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Le climat des affaires est toujours morose en Côte d’Ivoire

Depuis la crise socio-politique que subit la Côte d’ivoire, l’environnement des affaires s’est fortement dégradé. Avec le rang de 168ème sur 183 pays, la situation n’est pas des plus gaies pour ce pays locomotive de l’économie ouest africaine. Le climat des affaires ne semblent pas séduire les investisseurs.......

Chaque jour la Côte d’ivoire premier pays mondial producteur de cacao fait ce qu’elle peut pour sortir la tête hors de l’eau. Malgré la perspective de relance économique et de redynamisation du secteur privé en Côte d’ivoire, plaque tournante de l’économie de la sous région avec environ 40% du PIB de l’Union Economique de l’Afrique de l’Ouest, l’environnement des affaires ne s’est pas forcement amélioré. L’environnement des affaires qui se définit comme l’ensemble des facteurs qui influencent les décisions d’investissement s’est déjà détérioré depuis plusieurs années et encore accentué par la crise que connaît la Côte d’ivoire depuis pratiquement une décennie.
 
Selon le rapport « Doing Business » de l’édition 2010, la Côte d’ivoire occupe le 168ème rang, ce qui représente une régression de cinq places par rapport à l’année précédente qui n’était pas déjà reluisant. Le positionnement actuel de la Côte d’ivoire s’expliquerait par l’absence de reformes profondes depuis plusieurs années. Il y aurait donc du travail à faire pour redonner confiance aux investisseurs.
 
Le rapport « Doing Business » est la synthèse d’une enquête qui évalue, au 31 Mai de chaque année, l’environnement des affaires à travers le monde. Dans sa septième édition, celle de 2010, rend compte de la situation et classe 183 pays. Ce rapport donne une appréciation de la manière dont les réglementations économiques, juridiques fiscales etc. facilitent ou font obstacle à la dynamique des entreprises, depuis leur création à leur extinction. Les pays mis en observation dans cette enquête sont notés et classés en fonction de dix indicateur-clés portant sur les délais, les coûts et la réglementation concernant la création et l’exploitation d’une entreprise, la fiscalité des sociétés, les procédures de faillite, les droits de propriété intellectuelle, la résolution des conflits commerciaux, les échanges transfrontaliers, etc.
 
Cette enquête donne l’occasion aux investisseurs de se faire une idée du climat des affaires dans les pays mis en étude. L’importance de ce climat se justifie par le fait que sa qualité est la conséquence de l’amélioration des indicateurs macroéconomiques d’un pays avec effets mesurables en termes de croissance, de pauvreté, de création d’emplois, de recettes fiscales donc de ressources publiques.
 
En revanche l’enquête du « Doing Business » n’évalue pas les aspects de la conjoncture économique qui influencent les entreprises et les investisseurs. Elle ne prend pas également en compte les facteurs telle que la sécurité, la stabilité macroéconomique, la corruption les compétences professionnelles de la main-d’œuvre qui influencent fortement la compétitive. En Côte d’ivoire si certains aspects non pris en considération dans cette étude y étaient intégrés, son rang se situerait encore vers le bas. Il n’est nul doute que la corruption à travers le racket est l’un des maux qui mine la société ivoirienne malgré la campagne de sensibilisation visant à inculquer les valeurs citoyennes aux artisans de cette ma pratique.
 
A en croire l’intervention de Monsieur Jean-Louis BILLON président de la Chambre de Commerce et de l’industrie de Côte d’ivoire, « entre 150 et 300 milliards de FCFA sont extorqués aux transporteurs et aux opérateurs économiques par chaque  ». Cela a un réel impact sur la compétitivité de l’économie ivoirienne, d’autant cette situation rend secteur du transport ivoirien parmi les plus chers au monde.
 
L’amélioration du climat des affaires en Côte d’ivoire passent nécessairement par la mise en œuvre de reformes profondes. C’est dans cette optique la Banque Mondiale avait initié en novembre 2009 à Abidjan en partenariat avec le Ministère de l’Economie et des Finances, le Ministère de l’Industrie et de la Promotion du Secteur Privé et des organisations représentant le secteur privé une rencontre afin d’engager une réflexion sur les reformes prioritaires à mettre en œuvre pour renverser la tendance et améliorer le classement de la Côte d’ivoire. Selon l’espoir le magazine de la World Banque à Abidjan en son numéro 001 du mois de Mars 2010, un plan de reforme serait en cours de finalisation en vue de son adoption par les autorités compétentes.

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5 réactions à cet article    


  • amilcar amilcar 15 mai 2010 11:46

    pas inintéressant mais la cause majeure de tous les problèmes ivoiriens n’est pas évoquée. La cause majeure c’est que le pays n’est pas gouverné parce qu’il n’y a pas eu d’élection depuis 10 ans, on assiste au triste record de l’organisation d’élections la plus longue et lente du monde, l’afghanistan arrive tant bien que mal à organiser des élections, l’irak arrive à organiser des élections, la guinée bissau qui n’a pas de pétrole ni d’héroïne mais qui aurait de la cocaïne aux dire des journalistes blancs organise des élections en 60 jours, le soudan organise des élections et un référendum, le niger les promet dans 1 an et la guinée conakry le 27 juin après deux ans de chaos, la cote d’ivoire elle est anticonstitutionnelle depuis 5 ans, le gardien de la constitution s’est barricadé au palais, il a dit une chose formidable au niveau du droit, « la constitution c’est moi ». il est gros comme une grenouille qui fait le bœuf et le peuple est maigre.

    alors bien sur ils faut faire croire au bon peuple et aux gentilles institutions internationales qu’on va les faire, ces élections, le mois prochain, le mois prochain, dans 2 mois, dans 6 mois, dans 3 mois, ça fait 5 ans, c’est surement un trait particulier du caractère ivoirien, le bété est palabreur, le baoulé est tatillon, et le nordiste est patient.

    en fait le drame ivoirien s’est multiplié par deux, les accords de paix ont multiplié les têtes de l’ogre, au lieu d’un voleur légal au sommet de l’état on en a mis deux, chaque camp vole l’argent des ivoiriens et se fait construire des maisons, achète de grosses voitures, se paye des putes, nomme des potes à des postes pour lesquels ils n’ont aucune compétence et de toute façon ils ne sont là que pour la voiture et les putes, bah ! comme climat des affaires c’est bon ça, il y a des grosses voitures, il y a des tas de putes trop même, très jeunes, à abidjan on trouve tout, on te vend tout.

    bon il n’y a pas d’électricité, mais avec un bon groupe électrogène il ne reste plus qu’à trouver de l’essence, c’est pas aisé aisé mais avec des bons potes on se débrouille toujours, c’est ça les affaires avoir des potes sur qui ont peut compter. donc un pays ultra libéral avec un socialiste indéboulonnable sur le trône qui peut, ancien prof, faire de beaux discours aux paysans analphabètes et lacher quelques sacs de riz aux journalistes, que rêver de mieux pour les affaires ?

    bon, je dis que tout cela n’est pas sérieux, la côte d’ivoire n’existe plus, elle est tombé, elle peut changer de nom même, il n’y aura pas d’affaires sérieuses tant que la démocratie ne sera pas revenue. le pays ne sera pas gouverné tant que des élections n’auront pas eu lieu. on ne leur demande pas des élections parfaites, justes, transparentes, faut pas rêver, on leur demande les élections les moins mauvaises possibles, un pouvoir légitime et accepté par tous, un régime qui existe, nous demandons à la côte d’ivoire d’être un pays, ce qu’elle n’est plus, et j’affirme que les souffrances de la population ivoirienne ne cesseront jamais tant que ces territoires ne seront pas un pays gouverné tant bien que mal mais gouverné.

    les responsables de ce retard inexcusable et criminel dans l’organisation des élections devront bien être jugés un jour, ces gens qui ont mis en avant leurs minuscules enrichissements personnels et leur minuscules ambitions au détriment de l’intérêt du pays et des populations, le problème de la côte d’ivoire est d’avoir les pires hommes politiques du monde et ce n’est pas un vain mot quand on sait la pourriture généralisée des hommes politiques mondiaux, mais en côte d’ivoire ils sont pires.


    • lechoux 15 mai 2010 17:39

      Tout à fait d’accord Amilcar. La corruption est proportionnelle aux pouvoirs en place. Dans les vieux pays démocratique, comme la France, la pyramide des corrupteurs est connue et respectée.


    • armand kan 15 mai 2010 20:10

      l’absence d’élection est le principale problème aujourd’hui dans ce pays. tout semble lié aux élections présidentielles en souffrance depuis 2005. mais comme vous le savez la croissance économique est tributaire de la stabilité politique. l’absence de bonne gouvernance favorise nécessairement la corruption. et bien plus..... dans tous les cas le pouvoir en place continue sa sale besogne tout en regardant les ivoiriens mourir dans la pauvreté.. Que faire donc ?


    • lechoux 22 mai 2010 13:44

      Trouver l’élu.


    • lechoux 22 mai 2010 13:47

      Les français sont également un mauvais exemple, que cela vous rassure, nul n’est parfait.

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