire, c’est à dire la même inflation, mais de distribuer équitablement ce supplément de masse monétaire à tous.

        Pour fixer les idées, il établit cette augmentation de masse monétaire à 5%, mais le chiffre exact est mesurable dans l’économie réelle.

        Dans ce cas, ce revenu supplémentaire gratuit vient EXACTEMENT compenser l’inflation pour les plus pauvres mais pas pour les plus riches. En fait, les plus pauvres que la moyenne ont même un revenu supérieur à l’inflation...

        Et donc plus personne ne crève, c’est bien le but, non ?

        Il faut avoir une vision globale pour comprendre l’avantage et la simplicité du mécanisme proposé par rapport à la situation actuelle, hautement instable.


        • Freebird 17 novembre 2009 18:12

          Première erreur conceptuelle dès le départ : l’auteur confond un stock (ce que chacun possède) et un flux (ce que chacun gagne). Du coup, tous les calculs sont faux. Plus exactement, ils ne veulent absolument rien dire en termes de création de richesse (flux) ; c’est un simple exercice de redistribution d’une richesse existante ce qui, par définition, ne crée aucune richesse supplémentaire.

          Deuxième erreur conceptuelle : l’auteur suppose, comme beaucoup, que la taille du « gâteau » à se partager est fixe et, surtout, prévisible ; or en pratique, elle n’est ni l’une, ni l’autre. De la même manière, le découpage du gâteau ne se fait pas toujours dans les mêmes proportions : il y a quelques siècles, les agriculteurs avaient une énorme part du gâteau, aujourd’hui, ils n’ont que des miettes.

          Troisième erreur conceptuelle : je ne vois pas comment la mise en place d’un tel système de redistribution permettrait de se passer de l’Etat et de la spoliation qu’il engendre. Qui assurerait la redistribution dans ce système si ce n’est un organisme doté de pouvoirs coercitifs plus ou moins étendus ?


          • Galuel Galuel 17 novembre 2009 18:21

            @Freebird

            1) Bien sûr que c’est redistributif « toutes choses égales par ailleurs », cela ne préjuge effectivement en rien de création de richesses ni des flux Start - End. C’est bien précisé « toutes choses égales par ailleurs ».

            2) Pas du tout. Où est-ce que je suppose ça ? Nulle part ! « Toutes choses égales par ailleurs » est la supposition de travail, pour comprendre le mécanisme justement en cas d’immobilisme. Le mécanisme incite à bouger donc (relire le texte en profondeur, et le blog qui comprend 132 posts aidera à en saisir toutes les dimensions, le Dividende Monétaire est justifié par un faisceau infini d’évidences).

            3) La Banque Centrale appartient à tous les Citoyens. Donc chaque action détenue par tous est non cessible, et donne droit au dividende monétaire, qui est un % de la masse monétaire. Pas plus compliqué que pour l’action de toute entreprise. Il s’agit simplement là de la monnaie universellement utilisée par tous les citoyens de la zone, donc partagée en propriété DE DROIT.


          • epapel epapel 17 novembre 2009 22:42

            Je suis à 100% d’accord avec Freebird.


          • ObjectifObjectif 20 novembre 2009 08:35

            C’est socialement très valorisant d’être d’accord, et la plupart des personnes pensent d’abord à être d’accord plutôt qu’à la justesse des affirmations sur lesquelles on réfléchit...

            Si vous faites voter des personnes sur des résultats de problèmes de physique ou de chimie simples, 80% des votants sont d’accords entre eux à chaque vote.

            Mais pour 95% des votes, l’accord se fait sur des solutions... fausses.

            La dynamique de groupe prévaut sur la réflexion objective.


          • ObjectifObjectif 17 novembre 2009 19:00

            @l’auteur :

            (désolé pour le post double, le bouton « réagir à ce message » ne semble pas toujours fonctionner correctement)

            Quand vous écriviez : « Mécaniquement cela signifie pour chacun 100 x 5% / 5 = 100 »

            Je suppose que vous vouliez dire : « 1000 x 5% / 5 = 10 » ?

            Les zéros roulent, c’est bien connu smiley


            • ObjectifObjectif 17 novembre 2009 19:07

              J’ai fait un petit coup de tableur, en partant d’une masse monétaire de 100 au lieu de 1000 smiley

              Année A B C D E Masse monétaire apparente Inflation SupplémentMasse Monétaire Distribution Equitable A% B% C% D% E% 0 5,0 5,0 5,0 5,0 80,0 100,0 5,00% 5,0 1,0 5,0% 5,0% 5,0% 5,0% 80,0% 1 6,0 6,0 6,0 6,0 81,0 105,0 5,00% 5,3 1,1 5,7% 5,7% 5,7% 5,7% 77,1% 2 7,1 7,1 7,1 7,1 82,1 110,3 5,00% 5,5 1,1 6,4% 6,4% 6,4% 6,4% 74,4% 3 8,2 8,2 8,2 8,2 83,2 115,8 5,00% 5,8 1,2 7,0% 7,0% 7,0% 7,0% 71,8% 4 9,3 9,3 9,3 9,3 84,3 121,6 5,00% 6,1 1,2 7,7% 7,7% 7,7% 7,7% 69,4% 5 10,5 10,5 10,5 10,5 85,5 127,6 5,00% 6,4 1,3 8,2% 8,2% 8,2% 8,2% 67,0% 6 11,8 11,8 11,8 11,8 86,8 134,0 5,00% 6,7 1,3 8,8% 8,8% 8,8% 8,8% 64,8% 7 13,1 13,1 13,1 13,1 88,1 140,7 5,00% 7,0 1,4 9,3% 9,3% 9,3% 9,3% 62,6% 8 14,5 14,5 14,5 14,5 89,5 147,7 5,00% 7,4 1,5 9,8% 9,8% 9,8% 9,8% 60,6% 9 16,0 16,0 16,0 16,0 91,0 155,1 5,00% 7,8 1,6 10,3% 10,3% 10,3% 10,3% 58,7% 10 17,6 17,6 17,6 17,6 92,6 162,9 5,00% 8,1 1,6 10,8% 10,8% 10,8% 10,8% 56,8% 11 19,2 19,2 19,2 19,2 94,2 171,0 5,00% 8,6 1,7 11,2% 11,2% 11,2% 11,2% 55,1%

            • ObjectifObjectif 17 novembre 2009 19:12

              Désolé, je viens de découvrir que l’on ne peut pas coller un tableau ou une image dans les commentaires smiley


            • intactsaphir 17 novembre 2009 19:33

              Bonsoir,
              Merci de nous envoyer votre fichier par ci-joint !
              Cordialement.


            • ObjectifObjectif 17 novembre 2009 21:08

              Merci du tuyau ! Il est là : http://www.cijoint.fr/cjlink.php?file=cj200911/cijFljKRXp.xls

              Au passage, ce petit travail m’a permis de répondre à la question que je posais à l’auteur dans mon premier post : son article me dérouille le cerveau, ça fait du bien smiley


            • herbe herbe 17 novembre 2009 20:43

              Si cette solution conduit à rétablir une justice dans la répartition et si le raisonnement n’est pas biaisé, je suis preneur .
              Mais bon il faut que ça traverse l’épreuve d’une analyse plus poussée et une approbation puis adoption collective ...


              • ObjectifObjectif 17 novembre 2009 21:18

                Bonjour Herbe :

                A nous et à vous de faire l’analyse : personne ne la fera à notre place !

                Je ne connais pas Galuel, et j’étais arrivé à la même idée, sans la pousser dans les détails faute de temps. Je crois que j’avais lu un de ces articles il y a longtemps, qui était dans la même direction.

                Et plus je regarde, plus je vois des avantages...

                Par exemple, ce revenu « naturel » allègerait énormément les budgets des RMI/RSA et des retraites, car cela représente 574€/mois pour une famille de 3 personnes : cela permettrait de baisser les prélèvements sur les salaires humains, cela va dans le bon sens.

                (2298€x3/12=574€/mois sauf erreur)


              • herbe herbe 18 novembre 2009 18:40

                Je partage votre conviction sur le participatif et collaboratif.
                Je ne suis pas de toutes façon expert en tout et je souhaite dans beaucoup de cas que l’intelligence collective s’exprime...

                Merci pour votre pierre à l’édifice ...

                cordialement


              • amenis 17 novembre 2009 21:11

                Bonjour,

                Si j’emprunte 200000€ a ma banque pour m’acheter une maison, c’est pas ma banque qui créer de la monnaie , c’est moi non ?
                Ceci dit , c’est vrais que les intérêts touchés par la banque le sont sur de l’argent qui n’existe pas vraiment.
                Qu’est ce que deviennent les 200000€ avec le principe décrit ?


                • epapel epapel 17 novembre 2009 22:40

                  Les 200000€ sont détruits par la banque au fur et à mesure du remboursement du capital par l’emprunteur.


                • ObjectifObjectif 18 novembre 2009 23:05

                  Merci Amenis, pour cette question toute simple. Dites-moi bien ce que vous pensez de l’explication que j’imagine, pour vous répondre et pour ma curiosité smiley

                  Je commence par le scénario du prêt avec le système actuel :

                  Si vous empruntez 200K€, vous devez avoir apporté au moins 20% de l’achat en « apport personnel’ », c’est à dire en cash, soit un achat d’au moins 250K€.

                  Admettons pour la simplicité de l’explication qu’il n’y ait qu’une seule banque privée dans ce pays simplifié, qui représente globalement le "système bancaire".

                  Pour vous accordez ce prêt, la banque doit seulement avoir 20% en dépôt, soit 40K€. Remarquons qu’il s’agit de dépôt, donc pas la propriété de la banque mais de ses clients.

                  La banque crée 200K€ « ex nihilo » qu’elle écrit sur votre compte. Elle ne paye aucun intérêt sur cet argent.

                  Par contre, vous devez :

                  - rembourser 200K€ dans 20 ans (pour la simplicité des calculs) ;

                  - et payer 5% d’intérêt chaque année, soit 10K€.

                   Avant cette opération :

                  - vous avez au moins 50K€ sur votre compte en banque, qui seront votre apport personnel ;

                  - votre vendeur a une maison à vendre.

                  Du fait de ce dépôt de 50K€, la banque peut faire un prêt d’un montant de 250K€ en respectant une règle de couverture de 20%. La masse monétaire est ce jour là de 50K€ seulement.

                  Juste après cette opération :

                  - vous avez 0 sur votre compte en banque, et vous devez 400K€, dont 10K€ chaque année pendant 20 ans et 200K€ dans 20 ans ;

                  - vous avez la propriété d’une maison de valeur 250K€ ;

                  - votre vendeur a 250K€ sur son compte en banque.

                  La masse monétaire est passée de 50K€ à 250K€ par un coup de crayon.

                  Le dépôt à la banque est passé de 50K€ à 250K€, donc maintenant la banque peut prêter 1250K€ grâce à votre prêt.

                  Au bout d’1 an :

                  - vous avez dû travailler dur pour gagner 30K€ ;

                  - vous payer à la banque 10K€ d’intérêts ;

                  - vous gardez 10K€ sur votre compte pour le futur remboursement du capital ;

                  - vous avez dépensé 10K€ pour vivre

                  On retrouve alors à la banque :

                  - 250K€ sur le compte du vendeur de la maison ;

                  - 10K€ sur votre compte

                  - 10K€ sur le compte de la banque

                  - 10K€ sur le compte de votre commerçant

                  - Et une écriture pour un prêt de 200K€

                  soit 280K€ de masse monétaire
                  dont 270K€ de dépôts
                  Et 10K€ gagnés en intérêts.

                  La banque peut alors prêter 1400K€

                  Au bout de 20ans de ce régime :
                  Vous avez travaillé pour gagner 600K€

                  On trouve à la banque :
                  250K€ sur le compte du vendeur de la maison
                  200K€ sur votre compte qui vont servir à rembourser le prêt
                  200K€ sur le compte de la banque gagné avec les intérêts
                  200K€ sur le compte de votre commerçant
                  et l’écriture du prêt de 200K€

                  La masse monétaire est de 850K€,
                  dont 650K€ de dépôt.
                  La banque peut prêter 4250K€

                  Vous procédez alors au remboursement du prêt,
                  La masse monétaire redescend à 650K€,
                  dont 650K€ de dépôt.

                  - La banque a gagné 200K€ en propre, soit 31% de la masse monétaire,
                  et sa capacité de prêt est passée à 3250K€

                  - Avec 250K€, le vendeur de la maison possède maintenant 38% de la masse monétaire, alors qu’il possédait 100% de la masse monétaire après la vente de la maison : il s’est appauvri en monnaie hors inflation

                  - Le commerçant vous a permis de vivre en gagnant 31% de la masse monétaire ;

                  - Et vous avez travaillé très dur pour gagner 600K€ soit 92% de la masse monétaire actuelle, ce qui a contribué à la totalité de l’augmentation de la masse monétaire, et il vous reste la maison, dont la valeur ne représente que 38% de la masse monétaire, si elle ne s’est pas dégradée en 20 ans.

                  Voyez-vous des erreurs dans ce scénario ? Il y en a smiley


                • epapel epapel 17 novembre 2009 22:28

                  Ca revient à faire tourner la planche à billet car cette création monétaire n’est pas reliée à une création de richesse, et si la distribution est la même pour tous alors à l’instant de la distribution les plus riches s’appauvrissent en valeur absolue et pas relative, c’est en fait une spoliation par l’inflation monétaire sauf que les plus riches, qui s’en rendent compte quand même, ne peuvent pas s’y soustraire.

                  Les Etats y ont eu recours systématiquement dans le passé quand ils ne pouvaient pas augmenter les impôts pour effacer leur dette, mais ils ne peuvent plus le faire car la création monétaire (hors billets et pièces physiques) appartient aux banques centrales qui sont indépendantes.

                  Une meilleure solution, plus équitable à mon avis, ça serait de taxer les intérêts générés par les banques via les prêts bancaires qui sont également une création monétaire. En effet, avec les ratios actuels les banques peuvent prêter 10 fois le volume de monnaie fiduciaire, donc elles touchent des intérêts sur 9/10 du volume de monnaie (dite scripturale) qui en réalité n’existe que comme contrepartie des reconnaissances de dettes (les documents que les gens ont signé), ces intérêts là ne devraient servir qu’à financer le fonctionnement des banques et non aller dans les poches des actionnaires.


                  • Galuel Galuel 18 novembre 2009 04:20

                    Il n’y a pas de rapport entre monnaie et création de richesses. La monnaie est un moyen d’échange entre des hommes c’est tout. C’est une écriture comptable.

                    Ca ne réduit en rien la richesse (absurde comme affirmation) en quoi l’édition de monnaie fait disparaître ma maison, ou mon lingot d’or ? En rien. Par contre oui, une création de dividende universel à 5%/an possède un pouvoir inflationniste sur les échanges, qui incite à la circulation des biens à un rythme connu et relativement pas excessif (ça double tous les 15 ans, conformément à la recommandation de Milton Friedman, on remplace tous les coûts du système monétaire par une simple exponentielle algortyhmique).

                    Enfin dernier point la création monétaire par effet de levier des Banques est elle une vraie spoliation. Créer de la monnaie gagée sur du capital n’est pas créer une monnaie d’échange mais créer l’équivalent d’ACTIONS d’une entreprise. Créer plus d’actions que de capital revient à diluer les actionnaires historiques, donc les détenteurs des premières actions (le premier pool de monnaie créée) sans que ce soit ni annoncé, ni prévisible.

                    Le dividende monétaire rend la monnaie 100% prévisible, seule la variation de la population est un facteur d’ajustement du pouvoir de la monnaie. Facteur qui varie peu ou pas dans le temps d’une vie humaine rapporté au temps économique des échanges de biens.


                  • epapel epapel 18 novembre 2009 22:22

                    La monnaie n’est un droit de tirage permettant d’acquérir des biens réels et en même la mesure de la valeur des biens réels.

                    Si vous distribuez des droits de tirages sans que la quantité de biens réel augmente en même temps alors la valeur unitaire des droits de tirage diminue (inflation) et si cette distribution est équi-répartie alors ceux qui en avaient plus au départ sont pénalisés du simple fait que ceux qui n’avaient rien ont quelque chose (et comme la quantité de bien à répartir n’a pas changé...).


                  • epapel epapel 18 novembre 2009 22:24

                    Vous confondez richesse (la maison, la voiture,...) avec la représentation de la richesse (un chiffre sur un compte où des billets de banque).


                  • amenis 17 novembre 2009 23:03

                    Bon ben en fouillant un peu , je m’apercois que Galuel à de la suite dans les idées.
                    Et ce malgré les remarques pertinentes de « Forest Ent » et Xa ;)

                    http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/le-dividende-social-49695


                    • Le péripate Le péripate 18 novembre 2009 07:05

                      Dès le début, on trouve « ça coince, parce que E ne veut pas dépenser ».... Ah.......

                      On pourrait se demander, un, si c’est vrai, deux, pourquoi.

                      Mais ça me fait penser à Keynes : « la consommation est le seul objet de l’activité économique ». Bizarre, ne reproche-t-on pas au capitalisme d’êtret la société de consommation ? Et voila que vous voulez pousser dans ses derniers retranchements cette logique folle ?

                      Mais revenons à l’épargne, que vous semblez tant détester, à l’instar de Keynes.
                      Cette épargne est rarement dans un matelas, elle est le plus souvent en banque, et sert à financer des projets. De même, si vous découragez l’épargne, comment créerez vous des entreprises ? Il vous faut avoir une vue plus dynamique de l’économie : l’épargne a toujours vocation à être dépensée. Ce n’est qu’une question de préférences temporelles.

                      Bon, je crois avoir suffisamment réfuté cette curieuse assertion non étayée, « ça coince etc... »

                      Ensuite sur votre conception de la monnaie curieusement étriquée : seulement un artifice comptable, une unité de compte ?
                      Non, et définitivement non. La monnaie, en ce quelle exprime les prix, est une source d’information, presque la seule source d’information disponible sur le marché. La création monétaire (telle qu’elle est pratiquée, ou sous votre forme égalitariste) détruit de l’information, donne l’apparence de rentabilité à des affaires qui ne le sont pas (mécanismes des bulles).

                      Bon, au moins votre « vision » a le mérite de révéler un aspect de la spoliation étatique. Mais croire que le vol parce qu’il est partagé est une bonne chose, non..... smiley


                      • Galuel Galuel 18 novembre 2009 07:20

                        Pensez à l’épargne en tant que capital, pas en tant que monnaie. Stockez des lingots d’or, d’argent, ce que vous voulez qui soit thésaurisable.

                        La monnaie n’est pas un bien thésaurisable, sa nature c’est la quantification des échanges. Quand vous achetez une action vous ne thésaurisez pas de la monnaie. Quand vous mettez votre monnaie sur un compte épargne, votre monnaie n’est déjà plus là, c’est une valeur de garantie qui est affichée pas la monnaie.

                        Ce qui est du vol c’est de créer de la monnaie au détriment de tous autres individus quelle que soit la méthode et la justification. Le capital lui ne se crée pas ex nihilo, il se crée, il se fabrique, il se construit, il se transforme. Ce n’est pas de la monnaie = quantification des ECHANGES de capital.


                      • Le péripate Le péripate 18 novembre 2009 07:31

                        Mais s’il n’y avait pas eu les décisions étatiques de non-convertibilité de la monnaie en or, la monnaie serait toujours ce qu’elle est réellement, une marchandise.

                        Il y a quelque chose que je ne comprends pas dans votre raisonnement.


                      • JL JL 18 novembre 2009 07:38

                        péripate, si vous jouez sur les mots, si l’argent est une marchandise, alors rien ne s’achète, rien ne se vend : il n’y a que du troc.

                        Ça va pas être facile de décrire le marché, de faire de la compta, en banissant les mots « achat » et « vente ».  smiley


                      • Le péripate Le péripate 18 novembre 2009 07:51

                        Je ne joue pas sur les mots : l’argent est bien un métal qui a des utilisations diverses.

                        Mais je parlais monnaie.
                        En un sens tout échange n’est qu’un troc. Mais le circuit n’est complet qu’au bout de deux opérations, l’achat et la vente, au lieu d’une seule.

                        Et comment vont les soucoupes ? smiley

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