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Le déficit public français a atteint au moins 3,7% du PIB en 2008

De nombreux médias ont commenté vendredi 13 février la hausse du déficit de l’Etat, à 56,2 milliards d’euros en 2008 contre 34,7 milliards en 2007 (soit une hausse de 62%) ! Pourtant aucun de ces journalistes n’a refait le calcul : le déficit public (déficit de l’Etat, de la sécurité sociale, des collectivités territoriales et des autres administrations publiques) n’a pas été de 3,2%, comme le gouvernement le répête, mais d’au moins 3,7% en 2008. Et en 2009, il ne sera pas de 4,4%, mais il est parti pour dépasser 6%. Explications.

L’augmentation du déficit de l’Etat en 2008 est le résultat d’une baisse des recettes et d’une hausse des dépenses. Forte baisse des recettes de TIPP (-6,9%), de TVA (-1,3%, concentrée sur les deux derniers mois de l’année), d’Impôt sur les Sociétés (-3,3%). Seules les recettes d’impôt sur le revenu augmentent de 3,4%, car elles ont une plus grand inertie (on a payé en 2008 l’impôt sur nos revenus de 2006). Pendant ce temps, les dépenses de l’Etat ont augmenté de 2,8% dans leur ensemble ! Dont 12,4% pour la charge de la dette, dépense contrainte conséquence des déficits passés.

Le déficit de la Sécurité Sociale devrait s’établir à 10,5 milliards contre 9,5 en 2007. D’après un rapide calcul, 100 000 emplois perdus en France augmentent son déficit au bout d’un an de 3 milliards d’euros. Ainsi, les 136 000 emplois perdus depuis septembre ont déjà augmenté le déficit de 1,2 milliard en 2008 (la sécu prévoyait 9,3 milliards de déficit au mois de juin), et devraient le creuser de 2 milliards de plus en 2009. Si 200 000 emplois disparaissent au premier semestre 2009, le déficit augmentera encore de 4 milliards. Sans compter les éventuelles destructions d’emplois du deuxième semestre, ni le ralentissement des salaires de ceux qui conserveront leur emploi, cela portera donc le déficit aux alentours de 16 à 17 milliards en 2009.

Pour calculer le déficit public total, il faut encore ajouter le déficit des collectivités sociales et des autres administrations publiques (6,1 milliards en 2007), qui aura forcément augmenté car leurs recettes (assises notamment sur des droits sur les ventes immobilières) ont baissé aussi en 2008. Aussi, nous ne sommes pas à l’abri d’une mauvaise surprise de ce côté là (rappelez-vous en 2007, le déficit avait finalement atteint 2,7% au lieu des 2,5% attendus en fin d’année à cause du dérapage des dépenses des collectivités locales).

Ainsi, le déficit public 2008 qui sera dévoilé officiellement fin mars sera au minimum de 56,2 + 10,5 + 6,1 = 72,8 milliards d’euros, soit 3,7% du PIB, contre 50,3 milliards, soit 2,7% du PIB en 2007 !

La dette publique atteindrait ainsi 67,4% fin 2008 (1313 milliards) contre 64,2% fin 2007 (1210 milliards). C’est mon estimation minimum, la dette à fin septembre était déjà de 1283 milliards, avant que l’Etat n’emprunte des dizaines de milliards supplémentaire pour compenser le déficit du quatrième trimestre et pour prêter aux banques.

Et tous les chiffres cités, aussi graves qu’ils puissent paraître, sont des minimums ! Si le déficit public a augmenté d’un point sur l’année 2008 entière à cause de seulement 4 mois de crise (septembre-décembre), cela veut dire qu’il augmente à un rythme de 3 points par an ! Par conséquent à ce rythme un déficit de 6 à 7% pour 2009 parait plus probable (soit une dette à 75% du PIB fin 2009, puis supérieure à 80% en 2010...).

A la lumière de ces réalités, il ne serait pas inutile de s’interroger sur les conséquences d’éventuels plans de relance supplémentaires, qui augmenteraient directement ces déséquilibres. De plus la logique même des plans de relance ("il faut ramener la production - donc l’emploi et les salaires - à son niveau d’avant crise") est vaine : ce n’est pas la baisse de la production qui est anormale, c’était son niveau passé.

Quand on voit les difficultés qu’avaient les gouvernements à réduire le déficit pendant les années de croissance, on voit mal comment ils feront désormais pendant les années de décroissance sans de grands changements. Ne nous leurrons pas, une grande réduction de notre niveau de vie est inévitable. Et si nous n’acceptons pas rapidement une réduction modérée des services publics et une augmentation modérée des impôts, nous assisterons ensuite impuissants à la liquidation d’une grande partie des services publics.

www.NonALaDette.fr


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80 réactions à cet article    


  • Louisiane 15 février 2009 14:19

    Tout ceci prouve que le paquet fiscal était d’une grande nécessité et qu’il est hors de question de revenir dessus surtout avec les effet incommensurablement positifs que l’on constate.
    De plus, faciliter les licenciements améliorera encore la situation, on l’imagine bien...
    Merci Qui ?


    • Nethan 15 février 2009 14:20

       Augmenter les impôts ?

      On devrait d’abord commencer par détruire un certain bouclier fiscal, combler la plupart des niches, puis stopper les dépenses idiotes d’un certain omni-présidieu qui sont loin d’être tous des dépenses d’investissement.

      Il sera alors possible d’envisager une réduction du service public, qui s’averera limité tant juste ces trois points réduirait facilement le deficit annuel de moitié...


      • Louisiane 15 février 2009 14:53

        Si l’on ajoute à ça les fraudes aux cotisations patronales, les allègements permanents de charges (avec l’efficacité qu’on connait !), on arriverait à boucher le trou de la sécu, combler les déficits des hôpitaux publics, etc.
        Il parait qu’un certain Président s’est porté volontaire pour "moraliser" le capitalisme.
        C’est mal parti sur les salaires et les dividendes de ses protégés.
        On s’aperçoit surtout que chaque "idée’ de notre bon Sarkozy vise surtout à alléger la note des entreprises au dépend, évidemment, du secteur public, qui, si l’on en croit l’Uème Pet, coûte trop cher.
        Comparaison : les comptes en banque de Dassault et d’un fonctionnaire.


      • Emmanuel Aguéra LeManu 16 février 2009 11:01

        En parlant de ça, quelqu’un a la liste des bénéficiaires du paquet fiscal ?
        Je sais, je sais, j’insiste...

        On vient de voir sur AgoraVox comment au Pôle-Emploi on racle les fonds de poches des chômeurs... Ca résume la situation.

        Pôle emploi : le numéro était surtaxé


      • Mouche-zélée 16 février 2009 13:59

        LeManu

        Les listes et les % c’est ma grande spécialité .
        Je vous tiendrai au courant quand mon travail sera publié, vous allez voir ce que donnent les listes, c’est édifiant sur la manipulation à laquelle nous avons à faire face ....


      • Mouche-zélée 15 février 2009 14:46

        Nono

        Nous faisons face à un transfert des charges des entreprises et des plus aisés sur les citoyens .
        L’état providence à l’attention d’itérêts multinationaux privés !

        Les mesures sociales à l’attention des plus aisés .
        Sarko prend aux pauvres pour donner aux riches .

        Il refuse d’augmenter le SMIC sous prétexte qu’il est injuste de favoriser uniquement 17% des Français mais accepte de créer un bouclier fiscal pour :
        Le nombre des bénéficiaires du bouclier fiscal en 2007, est de 15.066 personnes, qui représentent moins de 0,04% des contribuables français.

        Pauvres riches gagnant entre 200 et 1300 années de SMIC en une année, ils avaient réellement besoin de mesures sociales pour survivre  smiley


        • Yena-Marre Yena-Marre 15 février 2009 15:44

          Bonjour ,
          Mouche zéleé , vous n’auriez pas dans vos relation une copine tsé-tsé qui pourrait calmer le petit , pendant ce temps là il arreterait de creuser smiley


        • JPC45 17 février 2009 07:15

          Vous savez que le bénéficiaire du bouclier fiscal ne sont pas en majorité des riches : encore une grosse approximation de votre part


        • Le péripate Le péripate 15 février 2009 14:49

           Des chiffres qui n’empêcheront pas les docteurs Diafoirus de moutonner que nous vivons une époque ultra-libérale.
          Réductions modérés des services publics et de l’imposition (augmenter l’impôt, c’est asphyxier encore un peu plus l’activité), c’est probablement déjà trop pour les partisans du "réclamer plus pour obtenir plus". L’Irlande, en bien meilleure position car peu endettée, a décidé de réduire les salaires de ses fonctionnaires de 7,5%. On imagine la tempête que soulèverait en France une telle mesure. Bon, de toute façon, ils seront dans la rue le 19, alors....

          Les décisions réellement courageuses seraient de réduire fortement les dépenses, modérément l’imposition, et de libérer les corsets réglementaires qui entravent l’activité ( ce qui ne coûte rien). 

          Mais la dette ne sera pas réduite : ceux qui la paieront ne sont pas encore nés, et ne votent pas encore. C’est ce que on appelle la "solidarité intergénérationnelle", ou, après moi le déluge.


          • Mouche-zélée 15 février 2009 15:01

            Le nouveau patron du pôle emploi, Christian Charpy, s’est augmenté de 20% dès son entrée en fonctions.
            275 000 € brut / an soit 22916€/ mois, taxé au plafond de 64 000€/an, il profite du bouclier fiscal !


            Voilà la donne Le Péripathe, un joli monde à la Sarkozy ....


          • Louisiane 15 février 2009 15:04

            L’Irlande a largement profité des subsides de l’Europe et a vécu à crédit assez longtemps. Cela lui a permis d’alléger la fiscalité sur les entreprises et d’en recevoir un grand nombre sur son territoire.
            Les prix ne sont pas les mêmes qu’en France et baisser le salaire des fonctionnaires n’a pas grande incidence sur le niveau de vie.
            Par contre, en France, le salaire des fonctionnaires n’a pas été réévalué au niveau de l’inflation depuis plus de 20 ans. Un fonctionnaire d’aujourd’hui gagne proportionnellement moins qu’un fonctionnaire des années 80.


          • Le péripate Le péripate 15 février 2009 15:25

             De très nombreux pays et secteurs profitent des subsides de l’Europe. Avec les mêmes subsides, on peut faire une bonne, ou une mauvaise politique.
            Quant aux salaires des fonctionnaires, que vous trouvez trop bas, l’Insee a calculé que le salaire médian du privé est de 18600 euros, contre 24500 dans le public.



          • karg se 15 février 2009 17:29

            C’est bien joli le salaire médiant, mais le niveau d’étude n’est pas le même, à diplôme égale on est mieux payés dans le privé. Commencez à comparer ce qui est comparable/


          • Mouche-zélée 15 février 2009 18:24

            Karg Se

            D’accord mais dans ce cas il faut TOUT prendre en compte.
            Nous ne sommes pas en train de parler de petits fonctionnaires .

            Donc les assurances à prix préférentiels, les crédits à taux préférentiels, la sécurité de l’emploi avec l’assurance de gagner plus demain qu’hier, la retraite, etc....
            Tous les avantages cumulés sans exeption .

            La différence de salaire entre public et privé se rattrape à ce niveau très rapidement.
            Si vous déduisez les économies en mutuelle, assurance habitation, assurance voiture, les crédits, l’évolution de salaire assurée, la sécurité de l’emploi ....
            Je pense que je n’irai pas pleurer sur le sort du boss de pôle emploi ....


          • Louisiane 15 février 2009 18:35

            Lorsque dans une société on en vient à considérer que ne pas pouvoir perdre son emploi c’est un avantage (autrement dit un "privilège"), c’est qu’il y quelque chose qui ne fonctionne plus.
            Si vous trouvez ça normal, dans ce cas assumez votre choix professionnel et laissez vivre les autres. Et cet "avantage" ne doit pas pour autant les empêcher de défendre leurs droits.


          • Mouche-zélée 15 février 2009 18:54

            Louisiane

            Vous-vous égarez, où ais-je parlé de privilège ?
            On me parle salaire, je réponds sur l’ensemble de ce qui peut faire partie de l’aspect financier .

            Oui la société va très très mal, ne pas pouvoir perdre son emploi, le plein emploi ce n’est plus vrai pour 95% des Français et c’est déplorable .
            A partir de 35 ans on est vieux sur le marché de l’empli d’après les études officielles, c’est pour dire !

            Vous savez, dans le privé vous pouvez être viré pour un rien même si cela vous échappe .

            Pour les choix professionnels nous n’avons pas toujours le choix, vous êtes au courant que des enfants peuvent payer les conneries de leurs parents et être interdits de fonction publique ?


          • Louisiane 15 février 2009 19:06

            Mouche zélée

            Je ne m’égare pas, je vais dans votre sens, mais ma phrase, je le reconnais, était mal tournée !


          • Le péripate Le péripate 15 février 2009 19:27

             Oui, bien sûr, les diplômes.... Le calcul d’une médiane est un agrégat, qui masque ce dont est composé le calcul. Mais, je refuse de me laisser égarer d’objection en objection. On a un problème de dépenses, et le niveau de prélèvement est historiquement au plus haut. Le cas irlandais montre que ceux qui ne perdront pas leur emploi peuvent accepter un sacrifice temporaire. Et comme le faisait remarquer quelqu’un, il faut assumer ses choix : rien n’interdirait effectivement à un fonctionnaire de partir dans le privé, n’est-ce pas ?

            Mais, ce sont là pures spéculations : je suis bien certain que ce ne sera la solution retenue.


          • karg se 15 février 2009 19:57

            Les perspectives de carrière sont plus étroite dans la fonction publique, les salaires montent doucement avec les échelons, mais pas de réel opportunuité de progresser comme on voit dans le privée. Plus de sécurité mais moins d’opportunuité. Franchement personnellement j’ai pas super envie de bosser dans le publique, même si c’est le principal employeur dans mon domaine.


          • sisyphe sisyphe 16 février 2009 05:23

            par Le péripate 							 														 (IP:xxx.x53.173.212) le 15 février 2009 à 15H25 							 							
            							

            															
            							

          • sisyphe sisyphe 16 février 2009 05:26

            par Le péripate (IP:xxx.x53.173.212) le 15 février 2009 à 19H27

            Oui, bien sûr, les diplômes.... Le calcul d’une médiane est un agrégat, qui masque ce dont est composé le calcul. Mais, je refuse de me laisser égarer d’objection en objection.

             smiley smiley smiley
            Et il parle sans arrêt de "pensée magique" !
             smiley


          • sisyphe sisyphe 16 février 2009 05:34

            Décidément, je crois qu’on ne fait pas plus con qu’un libertarien !
            Et nous en avons ici quelques caricatures !

            Tout va mal, le pouvoir d’achat est en chute libre, la précarité se répand, la dette explose et, la solution du Péripatate, c’est ; baissons les salaires, et ouvrons grand les portes au droit au licenciement ! smiley
            Du coup, il va y avoir une explosion du nombre de chomeurs, beaucoup moins de rentrées fiscales, et c’est l’état qui va devoir les payer ; d’où réexplosion exponentielle de la dette !

            Sacré docteur Diafoirus, le Péripatate !
            Les saignées seront remboursées par la Sécu ? Ah non, merde : trop cher !!
             smiley smiley


          • millesime 16 février 2009 09:35

            @le peripate
            le seul problème c’est que vous donnez le salaire dans le public "charges patronales comprises".... !


          • Le péripate Le péripate 16 février 2009 09:49

             Hum.... C’est l’Insee qui fait ce calcul, non pas moi. Mais je ne vois pas où est le problème. La distinction charges patronales/charges salariales est un artifice : le salaire est bien l’ensemble de ce que coûte le salarié à l’entreprise. 


          • wesson wesson 16 février 2009 10:37

            @Le péripate,

            Bonjour,

            "L’Irlande, en bien meilleure position car peu endettée"

            C’est tout particulièrement succulent de prendre l’Irlande en exemple.

            L’irlande qui prévoit une contraction du PIB en 2009 de 4% , qui baisse de manière autoritaire tous les salaires des fonctionnaires de 7%, qui a perdu le mois dernier 36.500 emplois (ce qui, rapporté à la France ferait une perte de 565.000 emplois, en 1 seul mois), et dont les prix de l’immobiliers dans les grandes villes s’effondrent de 50%.

            La réalité est que l’Irlande - comme la grèce d’ailleurs - est en état de quasi cessation de paiement. Il ne faudra pas 3 mois à ce pays avant que l’on ne découvre la réalité de la situation, en tout point comparable à celle de l’islande - à la différence notable que étant dans la zone Euro, l’irlande ne pourra pas "annuler" sa dette extérieure comme l’islande a pu le faire.

            Et au niveau des troubles civils, vu la vitesse avec laquelle les emplois se perdent là bas, ça risque de très vite commencer à chauffer sévère.

            Bref, un bien bel exemple à citer !


          • Le péripate Le péripate 16 février 2009 11:02

             Oui, c’est (en partie) vrai, et alors ? Il faut savoir d’où part l’Irlande, qui était il y a quelques années pas mieux lotie qu’un quelconque pays du tiers-monde. 
            Et si vous croyez que nous sommes, en France, à l’abri d’une cessation de payement, vous vous mettez le doigt dans l’oeil jusqu’au coude. Ca risque même d’être pire.


          • Mouche-zélée 16 février 2009 12:44

            Louisiane

            Pas de souci smiley
            Je ne suis pas épargé par ce mal moi non plus .... smiley


          • Mouche-zélée 16 février 2009 13:02

            Karg Se

            Vous devez être bien jeune pour encore rêver autant .
            Désormais avec un Bac+4 + 20 ans d’expérience dans un secteur de pointe, vous ne pouvez même plus prétendre au plein emploi .
            L’emploi, tout court est déjà une chance .

            Il y a 20 ans, je débutais avec plus de 16 000Francs/ mois, désormais c’est le SMIC ou le chômage .
            Même le SMIC est trop cher, quand vous êtes embauché avec diplômes et expérience de 20 ans au SMIC, c’est tout juste si on ne vous dit pas que c’est un cadeau pour vos beaux yeux .

            Même si la fonction publique vous semble peu attractive, c’est le rêve de 90% des Français .
            Les Français aiment leur fonction publique, mais de là à plaindre les fonctionnaires n’exagérez pas !

            Les salaires montent moins rapidement, les opportunités sont moins grandes, mais vous rêvez mon pauvre .
            Si vous pensez que le privé est un el-dorado, sachez que comme dans tous les el-dorados, il y a beaucoup d’appelés et très peu d’élus, aucune grille de salaires n’est respectée, la législation du travail n’en parlons pas, l’évolution de carrière vous serez viré avant d’être un employé qui coûte trop cher en cas de licenciement (à cause de l’ancienneté) .

            Cessez de rêver, nous n’en sommes plus là, à palabrer sur les salaires privés / fonction publique .
            C’était bon il y a 20 ans, désormais nous en sommes à tenter de préserver un minimum de fonction publique, alors les salaires ....


          • karg se 16 février 2009 16:42

            Je sais très bien que la situation est difficile pour tous les mondes, et que le publique à l’avantage de ne pas virer à 40 ans parce qu’on est trop vieux, mais reste qu’une carrière linéaire et morne n’est pas le rêve de tout le monde. 90% des français qui veulent être fonctionnaire, ça me laisse septique.


          • Jojo 15 février 2009 14:51

            Ça va donc encore plus mal et encore plus vite qu’annoncé et ça n’a rien de franco-français.

            Je vous cite,
            "Et si nous n’acceptons pas rapidement une réduction modérée des services publics et une augmentation modérée des impôts, nous assisterons ensuite impuissants à la liquidation d’une grande partie des services publics".

            J’ai bien peur que non seulement ça ne serve plus à rien, mais qu’en plus il n’y ait de modéré dans tout ce qui s’annonce que le ton que vous utilisez dans votre billet.


            Allez je vais rire jaune, j’ai bien l’impression que ça va devenir mon sport national pour un moment :

            En avril 2007, les ministres des Finances de la zone euro s’étaient mis d’accord pour éliminer leurs déficits "au plus tard en 2010", en fonction du contexte économique. La France a déjà obtenu, sous la pression du chef de l’Etat Nicolas Sarkozy, un report jusqu’en 2012.

            Le sinistre du nième portefeuille a déclaré solennellement (après le Cocorico d’usage) :
            Nous avons réussi à obtenir le report de nos engagements jusqu’à plus ample informé sur la pertinence du calendrier Maya.


            • Mouche-zélée 15 février 2009 14:58

              Jojo

              Le nouveau patron du pôle emploi, Christian Charpy, s’est augmenté de 20% dès son entrée en fonctions.
              275 000 € brut / an soit 22916€/ mois, taxé au plafond de 64 000€/an, il profite du bouclier fiscal !


              Si c’est ça les Sarko-économies, il peut repasser !


            • snowballing snowballing 15 février 2009 15:06

              Du coup, on comprend pourquoi le numéro d’appel de Pôle Emploi est maintenant surtaxé ! C’est pour lui payer son 13ème mois !


            • Jojo 15 février 2009 15:14

              Bonjour cher Tsé-Tsé,
              Exact. Et je vous ai beaucoup lu sur l’article NPA, vous avez des convictions respectables et que je respecte.
              Mais si je ne m’abuse le plafonnement de l’imposition devait en principe (entre autres), réduire les délocalisations et dissuader les grandes fortunes capables d’investir et donc de créer des richesses et des emplois d’aller s’installer ailleurs.
              Que la réalité se soit révélée différente de la théorie je n’en disconviens pas. Que ceux qui en aient bénéficié n’aient pas réinvesti grand-chose en France non plus. Mais, car il y a un mais :
              L’article semble d’ores et déjà annoncer 6 à 7% de déficits pour 2009 (rendez-vous compte, au lieu de les réduire comme prévu, vous les doublez en 2 ans). Je vois mal dans ces conditions, un Smic généreusement augmenté non ?


            • Mouche-zélée 15 février 2009 16:59

              Jojo

              Je ne fais partie d’aucun partie, à la limite je suis un "anarchiste du centre gauche " pour souligner les qualifications grotesques de Michèle Aligot Marie (aligot pour l’aliment )

              Pour ce qui est du plafonnement de l’imposition :
              1/ Un type qui gagne 1 300 années de SMIC en un an, ne mange pas 3900 repas par jour .
              2/ Ce type sait ce que signifie défiscalisation et paradis fical, donc il y investit, mais pas en France, comme on ne taxe pas les revenus du capital étranger ... CQFD
              3/ La france est le pays où déjà les patrons étaient les mieux payés d’Europe pour compenser les impôts.
              4/ Le type ayant de telles responsabilités ne s’ennuie pas à ouvrir une société personnelle en plus.
              5/ Avec de tels revenus il a déjà 5 maisons en France, il fait construire à l’étranger, sur des iles paradis fiscaux de préférence, pour éviter d’autres formes d’impôts et emmener ses économies en vacance.
              6/ Ce style de personne ne place jamais ses oeufs dans le même panier, il investit dans des valeurs loin de la France majoritairement des pays émergents ou des produits rentables made in USA.
              7/ Leurs famille et eux même adorent profiter des mesures sociales de notre pays, (un ami personnel, fils d’un fortuné entrepreneur est au RMI+APL mais papa lui donne une rallonge, bien entendu, son logement appartiens au concubin de sa tante, tout reste dans la famille, même les APL...)
              8/ Vous seriez ultra riche, et auriez le choix de passer vos vacances sur la côte d’azur surpeuplée ou dans un paradis à l’étranger où iriez-vous ?
              9/ Le yacht de bolloré et ses amis de fortune est sous pavillon Anglais, pourquoi à votre avis ?
              10/ Les équipages de leurs bateaux sont de quelle nationalité à votre avis ? (parce que le riche est radin)

              Quelques liens qui donnent des indices :
              http://www.scoopit.co.nz/story.php?title=Les_dessous_inattendus_de_laffaire_Madoff_en_France-1
              http://www.democratie-socialisme.org/spip.php?article989

              En résumé, si nous avions voulu déficaliser et garder l’investissement en France, il suffisait de créer un fonds d’état des revenus de l’ISF finançant des nouvelles entreprises ou de nouveaux projets d’avenir , et de verser des dividendes de ces investissemnents aux actionnaires (imposés) .
              Nous aurions transformé l’impôt en un investissement d’état donnant des dividendes, croyez-vous que ceux soumis à l’ISF se seraient plaints de cette évolution ?

              Il ne faut pas voir de patriotisme là où il n’existe pas, si vous avez vu les petits gosses de riches massivement en première ligne lors d’une guerre, ou même dans la résistance, il faut me le dire ce serai une première.


            • Mouche-zélée 15 février 2009 14:52

              Les preuves içi à ne pas oublier de lire les commentaires et voir les liens, instructif ....

              Chaque parole est désormais analysée et contrôlée, même si Agora-vox ne publie pas tous les articles un collectifs centralise les articles .
              Il auran bientôt dépassé les 900 mensonges recensés de GW Bush


              • Louisiane 15 février 2009 15:39

                A voir cette petite vidéo pour voir à quel point notre gouvernement est prêt à participer à l’effort pour redresser la France et réduire la dette publique :
                http://www.onnouscachetout.com/


                • Yena-Marre Yena-Marre 15 février 2009 16:31

                  Bonjour,
                  @auteur
                  Parfaitement d’accord avec vous sur un point : la nécessite de réduire les déficits .
                  Plutôt que de réduire le service public , voici quelques pistes aux quelles vous ne semblez pas songer .Réduction du train de vie de l’état par exemple :

                  Pas besoin d’un gros avion pour un si petit président , revendons le dernier caprice aérien de sarko .

                  Pas vraiment utile de déplacer la totalité des (m)sinistres en province pour l’annonce d’un plan fumeux contre la crise . 2 TGV mobilisés pour du vent ! Sans parler des milliers de flics .

                  Pas besoin de faire le tour de France pour présenter ses voeux , les déplacements du chef nous coûtent une fortune ! Sans compter le reclassement des préfets , ni de l’énergie dépensée par les manifestants .

                  Pas besoin non plus d’aller ridiculiser la France en permanence dans des sommets à répétition dans lesquels tous les participants sont tordus de rire à chaque fois que sarko prend la parole .

                  Après il y a d’autres pistes pour faire de économies :

                  Avons nous les moyens de s’offrir un autre porte-avions ?Surtout si il est aussi performant que le C.Degaule.
                   
                  Avons nous les moyens d’aller (r ?)établir la démocratie à l’autre bout du monde ? Surtout avec l’efficacité qu’on connaît .

                  La liste n’est pas exhaustive , avant de tirer à vue sur le service public et la protection sociale , occupons nous de serrer les boulons de ce coté là


                  • titi 16 février 2009 13:26

                    Même si ces sommes sont à notre niveau importantes, il n’empêche qu’elles ne représentent rien dans le budget de l’état.

                    Ce n’est pas avec des économies de bout de chandelle que le déficit sera résorbé.


                  • dezanneau 15 février 2009 18:06

                     Le creusement des déficits publics est provoqué exprès. Le creusement de la sécu également, puisque certaines ressources ponctionnées par l’Etat ne sont pas reversées au budget de la sécu : pas d’affectation des ressources en France ! ça permet de mettre en l’air un certain nombre de dispositifs profitant au plus grand nombre, tout en renforçant certaines positions de rente et en stigmatisant les Français au passage ! Ca permet aussi de masquer l’incurie qui règne dans la gestion des finances publiques par ailleurs puisqu’on focalise l’opinion sur ce dossier précis !...Sauf que là ils ont poussé le bouchon (système) tellement loin qu’ils ne peuvent plus engager de cessions d’actifs de l’Etat à un bon prix pour certains grands investisseurs de leurs amis : ça choquerait l’opinion ! (cf le dossier des autoroutes ou Bouygues-Areva en suspens...)
                    A cette adresse http://www.la-france-contre-la-crise.over-blog.com/ ma contribution sur la question centrale de la dette dans nos économies, l’impôt sur le revenu partant dans la poche des créanciers de la République, une fois et demie le budget de la recherche, ainsi qu’ une solution portant sur plus de 1200Md d’euros dans le cadre de la Francophonie pour une sortie de crise et l’émergence de fait d’un monde multipolaire...J’ y aborde aussi la question de la réforme territoriale...

                    PS : comment on fait pour les p’tits diables ? j’en aurais bien mis une floppée...mdr

                     


                    • Mouche-zélée 15 février 2009 18:17

                      100% bien vu sur l’intention de créer volontairement des déficits .
                      C’est bel et bien fait pour nous dire : Cela ne fonctionne pas, il faut privatiser .

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