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Accueil du site > Actualités > Economie > Le choc des années 2010 : croissance démocratique ou chaos ?

Le choc des années 2010 : croissance démocratique ou chaos ?

Visiblement, un choc économique nous attend mais il ne sera pas comparable à celui de 1929, différant dans son ampleur et surtout sa nature. Dans tout processus historique, une situation se comprend à la fois par son passé, par les causes qui l’ont produite, mais aussi par son futur. Car l’évolution d’une situation repose sur des possibilités. Dans le feu de l’action, la plupart n’ont aucune idée de ce qui est possible mais certain trouvent des solutions. Par ailleurs, des innovations inattendues et des mouvements sociaux imprévisibles viennent se greffer à un processus historique. Si bien que rétroactivement, on comprend que ce qui a pu sortir les pays d’une crise ne tient pas au miracle mais à des possibilités qui ont réussi parce qu’elles ont été mises en œuvre. Ainsi, la crise de 1929 fut liée aux égarements de la finance, aux erreurs d’intervention, à un dispositif productif mal consolidés, à une absence de mécanismes compensateurs et régulateurs. La chute de la production a été impressionnante par son ampleur et surtout sa durée. 15 ans de labeur ont été nécessaire pour que les Etats-Unis en viennent à bout et partent sur des fondamentaux plus sûrs. Europe et Japon ont emboîté le pas.

En 2008, la situation est différente. L’économie est consolidée mais la crise se fait sentir au niveau des institutions financières qui ne peuvent plus trouver des dispositifs de rendement à court terme. On a dit que le dispositif des fonds à risque était capable de dynamiser l’économie. Cette époque semble achevée. La bourse, l’immobilier, l’art, tout a été essayé. Il ne reste plus que les matières premières. Et quand le round sera achevé, il n’y aura plus que la drogue et le trafic d’organes pour satisfaire l’appétit des financiers. Bon, il reste quand même les marchés asiatiques. Mais les bourses sont déjà secouées par les appétits locaux. Un Chinois ressemble à un Américain. S’il peut placer 10 sous pour en obtenir 12 l’année suivante, il le fera.

Mais le principe du profit c’est aussi de favoriser l’innovation et la productions de biens accessibles à tous, du moins ceux qui sont solvables. Or, l’économie donne des signes de faiblesse. Et le choc est à la fois psychologique, autant sinon plus qu’économique. Prenons les années 1960. La croissance était importante et partagée par presque tous. Les gens, à peine remis de la guerre, ont vu leur niveau de vie augmenter d’une manière plus importante qu’ils n’espéraient. D’où ce sentiment positif. Actuellement, le niveau de vie est trois fois plus élevé mais il stagne, alors que les « gens » exigent un progrès que ne peut plus fournir le système. Et les « gens » ont un sentiment négatif. En fait, il existe deux processus inverses sur le marché.

Premièrement, ce qu’on appelle démocratisation des biens de consommation. Un type de produit voit son prix baisser, alors que les revenus moyens augmentent. Au final, le nombre d’accédant à ce type de produit est en augmentation constante. Ce fut le cas de la plupart des biens produits pendant les Trente Glorieuses et même après. Machine à laver, télévision, transport aérien, ordinateur personnel, automobile, magnétophone, chaîne stéréo, tous ces biens se sont démocratisées depuis 1950.

Deuxièmement. Récemment, on a assisté à une tendance inverse. Prenons les automobiles. Entre la sophistication des modèles et le coût de l’entretien, l’accès à l’automobile n’a plus suivi le processus de démocratisation et ce n’est que grâce au marché de l’occasion et à la débrouille que les bas revenus peuvent avoir un véhicule personnel. Le prix de l’essence ne peut que renchérir le phénomène. Le marché de la télévision a subi aussi une tendance similaire. Mais c’est dû à un changement de technologie. Alors qu’un écran cathodique de 70 cm aurait pu se vendre pour 300 euros, il faut débourser plus du double pour disposer de l’équivalent en technologie LCD ou bien en plasma. La distribution ne commercialise plus que des écrans plats et on comprend pourquoi, puisque les marges sont largement supérieures. L’accès à la propriété a aussi subi cette tendance élitaire, tout comme par exemple la location des gîtes pour les vacances. Les prix ont explosé depuis une décennie A la « consommation démocratique », on doit opposer une tendance inverse, celle de la « consommation élitaire ». A noter l’effet de la mondialisation qui dans les pays avancés favorise la consommation démocratique grâce à l’importation de produits manufacturés à bas prix. C’est notamment le cas pour l’habillement. Mais l’inflation dans les pays émergents va infléchir ce processus.

Compte tenu de la conjoncture actuelle, il semblerait que les sociétés en pointe ne puissent plus progresser, sauf élitairement. La marge de manœuvre se rétrécit d’année en année. Il faut être naïf pour croire qu’on peut aller chercher la croissance en faisant des réformes. Je parle évidemment d’une croissance au service d’une « consommation démocratique ». Le mur du progrès se dresse. Vivre mieux avec plus de moyens est devenu un luxe accessible à une minorité. Vivre mieux ensemble en gérant les moyens est devenu une évidence accessible à une majorité. Le but de la minorité étant de faire croire à la majorité qu’elle peut s’en sortir. La faiblesse de la majorité étant de tout miser sur le matériel et l’arrangement dans un système qui lui est défavorable dans la moyenne mais laisse gagner quelques-uns. Bref, de vouloir faire comme la classe minoritaire en épousant ses codes, un classique de la sociologie ! Le prototype du système actuel c’est la Française des jeux. Beaucoup de petits gagnants, autant de petits perdants, de rares gagnants et une structure qui vit du système avec quelques cadres bien payés mais moins que les supers gagnants. Le système, plein de travailleurs, les uns s’en tirent, les autres sont à la peine. Un Etat et une Finance gèrent l’ensemble. Les hauts fonctionnaires, administrateurs, investisseurs, professions faussement libérales et cadres sup en vivent très bien et quelques stars empochent de gros gains, Boon, Clooney, Carey, Zidane, Madonna, Clinton...

Le choc qui arrive, c’est celui d’une « croissance qui n’est pas démocratique ». Le concept est parfaitement ficelé. Démos, le peuple, kratos le pouvoir. Croissance démocratique, pouvoir d’achat qui augmente pour tous, qui se répartit équitablement. Or, ce n’est plus le cas depuis une bonne décennie sinon plus. Diverses raisons, mais essentiellement, la structure de répartition des revenus, de production des profit et d’autre part, la technologie galopante qui impose ses innovations et qui pour se vendre, nécessite une croissance non démocratique. A cela s’ajoute maintenant une tension sur les matières premières et agricoles. La rareté fait monter les enchères. Malheur à ceux qui ne sont pas solvables. Le choc sera terrible, pour les pauvres des pays pauvres. Le choc sera mal vécu, pour les pauvres des pays riches. Emeutes de la faim chez les uns et qui sait, insurrection du pouvoir d’achat chez les autres.

Trois évolutions sont envisageables chez nous. 1 Un long désenchantement, une résignation, un consensus de la population pour exister et survivre sans grand espoir avec les peines et les petits plaisirs accessibles, une morosité, un lent déclin, comme l’Empire romain, peu d’enthousiasme sauf pour ceux qui ont les moyens. Peu d’innovation, moins de solidarité, société aride, sèche, sans esprit et sans âme. 2 Les gens n’en pouvant plus, étranglés par le pouvoir d’achat en berne, on assiste à des insurrections, des résistances, des incivilités contre une hiérarchie et des classes supérieures jugées à la fois responsables de la situation et incompétentes. Un chaos social qui ne peut qu’amener un régime autoritaire et policier, une surveillance accrue pour protéger les points sensibles et faire fonctionner toute cette machine sans laquelle les élites minoritaires ne peuvent prospérer. 3 Une transformation du système avec quelques mesures fortes qui vont permettre à la croissance de s’infléchir dans un sens démocratique et une nouvelle société où la vie politique, intellectuelle, culturelle, sociale, sera florissante, du moins on devrait l’espérer.


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37 réactions à cet article    


  • Mr Mimose Mr Mimose 26 avril 2008 13:34

    Bon article Mr Dugué !

    Bref les carottes sont cuites, le pétrole commence à manquer, que va t’on devenir ?


    • stephanemot stephanemot 27 avril 2008 10:46

      Le mauvais choix a ete fait en 2004 avec la reelection de Bush : un coup d’accelerateur dans le sens de la radicalisation au lieu de pauser les gaules et de revoir la copie.

      Dans la foulee, les poussees nationalistes se sont confirmees en Asie, le fondamentalisme a repris pied en Europe, et l’asphyxie des organismes internationaux a ete poursuivie en toute impunite. Le chacun pour soi et l’absence de vision strategique ont prevalu a tous les niveaux : politique, economique, social, culturel, ecologique...

      Le monde se reveille avec une gueule de bois. Au lieu de se preparer ensemble aux nouveaux defis, les nations ont fait perdre des decennies a l’humanite.

      Les fondamentalistes peuvent triompher : ils font leur lit sur les crises morales, economiques, politiques, humanitaires, et desormais ecologiques.

      On peut encore eviter le pire (http://e-blogules.blogspot.com/2008/03/iraq-5-years-of-success-for.html ).


    • donino30 donino30 28 avril 2008 11:15

      Allons bon, tout est de la faute de Bush, évidemment. Il faudra bien un jour que chacun regarde les difficultés dans les yeux, et cesse de toujours reporter les erreurs sur les autres...


    • Pi@h 26 avril 2008 14:51

      Vos projections en guise de conclusion ne sont pas si éloignées que ça... Du moins pour les 2 premières hypothèses !

      Les termes désenchantement et résignation me semblent tout particulièrement d’actualité, pour ce qui est de la mise en place d’un Etat policier et autoritaire, juste un peu de patience, notre président s’y attèle...


      • Aafrit Aafrit 26 avril 2008 15:03

        le monde ou la vie, tout au premier moment, lors de son départ, fut inclinée sur son cheval, elle savait qu’un jour ou l’autre tombera..remonter l’histoire pour corriger ? corriger quoi, des trucs profondément enfouis dans nos inconscients ? jusqu’à où ? jusqu’à la racine du commencement des inégalités dans les ténèbres du néolithique ?

        On voit là, des gens qui meurent, le ventre vide, sans savoir c’est quoi manger correctement, sans avoir vecu un moment de satieté, des autres qui , consomment sans relache, dépensent pour le futile et vivent pleinement sans s’etre demandés une fois, c’est quoi la faim, c’est quoi un ventre vide, qui c’est ce pauvre, je ne le connais pas..

        Il va falloir qu’on retourne à l’économie de subsistance en mettant à l’oeil les premieres apparitions des bourgeons d’une telle ou telle inégalité pour les détruire sur place ; sinon une existence sans l’etre humain est une des meilleurs solutions et qu’on laisse la nature (la vie) tranquille se débrouiller toute seule, et continuer son parcours sans nous

         


        • Yvance77 26 avril 2008 15:14

          En temps que presque moderateur sur ce site ( il me manque 4 articles a faire ) et en temps que supporter de la connerie lernalienne je dis bon post Momsieur Dugue.

          Un des mensonges fondamental de Sarko et de nous pousser a consommer avec des prix de cher Dior ou Cartier

          Pris a la volee, chez ses copains qui font les prix :

           

          un Lt de lait 5.20 FF

          un paquet de cookies 9.80 FF

          un Lt d’essence + de 10 FF vu sur la bonne ville de Menton

          un pot de pistou ( sauce a base d’huile+ et de basilic) 180 FF / Kg

          un pain complet 24.20 FF

          une part de flan 10 FF

          une place de cinema 52 FF

          un loyer pour un petit deux pieces sans vue 5600 FF

          etc ... j’ai volontairement mis les prix en franc c’est plus parlant a mon gout.

          A part faire plaisir aux grandes familles argentieres, Mulliez, Bollore, Pinault.... je ne vois rien qui puisse engendrer un surplus de consommation avec ces tarifs rolex.

          Aujourd’hui du cote de Marseille une bande vient de s’attaquer a un train de marchandise ( come back a John Ford et au cinoche de diligence) demain je mets 100 boules sur le tapis que l’on verra la meme chose mais dans un hyper.

          Pourvu que ces as de l’economie mondialisee ne nous renvoient pas au temps des cavernes

           A peluche

           

           

           

           


          • rocla (haddock) rocla (haddock) 27 avril 2008 10:47

            Yvance , en tant .....

             

            Exemple :

             

            Tant qu’ il est encore temps tentons d’ éloigner le taon dont la piqûre tend les tétons des teutonnes un tantinet ténues , tétues et dont la teutaie scrute l’ horizon bleu au large de l’ endroit .


          • pame 29 avril 2008 19:56

            Le lt de lait ( de vache ) 5.20 FF , c’est incroyablement pas cher. Je vis dans un pays emergent ou les revenus sont a peu pres 3.5 fois moins qu’en France. Donc si 5.2 FF en France c’est cher, on devrait ici dire la meme chose avec un prix de 5.20 / 3.5 = 1.48 FF. Or le prix est de 5.46 FF !!! ( apres conversion bien entendu ) .

            Ici les producteurs de lait ne recoivent pas de subvention. Une cooperative achete le litre a la ferme 2.04 FF

            Si le lait n’est qu’a 5.2 FF en France les producteurs de lait sont soit tres subventionnes , soit tres pauvres, mais assurement vous n’achetez pas cher votre lait !!!


          • nounoue david samadhi 26 avril 2008 15:36

            GEAB N°23 est disponible ! Crise systémique globale - Fin 2008 : Déroute des fonds de pension

            D’ici la fin de 2008, nous allons assister à une formidable déroute de l’ensemble des fonds de pension de la planète, mettant en péril tout le système des retraites par capitalisation. Ce cataclysme financier aura une dimension humaine dramatique puisqu’il correspond à l’arrivée à la retraite de la première vague des baby-boomers aux Etats-Unis, en Europe et au Japon : les revenus des fonds de pension s’effondrent au moment même où ils doivent commencer à effectuer leur première grande série de versements aux retraités. Dans ce numéro 23 du GEAB, notre équipe anticipe l’évolution de cette prochaine crise des fonds de pension, précise les pays les plus touchés (notamment en Europe) et présente des recommandations opérationnelles et stratégiques pour y faire face.

            Dans les prochains mois de cette crise systémique globale qui est désormais une évidence pour tous, s’attachant à anticiper les effets pervers des prêts de la Réserve fédérale américaine qui sont en train de fragiliser encore plus l’ensemble du système financier américain, et analysant les risques à venir qui pèsent sur les établissements bancaires aux Etats-Unis et dans certains pays européens particulièrement exposés. Parallèlement notre équipe analyse l’impact de la crise économique et financière US actuelle sur les probabilités et les conséquences d’une attaque de l’Iran par Israël et les Etats-Unis avant les prochaines élections présidentielles américaines...


            • Dalziel 26 avril 2008 18:25

              On sent le mec qui a été assidu aux cours d’Apocalypse des Témoins de Jéhovah


            • Kou l’ahuri 26 avril 2008 15:47

              Je lis toujours vos article avec beaucoup d’intérêt.

              Là, pardon de tenter d’être adogmatique, mais pourquoi n’y a-t-il qu’une chose que personne ne se risque à remettre en cause : la croissance ?

              Avoir plus, toujours plus, que l’on soit citoyen du Premier Monde, ou Chinois, serait-ce même démocratiquement comme vous l’entendez, est-il donc le seul moyen mondialement imposé de vivre, d’être heureux ?

              Au risque de paraphraser (en vachement plus mal) Paul Valéry, notre monde n’est-il pas fini, lui ? (remarque la question se pose aussi pour nous, humains, qui, ne mon point de vue de gars un peu ahuri, poussons fort vers la 6e extinction quand même...).


              • Méric de Saint-Cyr Méric de Saint-Cyr 26 avril 2008 17:20

                @ Dugué

                Petit rappel de l’histoire des objets du progrès : chaque nouveauté s’est toujours adressée à une clientèle d’élite avant d’être achetable par tout le monde. Les "friqués" aiment s’acheter les gadgets dernier cri et le haut de gamme.

                Votre raisonnement est faussé, vous semblez oublier que dans les biens de consommation il y a une hiérachie : il y a le haut de gamme, le "standard" et le bas de gamme.

                Dans l’exemple de la télévision, les écarts de prix sont effarants entre le super écran plasma ou LCD et la petite téloche à 99 euros…

                Ensuite il y a une pompe entre le haut le bas. Quand le haut de gamme devient banal, son prix baisse, il devient petit à petit bas de gamme, remplacé par un nouveau haut de gamme.

                Autre aspect que vous négligez, c’est l’obsolescence : un produit est rendu caduque par un simple effet de la mode, de la perte de compatbilité.

                Ainsi en est-il de la quasi-disparition des tourne-disque et des lecteurs de K7 au profit des CD et des ipod… Et ces objets disparaîtront à leur tour, tôt ou tard, remplacé par autre chose, par forcément mieux.

                 


                • nounoue david samadhi 26 avril 2008 18:32

                  Nous sommes à un moment de l’histoire qui pose un défi radicalement nouveau à l’espèce humaine : pour la première fois, son prodigieux dynamisme se heurte aux limites de la biosphère et met en danger son avenir. Vivre ce moment signifie que nous devons trouver collectivement les moyens d’orienter différemment cette énergie humaine et cette volonté de progrès. C’est un défi magnifique, mais redoutable.

                  Or, une classe dirigeante prédatrice et cupide, gaspillant ses prébendes, mésusant du pouvoir, fait obstacle au changement de cap qui s’impose urgemment. Elle ne porte aucun projet, n’est animée d’aucun idéal, ne délivre aucune parole mobilisatrice. Après avoir triomphé du soviétisme, l’idéologie néo-libérale ne sait plus que s’auto-célébrer. Presque toutes les sphères de pouvoir et d’influence sont soumises à son pseudo-réalisme, qui prétend que toute alternative est impossible et que la seule voie imaginable est celle qui conduit à accroître toujours plus la richesse.
                  Cette représentation du monde n’est pas seulement sinistre, elle est aveugle. Elle méconnaît la puissance explosive de l’injustice, sous-estime la gravité de l’empoisonnement de la biosphère, promeut l’abaissement des libertés publiques. Elle est indifférente à la dégradation des conditions de vie de la majorité des hommes et des femmes, consent à voir dilapider les chances de survie des générations futures.

                  Pour l’auteur de ces pages incisives et bien informées, on ne résoudra pas la crise écologique sans s’attaquer à la crise sociale concomitante. Elles sont intimement liées. Ce sont aujourd’hui les riches qui menacent la planète.

                  Hervé Kempf

                   


                  • sisyphe sisyphe 27 avril 2008 11:08

                    On ne saurait mieux dire !

                    Je plussoie totalement.


                  • JL JL 27 avril 2008 12:45

                     

                    Hervé Kempf a en effet écrit un petit brûlot que tous ceux qui s’intéressent à la question : "comment les riches détruisent la planète" devraient lire.

                    L’expression employée par Kempf de "pseudo-réalisme" désigne ici ce que les prédateurs eux-mêmes appellent pragmatisme : ’greed is good’ déclarait Michael Douglas dans ’Wall Street’. Pour moi il ne s’agit là que d’opportunisme égoïste, pardon pour le pléonasme.


                  • sisyphe sisyphe 27 avril 2008 22:04

                    Merci de l’info !

                    Je vais me procurer illico l’ouvrage !


                  • Antoine Diederick 26 avril 2008 18:44

                    Société dualle, on en parlait déjà il y a 20 ans....


                    • GreenGarden GreenGarden 26 avril 2008 19:53

                      @ Mr Dugué,

                      Excellent article !

                      Pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur la situation économique et financière internationale : une intervention au sénat de 3 économistes :

                      http://www.senat.fr/evenement/economistes_finances.html

                      Cordialement,

                      G.

                       


                      • Le péripate Le péripate 26 avril 2008 20:20

                        J’ai bien noté que la conjoncture était actuelle...

                        Bon, sérieusement, une bonne part de l’argumentaire est appuyée sur l’idée que, avant, c’était mieux, un peu comme si nous sortions d’une société égalitaire. Il y a bien eu une décennie où les salaires ont augmenté plus vite que les revenus du capital, mais une décennie seulement sur presque deux siècles de modernité, c’est peu.

                        Cependant, l’idée de mur du progrès est à retenir. d’autant que l’âge du pétrole et des transports peu onéreux semble tirer à sa fin, avec pour contrepartie que ça donne une (petite) chance à la planète. C’est peut-être à cette articulation que la chance d’une croissance plus qualitative se profile. Une croissance relocalisée, fédéralisée.


                        • JL JL 27 avril 2008 12:49

                          @ le Péripate : ""J’ai bien noté que la conjoncture était actuelle""

                          Et comme chacun sait, l’air est ambiant 


                        • rocla (haddock) rocla (haddock) 26 avril 2008 20:46

                          Demain c ’est demain , on élucubre c’ qu’ on veut , et demain aura raison .


                          • 5A3N5D 27 avril 2008 09:52

                            Merci Mâââme Irma !


                          • Thierry LEITZ 26 avril 2008 22:58

                            Article à la fois pédagogique et pertinent, cher Bernard ! Car on peut être pédagogique et stérile comme NS avec ses "trouvez-vous normal..." n’ayant d’autre but qu’obtenir une concession sans débat...

                            Très bon commentaire de David Samadhi, signé Hervé Kempf !

                            Quand on parle de croissance et de niveau de vie, il faut se rappeler que les pays riches sont au "taquet" ou presque de ce qu’il est possible de faire dans leur contexte de protection sociale et pression fiscale, ce qui ennuie (restons soft) les fonds de pensions lesquels savent toutefois apprécier la qualité d’infrastructures, d’éducation, et la stabilité politique propre à ces pays.

                            Du point de vue de l’environnement ils ont largement franchi les limites du supportable, car étendu au monde, le mode de vie à l’occidentale ferait disparaître les ressources naturelles en peu de temps...

                            Donc pour que perdure ce système aux yeux de leurs promoteurs (ayant tous dépassé la quarantaine) ils faut beaucoup de pauvres qui vivent avec très peu tout en bossant dur, mais SURTOUT sans se révolter !

                            C’est là leur talon d’Achille. Mais plutôt que d’apaiser par plus de justice, ils choisiront plutôt de réprimer avec plus de force, d’où l’évolution négative vers plus de militaire, de policier, de ghettoïsation riches ici, pauvres là avec murs, miradors et mercenaires entre les deux mondes.

                            Avant cela, il faut mettre des micros et des caméras, des experts du web partout, ficher l’ADN, et assommer le peuple sous un programme lénifiant via satellite. On est bien parti...

                            Voilà, vous êtes prévenus.

                            l’Homme debout dit "NON" !

                             

                             


                            • Marc P 27 avril 2008 00:25

                              Bonsoir,

                              En fait je cherchais où j’avais lu que certains Mélanésiens pour prévenir le manque choisissaient de considérer comme tabou de consommer sa propre production... -c’est sans doute dans Moeurs et Sexualité de Margaret Mead... :

                              Aliments récoltés, animaux chassés ne pouvait être consommés que par d’es étrangers à la famille... ainsi on est dépendant de la redevabilité ou du contre don..... cela entretient la cohésion sociale et prévient les crises et les disettes...

                              Qu’en serait il si nous devions gangner les revenus de nos voisins et eux les notres... La solidarité jouerait elle à plein ? Cela limiterait il les abus de l’individualisme -fuite en avant que nous observons depuis quelques temps déjà...

                              UTOPIE quand tu nous tiens.... !!!

                              http://www.ac-versailles.fr/PEDAGOGI/ses/traveleves/fichlect/moeurs.htm

                              "Les Arapesh occupent un territoire triangulaire, situé au nord de la Nouvelle Guinée. Ce territoire contient des montagnes, des plaines herbeuses, et est bordé par la mer. Les Arapesh sont de nature calme, douce. Ce comportement est dû à l’éducation donnée dès le plus jeune âge. Le jeune enfant arapesh est choyé, peu séparé de sa mère et est sujet d’attentions continuelles.

                               

                              On retrouve cette marque de caractère dans la vie courante de cette tribu. Les agriculteurs qui cultivent les champs d’ignames ne le font pas pour leur propre compte...

                              ILs donneront leur récolte à un voisin, et il lui sera donné une récolte provenant d’un autre champ. Margaret Mead insiste beaucoup sur le fait, que chez les Arapesh la possession matérielle n’existe pas. Tout est commun. Un bien est mis au service de tout le monde. Ce qui fait que des réactions telles que la jalousie, le vol n’existent pas.

                               

                              Cordialement,

                               

                              Marc P

                               

                               


                              • tvargentine.com lerma 27 avril 2008 00:59

                                Voila maintenant que vous faites des prévisions pour les années 2010 !

                                Franchement vous devriez plutot passer votre temps à vous chercher un vrai boulot,car pigiste payé au black ça va un moment mais avec le RSA qui arrive vous aurez l’obligation d’aller travailler


                                • tvargentine.com lerma 27 avril 2008 03:23

                                  Voter pour la publication de mon article sur les patrons voyous c’est beaucoup plus réaliste que de faire des prévisions de bobos pour 2010 !

                                   


                                  • activista/// Activista 27 avril 2008 03:31

                                    @l’auteur :

                                    "Ainsi, la crise de 1929 fut liée aux égarements de la finance, aux erreurs d’intervention, à un dispositif productif mal consolidés, à une absence de mécanismes compensateurs et régulateurs. La chute de la production a été impressionnante par son ampleur et surtout sa durée. 15 ans de labeur ont été nécessaire pour que les Etats-Unis en viennent à bout et partent sur des fondamentaux plus sûrs."

                                    ...doux ou étrange euphémisme pour une guerre mondiale, 20 M de Russes, 6 M de Juifs & j’en passe...

                                    Il me semble que la croissance démocratique est un oxymore dans un monde au ressources limitées, épuisées.

                                    De même que bien plus que trois évolutions semblent envisageables. Par exemple :

                                    "2-b prime" : Les gens n’en pouvant plus, étranglés par le pouvoir d’achat en berne, on assiste à des insurrections, des résistances, des actions légitimes contre une hiérarchie et des classes supérieures à la fois responsables de la situation et incompétentes. Un rapport de force qui peut amener un recul du capitalisme à outrance, un retour du contrôle démocratique/citoyen sur la finance et sa fonction.

                                    Bien à vous.

                                     


                                    • frédéric lyon 27 avril 2008 12:00

                                      De Dugué, le début de son article :

                                      "Visiblement, un choc économique nous attend mais il ne sera pas comparable à celui de 1929, différant dans son ampleur et surtout sa nature"

                                      ..........................

                                      Un début en fanfare ! un "choc économique" nous attend ?

                                      Sans blague ? De quoi s’agit-il ? De la crise de 29 ? La disparition du "capitalisme" ? La chute d’un météorite ? Une apparition de la Sainte Vierge ?

                                      Le nombre d’article qui nous annonce une prochaine fin du monde est étonnant !

                                      Au fait, revenons à la crise des subprimes : Où en est-on du processus de désintégration du libéralisme et du système financier international ?

                                      Est-ce que ça avance un peu, ou bien est-ce toujours au point mort ? 


                                      • Internaute Internaute 27 avril 2008 12:50

                                        @ l’auteur,

                                        S’il vous plaît, veuillez numéroter vos pragraphes car comme vous dites beaucoup de choses dans vos articles il est difficile de les commenter.

                                        Il y a à boire et à manger dans vos affirmations. En gros et sans rentrer dans les détails, les problèmes actuels viennent simplement du fait qu’on se rend compte que la croissance est une impossibilité technique. Il ne s’agit même pas de savoir si elle est bien ou mal répartie. L’idée de produire et de consommer toujours plus est une énorme couillonade dont on commence à peine à comprendre l’ampleur.

                                        Il faut urgemment repenser les règles de fonctionnement de la société pour la réorienter vers un modèle économique viable. Celui que nous avons ne l’est pas. Pour garantir la croissance supposément infinie, les Etats ont choisi la planche à billet. Le public américain a été arrosé de pognon sous toutes ses formes de façon à ce qu’il consomme bien au delà de ce qu’il produit. En Europe on a eu le même phénomène. La crise d’aujourd’hui n’est pas une crise de manque de liquidité, ni une crise spéculative. Les bien essentiels sont à leur juste prix car il n’y a pas d’accaparement. Si le sac de riz vaut si cher, c’est que le dollar ne vaut plus rien parceque les députés ont imposé le dogme de la croissance obligatoire à l’économie américaine et européenne. Le choc sera dur. On devra payer tôt ou tard car il serait fou de s’imaginer que les chinois vont continuer à se serrer la ceinture pour qu’on puisse vivre à leur dépens.

                                        Les bons du trésor américain sont achetés par les chinois avec de l’argent gagné par le travail de millions de personne qui sont payées une misère. A chaque dévaluation du dollar ce sont des milliers d’heures de tavail de ces petites gens qui sont jetées par la fenêtre. Ce phénomène est totalement inacceptable et trés bientôt conduira à la chute des USA. Déjà, les nouvelles émissions de bon du trésor trouvent difficilement preneur à l’étranger. Les américains vont devoir financer eux-même leur oisiveté.

                                        En Europe Trichet a raison de garder les taux d’intérêts à leur niveau. La dévaluatino de l’Euro est une escroquerie pour tous les pauvres quels qu’ils soient, français pas si pauvres ou chinois vraiment pauvres. C’est simplement leur dire que les 50 euros qu’ils ont réussi à épargner ne valent plus que 30.


                                        • melanie 27 avril 2008 15:34

                                          Il est toujours difficile de faire des prévisions sur une histoire qui a bébayé parfois - les mêmes causes produisant souvent les mêmes effets -, cela dit 2010, c’est demain et les indices d’une déroute majeure sont déjà plus qu’intuition astrologique comme le prétendent certains ici.

                                          En effet, nous sommes entrés dans un processus de fin d’un équilibre qui nous paraissait quelque peu perenne disons depuis ...50 ans .

                                          Si nous sommes entrés dans la 6ème phase d’extinction massive comme l’écrit un intervenant, c’est de la biodiversité et l’extinction d’espèces animales qu’il s’agit dont certaines ayant résisté à d’autres phases d’extinctions avant notre venue très récente, notamment les requins - 400 millions d’années, les tortues marines et les crocodiles - 200 millions d’années -, cette phase d’extinction ayant la particularité de d’être 1000 plus rapide que la phase "naturelle" de disparition des espèces.

                                          C’est un débat connexe et très bien documenté- de plus en plus hélas.

                                          Pour ce qui est de demain,à savoir 2010, il apparait que nous sommes déjà - plus tôt que ne le prévoyaient les "experts" - ,entrés dans l’ère de la rareté et que l’explosion démographique aidant-en Asie-, ça va faire très mal... !!

                                          Bien évidemment , au Nord comme au Sud, les plus pauvres sont les plus duremment touchés .

                                          Une chose m’apparait aussi, au delà de ces considérations économiques, donc socio-politiques, c’est une variable majeure qui faute de pouvoir être modélisée de façon imparable va jouer un rôle de catalyseur fondammental :

                                          Le rechauffement inexorable du climat planétaire et ses désordres"collatéraux " :

                                          Sécheresses, pénurie hydrique pour les hommes, le bétail et les cultures - L’Australie vient de connaître, ces trois dernières années des sécheresses dramatiques pour les cultures, le bétail et par suite une population dépendante du bétail -, tensions géopolitiques pour les ressources liées à des fleuves communs à deux pays limitrophes, crises alimentaires, réfugiés climatiques, structures détruites par des ouragans plus violents et nombreux, perte d’autonomie en énergie et en mobilité, mise à mal des systèmes de provision en électricité et donc de communications à distance...

                                          Et j’oubliais la Chine et son mode de consommation à "l’occidentale" - Plus de viande rouge, plus de lait, plus de voitures, augmentation pharaonique des ses besoins en énergie- charbon préferenciellement-, et en métaux -d’où renchérissement du prix des denrées alimentaires et sur les métaux ...

                                          Certes, pas tout pour 2010...pour plus tard... mais d’ores et déjà , Barcelone prévoit de faire venir de l’eau par bateau de Marseille, les glaciers des Alpes et des Pyrénnées se font la malle, les tergiversations climatiques font grimper le prix des fruits et légumes de la vallée du Rhône - Abricots exhorbitants cet été prévus ..-, et j’en passe qui ne sont pas des indices optimistes pour une stabilité sociale et politique qui avec la Mondialisation est raremment à impact local. L’effet "boule de neige" aggravant évidemment ce qui pourrait n’être que circonscrit ; Le cas de la flambée des céréales en est un exemple, la pénurie hydrique de L’Espagne une autre : A l’avenir les désordres seront mondiaux, alors qu’en 1930 certains pouvaient prétendre à tirer leur épingle du jeu .

                                          Le rechauffement et ses conséquences n’épargnera personne et comme toujours les plus pauvres vont trinquer .. :

                                           

                                          www.actu-environnement.com/ae/news/changement_climatique_onu_conseil_nation_uni e__2532.php4

                                          www.actu-environnement.com/ae/news/onu_climat_bali_guerre_4092.php4

                                           

                                          www.notre-planete.info/actualites/actu_1640_facture_cerealiere_pays_pauvres.php

                                          www.notre-planete.info/actualites/actu_1464_changements_climatiques_risques_guer re_monde.php

                                          Gouverner c’est prévoir dit-on....

                                          La démocratie est au prix de conditions de vie tenables, la voie du peuple qui souffre économiquement s’impose et les jeux sont loin d’être faits, si la situation s’aggrave d’ici 2010.

                                           

                                           


                                          • JL JL 27 avril 2008 16:34

                                             

                                            Bonjour Bernard Dugué. Vous dites : ""Le choc qui arrive, c’est celui d’une " croissance qui n’est pas démocratique ". … Diverses raisons, mais essentiellement, la structure de répartition des revenus, de production des profit et d’autre part, la technologie galopante qui impose ses innovations et qui pour se vendre, nécessite une croissance non démocratique.""

                                            Ces deux raisons que vous évoquez sont pour moi la poule et l’œuf. En effet, l’inégalité des revenus est un puissant moteur de croissance : les riches achètent cher tout ce qui est nouveau, les prix baissent, les pauvres achètent à leur tour, et ainsi de suite. Mais cela devient fatal quand la machine s’emballe.

                                            Parmi les trois évolutions envisagées, je crois que la deuxième est la plus vraisemblable, et que les classes privilégiées l’ont anticipé depuis longtemps pour se prémunir contre les insurrections. C’est une course contre la montre qui se joue entre les peuples et les "maîtres du monde".

                                            M. Tatcher disait "there is no alternative", Jean Zin dans son article "Il n’y a pas d’alternative" reprend à son compte cette formule mais dans un tout autre sens. Si les peuples peuvent être asservis, la nature a son mot à dire.


                                            • fafou0 27 avril 2008 17:23

                                              Il est évident que le monde ne va pas bien et que d’une manière ou d’une autre, il y aura un choc....

                                              Ce qui m’étonne toujours dans les nombreux articles écrits à ce sujet c’est cette "langue de bois" quand il s’agit de parler de la surpopulation de notre planète car personne, ou presque, question d’éthique ou de religions (?), ne met en exergue ce phénomène qui est incontournable car il est exponentiel : les Hommes n’ont pas su avoir l’intelligence des animaux qui savent se réguler...

                                              Ce n’est pas une planète qu’il nous faudrait maintenant mais au moins deux ou trois car jamais, depuis la nuit des temps, notre planète n’avaient eu à gérer tant de monde, ce qui met d’ailleurs la démocratie en danger car certains pays, d’une part deviennent ingouvernables, et d’autre part les dirigeants ne peuvent plus faire prévaloir "l’égalité" pour tous...(voir en Chine où il y a 450millions de classes moyennes aisées sur environ 1milliard400 millions d’habitants).

                                              Si nous parlons de choc, il va de soi qu’il se ferait par "la rue" et par la violence et les "chefs" de ses mouvements deviendraient les "Héros" qui a leur tour "domineraient" les populations et s’en mettraient le plus possible dans "la poche", comme on a pu et on peut le constater fréquemment, à quelques exceptions près. Et ces régimes seraient forcément "totalitaristes"...

                                              Et comme dirait Hérouet : "ainsi va le monde" !


                                              • rocla (haddock) rocla (haddock) 27 avril 2008 20:51

                                                Rien que demain ils annoncent la pluie !


                                                • sisyphe sisyphe 27 avril 2008 22:07

                                                  Pas chez moi !


                                                • aquad69 28 avril 2008 09:07

                                                  Bonjour Bernard,

                                                  très, très bonne analyse à mon avis.

                                                  Rien à dire, entièrement d’accord avec vous.

                                                  Sinon qu’à part une rupture complète, cad un miracle, on voit mal ce qui pourrait permettre votre "troisième évolution"...

                                                  Cordialement Thierry


                                                  • aquad69 28 avril 2008 09:08

                                                    Bonjour Bernard,

                                                    très, très bonne analyse à mon avis.

                                                    Rien à dire, entièrement d’accord avec vous.

                                                    Sinon qu’à part une rupture complète, cad un miracle, on voit mal ce qui pourrait permettre votre "troisième évolution"...

                                                    Cordialement Thierry

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