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Accueil du site > Actualités > Economie > Le débat sur l’Euro : fragments de réponse

Le débat sur l’Euro : fragments de réponse

Sur ce site, le 23 octobre dernier, Monsieur Laurent Pinsolle a abordé le débat sur l'euro et exposé sa vision des choses avec clarté et intérêt.

Il entendait ainsi pointer du doigt deux articles que j'avais soumis à parution, la semaine dernière, auprès du Cercle Les Echos et d'Atlantico : chacun connaissant les nuances de style et de fond existant entre ses deux sites.

Pour ma part, la réaction de Monsieur Pinsolle et aussi de Jacques Sapir (‪http://russeurope.hypotheses.org/1639 ) ne m'ont pas surpris car leur hostilité à la monnaie unique est connue mais je veux dire ici que trouve positive leurs réactions pour une série de trois motifs :

1 ) Tout d'abord, des personnalités éminentes ( comme celles précitées ) et les lecteurs des différents sites concernés – dont évidemment Agoravox – ont pleinement conscience des enjeux que l'on peut résumer frontalement : l'euro est-il un rempart ou un boulet ?

2 ) Puis, nous sommes au pays où les Encyclopédistes nous ont appris les vertus et l'importance du débat. C'est un point d'histoire qui m'importe ainsi qu'à ceux qui ont chevillé au corps l'idée que l'on peut parler avec l'Autre même en phase de désaccord.

3 ) Nul ne connait l'avenir monétaire, et particulièrement celui de la monnaie unique, et mon objectif était d'essayer de poser quelques arguments de défense au milieu du vacarme des procureurs de l'euro.

Après ces trois points positifs, je suis au regret de devoir relever un point négatif : Monsieur Pinsolle a cru bon d'intituler sa contribution : " La désinformation sur l'euro continue " et de citer mon nom dès le début de son texte. Ce procédé est inutilement vexatoire au plan humain et gravement inexact au plan des faits puisque mes articles s'inscrivent dans une logique de prospective. Si l'auteur et certains amis du présent site prennent le temps de se renseigner, ils constateront que certaines personnes moins tolérantes ou moins patientes que moi ont eu gain de cause pour des faits similaires devant les tribunaux.

Puis, l'auteur cherche à noircir le tableau et décrit mon texte comme anxiogène. Si l'humour nous réunissait, ce qui n'est pas le cas, je pourrai le rassurer. Je me contenterais donc de lui rappeler que le repli sur une monnaie nationale comporte des risques géopolitiques qu'un Président de la République française était venu exposer devant le Parlement européen : " La nationalisme, c'est la guerre ! " ( François Mitterrand, 17 Janvier 1995 ). Au fond, telle est ma pensée mais précisément j'ai voulu et opté pour un article strictement économique ce qui a échappé à mon honorable lecteur.

Dans le climat digne des années 1930 que notre pays a le triste sort de devoir traverser depuis des mois, il semble que bien d'autres facteurs anxiogènes existent par-delà mes quelques feuillets devenus articles.

Sur le fond, ayant été atteint par la bombe à fragmentation que représente le titre minutieusement retenu par Monsieur Pinsolle, je ne vais donc que développer quelques fragments de réponse.

1 ) La France du temps du franc a souvent souffert des dévaluations compétitives ( espagnoles ou italiennes avec les montants compensatoires monétaires et autres usines à gaz ) tandis que nos exportateurs pâtissaient des commissions de change au profit des banques.

2 ) La fin d'une union monétaire qui oblige, par les Traités, à quitter l'Europe nous laisserait seuls face à une dette de 1.900 milliards à laquelle il est requis d'ajouter les 3.100 milliards de dettes hors-bilan ( exemple : provision pour pension des fonctionnaires, garanties d'emprunts accordées par l'Etat, etc ). Dire qu'un tel déséquilibre des finances publiques n'affecterait pas significativement la valeur du nouveau franc revient à estomper l'essentiel de la vérité. Pour ne pas dire plus.

3 ) La dette publique est détenue à 62,7% par des non-résidents qui attendent autre chose qu'un paiement en monnaie dépréciée. Tout le monde comprend que les fonds de pensions américains ou les financiers du Quatar n'accepteront jamais une minoration de leurs créances d'au moins 20%. L'idée d'écrire que " notre dette serait convertie au nouveau franc " est séduisante sauf qu'en droit, il y a un concept qui se nomme la " novation " et protège les situations des uns et des autres. A moins de dire – mais alors il faut le dire – que la France convient d'altérer les droits du créancier et de ne plus honorer complètement sa signature d'où de lourdes difficultés pour continuer à refinancer nos plus de 5.100 milliards de dette explicite.

4 ) Sous un de mes paragraphes ( dans l'article des Echos ), il est marqué : " Quitter l'euro pour vendre plus " : " Le véritable avantage de la sortie de l'euro est le coup de fouet, le booster, que cela induirait pour nos exportations ". Pourtant, sur Agoravox, Monsieur Pinsolle écrit : " Enfin, il est tout de même ubuesque de dire que la dévaluation ne permettrait pas d'augmenter les exportations ". Ayant de l'estime pour le présent site, j'ai décidé de ne pas demander, au sens formel, un droit de réponse mais je considère qu'il est grave de travestir la réalité à ce point, au détriment du lecteur.

Ayant des attaches familiales dans le Morvan, terre de granit, je ne compte pas surdimensionner cet écart de loyauté d'auteur tout comme je compte avoir un peu de mémoire face à ce genre de manœuvre.

" Debout la République ! " est un beau mot d'ordre pour mon camarade d'école Dupont-Aignan. Je laisse juge le lectorat et me contente de conclure, pour Monsieur Laurent Pinsolle, que " Debout la rectitude ! " ne serait pas un cri de ralliement superflu sauf à ce qu'il préfère que nos conseils respectifs débattent de son texte dans une autre enceinte.

Jean-Yves ARCHER


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45 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 24 octobre 2013 09:58

    À l’auteur :

    Dans le cadre du débat Anti Euro ? Pro Franc ?..., je lis, à longueur de pages, que les finances publiques et la dette publique de la France seraient bien plus favorables si l’État pouvait emprunter à la Banque de France plutôt que d’être contraint d’emprunter sur les marchés financiers. En effet, ai-je compris (faussement, peut-être), l’État n’aurait pas eu à payer d’énormes intérêts depuis 1974.
    Si cela est bien exact, n’étant pas un spécialiste de la monnaie et de la finance, pourquoi les entreprises et les ménages ne pourraient-ils pas bénéficier des mêmes conditions d’emprunt auprès de la Banque de France et, partant, ne plus payer d’intérêts ?


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 24 octobre 2013 15:53
      Par Démosthène (---.---.135.68) 24 octobre 13:48

      J’adore les donneurs de leçons tels que vous... smiley smiley :-smiley smiley smiley smiley


    • Jimmy 24 octobre 2013 16:56

      d’accord avec les deux

      1 l’état devrait pouvoir emprunter à la Banque de France à 0%
      2 les particuliers devraient pouvoir bénéficier des mêmes conditions

      la rémunération d’un prêt est une escroquerie puisque le prêteur récupère son argent à la fin, au nom de quoi se permet-il demander des intérêts ? le prêteur est ainsi payé à ne rien faire


    • HELIOS HELIOS 24 octobre 2013 23:57

      Initialement, l’interet versé au preteur (par l’emprunteur) n’est pas la remuneration de l’argent, mais le prix a payer pour accepter le risque.

      Un preteur prete son argent et reclame un interet d’autant plus important que le risque (de non remboursement) est elevé.

      Puis est apparu l’inflation.
      Cette inflation a fait que « l’argent » perdait de sa valeur avec le temps.
      Pour que le pret soit toujours possible et donc que le preteur ne perde pas d’argent, est venu s’ajouter à l’interet couvrant le risque, l’interet compensatoire de l’inflation.

      Enfin, la finance est apparue, les lois se sont precisées et, et, et...
      Le risque de non remboursement a disparu, puisque la loi oblige l’ermprunteur a rembourser... et les assurances avec !
      l’inflation a été maitrisée, du moins suffisament pour que la part d’interet correspondant soit minimisée.... mais le pret a changé de nature.
       
      En n’exigeant pas que le preteur possede les sommes qu’il prete (taux de couverture a 100%) les banques ont recuperé l’exclusivité du pret, puisque ce sont les seules qui n’ont pas besoin de cette couverture pour preter de l’argent. Actuellement, la couverture devrait etre (il me semble) de 12%... avec 12 euros en caisse, les banques peuvent preter 100 euros, fabriquant ainsi 88 euros de monnaie de singe (creation de monnaie).
      Cet argent virtuel ainsi fabriqué va rapporter des interets bien reels, eux, et il faut que le montant de ces inetrets couvrent la totalité de la chaine de coût (remuneration de l’autorité bancaire, remuneration de la banque et..... c’est la le drame, que l’interet soit au moins equivalent a ce qu’aurait rapporté cet argent placé dans une autre activite la plus remuneratrice).

      Bref, aujourd’hui, plus jamais le pret ne sera gratuit (interet 0%), et même on peut etre certain que les lois vont se durcir afin qu’aucun argent ne puisse echapper au circuit bancaire. Comme pour les dons, taxés comme des heritages, le pret gratuit devrait disparaitre... on peut faire confiance a la sagacite de la classe politique qui veut taxer les proprietaires de leur logement parcequ’il ne paient pas de loyer,.. pour taxer ceux qui ont des economies parce qu’ils ne paient pas d’interet pour l’argent qu’ils ont et qu’ils pourraient preter ou emprunter.


    • Jean-Yves ARCHER Jean-Yves ARCHER 24 octobre 2013 10:04

      Bonjour,

      Il est totalement exact que depuis une Loi de 1973 ( appelée parfois loi Rothschild ) l’Etat ne peut plus se financer directement auprès de l’Institut d’émission ( la Banque de France ). En conséquence nos créanciers sont essentiellement privés et appliquent un intérêt avec une marge et une prime de risque. L’idéal aurait été que les Etats puissent se refinancer directement auprès de la BCE ce qui allègerait la charge de la dette.
      Pour les particuliers....chacun sait qu’une grande entreprise qui emprunte aura de meilleurs taux qu’une PME. De même, vous et moi, sommes face à l’aspect commercial des banques...
      Cordialement.

      • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 24 octobre 2013 10:11

        Par Jean-Yves ARCHER (---.---.86.114) 24 octobre 10:04


        Merci pour votre prompte réponse. Cependant, elle ne répond pas précisément à ma question :
        (sur le principe) « 
        pourquoi les entreprises et les ménages ne pourraient-ils pas bénéficier des mêmes conditions d’emprunt auprès de la Banque de France et, partant, ne plus payer d’intérêts ? »

      • Le taulier Le taulier 24 octobre 2013 11:07

        Salut Jean-Yves....arrête ton style ampoulé et on te lira plus facilement.


        • Alpo47 Alpo47 24 octobre 2013 11:44

          Lorsque vous publiez dans différents forums ou supports, vous devez vous attendre à avoir de la contradiction qui s’exprime. Sinon, il ne faut pas publier. Inutile et contradictoire donc de menacer de poursuites ceux qui sont en désaccord avec vous.

          La peur reste bien le dernier argument des défenseurs du système prédateur en place. Revenir en arrière ou faire évoluer ... c’est le chaos. Les quelques arguments sont souvent tellement légers qu’ils ne semblent être là que pour la forme.
          Et personne n’a jamais été capable de nous expliquer quel est l’avantage pour les Etats d’emprunter, moyennant intérêts, auprès des banques , plutôt que de conserver le droit de créer leur monnaie. A partir de là, endettement et difficultés. On est en plein dedans. 
          Par conséquent, cette dette , indue, doit être dénoncée. Et cela ne sera pas handicapant pour nous ... si dans le même temps, nous reprenons le contrôle de notre monnaie.

           Mais de cette deuxième partie, aucun économiste « orthodoxe » ne débat jamais. Le mot d’ordre semble être : Evitons tout débat à ce sujet. Surement parce que « lever le voile » montrerait le fonctionnement et le processus de pillage du système financier.


          • Jean-Yves ARCHER Jean-Yves ARCHER 24 octobre 2013 12:00

            Bonjour,

            J’ai clairement posé les avantages de l’euro ( que l’on peut ne pas partager ) mais je suis comme vous très songeur ( pour ne pas dire plus ) sur les politiques d’intérêts qui affectent notre dette et enrichissent plus d’un compartiment bancaire. Nous avons donc un point d’accord.

            Quant au fait d’avoir de la contradiction, je ne menace personne : ce sont des avocats spécialisés qui ont considéré que la limite de l’atteinte à mon honneur était franchie par le titre de l’article de Monsieur Pinsolle qui est proprement mensonger.

            Cordialement.

          • Alpo47 Alpo47 24 octobre 2013 12:47

            Vos contradicteurs se défendront eux mêmes (?). Toutefois, je viens de retrouver l’article d’hier auquel vous faites allusion. Pour ma part, je trouve que le titre s’adresse aux arguments déployés pour faire taire les personnes hostiles à l’euro. Ce n ’est pas une attaque personnelle et tout argument juridique qui dit le contraire me parait « spécieux ».

            Si la majorité n’a pas forcément raison, je suppose que vous savez l’hostilité généralisé vis à vis de l’euro et de l’europe ? Si non, je suggère que vous preniez plus souvent un café au comptoir. Ceci sans agressivité aucune.

            Puis je vous suggérer encore de ne pas tomber dans le tentation de « tirer sur le messager » pour ne pas avoir à argumenter à propos de son message ?


          • Jean-Yves ARCHER Jean-Yves ARCHER 24 octobre 2013 22:35

            Bonsoir,

            Encore faudrait-il que le messager ne déforme pas mes écrits et ne souille pas mes idées par son absence de sens des nuances.
            Cordialement.

          • BA 24 octobre 2013 12:09

            Ce qu’il faut, c’est comparer.

            Voilà.

            Nous devons comparer.

            Nous devons comparer :

            - les promesses que les partisans de l’euro nous avaient faites pour nous convaincre de voter « oui » à l’euro lors du référendum de septembre 1992

            - et ce que nous avons eu dans la réalité.

            Vous vous rappelez toutes les belles promesses au moment du référendum sur le traité de Maastricht ?

             

            - « Si le traité était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. » (Valéry Giscard d’Estaing, 30 juillet 1992, RTL)

             

            - « L’Europe est la réponse d’avenir à la question du chômage. En s’appuyant sur un marché de 340 millions de consommateurs, le plus grand du monde ; sur une monnaie unique, la plus forte du monde ; sur un système de sécurité sociale, le plus protecteur du monde, les entreprises pourront se développer et créer des emplois. » (Michel Sapin, 2 août 1992, Le Journal du Dimanche)

             

            - « Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie. » (Michel Rocard, 27 août 1992, Ouest-France)

             

            - « Les droits sociaux resteront les mêmes – on conservera la Sécurité sociale –, l’Europe va tirer le progrès vers le haut. » (Pierre Bérégovoy, 30 août 1992, Antenne 2)

             

            - « Pour la France, l’Union Economique et Monétaire, c’est la voie royale pour lutter contre le chômage. » (Michel Sapin, 11 septembre 1992, France Inter)

             

            - « C’est principalement peut-être sur l’Europe sociale qu’on entend un certain nombre de contrevérités. Et ceux qui ont le plus à gagner de l’Europe sociale, notamment les ouvriers et les employés, sont peut-être les plus inquiets sur ces contrevérités. Comment peut-on dire que l’Europe sera moins sociale demain qu’aujourd’hui ? Alors que ce sera plus d’emplois, plus de protection sociale et moins d’exclusion. » (Martine Aubry, 12 septembre 1992, discours à Béthune)

             

            - « Si aujourd’hui la banque centrale européenne existait, il est clair que les taux d’intérêt seraient moins élevés en Europe et donc que le chômage y serait moins grave. » (Jean Boissonnat, 15 septembre 1992, La Croix)



            • COLLIN 24 octobre 2013 12:43

              @ l’auteur,

              Cessez donc ces arguties hermétiques et ampoulées,car cette question et sa résolution (la sortie de l’euro) n’est du ressort que du souverain,c’est à dire,en démocratie,le Peuple.

              Une seule solution est légitime : un référendum .


              • Klisthène 2017 Kxyz 24 octobre 2013 16:41

                une est d ailleurs en cours Initaitive citoyenne européenne contre la vivisection
                il manque 9000 signatures ..
                http://www.stopvivisection.eu/fr


              • Jean-Yves ARCHER Jean-Yves ARCHER 24 octobre 2013 22:36

                Bonjour,

                Votre proposition ne me choque pas et je suis clairement partisan d’une procédure référendaire : je l’ai écris ailleurs.
                Cordialement.

              • Klisthène 2017 Kxyz 24 octobre 2013 13:54

                mr Archer attribuez à mr Pinsolle la paternité de la sortie de l euro c est réduire le débat à celui que nous aurions au si cher café de commerce..que je sache il n ’ est économiste juste polémiste sur Agoravox au même titre que vous même c ’ est la démocratie si chère à tous ..
                maintenant pour revenir à ce qui nous intéresse..euro ou pas monnaie unique ou monnaie commune..
                je vous recommande la lecture de l excellent Frédéric Lordon sur cette question
                http://blog.mondediplo.net/2013-05-25-Pour-une-monnaie-commune-sans-l-Allemagne-ou-avec
                ou celle de jacques Sapir..
                vous nous déclinez un catalogue de politik qui ont fait preuve d une gestion exemplaire de nos pays ..
                une question les américains lorsque le Général de Gaulle a décidé de sortir nous ont fait la guerre..vous ne voyez pas le rapport la souveraineté d un peuple ne se soumet à des commissaires..surtout lorsqu ils nous mènent au chaos..
                vous savez les banks même lors de la crise grecque au moment où le bateau tanguait au plus ils ont acheté de la dette française car nous avons une signature de 1ere qualité..
                alors n ayez pas peur mr Archer repenser l euro quitte à en redéfinir les contours comme ceux de la bce ne mèneront pas à la guerre .la pauvreté elle oui fait resurgir les mouvements fascistes connus dans les années 30.


                • Jean-Yves ARCHER Jean-Yves ARCHER 24 octobre 2013 22:38

                  Bonsoir,

                  Je suis d’accord avec votre dernière phrase et si vous regardez mon cursus, vous verrez que j’essaye de lutter contre l’illettrisme notamment des chômeurs. Oui, le montée de la pauvreté est notre défi collectif.
                  Cordialement.

                • mimi45140 25 octobre 2013 08:52

                  @KXYZ


                  Je ne veut pas prendre position pour ou contre mr Pinsolle mais malheureusement beaucoup d économistes ressemblerais moins à madame Irma toute cette profession serais plus crédible mais comme pour madame Irma il suffit d y croire .

                • Klisthène 2017 Kxyz 25 octobre 2013 09:34

                  je suis tout à fait d accord avec vous mais il existe des économistes sérieux et sans en faire des experts je pense qu on ne peut faire l ’ économie de les écouter.
                  je sais bien que nous avons tous une idée mais la science économique est complexe au délà de son apparente simplicité.En revanche seuls le résultat prime et en en état actuel on ne peut reconnaitre le désastre de l euro de l europe face à un monde dans l impasse


                • ykpaiha ykpaiha 24 octobre 2013 14:21

                  Déja commencons par savoir ce que nous devons et a qui.
                  (gageons que nos affranchis de la politique n’en savent foutre rien)

                  Hierachisons les priorités.
                  (fifo lifo et autres foutaises)

                  Délimitons les parametres des interets
                  (interets d’interets, redondance, forclusion...)

                  Ce qui serait fait par n’importe quel clampin un tantinet con derriere une table, n’est meme pas envisagé par nos tetus, empressés qu’ils sont du simplisme le plus absurde.

                  Voila qui dégagerait passablement la pression sur les vieux, les étudiants les malades les chomeurs en bref sur not cul.

                  Mais pour cela il faudrait réflechir et comme ce n’est pas dans l’agenda...


                  • Fred59 24 octobre 2013 15:10

                    L’auteur ne semble pas répondre aux arguments de fond de M. Pinsolle.
                    Les points qu’il amène sont à revoir précisément :

                    1) il veut nous faire croire que les dévaluations n’ont eu aucun effet positif. Or il y a très largement de quoi contester cette thèse, d’une part sur les effets de court terme ( c’est comme amorcer une pompe), d’autre part sur les effets négatifs à long terme d’une absence de politique de taux de change.

                    2) Avec ou sans l’euro la dette ne change pas, ok. Mais au moins sans l’euro nnous ne sommes pas plombés par la dette des autres, et nous pouvons couper le circuit créateur de dette pour l’avenir.

                    3) Vos solutions n’apportent aucune garantie aux détenteurs actuels de la dette. Bien au contraire, vous poussez à l’accroissement de la bulle puisque vous refusez qu’elle éclate. C’est reculer pour mieux sauter. Au-delà d’un certain seuil, pour couper plus avant dans les dépenses publiques sans remettre en cause vos dogmes vous ne pourrez plus proposer qu’un génocide à l’échelle du continent (au moins sa moitié sud). A poursuivre les mécanismes actuels, combien de temps avant que vous n’en arriviez là ? Et arrivé là, quelle politique soutiendrez-vous, où sera votre limite ?

                    4) il s’insurge de l’adjectif ubuesque, mais n’apporte aucune contradiction

                    Est-ce l’un des distillateurs des éléments de propagande à destination des chiens de garde, ou bien est-il un simple répétiteur qui ne se rend pas compte du contenu historique, idéologique et des résultats évidents de la cause qu’il relaie ?

                    M. L’auteur, M. Pinsolle vous accorde la première de ces positions, or vous semblez ne pas l’endosser pleinement : mais alors, vous pouvez encore revisiter vos positions. Votre démarche relève-t’elle de la science ou de la croyance ?


                    • Bernard Pinon Bernard Pinon 24 octobre 2013 16:46

                      J’ai l’impression qu’on mélange deux problèmes :

                      1) le problème de l’euro lui même, c’est à dire d’une monnaie unique dans une zone économique hétérogène sans politique commune - ce qui revient à arrimer une Ferrari avec une Deux-Chevaux et tenter de les faire avancer ensemble
                      2) le problème de l’impossibilité de financer la dette par des emprunts sans intérêts auprès des banques centrales, autrement dit la privatisation du droit régalien de création monétaire.

                      De plus, on confond « opposition à l’euro comme monnaie unique » avec « volonté de sortie de l’euro » alors qu’on peut imaginer faire de l’euro une monnaie commune et non unique (donc avec cohabitation de monnaies locales).

                      Ce qui transforme, me semble t-il, ce débat en dialogues de sourds...

                      • Fred59 24 octobre 2013 18:02

                        Vous avez tout à fait raison, le système actuel rend les deux problèmes indissociables et les maintient verrouillés ensemble. Mais ce n’est pas une fatalité. Sans l’euro, avec une monnaie nationale, on peut résoudre ou ne pas résoudre le problème de création monétaire.

                        En revanche, l’euro est déjà une monnaie commune ; pas une monnaie unique. Les allemands ne s’y trompent pas et l’appellent ’die gemeinsame Wâhrung’ = la monnaie commune. Les banques centrales existent toujours, bien qu’elles soient fortement assujetties à la bce. Un euro espagnol est toujours aujourd’hui une créance sur la banque centrale espagnole.

                        C’était une demande expresse de l’allemagne pour l’acceptation de l’euro, et c’est aujourd’hui une de leurs sources d’inquiétude expliquant le succès d’Alternativ für Deutschland auprès des milieux d’affaires allemands. Ils n’accepteront pas éternellement de devoir imprimer de beaux euros allemands pour garantir des avoirs grecs ou portugais.

                        Ceux qui prétendent résoudre le problème en passant de la monnaie unique à la monnaie commune l’ignorent mais ce qu’ils proposent existe déjà et ne fonctionne pas.


                      • BA 24 octobre 2013 18:28

                        Dans quelques années, dans la panique, nous reviendrons au franc.

                        Ce sera une parité de 1 euro pour 1 franc.

                        Dans quelques années, nous aurons dans nos poches des billets de 500 francs :

                        http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/51/FRA-500f-anv.jpg

                        des billets de 200 francs :

                        http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/e/e7/FRA-200f-anv.jpg

                        des billets de 100 francs :

                        http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/23/FRA-100f-anv.jpg

                        des billets de 50 francs :

                        http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/7/76/50_francs_banknote_A.jpg

                        des billets de 20 francs :

                        http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/3a/FRA-20f-anv.jpg

                        Dans quelques années, notre nation reprendra le contrôle de sa monnaie nationale.

                        Ce sera le retour à ce qui se fait partout ailleurs, sur tous les autres continents, dans toutes les autres nations.

                        Quand ?

                        Je ne sais pas.


                        • Peretz1 Peretz1 24 octobre 2013 18:32

                          Fred 59 a parfaitement répondu à cet auteur qui n’a aucun argument structuré pour défendre l’euro. Celui-ci a été créé pour les grandes entreprises et la finance qui ont été les seuls à en profiter : il facilite les échanges certes. Mais encore faut-il savoir de quoi. Bien entendu un euro fort est une calamité pour l’export de la zone. Je ne comprends pas comment un économiste peut dire que les dévaluations compétitives ont été une erreur. A mon avis elles ont dû être d’un niveau trop faible. En fait, ce qu’il semble ignorer, ce que beaucoup d’économistes même libéraux reconnaissent c’est que l’euro a été conçu pour l’Allemagne en remplacement du D.M, et a permis à celle-ci d’exporter facilement dans la zone puisque les frontières lui ont été ouvertes. C’est enfantin.


                          • tf1Goupie 24 octobre 2013 19:38

                            De toutes façons quand on voit que Pinsolle nous bombarde d’articles sur Avox et ne répond jamais aux commentaires sur ses articles, on a compris qu’il n’est là pour informer les citoyens, ni pour débattre mais pour gérer sa carrière politique ...


                            • Jean-Yves ARCHER Jean-Yves ARCHER 24 octobre 2013 22:40

                              Bonsoir,

                              Propos instructif que je verse à mon dossier.
                              Cordialement.

                            • André-Jacques Holbecq André-Jacques Holbecq 24 octobre 2013 21:55

                              74% de vote « contre » votre article . J’en conclue que les lecteurs d’Agoravox ne sont pas aussi naïfs que vous voulez bien le penser.
                              J’ai rarement lu autant de sottises (n’hésitez pas à me faire un procès, je ne suis pas sous pseudo) que dans cet article , ne serai ce que l’histoire de la « dette » hors bilan (avez-vous oublié la différence entre dette brute et dette nette ?).

                              Tiens j’ai une question à vous poser , Monsieur Archer : en quelle monnaie faudrait-il payer les intérêts ( et éventuellement rembourser quelques pourcents de la dette) si demain l’euro « explosait » et que chaque pays reprenne sa monnaie nationale (vous conviendrait que c’est aussi une hypothèse plausible, non ?)


                              • Jean-Yves ARCHER Jean-Yves ARCHER 24 octobre 2013 22:49

                                Bonsoir Monsieur,

                                J’arrive à situer la différence entre dette brute et dette nette comme VOUS parvenez sans peine à visualiser le caractère illiquide de la plupart des actifs de l’Etat. Seriez-vous prêt à vendre, donc privatiser l’hôpital Cochin, la Sorbonne ou le château de Versailles ?
                                La réalité est qu’il faut désormais plus de 18 années de recettes fiscales pour absorber la dette en admettant qu’elle cesse de croître.
                                Je n’ai aucune raison d’avoir un litige avec quelqu’un qui est en désaccord avec moi. Cela nous arrive à tous dans nos modestes vies. Là où Monsieur Pinsolle a franchi des limites, c’est en déformant volontairement des propos écrits et en portant atteinte non pas à mon image ( qui n’est pas le sujet ) mais à mon honneur en qualifiant mmes propos de désinformation. Je peux être dans l’erreur : je n’ai aucune volonté de tromper autrui.
                                Quant aux statistiques, il y a eu un tel succès de mes articles auprès des lecteurs d’autres sites que votre affirmation peut raisonnablement être nuancé.
                                Best regards.

                              • Gnagnagna 25 octobre 2013 00:11

                                @ l’auteur
                                « Seriez-vous prêt à vendre, donc privatiser l’hôpital Cochin, la Sorbonne ou le château de Versailles ? »
                                Ceux-là ne le sont pas encore mais d’autres oui et ce sera bientôt leur tour si on continue comme actuellement. Le Qatar, ce pays négrier peuplé de fainéants malhonnêtes et arrogants, est sûrement acheteur... Nul doute que les serpillères qui nous servent de dirigeants plongeront à plat ventre pour leur lécher les babouches.

                                "La réalité est qu’il faut désormais plus de 18 années de recettes fiscales pour absorber la dette en admettant qu’elle cesse de croître."
                                C’est la raison pour laquelle cette dette ne sera pas remboursée. Et d’autant plus qu’elle n’est pas légitime.
                                N’est-il pas temps d’arrêter les frais, d’envoyer balader tous les escrocs qui nous sucent le sang et qui nous entrainent dans une situation d’exaspération mondiale conduisant immanquablement à la guerre ?

                                Comment peut-on être aussi aveugle ?


                                • HELIOS HELIOS 25 octobre 2013 01:02

                                  Bonsoir mr Archer...

                                  Loin d’avoir vos connaissances en la matiere, je m’etonne encore (et toujours) quand je lis les propos d’un specialiste sur les differentes consequences de l’eventuelle sortie de l’Euro par la France.
                                  permettez moi d’apporter moi aussi quelques fragments de réponses, si vous voyagez, nous pourrons nous rencontrer, un jour, et vous verrez que mon approche est bien motivée par une experience professionnelle loin d’etre deconnectée.

                                  Désolé pour l’orde d’apparition, en regard de vos points, mais la demonstration impose une forme d’ordonnancement....

                                  Le premier point que je vous soumets, est celui de la sortie de la France de l’Euro qui n’obeit pas a des criteres simples.
                                  La sortie impose un (ou plusieurs) referendum , probalement destructeurs pour le pouvoir en place, quel qu’il soit, afin de s’assurer de la souveraineté du pays.
                                  A partir de là, il n’y a plus de sujets tabous, tout peut etre abordé, assumé et opposé aux autres pays europeens qui peuvent nous faire la guerre s’ils le souhaitent, nous trainer devant le tribunal de la Haye (solution plus intelligente).. ou ne rien faire qu’en sous main par des manoeuvres economiques, mais nous en aurons autant a leur egard.

                                  Donc, la sortie de l’Euro n’est pas obligatoirement liée a la sortie de la France de l’UE, et pourrait même etre une clé pour revoir les contraintes du dernier traité (a ce jour Lisbonne)

                                  Votre point 2), au moins dans sa premiere phrase est donc une hypothese sur l’avenir.... fondée seulement sur votre dogme...

                                  Le second point est la reprise de notre dette libellée en Euro pour la convertir en Franc.
                                  Il convient bien de preciser que la parité Franc/Euro est une decision politico economique au moment de la bascule, les marchés faisant ensuite leur boulot pour autant qu’on laisse filer, dans un sens ou dans l’autre, la convertibilité de la monnaie.

                                  Depuis que l’agent n’est plus adossé a l’or ou une quelconque valeur autre que la confiance, c’est justement cette confiance qui fait la valeur de la monnaie. Votre hypothese est que le franc va se devaluer et donc rendrait les creanciers de la France suspicieux au point qu’ils n’accepteraient pas la « novation » et refusent un avenant precisant que la France rembourse ses dettes en francs (votre point 3).
                                   La France, economiquement ou pas, si elle decide a travers ses citoyens de revenir au Franc, honorera ses dettes legitimes et recevra de la part des organismes preteurs de nouveaux prets si cela est necessaire, ou pourra, puisque maitre de sa monnaie, emettre les sommes qui conviennent pour son fonctionnement.

                                  Ce fonctionnement n’est absolument pas degradant, au contraire, et on peut craindre plutot une surevaluation du Franc qu’une devaluation. cette surevaluation n’aura pas que des effets negatifs, mais peut creer quelques distorsions si le remue-menage crée par sa sortie de l’Euro a entraine d’autres pays qui eux n’ont pas la « puissance » de notre pays.
                                  Vous savez comme moi que la majorité du commerce de la France se fait dans la zone Euro. (voir votre point 4 auquel j’adhere, mais qui n’a aucune incidence sur le changement de monnaie a parité constante)

                                  Votre point 2, dans sa partie « dette » n’est encore qu’une hypothese, qui n’a pas plus de realité que celle que je vous expose, a la difference que je vous parle de bon sens, celui justement qu’aiment les financiers. Ce bons sens me permet au passage de balayer ce que vous avez appelé « hors bilan », car pour le rembourser, il faudrait que se realisent les conditions et que le changement de monnaie n’implique en aucun cas ces realisations.

                                  Enfin, detail que je souhaite preciser lorsque vous parlez (votre point 1) de devaluation competitive et surtout de commissions de changes, vous semblez oublier que la souveraineté d’un pays, surtout lorsque les citoyens arrivent a imposer une decision aussi importante... entraine un responsabilité et un pouvoir au gouvernement agissant, qui peut alors imposer aux acteurs economiques une remise en ordre des lois et des reglements, notament aux banques qui pourront s’assoir sur les commisssions de changes puisque la Banque de France pourra de nouveau agir et que l’encradrement de leur facturation sera a prendre en compte.

                                  Objectivement, et d’un point de vue systemique, la deregulation que nous avons subi depuis 1973 pour les circuits institutionnels et depuis 1985 pour le reste, n’a pas apporté la richesse prevue mais a confisqué au profit d’un systeme boulimique, le pouvoir d’action economique de tous les (petits) acteurs, dont l’engagement est faible, mais dont le nombre est significatif.
                                  L’usage de l’Euro, s’il est souhaitable, parce que les europeens ont depassé les contraintes des marchands, ne peut fonctionner si les differents etats n’adoptent pas des regles communes tant economiques que sociales, ce qui est helas pas pret d’arriver, les peuples etant par nature differents et que seul le sang pourrait leur donner un avenir identique plutot que commun

                                  La solution de sortie de l’Euro est une des deux solutions existantes, le statut quo n’etant plus porteur d’avenir... il reste toutefois la seconde solution dont personne ne parle, helas, basé sur une actualisation nationale utilisable dans les macro-echanges intra europeens, destinée a equilibrer les differentes performances economiques des pays... une monnaie libellée comme une unité de croissance, de performance, peu importe le nom, dont la valeur fluctuera au jour le jour... etc...

                                  J’aurais aimé, de la part d’une personne comme vous, qui me semblez competente, que lors d’une intervention publique vous fassiez abstraction d’un dogmatisme malvenu et que vous vous en teniez au fait pour ce qui est incontestable et que vous expliquiez pourquoi vos hypotheses sont ineluctables,(ce qui loin d’etre le cas) sinon autrement que par une pensée unique pilotée, probablement par votre proximité du milieu au pouvoir. Etes vous un politique ou etes vous un technicien ? toute la difference est la, votre CV vous presente comme un technicien et votre discours n’est pas en accord !

                                  Bonne nuit, merci de m’avoir lu jusque là, desolé pour les accents, les claviers de tablettes sont mal adaptés !


                                  • Jean-Yves ARCHER Jean-Yves ARCHER 25 octobre 2013 09:02

                                    Bonjour Monsieur,

                                    Je vous ai lu avec intérêt et même plaisir car vous énoncez des arguments qui sont effectivement devant nous.
                                    Tout d’abord, entièrement d’accord pour dire que la procédure référendaire est le chemin juridique préalable requis. Puis, même accord avec vous pour dresser un bilan très contrasté des effets de la dérégulation. La liberté accordée depuis le début des années 80 a fait enfler les activités spéculatives. Là où je vous suis moins ( et c’est ce qui explique ma position de méfiance et de prudence quant à une sortie de l’euro ), c’est qu’effectivement cette sortie de l’euro nous conduirait à d’autres mesures de contraintes du type contrôle des changes, etc. Loin d’être libéral, je m’inquiète un peu de cette fermeture, de ces cadenas juridiques que la nouvelle situation nous imposerait.
                                    Pour la nouvelle parité, je considère que nos dettes, hélas notre chômage, etc seraient des facteurs qui attaqueraient la valeur de la monnaie. L’économiste Jacques SAPIR évoque lui-même une dévaluation de près de 20% pour relancer la compétitivité et déclencher un cercle vertueux de croissance.
                                    Vous posez, en fin de commentaire, une question délicate : j’ai écris un texte qui est très essentiellement technique et qui a été reçu de manière épidermique ( voire parfois hystérique ) comme étant politique.
                                    Etant économiste indépendant et travaillant avec des laboratoires de recherches notamment suédois, je ne considère pas avoir basculé vers un texte politique.
                                    Si j’avais du le faire, j’aurais eu à écrire un simple mot : je suis européen convaincu mais je n’accepte pas que la parole du peuple ( référendum de 2005 ) ait été contournée et bafouée quelques années après.
                                    Tels sont quelques éléments d’explication que votre courtoise prise de position m’inspire.
                                    Sentiments dévoués, JYA.

                                  • eau-du-robinet eau-du-robinet 25 octobre 2013 07:55

                                    L’euro – découle de plus de 90% de billets en dollars sans valeur, ne reposant que sur la puissance et la volonté de la haute finance américaine. source

                                    L’Euro est aussi, en partie responsable, de l’agravement de la situation financière des nombreux pays du sud comme par exemple la Grèce qui na pas la possibilité de dévaluer sa monnaie.

                                    L’Euro à été introduit par et pour l’oligarchie financière ... Les travailleurs et la classe moyenne resteront les perdants de cette monnaie !

                                    L’Euro n’est pas une simple monnaie !
                                    L’Euro est un outil (couteau suisse) qui sert d’étendre l’impérialisme américain .... voire le prochain accord commercial, le grand marché transatlantique prévue à l’origine pour 2015 .

                                    La Tragédie de l’euro - Une conférence (vidéo) de François ASSELINEAU (président de l’Union Populaire Républicaine)


                                    • unandeja 25 octobre 2013 09:59

                                      Je n’ai pas la présomption de faire des leçons d’économies à un économiste, je n’en ai aucunement les compétences...je me limiterai, en tant que simple citoyen électeur, juste à ennoncer ce que je comprends de l’€ et de ce que j’estime être un poids à notre économie.

                                      - la force de l’euro bride nos exportations car les pays ayant une monnaie + faible doivent payer ++ pour acheter des biens européens.
                                      - la non convergence des règles fiscales, économiques et sociétales entrainent des disproportion au sein même de la zone euro, ruinant les pays tels que la France, l’Italie ou les PIIGS....le cout du travail et de l’emprunt est + cher en Italie qu’en Allemagne mais ses produits sont moins reconnus que les produits allemand...dans ces conditions comment ne pas ruiner les pays sus-cité à cause de la monnaie unique (la convergence des règles ne me semblant pas posssible actuellement).
                                      - L’Euro etait censé protéger de l’inflation mais j’ai plutot l’impression d’avoir eu une ffet inverse....de +si on regarde l’évolution de la coube de l’inflation, on remarque qu’elle avait été maitrisée quelques années avant l’arrivée réelle de l’€ en tant que monnaie (et encore, je ne rentre pas dans le débat du calcul de l’inflation....tout le monde voit de combien a augmenté les loyers, la facture énergétique (chauffage ou essence, quelle que soit la source énergétique utilisée), la nourriture alors que les revenus se sont tassés sensiblement).


                                      ...dans le désavantage il est vrai que passer d’une monnaie + faible entrainerait des difficultés de gestions de la dette...néanmoins pensez vous que la zone euro pourrait survivre à un départ de la France...j’en doute fortement....l’UE a bien + besoin de la France que la France n’a besoin d’emme (dans sa forme actuellme)...la dette ne serait donc plus libbéllée en € . (et que l’on doive rembourser 100€ ou 656 francs, qu’est-ce que cela change finalement ?).

                                      Il y aurait aussi une probable hausse de prix des produits importés (que je pense modérée contrairement au catastrophisme annoncé par certains)...mais je pense que cette hausse du prix du produit importé pourrait favoriser la production locale. Si cette inflation (associée à la hausse inéluctable du cout de transport de marchandises) conduit à une augmentation de la production locale, des emplois et donc une diminution des charges sociales alors ça me convient très bien.

                                      Une europe de la coopération économique oui...un super état technocratique non merci....). Les grands projets européens ont su voir le jour sans zone euro, sans UE (dans sa forme actuelle).
                                      La non gestion des taux de change sur le marché intra européen est également un confort non négligeable.


                                      Mais je pense que le bilan final est réellement défavorable pour notre pays et que seul l’Allemagne y trouve finalement son compte....

                                      .....j’adore écouter Sapir sur ce sujet d’ailleurs. (SapiR pas sapiN ^^’ !!)


                                      • Jean-Yves ARCHER Jean-Yves ARCHER 25 octobre 2013 10:20

                                        Bonjour,

                                        Là où je vous rejoins, c’est sur le fait qu’Airbus et Arianespace aient été décidé par des Conseils informels et non par les procédures technocratiques de Bruxelles ( Source : Jean-François DENIAU )......ce qui pose bien la question de la réorientation de l’Europe.
                                        De même, j’aimerais pouvoir vous rejoindre sur le niveau contenu de nos futurs prix d’importation ( qui permettraient, s’ils dérapent d’acheter « local » ) mais les simulations sont parfois contradictoires.
                                        Bonne journée.

                                      • unandeja 25 octobre 2013 10:35

                                        @Jean-Yves...le fait est qu’il est à priori très difficle de chiffrer les impacts réels (tant les positifs que les négatifs).
                                        La sortie de l’euro est un risque réel. Le rapport bénéfice(ou maléfice)/risque me semble non quantifiable....surtout qu’il y a des impacts autres qu’économiques (notamment diplomatiques)


                                      • BA 25 octobre 2013 12:31

                                        Chômage en septembre 2013 : catégories A, B, C, D, E :

                                         

                                        France métropolitaine :

                                         

                                        5 473 000 inscrits à Pôle Emploi.

                                         

                                        France entière (y compris l’outre-mer) :

                                         

                                        5 795 300 inscrits à Pôle Emploi.

                                         

                                        Variation sur un mois : + 1,4 %.

                                         

                                        Variation sur un an : + 6,8 %.

                                         

                                        http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/PI-Mensuelle_JMT751.pdf

                                         

                                        Vous vous rappelez toutes les belles promesses au moment du référendum sur le traité de Maastricht ?

                                         

                                        - « L’Europe est la réponse d’avenir à la question du chômage. En s’appuyant sur un marché de 340 millions de consommateurs, le plus grand du monde ; sur une monnaie unique, la plus forte du monde ; sur un système de sécurité sociale, le plus protecteur du monde, les entreprises pourront se développer et créer des emplois. » (Michel Sapin, 2 août 1992, Le Journal du Dimanche)

                                         

                                        - « Pour la France, l’Union Economique et Monétaire, c’est la voie royale pour lutter contre le chômage. » (Michel Sapin, 11 septembre 1992, France Inter)


                                        Aujourd’hui, Michel Sapin est ministre de l’Emploi.


                                        • Jean-Yves ARCHER Jean-Yves ARCHER 25 octobre 2013 16:31

                                          Bonjour,

                                          Je connais ces chiffres par les statistiques et l’expérience de mes proches.

                                          Je vous joins un lien :



                                          Cordialement.

                                        • André-Jacques Holbecq André-Jacques Holbecq 25 octobre 2013 16:04

                                          Monsieur Archer
                                          Je n’ai pas vu l’ombre d’un début de réponse à ma question "en quelle monnaie faudrait-il payer les intérêts ( et éventuellement rembourser quelques pourcents de la dette) si demain l’euro « explosait » et que chaque pays reprenne sa monnaie nationale (vous conviendrait que c’est aussi une hypothèse plausible, non ?)"

                                          Votre avis, dans cette hypothèse , m’intéresse puisque vous soutenez que la dette est à rembourser en euros. (hormis le fait que jamais aucun pays ne remboursera sa dette , mais c’est n autre sujet)

                                          Bien à vous
                                          A-J H.

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