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Accueil du site > Actualités > Economie > Le chômage ne peut plus baisser (c’est comme les carburants)

Le chômage ne peut plus baisser (c’est comme les carburants)

 Le gouvernement Ayrault voudrait bien maîtriser le prix des carburants mais la réalité économique l’en empêche. La seule option serait d’utiliser les taxes comme variable d’ajustement. Dans ce contexte, une baisse de 20 centimes serait envisageable avec comme conséquence un budget amputé de milliards d’euros ce qui n’est pas pensable compte-tenu de l’état des finances. Mais même en admettant que ce geste soit possible, l’évolution du baril d’ici deux ou trois ans ferait remonter le prix à un niveau conséquent. En vérité, la hausse du prix des carburant n’est pas un phénomène conjoncturel mais structurel. Ce ne fut pas toujours le cas. En 1974, le choc pétrolier fut un événement conjoncturel, au même titre que le second choc en 1979 lié à la guerre opposant l’Irak et l’Iran. Un conflit est un phénomène temporaire. Il finit par se terminer. Ainsi, les pays industrialisés ont pu bénéficier d’un baril de pétrole à un prix « raisonnable » pendant trois décennies. Le carburant à prix moyen fut une donnée structurelle jusque vers la fin des années 2010. Mais au milieu de cette décennie, des signaux d’alerte ont été envoyés, avec des prix à la pompe atteignant des records en 2005. Alors qu’après l’introduction de l’euro, on payait le gasoil parfois 95 centimes le litre. Maintenant, comme l’a expliqué récemment un économiste averti, le l’augmentation progressive du baril de pétrole est structurelle. Il faut s’attendre à voir les factures de chauffage et de carburant s’alourdir. C’est inéluctable au vu de la demande croissante, surtout que le Japon devra faire tourner des centrales thermiques puisqu’il ne veut plus du nucléaire. En matière de pétrole, ne nous plaignons pas du structurel. Le conjoncturel serait pire, par exemple en cas de conflit entre l’Iran et Israël, avec à la clé des incidents dans le détroit d’Ormuz. Là, ce serait du brut à 200 dollars.

 Le structurel est donc un processus continu dont la durée se chiffre en décennies. Par opposition au conjoncturel qui en économie, renvoie à des phénomènes mesurés en mois, voire en quelques années mais pas plus. Si l’on examine la situation de l’emploi, on s’apercevrait que dans ce domaine, le structurel a pris l’ascendant sur le conjoncturel. Cette hypothèse ne devrait pas être hors de portée pour un économiste décidé à la valider, ou à l’inverse à l’infirmer, ce qui serait moins déprimant pour l’opinion. Mais en matière de science, l’objectif ne doit pas être de plaire ou de rassurer mais d’énoncer la vérité de la situation. Et finalement, dresser le constat d’un chômage structurel n’a rien d’angoissant. C’est même plutôt rassurant car si ce fait est établi, cela laisse supposer qu’il faut en finir avec les mesures d’ajustement, les effets d’annonce, les actions ciblées sur les marges, pour prendre la question avec sérieux et envisager un changement structurel de l’économie. Mais est-ce pour autant possible ?

 On peut penser légitimement que le chômage crée des inégalités mais c’est plutôt l’inverse, à savoir des inégalités de revenus qui finissent par engendrer du chômage. L’hypothèse que je suggère, c’est que la pénurie d’emploi n’est pas liée à la structure de l’emploi mais à la structure monétaire de l’économie. Plus précisément, ce n’est pas le travail qui manque mais l’argent disponible pour payer les travailleurs. On le constate actuellement avec les mouvements de capitaux qui n’irriguent plus l’économie productive et se placent dans des endroits improductifs, comme le pétrole, les métaux rares ou précieux, le marché des denrées alimentaires. Les capitaux servent à la spéculation ou alors, ils ne savent plus où aller, et les banques font dormir leur argent en le plaçant à la BCE. Plus généralement, l’économie s’assèche car l’argent circule de plus en plus dans des milieux aisés. L’économie du luxe se porte à merveille. Des transactions colossales se font dans l’immobilier de prestige. D’un autre côté, les classes moyennes et précaires sont ponctionnées de plus en plus, avec notamment les loyers devenus une source de revenus pour classes aisées et un levier d’appauvrissement pour les travailleurs et chômeurs. A l’inverse, les réductions d’impôts pour les plus riches sont élargies, quoiqu’en disent les socialistes qui ne sont pas prêts à abolir les niches fiscales. La situation est assez simple à visualiser. Il manque de la monnaie pour l’économie productive. Et c’est cette configuration qui n’a rien de conjoncturel mais relève d’un structurel adossé à une idéologie. Car derrière le dispositif économique et la répartition des revenus se dessine une idéologie, celle des gagnants, des meilleurs, des parvenus, des méritants, des élites. Une idéologie qui diffuse subrepticement tel un concept subliminal décliné dans les discours, les analyses des éditocrates, les reportages, les publicités, le cinéma.

 Une fois le constat établi, on voit se dessiner trois options. La première étant de faire comme depuis des décennies et de bricoler des mesures en acceptant un taux élevé de chômage et même en le laissant s’accroître jusqu’au seuil d’inversion ou de stabilisation. Si la société décide que cette situation n’est pas acceptable, alors deux options se présentent comme des changements structurels d’importance. Première solution, modifier le code du travail et proposer des emplois en cassant les frontières du Smic tout en forçant les sans-emploi à accepter le travail dès qu’on leur propose un job, quelles que soient les conditions. Seconde option, modifier la structure monétaire en irriguant la « tierce économie » de centaines de milliards d’euros tout en modifiant la fiscalité si nécessaire. L’effet premier sera au moins de réduire la précarité et à moyen terme, une baisse du chômage est envisageable grâce au levier systémique. C’est une option éthique mais l’homme a depuis bien longtemps tourné le dos à la morale et à l’éthique. Alors, on va s’habituer et le chômage augmentera comme le prix de l’énergie. Après, on verra la capacité de résilience sociale. Conclusion : si le chômage ne peut pas baisser et si la précarité augmente, c’est en raison d’une structure économique derrière laquelle il y a une structure idéologique.

 Et donc, quelques lignes pour préciser ce point. D’abord commençons par le marché, structure technique qui n’a rien d’idéologique et qui constitue un principe d’efficacité. Mais le marché indépendant n’existe pas, n’a jamais et ne peut pas exister. Les sociétés sont déterminées par le marché et l’Etat (et le politique en élargissant). L’économie dans une société organisée n’est plus neutre idéologiquement parlant. C’est à Marx que l’on doit l’idée-force que derrière l’économie, il se trouve une structure idéologique. Et que pour mettre l’économie au service d’une classe, il faut que se développe une conscience de classe. Marx avait bien vu, sauf que la classe qui a développé une conscience de classe, c’est la classe aisée, supérieure. Tout vient d’une structure à la fois économique, politique, technique et sociale. Les classes aisées, en plus d’être motivées, disposent de temps et de moyens pour se rencontrer, s’organiser en réseaux, en cercles, en dispositifs de connivence et d’entraide. Pas la peine d’aller chercher derrières les grilles sécurisées des établissements où se réunissent le groupe Bilderberg. Il suffit de regarder autour de chez soi, les sections locales du Rotary ou du Lion’s, sans oublier les incontournables francs-maçons. Les journalistes, les décideurs économiques et politiques se retrouvent souvent, aux échelles nationale, locale et même internationale. Et de cette proximité naît la conscience de classe des élites qui organisent alors le système économique et étatique en soignant leurs intérêts. Les autres classes n’ont pas ces mécanismes et déploient des structures sociales minuscules, cercles d’amis, amicale du quartier, associations, ou s’isolent en arpentant les zones commerciales périphériques en quête de promos et autres soldes. Le seul moyen pour ces classes moyennes et pauvres d’avoir une conscience collective doit passer par les médias, compléments indispensables d’une pratique sociale de proximité. Or, ces médias sont maintenant aux mains de la classe des élites et ne veulent ni ne peuvent renverser la structure idéologique. Ils invitent les mêmes analystes, les politiciens convenus, les habitués du bavardage médiatique. Il n’y a aucune raison que la tendance s’inverse. Le chômage s’accroît en même temps que l’emprise des élites sur les médias, l’économie et le pouvoir.


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64 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 4 septembre 2012 09:20

    Pour combattre le chômage, la stratégie des libéraux lorsqu’ils sont au pouvoir consiste à rendre inconfortable et précaire la vie de ceux qui reçoivent une allocation chômage............

    http://2ccr.unblog.fr/2012/05/23/illusion-liberale/


    • Romain Desbois 4 septembre 2012 09:25

      Slt Bernard

      Je n’ai pas vu votre troisième option ?

      En tout cas, il ya trois facteurs dont on ne tient pas compte. La productivité liée à l’automatisation et au progrès technique, l’allongement de la vie et le taux de natalité.

      Trois facteurs qui ne peuvent que nous amener à réduire le temps de travail. On le fait par le biais du chômage et il serait bon de le répartir plus équitablement et plus positivement (en passant aux 32 heures par exemple).

      Mais déjà faire appliquer les 35 heures. Selon Filoche Gérard, les organes statistiques de l’inspection du travail estiment à plus d’un milliard d’heures supplémentaires non payées et non déclarées ! (à rajouter aux heures supp déclarées) et ce par an !

      De plus une mesure qui ne coûte rien à l’entreprise, c’est le salaire maximum (SMAC) aligné sur le smic.

      En se basant sur un SMAC à 20 fois le SMIC.

      Une entreprise qui payait un salarié à 100 fois le SMIC, instaurer le SMAC permet de financer 80 emplois sans 1 centime de plus pour la boite. (si la boite n’a pas besoin d’embaucher, rien ne l’empêche d’augmenter les plus bas salaires).

      Certes on ne peut pas du jour au lendemain réduire les revenus d’un salarié même trop payé.
      Dans le cas où ce n’est pas possible, il existe une possibilité plus souple mais plus longue.
      Dans une entreprise , lorsque l’on fait une augmentation salariale générale, on augmente en pourcentage tous les salaires, maintenant l’écart en pourcentage mais creusant l’écart en euros.

      Il suffirait qu’une fois décidée l’augmentation de la masse salariale en pourcentage, de diviser cette somme par le nombre de salariés et de verser la même somme à tous. Ainsi l’écart en euros reste le même mais réduit l’écart en pourcentage. L’avantage premier est que du coup les plus bas salaires sont plus augmentés en %.

      j’espère ne pas avoir été trop confus.


      • intercepte 4 septembre 2012 12:59

        Je crois que l’argent donné aux actionnaires et pas limité a 20 fois le SMIC.

        Pour réduire le chômage, il suffit que l’État recrute 3 millions de chômeurs, ça fera juste 8millions de fonctionnaires.


      • lagabe 4 septembre 2012 15:06

        une étude démontre que si on diminuait de 40 % le salaire des 1 % les mieux payes dans les grosses entreprises, on doublerait le salaire des 20 % les moins payés


      • glattering 5 septembre 2012 14:11

        Bonjour, avez vous une source pour cette affirmation ? Cela m’intéresse. Merci.


      • miha 5 septembre 2012 14:55

        La troisième option est la seconde option de ce qui suit si on ne garde pas la première option... Voir :

        « Une fois le constat établi, on voit se dessiner trois options. La première étant de faire comme depuis des décennies..... Si la société décide que cette situation n’est pas acceptable, alors deux options se présentent .... :

        - Première solution, modifier le code du travail ...

        Seconde option, modifier la structure monétaire en irriguant la « tierce économie » .... »

        Pour le reste de votre commentaire, non, vous n’avez pas été confus et ce que vous dites est juste.

        Voir aussi ce qu’en dit Bernard Friot : très, très intéressant.

        Ah ! et puis aussi, voir l’option revenu d’existence, idée qui fait de plus ne plus son chemin...

         


      • Gabriel Gabriel 4 septembre 2012 09:34

        Comme vous l’avez bien compris, le chômage est la principale méthode de gouvernance des dictatures. Le problème n’est pas un manque de travail mais une mauvaise et malhonnête répartition des richesses produites. La majorité de ces revenus sont captés par une minorité voulant imposée un pouvoir despotique. Cette même minorité de financiers mafieux ont créé un système dont la dépendance financière par le crédit et l’emploi sont les fondements de la société dont ils rêvent. Une société de citoyens esclaves dont la survie ne dépendra que de leur obéissance et leur adhésion au système laissant de côté une majorité de leurs frères dans la misère. Cette société a commencé à se bâtir il y a quelques décennies et, si rien ne l’arrête, arrivera à son apogée d’ici une dizaine d’années. Des pays entiers sont sacrifiés sur l’autel de la rentabilité personnel de quelques uns. La science et la technologie ont fait de tels progrès qu’on devrait être tous heureux et pourtant, les hommes n’ont jamais été aussi malheureux, quel dilemme ! Le type de société que nous avons suivi durant le siècle précédent arrive à échéance et termine son agonie sous couvert de colères et de révolutions montantes. C’est une autre vision, un autre paradigme, une autre façon de vivre en société et en harmonie avec notre environnement qu’il nous faut inventer, c’est une question d’humanité, de survie.


        • mac 4 septembre 2012 09:36

          « La lutte des classes existe, et c’est la mienne, celle des riches, qui la mène et qui est en train de la gagner » (traduction de propos attribués à Warren Buffet).

          Le constat est amer pour les classes moyennes et pauvres mais sans appel. Tant que la plupart des citoyens se feront laver le cerveau par cette « fabrique du consentement » qu’est la télé aux mains de quelques oligarques, il n’ y a aucune raison que ça change...


          • QUEL PAYS.

            10 FOIS TROP D ELUS....550000 LOCAUX LE TOTAL DES 26 PAYS CEE DONNE AUSSI 550000 MAIS POUR 26 PAYS

            - un instit débutant gagne 2 fois plus en allemagne....

            - en france un guichetier de banque ou 1 employé du sénat gagne plus qu’un ingénieur débutant
            le prof allemand arrive a gagner 5000 EUROS. !!!!!!!!!!!!!!!!

            LES CERVEAUX FOUTENT LE CAMP ET LES INDUSTRIES AUSSI
            tant que nos élus nationaux seront des lobbystes de grands groupes...notre société sera « corrompue »
            ET LES COPAINS D HALLIDAY ET D ARNAULT IRONT ...EN BELGIQUE....UNE FOIS...........ENCORE


          • eric 4 septembre 2012 09:41

            Je n’ai plus les liens, mais vous devriez pouvoir les retrouver facilement. Le prix du carburant automobile au litre en monnaie constante est inferieur a ce qu’il etait dans les annees 60. Entre temps, les gens ont eu plus de voitures et roulent plus, mais les performances des carburants ont augmente ( km parcouru avec un litre) et la consommation des vehicules a baissee. Enfin, le pouvoir d’achat a augmente. Ceci explique sans doute la lenteur de la mise en oeuvre de solutions de remplacement qui existent mais ne sont pas tres rentables. Si le petrole monte, elles se developperons et le remplaceront.
            Concernant le chomage, il se trouve qu’il y en a moins dans des pays plus inegaux. 5% en russie par exemple. Et c’est sans parler des pays bas, de l’allemagne, etc.... quand meme plus comparables.
            Pour les classes, c’est toujours la meme contradiction de base. Les sois disant classes dominantes, serainent motivees par la recherche d’un profit sans limite. Elles ne devraient donc pas exister en tant que classe, car chacun est le concurrent de tous pour le partage d’un meme profit. Ou alors cela voudrait dire qu’elles sont beaucoup pus intelligentes, solidaires et pretes au partage que les autres. En realite, il n’y a qu’une categorie sociale dans l’histoire qui s’apparente un peu a une classe sociale au sens de marx. La classe moyenne socialisante a statut largement fontionnarisee et dependante de la depense publique. Ils se marient entre eux, ont les memes discours et ideologies, le meme interet, et surtout, le meme but : se partager l’argent des autres. Cela n’empeche pas les conflits internes lors du partage ( il y a plusieurs gauches), mais cree quand meme les conditions d’une vraie solidarite de classe.
            Le capitaliste a besoin d’un minimum d’adhesion de ses personnels pour maximiser ses profits. Le socialiste n’a besoin que d’une force politique lui permetant d’imposer ses rackets.

            Nos medias sont du reste entierement dependant de l’etat et pas des « capitalistes ». ce ne sont pas des hypermarche qui rachetent des titres de presse, mais des boites dependantes des commandes d’etat ( Bouyghes, Lagardere) parce que leur avenir depens de la complaisance des administration et des elus qui sont plus qu’a leur tour eux meme des fontionnaires pour des raisons mecaniques. Ils sont en pertes sans les plethoriques aides d’etat a la presse, et sans les privileges fiscaux, les journalistes mourraient de faim. C’est pour cela que les medias francais sont en tendance favorables aux prelevements obligatoires, aux impots, au service public et a l’etat. C’est ce qui les fait vivres. Du reste tous les sondages, regulierement denonces par la profession, donnet de l’ordre de 80% de journalistes « a gauche ».

            Imaginer quele notable de province lors de sa reunion du rotary, exerce une influence phare sur la societe francaise releve du fantasme.
            Quand 57% de la richesse produite annuellement passe par les mains de l’etat, crire a des complots de classe capitaliste ressort d’une forme d’aveuglement.

            Bref, il faut relire marx, l’appliquer vraiment a la societe telle que’elle est.


            • adeline 4 septembre 2012 09:46

              Dans les années 60 personne n’avait de véhicule parce que l’on pouvait vivre ainsi et que le plus petit véhicule coutait un an de travail.Aujourd’hui certe l’essence est moins chère (et encore je me demande si) mais le véhicule est nécessaire et n’est plus un instrument de loisirs donc une ligne obligatoire dans le budget et aussi une très grosse ligne surtout pour un smicard ou moins.

               

               


            • eric 4 septembre 2012 12:01

              A adeline, ah, ces gens qui partent de leur prejuge pour inventer des realites qui les justifieraient. Le Boom de l ;automobile date des annes 50, d’autre part la caracteristique des 50 dernieres annes, c’est l’urbanisation croissante. De plus en plus d’urbains, de moins en moins de ruraux. mais aussi de plus en plus de transports en commun. Or, les urbains sont les gens qui utilisent le moins leurs voitures.... Quand au pauvre smicard proprietaire d’une voiture et contraint a des tas de deplacement, c’est le cas qu’on evoque pour justifier un cadeau fiscal sur le carburant, qui va en masse profiter essentiellement a qui ? A la classe moyenne urbaine asse riche pour faire ses deplacement en voiture au lieu de prendre les transports en commun. En masse toujours, le proprio de rolls va evidemment economiser a titre individuel, mais ce n’est pas l’ensemble des proprio de rolls qui vont couter cher au contribuable. La classe qui va le plus profiter, toujours en masse, devinez pour qui elle vote ? Si ce n’est pas de la politique de classe...


            • adeline 4 septembre 2012 13:39

              Ce ne sont pas des préjugés c’est ce que j’ai connu étant jeune.


            • eric 5 septembre 2012 09:04

              Ben regardez plutot ce qui se passe maintenant que vous etes moins jeune, votre memoire sera plus fidele. 60 millions de francais, 38 millions de voitures, 11 millions de « pauvres qui ne mangent pas a leur faim » d’apres la gauche en campagne electorale. Cherchez l’erreur. On arrose les 38 millions indifferement, alors que l’urgence est dans les 11. Etes vous persuade que ceux qui n’arrivent pas a boucler les fins de mois sont vraiment massivement detenteurs de vehicules ? Au doigt mouille, 3 euro par plein, 4 pleins par mois, 38 millions de voitures, on pouvait pour le meme prix donner au bas mot une cinquantaine d’euro par mois au « pauvres ». EN plus, ce serait une forme de relance. L’argent est consomme. Alors que la classe moyenne socialiste se servira de cet argent pour payer ses emprunts ( plus de 50% des francais sont proprietaires de leur logement) donc epargnera.


            • Fred59 4 septembre 2012 10:04

              Vous mettez le doigt sur quelque chose de fondateur :

              Comment Bernanke ou Draghi, dont le rôle est de lutter contre l’inflation, peuvent-ils se permettre de lâcher des milliards dans la nature sans redouter que les monnaies ne s’effondrent ?

              Dans l’équation M*V, qui définit la masse monétaire, ils veulent contrôler V (la vitesse) :si l’argent ne circule pas, il n’y aura pas d’inflation. Cet obsession du contrôle (complètement anti-libérale, d’ailleurs) justifie et rend morales à leurs yeux toutes les manipulations (Libor, Euribor, etc...). Cela explique l’impunité quasi-totale des protagonistes, et l’arnaque qui consiste à dire que la finance n’aurait pas de visage... C’est pratique : pas de visage, pas de procès. Et des relais obéissants qui restent en place pour truquer les marchés dans le sens souhaité par les dirigeants de banques centrales.

              Il y a d’ores et déjà deux monnaies Euro, substanciellement différentes. Et je ne parle pas d’un euro du nord vs celui du sud. L’euro-temps-de-travail, rare et cher, composé en gros des pièces, des billets et des comptes courants, s’oppose à l’euro-fonds-spéculatifs. Le deuxième cannibalise le premier ou lieu de l’abonder ; à tel point que c’en est presque devenu une anti-monnaie. La frontière des deux euros est déterminée en grande partie par les crédits que les banques accordent aux entreprises et aux particuliers.


              • Roosevelt_vs_Keynes 4 septembre 2012 11:42

                Heureusement qu’en 1930, Roosevelt avait des Hamitlon, Carey, Leibniz pour s’inspirer et créer des trucs magiques comme le Glass-Steagall, l’émission de crédit (et pas de monnaie)...

                Heureusement que cette tradition n’est pas éteinte... sauf en France, peut-être, à lire parfois Agoravox.


                • Jean nemare roiubu77 4 septembre 2012 12:12

                  Ben c’est justement parce que le chômage est « structurel » ( bien qu’une part soit conjoncturel, du fait de la stupidité de la politique de l’emploi en France et qu’on s’arc-boute sur le diplome alors que pour bien des emplois, un simple niveau BEPC devrait suffire...y’a t’il besoin d’exiger un Bac +2 avec expérience pour être agent d’accueil ou employé administratif dans une agence bancaire ou une compagnie d’assurance ? La réponse est NON, car ces métiers n’exigent pas de qualifications pointues et specifiques, pourtant ces secteurs n’en démordent pas et impossible d’y entrer sans au minimum un Bac +2...donc le chomage est en partie artificiellement crée à cause de la connerie des employeurs en France.


                  • Nums Nums 4 septembre 2012 14:54

                    La raison pour laquelle on demande aujourd’hui, pour une grande partie des emplois, un niveau d’études supérieur à celui requis est la pléthore de diplômés. Il y en a tellement (et sur le carreau) que les employeurs peuvent se permettre d’exiger des compétences au delà de celles requises, pour un salaire franchement peu attractif voire foutage de gueule et ça se bouscule au portillon.


                    Je fais partie de la génération à qui on disait dans les années 90, bosse bien à l’école, obtiens un diplôme et tu éviteras le chômage. Et c’est ce que « tout le monde » a fait. De plus, à l’époque on dénigrait à mort les filières techniques qualifiées de « poubelle » et aujourd’hui on se retrouve avec un surplus de diplômés qu’on doit essayer de caser dans des bureaux alors qu’il y a un manque criant dans les métiers manuels.
                    Lorsque j’ai finis mes études il y a 10 ans, le niveau d’étude le plus courant était BAC+2/+3 aujourd’hui on est plutôt proche de BAC+5.

                    En ce qui concerne le chômage, Romain Desbois a mis en avant les gains de productivité et l’accroissement de la population qui sont clairement à prendre en compte. La machine économique dans une économie mûre comme la nôtre n’a malheureusement plus besoin de tout le monde pour fonctionner et l’autre problème est que le « tout le monde » augmente.
                    Qui dit économie mûre dit croissance molle. Pour relancer l’emploi, il faudrait de la croissance mais il ne peut véritablement y avoir croissance que dans des pays où les besoins de l’individu ne sont pas encore satisfaits. Chez nous, ça fait déjà plus de 10 ans qu’on a basculé en partie vers la vente de services et produits de confort (inutiles comme les joujous high-tech où les soins chez l’esthéticienne ??? Par exemple...).

                  • lloreen 4 septembre 2012 12:49

                    roiubu777
                    L’augmentation des études est faite pour retarder de plus en plus l’entrée des jeunes sur le marché du travail.
                    On le voit bien en regardant le pourcentage des jeunes à la recherche d’un emploi en France !
                    Alors que d’un autre côté, on rallonge l’âge de la retraite !
                    Un système sans queue ni tête.Aussi stupide que ceux qui le dirigent.


                    • Yvance77 4 septembre 2012 12:51

                      De toute façon, pour ces libéraux de merde, même à 100 € mois... on sera toujours trop cher.

                      Seul l’esclave à bonne presse dans leur réunion d’administrateur !


                      • SEPH 4 septembre 2012 12:51

                        Le chômage est indispensable au capitalisme pour faire pression sur les salaires et pour demander encore plus d’effort à ceux qui ont un emploi.

                        La seule solution est une autre société qui n’aura pas le même logiciel que le capitalisme : la répartition des richesses, l’équité, la justice, la solidarité,.... tout le contraire des valeurs du capitalisme.

                        Le capitalisme nous conduit droit contre le mur, car il est le prédateur de nos vies et de la planète  : les pauvres sont de plus en plus pauvres malgré l’accroissement des richesses produites et les riches de plus en plus riches, il y a un lézard dans ce système !


                        • Romain Desbois 4 septembre 2012 23:46

                          Et j’ai l’impression que plus il y a de pauvres et plus ils votent libéral.


                        • HELIOS HELIOS 6 septembre 2012 01:00

                          Cher Seph, je pense (mais qui sait...) que vous faites un raccourci erroné entre capitalime et financiarisation de l’entreprise.

                          Le capitalisme consiste bien a créer des entreprises qui utilisent des matieres premieres et des hommes pour generer de la richesse. Cette richesse est simplement repartie entre 3 destinations... la recherce et le developpement de l’activité, et/ou la capitalisation (fonds propres), et/ou la remuneration des capitaux investis.

                          ce n’est pas ce capitalisme là qui est nocif pour la societe, car il est le reflet de la creation de richesse dans l’interet de tous... prise de parts de marché, fourniture de bien et de services aux clients etc....

                          Ce qui est en cause, c’est la financiarisation de l’entreprise.
                          L’objectif de l’entreprise n’est plus de maximiser la satisfaction du client ni même de la prise de part de marché, mais la predation economique qui consiste a tuer la concurrence d’un coté et dans le fonctionnement normal de l’activité, de minimiser tout ce qui est possible, aussi bien les volumes de biens et de services, en trouvant le mix quantité/prix le plus rentable (peu importe qu’il y ait demande).... tout cela dans le but d’avoir des « ROI » alimentant la distributions de dividendes qui vont eux mêmes alimenter des marchés de capitaux. La competition ne se fait donc plus, ni sur la qualite, ni sur la quantité, pas non plus sur l’innovation, mais en COMPARAISON avec la remunerations d’autres secteurs d’activité, comme les banques par exemple....

                          L’impossible equation se trouve la, tant qu’existeront des instruments bancaires utilisant les actions et part sociales comme monnaie, le systeme productif ne changera pas de trajjectoire et on peut même predire des maintenant qu’il va s’effondrer probablement apres avoitr essouré une enorme bulle financiere.

                          L’ennui c’est que c’est nous qui allons payer la bulle.... les chomeurs eux l’ayant deja payée.

                          Vous voyez, ce n’est pas le capitalisme qui est nefaste, c’est clairement la finance. L’argent ,c’est pas une matiere premiere comme une autre on ne peut pas s’en servir tel qu’on le fait actuellement.

                          D’où ma rancoeur profonde envers les anglais, qui ont preferé une Europe financiere qu’une Europe sociale, eux qui font seulement semblant d’y appartenir tout en etant a l’exterieur. Virons les de l’UE pour commencer et mettons en place, avec eux des barrieres douanieres importantes aussi bien pour les marchandises que pour les capitaux.
                          S’ils reviennent a de meilleurs sentiments, nous adoucierons les taux, apres tout s’il preferent jouer la concurrence, ils peuvent se fournir aux USA.


                        • Yohan Yohan 4 septembre 2012 13:01

                          Pourquoi continuer à exiger plus d’immigration, alors que nous ne savons même plus offrir du boulot à nos enfants ? Au sortir des études, les intervenants des forums et salons professionnels leur conseillent d’émigrer. Où est la logique ?. A part ruiner notre système social, paupériser les nouveaux arrivants et organiser la fuite des cerveaux, je ne vois pas l’intérêt, sinon d’offrir de la main d’oeuvre à bas coût au MEDEF. A voir le nombre croissant de barbus qui s’installent en Ile-de-France, le Halal doit être le dernier gisement économique à la mode...


                          • Yohan Yohan 5 septembre 2012 10:26

                            Ah oui, En France il n’y aurait pas de dessinateurs projeteurs au chômedu ?. Et même, si c’était le cas, il vaudrait mieux les former chez nous plutôt que d’aller puiser les ressources humaines ailleurs. 

                            Par ailleurs, j’imagine qu’avec ta logique, tu dois être d’accord avec le numérus clausus débile en médecine, qui préfère faire son marché à l’étranger en dépouillant des pays qui sont déjà en manque de médecins.

                          • kemilein 4 septembre 2012 13:44

                            «  »ce n’est pas le travail qui manque mais l’argent disponible pour payer les travailleurs. On le constate actuellement avec les mouvements de capitaux qui n’irriguent plus l’économie productive«  »

                            le travail va venir a manquer sous peut, pourquoi ? le rationnement et le rationalisme. on va accentuer l’automatisation des tâches
                            - la formation de main d’oeuvre ne sera plu assurée, car on veut privatiser l’école (alors que c’était déjà pas son but)
                            - avec la misère qui arrive et les troublent qui viennent les « employeurs » vont se tourner de plus en plus vers des automates (en chine on commence déjà a remplacer le chinois pas-cher pas des automates hyper productif en comparaison)
                            - parce que les pauvres sont un problèmes et que si on les exterminent parce qu’ils sont un problème, on veut quand même pas se salir les mains donc va falloir trouver une solution a la production avant de les trucider

                            ========

                            il manque de l’argent ? je vous signal que la majeur partie de l’argent qui circulait était du vent du « crédit sur le futur » (pléonasme, tout crédit est sur le futur) et ce crédit a rencontrer le mur de la réalité matérielle.

                            on a créer de l’argent sur l’avenir, hors cet avenir ne s’est pas effondré contrairement a ce que tout le monde pense, il s’est réaliser, et c’est un cauchemar. on a créer de l’argent pour produire plus, toujours plus et on a atteint la limite de notre stock de matière première et de notre capacité de traitement.
                            on aimerait beaucoup accroitre notre capacité de traitement de notre stock, sauf que si on l’accroit les « tubes » supplémentaires seront vide, parce qu’on n’a pas/plus assez de stock.
                            et donc le monde s’effondre car la course nous a menez par-delà-le-ravin

                            pourquoi l’économie ne redémarre pas ? parce qu’il y a trop de monde pardi ! trop de gens veulent des choses produites en trop petite quantité, sur le point de disparaitre ou presque, parce que le nombre de demandeur s’accroit encore et toujours et parce
                            que bientôt le chômage devrait monter autour de 40% réel (et on y est pas bien loin en vrai) que du chômage qui augmente c’est une réduction de la consommation donc ipso facto de la production donc de facto du chômage en rab donc rebelote

                            a cela il faut rajouter l’industrie des services qui brasse du vent, car il fallait bien maintenir l’illusion du « travail », donc on fit travailler des gens pour ne rien produire d’utile juste pour les caser et maintenir en place un système, car comment justifier l’exploitation des gens sinon ? si on en paie certain a ne rien foutre parce qu’on a réellement pas besoin d’eux, comment justifier qu’on en exploite d’autre ?

                            non l’auteur ce n’est pas d’argent dont le monde manque, mais de neurones, la question est, une fois que j’ai remplacé tout le travail humain par des automates comment nourrir les gens


                            • foufouille foufouille 4 septembre 2012 13:55

                              « mais de neurones, la question est, une fois que j’ai remplacé tout le travail humain par des automates comment nourrir les gens »

                              une gentille maladie apparait par magie
                              et hop !


                            • niblabla 4 septembre 2012 16:03

                              c’est quoi pour vous les services qui brassent du vent  ?

                              car les services d’apres wikipedia :

                              En ce sens, un coiffeur, un cabinet d’avocat, un hôpital, un restaurant, un commerce, une entreprise de transport ou une banque produisent des services et non pas des biens.


                            • kemilein 4 septembre 2012 17:36

                              - le coiffeur brasse du vent
                              -l’avocat est un parasite due a la complication injustifié du droit fait exprès pour que le pécore ne bite rien, c’est donc du vent
                              -le restaurant brasse du vent, normalement chacun devrait être capable de faire sa bouffe et du genre « vraiment bonne » (parce que dans la vie y’a pas 36 plaisir -chimie cérébrale-, y’a le cul, le sommeil et la bouffe)
                              - la banque c’est du vent ainsi que l’Economie, mais du genre dangereux celle là

                              le transport est par contre utile, car on a besoin de chose diverse qui proviennent d’endroit divers.


                            • Stof Stof 4 septembre 2012 14:30

                              Encore une fois vous ne comprenez rien au Peak Oil : le capital est détourné vers la Finance via la consommation montante des hydrocarbures, ce qui enteaine une chute du PIB mondial. Du moins dans l’économie réelle. Donc chômage, effectivement.


                              MAIS le prix du pétrole BAISSERA. Car quand plus personne n’a de travail il n’a plus besoin de voiture. Je simplifie beaucoup mais c’est le processus. C’est la raison pour laquelle le baril était retombé à 40$ en 2008.

                              Si l’essence baisse c’est très mauvais signe , c’est que l’Economie ne peut plus soutenir le prix de la rareté et... S’effondre. Jusqu’à ce que le nombre de consommateurs diminue drastiquement.

                              A ce petit jeu, tout le monde va se battre pour ne pas faire partie du prochain wagon des perdants.

                              • infraçon 4 septembre 2012 14:34

                                Cher Nanard (et oui quand on s’ouvre au débat public on doit s’affronter à la familiarité de certains !), Les classes aisées sont comme les molécules de graisse dans un volume acqueux elles se rassemblent spontanément sur leur objectif individuel de faire de l’argent, qui devient commun par l’effet d’une gravité « supra-volonté ». On a par ailleurs : d’une part des foyers qui arrivent à tirer leur épingle du jeu (ils disposent de ressources nettement convenables pour vivre et se distraire, même si, nous sommes bien d’accord, ce n’est jamais assez) et d’autre part des électrons libres qui voudraient bien faire de l’argent, mais n’en ont pas les moyens. Enfin il y a une part non négligeable de gens qui votent ce qu’il est convenu de voter quand on a de la morale (ce qui est énoncé par les chefs-dirigeants-grands propriétaires-editorialistes d’agoravox-etc). Ces trois « familles » constituent, je pense, la majorité des 60% qui votent à droite ou au centre (je place dans ce centre une partie du PS, ne nous voilons pas la face). Les uns n’ayant pas confiance en une redistribution fondamentale des cartes et auraient peur d’y perdre leur autonomie financière, les seconds persuadés qu’ils sont de percer vers la fortune dans le système actuel et les troisièmes incapables d’imaginer qu’ils aient une quelconque chose personnelle à dire en politique (hormis d’obéir). C’est pourquoi je n’adhère pas complètement à l’idée de Marx d’idéologie de classe (hors une instruction publique de qualité). Ce qui se fait « naturellement » (à mon avis) pour la « soi-disante » classe supérieure , est très difficile à réaliser pour la (les ?) classe inférieure tant il y a de divergences (de niveau de conscience, de capacité d’expression et de dialogue quant au finalités politiques) entre les autres individus. D’où, de ma part, une interrogation « discrète » sur la persévérance des indignés, des anonymous et autres jeunes pleins de bonne volonté qui n’ont pas encore eu l’occasion de goûter à l’appât du gain. D’où mon interrogation sur la volonté de changement de certains, qui n’ayant pas eu de chance au grattage, voudraient bien essayer au tirage. Mais même si on met en place un media de qualité (ce qui pourrait être envisageable sur internet), cher Nanard, pour enfoncer le clou dans ce que tu avances (même si tu ne vas pas aussi loin dans ton diagnostic) une majorité est-elle prête à rejeter :
                                - la propriété (ce qui n’exclut pas l’affectation d’usage de logement, l’hébergement temporaire de loisir, le revenu de base, le transport collectif de porte à porte, etc), sinon de quel droit orienter le capitalisme privé ??? (j’en entends déjà arriver avec leurs gros sabots : non ! ce n’est pas pour mettre en place un capitalisme d’Etat, style urse, tchaïna ou ena).
                                - le choix politique des projets de société « PAR DELEGATION » notamment ce qui concerne la qualité de vie, la consommation de ressources et la dangerosité. Ce qui n’implique pas une obligation de participation, ne voteraient que ceux qui se sentent concernés, je conçois de laisser d’autres décider sur certains sujets. (A mon avis, malheureusement : non.) Je m’exprime ici en visant une politique participative et non pas repésentative. Sinon, cher Nanard, je n’ai rien dit et je sors.


                                • niblabla 4 septembre 2012 15:40


                                  j’aime bien cette analogie avec la graisse.

                                  Je me faisais la même image avec l’huile et vinaigre. A chaque révolution on touille un peu, mais in fine cela finit par se sédimenter et on revient naturellement à une situation avec l’huile en haut et le vinaigre en bas.
                                  On change juste les têtes ce qui n’est déjà pas rien. Mais j’ai bien l’impression que structurellement, il ne peut en être autrement à notre stade de l’évolution.


                                • ben_voyons_ ! ben_voyons_ ! 4 septembre 2012 14:37

                                  Il y a du chômage parce que nous le voulons bien...

                                  Pour rémunérer un travail, il faut de la plus-value.
                                  Or que constate-t-on depuis plusieurs années ?

                                  De multiples plus-values réduites à néant, notamment par le biais
                                  du syndrome du « tout gratuit », par la faute de l’internet.

                                  Un exemple concret, goutte d’eau parmi l’océan :
                                  le site leboncoin, donnant du boulot à une dizaine de salariés, avec ses annonces gratuites, qui a coulé la société Paru-Vendu, avec annonces payantes, avec au final plus de 1300 (mille trois cent) chômeurs.

                                  Actuellement, des centaines de milliers d’activités dans tous les domaines sont réduites à néant du fait de ce syndrome du « toujours moins cher » ou carrément « tout gratuit ».

                                  Sans oublier le travail non déclaré individuel qui a pris des proportions effarantes en France, unique au niveau des pays industrialisés (et l’auto-entreprise lancée en catastrophe pour juguler le phénomène n’a rien arrangé du tout, bien au contraire).
                                  Dorénavant, plus de 4 millions de salariés, retraités, fonctionnaires « arrondissent » vraiment bien leurs fins de mois ; tous les jours, j’en rencontre qui l’avouent sans complexes.
                                  Pourquoi croyez-vous qu’Hollande a fait relever le plafond du livret A ? C’est qu’il y a des masses colossales d’espèces qui dorment chez des millions de Français (et c’est pour cela que les banques ont actuellement des difficultés à fournir des espèces).

                                  Bref, c’est le serpent qui se mord la queue.
                                   


                                  • niblabla 4 septembre 2012 15:31


                                    Avez vous essayer de faire intervenir un artisan chez vous ?
                                    C’est hors de prix. normal, une bonne partie de ce qu’il facture repars dans les caisse de l’état.
                                    Donc travail au black. C’est une économie parallele et c’est tres mauvais pour l’état. Mais il n’y est pas pour rien.

                                    Pour le tout gratuit je vous suis moins. On arrête pas le progrès ou alors avec des situations de monopole comme France Telecom en son temps.


                                  • foufouille foufouille 4 septembre 2012 16:43

                                    "

                                    Un exemple concret, goutte d’eau parmi l’océan :
                                    le site leboncoin, donnant du boulot à une dizaine de salariés, avec ses annonces gratuites, qui a coulé la société Paru-Vendu, avec annonces payantes, avec au final plus de 1300 (mille trois cent) chômeurs."

                                    c’est une mauvaise gestion qui est la cause

                                    paruvendu est aussi mal concu

                                    la version papier etait presque introuvable


                                  • L'enfoiré L’enfoiré 4 septembre 2012 18:06

                                    Je suis assez en accord avec ben_voyons.
                                    S’il y a encore des métiers manuels qui se font payer dans l’urgence, c’est quand le travail n’est pas planifié.
                                    Quand il l’est, c’est à la suite d’une recherche sur Internet que cela commence.
                                    Le meilleur prix/performance.
                                    Puis, il y a les brico-center qui sont là pour les bricoleurs.
                                    Chez nous, nous n’avons pas supprimer de plafond de livret d’épargne, mais on a diminué les taux d’intérêts.
                                    Laisser son argent sur un compte, c’est actuellement une sécurité mais une sécurité qui coûte cher puisque l’inflation est bien plus importante.


                                  • HELIOS HELIOS 6 septembre 2012 01:20

                                    un peu de bon sens... la plus value c’est le differentiel entre les couts de production (ou d’acces) et le prix de vente (ou de possesion). Si la matiere premiere est gratuite, la plus-value est plus importante.

                                    Internet et le gratuit font plus pour la plus value que « paru-vendu » et tant mieux s’il a disparu, il prelevait une part de la plus value.... quand a « le bon coin » ou « ebay », ils sont gratuits mais ont quand même un cout, une infime mais significative partie des 30 euros mensuels de votre internet.. entre autre !

                                    Ce qui bouffe la plus value, est plus global, c’est la marge excessive de certain et le cout du credit (le cout de l’argent). Pour bien comprendre la chose, prenons un exemple simple....
                                    La France enprunte a des banques privée l’argent qu’elle utilise ... a un taux de 3% actuellement... si la France a une plus-value de 1% (croissance) elle va perdre 2% de sa richesse qui va filer dans la poche des preteurs... la plus value a foutu le camp. Si les preteurs remettaient en circulation l’argent gagné, au moins a la bourse de Paris, ce serait un moindre mal... les emprunts d’etat financeraient la richesse de certains français... mais helas, les preteurs envoient directement a Londres leurs plus values.... c’est donc une perte seche pour notre pays !

                                    Cherchons plutot du coté des mecanismes bancaires avant d’accuser internet.


                                  • niblabla 4 septembre 2012 14:47

                                    Je suis assez d’accord le chômage de masse est un choix.

                                    il y a du chômage car il n’est pas rentable d’embaucher les chômeurs. Pas besoin d’aller chercher plus loin.

                                    Je me met à la place d’un entrepreneur :
                                    Si j’embauche une personne il faut que je puisse valoriser son travail. Son travail doit me rapporter sur un plan ou un autre. (financier, clientèle, etc) Si ça n’est pas le cas pourquoi je l’embaucherai ? J’ai pas les moyens d’être philanthrope. Comme j’ai l’embarras du choix je choisirai celui qui à le plus de chance de me rapporter. surtout qu’une fois embauché je ne peu plus m’en séparer.
                                    Je prendrai donc quelqu’un qui à un diplôme et quelques années de pratiques. Comme ça pas besoin de le former.
                                    Cela explique pourquoi les jeunes et les plus de 50ans peines à trouver du travail. Ils sont jugés moins compétitif.

                                    Comment faire pour que cela soit rentable d’embaucher ? Y a plusieurs techniques mais elles plairont pas à ceux qui ont déjà un travail.
                                    Donc on fait le choix de ne rien faire et donc on choisi le chômage de masse.
                                    Certain diront qu’on ne peu pas rivaliser avec les chinois etc, mais le garagiste du coins et mon boulanger il vont pas sous traiter en chine.
                                     


                                    • fcpgismo fcpgismo 4 septembre 2012 15:47

                                      Le chômage de masse permet de diminuer la rémunération des travailleurs et de faire taire leurs revendications pour les prédateurs de l’ économie c’ est voulu.

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