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Accueil du site > Actualités > Economie > Le diable est dans le détail

Le diable est dans le détail

Face au Congrès, le nouveau Secrétaire d’Etat US au Trésor, Tim Geithner, a stigmatisé avec véhémence et mépris son prédécesseur il y a quelques jours à l’occasion de son discours de présentation du plan de stabilité financière de la nouvelle administration Obama. Trop peu, trop tard, a ainsi déclaré en substance Geithner qui ne s’est donc pas étonné de la dégradation de la situation.

Pourtant, au survol de ce plan adopté tout récemment par les Parlementaires Américains, serait-on tenté de dire : " More of the same " ? En d’autres termes, Geithner et consorts ne risquent-ils pas de tomber dans le même piège que la précédente administration car les faits sont là : Aucune nouveauté révolutionnaire derrière la rhétorique agressive et dynamique de Geithner !

Certes, des capitaux supplémentaires sont bien consacrés aux banques en difficultés, le solde résiduel du TARP ( Troubled Asset Relief Programme ) étant affecté en même temps que des capitaux privés à la création de la fameuse Banque Zombie qui reprendra les actifs toxiques. Un montant de l’ordre de 1’000 milliards de dollars est également mis à la disposition de la Réserve Fédérale afin de procéder à des achats de créances douteuses censés ressusciter le processus de titrisation qui constitue l’épine dorsale du marché du crédit aux Etats-Unis. Pourtant, ce projet existait déjà - au moins dans ses grandes lignes - sous Paulson, prédécesseur de Geithner...

Ce plan de stabilité financière ne ramènera vraisemblablement pas à la vie un marché du crédit exsangue : M. Geithner aurait dû prendre plus de risques si son objectif était réellement l’émergence de banques nouvelles - en tout cas saines - qui remettent en selle les opérations de prêts/emprunts. Par ailleurs, les deniers du contribuable Américain - d’ores et déjà rudement mis à l’épreuve - devraient être mis à profit afin de nationaliser certains établissements, de les restructurer et de les assainir dans le double objectif de remettre de l’ordre dans le marché du crédit et de les revendre ultérieurement avec bénéfices...Les Américains sont certes farouchement opposés au concept de nationalisation mais le flot de liquidités gouvernementales massives déjà injectées dans le système bancaire équivaut à une nationalisation de facto de la grande majorité des établissements financiers US, sans pour autant que ces sommes n’autorisent un quelconque contrôle public sur ces mêmes établissements.

En fait, les marchés - désappointés par la nouvelle administration dont ils espéraient tant - sont parfaitement conscients qu’un élément fondamental de la Banque Zombie n’a toujours pas été évalué à sa juste mesure, à savoir le prix de rachat de ces fameuses créances toxiques. Cette problématique demeure du reste inchangée depuis des mois, le Gouvernement Bush n’y ayant pas apporté de réponse satisfaisante non plus : Un prix trop élevé payé pour l’acquisition de ces papiers-valeurs serait contre l’intérêt des contribuables, un prix trop bas précipiterait la quasi totalité des banques dans la faillite ! La parade trouvée par Geithner et les autorités financières US au pouvoir aujourd’hui étant d’offrir une garantie de valorisation minimale ou plancher susceptible d’attirer les capitaux privés, seuls capables de redresser définitivement l’architecture financière Américaine...

Le diagnostic coule pourtant de source et, du reste, les crises bancaires du passé l’ont bien démontré : Le redressement ne pourra s’effectuer que dès lors que le système aura été complètement désinfecté. La métaphore médicale n’est pas superflue, la confiance ne sera susceptible de se réinstaller que grâce à l’éradication de ce cancer financier qu’est le doute ! Partant de ce constat, il y a fort à craindre que Geithner soit acculé dans les mêmes retranchements - et erreurs - que son prédécesseur : n’agir en dernière extrémité et de manière énergique que sous la pression d’un évènement dramatique. 


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32 réactions à cet article    


  • Tonton Tall 12 février 2009 10:04

    Inexact ...
    Dans le plan d’Obama, il y a aussi d’énormes investissements structurels : routes, écoles, hôpitaux, internet, etc.. ainsi que des mesures pour protéger les gens qui risquent de perdre leur logement... autant de choses qui n’étaient pas prévues par l’équipe Bush.
    Les républicains ont d’ailleurs voté massivement contre ce plan tant au congrès qu’au sénat... et il a fallu faire quelques concessions pour arracher les voix de 3 républicains modérés pour que ça passe

    Heureusement qu’il y a les vrais médias pour s’informer... je me demande ce que je viens encore fiche ici


    • Olga Olga 12 février 2009 10:23

      Je crois que Michel Santi n’évoque pas les investissements structurels tout simplement parce qu’il parle d’autre chose : le "discours de présentation du plan de stabilité financière " (Banques Zombies ; rachat de créances douteuses...). smiley 


    • Tonton Tall 12 février 2009 10:47

      Oui mais c’est lié tout ça.... car ce sont différents moyens mis en oeuvre parallèlement dans un seul et même but : relancer le cycle production - consommation.
      De plus, quantitativement, les moyens mis à la disposition des banques s’accentuent encore.

      Aussi, laisser entendre à travers une présentation tronquée des mesures actuelles, qu’Obama ou Bush, c’est quasiment du pareil au même pour résoudre la crise, c’est faux.


    • Olga Olga 12 février 2009 11:27

      @Tonton Tall
      Pourquoi une présentation tronquée ?
      Vous dites qu’il y a différents moyens mis en oeuvre parallèlement (ce qui est une évidence) et l’article nous parle d’un de ces moyens en particulier : la recherche de la stabilité financière.
      L’avant-dernier paragraphe est assez clair pour comprendre de quoi il est question : " redresser définitivement l’architecture financière Américaine ". Donc on ne compare pas ici l’ensemble des mesures de Bush et d’Obama pour résoudre la crise, mais seulement l’aspect "nettoyage et désinfection" du volet financier. Si le sujet était la comparaison de l’ensemble des mesures (chantiers d’infrastructures, aides directes aux entreprises, assainissement de la finance, mesures fiscales...) vous auriez peut-être raison, mais ce n’est pas le sujet évoqué ici. smiley 


    • wesson wesson 12 février 2009 11:55

      @Tall

      "je me demande ce que je viens encore fiche ici"

      Simple : vous venez chercher ce que vous ne trouvez pas ou plus dans l’autre presse !



    • Tonton Tall 12 février 2009 12:03

      Olga

      relis le dernier paragraphe de l’article... à partir de son analyse tronquée, l’auteur conclut que le plan va foirer... or, on ne peut pas conclure ça sans voir l’ensemble du plan.

      Le marché est animal, et dans la période actuelle, c’est l’attentisme, la spéculation et les petits excès médiatiques qui font le quotidien de la bourse. Jusqu’au jour où apparaîtront les 1er indicateurs positifs de l’économie réelle, et là ça repartira à la hausse, et avec même une bulle spéculative qui se rectifiera +- en douceur par la suite
      Quand ça ?
      Personne ne le sait, ni même aucun expert, car aucun de leurs modèles n’intègre tous les paramètres de la période exceptionnelle que nous traversons. Car il y a actuellement 2 grandes dynamiques en compétition... d’un côté l’effet dominos du crash de septembre qui poursuit ses effets... de l’autre, des mesures gouvernementales très énergiques prises partout de par le monde pour endiguer la dynamique du crash. Et il y a donc une course de vitesse qui se déroule pour l’instant. D’où l’empressement d’Obama.

      Et en attendant, dans les médias et sur la blogosphère, tu as évidemment l’extrême-gauche qui déchaîne sa propagande, avec comme leid-motiv : demain, c’est la fin du monde à cause des capitalistes.
      Et bien sûr, ceux qui balancent ça ne se présentent pas sous le pseudo "fils de Lénine" mais plutôt "Johnny Rockfeller", docteur en économie et blablabla... classique... smiley


    • Tonton Tall 12 février 2009 12:20

      dernier détail.... dans cette course contre la montre, les décisions d’octobre concernant la garantie des prêts interbancaires commenceraient à produire leurs effets sur la confiance entre banques... on n’en est qu’au tout début, mais c’est le point de départ de tout le reste


    • Olga Olga 12 février 2009 12:27

      @Tonton
      Le dernier paragraphe est dans la lignée des précédents : Si le système financier n’est pas assaini radicalement et si le doute persiste on sortira très difficilement de la crise ( même si on construit des écoles et des ponts ; et avec quel argent si le système financier s’écroule ?). 

      Si quelqu’un pouvait m’expliquer d’où viennent ces 1000 milliards de dollars...
      Et si on arrive à trouver 1000 milliards en pleine débâcle, pourquoi ne les a-t-on pas trouvés plus tôt afin d’éviter le clash des subprimes, aider des banques en difficultés ou bien soutenir l’industrie automobile quand il était encore temps de le faire ?


    • Tonton Tall 12 février 2009 12:43

      bonnes questions ...

      d’où vient le fric ?

      pour faire simple, c’est l’Etat qui l’imprime, le fric... accepter un billet de banque, ça revient à accepter la crédibilité de l’Etat

      pourquoi ne l’ont-ils pas fait plus tôt ?

      parce que comme pour toutes les choses trop désagréables, l’homme a tendance à s’enfouir la tête dans le sable... et ce malgré les avertissements de certains économistes
      mais aussi à cause de l’individualisme des financiers, où chacun s’est effocré discrètement de revendre les produits suspects à d’autres en les camouflant dans des produits structurés de + en + complexes
      un peu comme le citoyen qui reçoit un faux billet et essaie de le refiler à un autre pour ne pas perdre de fric
      et c’est comme ça que ces saloperies se sont répandues à travers le monde depuis 2007 déjà, pour provoquer alors le crash de grands assureurs de produits à risque comme Lehman Brothers


    • Michel Santi Michel Santi 12 février 2009 15:07

      Ce n’est effectivement pas le sujet évoqué ici et dans cette analyse.
      Merci Olga


    • Michel Santi Michel Santi 12 février 2009 15:38

      Olga,

      Du reste, je vous renvoie à un très très bon blog que je lis tous les jours : http://acrossthecurve.com/ , un peu technique mais l’auteur est toujours clairvoyant et s’exprime dans un très anglais très élégant.

      Un passage est explicite :

      Additionally, I think that the Geithner speech yesterday was a seminal moment which revealed the limitations of the new Administration and government in general. There were no innovative proposals. There were no guarantees and there was no nationalization of banks or GSEs. Worst of all there were no details. The only plan was to have a plan.

       

      In short the emperor had no clothes and potentially the financial system could undergo another wave of instability.

      L’auteur étant un Démocrate convaincu, il ne peut donc être suspecté de comportement partisan. Il dit tout simplement que le plan des compères d’Obama est "de ne pas avoir de plan" et que "l’Empereur est nu"...

      Bisous !! 


    • Tonton Tall 12 février 2009 15:44

      L’article se termine par :

      Partant de ce constat, il y a fort à craindre que Geithner soit acculé dans les mêmes retranchements - et erreurs - que son prédécesseur : n’agir en dernière extrémité et de manière énergique que sous la pression d’un évènement dramatique.

      Ce qui est faux, puisque l’équipe d’Obama prend la crise en cours et ils font le maximum tous azimuths dès le départ


    • Olga Olga 12 février 2009 16:43
      @Michel
      Merci pour le conseil à propos du blog où ce Démocrate s’exprime avec un anglais si élégant. smiley 
      " In short the emperor had no clothes "
      Voilà de quoi rhabiller l’empereur : 

      Sinead O’Connor - The Emperor’s New Clothes

      Bedtime Stories : The Emperor’s New Clothes


       smiley

    • Tonton Tall 12 février 2009 17:11

      nouveau plantage des experts

      même à court terme, ils ont du mal ...


    • kamaraimo 12 février 2009 17:18

      Santi a dit : "Ceci est mon dernier article sur Agoravox que je remercie par ailleurs." lol !

      Tall a dit : "pour faire simple, c’est l’Etat qui l’imprime, le fric..."

      ahah 30 ans de retard : http://www.fauxmonnayeurs.org/



    • John Lloyds John Lloyds 12 février 2009 10:41

      "Trop peu, trop tard, a ainsi déclaré en substance Geithner"

      Quel violon, ce sont les mêmes qui s’auto-renouvellent, et qui s’offusquent de ce qu’ont fait les précédents, à l’image de l’UMPS qui a ruiné la France pendant 30 ans. Evidemment, l’administration Obama ne sera pour rien dans le cataclysme qui arrive, les pauvres chéris auront récupéré le triste bilan de leurs incompétents prédécesseurs. Nul doute qu’ils ne manqueront pas de faire pourrir la pomme un peu plus, pour leur successeurs, qui ne manqueront pas non plus de poursuivre cette pièce théâtrale comico-dramatique.


      • Tonton Tall 12 février 2009 10:51

        Et c’est quoi ta solution ?
        Le retour au communisme ?
        Allez mon vieux.... éclaire ton jeu


      • John Lloyds John Lloyds 12 février 2009 11:19

        "Et c’est quoi ta solution ?"

        Solution ? Mais je ne vois pas de problème. Le peuple est souverain, il faut respecter ses décisions. Je trouve que la situation est idéale, on va enfin voir la main invisible, en attendant buvons jusqu’à la lie smiley


      • Tonton Tall 12 février 2009 11:36

        le peuple est souverain...

        avec Staline comme p’tit père ?
        en démocratie, le peuple est souverain... remplacer les élus par des apparatchiks, ce n’est pas mieux, c’est pire
        par contre, là où les cocos avaient raison c’est dans la nécessité d’un droit international effectif pour empêcher les dérives monumentales du capitalisme actuel en l’absence de garde-fous

        perso, je suis plutôt pour un socialisme-plancher, càd un système où la compét’ économique est le moteur, mais avec des règles de compét’ éthiques, et un plancher social qui ferait que tous les perdants de la compét’ puissent vivre quand même décemment

        ya quelques pays européens qui se rapprochent assez bien de ça déjà, mais au niveau mondial, on en est loin


      • bobbygre bobbygre 12 février 2009 12:42

        Et tonton, tu vas arreter ta logorhee anti-communiste ? Penible à force.
        Si je resume les attitudes des paranos qui voient des rouges partout
        Quand tout va bien, les communistes sont des cons parce que, la preuve, le capitalisme fonctionne.
        Quand tout va mal, les communistes sont des cons parce que... euh... bah, ce sont des cons, voilà tout.


      • Tonton Tall 12 février 2009 15:48

        diabolisation diffamante de l’interlocuteur...
        je parle de socialisme-plancher et j’évoque le droit international comme point d’accord avec le communisme


      • alberto alberto 12 février 2009 11:19

        "Les Américains sont certes farouchement opposés au concept de nationalisation" : ça ne ressemble pas un petit peu à de l’idéologie ?

        C’est bien d’avoir des convictions, jusqu’au moment où un peu de pragmetisme peu vous sortir le cul des ronces !

        Bien à vous.


        • plancherDesVaches 12 février 2009 12:55

          Il y avait, hier soir sur Les Echos, un article sur les grandes lignes de ce fameux plan de 2000 milliards.
          Déjà ce matin, il était passé dans les archives payantes. Sinon, je vous aurais filé le lien, vous vous en doutez.
          Ce que j’ai cru percevoir, car 2 phrases étaient incompréhensibles, est qu’il y a là, maintenant, un bras de fer entre le gouvernement US et le secteur bancaire.
          En gros : on vous finance et en plus, on rachète à un prix raisonnable les fameux "actifs" (vous savez, les toxiques... lol) MAIS en échange, on veut de la transparence.
          Et, malgré qu’il y ait une prévision que les 3/4 des banques US coulent, elles préfèrent refuser cette transparence.

          Quelque chose me dit qu’Obama risque gros... Et les US aussi, d’ailleurs.


          • morice morice 12 février 2009 14:15

             une balle hasardeuse tirée dans une limousine roulant au pas ???


          • plancherDesVaches 12 février 2009 15:23

            Peut-être pas jusque là, c’est à souhaiter. Mais politiquement, cela reviendrait au même.
            Il y a aussi envers l’extérieur du pays que ça vient de coincer, avec la fameuse clause "acier américain" que les US ont été obligé de mettre sur le coté. Il ne sont plus maîtres chez eux.
            L’extérieur pourrait aussi ne pas arranger la situation par un autre canal :
            http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/02/12/le-japon-doit-garder-son-sang-froid-malgre-l-envolee-de-sa-devise_1154375_0.html

            En gros, ça chauffe smiley


          • kamaraimo 12 février 2009 17:22

            morice a dit :"une balle hasardeuse tirée dans une limousine roulant au pas ? ? ?"
            héhé http://www.dailymotion.com/video/x2qya2_jfk-secret-service-called-off_politics


          • colza 13 février 2009 00:22

            Ne peut-on pas penser que si les banques US, comme les françaises, d’ailleurs, refusent la transparence, c’est tout simplement parce qu’elles ont encore tellement de mistigris cachés sous les tapis qu’elles ne tiennent pas tant que ça à ce qu’on vienne mettre le nez dans leurs affaires.
            Et que le jour où elles vont devoir déballer tout ça, ça va faire mal !


          • plancherDesVaches 15 février 2009 13:32

            Ca n’est pas tout à fait ça, Colza.

            En réalité, les "actifs" qui ne valent plus rien (car le risque qu’ils comportent n’est pas estimable, ou plutôt, les sociétés qui ont émis ces bouts de papiers ont un risque d’insolvabilité trés grand), ces actifs, donc, TOUS LES FINANCIERS rêvent qu’ils soient achetés au prix fort (leur prix d’émission d’avant le début de la crise) par les gouvernements, creusant de façon GIGANTESQUE l’endettement des états pour plusieurs générations à venir.
            Cela s’appelle, socialiser les pertes. C’est NOUS TOUS qui payons. (je vous rappelle néanmoins que grâce à tout cet argent fictif, nous avons pu vivre LARGEMENT au dessus de nos moyens)

            Les états, qui craignent tout de même un peu la réaction de leurs électeurs, ne sont pas chauds et préfèreraient les racheter pour moins cher.

            Ce mouvement décrit les fameuses "bad banks". En gros, des poubelles.

            La transparence demandée actuellement concerne les transactions d’un organisme financier, ceci n’a rien à voir. C’est en réalité pouvoir savoir les entrées et sorties d’argent afin de connaître :

            - les éventuels jeux de pouvoir entre société et gros capitalistes.

            - les sommes qui "s’évaporent" dans les paradis fiscaux et autres centres off-shore, bien connus des smicards qui planquent chacun des milliards chaque mois. Scandaleux.

            Nous pouvons ainsi constater, vu la réticence des sociétés face à cette possible vérité sur leurs mouvements d’argent, que les états ne savent absolument pas ce qui se passe réellement et sont bien obligés de faire semblant de croire ce qu’on leur raconte.
            Notes, les états n’ont pas trop le choix, ou ils risquent de voir partir les seigneurs sur des terres plus complaisantes avec les "richépuissants" et il me vient la pensée subite que c’est peut-être la seule vraie concurrence qui existe en ce bas monde... Pour peu qu’il en existe un "haut" smiley

            Vous m’opposerez, naturellement, que l’on ne va pas crier sur les toits que l’on a roulé quelqu’un ou qu’on l’a acheté...
            Nous voici au coeur du problème....


          • Kobayachi Kobayachi 12 février 2009 15:49
            Pour rester dans la métaphore médicale : Les USA semblent bien se rabattre sur le modèle thérapeutique suédois pour soigner leur système financier. Le patient est encore un peu anxieux à se livrer au traitement car il à honte, il sait que sa maladie vient d’une mauvaise alimentation dont il est entièrement responsable.
            Il sait également que le traitement commence par un lavement gastrique et qu’au vu de la taille du problème, cela risque de faire mal par ou ca passe.
             smiley

            • Tonton Tall 12 février 2009 16:07

              l’auteur dit :

              Par ailleurs, les deniers du contribuable Américain - d’ores et déjà rudement mis à l’épreuve - devraient être mis à profit afin de nationaliser certains établissements, de les restructurer et de les assainir dans le double objectif de remettre de l’ordre dans le marché du crédit et de les revendre ultérieurement avec bénéfices...

              Mais c’est bien ce qui se fait avec l’Etat qui devient actionnaire dans les banques demandant de l’aide... chose qui a justement été aplaudie par l’auteur lui-même dans son article du 17 novembre


              • Philou017 Philou017 12 février 2009 20:30

                Michel Santi : "Le diagnostic coule pourtant de source et, du reste, les crises bancaires du passé l’ont bien démontré : Le redressement ne pourra s’effectuer que dès lors que le système aura été complètement désinfecté."

                Quelle belle occasion que cette crise en effet que de nettoyer le systeme, le moraliser, lui donner des bases nouvelles et saines.

                En subventionnant le trou sans fond des actifs toxiques, les gouvernements tentent de sauver non seulement l’insauvable( et insolvable), mais ce que ne mérite pas de l’être. J’entendais encore à la radio tout à l’heure un économiste libéral suggerer que les actionnaires de Total "méritaient" une bonne partie des bénéfices, car ils ont "risqué" leur argent dans le capital du-dit Total (l’argument qui tue. Mais quand les actionnaires exigent délocalisations, dégraissages, rentabilité forcée afin de maximiser les profits, c’est pas eux qui paient les pots cassés).

                Alors pourquoi les actionnaires des banques ne mériteraient pas d’être sanctionnés pour avoir participé avec frénésie à un casino où les martingales ressemblent à des escroqueries ?

                Par bêtise, dogmatisme, intérêts croisés, le systeme risque de manquer une occasion unique. Il sera sans doute bientôt temps de passer à autre chose.


                • plancherDesVaches 15 février 2009 11:07

                  Trés bien vu, Philou017.

                  Ce nettoyage et SURTOUT, l’instauration de règles permettant une juste recirculation des capitaux, auraient l’énorme avantage, en plus de ne plus faire craindre de nouveaux réajustements tels que nous en avons subi au cours des derniers siècles. Et empêcher la spéculation qui est une exploitation honteuse des ressources (en cours, le sucre et en partie le pétrole).
                  Il ne s’agirait pas de retomber dans le communisme, mais instaurer un juste milieu entre les extrèmes.

                  2 choses rendent par contre, ce projet trés difficile à réaliser :

                  - que ce système soit appliqué de façon mondial. Et lorsque l’on voit les dissensions que crée les US en refusant tout multilatéralisme, c’est pas gagné.

                  - faire comprendre aux millionnaires, qui croient être riches, qu’ils ne sont que les servants d’un système qui profite avant tout aux milliardaires. Mais c’est à croire que la position de serf est agréable...

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