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Accueil du site > Actualités > Economie > La tentation du recrutement « bling-bling »

La tentation du recrutement « bling-bling »

Pour recruter, les employeurs mettent les petits plats dans les grands. Certains semblent prêts à tout pour vous recruter et vous promettent le meilleur. Info ou intox ? Que se cache-t-il derrière de vrais enjeux ?

A partir de 2008 et jusqu’en 2015, de nombreux secteurs vont connaître une pénurie de talents qui devrait s’accompagner d’un accroissement du turn-over. On imagine aisément la tentation pour ceux qui se savent compétitifs de céder au plaisir de faire monter les enchères.

Certaines grandes entreprises sont déjà au pied du mur qui ont choisi d’investir le thème du bon vivre en entreprise, en offrant à leurs (futurs) salariés des services de pressing, crèche, espace de relaxation, coaching perso, toute une palette d’avantages sociaux parfois inédits et déjà plébiscités par les jeunes pépites du consulting ou du high-tech.

Toutefois, face à ces belles intentions, le doute s’installe, car si replacer l’humain au cœur des organisations est louable, on n’est jamais très loin d’une banale opération séduction destinée à amadouer le haut potentiel en quête de reconnaissance et de récompense.

On a vu ainsi récemment une grande banque louer le Stade de France pour une opération recrutement d’un jour. Il est vrai que les entreprises se montrent étonnamment friandes de nouveautés. Pas un jour en effet où l’on vienne nous signaler ici, un job dating, là, un chat recrutement. Les entreprises se mettent maintenant aux blogs, certaines vont même jusqu’à hisser pavillon sur Second Life.

Vu aussi cette pub suggestive d’une agence interim spécialisée dans la finance, qui mobilise la libido du jeune pousse de la finance pour lui faire comprendre que chez elle, les clients feront tout pour le garder. Comprendre ici que l’interim devient aussi le plus court chemin pour l’emploi stable.

Une nouvelle mode chassant l’autre, la panoplie du recrutement ne cesse de s’enrichir et de nous étonner. A ce rythme, l’annonce de presse sera bientôt reléguée au rayon des antiquités.

Et après tout, même si l’opération n’est pas toujours probante, les décideurs savent actuellement que l’annonce d’un événement recrutement sur Second Life a peu de chance de passer inaperçue. Au mieux, on prend de l’avance sur la concurrence, au pire, c’est de la pub à bon compte pour l’entreprise.

Attention cependant, si les promesses ne sont pas tenues, la déception sera grande et les portes claqueront.

Mais alors, que dire des métiers techniques et manuels offerts par les collectivités territoriales, le BTP, la restauration et, plus globalement, de tous ces petits métiers qui se plaignent d’un déficit d’attractivité, vont-ils eux aussi céder à la tentation du recrutement « bling bling » ?

Pour l’heure, même s’il semble qu’on soit encore loin d’en prendre le chemin, les chefs d’entreprise ne pourront plus se contenter de quelques encarts dans la presse ou des bons vieux flyers pour doper leurs recrutements.

Pour donner un bon coup de lifting à leurs métiers, il leur faudra en démontrer la valeur ajoutée, qu’il s’agisse des coups de pouce donnés au fil des années aux salaires, des nouvelles garanties rattachées, trouver de nouveaux arguments pour convaincre de venir et d’y rester.

Car, il y a tout à redouter d’une concurrence qui pourrait devenir féroce dans les secteurs soumis à concurrence, dans la mesure où certaines entreprises moins guerrières pourraient y laisser des plumes.

Exister, se démarquer sera un challenge que les PME, les collectivités locales, les artisans et commerçants devront relever sans trop tarder, eux qui ne savent déjà plus quoi faire pour attirer ou retenir les jeunes recrues. Et Il faudra faire plus que de proclamer « rejoignez-nous ».

Certes, nous n’en sommes pas encore là partout, mais l’heure approche...

Verra-t-on bientôt, des séjours de rêve, des montres de luxe, être brandis en guise de promesses d’un avenir professionnel radieux pour nos plombiers, nos égoutiers, nos poissonniers.

Un scénario pas totalement improbable et puisque la mode est maintenant au bling bling...


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18 réactions à cet article    


  • MagicBuster 26 septembre 2007 11:22

    Il faut absolument aller voir le film L’INVITE au cinéma ... c’est dommage , je ne peux pas en dire plus....

    Bonne scéance.


    • Jacques 26 septembre 2007 13:17

      De nombreux secteurs vont connaitre une pénurie de talents ? Après 20 ans de dégradation progressive du marche de l’emploi, grosso-modo tous secteurs d’activité et tous pays confondus, j’ai quand même un très, très, énorme, gigantesque doute.


      • Yohan Yohan 26 septembre 2007 14:39

        C’est vrai qu’on peut être saisi d’un doute face à ce qu’on voit aujourd’hui. Mais, ce sont les études qui le disent (DARES,...) et certains secteurs (la plasturgie par exemple) tirent depuis longtemps la sonnette d’alarme. En revanche, il y aura forcément une inadéquation entre l’offre et la demande, encore plus grande que maintenant si les entreprises ne communiquent pas. Mais pour en revenir à l’une des questions sous-jacente : est-ce seulement de la com, ou pas ? et pourquoi une telle débauche de moyens, comme dans le secteur bancaire ? smiley


        • Jacques 26 septembre 2007 16:28

          Si il y réellement pénurie de talents, je pense que l’inadéquation entre l’offre et le demande ne sera plus un problème dans la grande majorité des cas de figure. Les employeurs vont former les gens sur le tas, c’est ce qui arrivait couramment pendant les 30 glorieuses. D’autant plus que beaucoup de jobs pour ne pas dire la plupart sont aujourd’hui exécutés par des gens surqualifiés.

          Mais même si l’horizon se dégage, le danger est que ces nouvelles opportunités soient rapidement absorbées par les immigrants.

          D’autre part, on a souvent vu les entreprises crier a la pénurie de main d’œuvre qualifiée, pour pouvoir gonfler le nombre de demandeurs d’emploi et faire baisser les salaires en conséquence : voir le phénomène green card dans l’IT aux us par exemple.


          • Brif 27 septembre 2007 09:49

            Tant que les gens auront (dans notre pays) autant envie de travailler, oui, nous sommes déjà en pénurie de main d’oeuvre. Ne confondons pas : « j’ai envie d’un travail » qui se traduit par : je prend le salaire, les avantages en natures, les 35 heures moins les temps de pauses... mais pas les difficultés et J’ai envie de me fatiguer pour obtenir un résultat et faire en sorte que l’entreprise qui m’a fait confiance gagne des sous pour (par exemple) payer mon salaire, celui de mon patron et rémunérer le capital qui a financer mon outil de travail quotidien. Voire Je me sens co-responsable de mon entreprise qui me fait vivre.

            Si les gens voulais vraiment travailler, ils accepteraient les contrats dits « précaires ». Je ne comprends pas pourquoi un patron qui a investi dans le recrutement puis dans la formation de ses équipes va licencier un salarié qui fait du résultat et qui ramène des sous dans la boite. Le CDI ne protège que les bons à rien.


            • farniente 29 septembre 2007 16:59

              AH ouais ?

              VOUS AVEZ FINI DE PRENDRE LES GENS POUR DES CONS ?

              Et le PILLAGE DE L’ARGENT PUBLIC avec LES PRIMES A L’EMBAUCHE et les AIDES A LA FORMATION, ça vous dit quelque chose ?

              C’est la course au pognon facile qui rend sourds les ULTRA-PRIVILEGIES de votre espèce ?

              Belle participation à la faillite claironnée sur les médias...


            • finael finael 1er octobre 2007 12:29

               smiley Qu’est-ce que cette propagande !

              Ingénieur systèmes et réseaux, formateur, créateur de sites web j’ai du accepter, passé 50 ans 4 CDD d’un an chacun d’affilée (même poste, même travail), au SMIC. Je fais 42 - 43h par semaine en journées continues. Je dois même accepter que le patron me « prête » comme un quelconque objet, à ses amis.

              J’ai appris par hasard que mes 2 derniers CDD avaient été passés en CAE (j’aurais démissionné ... mais je n’étais pas au courant !). Résultat, plus de prime de précarité !

               smiley

              Je coûte 430 euros/mois et en rapporte 11 000

              Les français sont manifestement des feignants !!!!

               smiley


            • titi 1er octobre 2007 14:50

              Je ne comprends pas bien.

              Un CDD est forcément un contrat écrit avec durée et motif du recours à ce type de contrat. Le CNE est également un contrat écrit sur lequel apparaissent certaines mentions très précises. Un CDD ne peut pas passer en CNE. Ce ne sont pas le même terme employé dans le contrat. Et le contrat est obligatoire (contrairement à un CDI) vous avez donc du forcément signer quelque chose.

              Concernant la précarité. Si votre 1er CDD à été suivi d’une second alors vous avez droit cette primer pour le premier contrat. Si votre second CDD est suivi d’un CNE là pas de prime pour le second CDD. Mais le CNE donne droit également à une prime (8% au lieu de 10% il est vrai).

              Vous écrivez : « 430 euros/mois ». Je suppose qu’il s’agit d’une erreur, ou bien merci de me détailler le calcul.

              Cordialement


            • finael finael 2 octobre 2007 12:51

              @ titi

              D’abord je ne suis pas passé en CNE mais en CAE (Contrat d’Accompagnement dans l’Emploi). C’est un contrat passé entre l’Etat et l’employeur que je n’ai pas à signer - renseignez vous.

              Bien que j’aie en ma possession l’intégralité de mes contrats de travail et de mes fiches de paie, j’ai découvert la semaine dernière que j’avais « démissionné » de mon CDD - c’est une déclaration faite par l’employeur aux ASSEDICS dont je n’avais pas été averti.

              Dans un CAE l’état prend en charge 81% de mon salaire et des charges la 1ère année et 69% la 2ème.

              Et dans un CAE les primes de précarité n’existent pas.

              Les déclarations de mon employeur sont en contradiction avec mes contrats de travail.

              Qui plus est l’employeur a modifié, sur mes fiches de paye, la convention collective dont je dépends depuis mars dernier. Il m’a passé, sans m’en prévenir bien entendu, de la SYNTEC (je suis informaticien) à la Convention nationale collective du sport qui n’a de convention nationale que le nom : vous ne la trouverez pas sur « légifrance » par exemple.

              Le terme de CAE n’existe dans aucun de mes contrats, établis au nom de deux associations « différentes », mais au même poste, pour le même travail, sans interruption depuis mars 2004.

              Je sais, j’ai des droits, en particulier celui de perdre mon travail si je me rebelle, et comme mon employeur est juge prud’hommal et a ce qu’on appelle ici « des relations haut placées », vous imaginez les conséquences ! smiley


            • titi 3 octobre 2007 08:14

              @Finael

              Merci pour ces précisions. Mais (bon je suis tatillon) comment pouvez vous rapportez 11000 euros / mois alors que ce type de contrat est réservé au secteur non marchand ?

              Il y a encore quelques points qui me paraissent étranges mais... Mais je pense que vous avez tord de faire le dos rond. Vous n’avez pas eu à signer de CAE certe. Mais vous ne pouvez avoir démissionné d’un CDD sans courrier recommandé que votre employeur sera bien en mal de produire. Le CDD est un contrat très contaignant en terme de formalisme. Si vous aviez déjà commencé vos CDDs avant le passage en CAE vous devez avoir les doubles de contrats.

              Je sais que c’est un peu cher, mais vous devriez prendre les conseils d’un avocat.

              Question subsidiaire : quelle est votre formation ? quelle expérience avez vous ? dans quelle région êtes vous ? J’ai du mal a penser que vous ne puissier trouver mieux ailleurs.


            • finael finael 3 octobre 2007 19:00

              @titi

              Je travaille effectivement officiellement pour des associations, lesquelles sont groupées en holding avec des entreprises (de l’art de contourner les lois) !

              J’ai bien entendu mes contrats de travail et mes feuilles de paie. Mais je vois que vous ne connaissez pas grand chose au fonctionnement de la « justice » : Pour le juge (qui comme par hasard connait bien la partie adverse), les preuves n’en sont plus et les affirmations de son ami en sont. J’ai déjà donné en la matière merci !

              Je suis BAC + 2, j’ai 27 ans d’expérience et je (sur)vis à proximité de Perpignan, ville mafieuse s’il en est. Ce n’est pas par choix que j’y suis venu.

              Et passé 50 ans (j’en ai 56) je suis classé dans les « inemployables ».


            • orsi 1er octobre 2007 18:04

              Dans un système d’offres et de demandes, pour avoir les meilleurs salariés, le mieux serait de les payer plus (ou d’en employer plus, pour qu’il est chacun moins de charge), plutot que de faire des frais somptuaires au stade de France.Je vois pas quel interêt de stresser les employés au maximum et de leur payer en même temps massages,services de pressing, crèche, espace de relaxation, coaching perso.... Mieux vaudrait éviter la cause du stress, le manque de temps,ou de les faire vivre sous la menace d’un licenciement à venir, d’être entre deux retructurations. Les entreprises qui garderont leurs salariés seront celles qui donneront des CDI de longs termes. D’ailleurs, d’après les enquêtes, une majeure partie de la population ne souhaite-elle pas pour eux ou leurs enfants, de devenir fonctionnaire...


              • farniente 1er octobre 2007 20:23

                NON MAIS ON REVE !!!!!!!!!

                Titi est en train d’expliquer à un ingénieur comment il doit se laisser plumer en fermant sa gueule.

                Bientôt un ingénieur qui coûte 430 euros à sa boite et lui en rapporte 11 000 aura tort d’exposer ces faits.

                C’est si dur que ça à entendre la misère des autres qui vous engraisse ?

                On s’en fout des CD... comme ci ou comme ça : payer un ingénieur au smic et se gaver de privilèges sur son dos, en toute légalité, c’est déjà assez inacceptable comme ça !

                Ne rajoutez pas du cynisme à l’intolérable.

                Et vous comptez que la société qui engraisse ces nantis de chefs d’entreprise à coups de subventions pillées sur l’argent public tienne encore longtemps ?

                La caste de privilégiés responsables de la faillite de l’Etat est en train de tuer ce qui la nourrit.


              • titi 1er octobre 2007 22:09

                @farniente

                Je pense que vous n’avez pas bien compris ma démarche. Mon idée était plutot de rappeler les droits de finael.

                On ne peut pas écrire que l’on perd sa prime de précarité après 4 CDD parce que c’est faux. La prime de précarité n’est perdue que si le CDD est suivi d’un CDI. Si vous avez un CDD suivi d’un CDD puis d’un CDI vous ne perdez pas votre prime du premier CDD. Seulement celle du second. Egalement dire qu’un CDD a été transformé en CNE, je ne vois pas comment en droit celà est possible. Il est des clauses et des mentions juridiques très précises pour chacun des contrats. On ne peut pas transformé un CDD en CNE sauf à faire un faux.

                Et celà l’employeur de finael le sait. Si finael conteste celà il obtiendra gain de cause immédiatement car la position de son employeur ne sera pas tenable.

                Ensuite une emploi qui « coute » 480 euros/mois, à mon sens, celà n’existe pas. Mais vu que je ne prétends pas avoir la science infuse, il faut m’expliquer comment arriver à ces 480 euros. Et vu comme je vois comme vous perdez votre calme en lisant celà, je pense qu’il est en effet important de bien être précis dans ce qu’on écrit. Savoir de quoi l’on parle, donner des chiffres justes, et connaitre ses droits c’est un minimum avant de s’enerver et de brasser du vent.

                Sachez également : 11000 euros mois celà fait 647 euros/j (1 mois <=> 17 jour facturés). C’est plus élevé que le prix d’un chef de projet informatique dans une grande banque Parisienne.

                Si donc ces chiffres sont avérés, finael n’aura aucun mal à trouver un autre job : le possibilité de généré 11000 de chiffre mensuel sur un seul profil fera saliver n’importe quel tenancier de SSII.

                Pour finir : « On s’en fout des CD... » C’est bien pour celà que vous vous trouverez toujours du coté des gens plumés... Renseignez vous, et alors vous serez armés.


              • farniente 1er octobre 2007 23:30

                Payer au SMIC un ingénieur sous quelque forme de contrat que ce soit, c’est se foutre de la gueule de nos cerveaux.

                Et des autres aussi, qui constatent que les places sont réservées à la caste des privilégiés.

                Et user de cynisme contre toute forme de contestation tranquille à ce sujet est indécent.

                Tenter de maitriser l’indignation justifiée est déplacé.

                La législation visant à normaliser cette exploitation est établie par et pour la caste des privilégiés.

                Hors des valeurs démocratiques et républicaines.


                • titi 3 octobre 2007 09:19

                  Là je ne suis pas d’accord.

                  Si je prends l’exemple du Syntec... Le syntec qui réunit des entreprises employant principalement des techniciens et des ingénieurs. La convention collective du Syntec fixe les salaires minima en fonction de l’échelon et du coefficient que l’on retrouve sur chaque bulletin de salaire. Sur cette base, il est possible d’employé un personne avec le statut ETAM (non cadre) avec un salaire de 1319 euros brut (et même moins car ce tarif n’est appliquable qu’au 01/01/2008).

                  Or qui fixe ces salaires mimima ? Les privilégiés dont vous parlez ? Mais non !! Qui trouve-t-on parmi les signataires de l’avenant à la convention permettant celà ? On trouve :CGT, CFDT, CFTC, FO.

                  Conclusion : qui ne fait pas son job aujourd’hui ? A mon avis pas le législateur...

                  Plus généralement.. Le fait d’avoir briller pendant un temps donné, n’accorde plus aucun privilège pour le reste de sa vie. Le dernier baton de Maréchal a été donné il y a 60 ans... Ce n’est pas parce que vous avez brillé dans vos études, que le monde du travail vous est ouvert et que vous allez vous reposez sur vos acquis toutes votre vie. Ce n’est pas parce que vous êtes un brillant étudiant dans une école d’ingénierie, que vous serez un brillant ingénieur... Lorsque je vois vos premières réactions épidermiques sur un malentendu, je me dis que vous n’avez pas votre place au sein d’une équipe : vous ne savez pas vous gérer. Peut être êtes vous brillament diplomé. Mais vous n’êtes pas « employable » en l’état. Mais tout s’apprend smiley

                  Les diplomes ne suffisent plus. Peut être parce qu’ils ne veulent rien dire. Tout le monde le sait sauf peut être les profs qui affirment le contraire à leurs élèves. Celà ne date pas d’aujourd’hui.. je suis ingénieur et j’ai débuté au smic il y a 10 ans.


                • finael finael 3 octobre 2007 18:48

                  Monsieur Titi

                  Vous vous permettez de juger des personnes dont vous ne savez rien.

                  Je ne considère pas comme un « privilège » d’être payé décemment et d’avoir un statut correspondant à mes fonctions écrites dans mon contrat de travail, à savoir : Réaliser, mettre en place, maintenir et améliorer le site ... et s’assurer du bon fonctionnement des systèmes et réseaux nécessaires. Expliquez moi comment cela peut cadrer avec la position ETAM 1.4 (J’étais I.C position 3.1 dans ma boite précédente).

                  Site - au passage - que 4 personnes (dont 2 issues d’écoles d’ingénieur) n’avaient pu assurer la réalisation après 6 ans de travail, alors que je l’ai mis en ligne 1 an 1/2 après mon arrivée.

                  A vous lire, je vous souhaite de vivre la même chose que moi et je verrais alors votre position.


                • titi 3 octobre 2007 20:03

                  @finael

                  Mon précédent message était adressé à farniente. Ce que je dénonce c’est bien que les salaires définis sur les grilles Syntec sont trop bas. Et ce n’est pas la faute du législateur la « caste des privilégiés », mais bien des partenaires sociaux.

                  Celà ne vous concerne plus puisque vous avez dit vous même que vous dépendiez maintenant de la convention du sport.

                  Je vois avec plaisir que vous avez encore une capacité de révolte. Mais votre expérience ce n’est pas avec moi qu’il faut la partagée. C’est avec un recruteur.

                  « Expliquez moi comment cela peut cadrer avec la position ETAM 1.4 » Sans vous offensez le rattachement au collège cadre au sens Syntec m’apparait comme une pure vanité. 1. Les sociétés info regorgent de cadres qui ne dépassent pas le plafond de la SS => le statut cadre ne leur apporte rien ou du moins pas grand chose. Par contre ils sont annualisés (donc sans horaires bien que l’Art L421 s’applique) et en cas de démissions ils sont coincés 3 mois. 2. Les fonctions de « cadre » dans l’informatique m’apparaissent bien secondaires par rapport à d’autres domaines comme l’industrie par exemple. 3. Quand on est cadre on « encadre ». Combien avez vous de subalternes ?

                  Donc franchement la position n’a pas beaucoup d’importance. Ce qui compte c’est le salaire et c’est tout. Tant que l’on est sous le plafond SS aucune raison d’être cadre.

                  « A vous lire, je vous souhaite de vivre la même chose que moi et je verrais alors votre position. » Bah alors vous ne m’avez pas bien lu car votre position je l’ai connue. Qui plus est, sans rentré dans le détail j’étais même dans une situation ou ne pouvais prétendre à aucune aide au logement ni à rien d’ailleurs. A Paris avec un SMIC sans APL c’était sport. Et contre celà il n’y a qu’un seule remède : changer de société.

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