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Accueil du site > Actualités > Economie > La véritable révolution économique est à venir

La véritable révolution économique est à venir

A moins de trois mois du premier tour de la présidentielle, les candidats s’activent. Le temps pour Bayrou de poursuivre son tour de France, pour Ségolène celui du monde. Sarkozy, lui, estime qu’il est l’heure. L’heure de dévoiler ce qui se cache derrière ses formules politico-médiatiques.

 

De la rupture en passant par la France qui gagne opposée à celle qui souffre qui réhabilita la rupture devenue entre temps tranquille pour finalement s’achever sur une note sans nul doute positive puisque tout devient possible, les conseillers en communication de Sarkozy (si ce n’est lui-même) nous en auront fait voir de toutes les couleurs.
Qu’importe, puisqu’est venu le temps du concret ! Du moins dans les propositions. Ce qui, pour un homme qui se revendique d’action, n’est qu’une simple formalité ; on ne peut en mettre en cause la sincérité car Sarkozy l’affirme : « Je dis ce que je pense et je pense ce que je dis. »

Ses premières propositions en tant que candidat officiel seront d’ordre économique. Passant en revue la fiscalité, l’entreprise et la dette, Sarkozy nous livre, là, le socle de son programme économique. Un programme qu’il qualifie (on ne rompt pas si vite avec ses habitudes) de véritable révolution économique. Voyons ce qui se cache derrière cette alléchante formule et comparons les solutions apportées avec celles de ses concurrents directs. Etant donné qu’à l’heure où j’écris cet article, Ségolène et le PS n’ont pas clarifié leur position sur la question, et que le programme de Le Pen ne peut être considéré comme économiquement sérieux, je prendrai comme seuls points de comparaison les propositions formulées par Bayrou. C’est peu, mais ce n’est déjà pas mal. Sachons que toutes les propositions de candidats énoncées ci-dessous sont valables pour l’instant présent, mais leur maintien tel quel au cours du temps n’est pas certifié. Cela dépendra de l’évolution des propositions des candidats.

Ayant déjà trop traîné dans mon introduction, je n’irai plus par quatre chemins.

Pour moi, la véritable révolution économique souhaitée par Sarkozy annonce avant tout un inévitable naufrage social. Explications !

Quelle valeur donner au travail ?

La proposition de Sarkozy qui me choque le plus porte sur la manière dont il veut assouplir les 35 heures, je le cite : « J’estime qu’on a payé son dû à la Sécurité sociale quand on a payé les cotisations pour la durée moyenne de travail. Je propose donc que les entreprises ne payent pas de cotisations sur les heures supplémentaires - ce sera une incitation à l’entreprise à en donner - et que le salarié ne paie pas d’impôt sur le revenu supplémentaire qu’il perçoit. » [1]

Alors au début, je me suis dis naïvement : C’est vrai que les charges sociales sont trop lourdes pour les entreprises, sa solution est peut-être la bonne. Puis après un temps de réflexion, le constat m’est apparu sans appel.

Comment peut-on accepter l’idée que les employeurs ne payent plus de cotisations au-delà des 35 heures et que le salarié ne soit pas imposé sur ses heures supplémentaires ? En effet, par une telle mesure, les retombées du capital travail s’en retrouveront amoindries pour l’Etat. Alors Sarkozy se justifie : « [...] l’Etat y trouvera son compte car lorsque les salariés ont plus de pouvoir d’achat, ils consomment davantage et les recettes de TVA augmentent. » Je doute que les recettes perdues d’un côté se compensent de l’autre, mais n’étant pas un économiste chevronné, je laisse à Sarkozy le bénéfice d’un raisonnement qui dans la forme se tient. Sarkozy démontre alors par un exemple concret le bien-fondé de sa proposition : « Songez qu’un salarié rémunéré au Smic qui fera quatre heures supplémentaires par semaine augmentera son revenu de près de deu mille euros par an. C’est un double bonus. » Soit. Seulement, après une deuxième vague de réflexion, je conclus que Sarkozy a tout faux...

Double bonus, dit-il ? Moi, j’y vois davantage un double effet pervers contre la société. En effet, hormis le fait que l’Etat se verra amputé d’une partie de ses recettes fiscales (alors qu’il en a cruellement besoin), l’application de cette proposition freinera inévitablement l’embauche. Admettre cela, ce n’est que preuve de bon sens. Démonstration !

Sachant que Sarkozy propose de majorer de 25% le revenu salarié dans la tranche des heures supplémentaires pour toutes les entreprises :

Une heure réglementaire sur une base de 100 :
Rapporterait 100 au salarié, rapporterait 100 à l’Etat, coûterait 200 à l’entreprise

Une heure supplémentaire avec la proposition de Sarkozy sur une base de 100 :
Rapporterait 125 au salarié, rapporterait 0 à l’Etat, coûterait 125 à l’entreprise

Il apparaît alors que le coût du travail est séparé en deux tranches très distinctes, ce qui a pour conséquence de déréguler le marché du travail car l’une des variables changeantes concerne directement l’employeur. Il est évident qu’une entreprise aura tout intérêt à privilégier une politique qui poussera ses employés à effectuer des heures supplémentaires plutôt qu’une politique d’embauche, puisque le taux horaire de ces dernières est moindre que celui des heures réglementaires. En revanche, l’Etat sera perdant alors que le salarié qui souhaitera arrondir ses fins de mois sera gagnant et n’aura donc aucune raison de broncher.
En bref, c’est tout bénéf. pour l’entreprise et le salarié, mais cet arrangement employeur/employé se fait contre la société, et plus particulièrement contre l’Etat et les personnes à la recherche d’un emploi. Voilà le double effet pervers de cette proposition. A partir d’une certaine zone, l’Etat n’a plus pied tandis que les chômeurs sont asphyxiés sous l’œil complice du tandem employeur/employé.

Mais que faire, alors ? Le problème des 35 heures est-il insoluble ?
Bayrou semble démontrer le contraire.

Lui aussi veut assouplir les 35 heures, mais différemment. Il propose que les heures supplémentaires soient majorées de 35% [2] (plus que ce que propose Sarkozy !). La véritable différence avec la proposition de Sarkozy est que l’exonération des charges portera seulement sur la différence du coût horaire supplémentaire par rapport au coût horaire normal. Comparaison !

Une heure supplémentaire avec la proposition de Sarkozy sur une base de 100 :
Rapporterait 125 au salarié, rapporterait 0 à l’Etat, coûterait 125 à l’entreprise

Une heure supplémentaire avec la proposition de Bayrou sur une base de 100 :
Rapporterait 135 au salarié, rapporterait 65 à l’Etat, coûterait 200 à l’entreprise

Ainsi, le marché du travail n’est absolument pas dérégulé car l’entreprise paie la même chose. Le salarié qui voudra travailler plus pour gagner plus le pourra. Quant à l’Etat, il y perdra un peu par rapport à la législation actuelle mais s’en sortira convenablement puisque Bayrou ne propose pas que le revenu supplémentaire du salarié soit exonéré.

Comment donc dynamiser le marché du travail ?

La principale mesure contestable dans la révolution made in Sarkozy est donc le statut qu’il accorde aux heures supplémentaires. Un statut qui freine l’embauche. Quelles sont alors en contrepartie ses mesures pour favoriser l’embauche ? Le taux de chômage est déjà suffisamment élevé pour qu’il soit urgent de s’en préoccuper.

La seule mesure allant dans ce sens est la réforme de l’ISF. Voilà ce qu’il propose : « J’entends donc donner à ceux qui paient l’ISF la possibilité de déduire de cet impôt, par exemple jusqu’à 50 000 euros, à condition de l’investir dans les PME. Je veux que tous ceux qui ont des projets puissent les financer et pas seulement dans la high tech ou dans Internet. ».
Je qualifierais cette proposition de bonne intention, mais elle ne sera pas suivie de l’effet souhaité. Déjà, il faut savoir que l’ISF touche seulement 300 000 citoyens pour un montant des recettes totales s’élevant à un peu plus de trois milliards d’euros (même pas 1% des recettes totales).
Très franchement, je ne sais pas exactement quelles sont proportionnellement les situations de ceux qui y sont assujettis, mais j’imagine que parmi eux, il y a des entrepreneurs qui ont déjà réussi, de modestes propriétaires ayant hérité d’un patrimoine immobilier de grande valeur, des fortunes familiales, etc. Bref, pas forcément des gens qui ont le temps, l’envie ou la nécessité d’investir dans une PME, et certainement très peu qui ont une réelle idée de projet. De plus, les transferts de fonds publics en fonds privés ne sont possibles que par une certaine synergie, absente dans le cas présent.

De son côté, Bayrou propose une réelle politique de fond pour redynamiser l’embauche. Une politique pro-entreprise avec un fort soutien aux PME qui représentent 90% de l’emploi en France et ça ne passera par l’ISF puisque lui propose d’en faire un impôt à base élargie (par exemple, en incluant les œuvres d’art, qui actuellement ne sont même pas comptabilisées dans l’ISF !!!) mais à taux léger (de l’ordre de 1 pour 1000 !). Ajoutez à cela la suppression de toutes les niches fiscales (ce que ne propose pas Sarkozy alors que beaucoup s’en servent pour passer au travers de cet impôt). D’après les calculs de l’UDF, le montant imposable serait de 3 000 milliards et rapporterait donc 3 milliards [3] soit la même somme qu’actuellement.
Alors comment Bayrou compte-t-il booster l’emploi ? [4]

-Par simplification pour les PME des tâches administratives qui occasionnent une perte de temps considérable.
-Par la possibilité pour toutes les entreprises de créer deux nouveaux emplois sans charges pour une période de trois ans quel que soit le poste pourvu. C’est donc davantage une mesure pour relancer rapidement le marché de l’emploi.
-En réservant à ces PME des parts dans les marchés publics (de l’ordre de 20%) qui, en France, sont monopolisés par les grandes entreprises.

Voici des réformes tantôt de fond, tantôt immédiates, dont la pertinence semble réelle. Mais ce n’est pas tout, l’autre thème d’importance pour nos entreprises reste la question du prélèvement des charges. Pourquoi ? Parce que les produits importés en France depuis l’Asie (par exemple) ne sont pas soumis aux mêmes contraintes financières. C’est pourquoi Bayrou propose de mener une réflexion sur la possibilité de déplacer ces charges sur d’autres sources de revenus.

Quatre pistes sont à l’étude :

-Mise en place d’une taxe sociale (comme va le faire l’Allemagne)
-Augmentation de la CSG
-Pratique d’un très faible prélèvement sur les flux de capitaux
-Mise en place d’une TVA qui vaudrait aussi pour les produits importés (comme au Danemark et prochainement en Allemagne)

On peut évidemment imaginer une combinaison pondérée de plusieurs de ces pistes.

Il apparaît alors que le programme de Sarkozy serait dans l’incapacité de compenser la carence que générerait son assouplissement des 35 heures, alors que Bayrou, non content de ne pas déréguler le travail, mettrait en place une sorte de "Small Business Act" à la française pour relancer l’activité.

Et la dette de l’Etat, dans tout ça ?

Le plan Sarkozy semble donc bien maigre. Seulement, la pilule serait plus facile à avaler si le sujet de la dette était mieux traité ; mais ce n’est pas le cas. Que propose-t-il pour réduire le déficit ? Rien, si ce n’est supprimer certains dispositifs. Tailler dans la formation professionnelle rapporterait 23 milliards d’euros. Pourquoi pas ? Il est vrai, l’inefficacité de cette mesure est avérée. Cependant, il sera nécessaire de continuer à porter des efforts sur la valorisation des compétences pour répondre aux besoins spécifiques des entreprises. Il ne s’agit donc pas de supprimer mais de réorienter une partie de ces ressources. Combien cela coûtera-t-il ? Plus ou moins que l’actuel dispositif ? Je n’en sais rien mais une chose est sûre, il n’y aura pas de possibilité de faire de grosses économies en procédant de la sorte.

Avant d’ajuster tel ou tel paramètre, il s’avère nécessaire de refonder la structure par laquelle ces paramètres agissent. Sarkozy semble l’ignorer, Bayrou l’a bien compris. Voici les propositions [5] [6] formulées par ce dernier pour y remédier :

-Un Etat exemplaire avec la réduction de 20% du budget de l’Elysée et la réduction du nombre ministères (quinze ministères au maximum)
-Une meilleure gestion des ressources, notamment par la réorganisation complète de la hiérarchie administrative territoriale, qui n’a cessé de se complexifier au fil du temps. La principale réforme sera la fusion des administrations départementales et régionales (ce qui ne plaira pas à tous les élus) pour qu’il n’y ait pas plusieurs donneurs d’ordre sur un même territoire.
-Un parlement vraiment indépendant qui aura le pouvoir de demander des comptes à l’exécutif sur la bonne utilisation des ressources allouées.
-L’inscription dans la constitution de l’interdiction pour le gouvernement de proposer un budget en déficit de fonctionnement.
-De plus, Bayrou veut limiter le cercle d’action de l’Etat aux tâches essentielles. Ainsi pour pallier ce qui pourrait manquer, il donnera plus de pouvoir aux associations, avec le souci d’un apport qualitatif.

Une révolution fait toujours des dégâts

Dynamique d’embauche et restructuration du fonctionnement de l’Etat, voilà deux critères non ou mal traités par Sarkozy, ce qui me pousse à dire que sa révolution sera avant tout un naufrage. Je laisserai toutefois à Sarkozy le bénéfice de formuler d’autres propositions au cours de la campagne, mais à l’heure actuelle, ses propositions ne me semblent pas pertinentes, et pis, elles apparaissent comme dangereuses pour la cohésion de la société.

De plus, je ferai remarquer que la formule qui sert de base à l’argumentaire de Sarkozy est fausse. Ce que veulent réellement les Français n’est pas de travailler plus pour gagner plus. En réalité, certains veulent juste gagner plus et d’autres juste travailler.

Comme quoi, il y a plus d’une formule choc à mesurer, et des révolutions douces desquelles il faut se méfier...


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40 réactions à cet article    


  • ZEN zen 25 janvier 2007 11:46

    @ L’auteur

    On a compris que vous étiez bayrouiste. Ce n’est pas un reproche.Je me demande sérieusement si je ne vais pas voter pour lui au premier tour...Mais cette phrase me laisse songeur, car elle pourrait être d’Alternatives libérales :

    « De plus, Bayrou veut limiter le cercle d’action de l’Etat aux tâches les plus essentielles. Ainsi pour pallier à ce qui pourrait manquer, il donnera plus de pouvoir aux associations avec le souci d’un apport qualitatif. »


    • Marsupilami Marsupilami 25 janvier 2007 12:57

      @ Zen

      Ah bon toi aussi, Bayrou au premier tour ?

      Bayrou est un libéral au sens philosophique du terme. Un libéral modéré, pas un ultralibéral déchaîné comme Sarkozy. Il faut prendre acte que l’ère du tout-Etat est finie pour un sacré bout de temps. Il faut donc sauver ce qui peut l’être des services collectifs publics tout en s’adaptant à la nouvelle logique économique en déléguant certains services à la sphère privée (entreprises ou associations). Bayrou ne dit pas autre chose et ça ne me choque pas.

      En tout cas excellent article.


    • ... (---.---.63.226) 25 janvier 2007 12:58

      Effectivement cette phrase pourrait être interprétée comme très libérale avec une logique d’état régalien mais je ne suis pas sûr que cela soit réellement le fond.

      Il me semble que la phrase prononcée par Bayrou est (en substance) « une volonté de réduire l’état là où il est trop présent et l’augmenter là où il ne l’est pas assez ». Dans le fond cette phrase peut être interprétée de bien des manières. L’une très libérale, l’autre centrée plus sur une meilleure gestion des priorités de l’état. Cela dit pour en juger il faudrait encore avoir le détail des fameux points sur lesquels l’état est « trop présent ».

      Si je ne me trompe pas, les deux points présentés par Bayrou sur lesquels l’état n’est pas assez engagé sont l’éducation et la recherche. Je suppose qu’il y en a d’autres et j’aimerais savoir ceux qui vont suivre en régime. En effet il est plus facile de dire là où on va mettre plus de moyens que de dire là où on va faire des coupes...

      Affaire à suivre donc je pense


    • Chaizaporteur (---.---.214.196) 25 janvier 2007 13:43

      Oui, Bayrou au premier tour, et rien au second si le cité n’y est pas.

      L’alternative du diable, en quelque sorte.

      Sinon, vous en voyez un autre, de pas trop malhonnête et conscient que la France n’est aujourd’hui qu’un tout petit pays ?


    • Justin Themiddle Justin Themiddle 25 janvier 2007 17:49

      Bayrou a effectivement dit cela. Cependant sa vision ne se résume pas à cette seule phrase. Ce qu’il veut dire est que le temps « du tout Etat » est révolu ce qui ne signifie pas que l’Etat doit être sacrifié au profit du « tout privé ». Comme cela a été fait remarquer, il a clairement affirmé que l’Etat doit se concentrer sur les tâches essentielles et le couple éducation/formation en fait partie pour Bayrou (c’est même sa priorité). Le problème étant que l’Etat français est actuellement ruiné mais quand ses finances auront été redressées son champs d’action sera à rediscuter. A noter, que Bayrou est bien le seul à s’être opposé à la privatisation des autoroutes (car elles commençaient tout juste à devenir rentables) donc je pense que sa vision consistant à doser la force publique et privé en fonction de la situation est une bonne chose.


    • (---.---.185.253) 25 janvier 2007 12:43

      Au fond, Bayrou et Sarkozy vont donc dans la meme direction : celle de permettre et meme d’inciter a travailler 40heures par semaine. Quel est la position de Segolene la dessus ?


      • De passage (---.---.176.42) 25 janvier 2007 13:01

        Mais qui travaillent encore réellement 35 h ?


        • David972 (---.---.16.182) 25 janvier 2007 13:18

          Voilà un article très bayrouiste. Quel est son programme économique ? Pour l’instant on ne le connaît pas.

          De plus, il faut bien comprendre que le tissu économique français est avant tout fait de PME et que les Grande entreprises ne représentent que très peu en réalité. Or, Srakozy dit que ses mesures sont avant tout destinées aux PME françaises qui emploient une grande majorité de salariés français. Or, vu le tabac que Sarkozy a fait au Congrès de la CGPME, on peut dire que les mesures Sarkozy les séduisent.

          Je suis de gauche mais j’aime les patrons des PME qui sont très souvent d’honnêtes gens. Ces patrons participent massivement à l’économie française puisque ce sont généralement leurs entreprises qui gagne la sous-traitance des grandes entreprises, qui inventent des trucs...

          Je ne suis pas gauchiste, je ne critique pas seulement pour critiquer.

          J’essaie d’analyser les situations et d’émettre un jugement le plus objectif possible. Le moins que l’on puisse dire c’est que le PS et Bayrou sont mal placés pour critiquer !


          • gem gem 25 janvier 2007 13:57

            Mon pauvre ami, vous comptez comme un ... socialiste. Vous oubliez l’essentiel : la circulation du fric et la TVA qui pompe à chaque tour !!!

            Hier, sur france culture il y avait un très interressant rappel historique sur la « retraite de vieux » et la naissance de la fameuse vignette automobile. Les gens qui ont participer ont tout bien expliqué, bien clairement et tout, objectivement, le pourquoi, le comment, et le pourquoi du comment. Les commentateurs ont commenté. Tout cela à pris une heure. L’essentiel tenait pourtant une phrase, qui n’a attiré aucun commentaire, pas un seul, alors que c’était la principale :

            LA VIGNETTE A FAIT BAISSER LES RECETTES FISCALES DE L’ETAT.

            pour une raison bien simple : les gens ont acheter moins d’auto, moins chère, les constructeurs ont fabriquer moins d’autos, ils ont moins embaucher, etc.

            Trop d’impôt tue l’impôt. Inversement, les baisses récentes des barêmes fiscaux n’ont absolument pas réduit le volume des impôts.

            Je ne sais pas si Sarkosy a raison, et en fait personne ne le sait à l’avance. Je sais par contre que son idée est digne d’être tentée

            PS : je ne sais pas qui a choisi la photo du malfaiteur (tortionnaire et assassin tellement infréquentable que même Castro l’a envoyer se faire buter ailleurs) qui illustre l’article (?), mais je vois mal le rapport avec le sujet, et je trouve ça assez déplaisant pour l’article.


            • Justin Themiddle Justin Themiddle 25 janvier 2007 17:56

              La photo du Che j’aurais souhaitée qu’elle soit en présentation. C’est juste une touche ironique pour dire « une révolution ne s’annonce pas, elle se fait » ce qui renvoie à la dernière phrase « il y a plus d’une formule choc à mesurer ». Mais j’aurais tout aussi bien pu mettre une image de la révolution française.


            • (---.---.162.15) 25 janvier 2007 15:14

              Plus de travail pour ceux qui ont du travail, c’est marginaliser encore davantage ceux qui n’ont pas de travail ou ont un travail précaire. C’est du bon sens, mais beaucoup l’ont perdu.

              N’oublions que celui qui a augmenté les heures supplémentaires, Raffarin, a aussi augmenté le chômage. Et l’article à travers quelques chiffrages le montre aussi.

              Am.


              • (---.---.229.236) 25 janvier 2007 15:20

                « Plus de travail pour ceux qui ont du travail, c’est marginaliser encore davantage ceux qui n’ont pas de travail ou ont un travail précaire. C’est du bon sens, mais beaucoup l’ont perdu. »

                Aucun bon sens la dedans : les pays où l’on travail le plus sont ceux ou il y a le moins de chomage.


              • LaEr (---.---.126.214) 25 janvier 2007 16:27

                Comme d’habitude, tu racontes n’importe quoi :

                En faisant la moyenne de tous les emplois, à temps partiel et à temps plein, la semaine de travail est :
                - 36,3 h en France
                - 36,2 h en Italie
                - 35,1 h au Danemark
                - 33,8 h aux Etats-Unis
                - 33,6 h en Allemagne
                - 33,2 h en Espagne
                - 31,7 h en Grande-Bretagne
                - 30,1 h en Suède (36,1 h pour ceux « au travail » )
                - 29,2 h aux Pays-Bas

                Et pour les temps pleins : France=> 39 h et UK=>37,2 h


              • Gwendal JL (---.---.73.200) 26 janvier 2007 00:29

                Et là où il y a le plus de parapluie ouverts, c’est là où il pleut le plus. Qu’attendent les agriculteurs africains ?

                Plus sérieusement, quand il y a beaucoup à faire, on a besoin de tous les bras. On aurait beaucoup de boulot en France, si on acceptait de travailler 50 heures par semaine pour un demi smic !


              • Fred (---.---.155.75) 26 janvier 2007 10:28

                "Comme d’habitude, tu racontes n’importe quoi :

                En faisant la moyenne de tous les emplois, à temps partiel et à temps plein, la semaine de travail est :
                - 36,3 h en France
                - 36,2 h en Italie
                - 35,1 h au Danemark
                - 33,8 h aux Etats-Unis
                - 33,6 h en Allemagne
                - 33,2 h en Espagne
                - 31,7 h en Grande-Bretagne
                - 30,1 h en Suède (36,1 h pour ceux « au travail » )
                - 29,2 h aux Pays-Bas

                Et pour les temps pleins : France=> 39 h et UK=>37,2 h"

                Il y a deja eu une discussion sur ce sujet, ces chiffres ne tiennent pas compte des vacances et autres absences. Effectivement, le temps de travail n’est pas aussi bas en France que beaucoup de gens aimeraient nous le faire croire mais vos chiffres sont aussi faux.


              • Lionel (---.---.30.99) 26 janvier 2007 14:32

                Exact. Le dossier se trouve ici

                http://travail-chomage.site.voila.fr/emploi/duree_travail.htm

                Pour une durée légale du travail de 35 heures par semaine en France, la durée effective moyenne est de 39 heures pour les emplois à temps plein et de 36,3 heures pour l’ensemble des emplois (temps plein et temps partiel). Par comparaison, ces durées sont inférieures en Grande-Bretagne : 37,2 heures pour les emplois à temps complet et 31,7 heures pour l’ensemble des emplois. Elles sont aussi inférieures aux Etats-Unis et dans plusieurs pays en Europe.

                D’ailleurs, voici ce que donne une petite vérification pour les USA :

                http://www.bls.gov/ces (vers le milieu, employment and earnigs, table B-2)

                Moyenne générale pour tout le privé : 33,8 heures de travail par semaine. Industrie 40,7 heures (15 % des emplois), autres secteurs : la moyenne varie de 36,5 heures à 25,7 heures.

                Pour la Grande-Bretagne, des explications plus précises sont données ici : http://travail-chomage.site.voila.fr/britan/32h.htm


              • Lionel (---.---.30.99) 26 janvier 2007 14:42

                En lisant l’article indiqué et en se reportant aux sources, on voit bien que le calcul est établi sur les mêmes bases pour tous les pays.

                Les durées indiquées tiennent donc compte de la même façon des congés payés, jours fériés, etc.

                Pour la Suède, il existe même deux chiffres, selon que les gens ont un emploi ou qu’ils sont réellement au travail. C’est le problème des longues maladies, plus sociales que médicales, pour avoir un taux d’activité plus élevé (de façon toute artificielle) et donc un taux de chômage officiel plus faible.


              • Fred (---.---.155.75) 29 janvier 2007 14:30

                Non les chiffres cites ne tiennent pas compte des jours feries et autres absences. Les chiffres cites pour la France sont issus d’enquete Acemo (donne comme reference dans le lien) qui ne prend pas en compte les conges et les absences.

                Lire en bas de la page dans le cadre bleu.

                http://www.industrie.gouv.fr/observat/bilans/bord/cpci2004/cpci2004_f32.pdf


              • Breizhmaine (---.---.97.72) 25 janvier 2007 15:43

                Article intéressant. Ce qui importe le plus en ce moment en matière d’emploi est de favoriser l’emploi dans les toutes petites entreprises. C’est ce que propose François Bayrou avec deux emplois avec de faibles charges(10% je crois). Ceci permettra a de nombreuses entreprises d’embaucher, ce qu’elles n’ont pu faire depuis logtemps !

                JF


                • achylus (---.---.193.53) 25 janvier 2007 15:43

                  Sur l’éxonération d’impôts sur les heures supplémentaires, vous dites : « l’application de cette proposition freinera inévitablement l’embauche ». Ca ressemble étrangement au même raisonnement auquel on a eu droit pour les 35h mais à l’envers. Hors, on a bien vu le résultat : baisser le temps de travail ne crée pas d’emplois, l’augmenter n’en supprimera donc pas. Les 35h l’ont prouvé, il y a très peu de cas de figure en entreprise où enlever 4h de travail à 9 personnes permet d’employer une personne de plus.

                  De toutes manières, par « heures supplémentaires », on parle de temps supplémentaire de travail dans certaines périodes ponctuelles où l’activité de son entreprise le nécessite, pas d’augmenter le temps de travail sur l’année.

                  Bref, comme dit Gem, vous raisonnez en socialiste.


                  • Justin Themiddle Justin Themiddle 25 janvier 2007 18:15

                    Vous n’avez pas compris où je voulais en venir.

                    Ici, il n’est pas question de savoir quel sera le temps moyen par salarié ni de savoir si un employeur va payer 100 ou 200 euros de charges bien que je soit conscient que trop de charges tue l’activité.

                    Le problème est que Sarkozy propose de créer deux formules horaires différenciées par le montant des charges à payer et ce n’est que faire preuve de bon sens que d’admettre que l’employeur en tiendra forcément compte.

                    Alors que Bayrou offre la même flexibilité sur le temps de travail sans pour autant créant cet écart.

                    Après, à chacun de juger si le danger de créer deux formules est réel ou non. Moi j’estime que oui surtout que l’écart est quand même de 75 euros de l’heure pour l’employeur. Pour moi, l’intention de Sarkozy est claire sinon pourquoi ne maintient-il pas un seul montant par le calcul d’une moyenne pondérée ?

                    Bayrou ne propose effectivement pas de baisser les charges dans un premier temps, lui ce qu’il fera pour les baisser c’est de les transférer sur d’autres sources. Ainsi on peut imaginer que ces transfères feront baisser les charges de 50 euros que se soit pour les heures réglementaires ou supplémentaires.


                  • achyllus (---.---.193.53) 26 janvier 2007 12:03

                    Je comprend bien mais la mesure de Bayrou ne plaira pas aux entreprises qui n’auront pas intérêt à proposer plus d’heures supplémentaires si elles leur coûtent cher, donc elle ne servira à rien, le taux d’heures supplémentaires travaillées en France restera équivalent à l’actuel. En tous cas, ne dites pas qu’avec la mesure de Sarkozy, les entreprises préfèreront utiliser les heures supplémentaires qu’embaucher parce qu’à part dans certains secteurs particuliers, le travail ne peut pas être partagé en ajoutant ou enlevant quelques heures à l’un pour les donner à un autre.


                  • Justin Themiddle Justin Themiddle 26 janvier 2007 13:17

                    Effectivement, mais le but pour Bayrou n’est pas de faire plaisir à l’entreprise au détriment des autres acteurs de l’économie. C’est pourquoi il propose des mesures qui pour moi répondent davantage à la problématique globale du ralentissement économique de notre société.

                    Je suis aussi d’accord avec vous sur le fait que ça ne sera pas par l’unique mesure de l’assouplissement des 35 heures vu par Sarkozy que l’embauche sera ralentie et c’est bien pour cela que j’analyse ses autres mesures. Or il apparaît qu’aucune autre mesure ne semble pouvoir compenser la déficience (qui est tout de même réelle) amenée par son assouplissement.

                    Encore une fois, je suis tout à fait d’accord pour dire que les conséquences ne se mesureront pas par l’effet d’une mesure isolée mais par la cohérence de l’ensemble de toutes les mesures mises en place, c’est pourquoi je laisse le crédit aux candidats de faire d’autres propositions.


                  • (---.---.160.77) 25 janvier 2007 16:17

                    En attendant,il faudrait créer 2 millions d’emploi,en France,pour le moins...pas demain,la veille !!!!!!! à moins d’une restructuration compléte de la société,et encore.... En vérité,trop de demandes et pas assez d’offres... Tout le monde y va de sa « chansonnette ».... Je ferai simplement remarquer,que cela dure depuis 25 ans..... Alors,soit nous sommes dirigés par vraiment des « incapables »,ou comme je le disais plus haut,trop de demandes et pas assez d’offres... Donc,pour être élu,il faut ratisser « large » et contenter ceux qui ont le moins à perdre...il reste, malgré tout encore,la majorité des français..... Sarkosy,passera,parce qu’il sait,contenter ce que les français,cités plus hauts,veulent entendre.... Ensuite,évidemment,les promesses n’engagent etc !!!!! Alors,rendez-vous dans 5 ans et l’on continuera la discussion...... Fatalisme,quand tu nous tiens !!!!!


                    • gem gem 25 janvier 2007 20:01

                      Beaucoup plus que deux millions ! Faut penser aussi à tous les RMIstes, les « seniors » dispensés de recherches, etc.

                      Total : au moins cinq, certains ( http://www.lenjeu2007.fr/ ) disent même sept !

                      Sur cette base, partout où il y trois a travailleurs, il faudrait qu’il y en ait quatre ! (des gens qui travaillent vraiment, pas des parasites qui occupent des emplois inutiles ).

                      Je n’ai jamais compris comment on a pu inventer cette conneries des 35 h. Les 32 heures sur 4 jours (comme Pierre Larrouturou le défendait en 2002), je peux comprendre, parce que là on peut vraiment embaucher quelqu’un à un vrai mi-temps pour compléter la semaine et créer une vraie valeur ajoutée, donc de la richesse pour financer tout ça. mais 35 heures sur 5 jours ???


                    • Justin Themiddle Justin Themiddle 25 janvier 2007 20:35

                      Vous voyez la chose sous un angle trop mathématique.

                      La somme des heures non effectuées ne s’accumule pas dans une réserve virtuelle dans laquelle on irait piocher par paquet de 35 heures pour créer de nouveaux postes. Les emplois se créent par besoin dans un système donné (structure, organisation, activité de l’entreprise ect...) mais libre à chaque employeur de faire évoluer ce système pour faire évoluer les besoins. Le tout étant soumis à un champs de contrainte sur lequel le politique peut influer.

                      « Le travail ne se divise pas, il se multiplie » dixit Bayrou.


                    • Gwendal JL (---.---.73.200) 26 janvier 2007 00:33

                      « Le travail ne se divise pas, il se multiplie » dixit Bayrou.

                      Les profits, pareil !


                    • mcm (---.---.121.69) 26 janvier 2007 02:43

                      Hé ben cette révolution c’est pas le pérou ! Vous croyez vraiment que les mesurettes citées relanceront l’économie Française ?

                      Moi quand je fais le bilan de tout ça il y a quand même des choses qui m’étonnent un exemple :

                      « Par la possibilité pour toutes les entreprises de créer deux nouveaux emplois sans charges pour une période de trois ans »

                      Pas très clair, créer 2 emplois exonérés de charges pendant 3 ans ? Bizarre pour un candidat qui prétend décomplexifier la gestion ! Pourquoi ne pas baisser globalement les charges pour les PMI PME comme le propose le programme de Le Pen ?

                      Puis après ces baisses de pression fiscales, le programme bayrou nous propose des hausses de pression fiscale :

                      1) Mise en place d’une taxe sociale.

                      2) Augmentation de la CSG

                      Bref on reprend d’une main ce qu’on donne de l’autre, ça serait pas plus simple de le faire en un seul impot comme le propose le programme fn ? Pourquoi ces mesurettes de pacotille contradictoires et complexes comme on en fait chez l’umps depuis 30 ans ?

                      Pour le reste tout les grands axes suivants sont des plagiats directs du programme fn :

                      1) Taxation des oeuvres d’art le programme du fn propose en plus la non taxation de la résidence principale.

                      2) Protections des douanes par TVA sur produits importés.

                      2) Pratique d’un très faible prélèvement sur les flux de capitaux.

                      4) Dégraissement des frais de l’état.

                      Alors monsieur bayrou un révolutionnaire ? Non plutôt un type qui relooke des propositions faites depuis 30 ans par le fn, en oubliant de citer celles qui fachent : le controle des flux migratoires et la dénatalité qui menace la retraite.

                      Pourtant le problèmes sociaux d’emplois sous payés et de chomage sont très liés à l’apport massif de main d’oeuvre bon marché, mais monsieur Bayrou préfère ignorer ces débats sensibles.

                      En 2002 l’outsider alternatif du renouveau était chevènement présenté comme 3ème candidat au sondages, en 2007 c’est Bayrou, on veut donc nous refaire la farce ? C’est quoi cette révolution qui sent à plein nez la naphtaline umps ?


                      • dionysos (---.---.232.178) 26 janvier 2007 09:32

                        l’obligation de presenter un budget en equilibre inscrite dans la Constitution est aussi tirée du programme FN


                      • arturh (---.---.119.98) 26 janvier 2007 10:40

                        L’auteur écrit : « Comment peut-on accepter l’idée que les employeurs ne payent plus de cotisations au-delà des 35 heures et que le salarié ne soit pas imposé sur ses heures supplémentaires ? ».

                        C’est complètement idiot. Il faut comprendre que c’est l’Etat qui fait payer les cotisations, mais il fait payer l’employeur comme l’employé, même si c’est l’employeur qui est chargé par l’Etat de garantir ce paiement.


                        • pygen (---.---.19.206) 26 janvier 2007 11:26

                          Article non objectif, en effet vous presentez bayrou comme lre seul a avoir un programme economique fiable en dehors de l ump et du ps. JE PENSE COMME BEAUCOUP QUE Bayrou est un candidat très intéressant et qu’il va rallier de plus en plus de monde par son courage politique et sa droiture, car c’est un homme inègre à n’en nul douter. Par contre le programme économique de la LCR pour ne citer qu’eux est un programme pensé et travailler, réaliste et permettant la mise au point d’une politique anti libérale croissante, je n’ai pas le temps de le développer ; mais il faut s’occupper de tous les partis interessants et pas seulement du vôtre, sinon ce n’est pas plus révélateur que le sfrançais qui identifient l’UDF à ses députés qui viennent de rallier Sarkozy.


                          • Justin Themiddle Justin Themiddle 26 janvier 2007 13:27

                            Pour info, je n’ai jamais voté pour l’UDF mais je ne vous cache qu’à ces élections ça risque fort d’être le cas.

                            Ensuite, comme je l’ai précisé en début d’article j’étais parti avec l’intention de comparer les propositions de Sarkozy avec celles de tous les candidats directs. J’entends par là, tous ceux qui pour moi ont une chance d’arriver au second tour. J’ai ensuite expliqué pourquoi je ne parlerais pas des propositions de Ségolène et de Le Pen. J’admets que mon jugement pour Le Pen est subjectif en revanche ce n’est pas le cas pour Ségolène. J’aurais avec plaisir inclus l’extrême gauche mais cette dernière est tellement dispersée (5 candidats quand même !) que j’ai considéré donc qu’aucun d’entre eux n’est un candidat direct de Sarkozy. Il ne restait donc que Bayrou...


                          • (---.---.140.77) 26 janvier 2007 17:43

                            à l’auteur,

                            Le débat sur : travailler plus = gagner plus est caduque... En effet,depuis quand le salarié d’une entreprise peut demander à son patron : à partir de demain je fais des heures sups pour gagner davantage.... Cherchez l’erreur !!! Le salarié n’a aucun pouvoir dans une entreprise.


                            • Karl (---.---.36.207) 26 janvier 2007 19:03

                              Sarko est démagogue. Lorsqu’il dit (cf dans « A vous de juger » France 2) qu’il faut travailler plus pour combler la baisse du pouvoir d’achat, il oublie de dire que l’inflation est un effet « normal » dans une économie libérale. Si l’on suit son raisonnement « travailler plus pour gagner plus », cela signifie aussi que l’inflation potentielle augmente puisque sur un marché de type libéral, la loi de l’offre et de la demande doit aboutir à un prix d’équilibre. Or, si l’on gagne d’avantage, nul doute que les prix vont augmenter encore plus vite. En cela, s’ouvre un cercle sans fin, dans lequel il faut toujours travailler plus pour gagner plus afin de conserver son pouvoir d’achat ! Conclusion, en France la productivité par salarié est t-elle que ce ne sont pas les salariés qui sont les vrais bénéficaires des efforts de leurs travaux mais les personnes et les entreprises pour lesquelles elles travaillent ! Avec ce type de raisonnement, l’argent reste à l’argent et une augmentation de salaire demeure de la poudre aux yeux !

                              a+


                              • Dan86 (---.---.69.150) 28 janvier 2007 16:55

                                Comme beaucoup l’on dit il parait évident que vous êtes un fervant supporter de Bayrou. Ce n’est en soit pas grave mis à part le fait que vous en perdez toute objectivité.

                                Vous semblez oublier que Sarkozy a proposé de ne remplacer qu’1 fonctionnaire qui part à la retraite sur 2. Il a aussi proposé de créer (visiblement comme Bayrou) une fiscalité sur les produits importés provenant de pays qui pratiquent le dumping social ou alors de taxer ceux qui polluent plutôt que le travail, de limiter le nombre de ministère à 15... Il est étonnant que cela vous ait échapper. Vous savez, les programmes économiques et socials de Bayrou et de Sarkozy sont sensiblement les mêmes. Ils sont une alliance de libéralisme économique et de protection sociale pour les « accidents de la vie ».

                                Les critiques asserbes de Bayrou sur Sarkozy ne sont qu’une stratégie qui risque malheureusement pour vous de montrer rapidement ses limites.


                                • (---.---.218.155) 29 janvier 2007 19:16

                                  C’est volontairement que je ne n’ai pas abordé toutes les propositions des candidats. Je les ai sélectionné en fonction de leur pertinence en vue d’une étude comparative. De plus, je me suis appuyé sur l’interview de Sarkozy et les propositions de Bayrou formulée sur son site. Or dans cette dernière, Sarkozy ne parle pas de fiscalité sur les produits importés et il n’évoque pas non plus une équipe ministérielle réduite. C’est pourquoi, vous faites bien de rappeler ces propositions. En revanche, concernant le non remplacement de la moitié des fonctionnaires je pense que c’est une règle qui s’applique déjà à l’heure actuelle. De plus j’aurais très bien pu parler du bouclier fiscal qui ne servira pas à grand monde ou encore de l’exonération à 95% sur les droits de successions.

                                  Quoiqu’il en soit, ce que je trouve vraiment critiquable et dangereux dans le plan de Sarkozy c’est la défiscalisation totale des heures supplémentaires.


                                • Justin Themiddle 29 janvier 2007 19:29

                                  Le précédent commentaire est de moi smiley


                                • IEE (---.---.224.130) 29 janvier 2007 12:59

                                  Ah oui !? Je suis immigré, je bosse dans un PME, mon patron me dit que c’est à moi de choisir les heures sups, d’aller en congé ou de bosser, etc. J’aimerais travailler plus pour gagner plus, pas pour payer plus d’impôts.


                                  • IEE (---.---.224.130) 29 janvier 2007 13:03

                                    Mon commentaire est mal placé, c’était un reply pour le post du IP x35.140.77


                                  • nicovanco (---.---.233.61) 30 janvier 2007 00:38

                                    ,l’enjeu esr macroeconomique ; il se situe sur le plan monètaire, au niveau des déséquilibres de changes usd,eur,yen et surtout yuan chinois. Les banques centrales respectives ne maintiendont pas artificiellement les distortions inférentes aux PIB respectif tant qu’un equilibre fiscal compensatoire(àl’import) ne sera pas trouvé.Est-ce le cout du travail qui correspond au cours fort de notre euro ? les américains ont inventé la dilution par l’endettement(volatilité du cours et monnaie de singe jusqu’ou laisser la mondialisation briser l’Europe fiscale

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