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Le Foreclosure Gate : « la plus grande fraude économique de l’Histoire » - Entretien avec Vincent Bénard

L'économiste Vincent Bénard vient de publier "Foreclosure Gate, les gangs de Wall Street contre l'Etat US". Dans un entretien au Bulletin d'Amérique, il explique "la plus grande fraude économique de l'histoire".

"ces pratiques frauduleuses ont été au centre de la formation de la bulle de crédit que nous venons de vivre."

Vincent Bénard, Président de l’Institut Hayek, vient de publier Foreclosure Gate. Les Gangs de Wall Street contre l’Etat US et de lancer le site Comprendre le Foreclosure Gate. Entretien.

 

lebulletindamerique.com : Vincent Bénard, vous venez d’écrire un ouvrage sur le Foreclosure Gate. Quelle est donc cette « plus grande fraude économique de tous les temps » ?

Vincent Bénard : Le Foreclosure Gate, c’est la prise de conscience que l’essentiel des produits financiers dérivés des créances hypothécaires, vendus aux USA depuis le début du millénaire, sont frauduleux, car basés sur des prêts dont la qualité ne correspond pas à celle qui a été déclarée aux investisseurs à travers les autorités de marché.

« Pour masquer ces fraudes, les banques ont omis de transmettre dans les formes légales toute la documentation réglementaire des prêts »

Pour masquer ces fraudes, les banques ont omis de transmettre dans les formes légales toute la documentation réglementaire des prêts - »subprime », « Jumbo », « ARM », etc…- ainsi délivrés de façon très cavalière, aux fonds émetteurs de ces produits dérivés, afin de masquer les traces de leur comportement délictueux à l’origine des prêts.

Le problème est qu’en ne transmettant pas ces documents de façon irréprochable, les banques se sont créé un énorme problème juridique : les tribunaux sont de plus en plus nombreux à estimer qu’elles ne peuvent pas, de ce fait, saisir les maisons données en garanties par les emprunteurs, car la chaîne légale de preuve de propriété est rompue. Cela peut passer pour un « simple problème technique », c’est d’ailleurs ce que les grandes banques ont voulu faire croire un temps, mais cela est bien plus grave : le risque est que les banques ne puissent tout simplement plus lever les hypothèques sur les millions de prêts en défaut de paiement !

Y a-t-il un vrai risque pour l’économie américaine ?

Une grande partie du risque s’est déjà matérialisé sous la forme de la crise financière que nous vivons : ces pratiques frauduleuses ont été au centre de la formation de la bulle de crédit que nous venons de vivre. L’encours de crédit hypothécaire est passé de 5000 à 12 000 milliards de dollars entre 1998 et 2007 aux USA, dont 4 000 milliards, au minimum, relevaient d’une pure expansion spéculative à caractère « bullaire ».

« seule la moitié de ces 4 000 milliards ont été purgées du bilan des grandes banques« 

Le problème est qu’aujourd’hui, seule la moitié de ces 4 000 milliards ont été purgées du bilan des grandes banques US.

Si aucun mécanisme de purge des faillites « en bon ordre » n’est mis en place aux USA pour les très grands réseaux de collecte hypothécaires et les grandes banques d’affaires (les fameuses banques « too big to fail », en abrégé TBTF), alors la révélation de l’étendue des pertes nouvelles désorganisera gravement le système financier, avec toutes les conséquences que l’on peut imaginer sur l’économie réelle.

Mais ce n’est pas l’hypothèse la plus probable. Le risque le plus important, et porteur de bien plus graves dangers à moyen terme, est que l’état fédéral, une fois de plus, n’organise un sauvetage, officiel ou furtif, des TBTF, un nouveau « bailout » succédant à celui de 2008 qui a déjà considérablement dégradé l’état des finances du gouvernement américain. Cela signifierait un accroissement encore plus incontrôlable de la dette américaine, un recours à la monétisation des dettes accru, amplifiant les menaces de retour d’une forte inflation.

Mais pire encore, un tel « bailout » reviendrait une fois de plus à dire aux américains : « être honnête ne paie pas. Devenez too big to fail ». Il reviendrait à légitimer le mode opératoire de certains dirigeants qui, abrités derrière l’irresponsabilité de fait que leur procure le statut de TBTF, dirigeraient l’argent de la finance vers des investissements spéculatifs générateurs de profits et de bonus à court terme, mais qui n’aideraient absolument pas la croissance de nouvelles entreprises de croissance à long terme.

L’Amérique sortirait alors de la crise avec une classe moyenne totalement lessivée, qui ne pourra pas investir comme elle a pu le faire par le passé, dans les technologies gagnantes de demain, et un secteur financier dominé par des grandes banques générant du mal-investissement. Sans oublier une confiance dans le capitalisme fortement altérée.

Les banques européennes doivent-elles redouter quelque chose de cette affaire ?

A priori, ce n’est pas sur ce dossier que les banques européennes sont le plus exposées. Certes, Deutsche Bank, à travers sa filiale américaine, est accusée d’avoir participé au grand bal des titrisations frauduleuses par le rapport du sénateur Levin. Certes, la première phase de la crise a envoyé par le fond les banques islandaises, et quelques autres poids lourds du secteur ont failli passer à la trappe, comme Royal Bank of Scotland, UBS, Natixis, etc… Tout ce petit monde n’a dû son salut qu’aux sauvetages publics.

Mais depuis 2008, la plupart des banques européennes ont réussi à se délester d’une grande partie de leurs titres « toxiques ». On peut donc supposer que s’il reste des pertes potentielles dans leurs bilans, elles ne devraient pas excéder une part raisonnable de leurs fonds propres.

Cela ne veut pas dire que l’immobilier ne posera pas de problème auxbanques européennes – Il a déjà coulé les banques irlandaises- mais ce sera le notre, pas celui des USA…

Quelles mesures devraient alors être envisagées pour éviter qu’une telle affaire ne se reproduise ?

Il n’y a pas de mesure miracle. Simplement, tout ce qui s’est passé a été favorisé par l’existence d’une réglementation pléthorique, accumulée sur des années, permettant aux cadors surpayés des grandes banques d’affaire d’y trouver toutes les failles possibles et imaginables.

Ajoutez à cela la volonté politique de l’état US de modifier le résultat de l’action d’agents économiques libres sur un marché libre, ce qui a conduit à subventionner lourdement le crédit aux ménages pauvres…

Par contre, lorsque les signes avant coureurs de fraudes massives sur le marché du crédit immobilier se sont manifestés, dès le début des années 2000, l’administration américaine et sa justice ont pointé aux abonnés absents : cela aurait compromis les résultats de la machine à « rendre les pauvres propriétaires »… Sans oublier de forts soupçons de corruption de la vie publique américaine pour cause de financement des campagnes électorales…

« plutôt que de chercher à réglementer les fonds propres des banques, ce qui ne servira pas à grand chose, [l'Etat] doit juste forcer les bilans bancaires à être transparents et honnêtes »

L’état doit cesser de croire qu’il peut trouver « La » bonne régulation. Il doit laisser les banques choisir leur modèle économique, mais doit restaurer la pleine et entière responsabilité des entreprises financières et de leurs dirigeants, en cas soit de faillite, soit de fraude avérée. En outre, plutôt que de chercher à réglementer les fonds propres des banques, ce qui ne servira pas à grand chose, il doit juste forcer les bilans bancaires à être transparents et honnêtes, à réduire l’usage d’outils « hors bilan » off shore, et laisser les investisseurs scruter les forces et faiblesses de ces banques dans ce cadre transparent.

Une réforme des lois de faillite bancaire permettant une conversion rapide, car prévue à l’avance, des dettes financières bancaires en capital en cas d’insolvabilité, aiderait grandement à assainir la situation, car alors la peur de grandes paniques bancaires disparaitrait. Mais il est évident que ni les actionnaires actuels des banques ni leurs créanciers (en général d’autre banques !) ne veulent d’une telle solution. Ils préfèrent que leur mal-investissement soit épongé par le contribuable !

Pensez vous que de telles mesures peuvent être adoptées ?

On ne prend pas le chemin d’une amélioration du climat bancaire outre-Atlantique. A peine votée, la loi de « régulation » du secteur financier dite « Dodd-Franck », 2300 pages, a déjà été décortiquée par de nombreux analystes qui en ont relevé les faiblesses structurelles, même si elle a tenté d’apporter quelques bonnes réponses aux problèmes découverts. Nul doute que les grands établissements financiers savent déjà dans quelles failles ils vont s’engouffrer : la législation règlera les problèmes de la dernière crise mais créera les conditions de la prochaine, comme à chaque fois.

En outre, de grands acteurs des fraudes découvertes, comme les ex PDG de Fannie Mae, de Lehman Brothers, ou de Countrywide, n’ont pas été condamnés au pénal, et les condamnations civiles de banques telles que Goldman Sachs pour des faits qui peuvent difficilement être qualifiés autrement que de tromperie grave des investisseurs, ont été très inférieures aux bénéfices que ces manœuvres ont permis d’engranger.

« il y a aux USA plus de 4000 banques de taille petite et moyenne qui n’ont pas commis les mêmes excès »

Enfin, tout semble fait pour permettre aux grandes banques d’engranger des profits faciles le temps nécessaire pour compenser les inévitables pertes futures provenant du secteur immobilier, à travers la politique ultra accommodante de la FED tant vis à vis des taux directeurs maintenus très bas que de la prise en pension directe par la FED de plusieurs milliers de milliards d’actifs toxiques, révélée grâce à la loi Dodd Franck, justement.

Dans ces conditions, aucune chance que le secteur financier US ne redevienne vertueux. C’est dommage, car si il y a une vingtaine de gros poissons un peu pourris au sommet de l’establishment, il y a aux USA plus de 4000 banques de taille petite et moyenne qui n’ont pas commis les mêmes excès et qui pourraient très bien reprendre le marché sur des bases plus saines.


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7 réactions à cet article    


  • Roosevelt_vs_Keynes 5 mai 2011 11:50

    @ l’auteur

    Si vous pouviez cesser de raconter des bêtises un instant, svp :)

    La députée Marcy Kaptur de l’Ohio a introduit le 14 avril 2011 au Congrès américain la loi H.R.1489 qui réinstaure le Glass-Steagall Act de Roosevelt. Cela rend les produits toxiques à leur propriétaires - les spéculateurs qui vont s’étrangler avec. C’est une déclaration de guerre envers la City de Londres qui contrôle WS.

    Mais je vous comprends : dire qu’on ne peut rien faire est douillet. Ca donne une bonne excuse pour ne pas se battre.

    Mais Eric Verhaege, Eric de Keuleneer, Pierre-Henri Leroy, François Morin... de plus en plus d’économistes issus du système ont décidé d’aller au feu. Si vous voulez briller, c’est le moment :)

     


    • Assurancetourix Assurancetourix 5 mai 2011 12:03

       « A peine votée, la loi de « régulation » du secteur financier dite « Dodd-Franck », 2300 pages, a déjà été décortiquée par de nombreux analystes qui en ont relevé les faiblesses structurelles, même si elle a tenté d’apporter quelques bonnes réponses aux problèmes découverts. Nul doute que les grands établissements financiers savent déjà dans quelles failles ils vont s’engouffrer : la législation règlera les problèmes de la dernière crise mais créera les conditions de la prochaine, comme à chaque fois. »



      • Robert GIL ROBERT GIL 5 mai 2011 18:50

        voici un petit PPS tout simple pour comprendre la fameuse crise des subprimes....

        http://2ccr.unblog.fr/2011/01/09/pps-les-subprimes/


        • Vincent Benard Vincent Benard 6 mai 2011 09:35

          @ Kerjean : Bien que vous usiez à mon encontre de l’invective la plus grossière, je m’abstiendrai d’employer le même ton à votre encontre, quoique ce serait facile.

          Voici une interview dans laquelle je dis que :

          - les grandes banques ont fraudé
          - que tant que les dirigeants de ces banques ne seront pas condamnés, y compris au pénal, pour les fraudes constatées, il n’y aura pas de retour à un climat financier sain
          - que l’état régalien n’a pas fait le boulot qu’il aurait du faire, c’est à dire embastiller les fraudeurs dès les premières fraudes décelées, ce qui aurait beaucoup fait pour calmer les excès des grands fraudeurs...
          - Que les banques faillies doivent être restructurées au détriment des actionnaires et des créanciers plutôt que des contribuables

          etc... etc...

          Et sous votre plume, cela devient : "Prendre la plume pour défendre les pauvres chtites banques innocentes face aux vilains consommateurs véreux et au grand méchant état où y a rien que des communistes« ...

          J’avoue ne pas bien comprendre par quel tourment de l’esprit vous arrivez à cette conclusion... ah mais c’est vrai, »je suis un imbécile". ou un scélérat...


          • Vincent Benard Vincent Benard 6 mai 2011 09:55

            @ R_vs_k

            Vous noterez que le bill a été INTRODUIT mais pas encore VOTE.

            D’autre part, je pense que croire que la GS act aurait empêché la crise est une joyeuse illusion, et qu’il empêchera la suivante aussi. Plutôt qu’un long développement, je vous renvoie sur les analyses de Mike Shedlock à ce sujet,

            http://globaleconomicanalysis.blogspot.com/2010/01/glass-steagall-be-careful-what-you-wish.html

            Le lien que vous suggérez évoque une « mise en banqueroute organisée du système financier ».

            Bien que je ne sois pas certain que nous suggérions les mêmes moyens d’y parvenir, nous ne sommes pas très éloignés philosophiquement : « laissons les mauvais faire faillite », et, pour éviter que cette faillite ne provoque des « bank runs » et autres paniques préjudiciables, créons un mécanisme de faillite express par dilution des actionnaires au détriment des créanciers, ou, si la situation est trop mauvaise, wipe out des actionnaires existants et transformation des dettes financières en capital. Et si ça met un créancier lui même en faillite pour cause de disruption de flux de cash, et bien, pareil : debt-to-equity swap.

            cela revient bien à une « mise en banqueroute ordonnée » non pas de tout le système financier, mais tout de même d’une bonne partie, la plus mal gérée.

            @ Barde Gaulois : Votre point illustre parfaitement le problème de la « régulation » par empilement législatif : qui dit gros textes dit « négociation », et « compromission »...

            Une législation courte, fondée sur des principes, appliquées DANS L’ESPRIT et non dans la lettre par des juges qui ne se préoccuperont finalement que de répondre à quelques questions simples :

            - Y a t’il eu faute de gestion ? Si oui, faute grave ?
            - Y a t’il eu malhonnêteté ? Vol ? Tromperie ? dissimulation à caractère frauduleux ?

            si oui, CONDAMNATION, peu importe que le montage financier ait respecté à la lettre la page 1250 de la loi machin-truc. Cela obligera les dirigeants à se poser constamment la question de L’ETHIQUE de leurs agissements, avant de penser « respect de la lettre de la réglementation ».


            • Roosevelt_vs_Keynes 6 mai 2011 11:28

              @ Vincent Benard

              « Vous noterez que le bill a été INTRODUIT mais pas encore VOTE. »

              Et pour cause : rappelez-vous de ce qu’a dit Winston Churchill au créateur du Glass-Steagall, Franklin Roosevelt, au bout de 10 ans de réformes de ce dernier, visant à détruire l’empire britannique. Extrait de « Mon père m’a dit » (As He Saw It), par Elliott Roosevelt, chapitre II :

              "Churchill s’était levé et arpentait la pièce, en parlant avec de grands gestes. Enfin, il s’arrêta, regarda longuement, en silence, mon père, puis agitant son index court sous le nez de celui-ci :
              — Monsieur le Président, cria-t-il, je crois que vous voulez supprimer l’Empire Britannique. Toutes les idées que vous avez sur la structure de la paix après la guerre l’indiquent. Mais malgré cela — et son doigt s’agita — malgré cela nous savons que vous êtes notre seul espoir.
               Il baissa la voix et d’un ton dramatique :
              — Vous savez que nous le savons. Vous savez que nous savons que sans l’Amérique, l’Empire ne pourra pas tenir.« 

              Ayant ça en tête, rappelez-vous la réaction de Londres et de l’administration Obama lorsque, en mai 2010, l’amendement Cantwell-McCain, qui réinstaurait le GS, fut introduit dans la passoire à cash Dodd-Franck... Londres savait que le GS signait la fin de La City, dont WS n’est que la succursale permettant de détruire l’ennemi de l’intérieur. Obama, aux ordres, a lâché ses chiens : Barney Franck, accessoirement le relais à la Maison-Blanche du Parti Socialiste français et européen, et Harry Reid. L’amendement Glass-Steagall fut relégué je crois au 114è rang des amendements, et ne fut pas discuté.

              Vous dites : »D’autre part, je pense que croire que la GS act aurait empêché la crise est une joyeuse illusion, et qu’il empêchera la suivante aussi. Plutôt qu’un long développement, je vous renvoie sur les analyses de Mike Shedlock à ce sujet,

              http://globaleconomicanalysis.blogs..."

              J’ai lu le lien que vous indiquez. L’auteur fait lui aussi l’impasse sur le plus important : dans quel contexte et pour quelles raisons historiques (et non pas économiques ni bancaires) Franklin Roosevelt instaura le Glass-Steagall.

              Sauf votre respect, c’est cette connaissance de l’histoire du combat on ne peut plus actuel des Etats-Unis contre l’empire britannique qui semble vous manquer, à vous tout comme à tous les économistes actuels, qui ne semblent connaître que celui qui fut l’ennemi de l’initiateur du GS : Lord John Maynard Keynes. Pour comprendre l’enjeu historique du GS, il faudrait peut-être commencer par étudier le courant de pensée qui donna naissance à ce qui est aujourd’hui considéré comme un casus belli par le Foreign Office britannique : la réinstauration du GS par la République qui est née de son combat contre l’empire britannique.

              Vous dites : « Le lien que vous suggérez évoque une »mise en banqueroute organisée du système financier".

              Bien que je ne sois pas certain que nous suggérions les mêmes moyens d’y parvenir, nous ne sommes pas très éloignés philosophiquement : « laissons les mauvais faire faillite », et, pour éviter que cette faillite ne provoque des « bank runs » et autres paniques préjudiciables, créons un mécanisme de faillite express par dilution des actionnaires au détriment des créanciers, ou, si la situation est trop mauvaise, wipe out des actionnaires existants et transformation des dettes financières en capital. Et si ça met un créancier lui même en faillite pour cause de disruption de flux de cash, et bien, pareil : debt-to-equity swap.

              cela revient bien à une « mise en banqueroute ordonnée » non pas de tout le système financier, mais tout de même d’une bonne partie, la plus mal gérée."

              On en vient donc au principal : le Glass-Steagall n’est absolument pas un objectif : c’est un moyen. Un moyen de réaliser ce que la Russie, la Chine et l’Inde ont commencé de faire sous l’impulsion du démocrate américain Lyndon LaRouche : un système international de crédit entre nations souveraines, émettant leur propre crédit productif public, permettant de lancer mutuellement des projets d’infrastructures continentaux grâce à la réinstauration de taux de changes fixes type Bretton Woods.

              C’est ni plus ni moins ce que Harry Dexter White, l’émissaire à Bretton Woods de Franklin Roosevelt, défendit contre la proposition de l’émissaire de l’empire britannique Lord John Maynard Keynes. Malheureusement, au lendemain de la mort de Roosevelt, c’est l’asset britannique Truman qui prit le pouvoir, commençant un travail de destruction de ce qu’avait impulsé Roosevelt, et qui vit sa consécration le 15 août 1971, lorsque Nixon mit fin aux accords de BW.

              Comme vous pouvez le découvrir, le GS n’a rien à voir avec des histoires de techniques bancaires : il s’agit d’en finir avec la mentalité d’empire britannique qui pollue l’esprit de nos élites... vous comprenez peut-être mieux pourquoi, effectivement, le GS a été introduit, mais toujours pas voté !


            • avocatdudiable avocatdudiable 21 mai 2011 13:57

              La Propagande consiste à faire croire que l’ETAT s’oppose aux Banquiers. Non Les Banquiers ont réussi à créer l’Oligarchy grâce à l’alliance avec l’ETAT. 


              Ce type de bouquin ne sert que de baume psychologique qu’en même temps de Marketing pour renforcer le pouvoir de cet état Oligarchique.

              Au lieu de réclamer un état fort, il faudrait réclamer NON OLIGARCHIQUE.

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