Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > La vérité ultime sur la crise de 2008 due aux chauffards de la (...)

La vérité ultime sur la crise de 2008 due aux chauffards de la finance

La situation économique n’est pas uniquement une crise financière. C’est aussi une crise de l’information. Les citoyens ne sont pas informés de ce qui se passe réellement. Les économistes ont quelques avis, mais divergent. Le dispositif politique gérant les émotions et les affects se superpose en créant de la confusion, tentant de rassurer les épargnants, les travailleurs, les consommateurs, non sans quelques belles hypocrisies. Comme les parachutes dorés, bannis, alors que quand le système fonctionnait sans secousse, des patrons pouvaient en bénéficier, y compris dans le cadre de mauvais résultats. Les politiques étaient tolérants. Plus maintenant. Tout d’un coup, la classe politique serait devenue morale, comme par un tour de magie. A moins que ce moralisme ne soit qu’un instrument pour calmer les gens et diriger la société.

Nous savons au moins une chose, c’est que tout ce que nous savons n’est pas fiable, pas sûr, avec un taux de crédibilité largement sous les 100 %. Analyser séparément les mécanismes, les instruments, les dispositifs, ne permet pas de comprendre le sens de toute cette affaire bien complexe. Désigner des coupables, prendre des sanctions, réguler avec l’argent du contribuable, cela peut passer pour juste ou, à défaut, judicieux, mais si le système est vicié, dans le sens d’un vice d’organisation, mais aussi de comportement humain, alors le système va poursuivre sa course et faire des dégâts sociaux. D’ailleurs, il en faisait déjà avec par exemple la précarité, la loi Hartz en Allemagne, la fragilité de dizaines de millions d’Européens. Personne n’y trouvait à redire. Parce que les affaires des élites continuaient, que la croissance était positive, que les classes moyennes n’étaient pas touchées. Mais, maintenant, si on devait paraphraser le paquet fiscal, on évoquerait le paquet de crises. Le pouvoir d’achat et maintenant la sécurité de l’épargne. Tout y est. Sans compter la récession, le chômage. Le cœur social est touché par le cyclone financier et les autorités réagissent.

Face à l’impuissance cognitive, une douce méditation se propose. Une réflexion sur le sens de l’économie, de l’existence. Le capitalisme, outil pouvant servir le progrès matériel pour tous, ne fonctionne plus correctement. Les maîtres de la mécréance accusent le capitalisme alors que ce n’est qu’un instrument au service des hommes et conduit par les hommes. Quand une voiture part dans le ravin, faut-il accuser la voiture ou le chauffard ? Ce sera le point de départ de l’allégorie.

Il est question de conduite. Les gens disposent de véhicules. La circulation fait des milliers de morts. Dans les années 1970, avec un parc bien inférieur à ce que nous connaissons, il y avait 15 000 morts sur les routes. Et même un record à 17 000 en 1973 (si ma mémoire est bonne). A ce moment, des mesures de limitation de vitesse ont été prises. Ce phénomène concerne également le Québec. En 1973, 2 200 décès sur les routes, seulement 600 en 2007. En France, nous sommes passés sous le seuil des 5 000, mais c’est encore beaucoup. On ne peut rien y faire. C’est inhérent au système. Juste réglementer, avec des panneaux, des règles, des gendarmes. Le monde de l’automobile est tel que le plaisir de conduire vite et la nécessité aussi font que 5 000 morts sont le prix à payer, sans compter les handicapés à vie, les blessés. Personne ne penserait à limiter la vitesse à 50 km/h. Ainsi se présente le mode de vie occidental et mondial.

Le fonctionnement de l’économie ressemble un peu à celui de l’automobile. Surtout dans le monde de la finance où les opérateurs sont un peu à l’image de ces chauffards de la route qui prennent le maximum de risque pour le plaisir de la vitesse. Ici, c’est pour l’ivresse du profit. Les financiers ont voulu engranger du profit plus vite que ne le permet l’économie réelle. D’où le krach, le carambolage. Dans une certaine mesure, les Fangio de la finance ont embarqué dans leur véhicule des passagers, les uns de plein gré, prêts à parier pour gagner, les autres un peu floués ; on ne leur a pas tout dit, ils ont placé leurs économies dans un véhicule financier sans savoir que ses conducteurs fous allaient verser dans le fossé. Quand ce n’est pas le ravin. Autrement dit la faillite. Mais les pompiers de l’Etat ont décidé de venir en aide aux particuliers accidentés de la finance, voire aux conducteurs de ces mêmes véhicules. Pendant ce temps, le Samu social récupère les suicidés de l’économie réelle, les exclus du système.

Le principe ayant conduit au krach actuel est assez simple, aussi limpide que celui de la circulation automobile. On peut limiter les dégâts routiers et prévenir, plutôt que de sauver les dégâts corporels et psychiques. Le système de la finance a pour l’instant préféré foncer, en espérant, non sans raison, d’être sauvés par la mutualisation étatique et l’armée du salut qui récupère les pauvres. Les accidentés de la route ont aussi droit à la Sécurité sociale. On ne fait pas payer au chauffard le coût de son méfait. Prix en charge par l’assurance. La seule chose que peut faire le système, c’est sanctionner par le tribunal le chauffard dont la mauvaise conduite a été établie. Feu rouge grillé, alcoolémie, conduite à risque, etc. Ce qui a un effet dissuasif, mais restreint. Pour limiter les accidents, il existe aussi un Code de la route, des panneaux routiers, des règles, des gendarmes, des sanctions.

Et pour la finance ? Eh bien disons que ces règles sont assez souples. Et que les autorités ont laissé faire les affaires à haute vitesse de profit. Maintenant, les Etats interviennent. Pour piloter les structures financières plantées dans le fossé, non sans avoir débarqué le pilote. Remplacé par un pilote ayant toutes les garanties de confiance auprès des autorités politiques. Voilà où nous en sommes. Avec les pompiers essayant d’atténuer l’incendie. Tout va se remettre.

Dans ce contexte, la distinction entre régulation et réglementation mérite une réflexion. Réguler, comme un régulateur de vitesse, ou un moniteur d’auto-école avec les doubles commandes, c’est un peu le credo de la social-démocratie. Mais qui peut dire que les régulateurs étatiques sont plus crédibles, plus fiables et mieux formés à la conduite de la finance ? L’exemple du Crédit lyonnais, avec ses gestionnaires publics, prouve le contraire. Les intentions des sociaux-démocrates me paraissent douteuses. N’ont-ils pas quelques velléités de faire de gestion sans assumer les risques du privé ? A l’opposé, les tenants du libéralisme strict et de la dérégulation ont eu le vent en poupe, mais ne la ramènent plus trop par les temps qui courent. Ils ont voulu piloter en hommes de confiance, mais ne méritent plus la confiance. Ils ont voulu déréglementer, un peu comme si on abolissait les limitations de vitesse ; ils ont joué les Senna des circuits financiers. On a vu le résultat. La solution la plus raisonnable, ce serait de réglementer la finance. On évoque un super gendarme de la finance à New York, sous l’égide de la Fed. C’est une piste à suivre. Si on veut une économie saine, comme une conduite automobile sûre, on se doit de limiter les risques et d’édicter un code de conduite de la finance. Ce qui ne va pas sans susciter quelques réticences ; comme pour la voiture, dès qu’on limite la vitesse. Et c’est bien là le choix de société. Faire une économie plus sûre en imposant un code de conduite des affaires financières. Quitte à perdre un peu de croissance, mais en allant plus sûrement, sans ces crises induites par l’ivresse de la conduite, tolérée par les Etats et même encouragée, avec le carburant des épargnants entraîné dans cette conduite à risque dont on voit maintenant le résultat.

Mais la nature humaine prendra sans doute le dessus. C’est si bon de conduire vite, de prendre des risques. On peut douter que le monde de la finance ait décidé d’abdiquer. C’est comme après un accident de moto. On se calme, et puis un ou deux ans plus tard, on reprend ses vieux réflexes. On peut penser que la finance fera de même quand cet épisode sera oublié. A moins que la société n’engage un véritable débat de société sur ces questions et sur la manière de conduire l’économie. Telle est l’opportunité offerte par cette crise, une opportunité qui sera ou ne sera pas prise. Amen !


Moyenne des avis sur cet article :  4.07/5   (121 votes)




Réagissez à l'article

118 réactions à cet article    


  • Bernard Dugué Bernard Dugué 8 octobre 2008 10:54

    Dépêche de dernière minute

    Le CAC 40 vient d’être suspendu à 10h27, sur le site Challenge, la dernière cotation date de 10 heures, avec 8 points de chute. Les raisons, un afflux d’ordre trop important sur le marché. C’est une suspension technique, le calcul ne pouvant être fait. Un quart d’heure plus tard, reprise de la cotation des cours. Remonté de l’indice, seulement 6 points de chute. (Les Russes ont suspendu une de leur cotation, pour une semaine. Le Nikkei a plongé de presque 10 points, comme à Vienne. C’est un carambolage généralisé. L’occasion de méditer sur la conduite des affaires économiques et financières.)


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 8 octobre 2008 14:03

      Cher Sudiste, il est bien précisé dans le billet que c’est une allégorie, avec quelques symboles. Et vous ne verrez jamais d’accident à la Bourse, sauf au cas improbable où Jean Sarkozy débarquerait en pleine séance avec son scooter

      Ouais, un peu comme dans la Bible, que vous devriez éviter de lire, parce qu’il n’y a pas d’arche et que vous pouvez toujours attendre la chevauchée des sept cavaliers de l’Apocalypse. Vous allez être déçu


    • marignan155 8 octobre 2008 21:31

      un petit détail

      les cavaliers de l’Apocalypse sont à quatre (et non sept) Les quatre cavaliers sont traditionnellement nommés Guerre, Famine, Pestilence, et Mort

      par contre il y a sept trompettes...

      Rappel : à l’époque où le texte a été rédigé il n’y avait pas la finance, et peut-être va-t-elle disparaître d’ici l’Apocalypse


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 8 octobre 2008 10:55

      Dépêche de dernière minute

      Le CAC 40 vient d’être suspendu à 10h27, sur le site Challenge, la dernière cotation date de 10 heures, avec 8 points de chute. Les raisons, un afflux d’ordre trop important sur le marché. C’est une suspension technique, le calcul ne pouvant être fait. Un quart d’heure plus tard, reprise de la cotation des cours. Remonté de l’indice, seulement 6 points de chute. (Les Russes ont suspendu une de leur cotation, pour une semaine. Le Nikkei a plongé de presque 10 points, comme à Vienne. C’est un carambolage généralisé. L’occasion de méditer sur la conduite des affaires économiques et financières.)

      Annexe. En allégorie automobile, les précaires licenciés sont à l’image de gens fauchés par des chauffards. Une entreprise prospère qui fait faillite, c’est une colonie de vacance fauchée par un bus. Certain automobiliste conduisent vite en état d’ivresse. Certain traders parient vite sous l’emprise de la coke. Aujourd’hui, suspension des cotations un instant, les compteurs se sont affolés. Les conducteurs sont fébriles. Le trafic se poursuit. Les patrons financiers qui vont des excès et brûlent les feux de la réglementation financière ne sont jamais sanctionnés, pas de PV, mais des primes. Ce sera plus contrôlé maintenant.


      • morice morice 8 octobre 2008 11:11

         1929 ?


        • Atavus 8 octobre 2008 11:31

          Momo,abus signalé.

          Arrête de troller sur les articles des autres


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 8 octobre 2008 11:32

          En 1929, en Ford T


        • Forest Ent Forest Ent 8 octobre 2008 11:37

          Parler de 1929, c’est un complot des banques. smiley smiley


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 8 octobre 2008 11:41

          1929, plutôt une annonce politique pour faire payer le contribuable.

          2008, c’est une dose de 1987, plus un peu de Japon 1990, plus un décalage trop fort entre la finance et l’économie réelle, et un zeste de 1929 pour pimenter le cocktail


        • lowlow007 lowlow007 8 octobre 2008 12:01

          exact 1929 a été parfaitement orchestré...


        • Forest Ent Forest Ent 8 octobre 2008 12:03

          Ca évolue, ça évolue ...

          Allons, disons-le clairement : nous venons de voir un tiers des 50 plus grandes banques mondiales disparaitre et une quantité de monnaie équivalent déjà à plus de 10% du PIB mondial disparaitre. C’était quand la dernière fois ?


        • JL JL 8 octobre 2008 12:33


          @ Lowlow007 qui écrit : ""exact 1929 a été parfaitement orchestré...""

          Dans cette excellente vidéo "L’argent dette" on lit ceci :
           

          "Quiconque contrôle la quantité d’argent dans ce pays est maître absolu de toute l’industrie et de tout le commerce … Et si vous savez que le système tout entier est facilement contrôlable, d’une façon ou d’une autre, par quelques hommes tout puissants, pas besoin de vous expliquer quelle est l’origine des périodes d’inflation et de dépression." (James A. Garfield, ancien pdt des USA, mort assassiné).

          A lire là :  L’argent-dette)

           

          On lit ou entend également ceci :

          "Le système moderne de l’argent dette est né en Angleterre il y a un peu plus de 300 ans en 1694, quand la première Banque d’Angleterre a été créée par une charte royale lui autorisant des prêts fractionnels de dépôts d’or au ratio de 2 pour 1. L’histoire des USA depuis la révolution de 1776 a été en grande partie une lutte épique pour se libérer du contrôle des banques mondiales dominées par les Rothschild. Cette lutte a finalement été perdue quand le président Woodrow Wilson a signé en 1913 la loi de la Réserve fédérale donnant le pouvoir de créer l’argent américain à un cartel de banques internationales

          "Je suis un homme très malheureux. J’ai ruiné mon pays sans le vouloir. Une grande nation industrialisée est contrôlée par son système de crédit. Notre système de crédit est concentré. La croissance de notre nation et toutes nos activités sont donc entre les mains de quelques hommes. Nous sommes devenus l’un des gouvernements les plus mal gérés, l’un des plus dominés et les plus contrôlés du monde civilisé. Ce n’est plus un gouvernement de libre opinion, ni un gvt de conviction avec vote d la majorité, mais un gvt d’opinion et de contrainte par un petit groupe d’hommes dominants." (Woodrow Wilson, ancien pdt des USA).

           


        • Forest Ent Forest Ent 8 octobre 2008 12:48

          Il ne faut pas trop pousser le truc. Que la structure d’institutions ait favorisé les crises de 1929 et 2007 est évident. Mais il est par contre faux que quelqu’un les ait souhaitées et organisées. Ca n’arrange personne. C’est plus la logique du système qui s’est exprimée.

          "La logique du piège est plus forte que celle du chasseur".


        • Philou017 Philou017 8 octobre 2008 13:02

          Mais si , Forest Ent , tout ceci a été voulu et organisé. Comment croire que les magnats qui dirigent la finance soient aveugles à ce point ? Cette crise a été voulue pour qu’une "élite" s’approprie le reste de l’économie mondiale. Ils ont amassé des réserves en or pour cela. Bientôt la monnaie ne vaudra plus rien.
          Ils en ont déjà acquis une partie avec le libéralisme qui leur a permis de s’approprier nombre d’entreprises, maintenant ils voudraient le reste.

          Les magnats étaient parfaitement au courant de ce qui se tramait. Nous, nous l’étions bien, alors pourquoi pas eux ?
          Warren Buffet bientôt secrétaire d’état au trésor ?
          Mais bien sur...


        • JL JL 8 octobre 2008 13:15

          Frédéric Lordon était invité au journal de la Rédaction de FQ ce midi.

          Parmi les solution alternatives, il a évoqué celle qui aurait consisté pour le gvt US à cautionner les ménages insolvables 700 mds, sans compter le coût de la corruption, auraient largement suffi. Par le fait, il n’y aurait eu aucune créance pourrie.

          De sorte qu’il es tpermi de penser, vu à qui profite le "crime", que les instigateurs et les profiteurs sont bien les mêmes.

          @ Forest, avez-vous visionné cette vidéo que j’ai signalée ?


        • Philou017 Philou017 8 octobre 2008 13:34

          JL : bien d’accord. Pourquoi les gouvts ne font pas ce qu’il faut alors qu’ils sont tres bien informés ? (voir les nationalisations des banques qu’on annonce une fois que c’est terminé).

          Ils pourraient suivre Roubini ( contreinfo.info/article.php3 ) ou mieux : déconnecter l’économie réelle de la sphere financiere.
          Mais non, ils essaient d’étancher le systeme.... avant de se retrouver en faillite ?

          Ceci dit les gouvernements ne sont pas directement responsables, mais plutôt ceux qui les inspirent....


        • Forest Ent Forest Ent 8 octobre 2008 13:47

          @ JL

          Désolé. smiley Je ne regarde pas les vidéos. Trop peu d’infos en trop de temps.

          @ Philou

          Comment croire que les magnats qui dirigent la finance soient aveugles à ce point ?

          En regardant l’histoire et en constatant que c’est toujours ainsi que ça finit. Comment croire qu’aient été aussi aveugles les patriciens romains ? Le tsar de Russie ? L’empire ottoman ? Austro-hongrois ? On s’aveugle très volontiers quand la raison s’oppose à votre confort personnel, et que l’on ne craint pas personnellement les conséquences.

          Je retiendrais plus la formulation suivante : cette crise ne gêne pas en premier lieu ces "magnats". Ils n’avaient donc pas de raison de s’en inquiéter. Une fois qu’elle a lieu, ils essayent d’en tirer profit, comme à l’accoutumée. Business as usual.


        • Forest Ent Forest Ent 8 octobre 2008 15:32

          Cet article m’a l’air assez faux. On ne peut pas "resolvabiliser les ménages" ainsi. Il leur manque non pas 0,7 mais 7 T$. Et pourquoi subventionner les gens les plus inconséquents ? De plus, l’immobilier n’est que le sommet de l’iceberg.

          Non, pas de miracle. Les US sont en faillite. La dette va disparaitre puis le dollar s’écrouler. Toute cette agitation est pour la galerie. Les dés étaient jetés depuis longtemps. Au moins 2 ou 3 ans.


        • Forest Ent Forest Ent 8 octobre 2008 16:04

          Le grand complot juif, ça manquait. smiley


        • Philou017 Philou017 8 octobre 2008 16:48

          Attaque sur l’antisémitisme assez pauvre Forest Ent. Laissez ce genre d’argument à BHL.

          Voilà des bonnes mesures, me semble-t-il :

          Le Royaume-Uni a présenté mercredi un plan complet de sauvetage des banques du pays, passant par une aide au financement et surtout par une proposition d’entrée au capital à hauteur de 50 milliards de livres au total, autant dire une nationalisation partielle.
          .......
          Le leader libéral démocrate Nick Clegg a estimé que "ce jour marque un changement radical dans la manière dont on voyait les banques" et qu’elles doivent désormais "servir l’intérêt public autant que leurs propres intérêts commerciaux".
          afp.google.com/article/ALeqM5gGwYYIRzlrXKgp9mrHYXRxu80R7Q

          L’annonce de la fin du libéralisme ? (au pays ou il est plus ou moins né...)

          En tous cas, une mesure radicale qui semble montrer l’importance du probleme.


        • Forest Ent Forest Ent 8 octobre 2008 17:12

          Comment ça, "attaque pauvre" ? Vous appellez ça comment :

          Henry Ford, Charles A. Lindbergh, Maurice Allais, Saint Louis
          (nb tous antisémites notoires)
          A moins qu’on ne cite des salauds : Rothschild Mayer Amschel et Nathan, ...

          L’avantage des crises, c’est qu’elles tombent les masques. On a eu la même chose dans les années 1930. Ca gênait beaucoup de gens d’admettre qu’ils s’étaient plantés et que les riches avaient tous pillé les pauvres. C’est si facile de trouver des coupables désignables.

          Désolé, mais la "solution" national-socialiste, on a déjà donné.


        • Philou017 Philou017 8 octobre 2008 17:46

          Faudrait savoir : complot juif ou anti-sémite ? Je répete : facile et déplacé.
          Lisez "Le mythe de la bonne guerre" de Jacques Pauwels. Vous verrez que nombre d’entreprises américaines, dont Ford, general Motors et bien d’autres ont soutenu le nazisme sans état d’ame, y compris pendant la guerre. Ce n’était pas par anti-semitisme, mais par parce que les dirigeants pensaient que le regime nazi était un bon regime. A méditer avant de rejeter la these du complot organisé. Certains financiers sont infiniment plus cyniques que vous ne le pensez.
          www.archivesolidaire.org/scripts/article.phtml
          www.michelcollon.info/bio_invites.php


        • Forest Ent Forest Ent 8 octobre 2008 17:53

          Henry Ford était un des créateurs du parti antisémite US. Bon, tournons pas autour. Exprimez clairement votre opinion. Je sens qu’on va pas être d’accord. smiley


        • Philou017 Philou017 8 octobre 2008 18:22

          Les gens qui construisent ces complots se fichent bien de l’anti-sémitisme ou de choses dans ce genre. Ce ne sont pour eux souvent que des moyens de manipiulation. Dans le même registre, on a eu l’anti-bolchevisme (le mechant bolchevique avec le couteau entre les dents).
          L’inclinaison de ces gens, c’est leur intérêt, point à la ligne.
          Les deux guerres mondiales ont été des guerres financieres. Les poilus sont morts à cause de l’affrontement des financiers franco-anglais contre les financiers allemands. Et uniquement pour cela.
          La deuxieme est un petit peu plus compliquée, mais ca revient globalement au même.
          La guerre en Irak releve du même mécanisme et du même cynisme.
          Les complots de ce genre, c’est toujours des complots contre les peuples, laissons de coté les rhetoriques racistes qui n’ont rien à voir avec le fond du probleme, même si elles sont bien pratiques pour mener des guerres (par ex, le sale ’boche’).


        • Forest Ent Forest Ent 8 octobre 2008 18:58

          Je reformule pour voir si j’ai bien compris : "il existe un groupe de gens puissants, race ou religion indifférente, qui pousse pour s’enrichir aux crises économiques et aux guerres." C’est bien ça ?

          Si c’est le cas, ça n’a effectivement rien de raciste. Mais je n’y souscris quand même pas.

          Vous connaissez mon point de vue : l’ensemble des classes aisées occidentales s’est laissé embarquer par intérêt personnel dans une bulle sans issue. Après, les guerres peuvent les arranger. Je pense que c’est en gros ce que disait Jaures.


        • JL JL 8 octobre 2008 19:43

          @ Forest Ent : ""On ne peut pas "resolvabiliser les ménages" ainsi. Il leur manque non pas 0,7 mais 7 T$.""

          Vous pourriez expliciter ?

          Que je sache, il avait été prévu que ces gens remboursent annuellement, disons 40 000 $ par an. Ils ne peuvent en rembourser que, disons la moitié. Ils sont combien ? 3 millions en comptant généreusement ?

          Cela fait si je compte bien, 60 mds US$ par an à payer pour eux. On est loin, très loin des 700 mds US$ ! smiley


        • JL JL 8 octobre 2008 19:45

          Ce qui me fait dire que cette crise est "fabriquée".


        • Philou017 Philou017 8 octobre 2008 19:56

          FE : c’est bien cela.

          Mr Soros est tres au fait de cette crise.
          des extraits du livre de Georges Soros paru en Septembre, (en avril aux EU, dont ecrit avant) :

          Nous sommes au cœur de la plus grave crise financière qui se soit produite depuis les années 1930. » Elle marque la fin de la suprématie du dollar, la fin du crédit facile, la fin du laisser-faire de ce qu’il appelle « le fondamentalisme de marché ».

          Les banques centrales doivent se préoccuper certes de l’offre de monnaie, mais en plus de l’offre de crédit et des bulles d’actifs. « En attendant qu’un nouvel ordre émerge, nous allons sans doute vivre une période de grande incertitude et de destruction de richesse financière.
          leblog-boursier.typepad.com/leblogboursier/2008/09/la-v%C3%A9rit%C3%A9-sur-la-crise-financi%C3%A8re-george-soros.html


          La dislocation du système financier est encore plus importante que je le pensais. Pour la première fois depuis les années 1930, il est au bord de la rupture

          www.levif.be/actualite/monde/72-58-23154/crise-financiere—le-pire-est-peut-etre-a-venir.html

          Les "magnats" étaient donc parfaitement au courant.
          Je rappelle que mr Soros, pourri parmi les pourris, qui critique assez vertement le libéralisme, a poussé celui-ci de façon tres abrupte a travers ses fondations ; notamment en pologne, Ukraine et Georgie par excemple. Ce qui ne l’empêche pas de critiquer les "exces" de celui-ci maintenant.
          Je rappelle que mr Soros est un des soutiens importants de Barrack Obama.

          A méditer aussi :
          "Contrairement aux récessions survenues après la Seconde Guerre mondiale, la Grande Dépression ne fut pas circonscrite par la politique gouvernementale ou corrigée par les mécanismes de marché de l’époque. Certes, tout comme aujourd’hui, les excès du capitalisme comme le surendettement, le surinvestissement, la spéculation effrénée furent montrés du doigt. Néanmoins, la raison ultime de la gravité extrême et de la persistance dans le temps de la crise de 1929 est imputable à la Réserve fédérale américaine qui a contribué à aggraver une récession - certes douloureuse - en catastrophe mondiale par sa politique de l’époque de tolérance de faillites bancaires et de réduction dramatique de la masse monétaire. Ainsi, entre 1929 et 1933, 2/5 des banques disparurent et la masse monétaire constituée des dépôts bancaires et des espèces en circulation déclinèrent de plus de 30 %, autant de facteurs qui - le moment venu - tuèrent dans l’œuf toute velléité de redémarrage économique !"
          www.agoravox.fr/article.php3

          Incompétence, incompétence....


        • Forest Ent Forest Ent 8 octobre 2008 20:39

          @ JL

          Je ne parlais pas de flux annuel mais d’encours total. La dette des ménages US doit approcher les 14 T$. Ils sont individuellement deux fois plus endettés que les français. A vue de nez, ils sont surendettés de 7T$, soit à 4% réel environ 300 milliards par an. Mais ce n’est que le sommet de l’iceberg. Derrière, il y a les entreprises et les financières.


        • Mr.K (generation-volée) Mr.K (generation-volée) 8 octobre 2008 20:57

          par Forest Ent (IP:xxx.x30.45.205) le 8 octobre 2008 à 12H48 							
          							

          															
          							
          								Il ne faut pas trop pousser le truc. Que la structure d’institutions ait favorisé les crises de 1929 et 2007 est évident. Mais il est par contre faux que quelqu’un les ait souhaitées et organisées. Ca n’arrange personne. C’est plus la logique du système qui s’est exprimée.



          Je suis etonné Forest.
          En quoi une crise pourrait etre utiles aux magnat tel les Morgans , les Rottchild , les Rokfeller et tout ceux qui siegent sur les trones de bildeberg (le magnat comploteur n’a pas de race si n’est le genes du profit) ????

          En 1907 et 1929 de nombreux organismes financier , des banques pour la plupart , firent faillite Je vous laisse devinez à qui cela profita. a ces magnats qui s’en sortir etrangement indemme voir renforcer dans leur secteur.
          Aujourd’hui je ne croit pas que cela soit une nouvelle fois pour obtenir plus de pouvoir , ils controlent deja tout car qui controle l’argent .....

          Beaucoup ici , se disent :
          "Oh mon dieu , un anarcho-complotiste nous fait ça parano !!!"

          Je souhaite que l’histoire vous donne raison mais je sais aujourd’hui une chose , des hommes d’etat , des journalistes , des haut fonctionnaires ont temoignés de ces choses "inimaginables" , de ces "complots" (1)
          tout au long de la folle histoire du XXeme siecle , il suffit juste de chercher un peu.


          (1)La definition exacte de Complot (Entreprise formée secrètement entre deux ou plusieurs personnes contre la sûreté de l’état ou contre quelqu’un.) ne convient peut etre pas , les decisions secretes c’est sur mais la volonté de nuire surement pas , le mal que ces decisions engendre ne sont que des dommages collateraux de leur soif de pouvoir et de profit.



        • Philou017 Philou017 8 octobre 2008 21:06

          Un tres bon article de septembre 2007 :

          Les banques US s’arc-boutent contre la montée de la tempête pendant que le dollar et le système de crédit chancellent
          Les investisseurs n’achètent plus de dettes obligataires garanties, de titres adossés à des créances hypothécaires, ou toute autre chose liés à l’immobilier. Personne ne les veut, que ce soit ou pas à haut risque. Cela signifie que les banques US subiront bientôt le même type de tempête économique que celle qui s’abat au Royaume-Uni en ce moment.

          Les requins de l’investissement qui ont créé les « financements structurés » savaient exactement ce qu’ils faisaient. Ils étaient en cheville avec les agences d’évaluation du crédit pour fourguer des billions de dollars d’obligations poubelles sur les fonds de pension des retraites, les fonds spéculatifs, les compagnies d’assurance et les géants financiers étrangers. C’est une escroquerie aux proportions épiques et elle n’aurait jamais eu lieu sur un marché suffisamment régulé.

          Avant qu’ils (le secteur financier) démolissent le marché entier dans sa chute en choquant Wall Street avec des pertes imprévues, je propose qu’ils écartent leurs avocats et leurs contacts des médias et se confessent. Ils doivent dire au monde la réalité de l’échec de leurs équipes dans les prêts à domicile et la titrisation des prêts ces quatre dernières années — et la vérité au sujet du papier empoisonné qu’ils ont évacué dans le système économique mondial, ou farci dans des entités hors bilan semblables à Enron — avant que les marchés les fassent passer à la planche. . . . Depuis les régulateurs du gouvernement et le Congrès ont reculé devant leur responsabilité d’administrer strictement par des règles forçant les institutions financières à détailler la création, la titrisation et la disposition du prêt à haut risque mal conçu…
          www.mondialisation.ca/index.php

          Voilà ce qu’est la crise d’aujourd’hui : une escroquerie soigneusement préparée.
          Et pas un accident de chauffard, dugué !!


        • Forest Ent Forest Ent 8 octobre 2008 21:52

          @ Mr K

          Malheureusement, nos points de vue différant sur les causes ne changent pas les conséquences. Voulue ou pas, cette crise va faire très mal. Mais ce que j’en attends de pire n’est pas économique : c’est la montée des "mauvais sentiments", xénophobie, racisme, conflits sociaux, etc ...


        • Olga Olga 8 octobre 2008 11:25

          Ouais, c’est pas bien grave tout ça...
          Le CAC40 peut très bien faire un "plus bas" à -10 en début de séance et finir en hausse à la clôture.
          Et puis si ça se casse vraiment la gueule (une fois de plus), il faudra bien se rendre à l’évidence que ce système est complètement aberrant.


          • ZEN ZEN 8 octobre 2008 11:42

            Le court-termisme , voilà l’ennemi  !

            On devrait leur retirer le permis à ces requins de la finance !



            • Triodus Triodus 8 octobre 2008 11:43

              Question de novice : Comment peut-on stopper le calcul de l’indice CAC à -8% et se retrouver comme par magie à -6.5% d’un coup d’un seul ?




              • Olga Olga 8 octobre 2008 11:50

                Triodus
                Réponse de novice : en suspendant le cours des entreprises qui sont le plus dans le rouge. L’indice repart sans les entreprises qui plombaient les cours. Finalement on passe du CAC40 au CAC37, pour limiter les dégats...
                Je précise que c’est une hypothèse de novice.


              • Triodus Triodus 8 octobre 2008 11:53

                Merci ! ..à quand le CAC 0 ?!


              • guest222 guest222 8 octobre 2008 12:02

                Il s’agit juste de l’interruption du calcul de la valeur du CAC 40, qui n’est qu’un indice constitué d’un panier de valeusr.

                Quand le calcul a repris, l’indice était remonté.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès