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Accueil du site > Actualités > Economie > Le débat sur les retraites : On ne nous dit pas tout !

Le débat sur les retraites : On ne nous dit pas tout !

Au delà de la dictature ultra libérale faisant de la loi du marché financier un dogme qui a pourri la droite sociale et qui rend muet la gauche et sans avoir à rappeler le discours de la méthode des barbares bruxellois qui veulent imposer plus de compétition et moins de services publics, le grand mensonge politique en France tient dans l’ancienne équation « croissance vs emploi » que l’on nous sert dans les médias :
 
Car on ne tient pas compte dans cette équation des gains fantastiques de productivité liés aux nouvelles technologies d’une part et d’autre part de l’épidémie des stats et indicateurs véhiculés par les faiseurs d’opinion de cabinets de sondages qui justifient par ceux ci le développement de si belles solutions en gain de productivité.
 
 Par exemple, vous lisez ou entendez que 53% des français sont favorables à une sécurité renforcée dans les écoles, sondage effectué sur un échantillon bidonné de 1056 inconnus qui deviennent porte parole du pays, présenté par Pujadas ou Chazal c’est nickel, on y croit. Sauf que l’on s’aperçoit que le dit sondage a été commandé par un éditeur de logiciels de sécurité en télésurveillance qui lui par ailleurs met en avant à ses futurs clients qu’ils n’ont plus besoin d’avoir autant de gardiens employés.
 
Les systèmes d’information développés par les géants de l’informatique reposent uniquement sur l’innovation de la réduction des coûts salariaux, ce qui fait rêver les financiers véritables hommes du pouvoir dans l’entreprise. Dans les cercles d’influence politiques ils prennent l’habit de consultants éclairés teintés d’économistes qui prévoient le passé et vous expliquent le futur conditionnel debout sur la jambe gauche en mettant leurs mains sur le cœur et dans le portefeuille du client.

On détruit de l’emploi par les NTIC car la productivité des systèmes est telle que les robots informatiques contrôlent 45% des transactions financières mondiales et automatisent les processus administratifs et techniques les plus complexes avec toujours moins de personnes employées, on invente même des voitures sans conducteurs et des bébés sans parents, la barbarie progresse tranquillement.

L’économie libérale gagne sur tous les plans : monétaire, fiscale, réglementaire, social, technologique, culturelle. Face à cela nos politiques formés dans les mêmes moules gesticulent avec les indicateurs et les sondages et croient diriger les peuples des nations avec un tableau de bord défini par l’UE et les agences de notation financière.
 
On veut allonger l’âge de la retraite non pas pour garantir la pérennité du système mais pour montrer que nous sommes des bons élèves gestionnaires, que l’on se prosterne bien devant les mêmes idoles que les autres (le marché libre et la finance folle) et que l’on peut donc tendre la main pour emprunter à des taux plus raisonnables que nos voisins dispendieux du Sud de l’Europe.
 
Pas un mot sur le fait que l’emploi est le véritable problème car avant de cotiser il faut en avoir un de job ! et ce n’est pas à 60 ans que l’on peut changer ou retrouver un emploi pour faire la soudure jusqu’à 67 ans pour avoir le taux max.
 
On passe sous silence le vrai et tragique problème :l’économie ultra libérale ne peut au mieux que remplacer le niveau de l’emploi et pas en créer en supplément, ni par l’investissement, ni par l’innovation car ce qu’elle réalise d’un côté en plus elle l’élimine ailleurs sur les gains de productivité des secteurs précédents afin d’ assurer à un système global et dogmatique pour que certains puissent réaliser des profits plus rapides et plus intenses au détriment de la collectivité.
Les problèmes d’aujourd’hui sont les solutions d’hier (Albert) !
 
Cela crée des déséquilibres exponentiels sur l’offre et la demande qui brouillent l’appréciation du volume d’emplois nécessaire et qui principe de précaution oblige, ramène la prévision d’emploi au plus juste, voir anticipe par la réduction des effectifs justifiée par une prévision pessimiste de l’EBIT trimestriel qui peut avoir un effet sur le cours de bourse etc….vous avez bien compris le principe de cette roulette de la mort sociale.
 
Nous n’avons plus de vision politique, ni d’espoir sociétal, ni de politique de planification long terme, encore moins d’investissements industriels durables et d’emplois pour services publics de qualité et de proximité pouvant équilibrer le déficit de l’économie libérale en matière d’emplois non garantis par définition.
La croissance pouvant générer de l’emploi est une solution d’hier pour une équation qui est mal posée, de façon volontaire ou par ignorance ce qui est encore plus grave.
 
L’emploi est en hyper danger sur les 4 niveaux de flux :
*l’accès pour les jeunes et ceux issus de la diversité et du handicap
*le maintien dans l’emploi, on éjecte les salariés à 50 ans
* le retour à l’emploi, impossible à cause des gains de productivité, on n’a plus besoin d’embaucher en delta positif, on remplace au mieux.
 * la sortie de l’emploi, programmée dès 45 ans pour tous et qui devrait soi disant tenir jusqu’à 67 ans.
 
 Le vrai enjeu est me semble t’il la création d’emplois publics et sociaux durables qui ne viendra jamais du secteur privé, c’est un enjeu politique et éco-social majeur. La gauche est tristement muette la dessus c’est l’angle réel d’attaque sur les retraites que je vous suggère et qui pourrait éventuellement relancer le vrai débat. 
 

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38 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 20 octobre 2010 10:45

    a paris, des faux maifestants ont ete vu descendant de plusieurs cars de flics


    • lebreton 20 octobre 2010 23:46

      ça n’aurait riend’etonnant en 68 c’était déja ça le nain en est tout a fait capable poutr autant le pro n’est pas résolu ,mais là les photos c’est bien ,avec le numérique ça passe sur le web , salut


    • Kalki Kalki 20 octobre 2010 11:23


      La question n’est pas celle des retraites , mais celle du travail.

      Le travail est mort.
      L’abondance est inévitable

      hxxp ://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_de_l%27abondance

      Le monde du partage devra remplacer le partage du monde.

      Ce n’est même pas la peine d’essayer de formuler une idéologie ou un moyen de manipuler la population : la politique ou l’économie n’existera plus.


      • lebreton 20 octobre 2010 23:49

        oh la camarade cesse de picoler reste avec nous ! 


      • emile wolf 20 octobre 2010 11:46

        Bonjour Victor,

        Excellente analyse.

        Merci !


        • _Ulysse_ _Ulysse_ 20 octobre 2010 11:57

          L’auteur se méprend sur les origines du chômage.
          Il se concentre sur le chômage technologique. C’est à dire le chômage induit par l’évolution des techniques qui est chômage de transition. L’essentiel du chômage n’est pas là, il est ailleurs (libre échange absolu des capitaux, biens et personnes).

          La hausse de productivité est source de richesse et non de pauvreté comme vous l’entendez.
          Le pb viens de la répartition des richesses, pas de la technologie. Cela n’a rien à voir.


          • victor waknine victor waknine 20 octobre 2010 12:17

            évidemment, je voulais juste apporter un angle d’éclairage sur le débat des retraites qui fait l’hypothèse du plein emploi ou d’un chomage acceptable 7 % comme en allemagne.
            Chez nous outre ce que vous rappellez, OMC, marchés financiers er UE dont je parle, délocalisations industrielles et c, on oublie cet aspect des gains de productivité dans l’équation générale en massacrant les services publics et en subventionnant l’emploi privé par 375 mesures que personne ne contrôle.

            dailleurs le critère de la RGPP est basé sur la productivité des SI qui justifient le non remplacement d’un fonctionnaire sur 2 et tout le reste

            merci


          • _Ulysse_ _Ulysse_ 20 octobre 2010 12:36

            J’ajouterais que dans un contexte ou la productivité deviens très élevée il faut se poser la question du temps de travail.

            Car on sait que plus la richesse augmente plus la propension à consommer diminue.
            Dès lors il y a un risque de surproduction.

            Il est navrant de constater que certaines élites ai en horreur cette idée que le travail n’a que pour objectif de créer les biens et services dont nous avons besoin. Il n’est pas nécessaire que celui-ci occupe toute notre vie. Cela semble poser des pbs existentiels à certains...

            Bon, nous en sommes pas encore là car on a tout délocaliser ces dernières années.
            Mais une politique économique intelligente pourrait amener rapidement vers une surproduction. Dans ce cas soit on exporte massivement mais c’est source de déséquilibres internationaux, soit on revoit le temps de travail à la baisse.

             


          • Capone13000 Capone13000 20 octobre 2010 20:35

            Il n’y a jamais eu réellement de plein emploi en France, car à l’époque les femmes ne travaillaient pas.
            Retirez les femmes du marché du travail aujourd’hui et vous aurez du plein emploi.
            Ah la manipulations des mots et des chiffres ...


          • lebreton 20 octobre 2010 23:58

            Ah ok et tu fait comment pour répartir la richesse ,utopie quand tu nous tiens ! la faim vient avec le besoin c’est un tout et meme les riches se mordent la queue ,et pour etre vulgaire s’enculent en courronne,c’est un model de societe ça ? il en faut plus pour essayer de m’intimider


          • pastori 20 octobre 2010 12:52

            à qui profite le crime ?


            quand aux sondages parlons en !

            tous les matin rmc fait des« sondages » auprès des auditeurs qui, en téléphonant, génèrent des millions d’euros pour la station. en échange ils gagnent un tee shirt ! smiley « continuez », qu’ils disent à bourdin !! smiley

            comme à cette heure n’écoutent la radio que ses indépendants le plus souvent de droite, (les salariés sont à leur travail) on imagine le résultat des « sondages », le plus souvent « favorable » au pouvoir ! 
            conclusion de rmc  : « les Français » sont à 70 % pour..."..

            comme si les français qui écoutent ces médias (on sait à qui ils appartiennent) représentaient le peuple !

            les français !! et il y en a qui le croient. C’est comme ça qu’on fabrique une opinion dans le pays.

            • ali8 20 octobre 2010 13:27

              évidemment le vrai problème reste de créer des emplois mais AUCUN politique ne planche sur ce sujet
              on nous parle de fénéants chômeurs professionnels, de prolongation de durée travail jusqu’à 67 ans pour faire comme aux US ou l’on voit dans les aéroports des vieillards avec pelle et balais ramasser les détritus et autres mégots ; ce sont d’anciens ingénieurs ou autres (anciens) intellectuels
              les socialistes aussi veulent réformer les retraites, or il n’y a que 3 partie à réformer
              1) leurs montant pour vivre dans la dignité
              2) la durée de cotisation
              3) l’âge de l’obtention
              or les socialistes ne se prononcent pas encore

               par la volonté du tandem Sarko-Fillon la durée du chômage n’est plus comptabilisée donc le montant des retraites réduit d’autant, mais il n’y a plus de chômage ou il n’y en aura bientôt plus !!!!!!!!!!!!!


                • Gabriel Gabriel 20 octobre 2010 13:42

                  Au moment de la réforme des retraites, et en cette période de mobilisation sociale, certains n’ont pas à se faire de soucis ! Le groupe LVMH dirigé par Bernard Arnaud, grand ami de notre président, accueille deux petites nouvelles au sein de son conseil d’administration :
                  Mme Bernadette Chirac, jeune espoir de la finance française, grande spécialiste du luxe à travers le monde (!), est nommée au conseil d’administration de LVMH.
                  Mme Florence Woerth, femme du ministre du budget est nommée au conseil de surveillance de la société Hermès, filiale de LVMH.
                  Gageons que ces nominations assureront à leurs maris une partie de leur retraite et ne les obligeront pas à travailler jusqu’à 67 ans.
                  Petit détail : la participation au conseil d’administration d’une grande entreprise donne droit à des « jetons de présence » venant rémunérer ce pénible travail. Ainsi, Mme Chirac recevra 650 000 Euros par an en juste retour de son dévouement à la cause du luxe français et Mme Woerth 400 000 Euros !
                  Calmez-vous ! Tout est en règle, tout est légal. C’est simplement la vie normale de gens qui « se lèvent tôt » et qui "travaillent plus pour gagner plus"
                  Et puis, c’est rassurant de voir que l’on s’occupe de l’emploi des seniors !!!
                  Alors, ne gardez pas cette très bonne nouvelle pour vous....
                  Si vous voulez vérifier :
                   
                  http://eco.rue89.com/2010/04/23/bernadette-chirac-chez-lvmh-florence-woerth-chez-hermes-quy-voir-148732


                  • Waldgänger 20 octobre 2010 13:52

                    J’aime bien cet article, c’est une bonne base de départ pour réfléchir, il me rappelle un peu les posts de Badguru, avec lesquels l’article partage des idées communes sur le thème des conséquences des gains de productivité.


                    • oliv 20 octobre 2010 14:24

                      Il faut bloquer les banques , ministères ect.. en coupant l’énergie maitre
                      L électricité !!


                      • victor waknine victor waknine 20 octobre 2010 14:37

                        avant de vous en prendre au consultant vérifier d’abord ce qu’il propose www.mozartconsulting.fr cela s« appelle de l’éthique même sur ago il n’est pas interdit d’en avoir.
                        Votre consultant a aussi été PDG donc c’est un exploiteur, il est né au Maroc, donc ...il habite les beaux quartiers donc...

                        Et au fait vous en pensez quoi du fond de l’article ? car votre consultant lui avance à visage découvert , il annonce tout son nom, son métier d’auj et d’hier et sa vision citoyenne.

                        Un conseil gratuit : »Ce que l’on fait est différent de que l’on est"
                        vous êtes qui vous ? et vous faites quoi ?


                      • foufouille foufouille 20 octobre 2010 15:13

                        c’est un libertaryen


                      • Peretz Peretz 20 octobre 2010 17:20

                        @ L’auteur : Si la croissance crée de l’emploi ! Il suffit que son niveau dépasse le niveau de gain en productivité ! Ne pas trop mettre sur le dos de l’informatisation ces gains réels de productivité, car les informaticiens sauf erreur se font payer. Equation à somme nulle. Pour le reste je suis d’accord, avec une précision : la retraite est devenue déficitaire parce que les salaires ont stagné, et que l’emploi à baissé sous l’influence du patronat et de la finance. Quant aux socialos, il est vrai que depuis 1983 ils ont baissé pavillon en recherchant la rigueur. Cherchez l’erreur. www.voixcitoyennes.fr


                      • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 20 octobre 2010 19:50

                        Depuis 1980, il y a eu 1,4 million fonctionnaires en plus ! ils représentent maintenant 26% des salariés.

                        Il faut bien les payer, ainsi que leur retraites confortables(par rapport au privé). Ne chercher pas plus loin la stagnation des salaires du privé. Les besoins de l’état ont augmenté dans de telles proportions (110%) que la société civile ne parvient plus à suivre.

                        Est-ce que les services fourni par cet état sont meilleurs qu’avant ?

                        L’éducation nationale ?
                        La sécurité sociale ?
                        Les hôpitaux ?
                        La lutte contre la délinquance ?
                        La justice ?
                        Les transports ferrés ?
                        ...


                      • kemilein 24 octobre 2010 13:58

                        soyez heureux !!

                        *que celui qui n’a jamais pêché me jette la première pierre
                        *miséricorde a celui qui se repend

                        Un ancien libéral qui semble t il a compris (il lui aura fallut un certain temps) que le monde courait à sa perte.
                        c’est encourageant !


                      • Serpico Serpico 20 octobre 2010 16:05

                        On ne nous dit surtout pas que la conséquence évidente est le torpillage du système de répartition qui empêchait jusque là l’installation des fonds de pension.

                        On ne nous dit pas que Guillaume Sarkozy, le prince consort (mais insortable), est sur les starting blocks dans le groupe Malakoff Mederic, organisme de retraite complémentaire, qui a rejoint la CNP à 50/50 contre toute logique financière (CNP est mille fois plus solide que Mederic).

                        A nous les petits retraités !


                        • Le péripate Le péripate 20 octobre 2010 19:05

                          On a donc deux mondes : celui de l’efficacité économique, la « dictature ultra -libérale », qui années après années fait augmenter la richesse globale en exigeant moins d’heures de travail pour plus de produits et de services, et celui du Sapeur Camember, monde où l’on creuse des trous pour en boucher d’autres, autrement dit prendre à l’un pour donner à l’autre.
                          Ce qui a donné le nom à une loi économique pour rire, la loi de Bitur-Camenber.

                           smiley


                          • foufouille foufouille 20 octobre 2010 19:17

                            on a aussi le modele libertaryen
                            le tien

                            libertasplusrien (TM) pense a vous !
                            vous en avez asser que vos ouvriers s’evade de vos usines ?
                            trop de pertes a cause des mitrailleuses automatiques ?
                            liber tu peut pas plus ecolo (TM), vous propose l’usine enterre !
                            ideale pour ne plus salir le paysage !
                            controle total des ouvriers !
                            nombreuses options !
                            camera de surveillances blindes par wimax en standart !
                            controle de la temperature et de l’air, de l’eau et nourriture irradiees possible !
                            option massacre a 5 mega euros !
                            ne sortez plus de votre chateau !
                            soyez libertaryen !
                            avec nous, un autre monde est possible !


                          • Le péripate Le péripate 20 octobre 2010 22:05

                            Tiens, un trou à boucher...

                            À votre bon cœur...


                          • sheridan31 21 octobre 2010 00:03

                            Je reprend la conclusion de l’article :
                            "
                            Le vrai enjeu est me semble t’il la création d’emplois publics et sociaux durables qui ne viendra jamais du secteur privé, c’est un enjeu politique et éco-social majeur. La gauche est tristement muette la dessus c’est l’angle réel d’attaque sur les retraites que je vous suggère et qui pourrait éventuellement relancer le vrai débat.
                            "
                            Autant je comprends et respecte les idées de l’article, autant j’ai du mal a voir comment mettre en oeuvre tous ces emplois publics ! Faut de l’argent pour cela et il parait illusoire d’augmenter les taxes. Sauf a interdire certains secteurs aux sociétés privées (on en prends pas le chemin depuis longtemps ...) ca me parait presqye impossible.


                            • easy easy 21 octobre 2010 09:24

                              «  »«  »«  »«  »«  »«  »« C’est d’ailleurs à moi-même que je m’impose la retenue car je peux déraper assez vite, ce qui dessert parfois mon propos, mais pas ma ligne de conduite »«  »«  »«  »«  »«  »"

                              Je crois beaucoup à ça. C’est vrai que dans le jeu de la surenchère de mots et de formules, chacun est tenté, pour faire valoir ses dires, d’aller au-delà, très au-delà de ce qu’il fait. Il est sain de rappeler de temps à autre ce jeu normal de la dialectique parce qu’il tend à nous donner une vision hystérisée des choses. L’illusion d’optique est aussi trompeuse que normale et il faut en parler.


                              • vivabolivar 21 octobre 2010 11:15

                                Très bon article, je partage la plupart des idées exprimées sauf la dernière qui mériterait un développement
                                Car si j’ai bien compris, l’auteur explique bien que l’emploi est le probléme essentiel et qu’il faudrait crée des emplois sociaux, oui mais comment
                                Il me semble qu’au-delà des impacts de la mécanisation (il aurait pu aussi parler de la robotisation, phénomène accru en France car les robots ne font pas grève, il y a aussi me semble t-il d’autres signaux d’alerte dur la baisse de l’emploi dû :
                                - -transfertsde technologie qui mettent en péril des pans entiers de savoir-faire (aéronautique, spatial et armement dans une moindre mesure car c’est pas plus mal)
                                - délocalisation non seulement de tâches de production mais plus grave tâches à forte valeur ajoutée ex : offshore de logiciels
                                - priorité aux profits à court terme cf ci-dessus

                                le tout concourant à l’appauvrissement et alors ma question du début, comment financer les nouveaux emplois ?

                                Merci de bien vouloir rapidement ou alors rédiger un autre article sur ce sujet
                                ...


                                • grangeoisi 24 octobre 2010 11:12

                                  Oui un conseiller quoi !


                                  • kemilein 24 octobre 2010 14:15

                                    aller j’vous en sert une louche en rab’ :p

                                    les gains de productivité et la croissance.

                                    considérez une usine (c’est pratique tout le monde peu l’imaginer) qui emploi 100 travailleurs et travailleuses pour faire par exemple des bateaux de plaisance

                                    quel est l’impact du gain de productivité ?
                                    deux éléments

                                    ¤ soit le marché est élastique et tout le monde a besoin de bateaux, donc je conserve mes 100 salariés
                                    ¤ soit le marché de par sa nature, son époque et la capacité de l’entreprise à cibler territoires et populations sur « nouveaux marchés » est nul -le marché- (pas la capacité ou pas de marché existant ou potentiel) et dans ce cas je supprime les postes en trop.

                                    ----------

                                    avec le gain de productivité tout le monde n’a plus besoin de « travailler » puisque ce dont il (le monde) à besoin est produit non plus par 1000 mais par 1 seul.
                                    c’est cette contraction de l’oisiveté qui d’ici peu va surgir.

                                    le monde un jour tournera sans que le moindre humain ne travail... il serait peut être temps de voir le monde autrement que par la production et le travail.


                                    • kemilein 24 octobre 2010 14:23

                                      je voulais dire de facon un poil plus claire qu’aujourd’hui les entreprises ont deux solution a leur gain de productivité/production

                                      trouver des nouveaux gogo à qui vendre, ou licencier.
                                      la seconde étant plus fréquente que la première.

                                      K.Marx dirait crise de surproduction, oui mais pas seulement.

                                      >y’a surproduction de biens donc les gens n’achètent plus (z’en ont pas besoin)
                                      >y’a gain de productivité (on produit pluss avec moins) donc globalement y’a un tassement du marché du travail (je hais cette formulation « marché du travail » , oui viendez vous prostituez dedans l’effort collectif pour vous faire mettre à la fin)
                                      DONC
                                      >y’a contraction de la base des consommateurs
                                      DONC
                                      >y’a aggravation de la crise de surproduction

                                      j’adore ce système y’a pas a dire, même la physique quantique de l’intrication est pas aussi génial !


                                    • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 26 octobre 2010 18:06

                                      C’est exactement l’exemple des tisserants : L’invention du métier à tisser a détruit quelques emplois, mais à été le début de l’ère industrielle qui, elle, a fournie des millions d’emplois et a enrichi la planète, en faisant reculer la famine, en créant la « middle class », en permettant aux plus pauvres de s’enrichir.


                                    • victor waknine victor waknine 24 octobre 2010 15:10

                                      Petit point d’étape pour nombre d’entre vous :
                                      1* pour tous ceux qui mettent une étiquette facile sur l’habit du moine, un consultant en stratégie et management ex PDG viré par la grand méchant système libéral, cela donne parfois à sourire et froid dans le dos. Nous luttons tous pour une relative éthique sociale pour ne pas tomber avec facilité sur des jugements au faciès , l’homme est bien plus complexe que sa fonction heureusement, la culture, l’histoire et les relations et expériences humaines l’enrichissent perpétuellement. La fonction en outre ne désigne pas la vérité loin s’en faut cela serait d’un triste...

                                      2* a ce propos le fond du sujet que je travaille est justement d’alerter sur cette mutation qui a rendu les individus , objets et qui donc sont pilotés par les indicateurs de gestion et des sondages sans tenir compte de leurs vies émotionnelles et d’ordre/désordres de la vie des organisations qui interpelle le hasard dans son tréfond.

                                      Mon propos est de rajouter une dimension sociale au système économique basée sur : Bien Etre, Confiance, Etat d’Esprit et Qualité de Vie au Travail dont la quantification se ferait par la règle et la convention entre les parties prenantes internes.
                                      Passer d’une gouvernance économique à une gouvernance socio économique.

                                      3* à titre d’exemple, Cameron le conservateur anglais , va supprimer 490000 emplois publics sous l’autel de la bonne gestion financière, il fait donc bonne figure aux agences de notation pour pouvoir emprunter et rassurer les marchés financiers, il se comporte en Business Decision Manager.
                                       Statistiquement si on joue avec leurs règles il va générer pas moins de 2000 suicides dont on ne calcule pas bien sur le côut astronomique de diffusion dans la population en termes de perte de confiance, déprime etc ; C’est comme si on pouvait simuler les transformations positives dues aux suicides chez France Telecom et les décisions importantes qui en découlèrent sur la prévention obligatoire des RPS dans les entreprises, « un mal pour un bien ».

                                      Au lieu de cela, si le gouvernement anglais (c’est valable pour les autres) décidait d’analyser de façon systémique la situation globale, désindustrialisation et privatisation des services publics des années Thatcher qui ont amené le pays dans cette situation .
                                      Fustiger les emplois publics en boucs émissaires cela reviens à dire :« Vous les libéraux du marché financier dogmatique, on a déjà fait beaucoup pour vous, cela n’a rien donné , c’est pire, mais comme on ne peut pas renier ce qui a été fait par les anciens conservateurs, on va taper là ou c’est possible, les services publics ; Et svp créez nous un peu d’emplois pour ces miséreux ».

                                      En conclusions c’est par la coexistence des 2 systèmes forts, liberté d’entreprendre d’un côté et services et entreprises publiques de l’autre qu’un équilibre socio économioque est possible.
                                      La loi du marché a failli aussi, comme le socialisme et le communisme, l’utopie est de croire pouvoir piloter le hasard etb le futur au lieu de s’y adapter avec humilité en gardant des grands principes démocratiques et sociaux tout en renforçant le dialogue social et la représentativité dans les organisations au niveau de la gouvernance.


                                      • kemilein 24 octobre 2010 16:08

                                        faut être honnête aussi (pas vous), vous avez fait un fort bel article, nonobstant, il faut reconnaitre que le système du marché global sans frontière est une hérésie en l’état, si encore nous avions un régime unique planétaire (notamment et surtout fiscale) ; ...

                                        ... et puis qui dit république dit aussi intérêt général et bien commun supérieur à toute entreprise (entreprendre) privée, supérieur à tout intérêt particulier.
                                        En cela le libéralisme est tout sauf républicain.

                                        rien de doit être supérieur à l’état qui appartient au peuple et non à une élite d’énarques grabataires datés et périmés qui plus est de « droite » OUI oui de droite, ceux qui ont soutenu le droit de véto du roi, ceux pour qui le privilège doit être une réalité du fait du capital « j’ai de l’argent -un truc qui n’a de valeur que celle qu’on lui donne- donc je peux me faire soigner, avoir un meilleur avocat, avoir ceci ou cela ».


                                      • JL JL 24 octobre 2010 18:56

                                        « Il y a pire que la perspective de la déconfiture annoncée de la (future) retraite capitalisée. Car la captation par les marchés des retraites n’a pas seulement pour conséquence leur fragilisation financière mais, bien plus profondément, un effet structurel de verrouillage définitif de la libéralisation financière. Par les masses d’épargne qu’elle concerne, la retraite capitalisée pousse l’implication financière du salariat à son comble et, par là même, lie objectivement les intérêts des salariés aux bonnes fortunes de la finance… laquelle prospère précisément de les opprimer. Un sophiste libéral qui passerait par là objecterait sans doute que si les salariés souffrent un peu, les pensionnés qu’ils seront plus tard en profiteront. On lui répondrait d’abord que les appels à la patience pour 40 ans sont bien le propre des nantis d’aujourd’hui (qui font miroiter aux autres leur improbable nantissement de demain). Mais on l’enverra surtout paître en lui faisant observer, expériences désormais suffisamment nombreuses à l’appui, que les fonds de pension DC font et les salariés exploités et les retraités miséreux tout simplement parce que les très nombreux intermédiaires de la division du travail financier se payent sur la bête en prélevant d’effarantes commissions. S’ils allaient y voir de plus près, les pauvres pensionnés britanniques en auraient les yeux qui dégringolent des orbites à découvrir les proportions phénoménales dans lesquelles se sucrent les principaux gestionnaires de leurs fonds, le pompon revenant à HSBC qui pour 40 années de versements mensuels de 200£, soit un total de 120.000£ (96.000£ plus les avantages fiscaux) se sert sans mollir une commission de… 99.900£, soit un modeste 80%. » (Frédéric Lordon, Le point de fusion des retraites, 23/10/10)

                                        Ps. Un article fondamental pour comprendre quelque chose à ce qui se prépare.


                                        • JL JL 24 octobre 2010 19:23

                                          La rue est le contre pouvoir des lobbies.


                                        • victor waknine victor waknine 24 octobre 2010 19:49

                                          Lordon est dans le vrai, d’ailleurs ils vont découvrir leur déconfiture sur les LBO dont la faillite s’annonce (7000 Milliards de $ au niveau mondial) et les fonds de pension représente 60% de ces montants, ils n’auront plus d’yeux pour pleurer les pauvres.

                                          La stratégie qui se développe est en 3 temps :

                                          *On passe en force ans parler du pb de l’emploi sur les 4 niveaux de flux cités plus haut, on polarise le débat sur nous au moins on pense au sauvetage du système
                                          *2é étape on sort Borloo qui tout mielleux nous dit qu’après cette couleuvre on va s’occuper des jeunes (1er flux) et des séniors (4é flux) cad, comme Pôle Emploi va payer les mecs qui virés à 50 ans et après leurs 3 années de chomedue, vont pendant 14 ans chercher du travail avec le RSA pour faire la soudure et toucher à leur retraite le min veillesse qui est de toutes façons la seule variable introduite dans leurs calculs après avouir rasé tout le monde.

                                          3é étape , on sort les AXA et companies qui vont avec des mutualistes bon teint genre socialos, vont pondre un petit cocktail de capi du style 2/ répartition , 1/3 capi pour dynamiser votre retraite.

                                          Cela se finira dans les poches des intermédiaires qui se gavent avant de reverser la misère sans compter leurs déconvenues sur les produits investis spéculatifs pardi.

                                          mais la ou s’est très fort et je rejoins Lordon, c’est que les mecs ils vont se défoncer dans le salariat cat ils y auront mis leur épargne par la CAPI et la boucle est bouclée sur la financiarisation « avant, pendant, après »

                                          Pour les contrer il faut investir dans la pierre et l’or genre machine arrière, cracher sur leurs produits mutualisés genre sicav et acheter du studio et du terrain, surtout ne pas leur filer votre blé contre du papier , c’est la le danger.
                                          Viser une contrepartie béton mieux que l’emprunt d’état , du béton, du béton, du béton , on les aura avec du béton.


                                        • titi 25 octobre 2010 09:35

                                          Euh....

                                          Et pourquoi personne ne pose la question de la retraite sans « organisme », sans intermédiaire ?

                                          Je comprends bien qu’on ait besoin de « caisses » pour faire fonctionner la répartition, ajoutant encore le poids financier de leur fonctionnement sur le financement de la retraite.

                                          Par contre pourquoi avez vous besoin d’un « Fond de pension » pour gérer « votre argent » ?

                                          La Caisse des Dépots et Placements du Quebec « fond de pension » des fonctionnaires Québécois prête à l’Etat francais à des taux de moins d’1% , rendement ridicule, mais à risque supposé nul.
                                          Les fonctionnaires Québecois ne sont ils pas assez malins pour trouvez eux mêmes des placement sans risque à 1% pour leur épargne ?

                                          D’après Challenge, le rendement du placement Livret A a été meilleur que le placement Or entre 1980 (indice 100) et 2010 (indice 300 pour le premier, contre 290 pour le second). Et ce malgré les sommets atteints depuis 2 ans par ce dernier.

                                          La vraie démocratie serait que les gens aient le choix : choix d’opter pour un système « répartition », choix pour un système « capitalisation », ou choix pour « merci-rien-du-tout-je-me-démerde ».

                                          Idem pour l’assurance maladie.

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