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Le fabuleux destin de l’économie à court terme justifierait-il le précaire destin de la planète ?

En 200 ans, sur les 4 milliards d’années que compte notre Terre, production, échanges, pollution, démographie... tout a explosé, ou presque. Est-ce que cela peut durer ?

Au XVIIe siècle, les économistes pensaient que la richesse ne pouvait être augmentée, il est vrai qu’il aura fallu 6000 ans depuis la première civilisation économiquement organisée, celle des Sumériens, pour que la machine à produire de la croissance démarre. Mais une fois lancée (en 1785, découverte de la machine à vapeur), l’économie mondiale a réalisé des prouesses. Production, échanges, pollution, démographie... tout a explosé, ou presque.

Voici quelques données éloquentes qui tendent à prouver que nous sommes une génération de nantis en sursis qui ne se rend pas toujours compte de sa situation. Mais avant, nous voudrions vous parler de la précarité d’un homme pourtant très puissant. Il n’avait pas de télévision, pas de DVD, d’IPOD, de radio, de voiture, pas même une vieille mobylette rouillée. Il dormait sous un toit, certes, mais dans un immeuble de banlieue puant et glacé, sans électricité et dépourvu d’eau courante. Pour ses besoins ? Un seau. Pour ses enfants malades ? Aucun médicament. Presque pas de livres, et jamais de cinéma. Et avec ça, aucune assurance, ni allocation familiale, ni CPAS, ni chômage, ni assistance : un pur scandale social. Son espérance de vie ? 33 ans au plus.

Quel prolétaire occidental accepterait de vivre aujourd’hui dans d’aussi sordides conditions, et avec si peu d’espoir de s’en sortir ? Aucun, évidemment. En son temps, pourtant, ce misérable n’était pas le plus à plaindre : il s’appelait Louis XIV. Eh oui, tout est relatif, au début du XVIIIe siècle, l’homme le plus riche du monde, installé sur le trône d’un des pays les plus puissants de l’univers, était plus pauvre que le quidam contemporain. L’image est forte, mais elle donne la mesure de l’éclat du feu d’artifice de croissance qui illumine la planète depuis deux cents ans et qui nous permet d’être aujourd’hui vingt fois plus à l’aise que les sujets de son temps. Pendant des millénaires, les courbes étaient comme le relief de la Belgique : pratiquement plates. Ni croissance, ni progrès, ni expansion démographique ; et puis, il y a un peu plus de 200 ans, les compteurs de l’économie mondiale se sont subitement affolés. 5000% d’augmentation du PIB, 800% de hausse de revenu par habitant, 500% de croissance de la population, et tout est à l’avenant. Nous sommes en moyenne six fois plus riches que nos grands-parents. Nos arrière-arrière-grands-parents vivaient dans un monde où l’on travaillait deux fois plus, et sans congé ni couverture sociale, où l’on produisait 30 fois moins, où l’agriculture employait 75% de la population européenne (5% aujourd’hui), où l’espérance de vie se traînait aux environs de 50 ans, où le monde comptait dix fois moins d’habitants.

D’un point de vue purement financier, si l’on prend en compte l’inflation, le rendement annuel composé de la Bourse américaine, depuis 1802, a été de 7% exactement. En sans considérer l’inflation, le rendement annuel moyen de la Bourse a été de 10,2%. En termes de moyens de locomotion, s’il fallait 9 jours de diligence en 1750 pour aller de Bruxelles à Venise, il ne faut aujourd’hui qu’une heure quinze de vol. Dans un autre registre, le libéralisme et le système financier capitaliste permettent aujourd’hui à tous nos contemporains occidentaux d’avoir le droit et l’accès à la propriété individuelle, tandis que le socialisme ébauche les solidarités sociales. Et ceci sous la tutelle d’un système politique basé sur la représentativité des avis de chacun : la démocratie représentative.

Nous aurions matière à nous réjouir, mais toute médaille a son revers.

Dans le même temps, les inégalités entre les grandes régions se sont creusées. En 1820, un Africain était trois fois moins riche qu’un Américain ou qu’un Européen. Il est aujourd’hui 20 fois moins bien loti. Le bien-être des occidentaux attise tragiquement la ferveur religieuse orientale, creusant chaque jour un peu plus le fossé Nord/Sud. Le fabuleux essor de l’économie mondiale se solde également en émissions de gaz carbonique (100 fois plus qu’en 1800), déforestation (30 % des forêts de la planète ont disparu), disparition d’espèces animales et épuisement des ressources fossiles et halieutiques. La croissance de la population (et donc de cerveaux et de consommateurs) a été le principal moteur de ce phénomène de croissance exponentielle soutenue par le rythme rapide des découvertes majeures (le gouvernail d’Etambot, la machine à vapeur, le chemin de fer, l’électricité, l’atome, le semi conducteur, Internet...)

Et pourtant, à l’échelle de l’univers, ce fabuleux destin humain reste insignifiant, bien que paradoxalement déterminant pour la pérennité de la vie sur Terre, jugez-en : prenons six journées de la semaine pour représenter ce qui, en fait, s’est passé en quatre milliards d’années. Une journée égale donc environ 660 millions d’années. Notre planète est née le lundi à zéro heure. L’an 0 de notre ère naît à un quart de seconde avant minuit. A un quarantième de seconde avant minuit, commence la révolution industrielle et la croissance effrénée, avec ce qu’elle entraîne en termes de destruction et d’entropie... Il est maintenant minuit, samedi soir, et nous sommes entourés de gens qui croient que ce qu’ils font depuis un quarantième de seconde peut continuer indéfiniment. Il est illusoire, voire suicidaire, de croire que nous pourrons croître à l’infini sur une planète qui dispose de ressources en quantité finie. Préservons Gaia(1) afin que ce fabuleux patrimoine de bien-être puisse être transmis aux générations futures.

La solution est simple : ralentir la machine à consommer, éviter les gaspillages, faire appel aux énergies renouvelables, rien de bien difficile en somme. Par exemple, l’application de ces trois principes permettrait à une famille standard (2 adultes, 2 enfants) de diminuer sa consommation de 130 KWh/m²/an à moins de 15 KWh/m²/an (2) soit 8 fois moins d’énergie par habitation par an. Sachant qu’il y a +/- 4,4 millions de ménages sur un territoire comme la Belgique, vivant en moyenne dans 100 m², cela représenterait une économie de 50,6 millions de KWh par an. Soit 506 000 tonnes(3) de CO2 en moins par an dans l’atmosphère et au moins 1600 € d’épargne(3) en moyenne par famille par an. Cela est évocateur, n’est-ce pas ? Il est remarquable de constater que nous accordons vraiment de l’importance aux choses dès lors qu’elles sont mesurables et mesurées. Dans ce contexte, puisse le Royaume du Bhoutan(4) être le précurseur de notre nouvel étalon de mesure de la croissance et de la pérennité : le BNB (Bonheur national brut).

(1)Dans la mythologie grecque, Gaïa (aussi connue sous les noms Gè, Gaéa ou Gaia) est une déesse identifiée à la Terre-Mère. (2)Source : La maison économe / Jean-Christian Lhomme (3)Nous prenons 0,1kg de CO2 par kWh économisé (http://www.ademe.fr/outils/) et 0,13c par kWh non consommé. (4) Cet état mesure le bonheur individuel de chaque citoyen, BNB, plutôt que le PNB. Il prend en compte pour cela quatre facteurs : le développement socio-économique durable et équitable, la préservation de l’environnement, la protection du patrimoine culturel, et la bonne gouvernance.


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34 réactions à cet article    


  • Casabaldi (---.---.64.181) 2 mars 2006 11:58

    Je vous rejoins particulièrement (outre sur l’ensemble) sur vos deux dernières phrases. A ce titre, je voulais juste signaler aux lecteurs d’Agoravox que ce thème pourrait intéresser, qu’en plus du Bhoutan et de son BNB, des équipes travaillent sur une quinzaine d’autres indicateurs dans le monde. Outre l’IDH de l’ONU (très décevant, dans la mesure où il n’est qu’un « PIB pondéré »), on notera le GPI de Redefining Progress, la « 7th generation initiative » au Canada, les travaux du BIP 40 en France, etc. Pour le GPI, c’est là : http://www.rprogress.org/newprograms/sustIndi/gpi/index.shtml


    • Antoine (---.---.17.251) 2 mars 2006 12:29

      A propos de l’électricité, tout à fait d’accord. Je vous donne l’adresse des services communaux de ma ville qui laissent brûler les lampadaires publics le jour aux frais du contribuable.

      On a beau le signaler, les ouvriers communaux sans doute aussi têtes de pioche que celle du cantonnier ne perviennent pas a régler la question.

      Gaspillage quand tu nous tiens.

      Je sais c’est pas l’endroit de manifester son agacement mais....

      A ce propos, je pense à ma grand-mère qui savait faire des économies avec raison et simplicité. On oublie trop vite que beaucoup de familles modeste étaient pauvres il y a encore trois ou quatre générations.


      • Luigi (---.---.210.248) 3 mars 2006 10:16

        Nous avons , au moins, un point en commun , nos Grands Mères , savaient « vivre pauvrement » et sans faire dans le masochisme je prétend que nous aurions avantages , pour notre bien être Moral et Physique , de retrouver ces gestes qui « sauvent ». La course à la performance et au « moi j’ai plus que toi » a étouffé notre génération et emputé, précarisé les générations qui nous succédent. Retrouvons le plaisir du silence, du simple et de l’essentiel (L’essentiel est ce sans quoi l’objet dont on parle n’existe pas). Au fait qu’est ce que l’essentiel ?


      • (---.---.115.51) 2 mars 2006 12:38

        Surproduction d’electricite en France & la conservation d’electricite ne va pas ... . Antoine:La France qui marche ...


        • Cassandre (---.---.114.202) 2 mars 2006 14:53

          Le diagnostic est clair, mais les solutions bien insuffisantes...

          Regardez le score du « Défi pour le terre » de Nicolas Hulot : même pas 1% de la population française s’est engagé en bientôt 1 an.

          Les bonnes volontés, les campagnes d’information etc... ne donnent que des résultats aussi limités que contre le tabagisme, les accidents de la route etc... Seul mérite ; préparer l’opinion à accepter ce qui marche vraiment : la hausse des prix (à coup de taxes s’il le faut), les interdictions, les coups de pied au cul (quand les vraies catastrophes climatiques vont commencer, à partir de 2010 probablement).

          L’an prochain, le GIEC devrait sortir un rapport nettement plus alarmiste que les précédents. Mais sans message clair des électeurs aux politiques qui les REPRESENTENT (càd sont à leur image, pas mieux), vous verrez que ça ne suffira pas pour un vrai changement de politique et de comportement.

          Lecture chaudement recommandée : « Le plein s’il vous plaît » de Jancovici et Grandjean. Le fond des choses politico-médiatico-énergético-climatiques y est clairement exposé, avec la seule solution pragmatique dans notre système économique : taxer les énergies fossiles pour que leur prix grimpe régulièrement et inexorablement. Après, le système s’adapte tout seul dans le sens de la décroissance matérielle.


          • jcm (---.---.10.72) 2 mars 2006 16:31

            Intéressant et indispensable rappel du fait que ce qui constitue notre « normalité » d’aujourd’hui dans les pays les plus riches est une exception historique et géographique.

            Une anomalie si l’on considère ce qui a été le plus fréquent et le plus commun de la condition humaine au cours des millénaires.

            Cela doit nous rappeler que nos conditions de vie actuelles ne sont en rien indispensables à notre survie, et que même elles pourraient être la cause de notre disparition : des conditions de confort mortelles en dépit de tous nos progrès ?

            Nous devrons probablement bientôt éviter de confondre « progrès » et « croissance » et choisir entre l’un et l’autre, à moins que des événements imprévus nous indiquent la voie (effondrement de l’économie mondiale, importantes catastrophes climatiques...)...


            • herbe (---.---.204.193) 2 mars 2006 22:54

              Monsieur, bravo pour cet article. Vous êtes économiste et financier, et c’est tout à votre honneur car certains de vos confrères de même spécialité m’avait habitué à entendre un tout autre discours. Vraiment merci, et si après un certain pessimisme de la lucidité, on pouvait faire suivre l’optimisme de la volonté ce serait la cerise sur le gâteau !

              Bien cordialement et bonne continuation...


              • nico 2 mars 2006 23:10

                Vous donnez dans cet article des chiffres que j’ai souvent voulu connaitre. Merci !


                • luigi (---.---.210.248) 3 mars 2006 08:40

                  Afin de pouvoir répondre à plusieurs demandes quant à la source des chiffres je vous invite à consulter le livre de Angus Maddison « The World Economy : A Millennial Perspective ».


                • christian (---.---.22.22) 2 mars 2006 23:25

                  « Nous devrons probablement bientôt éviter de confondre »progrès« et »croissance« et choisir entre l’un et l’autre, à moins que des événements imprévus nous indiquent la voie (effondrement de l’économie mondiale, importantes catastrophes climatiques...)... »

                  Voila une réflexion intelligente, mais justement voila le probléme :

                  réflexion ( donc raison, raisonné, calcul, etc.) et intelligente (donc compréhensible, utile, orientation, but...) Ce qui peut être effectif au niveau individuel ( social proche, famille, quartier, commune, entreprise, association) reflexion, intelligence, sensibilité, ne l’est plus au niveau collectif.

                  Le collectif ( région, nation, continent, peuple, multinationale, ) n’obéit ni à l’intelligence, ni à la raison, ni à la sensibilité.

                  Si cela était le cas la planéte n’en serait pas la, et les guerres mondiales n’auraient jamais existées.

                  Le collectif est pourtant à la fois la condition de survie de l’individu, et la condition de son développement. ( la c’est énoncer une évidence on seulement humaine mais aussi animale, végétale)

                  Mais paradoxalement le collectif n’obéit qu’aux rapports de force.

                  La somme des intelligences des individus ne fait pas du collectif une intelligence en soi, donc le collectif n’a aucune projection dans l’avenir ( premiere caractéristique de l’intelligence à mon sens)

                  C’est pour cela que le collectif « humanité » ne peut réagir qu’ à cette proposition terminant le commentaire de « jcm » : « à moins que des événements imprévus nous indiquent la voie (effondrement de l’économie mondiale, importantes catastrophes climatiques...) »

                  Le grand défi de l’humanité est de devenir « une intelligence collective », sinon celle-ci retombera, comme cela s’est produit ( mais régionalement - continent ) tant de fois au cours des derniers millénaires.( Egyptiens, Mayas, Romains, Perses, Arabes, etc...)

                  Sauf que cette fois cela touchera la planete entière, avec un ou des traumatismes sans commune mesure.

                  Nous n’avons pas plusieurs siécles pour apprendre à devenir une « intelligence collective », nous n’avons que 20 ou 30 ans devant nous et encore.

                  Et d’après vous le travail d’enfantement de cette « IHC- Intelligence Humaine Collective » a-t-elle débutée ? Que faisons pour qu’elle débute ? Internet y contribue-til ? Agoravox y contribue-til ?

                  Que faire pour que cette « IHC » devienne une autorité incontestée, incontestable, par les étres humains de la planéte, car issu de sa propre intelligence et mirroir supréme de celle-ci.

                  Que faire pour les humains prennent conscience que cette « IHC » sera la seule garantie de leur propre survie et développement, car intelligente.

                  C’est chacun de nous d’inventer cette « IHC », personne ne le fera à notre place.

                  L’énoncer, la dire, en débattre, c’est déjà avancer sur la construction de celle-ci.

                  Merci de reprendre cette réflexion au bond, de l’alimenter, de faire part des expériences qui contribuent à l’émergence de cette « IHC ».

                  ici sur Agoravox ou sur mon Blog : http://www.blog.ma/myblog


                  • luigi (---.---.210.248) 3 mars 2006 08:36

                    Permettez de vous suivre dans ce raisonnement fondamental,

                    Nous (en tant qu’humainté) avons la capacité innée se pouvoir nous fédérer pour fonctionner en mode « intelligence collective » dès lors que notre survie en dépend. Le probléme est qu’à force de nous cantonner dans un individualisme confortable de réseau, nous perdons ce reflexe de survie, inscrit dans la mémoire de l’espèce, qu’est la solidarité. Nous sommes en quelques sortes comme la grenouille plongée dans la l’eau tiède et que l’on va progressivement ébouillanter jusque la mort, sans qu’elle ne réagisse puisqu’elle s’accomodera progressivement de la température qui s’élève.

                    En effet , ’intelligence collective est une hypothèse relative à la capacité d’un groupe d’agents cognitifs (dans le cas général, ces agents peuvent être de nature humaine, animale ou artificielle) à atteindre dans l’action une performance d’un niveau supérieur. Elle sous-tend l’existence et la mise à profit de processus cognitifs d’apprentissage, de représentation de décision, mais aussi de processus sociaux comme le partage, l’échange, la négociation, l’auto-organisation, ou encore de processus relationnels (ou de socialisation), comme la reconnaissance, la compétition, l’implication.

                    L’intelligence collective suppose une mise en situation d’acteurs, engagée dans une action commune. Celle-ci peut être totalement déterminée - un projet - ou seulement déterminée par ses finalités - un programme, ou une coalition d’intérêt - voire déterminées par les circonstances - une crise. Et nous y sommes : l’objectif d’une meilleure performance collective nécessite de mieux reconnaître l’existence et l’intérêt des actions et interactions individuelles, ainsi que des construits individuels (représentations, enjeux). Une autre voie consiste à considérer qu’il faut doter une entité collective de capacités analogues à celles - naturelles - d’un individu cognitif. C’est cette hypothèse qui conduit à parler d’un collectif comme étant susceptible d’apprendre, d’avoir une mémoire, de faire des expériences, des choix, de prendre des décisions, d’agir, etc. - c’est-à-dire, comme étant en quelque sorte dotée d’une cognition individuelle.

                    Dès lors nous pouvons comprendre qu’il ne s’agit pas tant de ne pas pouvoir adhérer à cette intelligence collective mais plutôt d’en éprouver le besoin vital de survie.


                  • marie (---.---.184.111) 2 mars 2006 23:56

                    Absolument d’accord, la croissance ne devrait pas constituer un objectif, car le fait d’additionner création et destruction dans le calcul de la richesse (pollution et dépollution, guerre et reconstruction, ...) rend notre civilisation schizophrène. Individuellement, on accumule des biens plus ou moins inutiles et on se reproche collectivement les dégats dont on est complices.

                    Peut être en tant que citoyens et consommateurs peut on faire des choix plus conscients.

                    La question : A quoi sommes nous prêts à renoncer pour préserver l’espoir ?

                    Et/ ou A quoi suis je prette à renoncer ???


                    • Stephanie (---.---.231.13) 3 mars 2006 09:45

                      La lecture de votre article, Mr Chiavarini, ne peut que réveiller mes désirs de protéger l’environnement en s’impliquant tant que possible, et celà avec de simples gestes quotidiens. Cependant, comment faire ? Comment peut-on aider ? Quelles modifications peut-on apporter à notre cadre de vie, dans nos consommations, etc. ?


                      • Luigi (---.---.210.248) 3 mars 2006 10:07

                        Merci pour votre intérêt,

                        En fait il s’agit de s’impliquer personnellement pour pouvoir motiver l’action collective, et si dans la suite du texte j’emploie le pronom « je » c’est à dessein.

                        Il faut apprendre à « vivre pauvrement », apprendre à économiser votre argent et l’énergie sans gaspiller les bienfaits de la nature et surtout sans oublier d’y prendre plaisir. Vivre mieux, c’est, d’abord, améliorer son environnement quotidien : mieux s’occuper de soi pour mieux donner aux autres, mieux s’alimenter, nettoyer sans polluer, bien trier, se chauffer intelligemment... et repérer les vrais bons gestes. En voici quelques un

                        A la maison : Je ne mange que bio (du jardin) Je me débarasse de mon four à micro-ondes J’aére au lieu d’utiliser des désodorisants J’équipe ma maison de capteurs solaires Je trie tous mes déchets Je brûle moi-même mes déchets ménagers Pour mon bébé, j’utilise des couches lavables à la place des jetables. Je choisis le train Je n’utilise pas les coursiers Je recycle les cartouches d’encre Je choisis le covoiturage Je change mon vieil ordinateur J’éteins systématiquement les lumières Je préfère des cartes de visite minimalistes Je prends une douche plutôt qu’un bain Je n’utilise que des produits d’entretien verts J’apprends à choisir et à utiliser l’électroménager Je fait remarquer à ma famille les gestes ci dessus afin qu’ils les adoptent

                        Au bureau : J’éteins mon ordinateur J’imprime recto-verso en mode économique J’utilise du papier recyclé Je troque les ampoules à filament pour des ampoules à basse consommation.

                        Le Week End : Je pratique des sports « pleine nature » Je cultive mon jardin Je fais du camping sauvage Je pratique l’écotourisme Je n’achète que des textiles naturels Je fréquente assidûment les vides greniers Je bricole créatif A la plage, en pique-nique, j’enterre mes dêchets dégradable et je reprends les autres. Je lave ma voiture moi-même

                        Ce n’est évidemment pas une liste exhaustive , mais un bon début, non ?

                        Visitez également : http://www.defipourlaterre.org/agir/


                      • Cassandre (---.---.237.162) 3 mars 2006 14:14

                        A Luigi :

                        Permettez-moi de remettre en question certaines de vos actions « écolo » :

                        - En France, il est interdit de brûler soi-même des déchets ménagers ; d’ailleurs, si vous aimer les dioxines, vous allez être servi !

                        - Renoncer au four à micro-ondes n’est pas forcément une bonne opération si vous réchauffez au gaz (p. ex.) à la place : émission de CO2 et contribution aux fuites de méthane.

                        - L’« écotourisme » m’inquiète : si c’est loin, gare à l’avion, catastrophe pour le climat s’il en est !

                        - Le coup de la douche contre le bain, tarte à la crème de la bonne conscience écologique facile, m’agace un poil : en hiver, n’hésitez pas, si l’eau usée retourne bien au milieu naturel, à prendre un bon bain... à condition de le laisser refroidir jusqu’à température ambiante avant de vider la baignoire : autant de calories en moins à fournir par le chauffage. Si l’eau chaude est solaire, c’est tout bénéfice, alors que la douche vous fait tout perdre.


                      • Luigi (---.---.210.248) 3 mars 2006 16:23

                        a Cassandre, merci pour ces précisions « constructives » , mais pouvez nous dès lors partager vos actes personnels ,et certainement plus efficace que ceux déjà cités, pour préserver notre/votre espace de vie. D’avance Merci


                      • Cassandre (---.---.114.76) 4 mars 2006 08:54

                        A Luigi :

                        Chaque cas étant particulier, je ne vais pas détailler ce que je fais mais vous aiguiller vers ma source favorite. Le bouleversement climatique étant, à mon avis, un risque qui dépasse tous les autres de plusieurs ordres de grandeur, je m’occupe avant tout des émissions de gaz à effet de serre. A consulter donc :

                        www.manicore.com

                        Aller sur « réchauffement de la planète, quelques réponses », puis (vers la fin de page)

                        « Agir individuellement chez soi ou dans son entreprise », puis

                        « Effectuer sa BA pour agir contre le changement climatique : quelques ordres de grandeur ».


                      • jcm (---.---.168.208) 3 mars 2006 11:40

                        Christian > « Nous n’avons pas plusieurs siécles pour apprendre à devenir une »intelligence collective« , nous n’avons que 20 ou 30 ans devant nous et encore. »

                        Luigi > « Dès lors nous pouvons comprendre qu’il ne s’agit pas tant de ne pas pouvoir adhérer à cette intelligence collective mais plutôt d’en éprouver le besoin vital de survie. »

                        20 ans me semble très long par rapport à ce qui nous attend à court terme et que certains indices signalent.

                        Si nous observons bien nous devrions déjà au minimum supposer que notre survie pourrait être menacée, et que nos modes de vies actuels le sont réellement, ce qui devrait induire chez nous ce sentiment de « besoin vital de survie ».

                        A titre indicatif j’ai posté ce matin sur un autre blog dans la rubrique « Faire face aux dérèglements climatiques » un commentaire (voir lien ci-dessous) qui illustre que certains indices qui ne font pas la « une » des JT devraient être médiatisés comme étant de sérieuses alertes car ces indices indiquent de réelles menaces.

                        Il y aurait donc une question essentielle : celle d’une information très précise, s’appuyant sur des sources dignes de foi et présentée d’une façon très explicite au plus grand nombre de façon accessible (en évitant les jargons).

                        Car ce ne sont pas « des bonnes volontés pour protéger l’environnement » qu’il faudrait maintenant mobiliser (il est probablement bien tard) mais des volontés pour que notre survie soit assurée de la meilleure façon pour tous.


                        • nico 3 mars 2006 11:42

                          Je me pose tout de même une question : comment peut-on voyager (beaucoup de train, vols internationaux) et ne pas avoir un impact écologique déplorable ?

                          Il est facilement acceptable que surchauffer son logement au point d’y être en t-shirt l’hiver ou d’avoir une utilisation abusive des véhicules motorisés personnels est un non sens. Mais comment défendre le fait que voyager est un non sens écologique ? Vous le dites vous-même, il ne faut pas oublier de prendre plaisir de la nature.

                          Alors comment puis-je avoir à la fois un comportement individuel cohérent, en voulant aller voir à l’autre bout du monde combien cette nature est différente de celle que j’ai chez moi, tout en reprochant à des amis d’acheter des produits sur-emballés ou d’utiliser leur voiture pour faire deux kilomètres ?

                          L’activité touristique est très polluante, même au-delà des transports. Par exemple en Roumanie, où les industries ne sont pas toujours des exemples en matière d’écologie, la cause principale de pollution dans quelques années sera l’agro-tourisme.


                          • helloyoo (---.---.191.243) 3 mars 2006 12:38

                            Cher Luigi, bravo pour l’argumentation et ses bases construites et solides, mais permettez moi d’etre un peu pessimiste, au risque de passer pour un adepte de ce sport franco/français. J’ai 54 ans et il me souvient dans les années 70 avoir défilé dans la bonne humeur des écolos naissants, avec comme slogan (entre autres) « la voiture ça pue, ça pollue et ça rend nerveux ». René Dumont était au front du cortège et nous lisions Ivan Illitch, Veblen ,Mac Luhan ou Lovelock qui nous éveillaient et prévenaient de tous ces maux actuels. Grand lecteur de SF à l’époque je voyais comme prémonitoires et justes les ouvrages de John Brunner, JG Ballard ou certains de Philip K. Dick. Et quoi, j’ai appliqué à ma simple vie de famille les recettes pratiques, jusqu’à la brique dans le réservoir des toilettes avant que les chasses d’eau soient à deux flux. Mais franchement, à part quelques petits détails du même ordre, certes intéressants, et des progrès techniques fantastiques qui se sont fort peu étendus dans la préservation de l’environnement, je ne vois pas de grosse différence sur le plan collectif. Alors oui à votre description de l’intelligence collective qui fait écho à toutes les études sur la psychologie des masses. Elle m’enjoins à voir comme seule solution une extension des phénomènes autodestructeurs (l’économie mondiale y mene à grands pas) jusqu’à un point de rupture si cataclysmique qu’il donnera aux survivants l’union comme seule posssibilité de survie. Alors, et seulement à ce moment, peut-être l’humanité pourra-t-elle enfin justifier son nom.


                            • Cassandre (---.---.237.162) 3 mars 2006 14:32

                              Même en situation de survie après hécatombe, l’entente cordiale n’est pas garantie : jusqu’ici, les fins de civilisation se sont plutôt déroulées dans une ambiance de chacun pour soi. La triste histoire de l’île de Pâques montre que même l’imminence de la catastrophe finale ne suffit pas à provoquer un sursaut collectif efficace.

                              Les neurosciences viennent de montrer l’existence d’une capacité innée de compassion, sensibilité aux émotions des autres, altruisme... sauf chez environ 2% de la population, ce qui est bien suffisant pour mettre le bazar et la zizanie en toutes circonstances.

                              Faut-il déceler ces individus et les mettre hors d’état de nuire ? Faire des humains OGM garantis doux comme des agneaux ? Philip K. Dick n’est pas loin...

                              Puisse un groupe de scientifiques crédible annoncer bientôt qu’un astéroïde de taille dinosauroctone va nous percuter à coup sûr dans 28 ans, 3 mois, 7 jours, 22 heures, 44 minutes et 12 secondes, pour voir la réaction de notre communauté internationale. Ce serait sûrement très instructif.


                            • Luigi (---.---.210.248) 3 mars 2006 16:34

                              Pour votre information : On ne sait pas dire quand un cataclysme tel que celui qui s’est produit il y a 65 millions d’années se reproduira. En revanche, on a répertorié les astéroïdes qui s’approcheront un peu trop près de nous dans l’avenir.

                              MENACES PROCHAINES

                              Date Nom Distance Terre-Lune Diamètre (en mètres)

                              7 août 2027 1999 AN10 1 fois 1000

                              26 oct. 2028 1997 XF11 2,5 2000

                              14 fév. 2060 4660 Nereus 3,2 900

                              23 sept. 2060 1999 RQ36 2,2 300

                              21 oct. 2069 2340 Hathor 2,6 600

                              21 oct. 2086 2340 Hathor 2,4 600

                              9 avr. 2095 1998 SC15 3,2 500

                              Et ceci ne représente que les Astéroïdes de plus de 300 m qui doivent s’approcher à moins de 4 fois la distance Terre-Lune dans les cent ans prochains.


                            • dom (---.---.37.112) 3 mars 2006 13:03

                              oui, toutes ces solutions pour le rééquilibrage climatique existent, d’autant plus que la nature est dotée de pouvoirs autrement plus puissants que ce que nous maîtrisons et chaque acte de bonne volonté est quintuplé en essence. Mais alors pourquoi continuons-nous avec les énergies fossiles ? Parceque le clan Bush fait la guerre à la raison et que nous sommes prisoniers de cette politique de conflit qui vient écarter nos regards de ce monstrueux déni de responsabilité qui semble auréoler la maison blanche quand elle veut nous faire croire que tous nos problèmes viennent des islamistes... alors il faut arrêter Washington dans sa fuite en avant et obliger nos politiciens à abandonner à leur sort cette administration stupide de guerre sans fin qui empêche tout travail fondateur et réorganisateur et nous fait perdre un temps absolument prodigieux qui coûteront vraiment trop cher à la planète. Là il nous agresse frontalement depuis cinq ans avec comme unique perspective l’enlisement progressif des forces d’évolution et l’embrasement des souffrances accumulées, l’accumulation des symptômes de destruction et les mafias au pouvoir et la prolifération des menaces dont la prolifération nucléaire dont il se charge actuellement.

                              Nous sommes devenus la propriété des pays alors que nous devrions posséder nos pays, mais on ne peut nous déposséder de nos esprits ni de notre bonne volonté, même si certains s’y essayent. L’Europe s’appartient, elle n’est ni colonie américaine ni fonds de réserve pour Israel et sa politique de rhinocéros. ... Vous avez lu Ionesco ? Très actuel.


                              • lucky (---.---.24.3) 3 mars 2006 13:40

                                Très bon article, emprunt de bon sens et de réalisme... il rejoint (un peu mais pas complètement) l’idée de décroissance soutenable mise à jour par quelques économistes. Certes, leur point de vue est un peu extrème (il me semble avoir lu qu’il ne faudrait consommer que l’équivalent de ce qui arrive sur la terre en énergie solaire si on voulait engager une vraie politique respectueuse des générations futures), mais il montre tout de même que cette économie basée sur la croissance à 100% est illusoire sur le long terme.

                                Tout cela touche à sa fin, quoi qu’il arrive, avec l’augmentation du prix du pétrôle. Curieusement, c’est ce que les économistes prennent pour un cataclisme économique qui va peut-être nous forcer à nous poser les bonnes questions sur notre façon de fonctionner.


                                • Luigi (---.---.210.248) 3 mars 2006 16:47

                                  J’ai écrit un autre article dans le blog investor.over-blog.com ou je traite le sujet de l’énergie cela pourrait éventuellement compléter votre analyse. Quoiqu’il en soit sachez que la solution de l’approvisionnement énergétique pourrait éxister si nos scientifiques recevaient la priorité de s’atteler à résoudre le probléme de stockage de l’énergie infinie qui est celle de la réaction thermonucléaire solaire. En effet, le soleil irradie annuellement 1013Q d’énergie solaire.(1Q=1018 BTU )et Le BTU (British Thermal Unit)=1.06 kilojoules=253 calories. Q= Quantité de chaleur conventionnelle : 293 kwh. De ce flux fantatisque, seuls quelque 5300 Q sont interceptés aux limites de l’athmosphère terrestre, dont une moitié est réfléchie dans l’espace extérieur.Ce qui reste fantastique à notre échelle car la consomation mondiale d’énergie ne s’élève pas à plus de 0,4 Q par an. D’autre part, pour ce qui est de la dot énergétique terrestre, les meilleures estimations nous donnent une quantité initiale de combustible fossile disponible de 215 Q, desquels 200 Q sont récupérables. Ces réserves ne pourraient donc produire que deux semaines de lumières solaire sur le globe. Si leur épuisement continue à croitre au rythme actuel, ces réserves pourront entretenir l’activité industrielle de l’homme pendant encore quelques décennies, alors que si l’on veut bien songer que le soleil continuera à briller avec pratiquement le même intensité pendant cinq milliard d’années (avant de devenir une étoile géante rouge qui portera la température de la terre à 555°C), il ne fait aucun doute que l’espèce humaine ne vivra pas assez longtemps pour bénéficier de toute cette abondance qu’il lui suffirait d’exploiter si les responsables politiques et financiers le décidaient. Mais le pouvoir des lobby court termiste et génocidaire a parasyté le peu le bon sens que de nos représentants politique avaient. Que faire d’autre que reprendre l’initiative citoyenne ?


                                • Antoine (---.---.31.20) 4 mars 2006 00:21

                                  Il y a un dictat idéologique autour de la « croissance » comme solution à tous les maux.

                                  Cette foutue croissance qu’on nous balance tous les jours comme étant l’objectif à atteindre....il est temps non pas de la négliger mais de la penser autrement en effet.

                                  Postulat de la science politique :

                                  « Les besoins des hommes sont illimités et les moyens de les satisfaire limités » soit...d’accord ,comme dirait le vieux sage chinois sur la montagne pratiquer la limitation amère n’est bonne s’il elle s’accompagne de sagesse et d’humilité. Ce qui manque le moins n’est pas le fonds, travaillez mes enfants,disait un certain fabuliste.

                                  Le fonds ne manque pas en effet mais qu’en faisons-nous ?


                                • jcm (---.---.168.208) 3 mars 2006 14:55

                                  Dom > « Mais alors pourquoi continuons-nous avec les énergies fossiles ? Parceque le clan Bush fait la guerre à la raison... »

                                  Le B(o)u(sh/c) émissaire nous empêcherait-il de construire bioclimatique plutôt que ce qui se fait le plus communément aujourd’hui ???

                                  Est-ce lui qui contraindrait notre gouvernement à se mettre en contravention avec les lois européennes en interdisant les huiles végétales pures comme carburants auto ?

                                  Trop facile d’accuser cette personne dont je ne soutiendrais aucune décision de l’ensemble de nom maux !!!

                                  Nous n’abandonnons pas les énergies fossiles pour de multiples raisons : aveugles à certains faits, indifférents, inconscients ou supposant que le déluge ne nous atteindra pas (quid de nos enfants ?) nous ne faisons rien pour tenter de contraindre notre gouvernement à se montrer d’une grande efficacité dans les économies d’énergie ou la mise en place d’énergies de substitution présentant les meilleurs niveaux d’efficacité tant thermodynamique que sociale.

                                  A ce titre les usines de biocarburants qui se construisent actuellement sont d’énormes erreurs, mais personne ne bronche...

                                  Non, ce n’est pas Bush qui nous tient prisonnier !


                                  • Mathieu (---.---.212.160) 3 mars 2006 17:36

                                    Nous sommes tous responsables de cette situation mais Bush en tant que pays le plus pollueur (et surement le moins enclin à faire des efforts)car il ne fait rien pour changer les choses alors qu’il a le pouvoir d’en faire plus qu’un simple citoyen. Etre président ça implique aussi des responsabilités (Chirac est aussi responsable de ne rien faire, à part proposer du vent, sans jeu de mot)


                                    • jcm (---.---.168.208) 3 mars 2006 18:43

                                      Soyons clair, la question portait sur notre assujéttissement au pétrole : il existait bien avant la naissance de Bush et il ne faudrait pas lui en faire porter la responsabilité originelle !

                                      Que lui ou Chirac ne fassent rien ou rien de suffisant pour nous en libérer est un autre problème, le problème de notre démocratie représentative pour laquelle une question de fond se pose : sommes-nous bien représentés ?

                                      Nos élus conforment-ils leurs décisions à nos souhaits, et sinon que faisons afin de les y inciter de façon plus péremptoire ?

                                      Comment les élus détectent-ils ce que sont les souhaits du peuple sur des questions précises ?

                                      Mais aussi quels efforts sont consentis afin que le peuple soit tenu au courant de ce que sont les problèmes les plus importants à traiter à un moment donné ?

                                      De mon point de vue le réchauffement climatique représente un danger autrement plus important que celui de n’importe quelle immigration non souhaitée.

                                      Combien de politiques expliquent-ils cela, combien en sont conscients, et combien de nos concitoyens partageraient ce point de vue ?

                                      Combien sommes-nous à savoir - et à juger que c’est une alerte inquiétante - que la première tempête tropicale qui ait menacé l’Europe (elle s’appelait Vince et a pris son essor au large des Canaries pour s’effondrer rapidement) depuis que nous disposons de relevés météo a eu lieu fin Septembre 2005 ?

                                      Certes le président de la république a une responsabilité vis à vis du peuple, mais le peuple est aussi responsable du président qu’il se choisit, et à écouter certains candidats plus ou moins « populaires » on s’inquiète parfois...


                                      • Odinot (---.---.14.18) 4 mars 2006 11:59

                                        Ayant une approche similaire à la votre, voici cependant une autre façon d’aborder nos problèmes :

                                        Réflexions d’un citoyen du monde sur l’essentiel

                                        A/ Où sommes-nous ?

                                        Nous nous trouvons sur une planète privilégiée perdue dans un univers hostile fait de roches, de gaz, de particules, et soumis à des températures extrêmes.

                                        Cet univers a-t-il été conçu ou non par un dieu « créateur » ? Personne ne peut apporter à ce sujet de réponse pertinente. Le problème religieux doit donc se cantonner au niveau de la conscience individuelle et non collective.

                                        La vie a envahi la terre ; trois règnes s’y côtoient : l’animal, le végétal, et le minéral.

                                        Mais au cours de ces deux derniers siècles, un animal : l’homme, a pris le contrôle de ces trois règnes, or, visiblement la situation lui échappe, et il ne sait comment gérer cette planète dont il s’est arrogé la propriété.

                                        En voici quelques raisons :

                                        Une trop rapide augmentation de la population, multipliée par six en deux siècles, appelait de profondes transformations sociales, mentales, économiques et d’infrastructures sans communes mesures avec les moyens disponibles et les politiques suivies durant la même période.

                                        En même temps que le nombre de bras augmente les besoins en main d’œuvre diminuent, du fait de la mécanisation, de la robotisation et de la course à la productivité.

                                        Une fraction non négligeable de la population, ne dispose pas de moyens d’existence décents, tandis qu’une infime minorité accumule des richesses de façon démesurée.

                                        L’homme, excelle dans les sciences, et la production, mais il est totalement dépassé aux plans : politique, économique et même philosophique.

                                        Arrêtons là le constat, et donnons-nous comme objectif d’imaginer un type de société ou l’humanité toute entière trouve sa cohésion et gère « en bon père de famille », l’ensemble de la planète.

                                        Le temps presse et nous avons une obligation de résultat.

                                        Notre démarche consiste à dresser un cadre de ce qui nous paraît essentiel pour l’humanité.

                                        B/ Que voulons-nous ?

                                        Cinq questions : essentielles sur lesquelles devraient facilement se rejoindre les six milliards et demi d’hommes vivants, si l’on se donnait la peine de les consulter.

                                        Question 1 : Doit-on maintenir l’humanité à l’état d’errance ou l’orienter ? L’humanité n’est ni gérée, ni dirigée. Où va-t-elle ? Que veut-elle ? On nous annonce pour l’an 2200 une population mondiale dans une fourchette de 3,5 milliards à 44 milliards (Cf. Musée de l’homme). Dans l’une ou l’autre hypothèse il y a des dispositions cruciales à prendre.

                                        Question 2 : Doit on gérer quantitativement la population mondiale ? Face à une explosion démographique on peut tuer une partie de la population : « une bonne guerre mon bon monsieur ... ! » (On sait faire...) Ou limiter les naissances, (on saurait faire).

                                        Question 3 : Doit on garantir le droit à la vie et à la liberté Des tas de gens mettent en péril collectivement ou individuellement la vie d’autrui pour les motifs les plus divers : soit pour s’emparer de biens, de territoires, imposer leurs idées, leur mode de vie, leur couleur de peau etc...

                                        Question 4 :Est-il souhaitable de garantir les droits fondamentaux individuels et des moyens d’existence minima ? La naissance d’un enfant n’est pas obligatoire (voir limitation des naissances). Mais dès qu’il apparaît, l’enfant fait partie intégrante de l’humanité et devrait bénéficier durant toute sa vie en échange de son travail, des garanties suivantes :soins, sécurité, logement, nourriture, éducation.

                                        Question 5 : Doit-on protéger la planète quel que soit le nombre d’hommes qui y vivent ? Il revient à chaque génération la responsabilité de préserver le patrimoine commun que constitue la planète. Le problème actuellement très mal résolu pour une humanité de 6.5 milliards d’individus le sera-t-il mieux lorsqu’elle en comptera 44 milliards ?

                                        Si l’on admet que des réponses que l’on entend apporter à ces cinq questions dépend le développement harmonieux, de l’humanité, alors elles appellent cinq réactions à la hauteur des problèmes posés .Il convient évidemment d’imaginer et d’innover en s’abstenant de faire référence aux solutions appliquées à ce jour avec les résultats que l’on sait.

                                        C / Que pouvons nous faire ?

                                        1/ Gérer l’humanité :

                                        11/ Créer un droit contraignant, destiné à protéger les intérêts supérieurs de l’humanité et de l’environnement. - Il prévaut sur toute autre considération : morale, religieuse, philosophique ou ethnique.

                                        111/ Il autorise une gestion numérique de la population par le seul contrôle des naissances, en fonction des ressources globales disponibles sur la planète et du niveau de vie moyen souhaitable. (voir point 2)

                                        112/ Il instaure un droit effectif au travail, assorti de moyens d’existence pour chacun.. (voir point 4) 113/ Il interdit la guerre (en la rendant impossible) ainsi que les autres actions violentes individuelles ou collectives. (voir point 3)

                                        114/ Il impose une amélioration constante de l’état de la planète. ( voir point 5)

                                        12/ Confier la mise en œuvre de ce droit à une autorité démocratique mondiale (Gouvernement mondial) dotée des moyens indispensables : militaires (armée unique) et financiers (monnaie unique).

                                        2 / Contrôler les naissances

                                        Cette action techniquement réalisable se heurte à certaines croyances ou coutumes. S’agissant de l’intérêt supérieur de l’humanité, elle s’impose néanmoins à tous. Il appartient à chaque état de respecter les critères définis en la matière par l’autorité mondiale. Tout manquement caractérisé par une nation, est considéré comme acte de belligérance et traité comme tel.

                                        3/ Assurer la sécurité collective et individuelle.

                                        31 Sécurité collective 311/ Retirer à tous les chefs d’état le droit et la possibilité de faire la guerre. A cet effet toutes les armées sont placées sous l’autorité du gouvernement mondial. Chaque état fournit et entretient le contingent qui lui est assigné, mais celui-ci est cantonné, 50% sur le territoire national, 50% à l’étranger, afin d’échapper à toute tentative d’utilisation de l’armée nationale par les gouvernements locaux. Chaque état doit donc héberger sur son territoire en contre partie, une quantité équivalente de militaires étrangers.

                                        312/ L’armée mondiale intervient à l’initiative du gouvernement mondial pour régler toute velléité de conflit. (Prévoir un contrôle efficace du gouvernement mondial pour éviter une dérive dictatoriale)

                                        32/ Sécurité individuelle

                                        321/ Police et gendarmerie disposent également des moyens militaires (non utilisés en permanence), pour leur action de prévention ou de répression.

                                        322/ Les prisons sont supprimées. (Elles n’ont pas prouvé leur efficacité) Toutefois, la société doit se protéger efficacement contre tous ceux qui l’agressent.

                                        323 / Les peines prévues par le code pénal totalement révisé, sont de deux sortes :

                                        3231/ Travaux d’intérêt général pour les premiers délits mineurs, et les délinquants récupérables.

                                        3232/ Amputations physiques graduelles pour les fautes graves et les récidivistes conformément au code pénal révisé, ( à partir d’une phalange d’un doigt) La peine est exécutée en milieu hospitalier spécialisé . Le condamné retrouve ensuite sa place dans la société et conserve son droit au travail, toutefois une période probatoire est exigée durant laquelle le délinquant est doté d’un bracelet électronique. Cette proposition à priori choquante paraît cependant plus humaine, mieux adaptée et plus dissuasive que les solutions actuelles. 324 / Une variante aux propositions ci-dessus consisterait à laisser le choix au condamné entre une peine traditionnelle (prison), ou une amputation avec remise en liberté immédiate. Personnellement entre cinq ans de prison et l’amputation d’un doigt, je choisi la seconde solution

                                        4/ Moyens d’existence

                                        Le développement des techniques et plus particulièrement de la robotisation laisse de plus en plus de monde en dehors du circuit traditionnel du travail.

                                        Parallèlement une quantité énorme de taches utiles, ne sont pas accomplies, car elles apparaissent contre-productives

                                        Or, dans le droit de l’humanité figure un droit au travail pour tous.

                                        La solution consiste à concevoir une société à deux vitesses et un financement adapté :

                                        41/ Un circuit traditionnel du travail soumis aux critères habituels de rentabilité. (Sans commentaires)

                                        42/ Un circuit social chargé de procurer un emploi à tous ceux qui n’ont pu s’intégrer ou se maintenir dans le circuit traditionnel, il est financé par la planche à billets mondiale. (Voir § 43). Les tâches susceptibles d’être réalisées dans ce second circuit sont innombrables, en voici quelques exemples : (surveillance et soins aux personnes âgées, aux enfants, aux infirmes, amélioration du cadre de vie dans un quartier, une ville, un pays, entretien des forêts, reboisement, formation des adultes, lutte contre la désertification, soutien scolaire, actions citoyennes, etc., etc.)

                                        Des critères de rentabilité doivent être pris en compte dans ce second secteur afin que tout salaire versé corresponde à un travail effectif, utile et de qualité. Les négligences sont sanctionnées par une mise à pied temporaire et sans salaire.

                                        Tout travail procurant un pouvoir d’achat, le secteur concurrentiel s’en trouve dynamisé.

                                        Concrètement : les salaires sont plus attractifs dans le premier circuit que dans le second. Chacun trouve néanmoins, un emploi correspondant à ses mérites et motivations et peut passer d’un secteur à l’autre.

                                        43/ Financement du secteur non concurrentiel : Le gouvernement mondial a la maîtrise de la monnaie unique. Celle-ci ne peut donc s’apprécier ou se déprécier par rapport à aucune autre. Il convient seulement de conserver un équilibre entre le montant global de la monnaie émise et le volume total des biens et services proposés. Cela est rendu possible grâce à un circuit court de la monnaie.

                                        En résumé, le gouvernement mondial édite de la monnaie qui lui permet de payer tous les travailleurs du service non concurrentiel

                                        Une consommation normale s’effectue tout au long de l’année, consommation à laquelle doit s’adapter et répondre le secteur concurrentiel.

                                        En fin d’année les particuliers qui souhaitent épargner, ne peuvent conserver que 10% (par exemple) de leur gain annuel, le reste est annulé.

                                        Chacun étant garanti de percevoir des revenus tout au long de sa vie, la thésaurisation ne s’impose plus, et la discrimination par l’argent disparaît. Seul, le train de vie distingue les plus productifs, et les plus créatifs. On peut envisager qu’une grille des rémunérations impose qu’aucun homme ne puisse percevoir un salaire ou revenu supérieur, par exemple, à 100 fois le salaire minimum. La motivation reste cependant suffisante pour que le génie humain continue de s’affirmer.

                                        Le montant des retraites est indexé sur le salaire moyen perçu au cours de la vie active.

                                        La mendicité est interdite sauf éventuellement pour raison spirituelle (voir droit au travail)

                                        Les handicapés perçoivent le salaire minimum s’ils ne peuvent travailler.

                                        5/ Environnement

                                        Actuellement, la protection de l’environnement grève les prix de production, on fait donc semblant de prendre en compte ce problème, mais en réalité, il est largement marginalisé.

                                        Le droit au travail et la monnaie unique permettent de traiter cette question au fond, et d’inverser la tendance à la dégradation. De très grands travaux peuvent être entrepris tels que reconstitution des forêts tropicales, arrêt de la désertification, reconquête progressive des déserts, recyclage systématique des matières premières, dépollution des sites, amélioration des paysages urbains, etc.

                                        C/ Utopie ou non ?

                                        A priori, tout ceci procède du rêve et ne peut être suivi d’effet.

                                        Avant de se prononcer il serait bon, sous l’autorité de l’ONU, que chacune de ces suggestions soit soumise respectivement à des groupes de philosophes, de scientifiques, d’économistes, et de politiques d’horizons différents, en leur demandant :

                                        D’en faire une critique comparative et constructive par rapport à la situation actuelle

                                        De vérifier leur cohérence et leur faisabilité

                                        En cas d’adhésion significative à ces principes, il leur appartient également d’échafauder un calendrier sur une cinquantaine d’années pour la préparation et la mise en œuvre toujours sous l’égide de l’ONU.

                                        Mais là encore nous sommes en pleine utopie, car :

                                        L’ONU ne peut être mandatée que par des gouvernements

                                        Or, aucun gouvernement ne cautionnera, une future amputation de ses prérogatives sur les deux pôles du pouvoir que sont l’armée et la monnaie.

                                        Si une action doit se dessiner, pacifiquement elle ne peut démarrer que de la base, organisée en associations : locales, nationales, internationales. Il est certain qu’un foisonnement d’idées peut en sortir via internet prouvant que d’autres choix sont possibles essentiels et urgents.

                                        Lorsque les médias s’empareront à leur tour du sujet, les responsables politiques aiguillonnés par leur base seront enfin contraints de s’occuper des vrais problèmes de l’humanité.

                                        Michel Odinot odinot.michel@neuf.fr

                                        PS : Le contenu de ce texte peut, sans autre accord, être amélioré et utilisé par tous ceux qui s’intéressent au sujet et souhaitent le prendre à leur compte.


                                        • Sam (Paris) (---.---.108.229) 5 mars 2006 04:11

                                          Pour clore votre article je ne conteste juste que la signature, car vraisemblablement les véritables auteurs en sont :

                                          Joseph Staline, Mao Tse-Tung et Adolf Hitler.


                                        • Sam (Paris) (---.---.108.229) 5 mars 2006 04:23

                                          J’avais 20 ans en Mai 68 et je suis content de voir que près de 40 ans après on a toujours les même conneries qui reviennent de façon récurrentes.

                                          Je n’ose penser que tous ces beaux commentaire sont l’oeuvre d’adultes mais plutôt d’adolescents pré-pubères en proies à de profonds conflits Oedipiens, qui défont et refont le monde entre deux pétards de shit.

                                          Enfin, MERCI messieurs vous m’avez rajeuni de 30 ans !


                                        • luigi (---.---.211.43) 5 mars 2006 09:45

                                          Permettez vous de continuer de rêver Monsieur, c’est en imaginant l’avenir que celui ci sera ce que nous en rêvons.


                                        • dom (---.---.197.171) 5 mars 2006 09:46

                                          oui il me semble aussi... à vous lire c’est tout sauf une utopie... hormis le fait qu’il est absolument utopique (dans son sens négatif) de vouloir imposer une legislation mondiale comme vous pensez que c’est la solution. C’est d’une progression en humanité qu’on peut espérer aider l’humanité et non par les moyens coercitifs et répressifs sensés imposer le bon fonctionnement. Votre texte est en ligne droite issue de ces confusions généralisées qui persistent à utiliser des moyens contraires aux buts qu’elles proposent. UNE ARMEE PLANETAIRE POUR INTERDIRE LA GUERRE ... brr ça fait froid dans le dos...

                                          à part ça vous ne vous êtes pas rendu compte que vous avez réitéré le projet de réforme qui plane sinistrement sur l’ONU - grande armée planétaire qui pourrait faire front à cinq guerres majeures (tjs au nom de la paix... mais quelle paix ? Celle des banquiers et de l’industrie d’esclavage type Monsanto ? Belle utopie...) et vous proposez un système planétaire d’infliction des peines pénales rabougries à un reliquat de charia ? ... Alors dans ce texte que vous nous proposez au nom de l’utopie du futur vous vous faites 1. le législateur et 2. le juge et 3. le régulateur suprême de tous les équilibres planétaires...

                                          dans le fond c’est logique puisque d’emblée vous écartez le seul qui pourrait « organiser » l’humanité comme vous le faites, seulment le créateur voudrait que nous grandissions en confiance dans son amour. Ecartant notre créateur vous devez bien vous y substituer puisque le sol sur lequel vous êtes debout devient abstrait.

                                          L’humanité a un potentiel d’intelligence bien plus développé que ce que vous lui accordez et l’on ne peut pas construire UNE civilisation réduite à l’expression de la répression militaire comme facteur unifiant. CE SERAIT L’HORREUR ABSOLUE !!!

                                          Enfin, merci quand même pour l’illustration de ce que ça donne quand on veut « réguler » les autres et avoir tout sous contrôle. Il n’y a que la confiance et le partage des richesses qui peuvent aider les hommes à être plus enclins à la civilisation plutôt qu’à la barbarie.

                                          Il ne sert à rien de réécrire des textes comme les droits de l’homme si c’est pour ne pas les appliquer. Etes-vous d’accord sur ce point ? Alors vous comprendrez qu’avant de décider ce qui serait bon pour l’ensemble de la planète il faut déjà comprendre ce qui est bon pour soi.

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