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Accueil du site > Actualités > Economie > Le coup de grâce viendra de France

Le coup de grâce viendra de France

“Fluctuat nec mergitur” est peut-être la devise de la ville de Paris mais elle ne s’appliquera plus très longtemps à la République Française sur le point de tanguer sévèrement. Depuis le climax de la crise financière survenu à l’automne 2008, nul n’avait pourtant remis sérieusement en question – ne disons pas la solvabilité – mais plutôt la fiabilité des finances françaises… Et pourtant, le prochain choc ne sera pas italien, il ne sera pas plus espagnol, il sera assurément français.

C’est en effet la notation de la dette publique française qui sera la prochaine à subir les affres de la dégradation. Comment pourrait-elle encore l’éviter car toute une série de facteurs adverses conspirent en ce sens : de l’endettement qui y atteint des sommets à la compétitivité en constant déclin et à l’aggravation très inquiétante des déficits commerciaux en passant par une croissance inexistante, tous les ingrédients se mettent inéluctablement en place pour une conflagration majeure dès la rentrée ou pour l’automne prochain au plus tard. La question n’étant pas tant de savoir si son AAA lui sera retiré que quand… ?

Du haut de son déficit de 7% par rapport à son P.I.B. et avec un endettement global de l’ordre de 90% de ce même P.I.B., les statistiques faisant état des passifs français restent certes relativement sous contrôle. Pour autant, l’escalade de ces endettements publics semble ne pas devoir s’arrêter là, la France étant même aujourd’hui parvenue au stade où elle les accumule à un rythme encore plus soutenu que l’Italie et que l’Espagne. Un autre phénomène encore plus inquiétant est la navrante perte de compétitivité du pays et notamment face à sa grande partenaire – et néanmoins concurrente – qu’est l’Allemagne.

Naguère encore symboles d’une industrie innovante qui en faisant la fierté légitime, le commerce extérieur et la balance commerciale de la France semblent résignés aujourd’hui à subir une descente aux enfers irrésistible.C’est ainsi pas moins de 65 milliards d’Euros de déficit commercial qui s’accumulent sur 12 mois (de Juin 2010 à Juin 2011) et un déséquilibre d’un milliards d’Euros par mois au bénéfice de l’Allemagne. Chiffre qui était exactement à l’opposé en 2004 quand la France dégageait encore un excédent d’un milliard par mois de ses échanges avec l’Allemagne ! Sachant que les nations qui subissent des déficits commerciaux sur une période prolongée n’ont que l’emprunt (et donc encore plus de déficits) comme autre alternative pour se financer…

Enfin, les tourmentes européennes et les perspectives de l’élargissement du Fonds de Stabilité Européen n’arrangent pas plus les affaires de la France. Où puisera-t-elle en effet les sommes importantes destinées à étoffer ce fonds (et à renflouer d’autres nations européennes) si ce n’est dans ses propres finances déjà trop sollicitées par sa mièvre croissance conjuguée à un commerce extérieur en berne et à un endettement général à l’extrême limite du seuil de tolérance ? Eh oui, la France devra très prochainement affronter une facture assez « salée » pour prix des sauvetages italien et espagnol…

Pourquoi, dans un tel contexte et après avoir dégradé la notation américaine, les agences de notation hésiterait-elles à croquer la France ? L’indigestion devrait du reste toucher sévèrement les marchés qui achèveront d’être sonnés par la prochaine perte du AAA français car, avec un endettement global de l’ordre de 1’150 milliards d’Euros, le papier valeur de l’Etat français est le quatrième le plus traité au monde. C’est bien simple : chaque banque et pratiquement tout investisseur à la surface de la Terre est propriétaire de la dette publique française.

La dégradation de la notation française, loin d’affecter seulement ce pays, sera probablement le coup de grâce donné à une conjoncture financière et économique globale bien fragile.


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56 réactions à cet article    


  • loire42 loire42 13 août 2011 09:22

    Oui le coup de grace viendra de la France, mais pas pour les raisons indiquer. Elles sont vrai mais beaucoup de pays sont dans la même situation.

    La France finance le FESF (fonds européen de stabilité financière) avec sa note AAA. Si elle perd cette note adieu au FESF. Donc plus possible d aider la Grece, l Irlande, ou le Portugal.

    Vous aurez notez, que toute les agences de notations sont Anglo Saxonne.

    La folie boursiere de cette semaine vient d une note de la banque Ecossaise RBS disant que les fonds propres de la societe generale sont un peu maigrichon. RBS a été nationnalisé en 2008 car elle n avait plus de fond propre .....

    Pour les Anglo Saxon, il faut couler l Europe, le chacun pour soit va redevenir la regle, la geostrategie va reprendre toute sa place. Se sera être un prédateur ou être la proie.

    Les bisounours, attention ca va tanguer, vos belles illusions vont définitivements s envoler. Apres 40 ans de « rèves » Américains, les réalités vont vous rattraper. Le politiquement correct est mort, mais il ne le sait pas encore

    http://www.pauljorion.com/blog/?p=27419#more-27419

    http://www.polemia.com/article.php?id=4001

     


    • zaeus 13 août 2011 10:06

      Je crois que parmi les 3 agences de notation les plus importantes, savoir s&p, moody’s et Fitch ratings, la dernière appartient à la société fimalac, dont le siège est à PARIS. Le patron a un nom bien frenchy.


    • jullien 13 août 2011 12:54

      @Loire42
      Vous aurez notez (sic) que toute les agences de notations sont Anglo Saxonne. (...) Pour les Anglo Saxon, il faut couler l Europe,

      Le mieux me paraît si vous savez lire l’anglais de consulter cette liste : vous constaterez alors de vous-même que les agences de notation ne sont pas toutes « anglo-saxonnes »
      http://en.wikipedia.org/wiki/Credit_rating_agency#List_of_credit_rating_agencies
      J’ai eu la curiosité de consulter il y a quelques semaines les notes données par l’agence chinoise Dagong  : elles sont plus sévères sauf pour la Chine. Parler d’un complot « anglo-saxon » sert surtout à se dissimuler à soi-même la vérité.


    • diogene 13 août 2011 15:47

      @loire42

      «  »« Vous aurez notez, que toute les agences de notations sont Anglo Saxonne »«  »".

      1- Moody’s est américaine cotée et détenue à hauteur de 13% par Warren Buffett.
       
      2- Fitch appartient en majorité à  Fimalac, société financière française appartenant à Marc Ladreit de Lacharrière et à 20% pour le groupe Hearst.

      3- S & P’s appartient à l’ américain McGraw-Hill Companies.

      Mais l’esprit de Fitch est bien ancré, effectivement, dans la philosophie anglo-saxonne, ce qui ne remet pas en cause votre post.


    • Catherine Segurane Catherine Segurane 13 août 2011 09:26

      Cet article est inadmissible.


      Il dénigre la France sur des bases parfaitement fausses en disant qu’elle mériterait de voir sa note dégradée, ce qui est très grave ; on connait le rôle des prophéties auto-réalisatrices dans ce domaine.

      Les trois agences de notation anglo-saxonnes, venues de pays qui ne portent pas la France dans leur coeur, ont confirmé son triple A, et ajouté que la perspective était stable.

      Dans ce cas, spéculer sur une éventuelle dégradation est une pure manipulation.

      De plus, le taux des obligations françaises est EN BAISSE :


      Ce qui montre qu’au moment de VRAIMENT placer leurs VRAIS sous, les investisseurs raisonnent tout autrement que les spécialistes permanents du French-bashing.


      • spartacus1 spartacus1 13 août 2011 11:27

        Mme Segurane, ne prenez pas vos divagation pour la réalité. Le fait de dénier la réalité ne transforme pas celle-ci. La situation financière de la France est sérieuse, essentiellement « grâce » à Sarko.

        - Sous Mitterand la croissance de la dette a été de 28 % en 14 ans (2% par année).
        - Sous Chirac, elle a été de 24 % en 12 ans (2 % par année également), grâce à une diminution de la dette sous la cohabitation Jospin.
        - Sous Sarko, la dette qui était à fin 2006 de 64,1 % du PIB est passée à fin mars 2011 à 84,5 % du PIB, soit une croissance de 20 points en moins de cinq ans (4,5 points par année).

        Sarko fait donc largement pire que ses deux prédécesseurs. Et c’est ce même Sarko, président des riches et des cadeaux fiscaux aux nantis qui vient nous parler, la bouche en cœur, de « règle d’or ». Il prend vraiment les Français pour des cons. 


      • Piotrek Piotrek 13 août 2011 11:52

        @Catherine

        Fitch c’est francais

        Dans ce cas, spéculer sur une éventuelle dégradation est une pure manipulation.

        Ca ne vous interpelle pas que la Chine ne soit « que » AA- ? Moi j’ai l’impression que le ponzi dont l’occident a bien profité pendant des décénies touche à son terme


      • papi 13 août 2011 11:53

        @ catherine

        l’actualité n’abonde pas dans votre analyse, notre croissance du 3 eme trimestre est de ....00
        si la croissance est égale à zéro , et que notre balance commerciale est en déficit constant, nous
        allons vers une récession malheureusement, en creusant notre dette souveraine , l’état fait preuve d’une incapacité dramatique à diriger le pays..
        J’en suis désolé autant que vous, mais les faits sont là, et ce ne sont pas les paroles rassurantes de nos ministres qui nient la réalité , qui vont arrêter les agences de notation !!
        Malheureusement, nous allons vers le déclin, et personne sauf UNE, n’annonce le clasch..


      • diogene 13 août 2011 15:51

        @segurane

         Fitch appartient en majorité à  Fimalac, société financière française appartenant à Marc Ladreit de Lacharrière.


      • Daniel Roux Daniel Roux 13 août 2011 18:38

        @ Spartacus 1

        Rien de tel que des chiffres précis et circonstanciés pour rendre muets les pro Sarko dogmatiques qui même le nez dans la bouse, soutiennent qu’il s’agit d’une rose.

        La Catherine va bientôt vous traiter de terroriste anti français.


      • JL JL 13 août 2011 09:46

        Monsieur Santi,

        pourquoi ne feriez vous pas un bilan objectif du poids de la dette et un inventaire précis des différentes dettes ?

        Sauf erreur, entre les dettes sociales, et des dettes « odieuses » il y a tout un camaïeu de dettes plus ou moins légitimes, ou légitimes, c’est selon (philosophie du verre à moitié vide ou à moitié plein).

        Sauf erreur encore, il y des dettes à court terme, des dettes à long terme, et des taux qui vont de zéro (?) à l’usure.

        Ceci étant, globalement, avec un endettement de 85% du PIB, et un taux moyen d’intérêts de 3.5 %, la charge de la dette représente à peine 3% du PIB ! Pas de quoi fouetter un chat !

        Alors, Michel Santi, comment expliquez vous tout ce raffut ?


        • JL JL 13 août 2011 09:52

          J’ajoute que la dette est à comparer, non pas au PIB, mais au patrimoine du débiteur :

           « Au 31 décembre 2009, la valeur du patrimoine économique* de la France se montait à 12 000 milliards d’euros, soit l’équivalent de 7,4 années de produit intérieur net. »

          C’est seulement la charge de la dette qui est à comparer au PIB : cette charge est composée si je ne m’abuse, que de la part de remboursement de capital et des intérêts.

          Toute la rouerie de ceux qui prétendent que la dette est insupportable consiste à amaklgamer ces concepts. Nicolas Sarkozy, un expert en amalgame le disait naïvement à l’insu de sn plein gré : él’amalgame est l’arme des fascistes".


        • Michel Santi Michel Santi 13 août 2011 13:16

          JL : ce « raffut » est certes discutable et il y a évidemment de multiples facettes à cette problématique de l’endettement.

          Néanmoins, c’est quand même sous l’aspect « traditionnel » qu’il convient d’analyser la question et traditionnel veut dire comme le font les agences de notation et les économistes. 
          Non que je cautionne cette façon d’analyse et de calcul mais c’est par elle et en vertu d’elle que les Etats sont aujourd’hui déstabilisés... 
          Et le fait est que cette méthodologie plaide actuellement pour une dégradation du AAA français. Un Point c’est tout. 

        • JL JL 13 août 2011 13:39

          Michel Santi,

          je nen attendais pas davantage venant de vous.

          Mais vous aurez compris : je me moque de la notation de la France par les agences ; ça peut bien affoler les créanciers, là n’est pas ma question.

          Les dirigeants européens, au lieu de rassurer les marchés et de leur tenir tête, semblent au contraire souffler sur les braises. Et là, je m’interroge.

          Mais bien sûr, j’ai ma petite idée : la destruction de l’Etat social et de la démocratie n’est pas le fait de la dette et ses sales notes, mais l’inverse.

          Et ça c’est bien plus insoutenable que la dette.


        • dom y loulou dom y loulou 13 août 2011 14:04

          et pourquoi donc « analyserions-nous » comme les économistes qui semblent incapables de mettre deux bouts inséparables ensemble, mais , à l’image de ces grands spécialistes perroquets n’assimilent jamais les dépenses dues aux guerres à l’économie dite réelle, un peu comme si les dépenses de guerre allaient de soi et faisaient partie des dépenses nécessaires comme de faire tourner des trams et des offices postales ?


          Les dépenses qu’occasionnent massacres sans nom ne peuvent pas ne PAS apparaitre dans votre raisonnement, ou alors c’est d’une complicité au crime inouïe

          à croire que cela fait partie du boulot ’économiste de nier les réalités les plus évidentes

          est-ce juste une habitude ou de la complaisance sans fin ?

          tout l’occident est DETRUIT grossièrement, les anglo saxons impériaux à la solde des Rothschild nous entubent depuis des siècles et certains, comme vous monsieur santi, refusent toujours de le voir, vous cherchez une « normalité » qui n’a jamais existé

          tout n’est que fraude et mensonge depuis l’installation de la FED britannique au commandes du dollar... et remonte à 4000 ans de supercheries sans fin et ces gens nous ont amené en DICTATURE tandis qu’ils détruisent le monde

          drôle de leadership, non ? vous allez suivre encore longtemps ce train infernal en espérant qu’il vous lance des miettes quand il ne fait plus que vous arracher la chemise tant la pente sur laquelle il évolue est abrupte ? les écrans vous montrent l’horizon plane parce que les caméras sont dans le train ;)

          le train va aux abysses et c’est voulu entièrement

          toutes nos libertés sont compromises

          à cause des Rockefeller et Rothschilds et de leurs valets type schizo 1er ? oui certainement, mais surtout à cause de croyances simplistes que la liberté est le choix de consommer ou du red bull ou des alcopops et s’envoyer des neuro toxiques par les deux est le top de l’existence et de jouer à qui a la plus grande

          nous vivons un gang bang wall-streetien qui baise tout le monde

          Poutine a raison, wall street sont des parasites sur ce monde et vous continuez à leur lécher les bottes en essayant de comprendre leurs mensonges sans fin

          à bon entendeur...

        • Michel Santi Michel Santi 13 août 2011 14:08

          A JL,

          vous écrivez : « Les dirigeants européens, au lieu de rassurer les marchés et de leur tenir tête, semblent au contraire souffler sur les braises. » 
          Mais ils sont conditionnés pour souffler sur les braises ! N’oublions jamais que l’Union a été bâtie sur le modèle anglo-saxon et que ça, ça veut simplement dire sur un modèle où profits, appréciations boursières et commerce à outrance sont les références ultimes, l’alpha et l’oméga... 
          et vous attendez d’eux qu’ils mordent la main qui les nourrit ??
           

        • Bulgroz 13 août 2011 14:42

          JL écrit :"C’est seulement la charge de la dette qui est à comparer au PIB : cette charge est composée si je ne m’abuse, que de la part de remboursement de capital et des intérêts."

          Grossière erreur, on ne doit pas confondre intérêt de la dette et dette.

          En 2010, les charges d’intérêt pour l’état ont été de 40 Milliards intégralement pris sur le budget de l’Etat. (à noter que ces charge d’intérêts sont inférieures à celles de 2008 (40139 millions en 2010, 40452 en 2008).

          En 2010, les amortissements de dettes ont été de 87 Milliards, et les émissions de nouvelles dettes de 188 Milliards. Donc, une augmentation de la dette nette négociée de 100 Milliards.


        • JL JL 13 août 2011 14:45

          Michel Santi,

          vous avez raison sur un point, mais la main qui les a faits rois c’est celle des peuples ! 

          Dites moi quelle main ils mordent, svp ?


        • Michel Santi Michel Santi 13 août 2011 15:12

          Que je sache JL, le peuple a voté « non » en 2005


        • JL JL 13 août 2011 15:14

          Bulgroz,

          ai-je dit le contraire ?

          40 milliards, cela représente, sauf erreur, 2% du PIB ! Relisez mon post ci-dessus de 9H46, et dites moi qui de nous deux fait de grossières erreurs.

          Je précise que nous ne parlons pas ici du même type d’erreurs ; avec vous, abondance d’explications ne nuit pas. Quoique ...


        • JL JL 13 août 2011 15:15

          Ha Michel Santi, vous êtes un pince sans rire ! J’apprécie beaucoup !

           smiley


        • Daniel Roux Daniel Roux 13 août 2011 09:59

          D’autres l’ont écrit à juste titre, ne confondons pas le thermomètre avec les causes de la fièvre. La France, comme les US ou la GB n’est pas en bonne santé financière. Son AAA n’est donc pas plus justifié.

          De toute façon, la vraie question n’est pas là. Contrairement à ce qu’écrit l’auteur, ce n’est pas le déficit commercial qui conduit à l’emprunt, c’est le déficit budgétaire. L’exemple de l’Allemagne le prouve bien qui accumule les excédents commerciaux en même temps d’une dette aussi Kolossale.

          Les entrepreneurs français ne parviennent pas à se hisser à la hauteur de leurs homologues allemands, tant en matière de marketing, que de qualité. Pourquoi ? C’est cela qu’il serait intéressant de traité mais ce n’est pas le sujet de l’article et je ne développerais pas.

          Ce qui mène au constat suivant : Rien ne justifie que l’on dépense plus que ce que l’on gagne. Pourquoi le parlement accepte t-il les errements de l’exécutif en matière de budget. Sarkozy a doubler un déficit déjà très important sous Chirac. Seul Jospin avait fortement réduit le déficit en dessous des 3%.

          La réponse réside dans la lâcheté, l’incompétence et le j’m’en foutisme des élus qui ne représentent plus qu’eux mêmes. Leur philosophie réside dans une seule maxime : « Prends l’oseille et tire toi ».

          Aux citoyens d’en tirer les conséquences lors du prochain scrutin mais ils ne le feront pas. Comme d’habitude, faute d’une information honnête indissociable d’une vraie démocratie, ils voteront en masse pour celui ou celle qui passera le plus ou le mieux dans les médias manipulateurs détenus par l’oligarchie.

          Nous sommes plus dans l’illusion démocratique que dans la démocratie !


          • jullien 13 août 2011 13:09

            Seul Jospin avait fortement réduit le déficit en dessous des 3%.
            Villepin est y parvenu pour l’année 2006. Juppé a fortement réduit les déficits après le passage de Balladur dont le ministre du budget était (tiens, tiens) un certain Nicolas Sarkozy mais sans le faire passer en dessous du seuil des 3%.
            Certes la conjoncture économique joue beaucoup, a facilité les choses pour Jospin et Villepin et inversement compliqué la situation pour Juppé. Mais les hommes d’État sont censés pouvoir tirer le meilleur parti des situations rencontrées. Nuancer votre propos fait a contrario ressortir encore plus fortement l’incompétence de Sarkozy et montre que ce n’est pas « la faute à la crise ».


          • verdan 13 août 2011 16:29

            Bonjour M. Roux

            -Seul Jospin avait fortement réduit le déficit en dessous des 3%.Faux !

            Il n’a en rien réduit la dette ..
            Il « a » eu la croissance au bon moment , comme Rocard en son temps.Jospin n’a que stabilisé la croissance de la dette...nuance !
            Il s’est borné , selon le " contrat qu’il avait avec les gens d’argent et marionnettistes en tous genres à appliquer ce qu’il devait avoir à faire...les mains à la ponce pilate il s’est présenté de son mentor mitteradien...le Dépouilleur Sioniste Khanien a fait le reste...on appelait cela dans les années 40 la vente par appartement .Dommage, il s’agissait de la France.La belle équipe de salauds !!!

            La réponse réside dans la lâcheté, l’incompétence et le j’m’en foutisme des élus qui ne représentent plus qu’eux mêmes. Leur philosophie réside dans une seule maxime : "Prends l’oseille et tire toi« .

            Depuis la fuite sans retour du général, les »présidents de la 5 ème « tous réduits à leur rôle de premier corrompu » sans exception ... Que vouliez-vous qu’il advienne ?! Le désastre que voilà.

            Ils ne sont pas lâchent. Simplement, s’applique ce pour quoi ils sont là, tenus pas les gonades, corrompus qu’ils et elles sont ! Point !

            Les reste , télé , info , blabla, La « gauche » ( rire) ,« la droite » (rire)...partagent le même râtelier...ce qui est difficile , de fait, c’est de savoir quelle mâchoire est l’une est l’autre.

            Plutôt tendance « M. Nicolas Dupont Aignan ,M. François Asselineau et , pour moi le premier dissident d’entre-eux-tous : M.Cheminade »

            Les MM. Mélanchon et Montebourg , le premier est un réel dissident ( pas comme Borloo et Morin).

            Le second, croit que l’on peut changer les choses « que de l’intérieur du parti sioniste »...rêver comme il s’y emploie , le condamne aux oubliettes.

            Vert de colère,ma foi, la Joly y ferait belle Justice à ces établissements. 

            Sinon, assez en accord avec vos propos.

            Cordialement


          • Dudule 13 août 2011 18:53

            Comme par hasard, la « croissance au bon moment »... Elle a un sacré guignon la droite quand même...

            Et si la croissance venait justement de la réussite de la politique (partiellement) keynésienne et redistributive de Jospin (35h, emplois jeunes, politique fiscale...) ? Pas mal d’économistes n’hésitent pas à l’affirmer, et je pense comme eux. La grande erreur de Jospin et de l’aile droite du PS a été de ne pas avoir vu la réussite de cette politique, perçue comme une concession qu’il fallait bien faire à l’aile gauche du PS et aux communistes (c’était la gauche plurielle, souvenez vous).

            J’ajoute tant que j’y suis que dans des économies « modernes », dans lesquelles les entreprises qui produisent des biens sont gérées à flux tendus (stock 0) et dans lesquelles les services jouent un grand rôle (les services ne se stockent pas), les cycles économiques sont très courts. Les effets d’une bonne politique économique ou d’une mauvaise sont très rapides (quelques semaines à quelques mois). Bref, l’argument qui consiste à affirmer que la gauche n’a fait que profiter des effets à long terme des bonnes politiques de droite ne tient pas. Il n’y a plus d’effet à long terme dans nos économies (à part ceux dus aux investissement à long terme... qui ne sont pas vraiment la tasse de thé des politiques de droite).

            Bref, la droite a merdoyé, et la gauche de droite aussi parce qu’elle raisonne comme la droite et n’a pas compris les raisons de son succès économique.


          • exocet exocet 13 août 2011 12:21

            Kerjean, il roule en BMW ou bien en Mercedes ?

            Pas besoin de chercher des responsables outre Rhin :
            selon l’Union des Banques Suisses-ça il connait, Santi-nous avons en France deux millions de millionnaires en dollars !

            Ben voilà, il est passé là l’argent des budgets en déficit, l’argent du « toujours plus pour les copains ».

            D’ailleurs, en moyenne à un million d’euros, deux millions de riches, ça nous fait deux mille milliards d’euros, soit largement de quoi rembourser la dette Française !


          • Mor Aucon Mor Aucon 13 août 2011 15:21

            Kerjean, je serais d’accord avec pratiquement tout votre commentaire si vous remplaciez intérêts US par intéréts du marché financier. Ce n’est pas la même chose même si la provenance de la plus grande partie des capitaux est US et le système est tout entier anglo-saxon.

            C’est bien là qu’est toute l’ironie de la situation car la sortie de crise vers le haut, en renforçant le cadre institutionnel de la zone euro et de sa monnaie, est perçue par beaucoup comme une manœuvre qui céderait encore plus d’autonomie ( ce que les populistes veulent définir comme souveraineté ) des peuples européens au marché et donc aux États-unis. Cette sortie vers le haut demande d’établir un véritable bras de fer au système actuel et doit se faire à l’échelon mondial. Rien ne sert de légiférer dans un espace restreint si les pratiques que l’on bannit de cet espace peuvent être employées sur une place boursière comme la City ou n’importe quelle autre. S’il y a une chose de vrai dans toutes les théories de la conspiration consciente qui fleurissent sur ce sujet (cf Asselineau, Dupont-Aignant, Le Pen, etc...) c’est que les capitaux et la spéculation n’ont aucun autre credo que la dérégulation des échanges et le laissez-faire général. Ils ne raisonnent pas en terme géostratégiques, ni historiques ni même réellement économiques, sinon que tous leurs outils sont employés à l’unique tâche de rentabiliser les positions.

            La situation actuelle de la structure européenne est intenable. Les limites du FSFE indiquent les objectifs à atteindre au marché qui marque le rythme. Je pense que l’on est vraiment au moment où ça passe ou ça casse. Ou on consolide la zone euro en faisant de la monnaie commune une véritable monnaie, ou on retourne à la fragmentation. Cette dernière option, à mon avis, sert les intérêts du marché financier international tel qu’il est aujourd’hui, c’est donc celle qu’il poursuit.


          • diogene 13 août 2011 16:10

            @Mor Aucon

            Je suis d’accord avec vous sauf en ce qui concerne votre utilisation du terme « monnaie commune » en parlant de l’euro.

            L’euro est une monnaie unique, l’ECU était une monnaie commune.

            La différence est de taille.


          • Mor Aucon Mor Aucon 13 août 2011 16:20

            Ce n’est pas une erreur, c’est intentionné. L’euro ne sera pas, à mon avis, une monnaie unique tant qu’elle ne sera pas adossée à un Trésor et`une politique fiscale commune. C’est justement dans cette condition de « cul entre deux chaises » qu’est restée la zone euro suite au Traité de Lisbonne qu’est, toujours à mon avis, la source de son impuissance face aux marchés. 


          • Mor Aucon Mor Aucon 13 août 2011 17:33

            A quoi sert interdire les ventes à découvert sur le continent quand elles peuvent être bouclées à Londres ? Mme Merkel fait de l’électoralisme à consommation interne, comme Sarkozy, Berlusconi, Zapatero et tous ces politicards de bas étage qui n’ont pas encore compris qu’ils sont face à un tournant historique. L’Allemagne est entrain de défendre son secteur bancaire et sa balance commercial excédentaire grâce au marché européen. Elle a beau jeu d’essayer de rendre le PIIGS responsable de tous les maux et de se placer dans le rôle de la pauvre fourmi travailleuse qui devrait financer les cigales du sud. Tout cela n’est que propagande électorale et la France commence à y tomber.

            Pour la rente, vous avez raison. La spéculation ponctionne l’épargne toute entière pour la faire tourner sur les marchés la transformant en une gigantesque rente de situation et la détournant, au passage, de son véritable objet, financer la création de richesses tangibles. Le problème ne pourra trouver une solution que dans une réforme bancaire qui redéfinisse l’utilisation des capitaux que la banque concentre. Ce retour au vrai métier de banquier ne peut se faire que par le biais d’un cadre juridique. C’est ce qui me parait évident.


          • Mugiwara 13 août 2011 11:23

            il faut attendre que l’Allemagne se décide oui ou non d’assumer le leadership. ça allait quand elle avait des opposants, mais là, sans rien pour faire fléchir ce pays, ça peut se comprendre que ce pays soit à s’interroger sur la suite à donner. le tout est de savoir si réellement l’euro vaille la peine qu’il se poursuive ou non. en regard de ce qui s’est passé durant la crise de 1987, ça a crée des conséquences terribles mais aussi bienheureuses comme la réunification justement de l’Allemagne. et si de toute cette crise, il en ressortait quelque chose de bon ? mais peu importent ce que disent les économistes qui ne s’appuient sur ce qu’ils ont déjà vu pour valider leurs dires, nul ne sait ce que peut déboucher une crise de cette ampleur. à mon avis, il vaudrait mieux continuer sur notre lancée, à savoir continuer l’intégration complète de la fiscalité, il se pourrait qu’une bonne nouvelle en sorte de tout ça, comme apparemment après chaque crise... de toutes façons, si on fait rien, il y aura de la casse, mais si on fait quelque chose, il aurait soit de la casse ce qui ne changerait rien au final soit ... de bonnes choses ... n’ayons pas peur de l’inconnu, c’est plus rigolo :) 


            • exocet exocet 13 août 2011 11:58

              Michel Santi, ou comment jouer les fauteurs de guerres sans en avoir l’air...

              Pour la deuxième fois, je vous le demande, à part la jalousie qu’ils vous inspirent, ils vous ont fait quoi les Allemands, Michel, pour nous pondre un nouvel article aussi mensonger et aussi biaisé que le précédent ?

              Alors qu’on réclame leur caution (bancaire) pour chaque prêt à un pays en difficultés, je trouve normal que les Allemands réfléchissent à deux fois avant d’envoyer leur bon argent, à fonds perdus, dans la dette Grecque, ou Italienne, ou Espagnole.

              D’autant plus que ces Etats se vautrent, depuis l’Europe, dans les budgets déficitaires :
              en résumé, ils dépensent bien plus qu’ils ne gagnent et financent par l’emprunt tous les exces.

              Un peu comme un ménage qui aurait 2000 euros par mois et en dépenserait 3000 chaque mois en faisant des crédits Finaref.
              Et qui sommerait son voisin plus raisonnable de se porter caution pour ses dettes, afin d’éviter la saisie.

              En Europe nous en sommes là, et nous autres Français sommes pour l’instant à l’abri de la faillite, contrairement à ce que prétend Michel Santi, mais si on emprute toujours plus, vient un jour ou il faut rembourser.

              Mais nos papy boomers, génération égoïste « jouissons sans entraves »qui font de la dette depuis plus de trente ans pour leur confort, estiment peut-être que c’est aux générations suivantes à payer, ou bien alors à un tiers...

              Comme c’est facile !.


              • lebreton 13 août 2011 12:00

                La crise de la dette avec des experts en tout genre menteurs voleurs et le peuple dans tout ça enfumé ,vendu mais qui dirige merkel sarko berlus et tous les autres nazillons en puissance ,avec tellement de casseroles au cul qu’on ne s’entend plus parler ,faut avoir un sacré culot pour dire qu’un type qui vit avec 800@par mois vit au dessus de ses moyens ,il n’y qu’un facho abruti pour répéter les propos de ses chefs


                • jaja jaja 13 août 2011 12:03

                  Le NPA s’adresse à toute la gauche sociale et politique, à toutes celles et ceux qui ne veulent pas subir l’austérité qui s’annonce de plus en plus brutale. Des mesures d’urgence s’imposent et elles ne pourront être imposées que par une mobilisation puissante, unitaire. Le remboursement de la dette est une machine de guerre contre les droits sociaux, la protection sociale, les services publics : il faut cesser les remboursements immédiatement et inconditionnellement. La mobilisation populaire pour imposer la levée du secret bancaire, le contrôle sur toutes les opérations financières mettra en évidence l’illégitimité de la dette et la nécessité de son annulation. Au lieu de sauver les banques il faut les nationaliser, les remplacer par un véritable service public bancaire sous le contrôle des salariés.
                  Le 11 août 2011.


                  • yvanstanislas 13 août 2011 14:41

                    C’est quoi cette propagande d’un autre âge ?
                    La Pravda II, le retour ?


                  • jaja jaja 13 août 2011 14:58

                    A noter qu’ici ce n’est pas que simple propagande mais une proposition d’action à toute la vraie gauche sociale et politique (qui bien sûr ne peut que déplaire à la fachosphère de tes potes)...

                    Oui nous devons refuser de payer cette dette qui n’est pas la nôtre !

                    Oui nous devons nationaliser toutes les banques et institutions financières et exproprier tous les gros actionnaires, sans indemnité ni rachat !

                    http://www.npa2009.org/

                    Bonne lecture !


                  • HELIOS HELIOS 13 août 2011 12:29

                    ... La France ne vit pas au dessus de ses moyens !

                    Ce qu’il se passe, c’est qu’avec le modele anglo-saxon, le systeme economique est soumis a des mecanismes financiers qui effectuent une predation intolerable sur les richesses produites par le pays et qui vont se « placer » ailleurs, dont evidement dans les banques et bourses anglo-saxonnes.

                    Evidement il n’y a pas qu’un seul defaut. c’est la sommes de toutes ces petits defauts qui font que APPAREMMENT nous ne devrions pas nous en sortir.

                    En tres peu de temps, un gouvernement vraiment independant pourrait remettre le pays sur une voie parfaitement sereine. Malheureusement, les allemands comme les anglais (et les americains) ne veulent pas d’une exception a leur mode de fonctionnement.

                    Je ne le repeterai jamais assez, la plus grande erreur de l’Europe fut d’accepter les anglais, car on le sait, au moins par l’histoire, qu’ils ne tolereront jamais un continent uni où il n’auraient aucun leadership.

                    La sortie (ou tout au moins une moindre dependance) a l’euro est hautement souhaitable, mais pas seulement. Il faut revoir les traites dont celui de Lisbonne en profondeur pour revenir a une reele capacité des etats de prendre les decisions qui leur conviennent.

                    Evidement, ce n’est ni Sarko, ni Aubry ni l’ensemble de la classe politique parlementaire que nous avons actuellement qui le permettra. D’ailleurs il faut aussi penser tout de suite a ce que doit etre une nouvelle democratie moderne en remplacement de la democratie representative a effet tunnel que nous connaissons aujourd’hui.

                    Qui est pret a definir une assemblée constituante pour faire evoluer notre pays vers un plus grand respect de la volonté EXPRIMEE LIBREMENT du peuple ? Cela me parait impossible sans une certaine forme de violence, helas, car les français ne sont pas seuls a etre concernés, helas.... toujours helas !


                    • exocet exocet 13 août 2011 13:04

                      « ... La France ne vit pas au dessus de ses moyens ! »

                      Emprunter sans cesse pour payer les interets des emprunts précédents et prendre au passage, c’est ce que faisait Bernard Madoff, condamné aux States quand tout son systeme s’est effondré.

                      Celà s’appelle un « Systeme pyramidal » ou encore « schema de Ponzi » et la seule issue, étant donné qu’on doit sans cesse plus emprunter pour payer les interets de ce qu’on a deja emprunté, la seule issue, à terme, c’est la faillite.


                    • HELIOS HELIOS 13 août 2011 18:28

                      ... La France vivrait au dessus de ses moyens si la richesse produite par ses habitants etait inferieure a ses besoins. Or ce n’est pas du tout le cas. Ce qu’il se passe, c’est qu’une partie de la richesse produite ne retourne pas a ceux qui l’on produite mais sert a alimenter divers points d’accumulations exterieurs dont des bulles dites « economiques », des places de marchés sans nom et sans proprietaire, des paradis fiscaux etc....

                      Voila en quoi je dis que la France ne vit pas au dessus de ses moyens....

                      Maintenant, a force de delocalisations et de destruction de notre tissu economique, c’est vrai notre richesse produite diminue et nous sommes obligés d’acheter ce que nous ne produisons plus nous mêmes... cela est vrai dans tous les domaines, y compris le plus elémentaire des besoins : la bouffe !


                    • exocet exocet 13 août 2011 12:33
                      « Michel SantiFranco-Suisse né à Beyrouth en 1963, j’ai habité et sillonné le Moyen-Orient.
                      Cambiste (devises) et Trader (métaux précieux et matières premières) avant d’être responsable de salles de marché dans différents établissements bancaires en Suisse, j’ai dirigé, de 1993 à 2005, des sociétés financières actives dans la gestion de patrimoine à Genève.
                      Depuis 2005, je suis Economiste et Analyste Financier (indépendant) et intervient régulièrement dans le cadre de consultations sollicitées par des Banques Centrales et, dans une moindre mesure, par des organisations internationales.
                      Membre du World Economic Forum (Davos) et membre de l’IFRI (Institut Français des Relations Internationales ), je suis également conseiller auprès de la Direction Stratégique et du Développement de l’IFRI. »

                      Peut-on lire.

                      Le cursus typique de l’un de ceux qui nous ont mené là ou nous en sommes en Europe.

                      Rien que ça, ça devrait vous discréditer totalement, Michel, pour écrire ne serait-ce que quelques mots sur l’économie.

                      ça ne sert à rien d’avoir tant étudié, car pour trouver la vérité, il faut posséder une chose que, en dehors de vos millions, vous ne possédez pas, Michel :

                      l’honneteté intellectuelle.

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