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Le Contrat Social, le grand oublié du Capitalisme

  Les trois grands penseurs du contrat social, Hobbes, Locke et Rousseau, bien que leurs théories divergent sur plusieurs point, se rejoignent cependant sur une chose : Le contrat social se base sur un échange volontaire des deux partis. Il semblerait pourtant que le Capitalisme en tant que système de subsistance généralisé ait pris le pas sur les modalités du pacte "convenues" entre les deux partis.

  Nous posons nous encore la question de savoir pourquoi l'Etat ? Pourquoi obéir à une entité, pour beaucoup assez abstraite et qui peut exercer sur nous une force coercitive presque sans limite ? Pourquoi nous conformer à tout ceci et qu'y gagnons nous réellement ?

  Les trois penseurs cités plus haut nous proposent ceci : Pour Hobbes, à l'Etat de Nature, "l'homme est un loup pour l'homme", car tout homme, dans son état de nature, aurait un droit absolu sur chaque chose. Nous vivrions donc dans une constante insécurité s'il n'y avait l'Etat pour assurer notre protection que ce soit par la force coércitive ou législative. Prenons note du fait que chez Hobbes, le souverain est une force absolue déliée de toute obligation. Nous passerions donc un pacte d'aliénation politique, dans lequel nous sacrifierions tous notre liberté naturelle au profit de la sécurité.

  Locke quant à lui nous dit que l'Homme, dans son état de nature, fait preuve d'une sociabilité naturelle. Dans cet état il aurait tous les droits : droit à la propriété, droit à la vie, droit de se faire justice lui même... Le problème est de savoir comment garantir le droit naturel de l'Homme à la propriété. Chaque individu passe alors un pacte social avec le souverain, abandonnant uniquement le droit de punir en échange d'une garantie de son droit à la propriété. Mais l'Etat dans ce cas de figure est une puissance publique garantissant les droits naturels des individu, il ne s'agit pas d'un pouvoir absolu et Locke introduit par la même le principe de désobéissance civile.

  Chez Rousseau, les hommes jouissent de la liberté et des droits naturels dans leur état de nature, cependant, des conflits entre les hommes sont nés et les forts, esclaves de leurs passions et de leurs impulsions, oppriment les faibles. Il faut donc trouver une alternative civile à l'état de nature, un équivalent civil à la liberté naturelle, trouver un moyen de conjuguer liberté et obéissance. Pour ce faire, les hommes doivent obéir à des lois qu'ils se sont eux-mêmes fixé. Le pacte social est cristallisé par la majorité qui permet de dégager la volonté générale. Dans ce cas de figure l'Etat est la souveraineté populaire qui oeuvre pour la liberté et l'égalité. L'Etat est le peuple, chaque citoyen doit en toute logique se plier à ses lois.

  Ce récapitulatif était nécéssaire pour comprendre comment le choix d'une économie, qui a pour but la subsistance des individus a pu transcender le pacte premier passé entre les hommes et leurs dirigeants. 

  Nous pouvons éventuellement concevoir, que le capitalisme comme il était pratiqué au XIXème, puisse ne pas entrer en conflit avec les trois théories du contrat social. En effet, selon la théorie hobbesienne, dès lors que la sécurité des hommes est garantie, le choix de l'économie ou des questions politiques sont à l'entière discrétion du souverain. Chez Locke et Rousseau, le principe de désobéissance civile ayant été introduit, si le peuple ne se rebelle pas, il donne son accord, même de manière tacite, qui ne dit mot conscent. De plus les facteurs spatiaux-temporels et technologiques de l'époque régulent de fait le capitalisme.

  Il en est tout autrement pour le capitalisme du XXIème siècle, appelons-le capitalisme financier. Dans ce cas de figure, lorsque le peuple se rebelle, s'estimant lésé par le système économique mis en place, lorsqu'il trouble l'ordre public en usant de son droit à la désobéissance civile, il s'aperçoit avec dépit que sa manoeuvre est vaine. Le regroupement, pas uniquement des moyens de productions mais également du capital sont aux mains d'entreprises privées ou d'organismes supra-gouvernementaux (FMI, BM...) qui jouissent par la même du pouvoir décisionnel puisque les Etats jouissent en comparaison de trop peu de capital pour que leur opinion (théoriquement celle du peuple), pèse dans la balance. Les Etats, s'étant laissés submerger par les accords passés avec le secteur privé, ils leur ont sacrifié leur souveraineté et par la même la responsabilité qu'ils avaient face à leur citoyens. Le contrat social est nullifié car le peuple n'a plus d'emprise sur l'Etat, et même s'il en avait, l'Etat se verrait dans l'incapacité de le satisfaire. Même le contrat hobbesien se voit nullifié car le souverain devient le secteur privé, qui n'est nullement contraint d'assurer la sécurité de la population.

  Il est clair qu'aujourd'hui notre droit à la désobéissance civile n'est plus qu'un leurre s'il conteste les fondements économiques d'un Etat, et il serait incontestablement vain. Faudrait-il alors revenir à un capitalisme d'Etat, dans lequel l'Etat jouirait de tous les moyens de production et par relation de cause à effet du capital, afin qu'il puisse redistribuer ce capital à la population ? Dans la période trouble que nous traversons, certains pourraient appeler ça du communisme.


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13 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 27 octobre 2011 10:19

    «  Le Contrat Social, le grand oublié du Capitalisme »...

    On peut y remédier.

    Le Dividende Universel.
    Synthèse capitaliste pour instaurer une authentique compatibilité entre compétitivité et cohésion sociale ; entre compétitivité et solidarité.

    Ce projet de « Dividende Universel » se compose d’un Objectif Principal et de deux Objectifs Spécifiques qui découlent de l’objectif principal.

    Objectif Principal :
    Acquisition Citoyenne & Collective du Pouvoir Économique

    Objectifs Spécifiques :
    I)
    Transformer le « capitalisme ordinaire » en un authentique Capitalisme Écologique, Anthropocentrique, Philanthropique et Équitable.
    II)
    Faire bénéficier chaque citoyen, même mineur, d’un Dividende Universel évolutif qui, de facto, éradiquera définitivement le concept même de chômage.


    • alcodu 27 octobre 2011 11:10

      Je suis d’accord sur la mesure, pas du tout sur vos justifications, comme quoi ....

      Gauche libérale

      L’allocation universelle peut-elle être libérale ?

    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 27 octobre 2011 11:34

      Je parle de « dividende universel » et non pas « d’allocation universelle ».
      Et je ne m’interroge pas sur sa nature libérale ou pas : je ne m’intéresse qu’à son instauration.


    • JL JL1 28 octobre 2011 00:47

      « Faire bénéficier chaque citoyen, même mineur, d’un Dividende Universel évolutif qui, de facto, éradiquera définitivement le concept même de chômage. » (Llabrés)

      Mais quelle bêtise ! pour verser des rentes, il faut des esclaves ! A ma connaissance, le seul système qui ne connaisse pas le chômage, c’est l’esclavagisme.

      Décidément, le néolibéralisme est de plus en plus populiste !


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 28 octobre 2011 07:17

      Par JL1 (xxx.xxx.xxx.183) 28 octobre 00:47
      « pour verser des rentes, il faut des esclaves »

      Votre commentaire témoigne assurément de l’entropie cérébrale dont vous êtes affecté.

      Entropie :
      L’entropie mesure le degré de désordre d’un système par rapport à son état initial probable.

      Dans votre cas :
      Plus vous vieillissez, plus s’accroît le désordre de vos « idées ».



    • JL JL1 28 octobre 2011 09:39

      Les fonds de pension coopératif (FPC) dont Llabrés se fait ici le promoteur seraient au revenu citoyen (le RU), ce que les fonds de pension sont à la retraite par répartition : par définition, et puisqu’il serait versé à vie, le dividende universel de notre lobbyiste opiniâtre, outre qu’il tient de la promesse que « demain on rase gratis », cumule à la fois les tares du RU et les vices des FP !

      Démonstration : Un RU et une retraite par répartition ont au moins le mérite de respecter le principe du rasoir d’Occam : les recettes équilibrent les dépenses ; on donne aux un ce qu’on prend aux autres. Ce n’est pas du tout le cas des Fonds de pension, qu’ils soient « Ordinaires » ou « Citoyens » !

      Un FPC (collectif & associatif, ou Citoyen), n’est du point de vue des entreprises - qui paient les dividendes -, qu’un capital comme un autre. Pire même puisque les Fonds de pension exigent aujourd’hui des dividendes diaboliquement de plus en plus élevés et les entreprises sont obligées de réduire les salaires ou de fermer boutique. Pis que pire puisqu’un FPC est prévu pour être verser à vie (!) à des personnes qui n’ont pas encore travaillé et qui peut-être ne travailleront jamais !

      Terminons par cette énormité : Llabrés propose tout simplement que les esclaves actuel, les travailleurs, ceux qui créent les richesses, les biens et services, rachètent aux capitalistes le capital, ce qui permet à ces prédateurs de s’accaparer l’énorme part de la plus-value créée !

      Question à laquelle, jamais évidemment Llabrés n’a répondu : où donc les travailleurs trouveraient-ils autant d’argent, vu que les capitalistes leur versent des salaires de plus en plus maigres, quand ils en versent ? Et que feraient les capitalistes de cet argent-là, eux qui ne savent même plus où investir celui qu’ils possèdent déjà, et en sont à faire de l’argent avec de l’argent, sans création aucune de richesses, je parle de l’industrie financière dont Llabrés n’est semble-t-il qu’un petit besogneux qui n’a rien compris à ce qui dépasse largement son horizon de comptable ?

      Ce dont Llabrés se fait le chantre est, soit un mouvement perpétuel imaginaire, une lubie délirante, un système qui s’auto-génèrerait et grandirait jusqu’au ciel ; soit plus prosaïquement une machine infernale, une pompe à fric de plus, qui parasiterait encore plus l’économie réelle jusqu’à la corrompre définitivement.

      Les libéraux ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnait. C’est d’ailleurs pourquoi Castoriadis a qualifié le libéralisme de non-pensée intégrale.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 28 octobre 2011 11:31

      L’entropie cérébrale de jl1 en est à un stade bien plus avancé qu’on pouvait le craindre auparavant ! ! !...
       smiley  smiley  smiley


    • JL JL1 29 octobre 2011 08:56

      Il est dans l’ordre des choses que le jugement affiché par les crapules libérales pour ce qui concerne mes facultés intellectuelles soit négatif.

      J’y vois d’ailleurs comme un hommage du vice à a vertu.


    • alcodu 27 octobre 2011 11:35

      La notion de contrat social est une escroquerie intellectuelle. Son meilleur « démontage » provient sans doute de Lysander Spooner, auteur anarchiste américain du XIXe.

      Un contrat n’existe qu’entre des personnes vivantes et libres de le refuser. Un contrat collectif qui n’a jamais été signé par personne et qui prétend engager les humains par delà les générations est nul et non avenu. Les morts auraient la capacité de prendre des engagements pour les vivants. Absurde.


      • Katia Cheloul 28 octobre 2011 15:22

           Il parait évident que le contrat social n’ait jamais existé en tant que tel, bien sur les hommes ne se sont pas réunis en des temps très lointains pour décider « d’inventer l’Etat », et les auteurs de ces théories le savaient très bien eux-mêmes Il s’agit d’une démarche intellectuelle qui nous aide à faire la lumière sur le rôle de l’Etat en tant que tel, ses obligations envers les citoyens, nos obligations envers lui , et dans quel cas il devient légitime, voire nécessaire de s’élever contre lui


           Mais encore une fois nous savons bien que ce n’est qu’un cheminement intellectuel, un peucomme la cire de Descartes, pensez vous vraiment qu’il passait son temps à faire mumuse avec de la cire ? Allons !

          Cependant un chose est vrai, lorsqu’en Europe et aux Etats-Unis on a fait le choix de le démocratie, on s’est beaucoup inspiré des théories du contrats social car elles introduisent le concept de DEVOIR DE L’ETAT ce qui n’avait aucun sens durant les siècles d’absolutisme.

      • tanguy 27 octobre 2011 16:18

        Voici le contra social actuellement en vigueur, et QUE NOUS ACCEPTONS :

        En me levant chaque matin et en ne faisant rien,
        1) J’accepte la compétition comme base de notre système, même si j’ai conscience que ce fonctionnement engendre frustration et colère pour l’immense majorité des perdants,
        2) J’accepte d’être humilié ou exploité a condition qu’on me permette a mon tour d’humilier ou d’exploiter quelqu’un occupant une place inférieure dans la pyramide sociale,
        3) J’accepte l’exclusion sociale des marginaux, des inadaptés et des faibles car je considère que la prise en charge de la société a ses limites,
        4) J’accepte de rémunérer les banques pour qu’elles investissent mes salaires à leur convenance, et qu’elles ne me reversent aucun dividende de leurs gigantesques profits (qui serviront a dévaliser les pays pauvres, ce que j’accepte implicitement).
        5) J’accepte que l’on congèle et que l’on jette des tonnes de nourriture pour ne pas que les cours s’écroulent, plutôt que de permettre à quelques centaines de milliers de personnes de ne pas mourir de faim chaque année,
        6) J’accepte qu’il soit interdit de mettre fin à ses jours rapidement, en revanche je tolère qu’on le fasse lentement en inhalant ou ingérant des substances toxiques autorisées par les états,
        7) J’accepte que l’on fasse la guerre pour faire régner la paix. J’accepte qu’au nom de la paix, la première dépense des états soit le budget de la défense. J’accepte donc que des conflits soient créés artificiellement pour écouler les stocks d’armes et faire tourner l’économie mondiale,
        8) J’accepte l’hégémonie du pétrole dans notre économie, bien qu’il s’agisse d’une énergie coûteuse et polluante, et je suis d’accord pour empêcher toute tentative de substitution, s’il s’avérait que l’on découvre un moyen gratuit et illimité de produire de l’énergie, ce qui serait notre perte,
        9) J’accepte que l’on condamne le meurtre de son prochain, sauf si les états décrètent qu’il s’agit d’un ennemi et nous encouragent à le tuer,
        10) J’accepte que l’on divise l’opinion publique en créant des partis de droite et de gauche qui passeront leur temps à se combattre en me donnant l’impression de faire avancer le système. J’accepte d’ailleurs toutes sortes de divisions possibles, pourvu qu’elles me permettent de focaliser ma colère vers les ennemis désignés dont on agitera le portrait devant mes yeux,
        11) J’accepte que le pouvoir de façonner l’opinion publique, jadis détenu par les religions, soit aujourd’hui aux mains d’affairistes totalement libres de contrôler les états, car je suis convaincu du bon usage qu’ils en feront,
        12) J’accepte l’idée que le bonheur se résume au confort, l’amour au sexe, et la liberté à l’assouvissement de tous les désirs, car c’est ce que la publicité me rabâche toute la journée. Plus je serai malheureux et plus je consommerai : je remplirai mon rôle en contribuant au bon fonctionnement de notre économie,
        13) J’accepte que la valeur d’une personne se mesure à la taille de son compte bancaire, qu’on apprécie son utilité en fonction de sa productivité plutôt que de sa qualité, et qu’on l’exclue du système si elle n’est plus assez productive,
        14) J’accepte que l’on paie grassement les joueurs de football ou des acteurs, et beaucoup moins les professeurs et les médecins chargés de l’éducation et de la santé des générations futures,
        15) J’accepte que l’on mette au banc de la société les personnes âgées dont l’expérience pourrait nous être utile, car étant la civilisation la plus évoluée de la planète (et sans doute de l’univers) nous savons que l’expérience ne se partage ni ne se transmet,
        16) J’accepte que l’on me présente des nouvelles négatives et terrifiantes du monde tous les jours, pour que je puisse apprécier a quel point notre situation est normale et combien j’ai de la chance de vivre en occident. Je sais qu’entretenir la peur dans nos esprits ne peut être que bénéfique pour nous,
        17) J’accepte que les industriels, militaires et politiciens se réunissent régulièrement et secrètemment pour prendre des décisions qui engagent l’avenir de la vie et de la planète,
        18) J’accepte de consommer de la viande bovine traitée aux hormones sans qu’on me le signale. J’accepte que la culture des OGM se répande dans le monde entier, permettant ainsi aux trusts de l’agroalimentaire de breveter le vivant, d’engranger des dividendes conséquents et de tenir sous leur joug l’agriculture mondiale,
        19) J’accepte que les banques internationales prêtent de l’argent aux pays souhaitant s’armer et se battre, et de choisir ainsi ceux qui feront la guerre et ceux qui ne la feront pas. Je suis conscient qu’il vaut mieux financer les deux bords afin d’être sûr de gagner de l’argent, et faire durer les conflits le plus longtemps possible afin de pouvoir totalement piller leurs ressources s’ils ne peuvent pas rembourser les emprunts,
        20) J’accepte que les multinationales s’abstiennent d’appliquer les progrès sociaux de l’occident dans les pays défavorisés. Considérant que c’est déjà une embellie de les faire travailler, je préfère qu’on utilise les lois en vigueur dans ces pays permettant de faire travailler des enfants dans des conditions inhumaines et précaires. Au nom des droits de l’homme et du citoyen, nous n’avons pas le droit de faire de l’ingérence,
        21) J’accepte que les hommes politiques puissent être d’une honnêteté douteuse et parfois même corrompus. Je pense d’ailleurs que c’est normal au vu des fortes pressions qu’ils subissent. Pour la majorité par contre, la tolérance zéro doit être de mise,
        22) J’accepte que les laboratoires pharmaceutiques et les industriels de l’agroalimentaire vendent dans les pays défavorisés des produits périmés ou utilisent des substances cancérigènes interdites en occident,
        23) J’accepte que le reste de la planète, c’est-à-dire quatre milliards d’individus, puisse penser différemment à condition qu’il ne vienne pas exprimer ses croyances chez nous, et tenter d’expliquer notre Histoire avec ses notions philosophiques primitives,
        24) J’accepte l’idée qu’il n’existe que deux possibilités dans la nature : chasser ou être chassé. Si nous sommes doués de conscience et d’un langage, ce n’est pas pour échapper à cette dualité, mais pour justifier nos actes,
        25) J’accepte de considérer notre passé comme une suite ininterrompue de conflits, de conspirations politiques et de volontés hégémoniques, mais je sais qu’aujourd’hui tout ceci n’existe plus car nous sommes au summum de notre évolution, et que les seules règles régissant notre monde sont la recherche du bonheur et de la liberté de tous les peuples, comme nous l’entendons sans cesse dans nos discours politiques et à la télévision,
        26) J’accepte sans discuter que la nature ait pu mettre des millions d’années pour créer un être humain dont le seul passe-temps soit la destruction de sa propre espèce en quelques instants,
        27) J’accepte la recherche du profit comme but suprême de l’Humanité, et l’accumulation des richesses comme l’accomplissement de la vie humaine,
        28) J’accepte la destruction des forêts, la quasi-disparition des poissons de rivières et de nos océans. J’accepte l’augmentation de la pollution industrielle et la dispersion de poisons chimiques et d’éléments radioactifs dans la nature. J’accepte l’utilisation de toutes sortes d’additifs chimiques dans mon alimentation, car je suis convaincu que si on les y met, c’est qu’ils sont utiles au profit,
        29) J’accepte la guerre économique sévissant sur la planète, même si je sens qu’elle nous mène vers une catastrophe sans précédent,
        30) J’accepte cette situation, et j’admets que je ne peux rien faire pour la changer ou l’améliorer,
        31) J’accepte d’être traité comme du bétail, car tout compte fait, je pense que je ne vaux pas mieux,
        32) J’accepte de ne poser aucune question, de fermer les yeux sur tout ceci, et de ne formuler aucune véritable opposition car je suis bien trop occupé par ma vie et mes soucis. J’accepte même de défendre à la mort ce contrat si vous me le demandez,
        33) J’accepte donc, en mon âme et conscience et définitivement, cette triste matrice que vous placez devant mes yeux pour m’empêcher de voir la réalité des choses. Je sais que vous agissez pour mon bien et pour celui de tous, et je vous en remercie.
        (Auteur anonyme mais grandement remercié)

        Vous ne voulez plus accepter ?

        Faites circuler ce tract, jetez votre télévision et

         !!! REAGISSEZ !!!

        "Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs."
        Article 35. Déclaration des droits de l’homme et du citoyen

        Ne doutez jamais qu’un petit groupe d’hommes motives puisse changer le monde : il en a toujours ete ainsi 


        • ELCHETORIX 28 octobre 2011 00:21

          excellent ce tract , oui il faudrait que le plus grand nombre le lise afin d’exterminer cette matrice ou mieux que le commun des mortels n’accepte plus cette ignominie qui mène le monde !
          A l’auteur , le meilleur contrat social serait la tolérance et le respect de soi et des autres !
          RA .


        • Vipère Vipère 27 octobre 2011 18:08

          Le contrat social est devenu une serpillère sur laquelle tous les impétrants que vous avez cités s’essuient les pieds !!!

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Katia-C


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