Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > Le comportement suspect du CAC40 : il monte en pleine crise (...)

Le comportement suspect du CAC40 : il monte en pleine crise !



On voit très souvent dans le comportement de l’indice CAC40, un indicateur fidèle de la situation économique, étant donné que le CAC40, par définition, regroupe la cotation de 40 entreprises sur les 100 dont les échanges sont les plus abondants sur Euronext Paris. A titre d’exemple, nous pouvons citer Total, Sanofi-Aventis, GDF-Suez, France Telecom, Société Générale, Arcelor-Mittal, Dexia (On se rend compte, d’ailleurs, que ces entreprises reviennent souvent dans l’actualité pour de nombreuses affaires embarrassantes comme des fermetures, des licenciements, des fusions facilitées etc).
 
D’ailleurs, jusqu’au début de l’année, le CAC40 avait assez fidèlement reproduit la situation chaotique durant la crise immobilière qui s’étendit à la finance, pour finalement contaminer l’économie. Voici d’ailleurs le graphique à partir de juin 2008 :

image-2

Comme on peut le voir, le CAC40 plonge d’un indice 5 000 jusqu’à 2 500 en mars 2009. (En juin 2007, l’indice était même à 6 000, tous les petits actionnaires s’en rappellent encore, car en souffrent encore)

Pourtant, depuis mars 2009, l’indice semble reprendre du poil de la bête pour rattraper les 3 300. Etrange.

image-1

Etrange pour plusieurs raisons :

  • Le chômage n’a jamais été aussi prononcé en France, et cela depuis 1993. Janvier 2009 : +90 200 chômeurs, Février 2009 : +79 900, Mars 2009 : +63 400.
  • Le PIB a connu une chute historique au premier trimestre 2009 : -1,2%. Sans compter, que les quatre derniers ont été revus et corrigés, indiquant une baisse continue depuis 4 trimestres !!
  • Production industrielle en mars 2009 : -1,4%
  • Commerce extérieur : Déficit abyssal de 55 milliards Euros sur les 12 derniers mois. Record de 2007 PULVERISE (pourtant déjà de 40,6 Milliards Euros)

Et pourtant, le CAC40 monte et monte.

Tiens. Personne ne semble même vouloir se poser la moindre question. Personne ne cherche à comprendre. Normal, les financiers savent donc très bien ce qu’ils font. Ils excellent, n’est-ce pas ? Allez savoir. En dépit de tous ces chiffres catastrophiques, peut-être que les entreprises du CAC40 font bonne figure, et il n’y aurait que toutes les autres entreprises qui piquent du nez.

Et là, patatras, sortent les derniers chiffres concernant les entreprises du CAC40 justement :

  • Baisse du Chiffre d’Affaires de -9% par rapport à la même période en 2008 !!!
  • Les profits de ces mêmes entreprises en 2008 avaient baissé de 39% en 2008 alors que leur chiffre d’affaires avaient augmenté de 5,4% !!! Cela laisse présager de biens tristes chiffres pour 2009.

Thierry Charron, responsable de l’activité Communication financière de PwC affirme :

“Le consensus des analystes, qui prévoit une hausse globale du résultat net des sociétés du CAC 40 (hors éléments exceptionnels) en 2009, me laisse perplexe.”

Moi, cela ne me laisse guère perplexe. La communauté politique internationale a tout simplement donné un chèque en blanc à nos financiers. Votre banque va mal ? Vous êtes menacés de faillite ? Le gouvernement américain offre plus de 700 milliards aux banques US, la France plus de 360 Milliards, l’Allemagne en donne plus de 470 Milliards etc… Des milliards comme s’il en poussait sur les arbres. Les stress-tests (tests de résistance) indiquent encore des faiblesses ? Allez, on ouvre encore davantage les vannes à pognon.

Autant dire, comme je l’ai déjà affirmé dans un billet précédent, que rien n’a changé.

Pire : Les financiers savent maintenant : Quoi qu’ils fassent de travers, la planche à billet nationale interviendra. Ces gens là, se croient au Monopoly, avec leurs assises sur “Rue de La Paix” et“Champs Elysées”. Ils n’ont plus d’argent, ils ont vidé la caisse, saigné l’économie à blanc, et le gouvernement leur fait crédit sur un bout de papier, afin de construire encore plus d’hôtels et donc plument encore davantage les petits qui passeront chez eux. Sauf que plus personne n’a envie de jouer en eux. Le jeu n’a plus d’intérêt. Les autres sont ruinés, et personne ne les cautionnent, eux.

En somme, notre CAC40 fonctionne pour le moment à nouveau à contre-courant (pour le plus grand bonheur des banques et des traders), et une nouvelle fois, comme dans le passé lors de la frénésie ante-subprimes, les cotations ne représentent plus l’image réelle des entreprises. Autant dire que la “correction” ne saura tarder, et je peux mettre ma main à couper, qu’elle sera sérieuse, compte tenu des chiffres évoqués plus haut.

 

Sources :


Moyenne des avis sur cet article :  4.41/5   (61 votes)




Réagissez à l'article

106 réactions à cet article    


  • EXPAT456 18 mai 2009 11:20

    Bravo pour cet article tres bein ecrit et documente.
    Plus que j’amais la question de la speculation en bourse doit etre posee. Comment pouvons nous encore faire reposer le financement des besoins a long terme des entreprises (actions = haut de bilan) sur des ressources court terme (achats ventes de ces memes actions avec fluctuation des cours en consequence) ?
    Il y a danger avec ce principe qu’il faut reviser ...


    • xa 18 mai 2009 17:03

      actions = haut de bilan  ??????

      Où avez vous trouvé un bilan qui donne en tête la valeur en bourse de la société ?

      (Note : ne pas confondre le capital d’une société avec sa capitalisation boursière)


    • ZEN ZEN 18 mai 2009 11:26

      Pas d’affollement !
      Les banques mettent sous le tapis tout ce qui est douteux...jusqu’à quand ?
      Il s’agit de ne pas provoquer de panique

      Jusqu’ici tout va bien...
      En changeant les mots, on veut masquer la réalité

      C’est le trés sérieux Figaro qui l’annonce : la France est en récession sévère.
      Mais au niveau le plus haut fleurissent les circonlocutions et les euphémismes pour contourner , dénier les faits, même si Mr Fillon confirme.
      Pourtant les statistiques paraissaient bonnes , mais, comme disait l’économiste Alfred Sauvy « dans toute statistique, l’inexactitude du nombre est compensée par la précision des décimales » ?

      A l’Elysée,« on ne parle pas de signes de reprise, mais de signes de moindre décrue de l’économie »(sic !), donc est est urgent de ne rien faire...
      Pour l’instant, tout va bien !

      - »Le gouvernement n’a fait aucune erreur depuis le début de la crise« 
      ( Nicolas Sarkozy)
      -
      10 février 2008 au G7 au Japon, Mme Lagarde :  »Nous ne prévoyons pas de récession dans le cas de l’Europe"..
      -La France officiellement en « croissance négative » :


      • Candide Candide 18 mai 2009 19:10

        Mais non, mais non, la bourse ne remonte pas du tout parce que ça va mieux comme je le lis ici et l’entend ailleurs. Non, la bourse remonte parce que les vendeurs à découvert se rachètent après avoir gagné un max de pognon. Bientôt ils se remettront à la vente massive de nouveau et ça repartira en baisse. Facile quand on a le fric et les médias pour semer des rumeurs et faire paniquer (ou rêver, c’est selon) les gens qui suivent comme des moutons.

        A ce sujet, merci de relire mon article du 23 juillet 2008, assez prémonitoire s’il en est.



      • chris11 18 mai 2009 19:12

        Anticiper , oui , mais au bon moment , c’est a dire au plus bas avant la remontée .Mais là , tout le monde sait très bien que l’on a pas fini de descendre et c’est bien là qu’il y a un os .
        Enfin l’os il sera pour nous , car la viande , ils sont en train de la manger en ce moment !!!!


      • iomej 19 mai 2009 00:44

        Tout à fait daccord avec la réaction de Candide. Il ne faut pas vraiment chercher midi à quatorze heures : Les vendeurs se rachètent, prennent leur bénéfice... Et se remettront à vendre dans quelque temps.


      • plancherDesVaches 18 mai 2009 11:52

        Trés bon article.
        En effet, tout est fait pour cacher la réalité de la situation.

        Et des « erreurs » de communication réapparaissent :
        http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/05/16/la-cacophonie-publique-des-banquiers-de-la-bce_1194048_3234.html#ens_id=1141592

        Comme je dis depuis août 2008, cette crise a au moins l’énorme bienfait de mettre au courant le citoyen normal de ce qui se passe dans ce gigantesque monopoly qu’est le monde de l’économie-finance.
        Et ils jouent tranquillement avec nos vies.


        • plancherDesVaches 19 mai 2009 13:12

          Je remets le lien vers l’article de Walter Bunker qui explique bien des choses.
          http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/le-rebond-des-marches-boursiers-et-54364

          Et c’est effectivement du siphonnage complet de l’argent du contribuable. Sur plusieurs générations.


        • zelectron zelectron 18 mai 2009 12:07

          A quand une ou plusieurs banques mutuelles* fondée par les entreprises pour « écrouler » les « suceuses de sang » que sont les vieilles saloperies qui vont continuer à nous faire mourir économiquement (et malheureusement réellement)

          *C’est ce con de de Gaulle qui a interdit ce type de mutuelle, alors qu’en Allemagne c’est ce qui a été fait juste après guerre.


          • Candide Candide 18 mai 2009 12:20

            Bon article.


            La France compte pour peanut dans les échanges boursiers. Près de 80% des montants échangés sur le CAC viennent de l’étranger. L’économie réelle compte pour peanut dans les cours, tout n’est que spéculation pure alimentée à coup de rumeurs afin de faire bouger les cours. Les tradeurs s’en donnent à coeur joie dans les salles de marché, les analystes racontent à longueur de journée n’importe quoi pourvu que cela bouge, dans un sens ou dans l’autre. Les gouvernements n’y comprennent rien et sont dirigés par des lobbies très intéressés. Les journaux financiers et les médias relaient toutes ces rumeurs sans même les vérifier. Bref c’est le bordel le plus noir, rien n’a été fait depuis septembre dernier et les belles déclarations de votre conducator. Tout continue, les banques spéculent à mort pour se refaire et rembourser ce que vulgus pecum leur a prêté, mais surtout pour éviter de se voir encadrées. Bref, laissez-nous faire nos petits arrangements, on a merdé hier mais demain sera grandiose. Quant aux licenciements, à la chute des économies occidentales, ça c’est de la simple psychologie, une peur soigneusement provoquée, entretenue et agravée par les médias, et qui arrange bien les patrons qui en profitent pour dégraisser tant qu’ils peuvent. La peur engendrant la panique, les (con)sommateurs ont cessé de consommer et le vrai système économique s’est crashé. Mais c’est pas grave puisque les banques et les financiers s’en foutent plein les poches. Demain, s’ils sont gentils, ils remettront tout ce pognon qu’ils nous ont piqué au pot, feront redémarrer la machine et, cons comme on est, on est bien foutus de leur donner une médaille en prime. Bouton n’a pas rendu sa légion d’honneur que je sache.
            Mais le plus surprenant dans tout ça, c’est la passivité des gens qui se font écraser par un système qu’ils ne comprennent pas, qui en sont les victimes expiatoires et innocentes. Ces mêmes gens qui bouffent de la télé réalité guimauve, qui s’abrutissent devant des matchs de foot truqués avec des milliardaires qui tappent dans un ballon, ces mêmes gens qui suivent les beaux cortèges merguez et flonflon des syndicats en chantant. Bref tous ces cons qui ne feront rien pour changer ce système parce qu’ils sont trop lâches, trop décervelés, ne se donnent plus le temps de réfléchir et de chercher à comprendre et laissent TF1 guider leur vie.
            Pour vous aider à comprendre, cherchez donc la relation marchands d’armes-médias-politique-banques....
            Dormez tranquilles braves gens...

            • Serge Serge 18 mai 2009 13:43

              à Candide...

              Vous dites ....« le plus surprenant ,c’est la passivité des gens qui se font écraser... »
              Savez-vous que l’historien du Moyen-âge,G.Duby,expliquait que des décennies de recherches et d’études sur cette période ne lui ont pas apportées la « clef » permettant de comprendre et d’expliquer le fait que « les classes populaires » acceptent ( sauf à de rares périodes ) aussi facilement d’être exploitées et maintenues dans un état de pauvreté ( voir pire ! il y a aussi la chaire à canon ! ) se reproduisant à chaque génération ? Et je me pose la même question ?

            • chlegoff 18 mai 2009 18:17

              « le plus surprenant ,c’est la passivité des gens qui se font écraser... »

              L’expérience de Milgram, S. (1974). Soumission à l’autorité.


            • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 18 mai 2009 18:40

              Rien de surprenant à la passivité des gens ; ils n’y comprennent rien et cela est partie de l’équation de départ. Autrement, on n’aurait pas une monnaie symbolique qui vaut 10 ou 100 fois - avec les dérivés, on n’en sait plus rien - la réalité qu’elle prétend représenter. Rien de surprenant aux mouvement erratiques des marchés, ils réagisse à des anticipations : le modèle historique a été la grande bulle... des tulipes. 


              Ce qui pourrait nous étonner, c’est l’a propos avec lequel ce que le systeme veut, arrive...comme les cours qui montent alors qu’on va vers une nationalisation des institutions financières, la vente manipulée du secteur industriel aux travailleurs ... et sans doute l’expropriation, pour éviter une révolte, de millions de résidences qui seront ensuite louées à leurs occupants.  Mais, il n’y a pas lieu d’être supris : le sysètme ajuste les prix au niveau qui lui convient.

              Pour y parvenir, Il peut se contenter de faire un clin d’oeil aux institutions en changeant les regles de ce qui est hors-bilan - l’effet a été instantané ! - ou simplement demander au FRB d’ouvrir des crédits illimités, pour que certains investisseurs achètent et vendent ce qu’il faut pour régulariser les cours... ou les faire monter.

              Spéculer, aujourd’hui, c’est prévoir - ou préferablement savoir, parce qu’on vous l’ a dit - ce que fera demain le trésor américain. Le reste est pur hasard.

              Pierre JC Allard

            • Internaute Internaute 18 mai 2009 19:30

              « ...les analystes racontent à longueur de journée n’importe quoi pourvu que cela bouge, dans un sens ou dans l’autre »

              Je me souviens avoir lu une analyse qui expliquait que le Cac40 montait parceque le dollar baissait et un autre jour, le même journal qui expliquait que le Cac40 montait parceque le dollar montait.

              La clef de l’analyse financière consiste à prendre deux faits divers de la journée et à les renommer « cause » et « effet ».


            • appoline appoline 18 mai 2009 20:18

              @ Candide,
              J’admets aisément que tout cela ne soit que spéculation, votre analyse se rapproche certainement d’une vérité que beaucoup ne veulent pas voir. Là où je vous trouve maladroite dans vos écrits se trouve dans votre dernier paragraphe. Ne jugez pas si sévèrement les autres, même s’ils se font manipuler. Ce qui est grave, c’est que l’élite abuse de cette faiblesse, tout le monde ne peut avoir fait de hautes études et tout le monde n’est pas forcément « bien né ». Oui beaucoup s’abrutissent avec les moyens mis en place justement pour cela ; ils sont à plaindre, non à blâmer. Ils sont agaçants mais ils seront les premières victimes. L’élite, quoique ce terme est leur faire encore trop d’honneur est la seule responsable. Vous voyez, elle trouve encore le moyen de se faire de la tune ; l’argent existe mais il n’est pas injecté pour une économie qui ferait vivre le bétail que nous sommes..


            • Candide Candide 18 mai 2009 20:50

              Ma chère Appoline, un seul mot : je vous adore...vous êtes si naïve qu’on en pleurerait...de compassion. Mais, vous savez ,le monde est cruel. Je ne vous recommande pas de vous défendre ou même de vous battre....mais considérez quand même que vous êtes et de très loin les plus nombreux.

              Faites mentir le philosophe ALLAIN (2 L, oui) qui disait : Faisons payer les pauvres, ils sont moins riches bien sûr, mais tellement plus nombreux !

              Bien à vous Appoline, avec toute ma considération.

            • John Lloyds John Lloyds 18 mai 2009 12:21

              L’incohérence entre la situation économique et les montées boursières montre à quel niveau la haute finance travaille en circuit fermé, et a atteint un tel niveau de puissance qu’elle est capable de se rendre indépendante des indicateurs économiques qui sont censés la sanctionner.

              Ce sont bel et bien les grandes institutions financières qui ont pris les choses en mains depuis quelques semaines en injectant des ordres massifs d’achats pour entretenir l’illusion. Cette poudre aux yeux ne saurait durer longtemps, il va bien falloir gérer les écritures comptables, et c’est là où ça va être drôle. Le système essaie de se sauver en rajoutant des pyramides sur d’autres pyramides, ce fut d’abord la bulle Geithner, maintenant ce sont les interventions institutionnelles, le colosse n’en chutera que de plus haut.

              _______________________________________

              ALERTE INFO 


              • Kobayachi Kobayachi 18 mai 2009 22:12

                Amha, l’incohérence vient plutôt d’une méconnaissance du marché.
                Il n’y a rien d’extraordinaire à ce rebond du CAC. Dans chaque récession il y a des rebonds, celui ci dure plus longtemps parce que nous avons réintégrer le canal baissier. Nous l’avions quitté en octobre 2008, cette date restera sous doute dans l’histoire comme celle du Krach de 2008. Mais cela ne veut en en aucun cas dire que cette récession est termine.
                D’ailleurs le niveau haut est proche, ce test sera bien plus important que tous les stress test de la FED.
                Mon sentiment sur la question est que les indicateurs sont au rouge et que ca ne passera surement pas.
                Il y a des jours comme cela ou de fortes hausses se font sur finalement peu de volume smiley


              • fonzibrain fonzibrain 18 mai 2009 12:59

                Comment expliquer la persistance du rebond des Bourses
                par Philippe Béchade
                Mercredi 13 Mai 2009

                ** Difficile d’expliquer pourquoi les rédacteurs de vos Chroniques sont parfois graves face à une actualité souriante et plein d’allégresse lorsque les autres commentateurs de la presse économique ne savent plus à quel saint se vouer. N’allez pas conclure qu’il s’agit de la simple manifestation d’une attitude systématiquement contrarienne.

                En effet, nous étions tous d’humeur guillerette ce mardi aux Publications Agora bien qu’il ne se passe rien dans l’actualité mondiale ou sur les marchés qui justifie ni déprime ni enthousiasme. Les places européennes ont en effet clôturé à l’équilibre ou en très léger repli, un sage exemple que Wall Street s’est empressé d’imiter, en vertu d’un principe de fonctionnement assez singulier que nous vous décrivions la veille.

                Comme nous n’avons pas voulu que notre bonne humeur retombe avant de nous séparer mardi en fin d’après-midi, quoi de mieux qu’une bonne tranche de fou rire ? Même si le procédé peut vous paraître facile, nous avons simplement ressorti les éditions du début du mois de mars des principaux hebdomadaires financiers et nous les avons comparés à leur une respective du week-end dernier.

                Pour résumer la teneur des conseils prodigués par nos concurrents il y a deux mois, lorsque le CAC 40 évoluait encore sous les 2 600 points, c’était majoritairement le discours suivant : « trop d’incertitudes, trop de risque de récession en perspective... abstenez-vous et surtout, restez à l’écart des valeurs financières ».

                Neuf semaines plus tard, alors que le CAC 40 se situe 35% au-dessus de ses planchers et alors que le Nasdaq a repris 45% depuis ses plus bas du 21 novembre 2008, la teneur des recommandations a bien changé : « l’année 2009 est redevenue positive, les marchés ont retrouvé le moral, aucun signe de correction en vue... profitez-en pour repasser acheteur, la reprise ne fait que commencer ».

                Et d’étayer l’argumentaire par des analyses chartistes qui évoquent des objectifs de 3 400 points (tutoyé à 1% près le 7 mai dernier) puis de 3 700 points, soit 50% repris sur le nadir des 2 465 points.

                Nous voulons bien tenter de gagner 15% par rapport aux niveaux de clôture du 31 décembre 2008... mais nous peinons à comprendre pourquoi les stratèges qui clament leur foi inébranlable en un avenir radieux n’ont pas cherché à en gagner 40% lorsque les indices ont vu leur valeur chuter de 25% début 2009, en neuf semaines et demie.

                Parcourez nos archives de la fin février et du début du mois de mars, et vous pourrez constater que nous n’anticipions plus de dégradation supplémentaire du CAC 40 ou du Dow Jones à l’époque, malgré l’unanimisme des avis baissiers, aussi bien pour le très court terme que pour le moyen terme.

                ** Si nous parlions de fous rires quelques paragraphes plus haut, c’est aussi parce que nous n’avons jamais vu les anticipations basculer aussi radicalement sur une période aussi courte et avec aussi peu de preuves concrètes d’une embellie conjoncturelle pour justifier l’optimisme — apparemment béat — des marchés.

                Cet « apparemment » est en réalité fondamental car nous ne croyons pas une seule seconde en la conviction sincère dans un scénario de reprise de la part des opérateurs qui tirent les cours depuis deux mois.

                Mettez-vous quelques secondes dans la peau d’un investisseur aux moyens financiers quasi illimités — parce que vous pouvez puiser indéfiniment dans l’argent des contribuables. Imaginiez que vous vous soyez avisé que le marché a fait fausse route en plongeant sous les 1 000 points — nous parlons du S&P 500 — alors que la politique monétaire de la Fed va nous valoir une croissance de 3% d’ici 18 mois et de 5% à l’horizon 2012.

                Si vous étiez certain de pouvoir doubler la mise en faisant fructifier l’argent des contribuables au cours des trois prochaines années, vous empresseriez-vous d’arracher les cours à la hausse pour créer un illusoire choc de confiance qui risque de faire fuir tour le monde ? Tueriez-vous dans l’oeuf toute velléité de consolidation des cours ? Ou laisseriez-vous le marché aller à son rythme, avancer vers les résistances puis corriger — parfois brutalement — afin d’accumuler, sur repli, le maximum de papier pour obtenir le prix de revient le plus bas ?

                Tout le monde voit bien — mais chacun refuse d’en tirer quelques conclusions troublantes — que le but du jeu, c’est de faire grimper les indices boursiers le plus vite possible en y injectant le moins d’argent possible.

                Pour qui a les moyens de manipuler à loisir les marchés, il est de toute façon plus payant — même en étant avare de ses deniers — de laisser les cours flamber puis effacer la moitié de leur hausse. Cela multiplie les opportunités de gains — ainsi que de les doubler de façon mécanique —, et ne coûte qu’un peu de patience.

                ** Nous découvrons une hausse de 38% en deux mois jour pour jour et toujours pas de hausse de l’activité quotidienne. Le but du jeu n’était donc pas d’attirer de nouveaux opérateurs dans le marché, en laissant le temps à un sentiment de confiance s’installer progressivement, afin que la hausse de se construise dans la durée.

                Non, manifestement, les gros joueurs semblent pressés de quitter la table, victorieux certes, mais sans accumuler le maximum de jetons. Le Trésor américain, qui distribue les cartes, leur sert à chaque donne une paire d’as mais au lieu de miser du bout des doigts — pour ne dissuader personne de surenchérir — ils envoient le tapis à la première relance. Et naturellement, tout le monde se couche.

                Le but est de gagner la manche, pas de faire durer le plaisir ! Les enjeux essentiels se situent donc ailleurs. Commencez par comptabiliser l’argent levé sous forme d’augmentation de capital depuis un mois, soit plusieurs dizaines de milliards de dollars.

                Regardez comment les banques manquant de fonds propres s’empressent de faire appel au marché sur la foi d’un stress test dont nous savons déjà que les résultats ont été écrits au crayon à papier sur le dos d’une enveloppe puis retouchés à la main, avant d’être envoyés à l’imprimerie avec des chiffres correspondant aux exigences des uns et des autres, et tout cela avec l’approbation du Trésor US et la caution technique de la Fed.

                Toute se passe donc comme s’il s’agissait de créer une sorte de panique face à la hausse, le seul moyen de ramasser du papier bon marché étant effectivement de souscrire aux émissions de titres à prix réduit proposés par les banques ou certains de leurs clients qui souhaitent renforcer leur bilan — en cas de crise durable ?

                Tout va si vite que les investisseurs non-initiés n’ont pas vraiment le temps de réfléchir. Et c’est peut-être là la clé de la récente envolée linéaire des cours de bourse.

                ** Si chacun prenait le temps d’analyser en détail la situation actuelle et les prévisions de l’OCDE et du FMI, il y aurait matière à rester sur la défensive. La publication des chiffres du commerce extérieur américain hier sont édifiants. Le déficit rebondit légèrement (de -26,13 vers -27,6 milliards de dollars) mais l’indication la plus négative, c’est le recul conjoint de 2,4% des exportations tandis que les importations se tassent de 1%.

                Le niveau des échanges avec le reste du monde se contracte donc de 1,6% et aucun signe d’embellie économique aux Etats-Unis ne saurait être déduit de telles statistiques.

                Mais une envolée de 38% du S&P 500 tue dans l’oeuf toute critique à l’encontre du scénario de reprise, lequel rallie aujourd’hui tous les suffrages. Wall Street ne saurait se tromper à ce point sur les perspectives d’avenir... enfin pas une seconde fois, après la gigantesque erreur d’anticipation de l’automne 2007.

                Sauf qu’à notre avis, l’avenir, le bel avenir repoussé au second semestre 2010 que les médias tentent de nous vendre, Wall Street s’en fiche pas mal !

                Pour en revenir à la parabole de la partie de poker truquée, il s’agissait simplement d’obtenir un titre express de champion national afin d’avoir sa photo en couverture deBluff Magazine. Le véritable but étant de s’ouvrir les portes des cercles de jeu mondiaux les plus fermés — la Chine ? —, où il y a encore du lourd à ramasser.

                Il s’agissait de faire vite avant que les autres joueurs ne s’aperçoivent que le croupier était de mèche avec Wall Street et s’en aillent chercher du goudron et des plumes.

                Philippe Béchade,
                Paris

                le marchés,tout les marché,commodities,action et même,les bonds sont tous manipulé

                celui qui ne le voie pas est profondément débile,comme le dit l’article ,ya pa de volume d’échange,juste 2 milliard,

                les banques US,avec le pognon du contribuable,se gavent pour rattraper un peu la bérézina du dernier trimestre 2008,c’est totalement honteux,en fait non,c’est TOTALEMENT CRIMINEL

                PUTAIN ,MAIS QUAND LES GENS VVONT ILS SE REVEILLER,

                QUAND LE SYSTÈME AURA VÉRITABLEMENT CRASHÉ,QUE LE DOLLARS AURA EXPLOSÉ,QUE L’HYPER INFLATION SERA LA,IL SERA TROP TARD

                REVEILLEZ VOUS VOUS

                RENSEIGNEZ VOUS


                • plancherDesVaches 18 mai 2009 15:20

                  Il semble que vous commenciez à craindre pour vos petits millions....

                  Retenez que « plaie d’argent n’est pas mortelle »

                  Et comme dit ma Tante particulièrement judicieuse : « t’as encore des dictons de cons, toi »....
                  Ma Tante décape.... Putain de famille...Pas un pour ratrapper l’autre smiley


                • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 18 mai 2009 18:51

                  Excellente description ! Je me dissocie toutefois de la conclusion. Il est trop tard pour éveiller Quidam Lambda. Mieux vaut le garder sous anésthésie juqu’à ce que l’intervention initiée soit complété. Après les sédatifs, puis on lui greffera une autre gouvernance et l’on passera à la physio... Ça ne prendra sans doute pas un an...


                  Pierre JC Allard




                • appoline appoline 18 mai 2009 20:22

                  @ Plancherdesvaches,
                  Les chiens ne font pas des chats


                • nightflight nightflight 18 mai 2009 20:40

                  Dites, je réagis au pied levé à votre commentaire : Plutôt que de faire de l’élitisme, ne serait-il pas préférable de pratiquer la pédagogie autand que faire se peut ?

                  Pensez-vous qu’il faille s’arroger la prime de l’intelligence (Comme toutes nos élites financières, d’ailleurs - Très mauvais exemple), où considérer le bien commun ?

                  Moi, je pense définitivement qu’au plus nous serons nombreux à avoir les yeux ouverts (Y compris nous-mêmes), au mieux les choses se définiront.


                • plancherDesVaches 18 mai 2009 21:53

                  Effectivement Appoline.

                  Si quiconque, dans notre famille avait été malhonnête, en gagnant de l’argent autrement que par le travail ou en enfonçant ou profitant de la faiblesse, il aurait été mis au ban immédiatement.

                  Mais nous avons des capacités dont nous sommes conscients et qui font que nous aidons beaucoup autour de nous.
                  Quelque part un peu logique. A condition de ne pas penser QU’A L’ARGENT.....


                • Serge Serge 18 mai 2009 13:02

                  Le Cac 40 ne fonctionne pas à contre-courant...il reflète parfaitement la situation de « crise » qui ne touche pas les dividendes mais le travail salarié...d’où montée du chômage et maintien du Cac 40 sont complémentaires...dans le système libéral ce sont LES SALARIES QUI SONT LA « VARIABLE » D’ AJUSTEMENT POUR MAINTENIR LES DIVIDENDES A UN HAUT NIVEAU...d’où la vague de licenciements !!!


                  Voici quelques chiffres et citations pour se faire une idée.

                  Les dividendes « distribués » en 2009 aux actioonaires du Cac 40 ( 35,5 milliards d’euros !!! ) sont passés de 44% du résultat net agrégé à...60% !!!
                  Commentaire de Charles Dautresure du groupe Axa : « En période DE CRISE (! !!) les taux de distribution ont tendance à connaître des pics. »...corollaire...LES TAUX DE CHÔMAGE AUSSI !

                  Le 14 avril,G.Ghosn,Pdg de Renault,déclare dans « le Financial Times » :
                  Avec « la crise »...« nous pouvons faire des choses que nous n’aurions jamais pu faire il y a quelques années » comme...« la baisse des salaires. »

                   W.Buffet,2ème fortune mondiale au classement Forbès,déclare :

                  « LAGUERRE DES CLASSES EXISTE ;( ne nous a t’on pas dit et redit que Marx était obsolète, voir mort ? ) C’EST UN FAIT,mais c’est la mienne LA CLASSE DES RICHES qui mène cette guerre et nous sommes entrain de la gagner. »

                  De 1960à 1970 la part des salaires dans la plus-value est passée de 66,3% à 69,7% pour atteindre 74,1% en 1982 ( effet 68 !!! )... pour redescendre à ... 63,5% en 1998 !!!

                  En 2007 cette part est à 65,1% mais cette donnée intègre les très hauts salaires des dirigeants.Or le rapport No 1595 de l’Assemblée Nationale sur salaires et patrimoines pointe une extraordinaire accentuation des écarts...
                  Ainsi de 1998 à 2006 le patrimoine des 3500 foyers les plus riches ( 0,01% du total ) a augmenté de ...43% en moyenne....mais pour les 31,5 millions « les moins riches »( 90% du total ) seulement de ...4,6% et le rapport ajoute qu’il y a même une stagnation depuis 2002...or qui est arrivé au pouvoir en 2002 ?

                  Entre 1982 et 2006 ( et qu’en est-il en 2009 ? ) la part des emplos précaires est passée de 5,4% à 12,1% !!!




                  • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 18 mai 2009 19:01

                    Marx était la formulation pour l’ère industrielle d’une opposition plus générale. Il faut la revoir dans le contexte d’une économie tertiaire. Surtout, bien savoir où est maintenant la ligne de partage des intérêts



                    Pierre JC Allard



                  • boris boris 18 mai 2009 13:09

                    Cette crise est voulue, les grandes banques dominent le monde, leurs dirigeants pour la plupart sont tous passés par Yale, l’oeil de la pyramide c’est eux.

                    En fait c’est un jeu grandeur nature, le monde est leur terrain, nous sommes leurs marionettes.

                    L’objectif c’est d’élmininer les deux tiers de la population mondiale, ce plan est en place depuis déjà pas mal de temps, tout est bon , pandémie, guerre, révolution etc.

                    Nous vivons en direct et d’une maniére accélérée des évenements qui confortent mes dires, je serais traité de parano , je m’en fous je sais que j’ai raison, je vois clair, de plus en plus clair.


                    • nightflight nightflight 18 mai 2009 20:51

                      Boris, par pitié, ne nous refais pas le coup de la crise voulue, et relis les commentaires de l’article http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/crise-immobiliere-americaine-ou-en-55822 où tu trouveras tous les éléments d’explication.


                    • Pierre 18 mai 2009 13:31

                      « On voit très souvent dans le comportement de l’indice CAC40, un indicateur fidèle de la situation économique, étant donné que le CAC40, par définition, regroupe la cotation de 40 entreprises sur les 100 dont les échanges sont les plus abondants sur Euronext Paris. »

                      Faux, faux et archi faux !!!! ca doit pas faire bien longtemps que vous vous interessez a la bourse.

                      Je dirai que c’est completement le contraire, la bourse est en generale tres mauvais indicateur de la situation de l’economie reelle.

                      l’exemple tribale etant que les action ’dune societe vont montees lorsque celle-ci lance un plant de restructuration (=licenciement dans 90% des cas).

                      Je me souviens tres bien qu’il y a un an c’etait tout le contraire qui se passait, les bourses baissaient continuellement malgre les annonces de resultats records des groupes industriels.

                      A partir de ce constat, la monte des bourses est peut etre significative d’une future embellie de l’economie reelle d’ici 6 mois.

                      Je peux me tromper, mais ca me semble bien plus semblable que les theories de complots que John Lloyds et autres rigolos s’empressent de voir a chaque coin de rue.

                      bouh.... Ahhh !

                      P.


                      • Jérôme M. 18 mai 2009 13:54

                        @ Pierre :


                        Ah bon, ma définition du CAC40 serait fausse ? smiley
                        Eh bien, veuillez s’il vous plaît nous éclairer de votre nouvelle définition. J’imagine également, que vous faites partie de ces gens qui s’intéressent à la bourse depuis longtemps et qui ont su nous prévenir à temps de la crise boursière en sauvant oh combien de boursicoteurs. Ceux-là même qui conseillent oh si bien notre gouvernement pour naviguer hors de la crise, qui j’imagine, n’est qu’une illusion.

                      • Pierre 18 mai 2009 14:04

                        Que le CAC40 represente 40 societe... effectivement vous avez pas faut... mais on va pas en faire un article... a moins que vous soyez a ce point novice...


                      • Jérôme M. 18 mai 2009 15:37

                        Faux archi faux,

                        puis
                        pas tout à fait faux.

                        Bientôt vous me parlerez de Vérité fausse, un peu à la Christine Lagarde et sa croissance négative.

                        Non je ne fais pas un article sur le CAC40, mais sur la situation merdique dans ce pays, dont seulement une poignée en profite et s’enrichit, en faisant croire à la plèbe « que tu vas bien dans le meilleure des mondes », et que vous semblez vouloir défendre bec et ongles. 
                        Mais votre vision est altérée, car vous évoluez la tête dans le sable, comme le soulignait si bien fonzibrain. Vous me faites penser à notre gouvernement qui évolue dans un monde tellement déconnecté du notre, qu’il ne peut pas, et d’ailleurs, ne cherche pas à comprendre.
                        J’imagine que tous ces chômeurs (près de 3 000 de + par jour), ces gens surendettés, ces travailleurs précaires, tout cela, ce n’est que le fruit de imagination. 
                        Purée, mais qu’est-ce qu’on doit être con de ne pas investir notre malheureux SMIC et notre allocation chômage, ou notre retraite à la bourse, comme ces chers dieux de la bourse semblent le faire si bien. On croirait réver à vous entendre.

                        Comme plusieurs l’ont déjà dit. 
                        FRANCAIS, REVEILLEZ-VOUS !!! MAIS QU’ATTENDEZ-VOUS POUR DEMANDER DES COMPTES A VOS DIRIGEANTS ???

                      • xa 18 mai 2009 17:31

                        Pierre a pourtant raison. Le CAC40 est un indicateur reflétant l’évolution moyenne de la Bourse, mais en aucun cas la situation économique d’un pays.

                        Au passage, il ne représente pas les 40 plus grosses entreprises françaises, mais les 40 sociétés du premier marché ayant le plus de volume d’échanges quotidiens et représentatives de l’ensemble des activités économiques.

                        Pour mémoire, Arcelor-Mittal n’est pas une société française, ni par son siège social (la société est de droit luxembourgeois), ni par son capital (qui est majoritairement indien), ni par son activité (moins de 8% de son activité est lié à la France).

                        La Bourse est un marché, comme celui de la place du village. S’il y a beaucoup d’acheteur de tomates, les prix montent. S’il y a trop de tomates par rapport aux acheteurs, les prix baissent. Que le prix de la tomate double signifie-t-il que l’économie se porte bien, ou signifie-t-il que les tomates sont très demandées ?

                        Prendre le CAC comme indicateur de l’économie, c’est prendre le prix du litre d’essence comme indicateur des prix, c’est prendre le cas particulier comme une généralité, c’est très ..... politicien comme démarche.


                      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 18 mai 2009 19:09

                        Je crois que c’est Sun Tzu qui disait de n’entreprendre que les guerres qu’on va gagner... Le temps - à moyen terme - favorise les travailleurs.



                        Pierre JC Allard



                      • nightflight nightflight 18 mai 2009 20:55

                        N’oubliez pas que le CAC40 et le CAC120 sont corrélés.


                      • fonzibrain fonzibrain 18 mai 2009 13:46

                        boris t’as raison,et tu le sais

                        nos élites nous ont déclaré la guerre,pauvres gens qui ne comprennent rien et qui croient que l’état est la pour esprotéger alors que c’est le contraire

                        voila ce que jim roger a oser dire« Jim Rogers become a farmer if you want to survive the coming Collapse »

                        que dieu nous vienne en aide parceque les étres humains de 2009 ne bougeront pas
                        « Les masses ont été trop longuement entraînées aux sophismes de la résignation et aux consolations de l’impuissance pour ne pas rester impavide devant la destruction du monde qui se déroule devant eux. Tout démontre que l’identification avec le mouvement et le conformisme absolu semblent avoir détruit jusqu’à la faculté d’être atteint par l’expérience la plus directe »

                        reveillons nous,unissons nous

                        • Pierre 18 mai 2009 13:53

                          « nos élites nous ont déclaré la guerre,pauvres gens qui ne comprennent rien et qui croient que l’état est la pour esprotéger alors que c’est le contraire »

                          wow !!!

                          Ca c’est ce qui s’appelle cracher dans la soupe !!!

                          J’ai honte de lire ca de la part d’un francais....

                          Vous avez pourtant bien de la chance d’etre francais... mais ca pour s’en rendre compte il faut voyager un peu et sortir son nez de la soupe.

                          P.


                        • fonzibrain fonzibrain 18 mai 2009 13:52

                          he sinon,

                          je suis sur paris depuis une semaine,je suis monté ici pour etre plus proche de ceux qui ce bougent
                          On ne peut rester sans rien faire,moralement c’est criminel

                          si vous avez des idées ou une structure,contactez moi fonzibrain@yahoo.fr

                          je suis hyper motivé ,on ne peut ne rien faire,les enculé d’en face compte sur notre immobilisme

                          alors bougeons nous

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON

Auteur de l'article

JM


Voir ses articles







Palmarès