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Le cycliste et l’impossible austérité …

Le cycliste et l’impossible austérité …

 Le décor

Depuis le début de la crise financière intervenue en premier lieu aux Etats-Unis en 2007 et apparue visiblement en France en septembre 2008 avec la faillite de la banque Lehman Brother, nos grands penseurs économiques reviennent en force (Keynes, Adam Smith, Ricardo, etc …). La crise est tellement brutale, à la fois dans sa survenue et dans son intensité qui ne cesse de s’amplifier, que nous somme contraints à nous poser des questions nouvelles ou bien anciennes et oubliées par le jeu de l’effacement du temps. 

  • Comment résoudre le problème du déficit public et de la dette ?
  • Faut-il mutualiser les dettes d’état en créant des euro-obligations (eurobonds) ?
  • Comment relancer la croissance ?
  • Comment concilier croissance et rigueur ?

Vont-ils ces grands penseurs venir à notre secours ? A tous les niveaux de décision on assiste encore à des débats sans fin sur le choix des mécanismes à mettre en œuvre pour enrayer cette crise de la dette qui frappe les états européens, et pour cause, des interventions variées et massives, dirigées par le FMI, la BCE, et L’UE, ont déjà vu le jour sans porter véritablement leurs fruits.

 Alors …, austérité ou croissance ou bien … austérité et croissance ? La réponse n’est pas simple ! C’est un peu comme si je posais la question suivante à un scientifique : « Est-ce que les fourmis dorment la nuit ? » 

Aujourd’hui les politiciens et en particulier ceux qui sont aux commandes du navire, utilisent lors de leurs apparitions médiatiques les mots ‘austérité’ et ‘rigueur’ avec une attention aussi fine que le cycliste qui descend un col à 100km/h. Peu importe les chicaneries sémantiques, que l’état applique une politique d’austérité ou de rigueur, l’objectif reste le même, et les remèdes assez semblables. Il s’agit bien d’assainir nos finances publiques en rééquilibrant d’abord le budget en déficit chronique depuis plus de 35 ans, pour envisager ensuite une réduction de la dette.

 « J’emploierai indifféremment le mot rigueur ou le mot austérité tant les nuances sont subtiles et m’échappent quelque peu (même si l’austérité sous-entend parfois une baisse des salaires et des pensions de retraites). Il m’arrivera d’employer un nouveau mot pour mettre tout le monde d’accord : la ‘rigostérité’ »

 

Le défi du cycliste

Pour agrémenter cet article, je vais pousser un peu plus loin l’analogie entre un engagement vers une politique de rigostérité et le cycliste en vous invitant à garder à l’esprit pour le reste de la lecture, l’exemple qui suit :

 Imaginez un individu qui inspiré par une étape mythique du tour de France se réveille un matin avec la lumineuse idée de monter le mont Ventoux (21 km d’ascension à 8% de moyenne). S’il s’agit d’un sportif aguerri ayant déjà grimpé quelques cols de notoriété, pas de problème, c’est réglé, et nous lui souhaitons bonne route. S’il s’agit d’un novice, on peut imaginer par exemple deux scénarios.

1. Il se munit d’un vélo léger doté d’une mécanique adaptée à ce redoutable défi, et s’entraîne quelques mois en suivant avec régularité, discipline et rigueur, un plan d’entraînement adéquat. Il met ainsi toutes les chances de son côté.

2. Il dispose déjà d’un vélo type randonneuse de 15 kg n’ayant pas servi depuis quelques années, convaincu que ce matériel fera bien l’affaire, et que quelques sorties avant l‘épreuve suffiront à exécuter la petite grimpette dans des conditions convenables.

 

Nul doute que dans la deuxième hypothèse, ce cycliste nouvellement déclaré hypothèque sérieusement ses chances.

 

La rigidité d’un état

Revenons à l’austérité … Est-elle envisageable en France et a-t-elle une chance de réussir et produire les effets escomptés ? J’ai l’impression que notre modèle économique et social pèse aussi lourd que la randonneuse de notre cycliste amateur : une fiscalité lourde, touffue, confuse, incohérente, injuste et incompréhensible, un code du travail écrit en plusieurs tomes qu’aucun pays n’a souhaité reproduire, un appareil d’état rigide assorti d’une configuration régionale en mille-feuille (communes, communauté de communes, cantons, départements, régions, le pays tout entier, et pour englober le tout : l’Europe !), une bibliothèque de lois et de décrets pléthorique et impénétrable, un système de redistribution compliqué assis sur des acquis sociaux non négociables.

 Déclencher une politique de rigostérité avec un tel appareillage requiert une bonne part d’audace, une dextérité de pianiste, une volonté de champion, une intelligence de stratège digne de nos meilleurs joueurs d’échecs. N’oublions pas qu’en France une telle politique n’a pratiquement jamais été entreprise ces trente dernières années pendant lesquelles nous vivions à crédit, par conséquent nous sommes peu entraînes et avons très peu de retour d’expérience, comme le sportif impréparé.

 

Une nécessité …

Tout le monde l’a désormais compris, la crise financière initiale s’est transformée par étapes successives en une crise de la dette. Il devient impératif et urgent de la réduire sous peine d’être longtemps encore ‘marchés-dépendant’ avec en prime le risque permanent de la flambée des taux. On a une petite idée de la suite grâce à la Grèce

 

Réduire les dépenses … une évidence

Dans le cadre du retour à l’équilibre budgétaire le nouveau président ‘normal’’ avec son gouvernement ‘normal’ ont opté davantage pour une augmentation de la fiscalité que pour une réduction des dépenses. Cette ‘normalitude’‘ en matière de rééquilibrage budgétaire est un peu curieuse car notre pays a le triste privilège d’avoir des prélèvements obligatoires et des dépenses publiques très élevés, les deux étant parmi les plus forts en Europe et dans le monde (respectivement 44% et 56% du PIB environ) ; Doublement médaillé !

 Si nos dirigeants successifs avaient opté pour une réduction significative des dépenses, on pouvait nourrir l’espoir de voir baisser leur niveau vertigineux (une modique somme de 1100 milliards d’euros), rejoignant ainsi progressivement le niveau des prélèvements obligatoires qu’on aurait pris soin de figer à défaut de les réduire. L’équilibre était à porté de vue, on se rapprochait doucement de la moyenne européenne et on pouvait espérer une amélioration de la compétitivité de nos entreprises qui semble régresser dangereusement. Cette voie a toujours été écartée.

 

Et si on le faisait maintenant …

Rappelons qu’il nous faut réduire le déficit budgétaire de l’état de 100 milliards d’euros environ pour revenir à un équilibre, c'est-à-dire moins de 10% de l’ensemble de nos dépenses publiques. Est-ce vraiment si difficile d’atteindre un tel objectif par exemple sur une période de 3 années ? L’effort se résumerait à 3% d’économie par an. N’importe quelle entreprise en difficulté jouant sa survie et qui n’aurait pas d’autres choix que de consentir un effort équivalent en pourcentage, trouverait je pense la solution de l’équation.

 Un tel programme de réduction des dépenses paraît en première approche réalisable, mais il faudrait compter sur des obstacles non négligeables : rigidité de l’état vue précédemment, pression syndicale, pression sociale, lobbies, volonté politique rabougrie, maintien du pouvoir d’achat, difficultés techniques et structurelles, etc… Les gouvernants agissent sur le court terme, exècre les projets de long terme, s’enferment dans des schémas simplistes, et dès lors, on comprend mieux pourquoi les mesures d’ajustements sont toujours attirées vers le trou noir de l’imposition.

 

Les conséquences

Si la rigueur se met réellement en marche en France (car elle n’a pas encore commencé son œuvre), nous assisterons comme dans les pays qui ont choisi ce menu (d’une carte à menu unique), à la contraction de la consommation consécutivement à une réduction du pouvoir d’achat, soit parce ce que l’état vous prendra plus d’argent, soit parce qu’il vous en offrira moins. Cette contraction de l’activité principalement expliquée par une diminution de la masse monétaire, conduira inévitablement à une récession (croissance négative) puisque la croissance actuelle est déjà proche de 0%, avant même d’avoir appuyé sur le bouton ‘rigueur’. Les conséquences sont connues, leurs amplitudes le sont moins.

 

Petite remarque

Vous avez noté que les analystes utilisent davantage l’expression ‘croissance négative’ que le mot ’décroissance’ ; je n’ai toujours pas compris pourquoi ! A supposer que l’on s’installe dans une période de récession longue, nul doute que ces mêmes analystes se familiariseront avec le mot ‘décroissance’ boudé aujourd’hui, et n’hésiteront pas à utiliser en cas de reprise de l’activité l’expression ‘décroissance positive’ !

 

Pourquoi s’étonner ?

Aujourd’hui, au regard des expériences menées en Grèce, en Espagne, en Italie, on constate les effets désastreux d’une politique de rigueur menée trop rapidement et avec trop de fermeté. Le constat paraît sans appel : ‘ça ne marche pas’. Est-ce vraiment surprenant ?

 Une bonne partie de notre croissance ces dernières années était alimentée à crédit grâce à notre capacité à lever de la dette qu’on croyait illimitée. On était dopé de notre plein gré et malgré tout, la machine économique avait bien du mal à avancer. La croissance de ces 10 dernières années atteignait difficilement les 1 ou 2%, malgré des doses de dopage de plus en plus lourdes provoquant de nombreux effets secondaires et indésirables. Les politiciens avaient perdu les notices des remèdes administrés.

 Est-il incohérent qu’en cherchant à réduire le déficit donc le niveau de dopage, la machine économique s’essouffle et roule moins vite ?

 

Les lois universelles

Les lois économiques ressemblent étrangement aux lois de la nature. Elles sont inflexibles, impitoyables, indomptables, indifférentes à l’espace et au temps, plus fortes que les digues ou les pare-feux construits par les hommes. La rigueur occasionnera indubitablement des dégâts économiques et sociaux à l’image de la digue qui rompt lorsque la mer exprime sa colère.

 

Et pour conclure

Il est probable que nous n’ayons pas vraiment le choix du programme à venir, même si les réticences s’amplifient face aux expériences en cours loin d’être concluantes. Si les politiques budgétaires laxistes nous ont conduit dans une impasse, alors pourquoi s’obstiner à poursuivre dans cette voie ? Reprenons la carte et abandonnons un instant le GPS idiot, prenons le bon chemin qui conduit à l’objectif, même s’il est étroit et cahoteux. C’est peut-être le prix à payer d’un aveuglement généralisé qui sévit depuis des décennies.

 On se doute bien que le président et ses lieutenants auront quelques difficultés à mettre en œuvre les réformes qui s’imposeront ; d’autres avant eux ont essayé. Peu importe s’ils choisissent la rigueur, l’austérité, ou la rigostérité. Les mots seront bien sûr bannis du langage ou sérieusement pesés, mais si nécessité fait loi, il faudra bien qu’ils se lancent ! Certes c’est un peu comme si on demandait à une vache de descendre un escalier. La réussite n’est pas garantie ! Comme pour notre deuxième cycliste avec sa randonneuse …

Alain-desert


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Réagissez à l'article

20 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 2 juin 2012 10:30

    À l’auteur :
    « Comment résoudre le problème du déficit public et de la dette ? »

    Je ne sais pas répondre à cette question mais je peux apporter un complément d’information sur la dette.
    France, Dette Publique : capital emprunté, à rembourser & remboursé, intérêts payés. On ne nous dit pâs tout ! Ce que je vous révèle aujourd’hui est bien pire que ce que vous saviez hier.



    • lemouton lemouton 2 juin 2012 12:01

      Bonjour Llabrés..

      la dette est IN-REMBOURSABLE.. !!.. Les sommes avancées sont astronomiques..

      La vraie question est..—> « Payer des interets jusqu’à quand.. ? ».. smiley

      pas plus compliqué,
      et pour l’instant les politiques nous mènent en bateau..


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 2 juin 2012 13:25

      Non, LA vraie question est :
      Pourquoi les politicards nous ont-ils endettés au-delà de notre capacité annuelle de remboursement ?


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 2 juin 2012 14:27

      1 de 2

      À l’auteur :
      « Aujourd’hui, au regard des expériences menées en Grèce, en Espagne, en Italie, [NdR : fortement réclamées par l’Allemagne] on constate les effets désastreux d’une politique de rigueur menée trop rapidement et avec trop de fermeté. Le constat paraît sans appel : ‘ça ne marche pas’. Est-ce vraiment surprenant ? »

      L’Allemagne a raison d’inciter les pays de l’Union Européenne et, particulièrement, ceux de la Zone Euro, à s’engager sur la voie de la rationalité en matière de gestion publique.

      Mais, la vision allemande de la réforme du marché du travail, dans une perspective de progrès économique, est une vision à court terme qui n’aboutira qu’à une régression sociale.

      Il faut repenser toute la philosophie socio-économique de manière à rendre compatibles le progrès économique et le progrès social.

      [ ... ]


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 2 juin 2012 14:29
      [ ... ]

      2 de 2

      En ces temps de crise, on ne cesse de parler de déficits budgétaires, de dette, d’inflation, de réduction des charges, d’augmentation des impôts, et cætera...
      Il n’y a personne pour prononcer ce qui semble être LE gros mot absolu :
      ÉPARGNE ! ! !
      Pourtant, que ne pourrait-on faire avec de l’ÉPARGNE ? ? ?...

      Refondation du Capitalisme & Dividende Universel

      Le Parti Capitaliste Français ( PCF ) propose une synthèse socio-économique permettant d’instaurer une authentique compatibilité entre compétitivité et cohésion sociale ; entre compétitivité et solidarité.

      Ce projet de « Refondation du Capitalisme et de création d’un Dividende Universel » se compose d’un Objectif Principal et de deux Objectifs Spécifiques qui découlent de l’objectif principal.

      Objectif Principal :
      Acquisition Citoyenne & Collective du Pouvoir Économique

      Objectifs Spécifiques :
      I)
      Transformer le « capitalisme ordinaire » en un véritable 
      Capitalisme Écologique, Anthropocentrique, Philanthropique et Équitable.
      II)
      Faire bénéficier chaque citoyen, même mineur, d’un 
      Dividende Universel évolutif qui, de facto, éradiquera définitivement le concept même de chômage.



    • foufouille foufouille 2 juin 2012 11:23

      « Il est probable que nous n’ayons pas vraiment le choix du programme à venir »

      le choix consiste a choisir qui va se serrer la ceinture
      une petite minorite d’ultra riche ou la plupart des gens


      • Le Yeti Le Yeti 2 juin 2012 12:33

        « le choix consiste a choisir qui va se serrer la ceinture
        une petite minorite d’ultra riche ou la plupart des gens
         »

        Très juste !
        Un peu des deux je dirais. Les gens, un peu au niveau de la taille, les ultra-riche beaucoup au niveau du cou.


      • lemouton lemouton 2 juin 2012 11:34

        « Réduire les dépenses … une évidence  »


        — > et augmenter les recettes .. non.. ?? c’est pas possible.. ?? .. smiley

        Ah.. mais faudrait en prendre là où on n’en a jamais pris.. non.. ?? 
        j’ai pas bon non plus.. ?? smiley


        • Le Yeti Le Yeti 2 juin 2012 12:07

          Le début de l’article (globalement très bien construit) synthétise bien le discours et peut-être même la pensée des dirigeants actuels. Ce qui m’y dérange c’est la manipulation sournois qui s’y trouve puisqu’on y trouve pèle-mêle des problèmes et deux solutions (relance & austérité) comme s’il n’y avait pas d’alternative !

          Hé ! Ho ! Les biquets ... (Je m’adresse à la pensée unique) Redéscendez sur Terre.
          Primo il faudrait déjà commencer par analyser le problème et définir ses causes, ses origines.
          Secundo vous zappez d’office des alternatives parfaitement envisageable et probablement plus pertinentes. Et si la solution ne consistait pas à faire plus avec un système manifestement foireux mais au contraire à faire autrement ?

          Il y a deux jours, j’ai écrit ceci en comm d’un article sur les eurobonds :

          «  1) Exploser les 123 de Lisbonne qui est un »Donnes moi ta montre je te donnerai l’heure" financier.
          2) En rester gentiment là avec les banques (on ne va tout de même pas leur couper la tête ...) à propos des emprunts indexés scélérats fait aux banques privées.
          3) Séparer les banques de dépôts (prêts) des banques d’investissement (bourse) et les laisser face à leurs responsabilités. (Un entrepreneur qui fait bien son travail gagne du fric, normal... S’il se loupe, il bouffe la grenouille, normal aussi. Une banque gagne, elle empoche les bénéfices, elle se loupe, se sont les états -donc nous !- qui raquent.
          Pile je gagne, face tu perds.)
          4) Taxer l’activité financière comme le sont tous les autres business !

          Et on y verra déjà plus clair.
          Mais je doute que la Goldman-Sachs dont les sbires sont désormais aux postes clefs, l’entende de cette oreille ...
          "

          Certes je suis convaincu du bien fondé de mes propos mais je n’aurait pas l’outrecuidance de dire que c’est forcément la solution et qu’il faut les appliquer en jetant aux oubliettes ceux qui ne pensent pas ça.
          Je dis juste que ces 4 points ne sont pas si déconnants que ça et surtout qu’il sont partagés par beaucoup de gens : particuliers, analystes financiers ou politiques et quelques électrons libre de la politiques. Ce qui me gène c’est que les pouvoirs en place ne les abordent jamais et prend même grand soin de les enfouir sous trois tonnes de matelas de peur que cela empêche la princesse de dormir.

          Enfin, je prendrai moi l’analogie avec un randonneur.
          Il marche ; ça c’est l’économie (NB : pas de la finance. Je parle ici de PIB, de fonctionnement publique et de balance commerciale.).
          Comme il se dit que la rando va être longue, il emmène des accessoires avec lui : des emprunts. Une bouteille d’eau, un pull au cas ou, quelques biscuits, un sac pour mettre tout ça et, comme ça finit par peser, un bâton de marche. Tant que le sol est horizontal et qu’il n’y a que quelques bricoles dans le sac, ça va ; c’est même plutôt une bonne idée si on à bien pensé son sac. C’est quand ça commence « à grimper » que la charge se fait sentir. Et au moment de devoir carrément escalader, il ne me parait ni judicieux de sacrifier les accessoires fondamentaux (services publiques et sociaux) ni de se charger d’un piano à queue (des eurobonds par exemple). Ceci dit, je suis plus randonneur qu’économiste ...


          • TDK1 TDK1 2 juin 2012 22:08

            Salut, homme des Neiges,


            J’ai lu votre réaction à mon article que vous citez ici. Vous avez globalement et partiellement raison. Je n’ai pas réagi dans mon article pour ne pas orienter le débat vers autre chose que les eurobonds, mais vu le niveau moyens des réactions, j’aurais pu me le permettre. Bon, faisons le ici.
            Oui, il ne faut pas charger la mule quand elle grimpe, c’est le meilleur moyen de lui éclater la rate. Mais l’alléger demande aussi de la prudence, de la réflexion, de la politique (au sens de prévoir, de choisir, de gérer). En tous cas, l’allègement, si nécessaire soit il ne suffit pas. vous, le randonneur, vous avez marché comme un dératé sous cagna avec votre sac à dos plein de trucs qui ne sont pas pour vous et que vous coltinez pour faire plaisir aux autres. Arrive le moment où vous n’en pouvez plus. La mort dans l’âme parce que vous aviez promis de vous trainer la charger jusqu’au sommet, vous plantez là le fardeau en vous disant que plus trd, vous repasserez et le reprendrez ou une partie, histoire de pouvoir vous regarder dans une glace. Croyez vous réellement que le sac allégé vous allez courir comme une jeunette et vous mettre à escalader comme le chamois moyen ? Non, vous aurez toujours une « fatigue aux pattes » (c’est joli, non ? C’est mon petit qui nous a sorti ça lors de la première rando qu’on a fait avec lui...). Si vous ne prenez pas un sucre ou de la pate d’amande (c’est mon alibi préféré pour en manger sans que ma femme... bon, je m’égare) si ne prenez pas un petit remontant, vous aurez de toute manière du al à grimper. Dons, il faut un remontant. C’est là que ça se corse, c’est sur le remontant. Ceux qui vous disent « il faut que ce soit les pouvoirs publics (quels qu’ils soient) qui investissent pour créer de la croissance » vous vendent l’impression du remontant, un petit peu comme celui qui vous dit en montagne, « un coup d’gnôle ça fait pas d’mal », ouais, tu crois ça parceque dans l’alcool il y a du sucre, tu pètes le feu cinq minutes et après tu t’écroules... ou pire, ceux qui disent « un bon raï de coke », ça agit sur le cerveau qui réussi à donner des ordres fous aux pattes, mais pareil que l’alcool, ça dure peu de temps et après t’es mort ! Le remontant, il faut qu’il agisse là où est la fatigue. Pour toi, le randonneur, il faut que ton sang véhicule de l’énergie, du sucre, de l’oxygène. Pour l’économie, le remontant doit agir sur les membres qui fournissent l’effort : les entreprises, l’activité économique. C’est parceque des entreprises génèrent de la plus value, qu’elles créent de la richesse, qu’elles embauchent et investissent. Ce n’est QUE lorsque la plus value est créée que l’Etat peut se permettre de les taxer pour faire payer les charges de la Nation. Donc, alléger c’est bien, c’est nécessaire (et malheureusement on n’en prend pas le chemin en France) mais ce n’est pas suffisant, il faut aussi créer le contexte de la relance économique. Pourquoi je dis créer le contexte et non pas relancer ? Parce que le bouton « relance » sur lequel on appuie et qui démarre un moteur n’existe pas. C’est ce que les marxistes ou neo marxistes n’arrivent pas à intégrer. Si tu prends des mesures genre « baisse de charge aux entreprises qui s’installent entre telle date et telle date sur tel lieu à condition qu’elles embauchent telle catégorie de demandeurs d’emplois », tu vas créer un « effet d’aubaine », pas les conditions d’une relance. La relance, c’est le résultat d’une situation économique qui fait que les acteurs trouvent leur intérêt à générer de la plus value sur ton territoire. « intérêt ». Ca peut défriser, ça peut faire pleurer, ça peut révolter, rien à branler, c’est comme ça que ça fonctionne. C’est l’addition d’un certain nombre d’intérêts individuels d’entreprises qui provoque un mouvement. Si nous sommes dans la situation dans laquelle nous sommes, c’est parce que depuis 40 ans nos politiques ont nié cette réalité. Ils ont tous fait semblant de croire qu’ils pouvaient « diriger » l’aconomie. L’économie dirigée, je l’ai vue de près, moi, en URSS, je ^peux te dire qu’il y ena pas un de ces rigolos qui aurait aimer vivre là bas. Jamais le pouvoir politique ne dirige l’économie. Tout ce qu’il peut faire, c’est générer un contexte qui incite les acterus de l’aconomie à telle ou telle action. En créant un contexte français où la main d’oeuvre est la plus chère du monde, où 80% de ce que gagnent les citoyens revient à l’Etat, nous avons créer un contexte favorable aux délocalisations. Des milliers d’entreprises représentants plusieurs centaines de milliers d’emplois sont allé produire ailleurs qu’en France. Pourquoi ? Par appat du gain comme se plait à le dire les ignares simplistes ? Non, par réflexe de survie, par intérêt vital ou par intérêt économique tout simplement. (tiens, à mon humble niveau. Je suis conseiller en gestion de patrimoine (c’est mon gagne pain, parce que les articles sur agoravox c’est sympa, mais question bouftance, ça limite...) pour prospecter, j’achète des rendez vous téléphoniques à des sociétés spécialisées. Plateau français, entre 100 et 130 € le rendez vous, plateau marocain ou mauricien entre 35 et 55 € le rendez vous. ).
            Bon, je ne vais pas écrire un livre, ou plutôt si, mais pas ici. 
            Imagine :
            * Du jour au lendemain, tu supprimes toutes les charges. Supprimées. n’a plus, nada.
            - Tu transfères ce qu’on appelle improprement les charges salariales sur le net (plus 20% d’augmentation)
            - Plus de cotisations, plus d’URSSAF. Tu supprimes une administration. Tu vends les actifs (en particulier immo) et tu provisionnes avec le montant des ventes un fonds destiné aux retraites.
            * Du jour au lendemain, tu supprimes toutes les allocations. Plus d’alloc logements, de rsa, d’allocs enfants, d’allocs pas d’enfant etc etc... Supprimées
            - Plus d’allocs, plus besoin de « gestionnaires d’allocs ». Plus de la moitié de l’administration caf disparaît. Les assistantes sociales redeviennet des intervenantes de terrain, des éducatrices, et plus des gratte papier administratives. Tu vends les actifs... tu provisionnes un fonds retraites.
            -Plus d’ASSEDIC, tu supprimes, tu vends du crédites
            -Plus de Pôle Emploi (qui ne sert à rien de toute manière), tu supprimes, tu vends, tu crédites
            * Du jour au lendemain tu crées le revenu universel à 800€. Tout citoyen français adulte touche 800€ par mois. u’il travaille ou non, qu’il ait des enfants ou non. C’est plus que le minimum vieillesse, c’es tle double du RSA... Plus question de dire si on a droit ou pas droit, si on rentre dans des cases. Il n’y a plus d’allocs, que tu soit SDF ou PDG, tu touches tes 800€. Ceux qui les mettent de côté pour leur prévoyance (perte d’emploi, retraite etc...) les déduisent de leurs assiette IRPP. Ceux qui les donnent à des associations caritatives qui aident les personnes en difficulté, en déduis le double. Plus question de salaire de mère au foyer, de salaire étudiant, tout est résolu.
            * Du jour au lendemain, tu augmentes la TVA de 4 points. Pour financer le coût de la sécu (sans en changer vraiment le fonctionnement si ce n’est la suppression de la gestion paritaire (plus de partenaires cotisants) qui coûte cher à la sécu et ne lui apporte rien) et du revenu universel, 4 points suffisent. Oui, je sais, tu vas me dire que les cotisations collectées aujourd’hui sont largement supérieures, cela me donne l’occasion de te demander, sais tu que pour un euro distribué le système social français en prélève deux ? La moitié des cotisations servent à faire fonctionner la machine administrative ! Dons, disais je, 4 pôints de TVA permettent de collecter les sommes nécessaires. 4 points de TVA qui vont s’appliqués sur les produits importés... donc qui vont rendre les produits français (qui connaissent déjà un sérieux coût de compétitivité grâce à la baisse de la main d’oeuvre) plus compétitifs encore. 

            Cela s’appelle le cercle vertueux. Les produits français sont moins chers, ils se vendent mieux. La main d’oeuvre française travaille mieux que celles des pays asiatiques ou du Maghreb, le taux de malfaçon est quasi nul, les entreprises auront « intérêt » à produire ici. Bon, les emplois dans l’industrie mettront entre un an et cinq pour donner leur plein essor. Par contre, instantanément, les artisans, les commerçants embaucheront. Demande à n’importe lequel des artisans autour de toi. « Si demain il n’y a plus de charges, tu embauches ? » tous te répondent oui, je refuse du travail tous les jours, mais au coût de la main d’oeuvre, ce n’est pas rentable. Qui est prêt à payer 2000 € pour installer une douche chez soi ? Donc, ce sont plusieurs centaines de milliers d’emplois instantanément créés. Emplois qui génèrent des revenus qui, ajoutés au revenu universel génèrent des dépenses (donc de l’encaissement de TVA) sur des produits qui seront plus souvent français, donc qui génreront de la création d’emploi etc etc.. Les recettes de TVA augmentent rapidement à ce rythme, recettes qui servent à désendetter t à provisionner pour les retraites... Allez, bonne nuit ! Le sucre, pense au sucre, il faut et alléger, et revigorer. Pour revigorer, il faut du sucre, pas de l’alcool.

            Oh, flûte, je viens de m’apercevoir que je me suis mis à vous tutoyer, excusez moi. Je n’ai pas le courage de tout reprendre...

          • Le Yeti Le Yeti 3 juin 2012 10:30

            TDK1, je n’aurai qu’une chose à dire : Whoua !
            Bravo pour ton comm dithyrambique qui développe parfaitement ma pensée (avec juste quelques réserves ou bémols sur le revenu universel. Oui, mais ... A peaufiner).

            Comme tu peux le constater, je te tutoie. Je tutoie d’ailleurs la plupart des gens ; dans ma bouche c’est une forme de respect car je les considère généralement* comme des autres moi-même mais avec leur propre individualité et leurs pensées et donc je les reconnait comme tel. (* Il ne suffit pas d’appartenir à la race humaine pour être un Homme.)

            Ceci étant dit ...
            Ils se trouve que les lois en France étant ce qu’elle sont (et elles ne sont pas toute mauvaises), il y a malheureusement une partie de mes propos que je ne peux pas tenir car cela serait illégal.
            J’apporterai cependant deux-trois grains de sel supplémentaires.

            « le bouton »relance« sur lequel on appuie et qui démarre un moteur n’existe pas. » & « Le remontant, il faut qu’il agisse là où est la fatigue. »
            C’est malheureusement parfaitement exact ! Ceci dit il pourrait très facilement être fabriqué. LE VÉRITABLE PROBLEME EST UNE QUESTION DE (MAUVAISE) VOLONTE DES NOS DIRIGEANTS et de franche malhonnêteté corrompue. Loin d’être dans un Monde honnête et humaniste, derrière ces deux oripeaux se cache le paradigme inattaquable, l’inquisition, du culte de Mamon (i.e. « Richesse » ou « profit » en hebreu).
            2 exemples d’absence de bouton de relance : quand je me suis à mon compte il y a quelques années, obtenir quelques subventions ou abattements était tout à fait possible mais vouloir obtenir du conseil ou une aide adaptés, utiles et concrets autre que le blabla basique et habituel sur la gestion d’entreprise n’aboutissait qu’à des yeux écarquillés.
            Autre exemple, étant en galère j’ai droits à des prises en charges parfois inadaptées (on veut bien me filer plus de 1000 € pour acheter une voiture mais pas 300 pour retaper la mienne !) mais lorsque je demande des aides plus adaptées et plus économiques (par exemple une simple caution auprès des banques pour un montant égal ou inférieur aux subventions que l’on me propose), c’est niet ! Kafka, quand tu nous tiens ...
            Tout ce qui ne profite pas au système industrialo-financier est systématiquement détruit avec les résultats que l’on a maintenant qui ne sont que des prémices. (Penchez vous donc sur la question de la santé... Âmes sensibles, s’abstenir.)

            « 80% de ce que gagnent les citoyens revient à l’Etat »
            OUI !!! (Et encore, sans tenir compte des achats superflus !)
            Je l’ai souvent dit et démontré et me suis régulièrement fait lapidé. Ok ... Mais pour moi, une victime consentante (voir même demandeuse !) n’est PAS une victime. Alors « Vous chantiez ? Et bien pleurez maintenant. »

            Cordialement.
            L’abdominal homme des neiges.  ;o)


          • foufouille foufouille 3 juin 2012 10:50

            @tdk
            a part un sdf, le rsa + APL + cmu + etc, ca doit faire pas loin de tes 800€
            donc tu changes rien
            ca coutera toujours moins cher de produire en chine ou de payer un chauffeur polonais a 600€
            1400€ ca fait un plus que le smic, tu te fera pas poser une douche a 2000 en tant que locataire
            ton loyer sera de 466 maxi
            tu acheteras donc juste un peu plus de bouffe ou un peu d’epargne


          • TDK1 TDK1 3 juin 2012 12:08

            @ foufouille


            -Le revenu universel est par adulte. Tu crois vraiment que rsa couple+ apl + cmu ça fait 1600€ ?

            -La douche ne vaudra plus 2000€ quand le coût de la main d’oeuvre aura baissé de moitié...

            Le RU se cumule avec les revenus du travail. Celui qui va porter les journaux à 3h du mat pour gagner 400€/mois perd quasiment tout son rsa aujourd’hui, avec mon système, il gagne 1200€ par mois..

          • foufouille foufouille 3 juin 2012 17:56

            pour un couple c’est un peu plus
            pour un celibataire ca arrives a peu pres a 800
            1200 est proche du smic, tu es donc locataire pour 400 maxi, le prix de ton temps partiel
            pas de douche a 2000 ni 1000
            si le RU est saisissable, tu as acces au credit, si (sans loyer)
             


          • calimero 2 juin 2012 12:25

            l’objectif reste le même, et les remèdes assez semblables. Il s’agit bien d’assainir nos finances publiques

            Il s’agit surtout de continuer à payer, comme on le voit avec la Grèce.


            • BA 2 juin 2012 15:28

              Vendredi 1er juin 2012 :

               

              L’agence de notation Egan-Jones abaisse la note de l’Italie de « BB » à « B+ », avec une perspective négative au vu de « l’état misérable » de son économie. 

               

              Lisez cet article :

               

              Les Bourses ont terminé en forte baisse vendredi de part et d’autre de l’Atlantique, des chiffres décevants sur l’emploi aux Etats-Unis s’ajoutant aux craintes liées à la situation financière et économique de la zone euro et au ralentissement de la croissance chinoise.

               

              L’économie américaine n’a créé que 69.000 emplois en mai, un chiffre inférieur de plus de moitié au consensus Reuters et le plus faible depuis un an. Le taux de chômage est reparti à la hausse, à 8,2%.

               

              Ces chiffres sont venus s’ajouter aux mauvaises nouvelles en provenance d’Europe, où se multiplient les signes de ralentissement de l’activité, et où aucun signe encourageant n’est venu apaiser les craintes liées à la crise de la dette dans la zone euro, ainsi que de Chine, où l’industrie a confirmé son ralentissement dans les dernières enquêtes auprès des directeurs d’achats.

               

              Selon une enquête Reuters réalisée après la publication des chiffres de l’emploi américain, Wall Street juge de plus en plus probable que la Fed engagera un nouveau cycle d’assouplissement monétaire pour préserver la reprise fragile de l’économie américaine.

               

              Sur le front de la crise de la dette en zone euro, l’agence de notation Egan-Jones a abaissé dans la soirée la note de l’Italie de « BB » à « B+ » avec une perspective négative, faisant part de ses doutes quant à la capacité du pays à soutenir ses banques sans aide extérieure au vu de « l’état misérable » de son économie. 

               

              http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL5E8H1JK120120601


              • rotule 2 juin 2012 18:55

                Pour réduire les dépenses, ... on pourrait aussi raboter sur le budget des armées. Les Grecs l’ont-ils fait ?

                Pour augmenter les recettes, ... déjà simplifier et simplifier radicalement les niches fiscales.

                Et ce n’est pas interdit d’envisager de ne plus rembourser les dettes ... la prime de risque comprise dans le différentiel de taux BCE / Banque privée doit bien servir à quelque chose, non ?


                • epapel epapel 3 juin 2012 00:02

                  Le budget de la défense c’est 30 milliards dont 10 pour les salaires, 5 pour l’entretien et l’exploitation et 15 pour l’équipement.

                  - salaires : incompressibles sur une courte période
                  - entretien et exploitation : revient à supprimer l’armée à court terme
                  - équipement : revient à supprimer l’armée à long terme

                  Pour mémoire
                  - les dépenses militaires françaises sont sous la moyenne mondiale, contrairement à la Grèce.
                  - ces dépenses sont en diminution au point que leur poids dans le PIB a été divisé par 2 en 30 ans

                  A un moment donné, taper trop dans les dépenses militaires revient à un suicide collectif.


                • epapel epapel 2 juin 2012 23:55

                  « Rappelons qu’il nous faut réduire le déficit budgétaire de l’état de 100 milliards d’euros environ pour revenir à un équilibre, c’est-à-dire moins de 10% de l’ensemble de nos dépenses publiques. Est-ce vraiment si difficile d’atteindre un tel objectif par exemple sur une période de 3 années ? L’effort se résumerait à 3% d’économie par an. »

                  Grossière erreur d’analyse car :
                  - 50% des dépenses dites publiques sont le fait des retraites, de la sécurité sociale, des collectivité territoriales
                  - mais 99% de la dette et du déficit public est le fait de l’Etat central

                  Donc diminuer par exemple les retraites ou les dépenses de santé seraient sans effet sur le déficit budgétaire. Par conséquent l’effort à mener est de 100 milliards sur un total de dépenses de 550 milliards de dépenses, mais comme il y en a 100 incompressibles pour rembourser dette et intérêts il faut tabler sur 450 c’est à dire 7% par d’économie par an sur trois ans (22% en cumulé).

                  Sachant par ailleurs que la masse salariale des agents de l’Etat représente 45% des dépenses et qu’il est impossible de diminuer significativement cette masse en trois ans (même en ne remplaçant aucun départ à la retraite on cumulerait 3 milliards sur trois ans), cela revient donc à économiser 50% sur les postes de dépenses autres que salariales.

                  Alors deux solutions possibles :
                  - diminuer massivement les niches fiscales ce qui revient à augmenter les impôts : mais peut-on vraiment appeler ça des économies.
                  - diminuer massivement les dépenses d’équipement (par exemple 15 milliards pour la défense) et d’entretien c’est dire sacrifier l’avenir.


                  • bakerstreet bakerstreet 4 juin 2012 09:47

                    Pour reprendre la métaphore cycliste,
                    il semble que certains montent le Ventoux en mobylette,
                     et obtiennent des subventions pour faire leur plein d’essence.

                    Les autres, avec qui ils veulent bien faire la course
                    Sont contraints d’acheter maintenant leur vélo en chine,
                     faute d’industriels en France
                    Et n’ont plus que des machines en fer forgé
                    Pas chers, mais qui tombent souvent en panne !

                    « Vous coutez bien chers à la société !
                    S’entendent -ils dire, dans la voiture balai qui les ramasse.
                    Et le déficit, vous y avez pensé !
                    Il va falloir faire des efforts, et vous serez la ceinture !
                    Vous avez beau être en sueur, il vous reste des kilos à perdre ! »

                    Là haut, tout en haut du col, nos beaux vainqueurs
                    Le nez dans le décolleté des miss
                    Reçoivent la gerbe de fleurs, la coupe en argent massif
                    Et se demandent déjà où ils vont la cacher !

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