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Accueil du site > Actualités > Economie > Le communisme et le chocolat

Le communisme et le chocolat

On ne peut aujourd’hui employer le terme « communisme » sans entrevoir mentalement les goulags, Staline et les misères qui ont suivi. Pourtant, le communisme tel qu’il est défini philosophiquement n’a rien de commun avec cette image « historique » qu’on a donné de sa soi-disant mise en pratique.

Marx n’a pas inventé le communisme, et l’URSS n’était communiste ni d’un point de vue marxiste, ni même de celui de la philosophie. En réalité le communisme n’existe pas, et n’a jamais existé. Ceci pour une raison bien simple, c’est que l’opulence est indispensable à sa mise en pratique.

L’opulence est elle-même impossible à établir, car le monde fonctionne dans un système capitaliste qui se base sur la rareté. Ce qui signifie que tant que la monnaie existe (et donc de fait le capitalisme), il ne peut en aucune façon coexister ces deux systèmes incompatibles.

Pour expliquer comment agissent ces deux systèmes opposés, on pourrait le comparer à deux familles dont le fonctionnement serait différent :

Dans les placards de l’une on ne trouverait qu’une tablette de chocolat par semaine, et dans ceux de l’autre une quantité de tablettes suffisant théoriquement pour plusieurs semaines.

Dans le premier cas l’enfant qui ne verrait qu’une seule plaquette serait tout de suite tenté de grignoter au moins une partie tout de suite, voire la plaquette entière s’il sait que son frère est également sur le coup. La rareté que représente cette unique tablette crée le désir, et la présence d’un frère ou d’une sœur provoque la concurrence. Il suffit qu’un des deux soit ou plus fort ou plus malin, et la plaquette sera pour lui.

Dans le second cas, l’enfant qui sait qu’au cas où il mangerait même deux tablettes entières (ce qui le rendrait évidemment malade), il en resterait suffisamment pour que son frère puisse lui aussi tomber malade. Satisfaction raisonnable du désir, fin de la concurrence. 

Et peut-être même la fin de l’obésité !

La rareté est une nécessité capitaliste qui permet de créer les différentes classes que le communisme veut supprimer. Un monde communiste ne peut qu’être opulent, ce qui signifie qu’à partir du moment où cette opulence sera réalisée, le capitalisme disparaîtra instantanément.

Cela signifie également que pour que les différentes classes continuent d’exister, les partisans de cette idéologie doivent éviter à tout prix cette opulence qui saperait tout leur pouvoir.

Après cela, on comprend mieux pourquoi on préfère jeter plutôt que donner, utiliser des énergies périssables ou laisser les guerres creuser les inégalités. Et faire croire que le communisme c’est la même chose que le capitalisme, la dictature en plus.


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22 réactions à cet article    


  • maxim maxim 3 janvier 2009 10:56

    et la Corée du Nord en est la plus belle illustration !

    au fait ,est ce que l’on sait que le chocolat existe dans ce merveilleux paradis ?


    • viking 3 janvier 2009 15:56

      Maxim

      .

      Il faudrait vous renouveler vous dites toujours la même chose. Ça fini par devenir lassant à la fin. Le régime de la Corée du Nord est un système politique aristocratique. En disant cela je ne trompe personne puisque les dirigeants le sont de père en fils, exactement le contraire du communisme. Cette société se décompose de 2 classes. Celle qui mange à sa faim, les gras et ceux qui crèvent de faim, les maigres. Quelle est donc la différence entre la Corée du Nord et les USA ? Aucune, les gras gouvernent et s’en mettent plein les poches et les maigres subissent la répression. C’est pour cette raison que Bush n’a pas envahi la Coré du Nord car là-bas tout va pour le mieux dans le meilleurs des mondes. Il a préféré faire maigrir les Irakiens en piquant leur pétrole.

       


    • Deneb Deneb 3 janvier 2009 23:40

      viking : les dirigeants le sont de père en fils, exactement le contraire du communisme

      A cette logique le communisme est donc de fils en père. Et la capitalisme ? De père en mêre, je suppose...


    • zelectron zelectron 3 janvier 2009 11:04

      Une telle doctrine qui permet la confiscation du pouvoir est malsaine avec ou sans chocolat : citez moi une SEULE philosophie politique qui permette le renversement pacifique des gens en place sans coup férir.(je ne parle pas de système electoral bidon)
      PS le capitalisme ? il peut vous tuer en vous regardant droit dans les yeux...le communisme tel qu’il a exercé sa nuisance c’est le contraire : par derrière, parce qu’il etait devenu mafia totalitaire. Je n’aime ni l’un ni l’autre.


      • Fergus fergus 3 janvier 2009 11:13

        Non, l’opulence ne saperait pas le capitalisme. Car celui-ci est avant tout basé sur la cupidité. Et si l’on multiplie les tablettes de chocolat au point de pouvoir en rassasier tout le monde en théorie, il se trouvera toujours des individus pour s’en accaparer d’énormes stocks, soit par jeu (le grand monopoly du chocolat), soit pour en priver les autres goinfres.

        Et il existe une voie qui n’a pas encore été tentée : celle du Fouriérisme et surtout du Proudhonisme. Utopie ? Peut-être. Mais la démocratie n’est-t-elle pas elle-même née d’une utopie ?


        • foufouille foufouille 3 janvier 2009 11:52

          un communisme total ne pourrait exister
          toutefois, certaines societes s’en sont approches, comme les hunzas
          par contre, comme il avait aucune ressource a vole, ils etaient pas super riches

          il est evident que redistribue les ressources a tous, diminuerait les salaires d’en haut


          • antireac 3 janvier 2009 14:40

            Il est vrai que jusqu’à présent le communisme n’a partagé que la pauvreté mais si les communistes se retrouvraient à la tête d’un etat riche comme les Etats-Unis et bien ils auraient toujours que de la pauvreté à distribuer car l’etat serait vite ruiner ...

            Bref les communistes feraient ce qu’ils leur parait naturelle produire encore plus de pauvreté
            et après on est bon pour chanter : c’est lutte finale....


            • jakback jakback 3 janvier 2009 14:50

              On en apprends de bien bonnes sur AVX, après avoir été hippie, JC est ou a été rouge, le marxisme redevient l’avenir de l’homme, en gros Marx a été crucifié par les bolchéviques, JC a écrit le Capital.
              L’irrationnel s’empare d’AVX, la haine idéologique balaie tout sur son passage, Staline, Pol Pot, Castro, Kim ii-sun , Nguyen Minh Triet, et autres joyeux drilles de la pensée Marxiste, juste des p’tits gars qui appliquent mal une bonne idée.
              Le monde dont vous rêvé est suffisament important sur notre planète, il serait dommage de vous priver d’apporter votre collaboration a vos camarades, fuyez, fuyez, il est grand temps pour vous, vous méritez mieux que la France.
              Bon voyage et bonne année.


              • Traroth Traroth 4 janvier 2009 03:56

                Qui êtes-vous pour dire aux gens qu’ils doivent quitter leur pays ? Pour qui vous prenez-vous ?


              • catastrophy catastrophy 3 janvier 2009 15:28

                Définir une société en amont indépassable est totalitaire. Et puis une société comportant des milliards d’individus, comme tout système complexe, tend vers le chaos. Ce qu’il faudrait sans doute ce sont des règles humanistes pour gérer ce chaos. Maintenant est-ce l’humain en est capable, comme espèce ?

                Les marxistes ont figé une pensée vivante et donc, dans une certaine mesure, ils l’ont détruite par sa réduction. Le dogmatisme est à l’origine de la plus part des misères humaines.
                A mon avis (sans doute vraiment simpliste) trois mesures (à développer) doivent faire partie des commandements humains :

                Limitation de l’accumulation des biens.
                Pas de cumul et pas de renouvellement de pouvoir.
                Aucune activité industrielle qui puisse mettre la planète en danger.

                C’est presque une nouvelle religion appelée : sauvez les fourmis.


                • Grasyop 3 janvier 2009 16:05

                  « les partisans de cette idéologie doivent éviter à tout prix cette opulence qui saperait tout leur pouvoir. »

                  Paranoïa.
                  Alors comme ça, pour vous, les richesses, ça tombe du ciel, et le monde nagerait dans l’opulence sans rien faire, n’étaient ces méchants capitalistes qui s’emploient activement à raréfier les richesses ?
                  Bah, j’ai essayé dans mon jardin : allongé sur mon transat, j’avais envie d’un jus de grenadine. J’ai attendu que l’opulence tombe du ciel, mais elle est pas venue. Faut croire qu’un méchant capitaliste caché dans un fourré avait mis en œuvre un piège diabolique destiné à raréfier le jus de grenadine... (Pour garder son pouvoir, bien sûr... )

                  Les richesses, elles tombent pas du ciel, il faut des gens pour les produire, c’est pour ça qu’elles sont rares, pas à cause de je ne sais quel complot capitaliste...


                  • quen_tin 3 janvier 2009 21:13

                    Effectivement il n’y a pas de grand manipulateur du système, même s’il peut y avoir des mécanismes, et le capitalisme n’organise pas la rareté, il n’y a qu’à se promener dans un supermarché pour s’en apercevoir. Pas besoin de la rareté pour vendre : ce qui est rare est cher, mais on peut aussi vouloir vendre beaucoup de ce qui n’est pas cher, et c’est d’ailleurs plutôt la tendance actuelle (du jetable, du consommable).

                    Moi j’aurais plutôt vu la maison capitaliste avec un chinois fabriquant le chocolat dans le placart, un africain fabriquant le pain dans celui d’à côté, et au milieu un européen qui assure la distribution en fonction de l’offre et de la demande et en se prenant les 3/4 de la marchandise au passage...
                    Et la maison communiste, ce serait le père de famille qui force ses enfants à fabriquer du chocolat et du pain, avec les quantités arbitraires qu’il décide selon son bon vouloir (c’est à dire toujous trop ou pas assez), puis leur redistribue, bien sûr en se prenant les 3/4 au passage...


                  • Traroth Traroth 4 janvier 2009 04:00

                    Paranoïa ? Mais quand on accumule plusieurs milliers de fois ce qu’il est possible de consommer au cours d’une vie, qu’est-ce que c’est, si ce n’est créer la pénurie pour les autres ?


                  • Grasyop 4 janvier 2009 10:56

                    Traroth,

                    Je suis évidemment pour une plus juste répartition des richesses, mais ce n’est pas de ça dont parle l’auteur. Économiquement, la rareté est une donnée de base : c’est un fait, il n’y a pas assez de grenadine pour que tout le monde puisse en boire à volonté. Contrairement à l’air, qui est suffisamment abondant pour que tout le monde puisse en respirer à volonté, la grenadine a donc un prix non nul, qui correspond à l’équilibre de l’offre et de la demande. Ça, c’est un constat, et non pas le résultat d’un complot capitaliste. Personne ne confisque la grenadine pour la rendre rare. Et ce n’est pas non plus parce que quelques milliardaires en consomment trop : même si on empêche tous les milliardaires du monde de boire de la grenadine, il y en aura à peine plus pour les autres.

                    Le monde d’opulence dont parle l’auteur, un monde où la monnaie n’existe plus parce que toutes les richesses sont tellement abondantes que tout le monde peut en consommer à volonté (comme l’air), un tel monde n’est qu’un rêve, n’a jamais existé, et s’il n’existe pas, ce n’est pas de la faute des capitalistes.

                    Ensuite, à propos de l’accumulation d’argent :
                    L’argent n’est qu’un droit à consommer, pas une consommation effective, donc multiplier les zéros sur un compte en banque ne crée pas en soi de pénurie pour les autres. C’est consommer qui crée de la pénurie pour les autres, mais, comme vous le dites vous mêmes, les milliardaires ne consomment réellement qu’une petite fraction de l’argent accumulé. À cet égard, je ne trouve pas immoral d’accumuler de l’argent, je trouve en revanche immoral de mal le consommer (c’est-à-dire de gâcher). L’argent est une responsabilité. Entre un milliardaire comme Bill Gates qui dépense son fric en finançant la lutte contre des maladies fléaux du tiers monde, et une milliardaire comme Paris Hilton qui dépense son fric en fiestas et objets de luxe, monopolisant ainsi des travailleurs et des ressources qui pourraient servir à d’autres tâches, vous aurez deviné lequel gâche le plus son argent selon moi (quelles que soient les critiques qu’on puisse lui faire par ailleurs sur d’autres plans).


                  • foufouille foufouille 4 janvier 2009 12:39

                    @ grasyop

                    il y de l’eau des terres et de la bouffe pour tout le monde........
                    chaque des centaines de tonnes de viandes, lait, fruits sont jetes car ca depassent les quotas
                    des maisons sont aussi vide depuis 50a

                    mais c’est sur c’est pas organise par les capitalistes


                  • Grasyop 4 janvier 2009 14:41

                    Encore une fois, je ne conteste pas le problème de la répartition et je suis moi-même favorable à une plus grande redistribution des richesses (par exemple en augmentant les impôts progressifs).

                    Les quotas de production :
                    Ça n’est pas un mauvais coup destiné à empêcher l’opulence, c’est simplement un moyen de stabiliser la production dans le temps. C’est vrai, c’est une limitation voulue des richesses, mais c’est pour un bien à long terme : plutôt que d’avoir trop de lait (c’est-à-dire plus qu’on ne peut en consommer) une année, et pas assez la suivante (parce que les agriculteurs, découragés par la chute des prix (ou les invendus) consécutive à la surproduction auront changé d’activité, et qu’il faut quand même des agriculteurs et des vaches pour le produire, le lait), on préfère en avoir en permanence une quantité moyenne mais stable. Ainsi on ne nage pas dans la bouffe une année, mais on ne meurt pas de faim l’année suivante non plus. Les quotas sont des amortisseurs en quelque sorte. Remarquez qu’il s’agit d’une réglementation, d’une intervention de l’état pour réguler le marché et éviter ses mouvements de balancier, alors que l’idéologie capitaliste, ou plus exactement libérale, est opposée aux interventions de l’état.


                  • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 3 janvier 2009 19:59

                    Le critique justifiée du capitalisme ne signifie en rien que le communisme soit compatible avec les libertés individuelles, sauf à confondre un idéal moral avec la réalité humaine du désir...

                    L’idéal communiste est-il humainement viable ou faudrait-il comme le disait ROUSSEAU à propos de démocratie que les hommes soient des dieux ?

                    Le communisme supposerait une vie monacale et désexualisée !


                    • SALOMON2345 3 janvier 2009 20:58

                      Certes, pas des Dieux, mais dans ce cas, des "radars" placés là où il faut et DÉMOCRATIQUEMENT acceptés, pourraient "peut-être" offir un vivre ensemble acceptable !
                      Utopie, erreur, bêtise : je ne sais, sauf que les nuisances doivent bien un moment être - si possible - erradiquées par et pour la cité, faute de quoi la barbarie triomphe...un peu comme aujourd’hui ou plus sûrement demain !!!
                      Salutations


                    • Traroth Traroth 4 janvier 2009 04:04

                      Le vieil argument permettant de justifier toutes les dérives : les etres humains ne seraient pas capables de faire mieux. Résignez-vous, c’est foutu, pas la peine de chercher plus loin. 

                      La réponse est simple : on parle d’un objectif vers lequel il faut tendre. Partager équitablement les richesses, diriger la société de manière à prendre tout le monde en considération, respecter la liberté des autres : autant de choses qu’il est impossible de faire de manière parfaite. C’est pour ça que personne, à ma connaissance, n’a jamais affirmé qu’il fallait attendre de pouvoir atteindre une hypothétique perfection avant d’envsager d’essayer, en dehors de ceux qui sont contre ces idéaux, justement.


                    • Traroth Traroth 4 janvier 2009 04:08

                      Mais le pinard, ça ne lui a pas trop réussi non plus. Il s’est fait piquer parce qu’il le coupait à l’eau...


                    • Phil 20 février 2009 13:25

                      La démonstration la plus stupide que je n’ai jamais entendue.
                      Où est ce monde merveilleux où le chocolat tombe du ciel ?
                      Communisme = pénurie
                      Trop facile de dire que le communisme n’a jamais été essayé.
                      Ce monde merveilleux auquel vous rêvez tout haut est un cauchemar totalitaire dans lequel le potentiel de chaque individus est nié purement et simplement.
                      Vous êtes guidés par la haine, la jalousie, l’envie, la peur.
                      Vous êtes condamnés à vivre dans l’aigreur et c’est triste.

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