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Accueil du site > Actualités > Economie > Le degré d’engagement des salariés en France

Le degré d’engagement des salariés en France

Franck Mougin, directeur des ressources humaines du groupe Danone, déclare dans un article de L’Express du 15 novembre 2006 : « La motivation des salariés est une condition impérative de croissance de l’entreprise. »

Ce même numéro de L’Express publie une étude réalisée par l’Observatoire du travail qui fait nettement ressortir une baisse générale de l’implication des salariés dans les entreprises par rapport à la précédente étude qui remonte à 2003. Le besoin impératif de croissance des entreprises peut-il aller de pair avec une baisse du niveau d’implication et de motivation de leurs collaborateurs ? Ce n’est pas nouveau de dire que le sens de l’action quotidienne dans l’activité professionnelle s’estompe ! Ce qui est nouveau, c’est la rapidité à laquelle ce niveau d’engagement, d’implication et de motivation des salariés se dégrade. Cette étude conjointe de L’Express et de l’Observatoire du travail est corroborée par l’enquête menée fin 2005 par le Cabinet Tower Perrins auprès de 86 000 salariés dans seize pays et qui fait ressortir qu’en France, les degrés d’engagement des salariés sont les suivants  :

  • Fortement engagés = 9%
  • Modérément engagés = 68%
  • Désengagés = 23%
    Source Towers Perrin
L’un des points communs de ces deux études est le sentiment du manque de reconnaissance évoqué par les salariés. Ce qui pourrait en partie expliquer pourquoi, deux ans plus tôt, les « désengagés » n’étaient que 18% contre 23% aujourd’hui. Que penser par ailleurs du constat qui fait ressortir que 68% de ces salariés ne sont que « modérément engagés » ? Peut-on décemment penser que l’on peut continuer à vouloir faire de la croissance, conquérir des parts de marchés, privilégier l’engagement et la créativité sans modifier sa façon d’être, de penser et d’agir ?

Quel sens devons-nous donner aujourd’hui au mot management ?


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31 réactions à cet article    


  • schroen (---.---.175.112) 23 novembre 2006 12:09

    Normal, j’ai Bac + 5, je suis payé 1300 € net/mois soit un salaire brut annuel de 19K€ avec des primes bien sur, mais ces prîmes sont le reflet de la Valeur Ajoutée que j’apporte à l’entreprise, mais pour ma direction mes primes font parti de mon salaire fixe !!!! Le tout bien sur en bossant de 8h00 à 20h00, je leur ai expliqué que j’avais dès freins à un investissement supplémentaire ( sachant qd meme que je leur rapporte plus de 16K€ de marge net par mois )sans augmentation de mon salaire fixe, je ne demandais pas des cents et des milles mais simplement une augmentation par rapport au cout de la vie sur Paris ( rien que de manger le midi me coute au bas mots entre 150 et 200 € pr mois , bien pas de TR, un pagnié de 3,1 € simple pour manger dans le 8 ème, et les plats préparé c’est bon pour les paysans ). Alors si les entreprises veulent des cadres super motivés il faut mettre la main au portefeuille, marre d’être payé au ratio horaire/payé comme un ouvrier bolivien dans les mines de sel.....


    • schroen (---.---.175.112) 23 novembre 2006 12:10

      Désormais je fais 39 heures chronos et rien de plus, faut pas exagérer


    • Yann (---.---.77.204) 23 novembre 2006 12:52

      On est passé au 35h il y a quelques temps déjà.


    • FYI (---.---.100.34) 23 novembre 2006 13:26

      Moi aussi je fais désormais stricto-sensus 35h smiley


    • LE CHAT (---.---.75.49) 23 novembre 2006 13:48

      tu ecris panier « pagnié » , le niveau des bac+5 aurait-il donc tant dégringolé ?je plaisante

      Mais , je te comprends , tant d’études pour une si maigre paye , il valait mieux être technicien de surface et pas se prendre la tête .

      De façon générale , il y a un grand malaise dans le privé à cause du mépris affiché par la direction pour les salariés qui même ayant beaucoup d’expérience ne sont jamais consultés , on leur préfere les cadres clinex mais incompétants .


    • précarité (---.---.236.222) 23 novembre 2006 15:40

      19 k€ pour un bac + 5 ?

      C’est du vol.

      Moi j’ai un doctorat et je suis à 53 k€ pour mon salaire d’embauche... J’ai pas tellement l’impression de me faire baiser.


    • père plex (---.---.206.113) 23 novembre 2006 17:59

      Cher docteur (en quoi ?) Le problème est plutôt de savoir si ce n’est pas toi qui baises ton entreprise et ceux que tu regardes du haut de ton bonnet (d’âne ?). Ceux qui sont comme décrits ci-dessus sont légions. Rassure-moi : tu es d’une autre trempe, alors bravo.


    • Leekid (---.---.131.82) 23 novembre 2006 12:15

      Le beurre et l’argent du beurre. D’un coté, on veut des employés motivés, impliqués, de l’autre, rogne sur les salaires, intensification du travail, traitement ’kleenex’, etc. On ne peut pas tout avoir. Quand les entreprises traiteront autrement les salariés, les salariés estimerons autrement leur entreprise. Cet article fait finalement état de quelque chose de très logique : aime moi, montre le moi, et alors je te le rendrai bien.


      • Yann (---.---.77.204) 23 novembre 2006 12:54

        C’est tellement simple. Mais pourquoi les dirigeants (ces têtes-pensantes)ni pensent pas ?


      • FYI (---.---.100.34) 23 novembre 2006 13:36

        C’est simple parce qu’ils se croient en position suffisamment en force pour se permettre de nous traiter de la sorte. smiley

        C’est certainement calculé smiley

        Un salarié satisfait me coûte tant en plus par rapport à un salarié moins satisfait (maintenant il faut adapter le curseur de la non satisfaction tel qu’il n’y est pas rupture smiley ) et tout ceci fois le nombre de salarié smiley

        Comment ils maintiennent cette pression ? simple la peur du chômage et du nombre de chômeur smiley

        Et pourquoi ça marche ? simple aussi car les français ne se mobilisent pas suffisamment smiley


      • (---.---.246.94) 23 novembre 2006 13:36

        bon il y a déjà eu un même article sur Avox traitant de cette question. J’y ai donné mon avis. Je vous invite à vous y reporter. Ma position était la suivante :

        En tant que chef d’entreprise, je ne vois pas pourquoi donner de la motivation à mes salariés. C’est à eux de se débrouiller pour tracer leur route et trouver la motivation dans leur travail. S’ils n’y arrivent pas, je ne peux rien faire, je ne suis pas leur papa à devoir leur indiquer le chemin. smiley


        • LE CHAT (---.---.75.49) 23 novembre 2006 13:57

          je me souviens de cet avis ,mais c’est toujours aux salariés de devoir jouer au mc gyver pour combler les manques de la direction . et quand on a une solution , c’est toujours trop cher , c’est pas dans le budget . Les cadres dans les entreprises sont devenus des gestionnaires . toute initiative est malvenue et les salariés ne peuvent pas être motivés tant ils sont rabaissés au niveau de simples executants par les cadres clinex incompétants croyant détenir la science infuse . comment est-il possible d’être motivé dans ces conditions ?


        • odlhp (---.---.63.162) 23 novembre 2006 14:26

          Je crois qu’il faut prendre en compte la taille de l’entreprise et également le domaine dans lequel est cette entreprise. J’ai personnellement remarqué que plus l’entreprise est importante, moins les salariés sont considèrés d’un point de vue humain. D’autre part, si le secteur économique est en phase de crise, les managers n’ont aucun interet à chercher à motiver leur personnel, la peur du chomage maintient les troupes dans l’entreprise. Par contre, dès que le marché repart, comme c’est le cas actuellement dans l’informatique de gestion, les entreprises commencent à se réveiller dès que le taux de turnover s’agite. Cela dit, je suis d’accord avec vous, c’est au salarié de trouver la motivation et l’interet pour son travail, et je reconnais que ca doit etre bien difficile en étant payé au lance-pierre après 5 années post baccalauréat. La reconnaissance ne passe pas forcément par l’argent. Un simple « merci » écrit est déjà bien difficile à obtenir de nos jours de la part d’un manager. Sait-on jamais, si dans un futur proche, l’entreprise avait besoin de se débarasser du collaborateur, il vaut mieux qu’il n’y ait pas de trace écrite de la satisfaction que ce collaborateur a pu apporter par le passé...


        • Leekid (---.---.245.186) 24 novembre 2006 09:01

          De motivations essentielles au travail, il n’y en a que deux : l’épanouissement de soi au travail (auquel cas, l’employé le revaudra bien à l’employeur) et l’argent. Tout le reste c’est de la littérature ou du conditionnement forcé (répète après moi, cent fois, « j’aime me sacrifer pour mon entreprise qui en retour me donnera des clopinettes »). Or, la plupart du temps, l’épanouissement de soi au travail ne concerne qu’une minorité de gens. Alors que reste-t-il ? La motivation pour l’argent. De ce coté là, ca va pas fort non plus. Donner 1/4 du temps de sa vie pour un boulot qui ne nous plait pas et qui, de surcroit, ne nous permet pas non plus de vivre décemment, on a vu plus motivant comme situation. Donc, épanouissement et salaire décent sont sur un bateau, épanouissement et salaire décent tombent à l’eau, que reste-t-il ? Rien. Alors si en tant que chef d’entreprise, vous ne voyez pas comment donner la motivation à vos employeurs, ni même envisagez de le faire car vous trouvez cela trop paternaliste, ne vous étonnez pas du constat fait par cet article.


        • Leekid (---.---.245.186) 24 novembre 2006 09:04

          Rectification : il fallait lire « à vos employés », et non « à vos employeurs »...je pense que vous aurez corrigé de vous-même :)


        • (---.---.79.7) 23 novembre 2006 15:35

          C’est un faux problème.

          Cause : effet pervers car non régulé des stocks options.

          Ces actionnaires là vampirisent litteralement l’économie .. !!

          On demande toujours plus de rentabilité (donc on accentue la pression) à l’entreprise et au salariés, mais le capital est majoritairement absorbé par ces nouveaux vampires .... !!!

          Ne cherchez pas plus loin une des cause majeure de la démotivation générale... !!

          Qui ouvre de vrais débats et parle vraiment de ces vrais mafias qui vampirisent le système de l’économie mondiale ?

          A part Denis Robert...et sans vouloir lui faire de la pub, je pense que pointer les vrais problèmes est plus utile que de faire la politique de l’autruche en s’inventant de faux débats pseudo sociologiques..pour se rassurer. !!!

          Il est sain d’être motivé par l’argent , à fortiori quand celui ci est le résultat d’un travail fourni et ce quelqu’il soit ; mail il est malsain

          L’argent est plus que jamais le nerf de la guerre...et actuellement nous vivons aussi une sale guerre a ce niveau là et pire qui ne dit pas son nom, moi je la nomme .


          • karg se (---.---.12.179) 23 novembre 2006 16:40

            il y a d’un part un conflit entre les 3 constituants de l’entreprises :

            - l’actionnaire qui veut des dividendes, donc peut d’investissement et une compression maximal des salaires.

            - le management qui est souvent payé en fonction de la taille de l’entreprise donc il a interet a ce que l’entrprise se developpe.

            - les employés qui eux veulent gagner un maximum eux aussi.

            Résultat du conflit dépend des rapports de force, aujourd’hui les actionnaires ont tous pouvoirs :

            - les cadres n’ont pas les moyens de leurs ambitions car croissance de l’entreprise (et de leurs revenus) réduirai les revenus des actionnairs (mais pas leur capital)

            - les employés ne sont pas (ou rarement) interressé aux bénéfices, ils n’ont aucun interet a travailler plus pour rien.

            bilan : cadres kleenex sans illusion employés précaires démotivé un rapport de 100 entre les revenu des employés et des administrateurs ! (USA) l’entreprise c’est d’abord du social, un groupe d’individu.

            Ya suffisament eu de recherche en sociaux de l’entreprise pour expliquer la situation actuel, je pense que ca ne peut qu’empirer. Rare sont les actionnaires fiers quand leurs employés se payent des maisons (le seul que je connais dans ce cas est priopriétaire de sa PME).


            • karg se (---.---.12.179) 23 novembre 2006 16:40

              il y a d’un part un conflit entre les 3 constituants de l’entreprises :

              - l’actionnaire qui veut des dividendes, donc peut d’investissement et une compression maximal des salaires.

              - le management qui est souvent payé en fonction de la taille de l’entreprise donc il a interet a ce que l’entrprise se developpe.

              - les employés qui eux veulent gagner un maximum eux aussi.

              Résultat du conflit dépend des rapports de force, aujourd’hui les actionnaires ont tous pouvoirs :

              - les cadres n’ont pas les moyens de leurs ambitions car croissance de l’entreprise (et de leurs revenus) réduirai les revenus des actionnairs (mais pas leur capital)

              - les employés ne sont pas (ou rarement) interressé aux bénéfices, ils n’ont aucun interet a travailler plus pour rien.

              bilan : cadres kleenex sans illusion employés précaires démotivé un rapport de 100 entre les revenu des employés et des administrateurs ! (USA) l’entreprise c’est d’abord du social, un groupe d’individu.

              Ya suffisament eu de recherche en sociaux de l’entreprise pour expliquer la situation actuel, je pense que ca ne peut qu’empirer. Rare sont les actionnaires fiers quand leurs employés se payent des maisons (le seul que je connais dans ce cas est propriétaire de sa PME).


              • Yann (---.---.77.204) 23 novembre 2006 17:21

                Licenciement economique. L’entreprise est delocalisée, je suis licencié, et on me demande de continuer a travailler jusqu’au dernier moment pour envoyer la marchandise à la nouvelle usine, en le faisant bien (préparer le mieux possible pour que les autres qui prenaient notre place aient le moins de boulot possible pour demarrer), et en y ajoutant des choses que l’on a demandé et jamais eu, et qui aurait facilité le travail tout en le rendant plus efficace. Alors de qui se fout-on en demandant aux employés d’etre motivé.


                • Galib (---.---.0.8) 23 novembre 2006 18:14

                  Je ne suis pas d’accord sur le commentaire du chef d’entreprise. La motivation et l’implication des salaries (et des travailleurs en general) est une chose extremement complexe. Voici une liste de quelques facteurs parmi les plus importants pour la motivation (je ne pretends pas les connaitre tous et cela depend) :
                  - le profit en est un mais pas forcement le principal.
                  - apprendre, augmenter son savoir et son experience est un puissant facteur de motivation.
                  - la reconnaissance du travail accompli et de l’experience, de la part de ses collegues, de la part de la hierarchie, et de ses interlocuteurs exterieurs.
                  - avoir les moyens (temps, formation, objectifs realistes) de realiser convenablement les taches assignees.

                  Et le role de la hierarchie est preponderant en ce qu’il doit creer les conditions pour que tout ces differents facteurs soient reunis. Un chef qui ne dit que ce qui va mal ou qui s’approprie les idees des autres, c’est demoralisant. Sur les 4 points cites precedemment, la hierarchie - reduite au seul chef d’entreprise dans le cas des TPE - en determine 3 completement et un partiellement. Et j’ajouterais qu’il est certainement beaucoup plus facile de detruire la motivation que de la creer.


                  • thinair (---.---.188.135) 23 novembre 2006 20:03

                    « Quel sens devons-nous donner aujourd’hui au mot management » ? Il faut l’élargir. Il y a le « management by walking » (se rendre sur place, constater de visu, parler aux employés/partenaires), le « management by objectives », etc, et tant d’autres méthodes pour motiver les employés.

                    Les types de management sont innombrables et varient selon les cultures, les produits et les entreprises.

                    Le mot management est cousin de Manège (de chevaux), et de ménage - économie du groupe familial. Il se traduit par gestion. Comme on le voit, le terme est très ouvert et se prête à une multitude de sens et donc d’interprétations.

                    Maintenant, que les entreprises se plaignent du désintéressement et de l’apathie de leurs personnels, rien d’anormal à cela. Elles ne font que constater leur échec à motiver psychologiquement et à intéresser pécuniairement leurs personnels. En règle générale, et de manière très théorique pour les employeurs, les employés sont toujours trop payés, et ils en font toujours trop peu. Le rêve de l’entrepreneur serait d’avoir un poste salaire égal à zéro, mais c’est difficile à réaliser. Les gens ont cette fâcheuse tendance à mourir s’il ne sont pas nourris, ou à regimber si on les exploite trop. Les robots, de plus en plus présents dans l’industrie ne présentent aucune difficulté quant à leur motivation. Mais ils ne sont pas très indépendants. Il faut les gérer.

                    Le dilemme est, et restera, cruel pour les gestionnaires. Lisez, si vous en avez le temps « le talon d’acier » de Jack London. Je sais, ça fait ringard, mais ça laisse rêveur quand même. Pour les temps modernes, voyez les MBA’s frais émoulus (fraisés et moulus), manieurs de carottes et de bâtons. Ils vous conseilleront.


                    • herbe herbe 23 novembre 2006 20:50

                      Je partage la sensation de beaucoup de commentaires.

                      Qu’on pourrait résumer par : « on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre »

                      J’aimerais entendre des chefs d’entreprise avec le même discours que Nicolas Hayek sur France inter le 11/11/2006 (rue des entrepreneurs).

                      Ce discours est le seul à même de motiver, d’entraîner voire d’enthousiasmer !

                      Si vous avez 50mn (pas évident je reconnais, mais ce ne sera pas du temps perdu) suivre le lien si contre...


                      • herbe herbe 23 novembre 2006 20:52

                        Avec le lien cette fois ci ! http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/ruedesentrepreneurs/index.php?id=49127

                        Je partage la sensation de beaucoup de commentaires.

                        Qu’on pourrait résumer par : « on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre »

                        J’aimerais entendre des chefs d’entreprise avec le même discours que Nicolas Hayek sur France inter le 11/11/2006 (rue des entrepreneurs).

                        Ce discours est le seul à même de motiver, d’entraîner voire d’enthousiasmer !

                        Si vous avez 50mn (pas évident je reconnais, mais ce ne sera pas du temps perdu) suivre le lien si contre...


                      • (---.---.133.124) 23 novembre 2006 21:04

                        Je viens de lire les commentaires , dans l’industrie, c’est comme en pharmacie, on en a marre des conneries de ces énarques qui devraient penser et qui ne font que ruiner la France ,d’un coté la santé, de l’autre l’industrie ...pourquoi y a t-il encore cette école en France ??pourquoi ne se contentent-t-ils pas de faire ce pourquoi ils sont formés= > l’administration < = et c’est tout. Que font-ils à la tête de partout, en éliminant les vrais dirigeants, avec leurs beaux discours mais rien derrière ! aucune vision , toujours au coup par coup.


                        • Forest Ent Forest Ent 24 novembre 2006 00:29

                          Les énarques, c’est dans le public.

                          Moi, ce que je vois surtout débarquer dans le privé depuis 10 ans, c’est des MBA-finance/« conseil », c’est à dire des gens formés à la finance, bien ou mal, souvent mal, et qui n’ont pas la moindre idée des choses de la vie opérationnelle et industrielle. Ils sont capables d’apprécier l’innovation, pour autant qu’ils arrivent à se la représenter sous forme comptable, mais n’arrivent absolument pas à appréhender le fait que l’innovation provient de la compétence, et que celle-ci se cultive sur le moyen et long terme par le respect et la fidélité. Ils sont persuadés que toute main d’oeuvre est rachetable. Peut-être ont-ils raison ... smiley


                        • axion (---.---.174.250) 24 novembre 2006 07:44

                          Les raisons sont multiples.

                          L’une d’elle, peu évoquée, est la suivante : Notre société occidentale voit agir de grands mouvements de changement.

                          1) Contrairement à la génération précédente, un salarié n’entre plus dans une entreprise à vie.

                          2) Contrairement à la génération précédente, la socialisation n’est que peu assurée par le travail, mais davantage par le mode de vie (voire, par la consommation).

                          3) Le « rééquilibrage » vie personnelle / vie professionnelle est presque devenu un dogme.

                          Notre société vie en ce moment probablement une période de transition, ou nous voyons une miodification fondamentale des VALEURS, ou l’EGO a pris une place surdimensionnée. (« C’est mon choix ! », petite phrase qui semble tout justifier, et qui plait tant.)

                          Ces changements de points de reperes, de valeurs de notre société entraîne des modification du rapport à l’entreprise qui se traduisent par les sondages sus-mentionnés.

                          Cela a déjà entraîné des modifications des pratiques de management des meilleures entreprises, notamment par une inversion de la pyramide hiérarchique (où le management se donne comme rôle d’être le support et le promoteur des idées de la base).

                          Axion.


                          • MrPiment MrPiment 24 novembre 2006 10:39

                            Je crois que les causes que vous évoquez ne sont en fait que les conséquences...

                            Cela fait plus de 20 ans que les conditions de vie des gens se dégradent (sous-investissement à l’école, insécurité,...) et que les entreprises (leurs dirigeants) voient leurs employés plus comme des morceaux de viande bon à effectuer une tâche et tant qu’à faire pour le moins cher possible et surtout qu’ils la ferment !

                            Comment voulez-vous que dans ces conditions des gens aient envie de s’impliquer dans leur boulot ? Autant effectuer un « rééquilibrage vie personnelle/vie professionnelle » car désormais c’est uniquement dans la première que je vraiment pouvoir m’épanouir.

                            Le fait que les gens se replie sur eux-même et ne reste plus dans une entreprise à vie est une simple conséquence de cette dégradation générale. En effet si je me sens bien dans mon entreprise, que l’on me valorise, etc... Pourquoi irais-je voir ailleurs ? Avoir 10% de turnover n’est même plus un problème c’est même devenu normal pour les dirigeants !

                            Les actionnaires sont ceux qui ont le plus profité de la « croissance » ces 20 dernieres années, combien de salariés des entreprises du CAC40 ont bénéficié des « profits records » clamé dernièrement avec fierté par tous les marchés ? Réponse : vous en connaissez ?

                            Pourquoi s’investir plus alors que l’on y gagne rien ?

                            Je discutais avec des amis récemment et grosso-modo nous nous sommes tous accordé sur ceci : Nous sommes payé aux 35 heures et nous dépassons ce quota fréquemment (partir plus tard, mangé vite fait,...) car nous voulons bien faire notre travail voire mieux que bien. Mais faire cela ne nous permet pas pour autant de recevoir la moindre heure sup ou même un remerciement en retour... Et bizarrement c’est partout pareil ! Bref à la longue on s’aperçoit que partir à l’heure ou continuer à donner plus ne vous différencie même pas des autres, alors pourquoi continuer ?

                            Le plus fort c’est que vous donner des heures sup c’est pénaliser l’équipe et le projet, puisque celui-ci va du coup couter plus cher à l’entreprise et donc être mal placé dans la grille...


                          • loga (---.---.161.182) 24 novembre 2006 10:27

                            @axion Exacte la notion de continuité dans une entreprise avait plusieurs avantages : le savoir faire ,le partage de celui cI par les anciens et être capable de faire:cela donnait une sorte de motivation.

                            Il y a une chose qui demotive aussi c est l ordinateur car souvent les programmes sont faits par des gens qui ne sont pas sur le terrain . Essayer de quantifié le temps perdu parfois pour le « progrés » quand il n y pas de pbs ou de changements de programmes.

                            le vie perso est la contrepartie de l ’équilibre sans vie perso :stress. Il y a aussi la déprime de la vie perso plus le travail impersonnel qui créent des pbs de santé.

                            Les financiers sont les plus grands responsables dans ma boite on a mis en préretaite un ouvrier « trop agé » et pas assez (de plus syndiqué) adaptable à l esprit d évolution de l entreprsie :pas de bol c est le seul qui connaissait le produit depuis sa création .

                            La dir a essayé de le réembauché mais je vous laisse déviner la réponse de cette personne . Conclusion un jeune embauché de haut niveau qui essaye de comprendre ,qui est harcelé car pas assez rapide .... et qui pense déjà à partir.

                            mieux vaut en rire et ne faire que ses 35H


                            • toulouse (---.---.141.11) 24 novembre 2006 10:28

                              Je fus, pendant 8 ans, delegué syndical et delegué du personnel de la srtucture dans laquelle je travaille. Cette expérience m’amene à certaines conclusions, conclusions qui ont motivées ma demission, ainsi que celle de mon camarade, delegué du personnel. Un delegué, quand il se retrouve fasse à son employeur dans une réunion n’a en fait strictement aucun moyen de peser dans la balance de la négociation. Négocier, pardonnez ma naiveté, c’est quand chaque parti mets du sien pour arriver à s’entendre, chacun perd un peu au profit de l’autre, et gagne un peu aussi !! Oui mais voila, la realité est toute autre ! dans la plupart des cas l’employeur vous dit, c’est comme ça et pas autrement ! oh bien sur pas toujours, il ya un petit pourcentageou il aacéde à vos requêtes. Quan il s’agit de déplacer la poubelle ou le panneau d’affichage syndical !! Par contre ,aprés, tous les comptes rendus de réunions stipulent qu’il y a un bon dialogue social puisqu’on s’est assi autour d’unbe table. A tous ceux qui maugréent contre l’utilisation exagérée du droit de grêve en France, peut être y a t-il dans ce que je viens de décrire un élement de réponse. Quand on fait grêve on perd de l’argent, mais quel autre recours ???


                              • Galib (---.---.0.8) 24 novembre 2006 11:11

                                Toujours sur la motivation, il y a un autre phenomene qui participe au desengagement des salaries, c’est le recours beaucoup plus important a la sous-traitance, a la prestation de service et aux contrats precaires. Un sous-traitant et un prestataire ont moins de controle sur leur travail qu’un salarie de l’entreprise pour laquelle ils effectuent ce travail et ils se trouvent en plus eloignes de leurs collegues et patrons puisque detaches. De son cote, l’entreprise faisant appel massivement a ces contrats se debarasse completement de toutes les contingences liees a la motivation de ces personnels tout en exigeant une qualite de service optimale et un cout toujours moindre. Le prestataire se retrouve le cul entre deux chaises avec peu de choses a attendre de l’entreprise l’employant - pas de nouvelles, bonnes nouvelles - comme de l’entreprise dans laquelle il effectue sa prestation. Quant au precaire, a moins d’avoir une reelle chance de convertir son contrat kleenex en quelque chose de durable par la suite, son investissement sera a la mesure de la duree de son contrat. Et le naif qui se fait avoir une fois parce qu’on lui aura fait miroiter un CDI imaginaire se gardera bien de s’investir trop par la suite. Et ne pas etre motive ou implique ne veut pas dire que l’on fait mal son travail. La plupart des gens s’appliquent a faire un boulot correct simplement par amour propre. Mais ils ne feront pas plus.


                                • louis mandrin (---.---.45.205) 28 novembre 2006 13:40

                                  il n’y a qu’une seule motivation maintenant pour tout le monde dans la boite, la fin du poste, les cadences, la production, rien à foutre, les gens en ont vraiment plus que marre de se faire presser comme des citrons sans rien en retour, même pas la considération....et s’ils sont pas content, ils ont qu’à aller en chine voir si les ouvriers sont plus motivés qu’ici à travailler pour dix fois mois et trois fois plus....la corde a trop été tirée...elle est cassée, et ils ne le savent pas

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