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Accueil du site > Actualités > Economie > Le capitalisme se nourrit des excès

Le capitalisme se nourrit des excès

Le capitalisme ne connaîtra jamais la décroissance. Autant parler de modération à une boule de neige qui dévale une montagne ! La pente naturelle de ce système est de capitaliser sans limite jusqu’à grossir démesurément. Aujourd’hui, on désigne du doigt le "capitalisme financier" pensant exorciser le mal et le contenir dans cette expression. Peine perdue, le capitalisme ne peut pas dévier de sa pente naturelle. Il écrasera quiconque se mettra au travers de son passage, gouvernements y compris.

Ce qui fait la force du capitalisme, c’est qu’il se nourrit des excès. Les excès de la recherche du profit et de la consommation sont son principal moteur. L’avidité est la base même du système et justifie toutes les pratiques, toutes les audaces, toutes les innovations. Les produits financiers dits "innovants" aujourd’hui décriés n’ont pas volé leur succès : ils ont attiré nombre de financiers en mal de profits rapides. L’excès mène le monde. Le riche devient richissime, le consommateur devient obèse et dépendant.

Dégagé de sa philosophie libérale, le capitalisme ne s’accorde plus aucune limite ni aucun frein autre que la contrainte extérieure. En résumé, la boule de neige ne s’arrêtera que lorsqu’elle aura rencontré un mur. Et même, lorsque cela se produit, d’autres mains façonnent déjà, plus loin, une autre boule au sommet d’une autre pente à pic. On voit que ce n’est pas la contrainte humaine qui arrêtera le processus, mais l’affirmation de la liberté contenue dans la doctrine du libéralisme. Cette dernière repose sur la liberté individuelle, ce qui signifie que la liberté des uns respecte celle des autres. Or, ce n’est pas le cas pour le capitalisme qui ne s’embarrasse pas de tels principes et produit des dégâts considérables. La pauvreté et la famine sont le prix à payer pour la liberté chérie de quelques-uns dont les fortunes atteignent des proportions gigantesques et continueront de croître de façon exponentielle. Il n’y a aucune raison pour que cela s’arrête : effet boule de neige ! Seul l’épuisement complet des ressources naturelles peut mettre un terme au mouvement sans fin.

Pour revenir à un système sain, il faut réaffirmer la liberté. Ceci est paradoxal aux yeux de ceux qui pensent, à gauche, qu’il faut imposer par la force des normes sévères, nationaliser, imposer des voies autoritaires. C’est, au contraire, en affirmant le principe de liberté et en le faisant respecter au sens du libéralisme que l’on pourra remédier à ce qui n’est pas seulement une crise, mais le devenir de l’humanité. Le libéralisme, en effet, est une philosophie qui veut limiter le pouvoir par le pouvoir. Il défend les libertés des individus. Le capitalisme n’est pas tant le défenseur des libertés que le défenseur de ses propres intérêts. Le capitalisme est un régime économique fondé sur le développement des capitaux et, de ce fait, il favorise toujours le meilleur profit des entrepreneurs et des actionnaires. On en voit les "dérives" en France aussi, si tant est que l’on puisse parler de "dérives" à propos d’une tendance inscrite dans le principe même du système...

La première des libertés pour l’homme consiste à sortir de l’aliénation à l’argent. Sortir du fétichisme de l’argent. Le consumériste fétichisme est le premier responsable de la crise financière. N’est-ce pas notre rapport à l’argent, au profit, et à l’appropriation, qui doit être repensé dans le cadre d’une économie plus juste, au sens du développement durable ?

Extraits choisis du discours de clôture de François Bayrou lors de la Conférence nationale du Mouvement démocrate le 26 octobre 2008 à la Maison de la Mutualité à Paris :

"Vous savez, c’est une société très paradoxale dont nous sommes amenés à prendre une partie de la responsabilité. C’est une société consumériste, c’est une société à qui l’on peut faire entendre qu’il n’y a que le matériel qui compte…"

"L’idée fondamentale que le capitalisme portait, celle qui a échoué aussi, son postulat fondamental était que la somme des intérêts particuliers faisait l’intérêt général. Ce postulat s’est révélé faux."

"Pour faire simple, durant les 150 dernières années se sont déroulées en Occident - et quand je dis Occident, c’est vraiment au sens large, de la Californie jusqu’à Vladivostok, en passant par chez nous évidemment… - ce modèle reposait sur une idée toute simple qui était que le progrès technique, technologique, scientifique et économique, allait effacer les inégalités ou, en tout cas, restreindre les inégalités."

"(... ) Cette pensée a dit, en tout cas aux initiés, parce que l’on n’a évidemment jamais osé le dire devant l’opinion publique, qu’il fallait abandonner cette idée de la réduction des inégalités, que ce qui était meilleur pour la créativité des sociétés, c’était l’acceptation des inégalités et même la volonté de voir les inégalités se perpétuer et croître !"

"Capitalisme... si les mots ont un sens, cela veut dire que, pour les sociétés, l’essentiel est dans le capital, dans l’accumulation du capital, dans la recherche du profit qui rémunère le capital. C’est le capital qui commande et c’est le profit qui donne le sens. Tous les discours visent en réalité à cela."

"Voyez-vous, les mots ne sont pas choisis au hasard et, voulez-vous que je vous dise, même le libéralisme est autre chose. Libéralisme, cela veut dire que l’on met en premier la liberté. On peut discuter du système. On sait qu’il a des défauts, des faiblesses, on peut avoir des nuances, mais au moins, on peut honorer la liberté, la mettre au nombre des valeurs."

"Nous, nous savons ce que nous mettons en premier et, ce que nous mettons en premier, ce n’est pas l’argent, c’est l’être humain. C’est pourquoi nous n’adhérons pas au capitalisme. Nous adhérons à l’humanisme et nous considérons que, sur bien des points, le capitalisme est en contradiction avec l’humanisme."



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88 réactions à cet article    


  • morice morice 29 octobre 2008 12:50

     La taverne, vous voilà marxiste...


    • La Taverne des Poètes 29 octobre 2008 12:59

      La pensée binaire et réductrice de Morice : si tu n’es pas pour le capitalisme, tu es donc donc marxiste !


    • Gazi BORAT 29 octobre 2008 13:26

      Morice n’a pas tort.. Tout cela a un petit parfum de :

      Ce bouleversement continuel , ce constant ébranlement de tout le système social, cette agitation et cette insécurité perpétuelles distinguent l’époque bourgeoise de toutes les précédentes.

      Tous les rapports sociaux, figés et couverts de rouille, avec leur cortège de conceptions et d’idées antiques et vénérables, se dissolvent ; ceux qui les remplacent vieillissent avant d’avoir pu s’ossifier.

      Tout ce qui avait solidité et permanence s’en va en fumée, tout ce qui était sacré est profané, et les hommes sont forcés enfin d’envisager leurs conditions d’existence et leurs rapports réciproques avec des yeux désabusés.


      gAZi bORAt


    • ninou ninou 29 octobre 2008 16:47

      Les magna de la finance se foutent de la politique. Ce sont eux qui ont le vrai pouvoir : l’argent.
       Qu’ils soient communistes, libéraux, socialistes, fascistes, centristes... les gouvernements et les peuples ont tous besoin d’argent.
      Les banquiers croissent et engraissent grâce à nos dettes.
      Nous voudrions être libres mais nous laissons les banquiers nous saigner tels des vampires.
      Comment fonctionne le monde de l’argent ?
      réponse en 50 minutes :
      http://vimeo.com/1711304?pg=embed&sec=1711304


    • Cug Cug 29 octobre 2008 13:27

       Bah le marxisme n’a jamais autant été d’actualité ...

       A noté que les gouvernements à la solde de l’oligarchie financière sont en train de prendre le contôle des programmes scolaires, notament l’histoire et la géographie, aux USA l’économie aussi car dans ces disciplines trainent de trop nombreux et dangereux cocos et socialos qui remttent en question les théories néolibéraleslibreéchangistes de la classe dominante.

      La dictature fachiste is back !
      Tout pour nous rien pour les autres...
      Nous avons besoin de domestiques dociles ...
      Surtout ne penses pas, consommes c’est mieux ...
      Etc etc ...


      • Cartman 29 octobre 2008 13:29

        Je ne savais pas que Bayrou était anticapitaliste. Etant donné son parcours politique, c’est plutôt surprenant. J’attend avec impatience ses propositions concrètes pour abattre définitivement le capitalisme.


        • La Taverne des Poètes 29 octobre 2008 14:19

          Le paradis des uns fait l’enfer des autres.
          Sarko, lui, a choisi, il veut vivre au paradis avec ses amis. "Parce que je le vaux bien !"



        • La Taverne des Poètes 29 octobre 2008 14:20

          = "parce que je vaux plus que vous tous..."


        • philbrasov 29 octobre 2008 16:55

          de la connerie des ouvriers, qu’ils sont censés représenter....
          Arrétez avec vos slogans staliniens...
          On va pleurer ici en Roumanie, et autres pays de l’EST......

          si j’avais le temps je vous plaindrais.....

          quoique la bétise humaine, relève de la psychiatrie.....


        • philbrasov 29 octobre 2008 17:08

          est probablement ce qu’on a fait de mieux dans ce monde depuis que le monde est monde.... La preuve il n’a JAMAIS CESSE d’exister...
          de l’homme de cro, qui échangeait ses breloques contre d’autres.... aux romains, qui faisaient commerce dans toute la méditerranée, à aujourd’hui dans ce monde...
          même du temps de cette mascarade "communiste", nos chers marxistes, faisaient commerce, avec ces vilains capitalistes.....

          Donc en gros , on a en vrac
          le capitalisme à visage humain ?? façon bayrou
          le libéralisme à visage humain façon delanoé
          le capitalisme pur et dur façon Sarko ( mort de rire lorsqu’on voit comment il est traité par les socialites européens)
          et le capitalisme d’état façon besancenot


          faudra vous y faire.... les gars..... le capitalisme , à la sauce politique, c’est le linge à moitié propre, ou à moitié sale.....
          le jour ou vous aurez inventé, le linge propre, et fait vos preuves on en reparlera.....
          continuez à blablater..... le peuple lui s’en fiche de vos querelles politiques.

          Aucune decision de gauche comme de droite, ne peut avoir d’impact sur la vie des français, sans que nous prennions en compte, qui l’Europe, qui le Monde......

          la seule chose que veulent les politiques, C’EST LE POUVOIR..... POINT BARRE.... le jour ou les députés et les grands diseux de ce pays seront payés au SMIC sans retraite..... Y aura plus personne pour postuler....

          Le bien des peuples..... faites moi rire...... la nature ayant horreur du vide, tout homme politique, un peu mercantile, se rue dans une niche exploitable.... ; Bayrou ayant constaté que le centre était à prendre, il s’engoufre, quitte à renier ses propres convictions.
          Il en va de même des autres politiciens.... Besancenot en tête, et autre Lepen.....

          A chacun sa niche alimentaire......
          il est temps que l’on arrete de donner le pouvoir à des professionnels de la gamelle personnelle.


        • sisyphe sisyphe 29 octobre 2008 18:08

          il est temps que l’on arrete de donner le pouvoir à des professionnels de la gamelle personnelle.

          Et à qui donc monsieur philbrasov propose-t-il, alors, de donner le pouvoir ? 


        • Croa Croa 29 octobre 2008 22:14

          « parce que je vaux plus que vous tous.. »

          C’est bien du Sarko, ça, effectivement !

          Concernant l’article : Excellente approche non pas libérale mais libertaire ce qui est la bonne définition pour « 
          les libertés des individus. »... Gachée cependant par la citation de F. Bayrou, certes plus doux que Sarko mais tout aussi fourbe et menteur... Ces "élites", mais du discourt, sont tous capables de nous faire prendre des vessies pour des lanternes ! En fait, après avoir été beaux parleurs, nos élus sont des fantoches.

          Le capitalisme n’est que le système. Le régime politique associé est dictatorial et ploutocratique. Il règne par la dette qui est d’abord un truc à faire du pognon mais aussi le meilleur instrument de coercition jamais inventé. Nous ne sommes donc pas en démocratie, contrairement à ce qui est journellement asséné par la propagande. La dette nous asservi, aussi bien individuellement que collectivement. C’est en cela que ton approche est bonne :

          Oui, pour changer ce régime accaparateur de richesses, destructeur de vie, il faut que les sujets prennent conscience de leur condition et même de celles des institutions, qu’elles se libèrent et redeviennent des citoyens capables d’imaginer et de construire un monde libre.


          Nota : Là, j’ai voulu réagir à un commentaire de l’auteur. Je pense qu’il y a un beûgue dans les pages d’Agoravox.



        • Gazi BORAT 30 octobre 2008 08:48

           "Il est temps que l’on arrete de donner le pouvoir à des professionnels de la gamelle personnelle. "

          Décidément, la crise rend nostalgique : la solution à ce problème serait-il la réactualisation d’un :

          • "Tout le pouvoir aux soviets d’ouvriers et de soldats " ?
          gAZi bORAt



        • La Taverne des Poètes 29 octobre 2008 14:17

          "Moraliser le capitalisme" comme le dit Sarkozy revient à dire "Je ne veux rien changer au système" car moraliser le capitalisme est impossible. Le capitalisme est immoral par nature. C’est dans son principe.

          Régalons-nous encore une fois des propos délirants de notre "pragmatique" président aux "sept cerveaux" . Il impute à la gauche et aux étudiants et ouvriers de Mai 68 la responsabilité du capitalisme financier !

          Le 29 avril 2007, Sarkozy affirme : "L’héritage de Mai 68 a introduit le cynisme dans la société et dans la politique. Voyez comment le culte de l’argent-roi, du profit à court terme, de la spéculation, comment les dérives du capitalisme financier ont été portées par les valeurs de Mai 68".

          Le capitalisme financier ? Mais c’est la faute de Mai 68 !
          Il fallait oser  ! Mais Sarkozy ose tout. C’est même à ça qu’on le reconnaÎt...


          • LE CHAT LE CHAT 29 octobre 2008 14:26

            c’est pourtant le type de société que veut Bayrou , sinon pourquoi aurait il fait campagne pour le oui au traité de Lisbonne ? il est resté longtemps aphone sur la crise financière , ce n’est qu’un opportuniste qui ne peut piaffer que parce que le PS n’abboie plus et que le PCF est mort !


            • La Taverne des Poètes 29 octobre 2008 14:30

              à Le Chat : Tu retrouveras assez facilement des propos de Bayrou annonçant ce qui se passe aujourd’hui. Je te conseille aussi de lire les critiques que Peyrelevade adresse au capitalisme et à la politique économique sarkoziste bien avant la crise financière. Reviens ensuite ! Ce n’est pas grave : la mauvaise foi, cela se soigne.


            • La Taverne des Poètes 29 octobre 2008 14:32

              Mes condoléances pour le PCF et pour le PS ! Mais l’Histoire ne doit pas s’arrêter pour autant.


            • La Taverne des Poètes 29 octobre 2008 14:34

              Mais ils ne sont pas morts. Au plan local ils obtiennent encore beaucoup de sièges d’élus. Equilibre des forces...Ce n’est pas une mauvaise chose d’ailleurs.


            • LE CHAT LE CHAT 29 octobre 2008 14:55

              En janvier 2006, Jean Peyrelevade à été condamné dans le cadre de l’Affaire Executive Life à une peine de 500.000 $, 5 ans de mise à l’épreuve et 3 ans d’interdiction d’entrée sur le territoire américain pour avoir fournie à la FED de fausses déclarations[1]. M Peyrelevade avait plaidé coupable dans l’affaire


              Bayrou a les soutiens qu’il mérite !!!!  smiley et il donne des leçons de morale !


              jean Peyrelevade a occupé de nombreuses fonctions de responsabilité notamment à la tête de grandes entreprises nationalisées : président de Suez de 1983 à 1986, de la Banque Stern de 1986 à 1988, de l’UAP de 1988 à 1993, et du Crédit lyonnais de 1993 à 2003.

              ce type a trempé jusqu’au cou dans les magouilles des années Mitoche et supermenteur ! Beurk !


            • La Taverne des Poètes 29 octobre 2008 15:05

              Son analyse de l’économie n’est pas mauvaise. Par ailleurs, PDG d’une grande société n’est pas synonyme de pourriture. Même Besancenot ne dirait pas ça !


            • LE CHAT LE CHAT 29 octobre 2008 15:06

              si Bayrou a abboyé au sujet de l’affaire Tapie , ce n’est que sur les conseils de Peyrelavade qui se rappelait ses bonnes années à la tête du crédit Lyonnais pendant lesquelles il a surtout multiplié par 5 son salaire ! smiley

              Bayrou est l’ami des milieux de la finance ! le MILIEU !


            • LE CHAT LE CHAT 29 octobre 2008 15:28

              @taverne

              PDG d’une grande société n’est pas synonyme de pourriture. Même Besancenot ne dirait pas ça

              Peyrelavade a été dirigeant de grandes banques et assurances ! il est au coeur des origines de la crise financière actuelle ! ce n’est pas un entrepreneur mais un prédateur financier ! smiley


            • La Taverne des Poètes 29 octobre 2008 15:33

              le Chat : Mais quand tu évoques le "milieu", tu insinues sournoisement de graves accusations. Le milieu étant synonyme de Mafia. Cela décrédibilise ton argumentation qui frôle le niveau des propos de comptoirs. Par contre, dire que Sarkozy a des accointances avec l’Empire du Milieu, ce n’est pas inexact. Et que dire de Royal qui voit dans la justice expéditive chinoise un modèle d’efficacité ? Donc passons et revenons à nos moutons.


            • La Taverne des Poètes 29 octobre 2008 15:35

              Qu’est-ce qui te permet d’affirmer que tous les dirigeants de grandes banques et assurances sont directement à l’origine de la crise financière et qu’aucun n’aurait pris de mesures efficaces pour anticiper et corriger ? Un peu manichéen et simpliste ton argument, non ?


            • LE CHAT LE CHAT 29 octobre 2008 16:06

              @taverne


              un peu plus sur Bayrou
              http://marseille.indymedia.org/news/2007/03/8513.php

              http://www.fn06.net/portrait_bayrou.html

              Quand aux banques et aux banquiers , ils savaient ce qui allait se passer et ont prétendu l’inverse .....



            • La Taverne des Poètes 29 octobre 2008 16:26

              Tu fais la promo du Front national à présent ?

              Un vrai citoyen doit apprendre à s’exprimer par lui-même... Je ne réponds pas aux copiés-collés.


            • La Taverne des Poètes 29 octobre 2008 16:27

              "Le Pen président ! ", je veux bien mais tu crois qu’il va nous sortir du capitalisme ? smiley


            • philbrasov 29 octobre 2008 17:43

              édifiant......

              vous etes naïf ou quoi ou avengle.. ou sourd ou vous ne savez pas lire....
              http://www.fahayek.org/index.php?option=com_content&task=view&id=1779&Itemid=1

              http://www.fahayek.org/index.php?option=com_content&task=view&id=1778&Itemid=1

              http://www.fahayek.org/index.php?option=com_content&task=view&id=1775&Itemid=53


              avantd e faire de la politique, vous devriez apprendre et comprendre comment fonctionne une économie.
              Vos promesses, n’engagent que ceux qui vous croient.






            • sisyphe sisyphe 29 octobre 2008 21:36

              Aaaaahhh... 

              Monsieur philbrasov se démasque enfin comme membre de la secte de son grand gourou ...

              Saint Hayek,
              Vous qui avez tellement contribué à nous mettre
              Continuez à le faire, s’il vous plait
              On aime tant ça....


            • Probité 29 octobre 2008 21:46

              Ce qui fait la force du capitalisme actuel, c’est notamment le monétarisme, si cher à Monsieur Friedrich Hayek.

              Un lien intéressant pour comprendre comment fonctionne une par de l’économie : http://www.vimeo.com/1711304


            • Le péripate Le péripate 29 octobre 2008 21:57

               On n’est pas obligé de tout savoir. Mais le monétarisme, c’est Milton Friedman, et non Hayek. Le premier est le fondateur de l’école de Chicago, celle calomniée dans votre bible "la stratégie du chocolat", et l’autre est l’auteur d’un ouvrage célèbre, "la route de la servitude", cette route où vous voulez tous nous mener.


            • Croa Croa 29 octobre 2008 22:23

              «  faire de la politique, vous devriez apprendre et comprendre comment fonctionne une économie »

              Très bon conseil en effet !
              L’info est là :
              "L’argent dette" par Paul Grignon


            • Probité 30 octobre 2008 00:17

              @Le péripate,

              Contrairement à ce que vous affirmez, je n’ai pas écrit que le monétarisme était de Hayek (effectivement j’aurais certainement dû écrire « politique monétaire », dont acte).

              Néanmoins, l’ « ouvrage célèbre » dont vous faite état, pré-determine implicitement la théorie monétariste de Milton Friedman, l’auteur cherche à combattre les idées prônant un interventionnisme fort de l’État dans l’économie en cas de crise, et prône l’éloge du libéralisme. Ce même « ouvrage célèbre », a eu une grande influence sur les politiques économiques de ces 20 dernières années (Thatcher, Reagan,…). Ont-elles (ces politiques) été en contradiction avec le monétarisme ?

              La théorie du libéralisme (= libération de l’initiative individuelle qui entraîne le développement des idées, de la science et de l’économie) que vous semblez aduler, sont-elles en contradiction avec le monétarisme ?

              Dans notre situation économique actuelle, l’interventionnisme des états est patent et sauve ce système libéral par une intervention importante.

              Faut-il alors penser comme Hayek, que cet interventionnisme des états doit se limiter, pour la société, à « disposer d’un minimum vital pour sa subsistance, [de] se sentir à l’abri des privations physiques élémentaires » ? Au regard de la situation actuelle (notamment les problèmes de famines au niveau mondial) il serait judicieux de se demander si l’« interventionnisme de l’état » n’a pas été insuffisant, contrairement à ce que prônait Hayek ?

              Concernant cet « ouvrage célèbre » qui date de 1944, il apparaît, aujourd’hui, que l’on peut douter de la pertinence des arguments exposés, ce livre restant la bible de « la pensée économique actuelle », cette dernière nous ayant conduit à la situation de crise que nous connaissons.

              Enfin, l’ouvrage de Hayek, qui évoquait la nécessité de tenir compte de la politique monétaire, aurait-il fait l’objet d’un détournement de nos économistes contemporains ?


            • Le péripate Le péripate 30 octobre 2008 08:57

               Non, pas du tout. Hayek a plaidé à de nombreuses reprises pour la privatisation de l’émission de la monnaie, ce qui est l’exact contraire d’une politique, puisque ça consiste à rendre au marché ce qui n’aurait jamais dû être confisqué par le monopole étatique. Sur ce point, Hayek renvoie donc Friedman du côté de Keynes et de Marx.
              Tous les livres vieillissent. Au lecteur de le savoir.


            • sisyphe sisyphe 30 octobre 2008 12:06

              par Le péripate (IP:xxx.x23.214.154) le 30 octobre 2008 à 08H57 							
              							

              															
              							
              								 Non, pas du tout. Hayek a plaidé à de nombreuses reprises pour la privatisation de l’émission de la monnaie, ce qui est l’exact contraire d’une politique, puisque ça consiste à rendre au marché ce qui n’aurait jamais dû être confisqué par le monopole étatique.

              Ou comment voler aux citoyens le contrôle démocratique sur l’émission de la monnaie, pour le refiler aux mafias qui en font ce qui aboutit à la crise actuelle. 
              Sacré visionnaire, le Hayek !! smiley


              Sur ce point, Hayek renvoie donc Friedman du côté de Keynes et de Marx.
              Tous les livres vieillissent. Au lecteur de le savoir.

              Ah !
              Et de quand datent les écrits de Hayek ? 
              Ils n’ont pas pris une ride, eux ? 
               smiley


            • Le péripate Le péripate 30 octobre 2008 12:46

               Et que penses tu du fait que l’on a volé aux citoyens le contrôle sur le prix des loyers, des chaussettes et du chocolat ? N’est-ce pas un combat qu’il convient de mener de toutes urgence ? Aux armes, citoyens, pour le contrôle par l’état du prix de la saucisse !


            • sisyphe sisyphe 30 octobre 2008 13:54

              Je te l’ai déjà dit, Péripate ; dans la dérision, t’es pas au top. 
              Surtout quand tu joues au couillon : à comparer le contrôle de l’émission de l’argent (qui conditionne toute l’économie, évidemment), à n’importe quoi. 

              Ton Hayek a instauré le pouvoir de mafias à la place de la démocratie ; avec le recul, il est clair qu’il a été un des grands fossoyeurs de la civilisation, de l’économie, de la démocratie, de la liberté. 

              Un gourou comme tant d’autres, mais en plus malfaisant, parce qu’étendant le pouvoir nuisible de son système, à l’ensemble de la planète. 

              Ce qui est sidérant, c’est qu’il se trouve, encore aujourd’hui, devant l’échec patent et dramatique de l’instauration de son système, des adhérents de la secte, pour s’y accrocher ; ce que c’est que le pouvoir du conditionnement et du formatage de cerveau, quand même ...


            • sisyphe sisyphe 30 octobre 2008 14:00

              							par Le péripate (IP:xxx.x23.214.154) le 30 octobre 2008 à 12H46 							
              							

              															
              							
              								 Et que penses tu du fait que l’on a volé aux citoyens le contrôle sur le prix des loyers,

              Ca, en revanche, ça fait effectivement partie du scandale de votre système, et de ses honteux abus.
              Si, réellement, l’état remplissait sa tâche de politique de construction de suffisamment de logements sociaux, le prix de l’ensemble des loyers se serait donc maintenu dans une échelle raisonnable à ce que tout le monde soit correctement logé. 
              En soustrayant ce contrôle à l’état, donc aux citoyens qu’il représente, et en le livrant, là aussi, à la mafia du parc immobilier privé, on a abouti à ce qui se passe aujourd’hui : tous les sdf ; chomeurs, et même salariés, parce que les revenus de leur travail ne leur permettent même plus de se loger. 

              Merci d’avoir choisi ce bon exemple. 
               smiley


            • S2ndreal 30 octobre 2008 15:39

              @ philbrasov

              L’institut Hayek, qui me semble être votre référence, donne une vision particulière de la réalité. Les obligations adossées, entre autres aux subprimes relevaient d’un marché totalement dérégulé. L’idée était que le marché devait faire sa propre régulation. C’est ce que Greenspan vient d’admettre et déclarer publiquement. Il croyait que les banquiers sauraient se contrôler eux mêmes. Il a tout laissé entre les mains des banquiers et aucune régulation les contrôlaient. Un mot du genre "comptabilité cachée" désignait le marché de ces obligations. L’idée est que personne d’autre que les initiés ne s’occupaient de ces transactions. Les bénéficiaires ne se sont pas privés. Ces papiers ont fait que les dettes des privés n’avaient plus la moindre importance. Le risque était contrôlé par des modèles mathématiques basés sur l’indépendance des risques entre eux. Le Marché absorbait sans peine les hypothèques. Ces hypothèques généraient de très jolis bénéfices pour les banques d’investissement. L’institut Hayek ne représente qu’un seul aspect de la réalité.
              Lisez autre chose !
              Il y a aussi des gens intelligents en face de vous. L’un d’eux s’appelle Paul Krugman. Il s’inquiétait de l’évolution du marché immobilier US en août 2005 (http://www.nytimes.com/2005/08/08/opinion/08krugman.html?_r=1&oref=slogin) et a reçu des moqueries d’un analogue US de l’institut Hayek pour cela. Curieusement, le site concerné a changé ses adresses. Il est possible de lire chez Krugman la conclusion de l’article de PowerLine qui a amusé Krugman (http://krugman.blogs.nytimes.com/2008/09/30/bubble-memories/) J’avais regardé à l’époque l’article de PowerLine. Krugman a fait un copier - coller de la fin de l’article. Maintenant, il a disparu, remplacé par un truc sur Chavez que je n’ai pas lu. Cet incident m’invite à penser que du révisionisme est aussi actif chez les défenseurs du libéralisme quand ils sont à la peine.

              @ Peripate
              Hayek était le père spirituel de Friedmann. Friedmann s’est déclaré disciple d’Hayek.
              Friedmann était pour la suppression des banques centrales. Il était pour la privatisation des émissions de monnaie.

              Si la "Stratégie du Choc" est une calomnie, elle est très bien argumentée, avec des sources, des citations, des faits et des témoignages. Elle raconte et regroupe des événements en un tout cohérent. Cette cohérence se base sur l’idée établie, entre autres par l’école de Palo Alto, qu’une personne désorientée cherche à se raccrocher à n’importe quoi pour retrouver ses marques. Arriver à ce moment vers une personne dans cet état avec une idée cohérente force cette dernière à accepter le plan d’action qui va avec. C’est extrêmement grave. La personne désorientée ne peut pas réfléchir, se défendre, se battre. Elle n’a plus accès à sa liberté de pensée, d’opinion et d’expression. Vu la gravité de la thèse de Naomi Klein, je vous suggère de vous renseigner par vous même sur cet état de désorientation extrême. Essayez un peu de vous renseigner chez des auteurs de psychologie expérimentale ou ches des gens comme Watzlawick, Erikson ou Hall. Ces gens décrivent l’état de désorientation, comment le provoquer expérimentalement et ce qu’ils ont vu chez leurs sujets d’expérience. Voyez par vous même. Vous y verrez l’idée de base de ce livre que vous rejetez.

              Encore un mot sur la calomnie. Votre idée de la calomnie, qui chez moi est une critique injustifiée avec volonté de nuire, est devenue chez vous une critique justifiée, fondée et qui gêne vos opinions. C’est ce que je note de votre déclaration.


            • Le péripate Le péripate 31 octobre 2008 08:57

               Faux, et archi faux. Je ne sais pas où vous avez lu ça, mais ce sont des âneries. Sans commentaires.

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