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Accueil du site > Actualités > Economie > Le Bilderberg, lobby le plus puissant du monde ?

Le Bilderberg, lobby le plus puissant du monde ?

Seriez- vous choqué si l’on vous disait qu’un groupe ayant pour membres des PDG des plus grandes multinationales du monde, comme David Rockefeller (fondateur de la Trilatérale, et administrateur de la banque JP Morgan entre autres), d’anciens chefs d’Etat et de gouvernement comme Bush Ier, Clinton, Thatcher, de hauts fonctionnaires comme James Wofensohn (ancien président de la Banque mondiale), Paul Wolfowitz (ex-directeur de la réserve fédérale américaine, ex-président de la Banque mondiale, ex-secrétaire de Bush à la Défense...), Richard Perle (une des éminences grises des néo-cons américains, grand promoteur de l’invasion de l’Irak) ou Henri Kissinger, prend des décisions qui, bien que secrètes, sont appliquées par les institutions internationales et les Etats ?

Le Bilderberg est un lobbie mis sur pied en 1954 aux Pays-Bas, à un moment clé de la construction européenne : juste après la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) en 1953, qui devait créer un marché ouvert pour le charbon et l’acier, on abandonne l’idée d’une Communauté européenne de défense (CED). 1954, c’est juste avant le traité de Rome qui renforce la « coopération » entre les Etats membres, et vise à créer un vaste marché commun dans lequel les marchandises circuleraient librement, tout cela chapeauté par une très démocratique Commission européenne.

En 1954, donc, le prince Bernhard des Pays-Bas, né allemand, ancien nazi et ancien membre des SS, et David Rockefeller, créent à l’hôtel Bilderberg une sorte de club privé, afin de discuter des grands enjeux économiques et stratégiques, et visant à terme une gouvernance mondiale avec l’OTAN comme commandement. Il réunit chaque année entre 100 et 150 participants, membres ou invités, qui débattent à huis clos d’un ordre du jour hautement stratégique.

En 2007, la réunion se tenait à Istanbul du 31 mai au 3 juin. Ce n’est pas un hasard, car les Etats-Unis poussent l’Europe à s’élargir toujours plus à l’Est, et maintenant à intégrer la Turquie. Parmi les Français, étaient présents le rédacteur en chef du Figaro, les PDG d’EADS, AXA, Lafarge, Bernard Kouchner, Jean-Claude Trichet (gouverneur de la BCE), Thierry de Montbrial (président de l’IFRI, un think tank français de politique internationale), mais aussi le ministre grec de l’Economie et des Finances, le Premier ministre des Pays-Bas, José Manuel Barroso, la reine Béatrix des Pays-Bas, Etienne Davignon (président du groupe de Bilderberg, président et fondateur de l’European Round Table, un lobbie des multinationales européennes auprès de la Commission, ex-vice-président de la Commission, membre de la Trilatérale, membre du directoire du Centre for European Policy Studies, ancien ministre belge des Affaires étrangères, président de l’Association pour l’union monétaire en Europe, premier président de l’Agence internationale de l’énergie, vice-président de Suez-Tractebel, administrateur de la banque Fortis, d’Accor, de Fiat, Suez, BASF, Solvay, entre autres...), le président de la FED à New York, le président du National Bureau of Economic Research, le PDG du Washington Post  ; Neelie Kroes (Commissaire européenne au marché intérieur et à la concurrence), Jaap de Hoop Scheffer (Secretaire général de l’OTAN), Richard N. Haass president du Council on Foreign Relations (CFR), le PDG de Royal Dutch Shell, le directeur de la banque Lazard, le ministre des finances italien, Richard N. Perle membre de l’American Enterprise Institute for Public Policy Research (think tank américain), David Rockefeller grand banquier, co-fondateur du groupe de Bilderberg, ex-président du Council on Foreign Relations (CFR), président et co-fondateur de la Commission Trilatérale, James D. Wolfensohn ex-président de la Banque mondiale, et des journalistes du Financial Times, de l’Economist, du Wall Street Journal ...

La liste des personnalités membres et invitées depuis 1954 est longue, mais concerne toujours les mêmes milieux. A ces réunions d’une durée de trois ou quatre jours, on retrouve le gratin politique national et international occidental, le gratin des multinationales, et des journalistes de tendance libérale. Une à deux semaines au plus tard après lesdites réunions, qui se déroulent dans le plus grand secret et protégées des journalistes, c’est le G8 qui s’ouvre un peu plus loin, attirant cette fois la plupart des médias de la planète. Aux réunions du Bilderberg, il n’y a pas de conférence de presse, pas de journalistes, et les invités ne peuvent pas prendre de notes... En 2003, la réunion du groupe Bilderberg s’est tenue à Versailles (la château a par ailleurs été fermé au public pendant une semaine) en même temps que le G8 qui se déroulait à Paris. C’est au G8 que sont concrétisées une partie des décisions prises par les Bilderbergers, dont certains sont présents également au G8.

On devient membre par cooptation, et il y a différents niveaux d’adhésion. Seuls la dizaine de membres du comité consultatif connaît l’ensemble de la stratégie du groupe, et ses orientations. La plupart des membres ne connaissent qu’une petite partie des visées du groupe. Certaines décisions du groupe sont aujourd’hui connues : en 1999 les débats ont porté sur la globalisation et l’établissement d’organes supranationaux pour régir l’économie de la planète ; en 2000 il s’agissait d’effacer les identités nationales en Europe, en 2001 cela portait sur les projets militaires américains et l’élargissement de l’OTAN ; en 2005 on y a parlé de gouvernance mondiale, du renforcement de l’OTAN, de l’élargissement de l’Europe, de la création d’une taxe mondiale sur le pétrole, prélevée par l’ONU et payée par l’ensemble des citoyens, ainsi que de l’importance d’empêcher l’Iran de devenir la puissance du Moyen-Orient. Cette année, on a parlé du problème de l’énergie, de l’Iran, de l’entrée rapide de la Turquie dans l’Europe...

Les membres du groupe Bilderberg sont souvent également connectés avec d’autres groupes de pression, comme la fameuse Trilatérale, qui a défrayé la chronique dans les années 70, le Concil on Foreign Relations (CFR), ou encore la Round Table. La Trilatérale est créée en 1973, l’année où l’OPEP augmente le prix du pétrole de 400 %, et juste après la crise monétaire qui a amené la fin du système de Bretton Woods (parité des monnaies par rapport au dollar, et du dollar par rapport à l’or). Ce sont des membres du groupe Bilderberg et du CFR qui en ont l’initiative. Parmi eux, on retrouve David Rockefeller, Henri Kissinger, Zbigniew Brzezinski. Ses membres sont les pontes - cooptés, comme les Bilderbergers - de la politique et de l’économie mondiales, venant d’Europe, d’Amérique du Nord et de l’Asie Pacifique.

La Trilatérale fournit des « analyses » et des « études » dans de nombreux domaines aux institutions internationales et aux Etats, qui s’en servent comme base pour les orientations politiques et économiques, et pour faire les textes de loi. Raymond Barre, Simone Veil, Laurent Fabius, Jacques Delors, Roland Dumas, Patrick Devedjian ou François Bayrou en ont été membres, mais aussi Bush Ier, Jimmy Carter, Bill Clinton, Dick Cheney...

Le but est de dépasser l’échelle nationale et de constituer une gouvernance mondiale, que ce soit dans le domaine économique, politique ou militaire, pour lesquels il faut donner des « réponses globales ». Il faut instaurer un ordre politique et économique mondial, garantissant la pérennité du système. Cela passe par le placement de ses membres dans lesdites institutions et gouvernements, comme ce fut en grande partie le cas pour Jimmy Carter, qui avait Brzezinski pour principal conseiller.

Un autre de ces lobbies, le Council on Foreign Relations (conseil des relations étrangères) est aussi un think tank américain, qui s’est donné pour mission de conseiller le gouvernement des Etats-Unis. Fondé en 1921, quand les Etats-Unis commencent à se piquer d’intervenir systématiquement à l’étranger, par un proche conseiller du président Wilson, il regroupe plus de quatre mille membres - toujours cooptés, dont une partie sont aussi Bilderbergers ou dans la Trilatérale, et l’un de ses piliers est encore une fois David Rockefeller. Le CFR aussi est financé par des dons « privés », comme la fondation Ford, satellite de la CIA, la fondation Rockefeller, la fondation Carnegie, et plus de 200 multinationales américaines. Le CFR lui aussi veut établir une espèce de gouvernement mondial, laissant la place pour un libéralisme débridé, lui aussi insère ses membres dans les gouvernements et les institutions internationales, auxquels il fournit ses « analyses » (Brzezinski en a d’ailleurs réalisé certaines).

En Europe, le Bilderberg est connecté avec l’ERT, l’European Round Table (fondée en 1983, copie de la Round Table américaine fondée en 1891), qui regroupe les patrons de 47 plus grosses entreprises européennes (BP, Saint Gobain, Unilever, Total, Nestlé, Danone...), a pour président Jérôme Monod (Lyonnaise des Eaux), et cherche à orienter la politique économique européenne dans le sens qui arrange les multinationales grâce à un lobbying puissant et acharné à la Commission et au Parlement européen, mais aussi au niveau des Etats, ceci, à l’instar du CFR ou du Bilderberg, dans la plus grande discrétion. Jacques Delors, pourtant socialiste, a avoué avoir repris entièrement l’un de leurs rapports pour son Livre Blanc : Croissance, Compétitivité, Emploi.[1] Lorsqu’il était président de la Commission européenne. L’ERT a notamment réussi à vider de sa substance la directive européenne REACH qui devait obliger les industriels à un contrôle strict des produits chimiques dangereux, en menaçant de licencier massivement et de délocaliser, mais aussi en fournissant à la Commission et au Parlement des « analyses » complètement fantaisistes allant dans le sens de leur communication. Une partie des membres de l’ERT sont aussi des Bilderberger, comme Etienne Davignon (déjà cité) ou Peter Shuterland (BP).

Nous avons donc là des tractations qui se font au sommet, pour lesquelles le citoyen n’est jamais consulté, et les journalistes indépendants jamais invités, ne serait-ce que pour des conférences de presse. Tout se déroule dans le plus grand secret, jusqu’à ce que les lois soient mises en place, ou jusqu’à ce que les guerres éclatent. On doit à ces groupuscules un combat acharné pour maintenir un libéralisme sans faille sur toute la planète, quel qu’en soit le coût humain, pour le seul profit des multinationales. Mais il faut aussi avoir conscience du fait que ce sont toujours les Américains qui mènent la danse, afin de garantir cette suprématie du dollar, qui sans les efforts de ces multiples groupes de pression aurait bien du mal à conserver une valeur quelconque. Car si le dollar chute, et n’est plus la monnaie d’échange principale (notamment grâce au fait que le pétrole ne s’échange qu’en dollars, ce sont les fameux « pétrodollars »), c’est la puissance américaine qui va s’écrouler. L’enjeu est donc de taille, et si la guerre en Irak a été décidée, c’est d’abord parce que Saddam comptait revendre son pétrole en euros. Toute la force de pression des lobbies tels que le Bilderberg, la Trilatérale ou le CFR a donc été concentrée sur l’invasion de l’Irak et le contrôle des puits de pétrole. C’était d’ailleurs pratiquement le même processus qui a été à l’origine de la guerre contre l’Iran en 1980, et pour laquelle les Etats-Unis ont armé l’Irak. Maintenant c’est à nouveau l’Iran, deuxième producteur de pétrole après l’Arabie saoudite, qui est dans le collimateur, car elle aspire à battre en brèche l’hégémonie américaine sur la région.

En dehors du fait que les discussions de ces groupes portent sur la manière de diriger uniformément la planète entière, au mépris de la notion même de démocratie, ce qui pose problème est la connivence entre le pouvoir politique et le pouvoir économique, le premier facilitant l’influence du second au lieu de la freiner. Un Etat, et donc ses représentants, doivent en principe travailler pour le bien commun, pas pour des intérêts particuliers. Que nos élus se retrouvent à des réunions avec les faucons américains et les PDG des plus grosses multis de la planète, pour décider en secret du sort du monde reste une incohérence, ou une perversion du système. La question est : dans l’intérêt de qui s’opère un tel processus ?



[1] Cf. Bernard Lecherbonnier, Les Lobbies à l’assaut de l’Europe, Albin Michel, 2006


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86 réactions à cet article    


  • Ram 10 septembre 2007 10:37

    C’est très interessant. Mais juste une petite question, comment avez-vous pu vous documenter sur le sujet ? Merci.


    • Forest Ent Forest Ent 10 septembre 2007 10:44

      +1

      Je suis assez gêné sur cet article du fait que la seule référence soit wikipedia. Qu’est-ce qui permet d’être sûr que ce n’est pas un hoax ?


    • Shrub Soley 10 septembre 2007 10:59

      Une chose est certaine, ce qui est vérifiable partout, y compris dans la presse traditionnelle, est :

      - la liste des participants de chaque année après que la réunion ait eu lieu.

      - les médias ne sont pas conviés à ces réunions (seuls les PDG de ces médias font partie des listes).

      - D’après les participants, il leur est interdit de dire quoique ce soit de la réunion au public. Il y a eu cependant quelques fuites dans le passé mais aucune dans le cercle intérieur de commandement de Rockefeller...

      Quand les plus riches banquiers et multinationales de la planète se réunissent en compagnie d’hommes politiques influents, et tout ça en secret absolu de façon anti-démocratique, je ne crois pas que ce soit pour améliorer la condition humaine sur Terre.


    • Forest Ent Forest Ent 10 septembre 2007 11:08

      Ben dans ce cas, j’aurais aimé au moins un lien ou une référence d’article.


    • Yves Rosenbaum Yves Rosenbaum 10 septembre 2007 11:50

      @ Forest,

      Sur le club du Bilderberg, on ne trouve que des références issues de la mouvence altermondialiste. Les médias traditionnels ne relaient pas ce genre d’informations, ce qui est bien dommage, car l’opacité qui tourne autour du Bilderberg est dès lors telle qu’elle alimente tous les fantasmes.

      Raoul-Marc Jennar a évoqué le dernier sommet de Bilderberg dans cet article, publié initialement dans le Journal du Mardi :

      http://www.pag69.org/article.php3?id_article=608

      Un autre article, que je trouve plus douteux, sur le Bilderberg qui date de 2003

      http://questionscritiques.free.fr/Bilderberg/220503.htm

      Et toujours dans la thèse de la « conspiration », avec un regard historique plus poussé

      http://www.nouvelordremondial.cc/group-bilderberg/


    • Ingrid du Midi 10 septembre 2007 13:21

      Ah, enfin un article sur ces réseaux qui a pu passer sur Agoravox, mais on voit déjà les sapeurs-pompiers qui courent dire : « c’est douteux », « c’est la théorie du complot », etc... On ne peut que les « comprendre », car l’essentiel des VIP de la politique française fréquente ou a fréquenté ces cercles. Il s’agit des « chefs » politiques de beaucoup de modérateurs de sites et de forums, de beaucoup de militants associatifs...

      Comment voulez-vous, par exemple, qu’un fabiusien ne dise pas que parler de la Trilatérale, c’est louche, alors que Fabius en fait partie ? Ou un pote à Bayrou, alors que Bayrou a été membre de la Trilatérale jusqu’en 2005. Ou un sarkoziste à propos du Siècle, alors que Sarkozy a souvent été membre ou invité du Siècle depuis les années 1990, comme Strauss-Kahn d’ailleurs, etc...

      Ce matin même, plusieurs commentaires à l’article :

      http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=28735

      sur les lobbies ont été enlevés. Ils parlaient du Siècle et de la Trilatérale, et reproduisaient des extraits de trois articles censurés par Agoravox :

      http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=79

      http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=97

      http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=217

      évoquant les liens entre les politiques français et ces réseaux.

      Il y avait aussi des références à ces liens :

      http://www.strategies.fr/archives/1365/136504901/management_14_le_pouvoir_a _la_table_du_siecle.html

      http://www.trilateral.org/

      http://www.faits-et-documents.com/archives/118.pdf

      http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=148

      http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=228

      http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=237

      Et l’information sur la possibilité d’acheter le livre de Ratier de 1996 « Au coeur du pouvoir » via la boutique du FN, et peu importe les opinions politiques de ces gens, le fait est que le livre ne semble pas avoir été condamné en diffamation :

      http://www.boutique-fn.net/coeur-pouvoir-demmanuel-ratier-p-157.html


    • Ingrid du Midi 10 septembre 2007 13:55

      Voici donc comment on se bouscule pour essayer de cacher un commentaire qui dérange. Et pourquoi ne pas le faire enlver discrètement tôt le matin ou tard le soir ? Mais c’est vrai que les membres des réseaux d’influence dominants sont les « chefs » politiques, voire même des employeurs potentiels, de beaucoup de « grandes gueules » de la militance voyante. Alors, il ne faut pas compter sur cette militance pour pouvoir parler vraiment de lobbies, réseaux, etc...

      Suivent des extraits de trois articles refusés cette année par Agoravox :

      http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=217

      Sarkozy, Strauss-Kahn, Bush, transversalité et targaires de la politique

      (...)

      Ce n’est pas tout. Nicolas Sarkozy aurait-il, de fait, choisi le candidat du Parti Socialiste aux présidentielles de 2012, en aidant Dominique Strauss-Kahn (DSK) a accéder à la présidence du Fonds monétaire international (FMI) ? La question a aussitôt été tacitement posée, et l’hypothèse continue à faire le tour de Toile. Jusqu’au parallèle avec le président sortant du FMI, Rodrigo Rato, démissionnaire avant la fin de son mandat au moment où commence de fait la campagne pour les élections espagnoles de mai 2008. La « demande européenne » d’un parti français à façade « sociale-démocrate » n’est sans doute pas étrangère à l’opération de promotion de DSK. Mais, de toute façon, Sarkozy et Strauss-Kahn ont fait les deux partie, depuis le début des années 1990, des « élites » que rassemblent les cénacles de la « transversalité » française comme le Siècle. Pareil pour Bernard Kouchner et, depuis bien avant, Jack Lang ou Jacques Attali. Ou encore François Fillon, Luc Ferry, François Hollande, plus récemment Didier Migaud ou Rachida Dati, et bien d’autres. Le monde politique est un mouchoir. Mais ces cercles se caractérisent surtout par le rôle qu’y jouent les représentants des milieux financiers et industriels, véritables patrons de la politique réelle.

      Dans l’ensemble, les partis politiques sont devenus des courroies de transmission de stratégies qui ne s’élaborent, ni dans leur sein, ni même à l’Elysée ou à Matignon, mais dans les coupoles du monde des affaires. Le reste relève de la mise en scène. Le rôle, de plus en plus symbolique, du Parlement consiste à rassurer l’opinion en lui fournissant une apparence de débat et en opérant quelques mises en forme. Quant aux directions syndicales, elles se sont rapprochées des mêmes cercles et réseaux que le monde politique. Pas seulement en France, où Nicole Notat fréquentait déjà le Siècle dans les années 1990, mais aussi au niveau international. Le rôle de dirigeants de la CGT et d’autres centrales au sein du « think tank » Confrontations Europe est bien connu, de même que l’appartenance du président de l’AFL-CIO américaine John Sweeney à la Commission Trilatérale.

      La « nouvelle politique » est donc très ancienne, sauf que Nicolas Sarkozy la rend beaucoup plus visible et cherche ouvertement à faire du monde politique une corporation soudée aux carrières garanties, sûres et bien rémunérées...

      (...)

      http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=79

      François Bayrou, candidat entre deux eaux et à coloration variable

      (...)

      Huit siècles après la Croisade Albigeoise, dans une Europe qui a connu entre autres le fascisme, le nazisme et deux guerres mondiales, deux traits médiévaux s’affirment de manière inquiétante : la banalisation des partis par la politique et la pensée « uniques », et la mise en place controversée d’un pouvoir européen où les lobbies de la grande finance ont remplacé l’Eglise toute-puissante de jadis.

      A son tour, cet « ordre européen » s’inscrit de plus en plus ouvertement dans le cadre d’un futur « ordre mondial » qui ressemble fort au schéma de gouvernance préconisé par des cercles d’influence comme la « Commission Trilatérale ». A savoir, une direction à trois composantes (Amérique du Nord - Europe - puissances de l’Asie) des affaires planétaires, comme déjà envisagé dans les premiers documents de travail de cette Commission ou dans les comptes rendus de ses réunions annuelles. Le monde, gouverné par une théocratie de l’argent ? C’est ce que suggèrent la composition, les objectifs et le mode de fonctionnement de ce genre d’organisations fort éloignées des citoyens mais très actives et influentes.

      La création de la Commission Trilatérale est d’ailleurs intervenue à un moment (1973) où les Etats-Unis venaient de se désengager du Viêt Nam dans des conditions défavorables. D’où la stratégie, de la part des milieux financiers, d’impliquer dans la « gouvernance mondiale » l’ensemble des puissances du monde capitaliste de l’époque. Une orientation incontestablement intelligente, du point de vue de la défense des intérêts de la grande finance.

      Dès janvier 1974, on trouve le futur premier ministre français Raymond Barre parmi les membres la Trilatérale. En même temps qu’un certain James E. Carter, Jr, gouverneur de la Géorgie.

      Mais François Bayrou, membre également de la Trilatérale jusqu’en 2005 et héritier autoproclamé de la tradition « centriste », ajoute un troisième ingrédient à connotation médiévale à l’actuel panorama politique : l’appel à la paix civile, dans un pays où règne d’après lui : « Perpétuellement la guerre entre le PS et l’UMP, perpétuellement en embuscade l’un contre l’autre ». Raison pour laquelle, poursuit notre homme providentiel : « J’ai vu mon pays décliner, s’appauvrir ». Rien de moins. La mondialisation, les élargissements de l’Union européenne, le méga-espace économique du Conseil de l’Europe, les exportations de capitaux, les délocalisations, le marché mondial de la main d’oeuvre, le dumping social... n’y sont semble-t-il pour rien. Toute la faute revient à la « guerre entre le PS et l’UMP »... Curieux, dans ce cas, qu’on ait tant de mal à trouver des textes d’une législature franchement désavoués par la législature suivante après une « alternance ».

      (...)

      http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=87

      Nicolas Sarkozy, l’Etat et l’identité nationale (1)

      (...)

      Mais le colonialisme, et la première guerre mondiale qui en fut le tragique aboutissement avec à son tour des suites encore pires jusqu’en 1945, ont-ils été l’oeuvre de « la France » ? Ou s’est-il agi à l’origine de montages de quelques lobbies de financiers et de grands spéculateurs, dont des politiques ont servi les intérêts ? C’est la question que Nicolas Sarkozy refuse d’examiner. D’ailleurs, il n’y a pas eu « beaucoup de puissances coloniales » ... tout court, à une époque où le capital financier avait déjà dépassé les frontières nationales, raison de l’expression « impérialisme » employée dès 1902 par des économistes comme John Atkinson Hobson.

      Le colonialisme et l’impérialisme utilisaient des façades nationales. Mais ils correspondaient en réalité, déjà au début du XX siècle, à des intérêts de grands holdings internationalisés dont les alliances de la première guerre mondiale furent le reflet. Paradoxalement, la situation n’apparaît pas fondamentalement différente sept siècles plus tôt pour la croisade albigeoise, qui ne fut pas une entreprise « française » mais directement ordonnée et organisée par la Papauté dans le contexte de la politique théocratique à l’échelle européenne décrite dans mon article du 5 mars. Même si, par la suite, le pouvoir royal en fut le grand bénéficiaire.

      En revanche, l’ordonnance de Villers-Cotterêts de 1539, faisant du français la seule langue officielle, fut directement l’oeuvre du pouvoir royal et reflétait une conception de l’Etat. La langue des « élites » de la monarchie était imposée à l’ensemble de la population. Mais on oublie souvent de rappeler, en rapport avec ladite ordonnance, que ce pouvoir royal mit l’Europe a feu et à sang par les rivalités entre François I et Charles V pour l’hégémonie continentale. L’équivalent de la première guerre mondiale, avec les moyens de l’époque. Et si à la première guerre mondiale succéda la Révolution d’octobre 1917, les ravages causés par les guerres entre princes et souverains de la Renaissance (entourage papal compris), leur soif de pouvoir et de richesse... furent sanctionnés par le triomphe de la révolution protestante qui était, déjà, devenue internationale.

      Dans ces conditions, il paraît très difficile d’empêcher un européen, « juge » ou « simple » citoyen et quelle que soit sa nationalité, d’avoir sa propre opinion sur l’histoire et le fonctionnement institutionnel des pays voisins. Ce qui n’impliquerait pas pour autant, de la part de ce citoyen, un positionnement favorable à la construction d’institutions européennes dont il peut craindre à terme, précisément, un comportement et un fonctionnement trop proches de celui des puissances du passé. Avec une circonstance aggravante : un Etat européen ou mondial du XXI siècle risquerait d’être un Etat privé. En 1991, le fondateur de la Commission Trilatérale David Rockefeller avait déclaré notamment : « La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers est sûrement préférable à l’autodétermination nationale pratiquée ces derniers siècles ». Tout un programme, où on voit mal ce qu’il adviendrait des langues dites « minoritaires » sous une telle théocratie financière.


    • stephanemot stephanemot 10 septembre 2007 15:10

      La BBC explique clairement pourquoi les théories du complot se multiplient à propos de ces réunions*.

      Les réunions du groupe de Bilderberg ne sont pas secrètes - c’est leur contenu qui n’est pas rendu public - nuance importante.

      Ce groupe n’est pas à proprement parler un lobby mais un forum de discussions privé. Davos fait désormais le pendant en invitant massivement les médias.

      On retrouve beaucoup d’ultra conservateurs dans l’assistance, mais aussi à l’occasion des Rocard ou des Fabius. En tout état de cause, ce n’est pas le lieu où les décisions sont prises mais un lieu où les liens se forment, se resserrent ou parfois se déserrent.

      Je suis curieux de savoir comment certains journalistes se font inviter. Les rares élus ont tous en commun une ambition assez dévorante. L’honneur est immense pour eux en qualité d’individus (invités à la table des plus puissants - bon pour le carnet d’adresses), un peu moins sur l’angle de la déontologie (accepter les règles du jeu imposant le silence, ne pas communiquer).

      C’est probablement à cette occasion que Fareed Zakaria (Newsweek) a été intronisé en cadeau pour services rendus : j’avais beaucoup aimé ses articles remarquables de modération au lendemain du 9/11, mais beaucoup moins son virage de cuti quelques mois après (le voilà défendant l’attaque de l’Irak, et par un heureux hasard promu rédac chef de l’édition internationale). J’ai appris par la suite qu’il avait entretemps été invité à un étrange briefing sur le Moyen Orient par Wolfowitz.

      * « Bilderberg : The ultimate conspiracy theory » http://news.bbc.co.uk/2/hi/uk_news/magazine/3773019.stm


    • Abstention 2007 10 septembre 2007 16:32

      Mais, sur Agoravox, on a censuré plusieurs articles évoquant le Siècle et la Trilatérale. Par exemple :

      http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=79

      http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=87

      http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=217

      et ce matin même, plusieurs commentaires ont disparu du premier fil de discussion de l’article sur les lobbies :

      http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=28735

      C’est que, lorsque les informations deviennent « trop » précises et factuelles, elles dérangent.


    • IP115 10 septembre 2007 16:53

      mais non Abstention 2007,

      tu es vraiment mauvaise langue, tu dois comprendre que la rédaction doit faire des « choix éditoriaux ». Il était par exemple plus important de laisser passer le 43247me article sur le grand complot du 11/9 (actualité oblige) que de laisser passer des « articles sans intérêt » évoquant le Siècle et la Trilatérale ...

      Parce que tu comprends demain c’est l’anniversaire de cette tragédie, et les complotistes ne sont pas encore d’accord sur ce qui c’est passé exactement entre le 83me et le 84me étage, pourtant larchey-machin-chose a refait toutes les simulations avec la TI-57 que sa maman lui a offert pour jouer aux « Experts Miami » (tous les lundi sur TF1 la télé des sarkozystes). Mais onegus-le-gugus n’a pas dit son dernier mot, il a encore toute la nuit pour choisir parmis les 2840 thèses alternatives. Mais t’inquiète, il nous racontera tout ça dans sont prochain « article quotidien » ...


    • Abstention 2007 10 septembre 2007 17:41

      IP115, il me semble que, même s’ils avaient été les seuls articles soumis, il n’y aurait pas eu une place sur Agoravox pour les trois articles que j’ai mentionnés. C’est de la censure politique pure, simple et directe. La question qu’on peut se poser est : pourquoi cet article d’aujourd’hui a-t-il été accepté ? On peut explorer plusieurs pistes :

      - Les commentaires des dernières semaines auraient exercé une pression suffisante pour qu’Agoravox ne puisse pas se permettre de rejeter celui-ci.

      - L’auteure a fait des études à Sciences Po à Rennes, et se dit journaliste « free lance ». C’est donc quelqu’un sur qui une certaine pression professionnelle peut être exercée et dont on peut espérer que, de ce fait, les articles n’iront jamais « trop loin ». Pas comme le méchant auteur du blog : http://blog.360.yahoo.com/quicalt .

      - L’article d’aujourd’hui en reste à des généralités et ne pousse pas l’analyse et les informations aussi loin que les articles rejetés, qui faisaient « beaucoup plus mal ».

      Ceci étant dit, c’est déjà une grande nouveauté qu’un tel article ait pu passer, avec toutes ses limitations. Mais on est loin, par exemple, de celui-ci d’il y a quelques mois (diffusé via Indymédia) sur la Trilatérale et l’Europe militaire :

      http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=148

      Après les présidentielles françaises, mine de rien, l’ « Europe militaire » (2)

      La Commission Trilatérale a tenu sa réunion annuelle à Bruxelles du 16 au 19 mars. Avec un peu moins de discrétion que d’habitude, car Reuters a même diffusé une photo de Henri Kissinger et Jean-Claude Trichet prise à cette occasion. Javier Solana, Haut Représentant de la « Politique étrangère et de sécurité commune » (PESC), Secrétaire Général à la fois du Conseil de l’Union européenne et de l’Union de l’Europe Occidentale (UEO), et ancien Secrétaire Général de l’OTAN, fait état de sa participation sur son agenda officiel (allocution du 17 mars à 14h30). C’est peut être que la Commission « a un message à faire passer ». Celui de la prétendue nécessité urgente d’un « ordre mondial » en bonne et due forme.

      Un important rapport présenté à cette réunion circule déjà dans sa version « pré-publication » : celui de John Deutch, diffusé sur un site d’information et recherche juridiques hébergé par l’Université de Pittsburgh. Mis en ligne en annexe à un article de Joe Shaulis du 20 mars, ledit rapport, intitulé : « Priority Energy Security Issues », porte un cachet du Massachusetts Institute of Technology où enseigne Deutch. Ce dernier apparaît dans la liste des membres de la Trilatérale comme : « John M. Deutch, Institute Professor, Massachusetts Institute of Technology, Cambridge, MA ; former Director of Central Intelligence ; former U.S. Deputy Secretary of Defense ». Il fut, en effet, directeur de la CIA et de la « National Intelligence » en tant que « Director of Central Intelligence » en 1995-96, après avoir été Sous-Secrétaire de Défense US en 1994-95. La thématique abordée dans le rapport est l’un des principaux domaines de compétence de John Deutch, comme on peut le constater sur son site universitaire.

      (...)

      [fin de l’extrait]

      Il y a, rien que dans ces deux paragraphes, trop de précisions pour une modération politicarde comme celle d’Agoravox.


    • Abstention 2007 10 septembre 2007 18:48

      Je fais le tour de la Toile avec « Bilderberg » et « 2007 ». Je trouve, juste pour commencer :

      http://marseille.indymedia.org/news/2007/05/9944.php

      http://questionscritiques.free.fr/Bilderberg/Bilderberg_2007_210507.htm

      http://www.alterinfo.net/Bilderberg-du-31-mai-au-3-juin-2007-Istanbul,-Turquie-Bienvenue-aux-jusqu-au-boutistes_a9010.html

      http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=49274

      http://www.inteldaily.com/?c=126&a=2116

      http://leweb2zero.tv/video/alfred_1546a76ae8d14fb

      http://www.youtube.com/watch?v=Qcjk0_wj7Do

      http://www.prisonplanet.com/articles/june2007/020607Bilderberg.htm

      Sur ce dernier lien, on peut lire :

      World Exclusive : First Definitive Conclusions of Bilderberg 2007

      Daniel Estulin

      Saturday June 2, 2007

      Related : Exclusive - Bilderbergers War Over World Bank

      Well, we have our first conclusions of Bilderberg 2007, Robert Zoellick and the World Bank nomination.

      The US delegation is standing unanimously behind Robert Zoellick’s candidacy as the next President of the World Bank. Zoellick is a 53 year old Wall Street executive, former administration official and a free-market fundamentalist. During the meeting he pledged “to work to restore confidence in the bank.”

      “We need to put our differences aside and focus on the future together. I believe that the World Bank’s best days are still to come,” Zoellick said.

      The chances of Zoellick not being approved for the chair of World Bank Presidency are slim to none. The final decision is to be made by the end of June by the bank’s 24-member board of directors.

      The United States and Europe have a tacit agreement between them that the bank’s president should always be a US national while its sister institution, the International Monetary Fund, is headed by a European.

      Nevertheless, according to our sources at the conference, European Bilderbergers are not at all pleased with continuing the status quo, in which the US nominates a single candidate after informal consultations with bank members.

      The nomination also appears to short-circuit burgeoning calls for reform of this selection process at the bank, one of the cornerstones of the global financial architecture as designed by the victors of World War II.

      One Belgian Bilderberger proposed “a merit-based selection process, without regard to nationality,” something which will obviously be discarded by the inept Bush administration. What is rather quite remarkable is that on several occasions European Bilderbergers have openly rejected the current model saying “the nomination reeks of double standards,” especially because both the US and the World Bank preach accountability and transparency to developing countries, the main clients of the bank.

      But with IMF under the control of a Spaniard, Rodrigo Rato, European central bank, a Frenchman, Jean Claude Trichet, it was a difficult undertaking to imagine that the USA would give up control of the World Bank. Only the US Federal Reserve would remain in the hands of the Americans.

      “Replacing one Bush appointee with another will not resolve the fundamental governance problems of the World Bank,” said one Scandinavian. “Member governments should reject a back-door deal that leaves the bank’s governance structure intact, and should press for an open, merit-based selection process,” he said.

      Zoellick’s name also raised eyebrows among development groups for his close ties to the US establishment and corporate interests.

      One of the attendees, I have not had the confirmation as to who this individual is, asked Zoellick how he was planning to patch up relationships with third and forth world nations when he is best remembered during his tenure as the USTR, for arm-twisting poor nations’ governments to adhere to US-imposed intellectual-property laws that make medicines, for example, unaffordable to the developing world ?

      He has been a close friend to the brand-name pharmaceutical industry, and the bilateral trade agreements he has negotiated effectively block access to generic medication for millions of people.

      However, what has really riled up both the US and European delegates is the fact that World Bank’s dirty linen is being washed in public, thanks in great part to Paul Wolfowitz’s ineptness which incidentally he has blamed on the press.

      What is IMF and the World Bank ?

      It is widely, but mistakenly, believed that the purpose of the World Bank [controlled by the U.S. Federal Reserve] and the International Monetary Fund (IMF) [of which the U.S. is the principal donor and the only nation with the veto power] is to “encourage development and relieve poverty in the third world, but in practice these organizations have added to the impoverishment and destitution of millions” through the loans scheme called « Structural Adjustment Programmes » (SAPs) that have succeeded in adding to the country’s burden of debt and stagnation. The obvious result of the SAPs from the World Bank and the IMF is that the money lent to the destitute nations were used to make immediate interest payments to western banking institutions, something that both Jim Tucker and I have been saying for years. Furthermore, by ordering Third World economies to focus on production for export purposes, the World Bank and the IMF channelled $178 billion of the Third World financial resources between 1984 and 1990 into servicing dollar-denominated foreign debt.

      These programs are being implemented in over 70 Third World and Eastern European countries from Nigeria to Jamaica, from Hungury to Ethiopia, Lesotho, Kenia, Ghana, Uganda subjected to 566 IMF and World Bank stabilization and SAPs with devastating results. SAPs involve the liberalization of African economies which means that foreign companies are encouraged to take over designated sectors of the economy.

      The World Bank’s own study titled, « Adjustment Lending : An Evaluation of Ten Years of Experience » (1988) has demonstrated that the SAPs undertaken by 15 Sub-Saharan African countries failed utterly in every measurable criteria.

      Despite global adjustment, “thirty-six of Africa’s 47 countries, according to the bank’s secret study, have been subjected to structural adjustment by the Fund and Bank, yet the total external debt of the continent is now 110 percent of its gross national product.”

      Additionally, African states, unable to compete with Western multinationals, have been forced to withdraw from the health sector as part of free market economy. This has put African children at the mercy of unscrupulous international organizations and pharmaceutical transnational corporations, who are thus at liberty to use them as guinea pigs for testing various drugs and vaccines. As a case in point, in January 2001, the U.S.-based pharmaceutical TNC Pfizer used an experimental drug on 50,000 children suffering from meningitis in Kano, Nigeria without official authorization. As a result of the epidemic, 15,000 people died while many others became deaf and blind.

      Just a couple of other items on the agenda we are working on to expose as well : European relations with Russia not only in Europe but also in Central Asia. With Moscow making a deal with Kazakhstan and Turkmenistan over the transport of gas to Europe, the US geo-strategic goal of driving a wedge between the Central Asian countries and Russia lies in shambles. While the US says this is « not good for Europe », the Europeans are divided. Iran, overnight has become America’s last hope in the energy war.

      Iran war, after two years of huffing and puffing by the Bush government is definitely off the table. Furthermore, with France, Russia, Japan and China investing heavily in Iran, the world has drawn a line in the sand and the U.S. will be told at the conference not to cross it. There is blood in the water, and blood in the water usually leads to a good fight. That notwithstanding, the United States needs to control the region, not only for its oil reserves but, most importantly to help it sustain world economic hegemony. Under this strategic design, regional states will be turned to weak domains of sectarian sheikhs with little or no sovereignty and, by implications, a pathetic agenda of their economic development. Regional chaos favours the spread of Islamic fundamentalism, which in turn reinforces the process of political and social disintegration supported by the Bilderbergers.

      And finally, with Blair leaving, the UK will be told yet again, that they must, at all cost, do what is necessary to integrate the country into the European Community, even against the expressed wishes of Britain’s citizens.

      More breaking stories on the Bilderberg Conference as they become available.


    • pierrot 10 septembre 2007 19:13

      JE confirme que ce n’est pas un hoax. CE groupement est connu et a fait l’objet de livres auparavent. Malheureusement je n’ai pas les références sous la main. Je vais voir ce que je peux trouver dans mes documents.


    • Abstention 2007 10 septembre 2007 19:21

      Le plus triste, c’est qu’il ait fallu un auteur issu de Sciences Po (filière d’études qui se dit apparentée à la « haute fonction publique ») pour qu’un article sur ce genre de réseaux soit accepté. Drôle de « média citoyen », même si ce n’est pas la faute à l’auteure.

      C’est vrai que cette année on ne trouve pas, dans la « liste officielle » des participants à Bilderberg, le Directeur de Sciences Po Paris Richard Descoings. Alors qu’en 2006 il y était, mais à l’époque aucun ancien de Sciences Po n’est venu écrire sur Bilderberg.

      Pour Bilderberg 2006, voir :

      http://www.dailymotion.com/_BigUpRouya_/video/x2h7yp_alex-jones-titille-les-bilderberger_politics?from=rss

      avec cette liste « officielle » de participants français :

      Michel Barnier, Albert Bressand, Henri de Castries, Bertrand Collomb, Richard Descoings, Patrick Devedjian, Yves de Kerdrel, Anne Lauvergeon, Thierry de Montbrial, François-Henri Pinault, Olivier Roy.


    • Little Scarlet Pimpernel Little Scarlet Pimpernel 10 septembre 2007 22:27

      Le commentaire d’Abstention 2007 a de quoi faire réfléchir : s’il faut un diplôme de Sciences Po pour avoir le droit d’écrire dans Agoravox sur des questions « pointues », bonjour le média citoyen « qui vous donne la parole » !

      On a en plus l’impression que ce genre d’écoles génèrent actuellement des vagues de « chômeurs » (des gens qui ne deviennent, ni des « hauts fonctionnaires », ni des responsables haut placés dans l’industrie ou dans les banques) avec une grande capacité de noyautage. Mais dans ce cas, mieux vaudrait supprimer Sciences Po, l’ENA, HEC et tout cet ensemble d’écoles dites « de gestion », de « gouvernance » et le reste...


    • Ceri Ceri 10 septembre 2007 23:01

      ...j’espère que ce n’est pas parce que j’ai l’étiquette IEP (en + celui de Rennes reste assez marqué à gauche) que ce texte est passé.

      Par contre c’est vrai que je me suis auto censurée et que j’aurais pu développer certains points (certains cas de lobbying acharné comme pour REACH ou la privatisation de l’enseignement supérieur, ou développer sur le groupe Carlyle par exemple) mais d’abord je voulais faire en sorte qu’on ne me traite pas d’adepte de la théorie du complot, et ensuite j’ai essayé de faire court.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 11 septembre 2007 05:00

      Le réseau des blogs est encore loin de pouvoir aller au fond des véritables secrets. On commence à peine à avoir des informations qui ne sont pas contrôlées par le Système. Les prochaines années seront critiques. Et la désinformation va augmenter en flèche. Il faut voir venir... Patientia ! http://www.nouvellesociete.org/5153.html http://www.nouvellesociete.org/5141.html

      Pierre JC Allard


    • Ingrid du Midi 11 septembre 2007 11:16

      Chére Ceri,

      Je fais partie de ceux qui ont vu leurs commentaires cachés d’abord, ensuite enlevés, parce qu’ils reprenaient des extraits d’articles (dont certains refusés par Agoravox) sur le Siècle, la Trilatérale, les réseaux du capitalisme et de l’impérialisme... Avant les présidentielles, c’était encore plus « musclé ».

      Vous, au moins, vous avez parlé de Bilderberg. Mais c’est vrai que des « Sciences Po », on en voit passer quelques-uns sur ce site, et ils sont à fond pour la pensée unique et pour des politiciens membres de ces réseaux (des modes récentes étant, notamment, Bayrou et Strauss-Kahn, parfois plus à « droite »).

      On a également « eu droit » sur Agoravox à un « reportage citoyen » (? ???) d’un « reporter internaute notoire » (? ???) dans lesquel François Bayrou démentait avoir fait partie de la Commission Trilatérale, alors qu’il est connu qu’il a figuré jusqu’en 2005 dans les listes officielles de cette organisation. Le média « citoyen » tournait carrément à l’intox.

      A propos du « marqué à gauche », méfiez-vous !

      Laurent Fabius fait partie de la Trilatérale, et ce n’est pas un cas atypique car on y trouve d’autres « socialistes » et, comme « syndicaliste », le président de l’AFL-CIO américaine. Le pote de Fabius, Serge Weinberg, siège au Comité Exécutif de la Commission.

      Quant au Siècle, toute l’élite de la « gauche » y est passée : Delors et fifille, Chevènement, Strauss-Kahn, Hollande, Kouchner, RG Schwartzenberg, Migaud... et Nicole Notat comme « syndicaliste » depuis les années 1990.

      N’oubliez pas, non plus, le « think tank » Confrontations Europe lancé très largement par des « cégétistes » comme Le Duigou et des « communistes » et « apparentés communistes » (Herzog, Brard...) et où siègent actuellement, dans des instances diverses, des politiques de tous les partis ensemble avec des PDGs et des financiers.

      Voir les articles de ce site :

      http://blog.360.yahoo.com/quicalt


    • Ingrid du Midi 11 septembre 2007 11:32

      D’ailleurs, la politique française sent tellement mauvais que, depuis les années 1990, les partis politiques ont dressé leurs militants dans la « chasse au troll » contre quiconque esayait de parler de ces réseaux.

      Souvent, lorsqu’on ose ramener ce type d’informations dans un forum, même « de gauche », on se fait censurer ou exclure, on subit des campagnes de discrédit personnel, etc... Et des modérateurs « militants » s’y prêtent sachant pertinemment qu’ils cautionnent le mensonge et l’imposture. Mais, comme la politique est devenue de plus en plus « gagne-pain », et que tous les partis magouillent dans les réseaux...


    • dom y loulou dom 11 septembre 2007 11:34

      bon, pour ceux qui se laisseraient encore intimider par ce genre de commentaires abscons, niant la vérité crasse ou étant payés pour réduire les débats à des humiliations morales... ils en auront pour leur grade, tous. Mai pour ceux qui aiment la vérité et qui ne savent plus comment argumenter devant l’aramada de la mauvaise foi... réjouissez-vous ! On n’a même plus besoin d’argumenter pour montrer que le 11 septembre était un montage de toutes pièces. Cet article sur le Bilderberg nous amène vers le noyau des commanditaires donc. Mais voici la preuve en flagrant délit de ces évènements, on se demandait bien comment des avions perchés pendant trente minutes sur des tours les avaient fait s’effondrer et la mystification qui résulta est encore opérente. Voici donc les explosions des sous-sols des tours, preuve hurlante d’une orchestration occidentale avec tous les moyens technologiques que permettent l’armada médiatico-industrielle, Babylone l’hideuse machine de guerre qui s’est concoctée de nouveaux ennmis que les citoens de la planète devaient avaliser, gober l’acteur Ben-laden qu’on nous ressort encore aujourd’hui smiley smiley smiley :

      http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=15931

      je rappelle aussi qu’officiellement les terroristes n’étaient armés que de cutters ... diable comme ça peut être pratique pour faire exploser des gratte-ciels...

      cliquez sur les carrés blancs !

      la direction d’AVOX veut-elle gommer ce témoignage sans précédent ? smiley


    • Little Scarlet Pimpernel Little Scarlet Pimpernel 12 septembre 2007 11:53

      Comme les adhérents des partis politiques ne représentent qu’une infime partie des Français (et encore moins, des résidents), la militance politique française devient de plus en plus « alimentaire » et « à carrière ». On ne peut donc pas raisonnablement attendre que ces militants ameutent leurs quartiers avec des informations sur le Siècle et la Trilatérale, ou encore Confrontations Europe. Des informations dont la divulgation qui irait contre leurs propres intérêts et, de surcroît, leur vaudrait l’exclusion de leurs partis.

      Et, comme les médias fonctionnent de la même façon et que leurs patrons font partie des réseaux, le verrouillage de l’information est presque total.

      Qui va dénoncer le Siècle, alors qu’on y trouve « droite », « centre » et « gauche », plus quelques « syndicalistes » ? Plus les grands commis de la finance et des multinationales, les patrons de la presse, la coupole de la « haute fonction publique »... Et pareil pour les autres réseaux.

      Au juste, d’après le livre de Ratier, l’as des journaux gratuits Vincent Bolloré avait déjà été invité au Siècle en 1993 et 1994. Il y est donc « arrivé » à peu près au même moment que Sarkozy, Bayrou, Strauss-Kahn, Kouchner, Hollande, Luc Ferry... Toute une « fournée », quoi. Lang et Attali sont plus « anciens » (1978).


    • Shrub Soley 10 septembre 2007 10:50

      Très bon article ! Les médias n’en parlant jamais depuis 1953 alors que les faits se déroulent chaque année, il est plutôt bon de le rappeler pour que le monde entier soit au courant. Nous vivons dans un système démocratique virtuel qui n’a de démocratique que le nom tellement il est influencé par des forces non démocratiques dominantes.

      A « La question est : dans l’intérêt de qui s’opère un tel processus ? »

      Tout simplement le leur : ceux qui sont à la tête des multinationales et qui veulent s’enrichir davantage sur le dos des autres, et ceux qui ont tellement d’argent à ne plus savoir quoi en faire, et qui prennent un malin plaisir à vouloir contrôler le monde en se sentant important dans les réunions, ou au téléphone rouge avec leurs copains Rockfeller, Perle, Cheney et compagnie.


      • Ceri Ceri 10 septembre 2007 11:17

        En fait c’est en lisant le livre mentionné que j’ai appris l’existence du Bilderberg. J’en ai de nouveau entendu parler en me renseignant sur le G8, j’ai donc décidé de creuser un peu le sujet. Pour le CFR, j’ai depuis longtemps eu connaissance de son existence, car il intervient souvent dans la politique américaine. L’European Round Table est bien connue de ceux qui s’intéressent au lobbying à Bruxelles et Strasbourg, car il mène des actions de lobbying parallèles à celles de l’UNICE, qui lui agit au grand jour. Enfin, la Trilatérale est un classique des cours de géopo et d’histoire contemporaine, les informations que je donne dessus sont recoupées car depuis le temps que je m’y intéresse j’ai eu confirmation de ce que j’avance à son sujet.


        • Ceri Ceri 10 septembre 2007 11:19

          Par contre oui il y a une réelle opacité sur ce sujet, et les sources sont presque introuvables sur Internet. C’est donc en lisant des rapports, ou par exemple en examinant de plus près certains profils comme celui d’Etienne Davignon, que l’on fait des corrélations avec ce que l’on sait déjà...


        • Voltaire Voltaire 10 septembre 2007 11:26

          L’European round table on industrialists n’a rien de secret et agit au grand jour. Il s’agit en effet d’une organisation de lobbying, mais pas seulement (voir ses activités sur son site : http://www.ert.be/home.aspx).

          S’il faut mettre toutes les organisations de lobbying à l’index, vous n’avez pas fini : chasseurs, agriculteurs, associations de malades, syndicats... tout le monde fait du lobbying à Bruxelles !


        • Ceri Ceri 10 septembre 2007 11:30

          Un article rédigé à la mort de quelqu’un ne resort pas les pires casseroles. Sinon, pour ce qui est de la fameuse théorie du complot, je savais qu’on allait me faire le coup, c’est un grand classique. Vous devrez essayer de démonter le reste, ce serait surement très intéressant !


        • Voltaire Voltaire 10 septembre 2007 11:52

          @l’auteur

          Je n’ai ni le temps ni l’envie de démonter vos propos, c’est sans intérêt. L’article que je cite démontre votre vision partielle à propos du prince Bernhardt, le lien vers l’ERT démontre qu’il s’agit bien d’une organisation ouverte (dont, pour info, Jérome Monod n’est plus le président depuis 1996, l’actuel président est le PDG de Nokia...), le reste est sans doute à l’avenant.

          Des fanatiques de droite pourraient en faire de même avec les secrets de la LCR ou de LO, de l’internationale socialiste ou de syndicats x ou y, d’autres se délecteront de rumeurs sur le rôle et l’influence des sectes dans la politique, ou de la franc-maçonnerie, ou des fonctionnaires (ou de certains corps...). A chacun son complôt, amusez-vous bien. Mais la vérité est pourtant bien plus simple : chacun défend son intérêt, l’égoïsme est naturel chez l’homme, les puissants sont l’objet de sollicitations contradictoires de toutes parts, qui s’équilibrent assez largement (avec un biais suivant qu’ils sont à droite ou à gauche). Le citoyen a la chance d’avoir un bulletin de vote en démocratie, libre à lui de l’utiliser avec discernement.


        • Yves Rosenbaum Yves Rosenbaum 10 septembre 2007 12:28

          @ Voltaire

          Vous nous rappelez que tout le monde fait du lobbying à Bruxelles, ce qui est parfaitement exact, y compris pour les mouvements écolos ou altermondialistes par exemple.

          Par contre, vous devriez mettre en perspective leur poids. A titre, d’exemple, j’ai calculé que le chiffre d’affaire cumulés des groupes financiers membres de l’ERT était en 2006 (approximativement) de 1.000 milliards d’euros (sur base des informations contenues sur leur site officiel). Vous croyez vraiment que les autres formes de lobbying peuvent rivaliser avec ça ?

          http://www.contre-pouvoir.be/content/domination/domi_reg_lobbyEU.php


        • Voltaire Voltaire 10 septembre 2007 12:59

          @Yves Rosenbaum

          J’avoue ne pas comprendre... S’il existe un rapport entre le chiffre d’affaire de ces entreprises et l’influence réelle de l’ERT, celui-ci doit être très indirect. Si vous suivez un peu le fonctionnement de la commission européenne et du parlement européen, vous savez que l’influence des lobbys n’est pas uniquement lié à leur poids économique, loin de là ! L’agriculture a par exemple le plus gros poids, alors que son importance économique est devenue faible dans l’UE.

          Pour qu’un lobby soit influent, il faut qu’il soit organisé (or, les grandes entreprises sont souvent concurentes, ce qui limite les actions communes), qu’il ait un représentant charismatique (pas de José Bové à l’UNICE ou à l’ERT), qu’il ait un soutien du public (là aussi, pas trop facile pour les patrons), qu’il pèse sur l’économie ou les emplois (là, ils se rattrapent).

          Les lobbys des grandes entreprises ont l’avantage d’avoir les moyens de mettre du personnel de qualité dans leurs lobbys, et donc de pondre des rapports ou recommandations que l’on peut objectivement qualifier de qualité. Mais, ils se heurtent à des intérêts très divergents de la part des politiques et d’autres lobbys. Leur influence est donc relative, même si elle n’est pas négligeable.

          Quant à l’obsession de l’auteur pour les organisations de patrons, il faut lui explique que tout le monde essaye d’influer les décideurs pour son intérêt. C’est vrai des puissances économiques, c’est vrai de toutes les catégories sociales ou professionnelles. Il n’y a rien d’étonnant à ce qu’un politique, ministre ou commissaire européen, aille à une rencontre du comité Bilderberg, tout comme le ministre de l’agriculture se rend à un colloque de la FNSEA ou le commissaire européen à la recherche au colloque Euroscience...


        • Ceri Ceri 10 septembre 2007 13:17

          OK pour que chacun fasse son lobbyins, mais quand les industries se regroupent occasionnellement par secteur d’activité pour influencer la Commission ou le Parlement, et que derrière il y a des moyens énormes, sans comparaison avec ceux mettons des féministes ou des écolos, il se trouve que le jeu est faussé. Ce qui me pose vraiment problème avec ce genre de lobbies (Bilderberg et autres) c’est qu’ils cout-circuitent réellement le système démocratique pour des intérets qui finalement ne vont pas dans l’intéret général. Quel poids a le vote d’un citoyen, quel pouvoir de controle a t’il face à ces lobbies et aux décisions qui sont entérinées grace à leurs pressions ?

          Après, on peut auussi se voiler la face et ne rien dire, ne rien voir, parce que effectivement c’est dérangeant. Ce n’est pas par plaisir ou parce que j’ai du temps à perdre que je me penche sur ce genre de sujets, mais parce que selon moi il faut en parler, justement pour mettre en place un débat sur la place et le role de ce genre de groupes.


        • Ingrid du Midi 10 septembre 2007 14:06

          L’existence du cercle de Bilderberg est connue depuis longtemps, mais depuis deux décennies les principaux partis politiques mobilisent des militants pour faire croire dans les forums que les informations sur le Siècle, Bilderberg, la Trilatérale... seraient des ragots fabriqués par l’extrême-droite. On a souvent censuré et exclu des forums ceux qui essayaient d’en parler. MAIS C’EST TOUT VRAI.

          Personne ne semble avoir attaqué Emmanuel Ratier en diffamation. Lire, pourtant, son ouvrage « Au coeur du pouvoir », et peu importe qu’il ait été edité par Facta (proche de Rivarol). Si les autres censurent ces informations..

          « Au coeur du pouvoir » est à présent vendu par la boutique du FN, http://www.boutique-fn.net/coeur-pouvoir-demmanuel-ratier-p-157.html , mais si c’est le seul endroit où on peut se le procurer...

          Personne n’a attaqué en diffamation Stratégies pour cet article :

          http://www.strategies.fr/archives/1365/136504901/management_14_le_pouvoir_a _la_table_du_siecle.html

          STRATÉGIES 1365 du 14/04/2005 (page 49)

          Réseaux

          14-Le pouvoir à la table du Siècle

          Ultrasélectif, le Siècle rassemble la quintessence du pouvoir politique, économique et médiatique. La discrétion de ses membres est à la hauteur de son influence.

          Un mercredi par mois, place de la Concorde à Paris, la fine fleur de la communication et des médias pénètre discrètement dans les salons de l’Automobile club de France. Ce n’est pas l’amour des voitures qui rassemble Maurice Lévy (Publicis), Alain de Pouzilhac (Havas), Serge July (Libération) ou Patrick Poivre d’Arvor (TF1), mais un dîner en compagnie de Nicolas Sarkozy, Dominique Strauss-Kahn, Thierry Breton, Claude Bébéar ou Nicole Notat. Tous sont membres du Siècle, le plus prestigieux des cercles de décideurs hexagonaux.

          (...)

          Les ministres membres se comptent sur les deux mains, de Jean-Pierre Raffarin à François Fillon. Les barons du Parti socialiste aussi, comme Lionel Jospin ou Laurent Fabius. Le milieu des affaires n’est pas en reste, avec la quasi-totalité des grands patrons, de Louis Schweitzer (Renault) à Michel Pébereau (BNP Paribas). Sans oublier la plupart des dirigeants de la presse et de l’édition, d’Odile Jacob à Jean-Marie Colombani, en passant par Claude Imbert et Laurent Joffrin.

          (...)


        • Voltaire Voltaire 10 septembre 2007 17:29

          @l’auteur

          Je comprends mal ce qui vous gène que les chefs d’entreprises soient organisés, comme d’autres en lobbys. Aucun lobby n’est « démocratique » ; ce sont tous des groupes de pression. Certes, certains nous semble agir plus pour l’intérêt général que d’autres mais c’est très relatif. Et, même si un politique ne doit pas faire plaisir à un lobby plus qu’à un autre, on ne peut pas dire que le devenir des grandes entreprises européennes soient sans conséquences sur pas mal de citoyens européens...

          Ce qui semble vous gèner est le fait que certains lobbys, comme ceux des grandes entreprises, aient plus de moyen pour agir que d’autres, qui agissenten sens contraire. C’est vrai sur la forme, mais pas nécessairement au niveau des résultats. Ainsi, un lobby, même avec peu de moyens, peut arriver à faire aboutir ses idées pourvues qu’elles accrochent dans l’opinion, ou simplement qu’elles apportent un bénéfice assez large ou peu couteux.

          A moins d’être strictement anti-capitaliste, ce qui peut être votre cas, il est donc logique que les entreprises défendent leur beefsteak. Quand on regarde les régulations auxquelles elles sont soumises en Europe, on peut considérer qu’un certain équilibre existe pour que ces entreprises puissent se développer (c’est la base du système économique Européen) sans trop abuser du système. Après, c’est du coup par coup, et c’est difficile à gérer.

          La directive Reach est un bon exemple de négociation.

          D’un côté, les défenseurs de l’environnement défendaient, avec raison, un contrôle stricte des composés chimiques mis sur le marché, avec études toxicologiques et environnementales systématiques pour la quasi-totalité des molécules.

          De l’autre, les entreprises défendaient, à juste raison pour elles, la nécessité de demeurer compétitives par rapport à leurs concurents : en induisants des coûts supplémentaires important, cette directive favorisaient les entreprises peu présentes sur le marché européen, et donc introduisait un biais de concurence par rapport aux autres entreprises amériainses ou asiatiques.

          Dans la mesure où Reach ne s’appliquait pas (situation qui eût été idéale) à l’ensemble des pays, il a donc fallu arriver à un compromis. Vous pensez sans doute que celui-ci est insuffisant, les entreprises pensent sans doute qu’il va trop loin... Comme tout compromis, il n’est pas parfait mais c’est un progrès.

          Dans ce jeu, les entreprises ont fait du lobbying, en exagérant sans doute la portée de Reach, et d’autres lobby environnementaux ont poussé en sens contraire en exagérant certains risques encore hypothétiques. C’est le jeu, mais faut-il diaboliser pour cela l’un des acteurs ?

          Là où votre article eût été intéressant, c’est s’il avait démontré des exemples de corruptions liés à ce lobbying : si un responsable politque ou administratif reçoit des avantages de la part du lobbyist, on tombe là dans l’innacceptable. Mais les cercles que vous décrivez, où se rencontrent les responsables économiques et politiques, ne semblent pas liés, du moins d’après vos études, à des cas de corruption. Peut-être y a t-il déséquilibre dans ces relations, même si cela reste à démontrer, mais imaginer que ces cercles détiennent un pouvoir exhorbitant de contrôle me semble fantaisiste.


        • Gilles Gilles 10 septembre 2007 18:27

          Mettre sur un même niveau, comme le fait Voltaire, les lobbies de « chasseurs, et les associations de malades » avec des groupes réunissant pdg de multinationales et politiques de haut vol, ce n’est vraiment pas sérieux. Les enjeux sont quelques peu différents, ne croyez vous pas ?

          Soit c’est de la connerie premier degré que seul un âne politiquement peu avaler, soit vous êtes gêné de cette connivence. Voltaire ne serait pas membre du Bilderbreg smiley ?


        • Gilles Gilles 10 septembre 2007 18:36

          Mais de quel complots parlez-vous Voltaire ?

          Il ne s’agit aucunement d’un complot. Les réunions de ce groupes sont connues, mais pas ce qui s’y dit (alors même que des journalistes y participent, honte à eux)

          Non, il s’agit juste de tisser des réseaux, de discuter de thèmes qui leur tiennent à coeur.... mais entre ceux qui ont effectivement le pouvoir économique et politique, et en plus, juste avant le G8.

          Non, ils échangent des idées sur comment le monde pourrait être MIEUX gouverné, à leur convenance (ils sont presque tous trés riche en dollar et/ou trés puissant).

          La masse des 6 milliards de connards qui subissent ces politiques et croient que c’est lors des élections que se jouent les politiques, n’ont même pas connaissance de ces meetings (pardon... workshop).

          Même pas besoin de comploter je te dis puisque cela fait des décennies que le monde sait que les politiques se décident entre décideurs à huis clôt (alors le simple nom de leur think tank on s’en cogne grave).

          Il n’y a que les naïfs qui croient au complot perpétuel... ; tient demain c’est le 11/09, on va rigoler


        • ddacoudre ddacoudre 10 septembre 2007 23:28

          Bonjour voltaire. Cela fait le deuxième article sur les lobbies. Je ne comprends pas pourquoi tes commentaires recueillent des notes négatives.

          Notre existence repose sur la communication il faut bien qu’à un moment ou un autre les êtres échangent entre eux leur acquis, leur vécu, leur conviction, leur idéaux etc.

          De tout ceci en est sorti des organisations sociétales structurées avec un organe de décision dont nous connaissons toutes les formes, et dans chacune d’elles des individus se sont regroupés pour conforter leur point de vue ou idéaux afin de se rapprocher du pouvoir et d’influencer celui-ci dans leur propre intérêt voire privilégier ou recommander un tel. Ces relations d’influences sont normales. Certaines ont cultivé le secret mais jamais très longtemps, d’autres sont sélectives, soit par les postulants soit autour de leurs idéaux ou visés etc.

          Aucune interdiction n’empêche les individus de se réunir formellement ou pas, il y a tant de clubs. Mais tous n’ont pas pour vocation de vouloir influencer le pouvoir et de se faire reconnaitre de lui, de manière à contre carrer l’intérêt collectif d’une population voire de fixer des orientations divergentes à celles que les États se sont choisis ou de faire leurs propres études économiques, existentielle, sociale etc.

          C’est généralement cela que l’on reproche aux lobbies, il ne faut pas les confondre avec les structures associatives d’intérêts collectifs, corporatifs et autres qui sont des partenaires sociaux qui par leur poids respectifs pèsent aussi sur les décisions des gouvernants, et qui dans certains cas sont le contre poids ou le contre pouvoir d’une opposition soit politique soit corporatiste ou professionnelle. Les lobbies doivent rester des groupes de personnes plus ou moins restreint, mais nous avons aussi l’habitude d’étendre l’expression à des structures constituées comme des groupes professionnels tel les agriculteurs que tu cites qui ne sont pas à proprement parler des lobbies et qui utilisent leurs poids politique pour faire pression.

          Maintenant dans ces groupes de personnes le « cousinage » ou la cooptation qu’il en résulte et ce que Balladur appelé les noyaux durs ne constituent à mon sens qu’une recomposition de tous les perpétuels courtisans du pouvoir qui sociologiquement se reconnaissent. Il faut bien que les influences soient portées nominativement par des individus car ce n’est pas le concept qui dialogue, notre existence est faite de relations humaines et non pas de rencontres structurelles.

          Cela ne me choque pas à partir du moment ou ça n’abouti pas à des comportements mafieux, mais là on sort de la naïveté du politiquement correct.

          La première chose qui me gêne, c’est quand certains membres de ces groupes de personnes qui se réunissent collectivement dans des organisations internationales pour s’ordonner autour d’une idée commune, et ainsi avoir une communauté d’intérêts, alors qu’ils dénient à d’autres d’en faire autant, en les traitants de défense d’intérêts corporatistes ou nationaux.

          La deuxième c’est quand ils adoubent des candidats à des postes clés.

          Enfin ce que je regrette c’est le silence médiatique national sur ces groupes d’action politique, tout comme celui qui a fini par recouvrir les réunions de Davos car tout cela fait parti de la vie politique et on gagne en compréhension à le savoir.

          Cordialement.


        • pierrot 11 septembre 2007 11:06

          Il faut aussi rajouter à la Trilatérale, le club de Rome. Nous retrouvons d’ailleurs très souvent dans l’une ou l’autre de ces organisations, les même protagonistes.


        • dom y loulou dom 11 septembre 2007 11:44

          @Voltaire

          vous devriez changer immédiatement de surnom parce que Voltaire se retourne dans sa tombe en vous lisant ... voici le genre de gangrène spirituelle qu’on nous assène : prendre Voltaire pour défendre les lobbys politiques et les groupes de pression... ridicule quand Voltaire fut un esprit libre.


        • Voltaire Voltaire 10 septembre 2007 11:19

          Article totalement orienté, pratiquant la désinformation traditionnelle de ceux qui voient des complôts partout (de préférence capitalistes bien sûr).

          Piqué par l’incongruité du premier chapitre, décrivant un accord entre un ex-nazi et un homme d’affaire juif, j’ai donc regardé d’un peu plus près qui était le prince Bernhard des Pays-Bas. Voici donc un article qui rétablis l’équilibre (extrait du journal Le Soir, suite à son décès), et démontre que la réalité est un peu plus complexe (ex Nazi mais aussi ex grand résistant...).

          Je n’ai pas eu le courage de démonter le reste, tant cela relève de l’imaginaire inconscient de l’anti-capitaliste de base. Mais si cela vous amuse, il est en effet bien plus facile de montrer des bouc-émissaires du doigt que de se remettre un peu en question (je parle de nous, citoyens, et non de vous en tant qu’auteur). On attend donc avec impatience vos prochains articles sur le G8, l’OCDE, Davos etc...

          "Figure emblématique de la famille royale néerlandaise, le prince Bernhard laisse derrière lui un riche et lourd passé. Décédé à 93 ans dans la soirée de mercredi des suites d’un cancer aux poumons et aux intestins, cet homme issu d’une famille de la noblesse allemande, mari de l’ancienne souveraine Juliana, a régulièrement fait la une des journaux.

          D’abord pour s’être enrôlé dans les jeunesses nazies au début des années 1930. Mais ce choix qui lui permet de mener ses études s’avère en fait plus opportuniste que politique. D’ailleurs, il rompt ses liens avec ce mouvement dès qu’il quitte l’université. Et il réussit à faire oublier cet engagement grâce au rôle de premier rang qu’il joue durant la Seconde Guerre mondiale.

          D’abord adjudant de la reine Wilhelmine réfugiée à Londres, il devient ensuite commandant des forces néerlandaises alliées contre l’agresseur allemand. En 1945, il prend part aux négociations sur la capitulation nazie, devenant ainsi le symbole de la résistance contre l’occupant. Dans le même temps, de son séjour à Londres, naissent deux enfants illégitimes issus d’une liaison avec une maîtresse britannique.

          Désormais célèbre, le prince se fait l’ambassadeur des Pays-Bas à l’étranger en multipliant les activités tous azimuts. Embrassant la cause politique, il est nommé président de la conférence Bilderberg réunissant le gotha mondial des affaires et de l’économie. De grandes entreprises comme Philips ou KLM lui doivent des ouvertures sur des marchés étrangers.

          Piqué par la « lutte » écologique quelques années plus tard, il crée le Fonds pour la vie sauvage afin de sauver la faune et la flore en danger.

          Surnommé « Bernhard l’indestructible » par une partie de la presse néerlandaise, le prince aura survécu à l’un des plus grands scandales du siècle dernier : l’affaire Lockheed. C’est en 1976 que le scandale éclate : on révèle que le prince a touché plus de 1 million de dollars de pots-de-vin pour favoriser l’achat d’avions de la firme américaine. Evitant de justesse les poursuites judiciaires, il s’est seulement vu interdire le port de ses uniformes et déchoir de ses fonctions militaires. En revanche, il put arborer ses décorations jusqu’à la fin de sa vie.

          Le 8 décembre, le « Groene Amsterdammer » publiera une interview du prince réalisée il y a quelques années, à condition de n’être publiée qu’à la mort de Bernhard. L’époux de Juliana y fait des aveux : J’ai toujours gagné beaucoup d’argent, je n’avais donc pas besoin de ce million de Lockheed. Comment ai-je pu être aussi bête ? (...) Je n’ai pas vu la plupart du million. Mais cela ne fera pas de différence pour l’histoire. J’ai accepté le fait que le mot « Lockheed » soit sculpté sur ma tombe.

          Son décès, huit mois après celui de sa femme Juliana, marque la fin de la génération d’avant-guerre de la famille d’Orange.Les obsèques du prince auront lieu le samedi 11 décembre à Delft."

          © Rossel & Cie S.A. - LE SOIR Bruxelles


          • Adama Adama 10 septembre 2007 11:36

            Juste une mise au point Voltaire, la famille Rockfeller n’est pas d’origine juive, ce qui n’enlève rien à un sentiment fort désagréable lorsqu’on lit cet article !


          • Alpo47 Alpo47 10 septembre 2007 13:06

            Moi, ce qui m’intrigue, c’est votre acharnement (Voltaire) à démonter cet article argumenté, avec des erreurs certes, mais se contentant de dénoncer ces groupes s’efforçant d’imposer des décisions politiques qui vont dans le sens de leurs intérêts particuliers...

            Que ces groupes existent est évident, qu’ils s’efforcent d’être influents est une autre évidence. Où est le problème ?

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