Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > Le gouvernement a présenté le budget 2010 de manière mensongère

Le gouvernement a présenté le budget 2010 de manière mensongère

Le gouvernement a présenté le budget 2010 de manière mensongère la semaine dernière. En comparant des chiffres non comparables, il laisse croire qu’il réduira les déficits publics l’an prochain. C’est faux ! Et pourtant tous les médias répètent le discours officiel.

Voici ce que vous avez pu lire dans la presse sur le projet de loi de finances 2010, présenté mercredi 30 septembre en conseil des ministres, par exemple dans La Croix : "Résultat des opérations : un léger mieux par rapport à 2009, qui restera dans les annales comme « l’année de la crise », avec un déficit public record de 140 milliards d’euros. L’an prochain, donc, le trou devrait atteindre « seulement » 115 milliards. Mais il restera, pour des raisons comptables, autour de 8,2 % du PIB, comme cette année. "
 
Ce qu’on comprend ici c’est que le pire est derrière nous et que le gouvernement maîtrise la situation. Et bien c’est faux ! Le gouvernement a utilisé les chiffres de manière malhonnête (oui, une fois de plus) !
 
Les journalistes ne comprennent pas ces chiffres et répètent les erreurs sans même les remarquer ! J’ai choisi cette citation de La Croix pour son « pour des raisons comptables » qui est l’aveu de la journaliste qu’elle ne comprend pas ce qu’elle écrit (le déficit baissera mais « il restera, pour des raisons comptables, autour de 8,2 % du PIB, comme cette année. »). Alors il baissera où il ne baissera pas ?
 
Il ne baissera pas. Il augmentera même.
 
Le mensonge, c’est que le gouvernement compare deux choses non comparables : le déficit public total 2009 (officiellement 141 Mds€) et le déficit 2010 de l’Etat seul (officiellement 116 Mds€) ! Evidemment que le déficit de l’Etat est inférieur au déficit public total, car il faut lui ajouter les déficits de la sécu et des collectivités territoriales.
 
Il est mathématiquement impossible que les deux chiffres annoncés par le gouvernement pour 2009 "déficit de l’Etat de 141 Mds€" et "déficit public total de 8,2% du PIB" soient corrects, car le PIB est de 1900 Mds€ ! They simply don’t match ! 8,2% du PIB ça fait 156 milliards ; 141 milliards ça fait 7,4% du PIB. Et les déficits de la sécu et des collectivités territoriales sont de près de 35 Mds€, pas 15 !
 
Donc dans la version officielle, le déficit baissera de 25 Mds€. Dans la réalité le déficit de l’Etat baissera peut-être de 5 Mds€, alors que celui de la sécu augmentera plus vite !
 
Que le gouvernement annonce des chiffres mensongers est une chose. Mais que, trois jours après, aucun observateur - aucun économiste, aucun membre de l’opposition, aucun blogueur - ne l’ait dénoncé je trouve cela sidérant !
 
 
En réalité les chiffres de déficit publics sont le plus probablement (il est difficile de distinguer la réalité entre les erreurs et les mensonges) les suivants :
 
Le déficit public en 2009 sera d’environ 155 milliards d’euros (8,2% du PIB), répartis en :
  • 120 Mds€ de déficit de l’Etat (multiplié par 2 en un an à cause de recettes qui ont baissé d’un tiers !). Si les 141 Mds€ annoncés ne s’avéraient pas être un mensonge, cela voudrait dire que le déficit total dépasse déjà 9% du PIB cette année !
  • 25 Mds€ pour les organismes de sécurité sociale (multiplié par plus de 25 en un an !), correspondant au déficit du régime général de la sécurité sociale, l’assurance chômage et les retraites complémentaires étant à peu près à l’équilibre
  • environ 10 Mds€ pour les administrations publiques locales, déficit stabilisé par l’augmentation des taxes de 6,1% en moyenne nationale (+3,6% pour les taux calculés sur une assiette revue en hausse de +2,5% par l’administration fiscale)
La dette publique atteindra ainsi au moins 77% du PIB (env 1460 Mds€) à la fin de 2009.
 
Pour 2010, le gouvernement pense maitriser le déficit à 8,5% du PIB, mais en prenant des hypothèses très optimistes, genre l’investissement des entreprises va augmenter (alors que leur taux d’utilisation des capacités est très bas, c’est-à-dire qu’elles ont plein d’équipements qui pourraient produire plus si l’activité rebondissait, même sans rien investir).
 
A mon avis, le déficit ne pourra qu’être supérieur et atteindre au minimum 9% du PIB, soit 170 milliards d’euros, décomposés ainsi :
  • 120 Mds€ pour l’Etat (stabilisé grâce aux rebond des recettes d’Impôt sur les Sociétés et malgré la baisse des dépenses de consommation - donc de TVA - et des recettes de l’Impôt sur le Revenu)
  • 45 Mds€ pour les organismes de sécurité sociale à cause du chômage qui dépassera 10% début 2010 (contre 8% début 2009), dont 35 Mds€ de déficit pour le régime général de la sécurité sociale, 5 Mds€ pour l’assurance chômage et 5Mds € pour les retraites complémentaires
  • environ 5 Mds€ pour les administrations publiques locales 
La dette publique en sera augmentée d’autant. Elle atteindra ainsi 86% du PIB (env 1630 Mds€) à la fin de 2010.
 
Après 2010, le gouvernement pense réduire le déficit d’1% du PIB chaque année grâce à une croissance de 2,5% par an ! Gageure ! Quelle naïveté : elle va encore nous conduire à un déficit bien pire (et à une dette supérieure au PIB fin 2012) puisque le potentiel de croissance est en réalité d’1% ! En fait, le déficit public tendra vers 10% du PIB tant qu’on aura pas décidé de le réduire activement !
 
Pour ne pas faire peur, je ne parlerai pas de ce qu’il faudra inévitablement faire et ce à quoi il faudra forcément renoncer pour combler un déficit public de 10% du PIB, mais je pense que vous l’imaginez… Vous pouvez aussi observer se qui se passe ou s’est passé en Islande, Irlande, Royaume-Uni, Nouvelle-Zélande, Suède, Canada, Argentine ou Hongrie quand ces pays ont été confrontés au même problème, avec plus ou moins de succès. 
 

Moyenne des avis sur cet article :  4.59/5   (49 votes)




Réagissez à l'article

65 réactions à cet article    


  • Nono Ladette Nono Ladette 5 octobre 2009 09:48

    PS : l’adresse de mon blog (pour aller plus loin) : www.NonALaDette.fr


    • manusan 5 octobre 2009 10:00

      Après un tel niveau d’endettement, il ne restera que 2 choix : l’inflation ou la guerre. Quand on pense que la droite se présente à chaque élection comme des pro de l’économie depuis plus de 30 ans.


      • sentinelle 5 octobre 2009 11:27

        pour la guerre , je pense humblement que c’est mal engagé pour le nabot , je mise sur l’inflation.......mesdames, messieux l’or vous tend les bras....il est encore temps de se positionner...


      • manusan 5 octobre 2009 11:46

        Pourquoi est ce qu’on rejoint l’OTAN ?


      • sentinelle 5 octobre 2009 12:23

        «  » pourquoi «  » ils «  »ont rejoint l’otan ?«  » le peuple de France lui n’a rien demandé, c’est la bande de tritres mafieux sionistes skatteur de l’etat Français qui a vendue l ’armée aux etrangers...

        euh..... d’apres toi c’est pourquoi ?

        pour moi c’est pour etre sous les ordres de yankees....est a se jour,les yankees ne sont d’accord entre eux , les politiques font tout pour y aller..les militaires sont retissant a aller a l’abattoire ( voir afghanistan, ou l’irak vendu pour durer 6 SEMAINES)


      • Bernie Bernie 5 octobre 2009 10:25

         J’aurai une gestion de père de famille, nous disait notre bon mètre. Je double mon salaire, je trépigne pour avoir un nouvel avion, etc...Sachant que les budgets sont systématiquement dépassés, on est vraiment dans la m... avec de si mauvais aux manettes.


        • JacquesLaMauragne JacquesLaMauragne 5 octobre 2009 10:26

          Suis heureux de constater que je ne suis pas le seul à avoir remarqué ce gros mensonge inadmissible du gouvernement.
          J’avais d’ailleurs dénoncé ce gros mensonge dans un billet intitulé « Au moins deux Pinocchio au Gouvernement ».
          Billet que vous pouvez retrouver ici (publié le 3/10) ou, avec plein d’autres choses, sur mon bloc-notes ;
          www.lamaurgane.blog.lemonde.fr

          Bien cordialement,

          jf.


          • Nono Ladette Nono Ladette 5 octobre 2009 15:05

            @ JF,

            merci pour votre réponse : je ne suis donc pas seul cela me rassure !

            Je n’ai pas trouvé l’article « Au moins deux Pinocchio au Gouvernement » en suivant votre lien. Avez-vous le lien direct svp ?


          • JacquesLaMauragne JacquesLaMauragne 5 octobre 2009 21:41

            En effet, il semble y avoir un bug.....
            Essayez donc

            http://lamauragne.blog.lemonde.fr/2009/10/02/au-moins-deux-pinocchio-au-gouvernement-2/

            Et merci de votre intérêt pour ma prose.

            jf.


          • Fergus Fergus 5 octobre 2009 10:26

            Bonjour, Nono.

            Merci de nous rappeler ces évidentes manipulations de l’opinion par le gouvernement. Il est en effet évident que les déficits vont continuer d’augmenter et que le début d’un retour vers une situation plus saine n’est pas pour demain.

            D’une part en raison des effets de la crise sur l’économie réelle qui continuera de détruire des emplois et des PME durant encore de très longs mois.

            D’autre part parce que Sarkozy en campagne pour un deuxième mandat ne manquera pas de continuer à distribuer de l’argent à ses clientèles électorales, en remettant aux calendes le retour à une situation plus saine.

            N’oublions pas que Sarkozy, lorsqu’il a eu un rôle à jouer sur les finances du pays, que ce soit comme ministre du Budget de Balladur, ministre des finances de Raffarin ou Président de la République, s’est toujours montré le champion toutes catégories du creusement des comptes de l’Etat !


            • Bardamu 5 octobre 2009 10:48

              En avant, l’AVENTURE !
              Scénarisons l’avenir.

              La crise était financière, elle va devenir éCONOMIQUE et SOCIALE !
              Et paf ! la bulle toxique !... éclatée en plein nez !

              Alors, un passage progressif à la « DéMOCRATURE » totale.
              Oui, ce « totalitarisme » aux allures démocratiques illusoires -le phénomène n’étant encore qu’en gestation-, se FASCISANT de plus en plus alors !

              Puis, deux possibilités :

              - 1), la soumission complète des gens, via une gouvernance MONDIALE triomphante -ô Bilderberg, roi des lobbys, j’n’aime pas ta dictature (au parfum de sapin) !

              - 2), ou, lors des manifestations de rue, la TROUPE se joignant aux récalcitrants -il y a de la gronde latente dans la police, la gendarmerie, l’Armée !-, permettant la naissance d’un PEUPLE en éveil qui demandera des comptes à ses éLITES dévoyées.

              En gros, le triomphe de Bilderberg et compagnie, ou... des dirigeants accrochés par le fond du pantalon à des CROCS de boucher.

              1984, ou la PARENTHèSE de décroissance enchantée !

              Le meilleur des mondes sous l’oeil d’une caméra orwellienne -avec « bienvenue à Gattaca » (ADN, ô mon ADN ! RFI, ô mon RFi !) en embuscade-, et Brazil comme horizon indépassable, ou... « çA iRA çA iRA !

              Un p’tit coup de »ça ira ça ira" me VA, à moi... j’ai envie de me marrer un peu... bref, de VIVRE !


              • Bulgroz 5 octobre 2009 10:50

                « Le mensonge, c’est que le gouvernement compare deux choses non comparables : le déficit public total 2009 (officiellement 141 Mds€) et le déficit 2010 de l’Etat seul (officiellement 116 Mds€) »

                Quand on parle de mensonge, il faut démontrer le mensonge : où avez vous vu cette comparaison de choses non comparables (dans un article de la Croix ?)

                Certainement pas là :

                http://www.budget.gouv.fr/

                ou là

                http://www.performance-publique.gouv.fr/farandole/2010/dofp.html
                Projet de loi des finances 2010

                ou là :

                http://www.assemblee-nationale.fr/13/rap-info/i1773.asp

                Rapport d’information au Parlement

                ou là :

                http://www.senat.fr/rap/r08-549/r08-5494.html

                Rapport d’information au Sénat

                "Que le gouvernement annonce des chiffres mensongers est une chose. Mais que, trois jours après, aucun observateur - aucun économiste, aucun membre de l’opposition, aucun blogueur - ne l’ait dénoncé je trouve cela sidérant !"

                Effectivement, vous bien le seul à y voir des mensonges !!!

                Ceci est trop grave, merci donc d’apporter vos preuves.


                • Fergus Fergus 5 octobre 2009 11:01

                  @ Bulgroz.

                  J’ai moi aussi entendu ces deux chiffres plus ou moins juxtaposés à la radio, soit sur Europe 1 soit sur France-Inter, mais je n’ai pas noté dans quelle émission.


                • Gabriel Gabriel 5 octobre 2009 11:04

                  @Bulgroz

                  Excellent ! tous les sites que vous citez son sous contrôle gouvernemental, bonjour l’ouverture d’esprit. Mais il est vrai que notre grand et bien aimé mètre (mètre 05) ne ment jamais, n’a jamais mentit, que la pratique démocratique de ce gouvernement est d’une transparence irréprochable ! Je ne suis partisan d’aucun camp mais je sais reconnaître la malhonnêteté surtout lorsqu’elle est évidente et ce gouvernement là, pulvérise tous les records.


                • Bardamu 5 octobre 2009 11:08

                  @Bulgroz :

                  Interpellé par la profondeur de votre argumentaire, j’ai lu quelques-uns de vos précédents commentaires !
                  Procédé stalinien, direz-vous !... allez, dites-le, j’ai envie de rire !
                  Suite, à cette lecture édifiante, je me suis posé une question, ô combien existentielle :
                  -comment peut-on dire tant d’inepties tout en étant instruit ?

                  J’ai la réponse :
                  -en ne lisant pas ce qu’il faut lire !


                • Bulgroz 5 octobre 2009 11:31

                  Bardamu,

                  La profondeur et la justesse de votre commentaire me laissent sans voix.


                • JacquesLaMauragne JacquesLaMauragne 5 octobre 2009 14:59

                  Non seulement l’auteur de cet article n’est pas le seul...puisque j’ai remarqué la même chose que lui alors que mes sources ne sont pas les mêmes que les siennes.
                  Mais ne vous en déplaise, moi j’ai vu M. Eric WOERTH en personne, le Ministre du Budget et des Comptes Publics, expliquer ce que nous dénonçons.
                  A moins que pour vous les propos du Ministre « en charge » ne soient pas des preuves .....

                  jf.


                • Nono Ladette Nono Ladette 5 octobre 2009 16:07

                  Oops désolé pour le commentaire précédent qui s’est mal affiché.

                  Cher Bulgroz,

                  merci pour votre réponse précise, et pour les liens vers les documents officiels que j’ai consulté avec attention. J’espérais aussi, en écrivant cet article, rencontrer des contradicteurs constructifs. Et j’en ai bien besoin car je vais participer à l’émission « ça vous regarde » sur LCPAN mardi soir à 19h55 sur le sujet : « Dette, qui va payer l’addition ? ». Vous savez, cette émission de débats où des « sentinelles citoyennes » interviennent par webcam pour bousculer nos élites. La chaine, après avoir lu mon blog, m’a invité. Il y aura deux députés (un PS et un UMP) et un économiste, donc - appel à la population - si vous avez des bonnes questions que je devrais leur poser, n’hésitez pas à les écrire ici !


                  Vous m’avez apporté la preuve de ce que je ne pouvais pas croire : quand j’écrivais : « Il est mathématiquement impossible que les deux chiffres annoncés par le gouvernement pour 2009 « déficit de l’Etat de 141 Mds€ » et « déficit public total de 8,2% du PIB » soient corrects", je pensais que c’était le 141 le mensonge, en fait c’est le 8,2%.

                  Un extrait du projet de loi : « Le déficit de l’État est évalué à 141,0 milliards d’euros en 2009, en dégradation de 36,6 milliards d’euros par rapport à la deuxième loi de finances rectificative pour 2009 », faite en mars. « la deuxième loi de finances rectificative pour 2009 prévoyait une évolution spontanée des recettes fiscales nettes de - 2,0 % ; cette évolution est revue à la baisse à - 11,4 %. » C’est une dégradation d’une ampleur impensable (déficit multiplié par 2,35 en un an), bien pire que dans mes prévisions les plus pessimistes ! C’est incohérent car l’économie a fait mieux que ce qu’on pouvait prévoir en mars. Cela montre que les déficits publics sont totalement hors de contrôle !

                  Même en juin, votre lien « Assemblée Nationale » nous disait : « le déficit de l’État pourrait atteindre 123 milliards d’euros », pas 141 ! Je prends peur quand j’y lis aussi qu’à l’époque ils prévoyaient : « Au total, le déficit des administrations de sécurité sociale pourrait s’établir à 25,8 milliards d’euros » : c’est monté à combien depuis ?!

                  (au passage ce rapport confirme un autre chiffre de mon article « une dégradation du besoin de financement des APUL (Administrations Publiques Locales) au-delà de 10 milliards d’euros, soit 0,5 % de PIB, n’est pas à exclure »)

                  Heureusement qu’il y a un lien vers l’intervention d’Eric Woerth dans votre premier lien : c’est là qu’on trouve le mensonge « Si l’on ajoute le déficit des collectivités locales, de l’ordre de 0,4 point de PIB, et celui du régime d’assurance chômage, l’ensemble du déficit public devrait se monter, comme je le disais, à 8,2 points de PIB en 2009. »

                  Refaites le calcul : 141 + 26 + 10 = le déficit public 2009 est donc d’au moins 177 Mds€ !! 9,3% du PIB !! En 2010 il risque fort de dépasser 10% du PIB !

                  La suite de l’intervention (on fait mieux que les autres, on maîtrise la situation, bla bla bla) est donc mensongère car basée sur un mensonge !

                  Et la deuxième accusation de ma part, envers les journalistes qui répètent sans chercher à comprendre, reste complètement valable !


                • Booz Booz 5 octobre 2009 11:19

                  Espèce de guignol !

                  « 120 Mds€ de déficit de l’Etat (multiplié par 2 en un an à cause de recettes qui ont baissé d’un tiers !). »

                  Est-ce que un déficit peut être multiplié par 2 sur les recettes diminue de seulement 1/3 ?

                  Exemple :

                  Mois je Janvier :

                  Je gagne 10.000 euros par mois et je dépense 11.000 euros dans le même mois

                  J’ai donc un déficit de 1.000 euros (11.000 - 10.000)

                  Mois de février

                  Je ne gagne plus que 6.666 euros par mois (baisse d’1/3 de mes recettes) mais mes dépenses sont toujours au même niveau, 11.000 euros

                  Mon déficit pour février est de 4.334 euros (11.000-6.666)

                  Mon déficit est multiplié par 4,4 alors que mes recettes n’ont diminuées que d’1/3

                  Tu piges ? Monsieur Fac d’éco et école de commerce.


                  • Bardamu 5 octobre 2009 11:28

                    BOOZ-toi de là, tant de naïveté me fait ombrage !


                  • Céphale Céphale 5 octobre 2009 14:20

                    @Booz

                    Votre exemple part de l’hypothèse que vos recettes de simple quidam - 10.000 euros en janvier - diminuent d’un tiers tous les mois. Le calcul (voir cours de comptabilité niveau bac pro) montre qu’elles diminuent de 65% au bout de deux mois, 80% au bout de quatre mois, et ainsi de suite, ce qui est visiblement absurde.

                    Le calcul de l’auteur est juste, car la diminution d’un tiers des recettes de l’Etat porte sur un an. Si c’était un tiers chaque mois, on arriverait en décembre à une absence presque totale de recettes. Révisez donc votre cours de comptabilité.


                  • Nono Ladette Nono Ladette 5 octobre 2009 15:00

                    @Booz,

                    j’ai du mal à comprendre votre phrase : « Est-ce que un déficit peut être multiplié par 2 sur les recettes diminue de seulement 1/3 ? »

                    Pourriez-vous la traduire en français svp ?

                    Merci Céphale, je n’ai en effet aucun doute sur ces chiffres.

                    Mathématiquement, une baisse de 30% des recettes double le déficit si celui-ci était déjà de 33% des recettes (=22,5% des dépenses). Exemple : si recettes = 100 et dépenses = 133 (donc déficit = 33). Baissez les recettes d’1/3, vous obtenez : recettes = 67 et dépenses = 133, donc déficit = 66 = 33*2.

                    Ces bien ce qui s’est passé pour l’Etat français entre 2008 et 2009.


                  • xa 5 octobre 2009 15:06

                    10000 euros par mois - 1/3 = 6666 euros par mois.
                    Calcul sur l’année : 120000 euros annuels - 1/3 = 80000 euros = 6666 * 12.

                    Sur un mois, le déficit passe de 1000 à 4334 —> x4,3
                    Sur une année, il passe de 12000 à 52000 —> x4,3

                    La calcul de Booz est juste.

                    Sa question est donc pertinente : Est qu’on peut avoir déficit x2 avec comme seul critère recettes - 1/3 ? Avec son exemple, il semble montrer que non.

                    En fait, si, c’est possible. Ce sont des maths de base.

                    Recettes = x, Depense = d, Deficit = y.

                    La question c’est : x - d = y et 2/3x - d = 2y = 2x -2d ==> d = 4/3x

                    Donc c’est possible si et seulement si le deficit initial représente 1/3 des recettes (et que rien ne change sur les dépenses).


                  • Céphale Céphale 5 octobre 2009 15:11

                    Calcul juste à partir d’une hypothèse grossièrement fausse. Qui est le « guignol » ?


                  • xa 5 octobre 2009 15:23

                    « Ces bien ce qui s’est passé pour l’Etat français entre 2008 et 2009. »

                    Au détail près que le déficit en 2008 d’un cinquantaine de milliards ne représente pas le tiers des recettes. Les recettes de l’Etat seul tourne autour de 240 milliards en année « classique ».

                    Et au second détail près que le déficit a été multiplié par 3 et non par 2.

                    Après, on peut aussi débattre de l’origine de ces moindres recettes. Certaines sont, techniquement, des dépenses maquillées en non recette. C’est le cas de toutes les déductions pré fiscalisation (les remboursements sont par contre des dépenses).


                  • xa 5 octobre 2009 15:32

                    « Calcul juste à partir d’une hypothèse grossièrement fausse. Qui est le « guignol » ? »

                    Sans vouloir vous offenser, lorsque vous traduisez le « je ne gagne plus que 6666 euros par mois » en « je vais perdre chaque mois 33% de mes recettes précédentes » ... c’est vous qui faites le « guignol ».

                    C’est dommage de votre part. Il vous suffisait de lui expliquer qu’avec un déficit de 33%, le calcul était valide.


                  • Nono Ladette Nono Ladette 5 octobre 2009 16:11

                    Tous ces calculs sont justes et aucun n’invalide un autre ! Pas besoin de nous chamailler là-dessus.

                    Le déficit de l’Etat en fait était multiplié par 2,35, vos chiffres sont exacts XA : (240 - 300 = -60 est passé à 160 - 300 = -140)


                  • xa 5 octobre 2009 16:32

                    Je n’avais pas l’impression de vous chamailler. Tout juste de rappeler que le déficit cette année sera de 3 fois le déficit « habituel » (ce qui est encore plus grave que ce que vous dénoncez), et qu’l sera de 2 fois le déficit habituel si les prévisions optimistes de l’Etat se réalisent.

                    Et, au passage, que dans la justification non recette qu’on entend partout, il faut se rappeler que certains non recettes sont techniquement des dépenses voulues par les gouvernements précédents.

                    Quand j’entends un Woerth marteler les moindres recettes fiscales, autant je comprends que l’impot en général baisse (moindre bénéfices des sociétés, stagnation des revenus, recul de la consommation donc de la TVA) donc que certaines recettes diminuent du fait de la crise, autant j’ai du mal lorsqu’il passe sous silence la baisse de la TVA restauration,la déduction des intérêts, la non fiscalisation des heures sup au titre de l’IR, ...

                    Sur nombre de sujets, la crise a bon dos.


                  • Bulgroz 5 octobre 2009 11:29

                    Cet article utilise 7 fois le mot de mensonge y compris dans le titre.

                    Dans le cadre d’un débat sérieux et argumenté, je souhaite voir la ou les preuves de ce mensonge.

                    Pas de preuves du style : « je l’ai entendu, chais pas quand, chais pas dans quelle émission, chais pas par qui »

                    non, une vraie preuve.

                    J’ai donné des références. A l’auteur de prouver ce qu’il avance.


                    • Augustule pipo 5 octobre 2009 11:52

                      Le problème de la dette, ce n’est pas la dette en elle même, mais plutôt son origine.

                      L’article 25 de la loi du 3 janvier 1973 de Georges Pompidou et Giscard d’Estaing « interdit au Trésor public d’être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France ». La France ne peut plus emprunter à sa banque centrale sans intérêt !
                      Elle doit désormais emprunter sur les marchés financiers avec intérêt.

                      Ex : pour 6 milliards de francs empruntés en 1973, l’Etat a finalement remboursé au total 80 milliards de francs en 1988 !

                      Pour info, George Pompidou a travaillé pour la banque Rothschild (directeur général) de 1954 à 1958 et de 1959 à 1962 ... Coïncidence ?

                      Entre 1980 et fin 2007, la dette a augmenté de 1021 milliards d’euros, alors que nous avons payé 1300 milliards d’euros d’intérêts ! Si nous n’avions pas eu à emprunter ces 1021 milliards d’euros sur les marchés monétaires, c’est-à-dire si nous avions pu créer notre monnaie, faire exactement ce qu’ont le droit de faire les banques privées, la dette qui était de 229 milliards d’euros début 1980 serait totalement remboursée depuis 2006 grâce aux économies réalisées chaque année et nous disposerions en plus d’un solde de trésorerie positif de plus de 100 milliards d’euros !


                      • xa 5 octobre 2009 12:23

                        « faire exactement ce qu’ont le droit de faire les banques privées »

                        Les banques ne peuvent pas créer d’argent pour leur propre usage. Lorsqu’elles ont besoin d’argent pour une opération, elles doivent l’emprunter à leurs concurrentes, ou utiliser leurs deniers personnels.

                        L’Etat, en ne pouvant créer son propre argent, entre dans cette même démarche.

                        « Ex : pour 6 milliards de francs empruntés en 1973, l’Etat a finalement remboursé au total 80 milliards de francs en 1988 »

                        Euh... Source ?

                        Pour atteindre un remboursement total de 80 milliards, il faut un taux d’emprunt de 77%.



                      • Augustule pipo 5 octobre 2009 12:42

                        La source Wikipedia :

                        Cet emprunt a la réputation d’avoir été particulièrement ruineux pour les finances publiques : pour 7,5 milliards de francs emprunté pour 15 ans, l’état dut rembourser (en intérêts et capital) plus de 90 milliards de francs.

                        http://fr.wikipedia.org/wiki/Emprunt_Giscard

                        Les chiffres sont mêmes supérieurs à ceux que j’annonce !


                      • xa 5 octobre 2009 13:51

                        L’article de Wiki parle de réputation, et non de certitude. Le débat devrait avoir lieu sur l’article wiki, mais parlons en un peu ici.

                        L’emprunt Giscard, donc. Il était indexé sur l’or. Ce qui implique, a posteriori, un remboursement beaucoup plus élevé puisque l’or a flambé entre 73 (date du placement) et 88 (date du remboursement).

                        Mais le montant me semble surévalué. D’autant que la fiabilité de wikipedia n’est pas sans défaut, sur des sujets peu vérifié.

                        Deux coquilles dans l’article wikipédia.

                        1) la source du montant de remboursement est l’Huma. Mais l’Huma parle de 80 milliards remboursés, et non de 90. 10 milliards de plus sortis d’on ne sait où. C’est assez facheux, il me semble.

                        2) dans cet article, il est dit « Le second facteur est l’effet normal d’un emprunt à 7 % sur 15 ans  : dans ces conditions, in fine c’est 2,75 francs qu’il faut rendre à la fin du prêt pour chaque franc emprunté ».

                        Erreur. En in fine, on rembourse 7% de la somme empruntée chaque année. Ce qui nous fait, dans le cas présent, 15*7% pour la totalité des intérêts, soit un montant total de 6,3 milliards pour 6 milliard emprunté.

                        Or ce montant d’intérêt est gravé dans le marbre par la constitution elle même de cet emprunt : un emprunt obligataire à 7%.

                        Si le capital n’était pas indexé, mais rembourser sur la base de son montant initial, on aurait un emprunt dont le cout total est des 12,3 milliards, soit 2,05 FRF pour 1 emprunté.

                        Gem (l’auteur de cette partie sur wiki) calcule ce 2,75 en estimant que les intérêts eux mêmes ont été soumis à intérêts (donc via le calcul 1,07 puissance 15). Or ce calcule est pas valable dans ce cas : les intérêts sont versés annuellement, et ne deviennent pas une nouvelle partie du capital emprunté.

                        Ensuite, il y a un souci sur le calcul de la responsabilité de l’indexation sur l’or qui ne serait responsable que de 20% du cout total, toujours selon Gem.

                        Or le montant des intérêts étant défini par avance, si le cout total est de 90 milliards, dont 6,4 d’intérêts, le reste doit être dû au remboursement du capital impacté par la hausse de l’or.

                        En fait Gem calcule le cout du à l’or en estimant en monnaie constante que l’or a pris seulement 20% (dont que le capital à rembourser a du prendre 20% aussi). Sauf que la comparaison capital emprunté et cout de l’emprunt, il la fait an monnaie courante.

                        Ca n’a pas de sens de changer le référentiel en cours de route.

                        Alors revenons en monnaie courante.

                        L’or a été multiplié par 5 entre 73 et 88. Insuffisant pour expliquer le montant total. Le dollar ? il est passé d’un plus bas à 4 FRF vers un plus haut à 6,3 FRF. Même en prenant ces extrèmes, on a un différentiel de l’or de 7,8 maximum.

                        Cela veut dire que l’indexation sur l’or aurait du, à elle seule, couter au maximum 7,8x la valeur de l’emprunt, soit 47 milliards. Si on ajoute les intérêts, ca donnerait un remboursement total de 53 millards et quelques. On est près de 40 milliards en dessous de ce qu’annonce cet article de wikipédia.

                        La différence serait-elle dû à des intérêts ?

                        Il y a manifestement une incohérence dans cette source. Comme quoi il ne faut pas toujours croire que les informations de wikipedia sont justes et non contestables.

                        Question : c’est vous Gem ?


                      • xa 5 octobre 2009 17:54

                        Je n’ai pas compris en quoi ce lien montre que cet emprunt a couté 90 milliards de FRF courant.

                        J’attends une source qui nous donne le détail de ce cout de 88 milliards annoncés par pipo, coût qui ne correspond ni à l’article de wikipedia sur lequel il se repose ni sur l’article de l’Humanité sur lequel l’article de wikipedia se repose.

                        Je ne sais pas, mais un document de la cour des comptes, plusieurs articles confirmant ce fait, par exemple, des articles des echos, de la tribune, du canard, des autres magazines, etc ... Si cet emprunt a vraiment couté 90 milliards, il doit y avoir des articles détaillant les raisons de ce coût, non ?

                        Avec les faibles données dont je dispose (historiques en jour par jour des cours de l’or, des lingots et des changes), l’indexation sur l’or seule ne peut expliquer un cout supérieur à 53 milliards, dont 6 et quelques d’intérêts (et le reste uniquement sur un problème d’indexation).

                        Je veux bien y croire ... mais j’aimerai un peu plus de consistance qu’un lien vers un article de wikipedia qui contient des coquilles évidentes ou un lien vers un rappel de la loi de 73.

                        Ca ne doit pas être si dur que ca ... si les données sont justes, non ?


                      • xa 5 octobre 2009 18:19

                        Allez hop, une autre source (comme quoi, on trouve des trucs, en cherchant un peu) : challenges, juin de cette année. C’est pas que je considére challenges comme une source particulièrement fiable, mais c’est la seule qui a, sur ce sujet, un texte un peu détaillé. Le diplo cite purement les 80 milliards sans expliquer leur origine. Le canard n’est pas accessible en ligne. Les echos, je n’ai rien trouvé dedans.

                        "L’emprunt Giscard : il a été lancé en 1973 avec un taux de 7%. Il a permis à l’Etat de récolter 6,5 milliards de francs, afin de financer la baisse de la TVA, ramenée de 23% à 20% et de 7,5% à 7%. L’indexation se faisait sur le poids d’or du franc ou, à défaut, sur les cours du lingot d’or d’un kilo, coté à la Bourse de Paris. Il valait alors 10.483 francs. D’un montant unitaire de 1.000 francs, il suivit la montée de l’or et culmina à 10.000 francs en 1980. Au final, l’état remboursa 55 milliards de francs au lieu des 6,5 prévus, sans compter les intérêts. Au total, il aura coûté 76,7 milliards de francs, soit plus de dix fois le montant initial récolté.« 

                        On retombe sur des chiffres cohérents sur le montant du capital remboursé : 55 milliards. On est 8 milliards au dessus de ce que je calcule en prenant les taux et le cours de l’or, mais ca reste dans des valeurs cohérentes.

                        Reste les 21 milliards d’intérêts que calcule Eric Tréguier de Challenges.

                        Rien a faire, sur 15 ans, en in fine, ca ne fait pas du 7%, mais du 24% par an. Pourtant Treguier dit bien que c’était du 7% par an. Ca vous parait cohérent ? Meme avec un calcul d’intérêts composés, on atteint pas les 21 milliards. Et, au passage, l’article de Challenges contredit de manière flagrante le »faible impact« de l’indexation sur l’or défendu par l’auteur wikipedien.

                        Vous noterez aussi une autre incohérence dans le texte de Tréguier : l’or valait 10 483 franc au début du prêt, et culmina à 10000 en 80 ... soit plus bas.

                        Ca ressemble à La Tribune qui nous sort une dette d’Etat de »42,5 milliards d’euros soit 84 du PIB".

                        Que ne donnerai-je pour un rapport style cour des comptes reprenant tous les paramètres de cet emprunt.


                      • Léo Réaguart moneyasdebt 5 octobre 2009 23:14

                        1) Le sujet en l’occurence n’est pas un emprunt, mais la perte du pouvoir régalien (en principe) de « battre monnaie », l’obligation pour l’Etat d’emprunter avec intérêt à une banque (même centrale) la monnaie qu’elle met en circulation.

                        2) C’est un sujet très « chaud », donc il n’est pas étonnant qu’aucun journal ne se risque à en parler.

                        3) Vous ne vous êtes jamais posé la question : comment est il possible que tous les Etats occidentaux soient endettés à ce point là ? Comment est ce possible d’en être arrivé là ?


                      • xa 6 octobre 2009 14:05

                        En l’occurence je réagissais à pour 6 milliards de francs empruntés en 1973, l’Etat a finalement remboursé au total 80 milliards de francs en 1988 !

                        Donc je suis pile poil dans le sujet, et vous à côté.

                        Par ailleurs, vous nous expliquerez comment les suedois et les danois ont réussi à réduire leur dette publique sans diminuer les services rendus dans ce système si générateur de dettes. Peut être parce que eux disposent de politiciens ayant une vision à 10 ou 20 ans, qui n’utilisent pas à tord et à travers l’outil dette pour offrir une réduction de TVA aux restaurateurs ou des déductions d’intérêts d’emprunt pour la résidence principale


                      • fred 5 octobre 2009 12:21

                        dite vous n’avez pas le sentiment de faire des commentaires de café du commerce.
                        Il est claire que les chiffres sont truqués mais cela n’aura trompé personne, les chiffres du chômage le sont bien alors pourquoi se géner. Ce qu’il en revanche est plus inquiétant , c’est ce qui va se produire dans les mois ou les années a venir, il est bien évident que cela ne durera pas éternellement , un soulévement des peuples est inéluctable. Suffit de voir se qui se passe partout en france sans que le gouvernement bouge.


                        • Samuel Moleaud 5 octobre 2009 13:06

                          Le gouvernement il a peur des révoltes, et cela fut le cas depuis tout temps. C’est pour ça que les soulèvements sont si durement réprimés par l’armée dans les rues. De la même manière qu’ils augmentent leur budget sécurité d’année en année pour mater toute rébellion, ils allègent un peu l’addition salée dans les lois de finance pour que le populo ne se doute de rien.. Qu’il pense encore qu’un sarkozy style Louis XIV ne peut plus être au pouvoir...alors que... J’ajoute que si ces mercenaires (qui osent parler d’une manie schizophrène au nom de la France) ont remis l’armée dans le commandement intégré de l’OTAN, c’est pas pour la sécurité ni pour l’intégrité territoriale, mais bien pour la sauvegarde des intérêts. Ne pas oublier que la France est un des plus gros producteurs d’armes au monde, merci Dassault... De plus, la guerre est bien plus profitable aux multinationales que lorsque le régime démocratique est pacifique. L’arme pour ce faire en démocratie ? La propagande. Bafouer les chiffres c’est pas grave, c’est l’art même de l’économie politique. Ce qui est grave, c’est ce qu’il y a derrière.
                          Et si la crise, et la grippe étaient prévues de longue date pour permettre ou accélérer la privatisation des Etats ? Premièrement, accélèrer le capitalisme, et deuxièmement, relancer le marché des industries pharmaceutiques...(je le pense)

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès