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Accueil du site > Actualités > Economie > Le détournement de l’argent public des plans de relance

Le détournement de l’argent public des plans de relance

Les contribuables français pensent que les fonds publics des plans de relance sont utilisés pour le développement d’entreprises qui créent des emplois en France.

En réalité, cet argent est souvent distribué à des entreprises du CAC 40, à l’affut du moindre euro d’aide publique. Celles-ci ne se sentent pas pour autant redevables et n’hésitent pas à délocaliser à chaque fois qu’elles le peuvent.

Une autre part de ces deniers de l’État alimente des fonds d’investissement qui financent essentiellement des projets innovants rarement créateurs d’emplois en France car soumis aux exigences du capital investissement avec l’obligation de produire dans les pays à bas coûts. 

LE BUSINESS DES FONDS D’INVESTISSEMENT

Vous disposez d’un réseau relationnel de haut niveau. Vous côtoyez la fine fleur du grand capital et des personnalités politiques parmi les plus influentes mais vous n’avez ni entreprise innovante, ni projet innovant et aucune compétence particulière. Vous n’avez surtout pas envie de vous embarrasser avec une entreprise industrielle, la gestion de son personnel et des semaines de 60 ou 80 heures pour des résultats financiers souvent mitigés. Pourtant vous aimeriez bien vous aussi profiter de la manne financière de plusieurs dizaines de milliards d’euros des plans de relance et autres fonds publics à portée de réseau ! 

Créez un fonds d’investissement et rejoignez la caste des initiés du microcosme du capital investissement ! 

Vous pourrez vous aussi jouez au Monopoly avec les impôts des français. Vous vous enrichirez davantage qu’en créant une entreprise industrielle, les risques seront moindres et vous vous fatiguerez moins. Vous pourrez même installer votre siège hors de France.  

Investissez ou trouvez 1 ou 2 millions pour amorcer la pompe à fric, puis demandez 1 ou 2 million d’euros à « CDC entreprises ». Ils alimentent déjà 12 « fonds de fonds » et plus de 200 fonds directs en France et à l’étranger, alors un de plus ou un de moins, cela n’a guère d’importance, surtout si vous êtes introduit par une personnalité de premier plan.

Citons le cas de « CDC capital investissement », une autre filiale de CDC (Caisse des Dépôts et Consignations) qui a fait en octobre 2006, un chèque de 800 millions d’euros au milliardaire belge Albert Frère, pour l’achat de sa chaine de restauration rapide QUICK, qui ne valait deux ans plus tôt, selon son propre PDG, que 300 millions d’euros.

Malgré cette prodigalité, un investissement de la CDC qui, par ailleurs, gère près de 250 milliards d’euros constitue toujours précieux sésame. Muni de ces premiers fonds, faites ensuite le tour des investisseurs, organismes ou dispositifs  et dites que votre fonds, expert en hautes technologies et autres produits innovants, investira uniquement dans des projets novateurs et porteurs de croissance mais surtout pas dans l’industrie manufacturière traditionnelle lorsqu’elle produit en France, source de conflits sociaux, (aucun fonds sérieux ne le fait !) et peu conforme avec votre vision éclairée d’un monde de demain ouvert à la mondialisation et à la construction duquel vous souhaitez apportez votre expertise en ingénierie financière internationale.

Plans de relance, Fonds stratégique d’investissement ou Grand emprunt, tous les dispositifs et organismes seront ravis de vous confier de l’argent public et se féliciteront de créer un effet de levier pourtant peu souvent avéré. 

L ‘EXPERTISE DES FONDS D’INVESTISSEMENT 

Citons l’exemple de l’entreprise française de prêt à porter pour jeunes femmes « MORGAN de toi ». La marque créée en 1968 était vendue dans prés de 500 point de vents et possédait prés de 200 boutiques en propre, lorsqu’en 2006, le puissant fonds APAX PARTNERS (35 milliards de dollars de capitalisation), propriétaire de 40 % des parts de société depuis 1998, a évincé les fondateurs de l’entreprise pour en prendre la direction.

Deux ans plus tard, après plusieurs erreurs de stratégie, dont la délocalisation de la production en Chine, la clientèle fuyait et l’enseigne déposait le bilan. Fort heureusement, le groupe BEAUMANOIR à repris et sauvé l’entreprise mais ce cas nous interroge sur les compétences et la pertinence des conseils prodigués aux entreprises par les experts du capital investissement. 

LA FIN D’UN LEADER

L’ancien leader européen du Photovoltaïque PHOTOWATT, pourtant à la pointe de l’innovation pendant 30 ans, a dû, faute d’aides financières de l’État et de financement des banques, déposer le bilan en novembre 2011 avant de tomber dans le giron d’EDF.

Le FSI (Fonds Stratégique d’Investissement) dont l’objet était « d'apporter les fonds propres indispensables aux entreprises françaises stratégiques, confrontées à la crise », avait refusé d’aider l’entreprise la plus innovante de France ou d’Europe en matière d’énergie solaire !

Ce refus de financement de l’État nous démontre qu’il ne suffit pas de présenter un projet créateur d’emploi ou d’être un champion de l’innovation, pour avoir accès aux dispositifs d’aide aux entreprises. Il semble que l’appartenance à un réseau politique influent ou au réseau du grand capital, constitue la clef pour accéder aux grands dispositifs de relance de l’économie. .

ASSAINIR LE FINANCEMENT DES ENTREPRISES 

François Hollande a déclaré durant la campagne présidentielle, vouloir assainir le monde de la finance et peut-être devrait-il commencer par mettre fin à ces pratiques plus proches du système mafieux que de la pratique républicaine afin que l’on juge les projets sur des critères plus objectifs. Les fonds d’investissement parasitent les fonds publics destinés au développement des PME et cela génère une déperdition de l’argent public au lieu de l’effet de levier escompté.

Rappelons l’échec de ces mécanismes utilisés à outrance lors du plan de relance de 35 milliards d’euros qui n’a créé ou sauvé, selon les sages de la cour des comptes, que 20 000 à 70 000 emplois et du grand emprunt de 34 milliards d’euros qui en a généré encore moins. Au moment où l’État demande de plus en plus de sacrifices aux contribuables, peut-être conviendrait-il de faire l’économie de ces intermédiaires, en finançant directement les entreprises en recherche d’aide pour leur développement.

Par ailleurs, on peut s’étonner que depuis 2008, Patricia Barbizet, N°2 du groupe PPR (Pinault-Printemps-Redoute), soit l’un des administrateurs du FSI, fonds d’investissement doté de 20 milliards d’euros d’argent public, et en préside également le comité d’investissement. 

PPR est un grand groupe du CAC 40 dont la délocalisation de la production des articles vendus dans les magasins (Conforma, Printemps, La Redoute, Fnac), a mis au chômage les dizaines de milliers d’ouvriers employés chez les sous-traitants. Qui peut croire que sa dirigeante choisisse d’aider les entreprises dont le développement créera des emplois en France. Il nous semble que François Hollande devrait maintenant nommer une personnalité moins impliquée avec les grands groupes et le grand capital. 

LE LEURRE DE L’INNOVATION

La Banque Publique d’Investissement voulue par François Hollande, sera vraisemblablement composée d’anciens organismes et dispositifs déjà existants qui ne sont jamais parvenus à transformer les milliards d’euros qui leur sont confiés en un nombre significatif de véritables emplois, et investira encore uniquement dans l’innovation.

L’antienne des produits innovants, déjà répétée en boucle depuis 35 ans par nos personnalités politiques, nous est à présent resservie pour exclure les industries manufacturières traditionnelles des dispositifs de financement.de l’économie.

Le mythe des produits innovants qui devaient fournir un emploi à chacun d’entre nous, est associé au dogme néolibéral du libre échange qui préconise la délocalisation de notre industrie manufacturière des biens de consommation. Cette politique dont François Hollande a toujours été un ardent partisan, montre son inefficacité et plusieurs millions de personnes au chômage en paient le prix.  

Cependant, il convient d’accorder crédit aux promesses de réindustrialisation de notre nouveau Président et puisque l’emploi est sa priorité, ne doutons pas de recevoir bientôt une invitation de l’Élysée ou du ministère du Redressement Productif pour exposer notre projet de relance de l’industrie manufacturière des biens de consommation. 

Francis JOURNOT 

 

Mouvement associatif RENDEZ NOUS NOTRE INDUSTRIE !

www.vetements-made-in-france.com et www.rendez-nous-notre-industrie.com sont des associations citoyennes indépendantes et sans appartenance politique


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69 réactions à cet article    


  • jef88 jef88 19 juin 2012 13:52

    Je résume !
    On lance la fabrication de produits innovants dont on peut se passer
    On délocalise les produits utiles et nécessaires .

    Par le principe des vases communicants nous nous retrouverons avec le niveau de vie de la Chine et de l’Inde....
    MAIS CE NE SERA PAS PERDU POUR TOUT LE MONDE


    • Chiitedeservice subcommandante 20 juin 2012 12:52

      Ne vous étonnez pas, ces gens la controle tout : controle du monde


    • Romain Desbois 19 juin 2012 13:53

      Merci pour cet artcle. Je connais quelqu’un qui a accès aux entreprises qui touchent le FSI, selon lui la plupart ne devrait pas en bénéficier étant en très bonne santé financière.


      • Le péripate Le péripate 19 juin 2012 14:42

        Nous pourrions inscrire dans la constitution l’interdiction à l’état de subventionner les entreprises.


        • Le péripate Le péripate 19 juin 2012 14:51

          Car dans une subvention il y a ce que on voit, l’argent donné à untel, et ce que on ne vois pas que cet argent va manquer à d’autres à qui il a été pris.

          Si ça s’arrêtait là, on pourrait considérer qu’il s’agit d’un simple changement de poche, hors toutes questions morales et que la richesse globale n’a pas changé .
          Mais il y a pire. La subvention ne tombe pas toute seule, il faut consacrer du temps et des efforts pour l’obtenir. Ceci à un coût. Lequel ? Jusqu’à concurrence de la subvention espérée, laquelle est un plafond. Donc les groupes ou individus en chasse de subvention vont dépenser une fraction de la subvention espérée dans le but, hypothétique, de l’obtenir.

          Et là il y a destruction de richesse.
          C’est connu sous le nom délicieux de théorème du sapeur Bitur Camember.


        • samuel 19 juin 2012 14:53

          De fait, ce n’est pas l’Etat qui verse de l’argent aux entreprises mais ce sont des fonds d’investissements privés qui gère l’argent de la CDC.

          Visiblement cela fait une énorme différence...


        • Le péripate Le péripate 19 juin 2012 14:56

          Vous voulez dire entre énarques.


        • samuel 19 juin 2012 15:04

          Je ne veux rien dire de tel.


        • Le péripate Le péripate 19 juin 2012 16:35

          Vous êtes confus. C’est bien de l’argent public ? Et le privé que vous évoquez, on y retrouve bien des énarques, copains comme de juste d’autres énarques politiciens ? Et ces énarques font bien partie d’un jeu de chaises musicales, un coup ministre, un coup dirigeant d’une entreprise privé à la française, c’est à dire très peu privé...

          Bon allez au but. Vous intervenez sur mon post qui dit : interdisons dans la constitution les subventions aux entreprises. Normalement ça devrait franchir le premier étage de n’importe quel cerveau même et surtout de gauche. Vous n’avez pas l’air d’être d’accord, mais je ne sais pas pourquoi. Vous êtes de droite et favorable aux entreprises ? smiley


        • samuel 19 juin 2012 17:00

          Vous présumez trop de la pensée des autres en y projetant vos idées.

          Faites silence en vous et écoutez les autres.


        • Le péripate Le péripate 19 juin 2012 17:14

          Ah... je vois.
          Avez-vous remarqué que vous êtes égaré sur un forum ?

          Le monastère c’est en face.


        • samuel 19 juin 2012 17:16

          Réaction sophistique


        • Le péripate Le péripate 19 juin 2012 17:28

          Non sens et nihilisme.


        • samuel 19 juin 2012 17:32

          Je suis allé sur votre profil et j’ai constaté avec amusement que vous passiez votre temps sur ce forum.

          Il serait temps d’aller dans un monastère. En plus de réflechir, les moines y travaillent.


        • Le péripate Le péripate 19 juin 2012 17:45

          Vous avez bâclé votre enquête. Il m’arrive d’avoir des loisirs.

          Pour ou contre les subventions ? Car ce cerveau doit bien penser.


        • samuel 19 juin 2012 17:53

          Le travail n’est pas un loisir pour tout le monde.


        • appoline appoline 19 juin 2012 18:14

          Il serait intéressant de savoir qui sont à la tête de ces entreprises, en montant un poil plus haut, je suppose qu’on y retrouve toujours les mêmes. 


        • Gagarstl 20 juin 2012 18:52

          Non. L’Etat est un acteur économique qui permet de redistribuer les fonds perçus par l’impôt (cf « Introduction à l’économie » de Jacques Généreux. Dans un état démocratique, il n’y a que des raisons de s’en réjouir. Dans un état démocratique... Plan C.


        • bo bo 21 juin 2012 18:51

          Appoline

          Très facile vous prenez annuaire de l’ENA ..vous rajouter un zeste de hauts fonctionnaires ou assimilés....plus quelques « experts ou conseillers politiques recyclés ».....plus une bonne dose (plus de la moitié du cocktail !!) de consanguinité de politiques et d’affairistes (faut assurer les réélections locales) et....vous secouer...
          A consommer avec le sourire crispé...en voyant s’envoler nos sous...


        • Robert GIL ROBERT GIL 19 juin 2012 14:50

          il y a ceux qui payent des impots et ceux qui en vivent, voir :

          http://2ccr.unblog.fr/2012/03/21/vive-limpot/


          • ykpaiha ykpaiha 19 juin 2012 15:33

            Petit exemple de torture banquaire.(vécue)

            Idée de création d’une entreprise
            Réunions et validation du projet (cci, etc etc) je passe sur le nombre et la qualité des interlocuteurs, evidemment inversement proportionnel.
            Creation des diverses projections financieres (bfr, étude marché, provionnels etc)
            Projet jugé interressant ouvrant la porte a diverses aides et surtout cautionnements (principalement régionaux)
            Mais le piege commence a se rétrécir :
            Les unes et autres aides sont imbriquées et soumises a l’obtention finale d’un pret bancaire meme si si le projet est validé par ailleurs....
            (déja 5 a 6 mois de labeur)

            Reste de a finaliser aupres des banques ce qui enclenchera tout le reste isn’t it ?

            2/3 rdv plus tard et quelques réunions afférentes devant diverses commissions l’attente febrile devant letéléphone devient une angoisse terrible.

            Puis vient la délivrance :
            « Votre projet nous interresse !!
             »Super !!
            « Mais....
            Dans le cadre du risque encourru...
             »Mais j’ai l’approbation de cautionnement régional !!
            Notre organisme vous propose donc d’assortir ce pret a un pret personnel !!
            Mais ce n’est pas compatible avec le reste du financement ?
            Il faudra donc revoir votre mode de cautionnement ; et le taux du pret est de 15%
            Quoi 15 % mais c’est la marge nette de l’exploitation !!!
            Je vois que vous refusez notre offre...
            Je ne la refuse pas je ne vois pas pourquoi au lieu de gagner 15 % j’irais vous les donner ?

            Voila comment je me suis inscrit ....ailleurs dans la nébuleuse des précaires refusant d’engraisser un peu plus le mamouth...et surtout ne pouvant pas faire autrement.


            • appoline appoline 19 juin 2012 18:16

              J’ai connu ça en son temps avec le credit agricole ; je dois avouer que même en me payant très cher, je ne relancerais pas une entreprise


            • ykpaiha ykpaiha 19 juin 2012 19:13

              Ouai, moi c’est une populaire, une lyonnaise et un général....
              2 putes pour un qui s’ignore....
              Mais c’est pour relancer l’économie que nous leur avons donné...combien déja ?

              Pas que l’on ai refusé, meme si ils ne l’ont pas fait, c’est de se servir de projets ficelés pour arrondir ses fins de mois en faisant passer le client au rang de gogo.

              Voila ce qui me mets en colere.
              Un pret aidé c’est aller du 5% - les aides a 0%
              Un pret perso c’est 15 donc 10 dans la fouille !!!


            • Marc Bruxman 19 juin 2012 20:21

              Si vous voulez vous lancer, lancez vous avec une activité simple qui ne nécéssite pas de prêt bancaire. Vendez votre savoir faire. Puis financez vous vous mêmes et faites des choses plus haut de gamme. C’est un peu plus long à démarrer mais au bout de quelques années, on fait des choses surprenantes qu’on aurait même pas révé de faire quand on a commencé. Le tout sans rien devoir à sa banque.

              Donc plutot que de vous mettre en mode « je suis précaire », créez une entreprise, vendez votre force de travail (la ou vous êtes bons) et montez petit à petit en gamme. (Achetez du matériel, embauchez, etc, ...). La banque ne vous doit rien, mais vous n’avez pas forcément besoin d’elle pour réussir !


            • ykpaiha ykpaiha 20 juin 2012 01:05

               @ Marcbruxman

              En effet vous avez raison, c’est aussi ma pensée, mais malheureusement la technique utilisée pour l’activité necessite un investissement matériel,
              S’il s’était sagit d’un bureau d’étude sans probleme, 2 a 3 mois en autoentrepreneur puis on repousse la facturation comme capital sur la création.

              Si un petit capital pousse entre les orties c’est sur que ce sera ma stratégie quitte a etre en limite du systeme quque temps.

              Mais ce que je dénonce ici et par mon exemple (je ne dois pas etre le seul) c’est le piege des banquiers qui se fouttent totalement des projets ou meme de leur validité.

              Leur objectif c’est la maintenant.-quitte a en etre eux meme les fossoyeurs.


            • lilou 20 juin 2012 16:47

              Il fallait prendre une carte politique !


            • soimême 19 juin 2012 15:54

              C’est juste le mot qui est pudiquement pas mis en avant cela ressemble fort à

              « Système classique de cavalerie »

              un exemple ; Un courtier en assurance toulonnais a détourné 38 millions d’euros et fait au moins 600 victimes.

              http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20120203.OBS0499/vaste-escroquerie-demantelee-dans-le-var.html


              • cslaoui cslaoui 19 juin 2012 16:05

                Bon très bien et vous en tirez quelle conclusion l’auteur ?
                Les articles 32 et 63 du TFUE sont bien présents sur la page d’accueil de votre site on fait quoi ?
                On en sort (de l’UE) où on espère, on prie, on vote ( smiley), on met un cierge ?

                le constat est là, les promesses (enfin les gros foutages de gueule) ont été faites et vu le résultat ... c’est sans commentaires, donc ??

                Une seule solution et désolé pour certains mais basta l’UE et  on reprend les leviers de notre avenir !


                • Mugiwara 19 juin 2012 16:56

                  superbe article, absolument édifiant.


                  • titi 19 juin 2012 17:20

                    Et que dire d’Oséo...

                    Il existe maintenant des gens qui se présentent en « spécialistes Oséo ». C’est à dire que moyennant honoraires, ils se font forts « d’arranger » votre dossier pour être sûr d’obtenir des financement d’Oséo.

                    La forme compte plus que le fond. Signe de l’incompétence totale de ce genre d’acteurs.


                    • Marc Bruxman 19 juin 2012 20:13

                      C’est comme les conseils en crédit impot recherche, mais attention, il y a beaucoup d’arnaqueurs. En plus, le jour ou contrôle il y a ce n’est pas le conseil qui prend mais son client. Sachant que les honorraires du mec sont calculés sur le montant de ce qu’il fait gagner, il a tout intérêt à être borderline quitte à ce que vous deviez rembourser plus tard. Ne pas passer par ce genre de boites c’est bien mieux.


                    • spartacus spartacus 19 juin 2012 17:25

                      Excellent article. 10/10

                      En finir avec la dictature de l’innovation qui créerait un max d’emplois versus les autres clouées au pilori.
                      Ayant écumé tout le « private equity parisien », FCP, FCPI, on se rend vite compte du coté « ridicule » du capital risque de la France.
                      On y perd son temps et ses droits.
                      Quid des 99% des entreprises Françaises « non innovantes » ?

                      Signé :
                      Un entrepreneur « libre » et toujours indépendant majoritaire. 


                      • Marc Bruxman 19 juin 2012 20:16

                        On peut faire de l’innovation sans passer par les fourches caudines du capital risque ! ! ! L’innovation c’est avant tout un état d’esprit.

                        Après effectivement le capital risque parisien, il faut mettre un double préservatif, mais c’est pareil aux USA vous savez. D’un autre coté, ils vous filent de grosse sommes sans contrepartie de votre part donc il ne faut pas réver. Il faut juste les faire intervenir le plus tard possible quand l’entreprise est déja belle et respectée. Si vous commencez par contre à vous shooter au seed capital lors de la création de la boite, vous êtes cuits !


                      • Mugiwara 19 juin 2012 23:10

                        c’est tellement vrai. j’en veux pour preuve des entreprises qui se font dépouiller tous les jours pour être rachetées par des pays étrangers juste parce qu’il y avait une belle avancée dans l’innovation. 


                        on devrait arrêter de faire des transferts de compétences (offrir un savoir faire en échange d’un marché) et protéger coûte que coûte les brevets ou alors les faire payer beaucoup plus cher. 

                      • blackcat 19 juin 2012 17:40

                        Chouette,
                        Apax Partners détient plus de 30 % de ma boite depuis moins de deux ans


                        • lolet lolet 19 juin 2012 18:10

                          Les profiteurs de ce système sont ceux qui sont dans la place ....

                          Même une révolution ne viendrait pas à bout de cette engeance !
                          Le seul espoir serait une forme d’intelligence de mes concitoyens ...
                          ...c’est foutu !

                          • nobody 19 juin 2012 18:25

                            Excellent, on comprend mieux comment on fabrique un déficit budgétaire...l’argent public est une manne pour certains.


                            J’en profite pour vous indiquer que je vis près d’une ville de 100.000 ha, et que j’y vois des grands travaux non indispensables depuis 2008 : construction de parkings en sous sols, centre culturel pharaonique et installation du tramway. 

                            Vu de chez moi tout baigne l’argent coule à flot. Les économies c’est pas maintenant !






                            • BOBW BOBW 19 juin 2012 19:37

                              « j’y vois des grands travaux non indispensables depuis 2008 : »....Installation du tramway"

                              Paradoxal : le tramway est un service quasi-public bien pratique et approuvé par de trés nombreux citoyens de toutes opinions :

                              Oxygénation des villes ,circulation rapide et coût du transport abordable pour les petites gens. Libération de l’addiction à l’automobile polluante.


                            • Marc Bruxman 19 juin 2012 20:02

                              Le problème ne réside pas la ou vous le voyez. Un tramway ou un parking répond à un besoin. C’est un investissement à long terme. Votre tram fonctionnera une trentaine d’année sans gros investissements puis après sa rénovation de « demi vie », il sera changé au bout de 50 à 60 années de bons et loyaux services.

                              Ce qui coute cher, ce sont plutot les frais de fonctionnement, tout ce que vous en voyez pas et qui constitue la machine administrative. Si elle était gérée comme le privé, on pourrait faire d’énormes économies. Et ci ces économies étaient même intégralement réinvesties dans des travaux « utiles » cela serait bon pour l’économie....


                            • nobody 20 juin 2012 00:55

                              @Bob & Marc

                               On ne peut faire des investissements (même productifs) en recourant à l’emprunt, que dans la mesure où nous avons une capacité de remboursement. Si ce n’est pas le cas cet investissement doit être différé.

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