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Accueil du site > Actualités > Economie > « Le jour où la France a fait faillite »

« Le jour où la France a fait faillite »

Philippe Jaffré et Philippe Riès ne font pas dans la dentelle. Le titre du livre qu’ils publient ces jours-ci, Le jour où la France a fait faillite, le confirme, ainsi d’ailleurs que la page de couverture qui appose sur la Tour Eiffel un panneau A vendre. Ce récit de finance-fiction, comme on dit science-fiction, ou, si l’on préfère, cette fable politico-financière relève de la provocation. Provocation qui se veut salutaire et pédagogique en ce qu’elle invite à prendre conscience de la fragilité financière du pays et à mesurer que le pire n’est jamais exclu pour les nations comme pour les entreprises.
La trame du livre associe deux scénarios, un scénario financier auquel la technicité informée des auteurs confère un air de plausibilité qui donne froid dans le dos, et un scénario politique où ils déploient une forme d’imagination piquante, mettant en scène dans des situations moins évidemment crédibles plusieurs des personnages qui animent notre quotidien politique d’aujourd’hui.

L’histoire commence en juillet 2012 par le rejet du paiement par carte de crédit d’un voyageur français dans un hôtel de Pékin, qui fait suite à la dégradation, quelques jours plus tôt, par Standard & Poor’s au rang de junk bonds des obligations assimilées du Trésor (OAT), désormais notées BB+. A partir de cette décision, les conséquences s’enchaînent inexorablement. Le papier public français ne trouvant plus preneur, les adjudications des obligations du Trésor sont suspendues, le refinancement de la dette publique est compromis, la stabilité du système bancaire est menacée avec un risque de crise systémique, le paiement des dépenses publiques doit être arrêté ou réduit, la paye des fonctionnaires n’est plus assurée que pour la moitié de son montant, et ainsi de suite...
Grâce à l’expérience concrète d’au moins un des deux auteurs, Philippe Jaffré, cultivée à la direction du Trésor et dans les banques et authentifiée par son ouvrage de référence, Monnaie et politique monétaire, les mécanismes de la crise et la manière dont les banques et l’Etat dans ses diverses incarnations fonctionnent pour essayer de la traiter sont décrits avec précision et réalisme. Sont ainsi mis en scène Daniel Bouton, toujours président non exécutif de la Société Générale ou Michel Pébereau, président honoraire de BNP Paribas, mais aussi Jean-Pierre Jouyet, devenu gouverneur de la Banque de France, ou Borges, un successeur portugais hypothétique de Jean-Claude Trichet à la tête de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Juncker "inusable" étant supposé toujours présider l’Eurogroupe.
La France s’installe ainsi dans la position de quémandeur auprès de l’Union européenne d’abord et du FMI ensuite. Il lui faut trouver 150 milliards d’euros. Ce n’est pas une tâche facile. Si quelques pays ou institutions, comme l’Allemagne, la Banque centrale européenne ou la Réserve fédérale, lui apportent un appui, non sans l’assortir de commentaires sarcastiques, la plupart des pays lui font payer ses comportements d’autrefois et notamment son arrogance. Au terme d’un processus à la fois pénible et humiliant, la France recevra le concours souhaité, mais en contrepartie doit s’engager dans un programme de redressement d’une sévérité inouïe : abolition du statut de la fonction publique, réduction du nombre des fonctionnaires de 5 ,5 millions à 2,2 millions par transfert au secteur privé et par des licenciements au nombre de 500 000, gestion du secteur éducatif et hospitalier transféré au secteur privé, réduction du nombre des communes de 31 948 à 2500, suppression des départements, réduction du nombre des régions de 22 à 7, saisie de l’Airbus présidentiel sur l’aéroport de New York par un créancier de l’Etat français alors que le président de la République est à bord, vente de La Joconde aux enchères à un entrepreneur chinois pour financer le Louvre...
Effet ultime de toutes ces mesures d’austérité : en deux ans et demi, la production française aura diminué d’un tiers, le pouvoir d’achat, diminué de 20%, les sans-emploi étant désormais 5 millions et, depuis toujours un pays d’immigration, la France sera devenue un pays d’émigration. Effet anecdotique aussi, autre résultat de la crise, la fusion entre Société Générale et BNP Paribas intervient enfin, en conclusion du plus long feuilleton que la place de Paris ait vécu, avec le consentement surprenant, mais longtemps espéré de Marc Viénot...
L’origine que les auteurs attribuent à cet engrenage apocalyptique est la dégradation inexorable de la dette publique entre aujourd’hui et 2012. Ils imaginent ainsi que cette année-là, elle représenterait 90% du produit intérieur brut dans la définition Eurostat, hors charges de retraite, alors que le Traité de Maastricht fixait un plafond de 60% et qu’intégrant les charges de retraite (étape que le rapport Pébereau, fort raisonnablement, n’a pas franchie), Standard & Poor’s prenait en compte un pourcentage de 180%...
Le scénario politique, associé à cette dérive catastrophique, part de l’actualité immédiate.
« En juin 2007, nous expliquent les auteurs, la candidate socialiste Ségolène Royal avait été élue de justesse par 50,1% des voix face au leader de l’UMP, Nicolas Sarkozy. La division de la droite au premier tour, avec les candidatures de Nicolas Sarkozy, de l’UDF François Bayrou, du souverainiste Philippe de Villiers, une extrême droite encore forte, n’avait pas permis un bon rassemblement des voix de droite au second tour. Président sortant, Jacques Chirac avait joué un jeu trouble, comme souvent dans une longue et singulièrement stérile carrière politique. En quarante années de vie politique, Chirac avait, soit fait perdre son camp, soit fait perdre son pays [...] formule assassine, inventée par [...] un journaliste » [...]  qui ferait une parfaite épitaphe ».
Ségolène Royal, élue sur la défense du modèle social français et dotée d’une majorité parlementaire « tirant fortement à gauche », a choisi pour Premier ministre Dominique Strauss-Kahn, et pour ministre des Finances, Jean-Marc Ayrault. C’est sous leur égide que le déficit public passe à 4% en 2008. Un plan d’assainissement, alors imposé par Bruxelles, conduit à un changement de Premier ministre en juin 2009 avec la nomination, comme ultime recours, de Lionel Jospin, désormais âgé de soixante-douze ans et "sage" de la République, avec Pascal Lamy aux Finances. Mais la dégradation de la situation conduit en 2012 à l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République avec 55% des voix, Laurence Parisot devenant alors Premier ministre et Valérie Pécresse, ministre des Finances !
Ces personnalités, parmi beaucoup d’autres, sont ainsi mises en scène dans le livre, les auteurs leur prêtant des propos et des attitudes correspondant à l’idée que l’on peut se faire de leur positionnement politique, comme dans ce pseudo-éditorial succulent de Jean-Marie Colombani. D’autres personnalités moins connues du public apparaissent sous des pseudonymes transparents, tels ce Jérôme Clavé patron de l’Agence France-Trésor ou un certain Nicolas Thierry, directeur du Trésor. Les auteurs s’autorisent aussi parfois quelques facilités romanesques, en changeant par exemple le profil de l’époux de Valérie Pécresse qui, d’ingénieur dans la vie, devient un professeur d’histoire, de manière à permettre un dialogue plus significatif entre la réformatrice ministre et un représentant symbolique de l’Education nationale dont le salaire est réduit de moitié et l’activité, privatisée ! On le voit, les auteurs ne manquent ni d’imagination politique, ni d’ouverture à la promotion féminine, même si, en ce qui concerne ce dernier point, on peut estimer osé le pari fait sur la capacité de la droite comme de la gauche à renoncer, dans le sillage du patronat, à son machisme traditionnel.
Un tel scénario politique est-il réellement crédible ? Nous serons vite fixés, au moins en ce qui concerne les premières étapes. A vrai dire, cette interrogation est de peu d’importance par rapport à la démonstration par l’absurde qui nous est proposée.
Pour l’heure, le destin hésite encore. Comme les auteurs le font dire à Michel Pébereau, « à l’époque (2005), nous ne disions pas que le fardeau de la dette publique était insupportable, mais qu’il pouvait le devenir si nous ne nous donnions pas les moyens de rétablir en cinq ans l’équilibre des finances publiques. Hélas, nous n’avons pas été entendus... Dès lors, tôt ou tard, cette crise devait surgir. » Il est vrai que, pendant la précampagne présidentielle dont nous suivons actuellement les péripéties, l’autisme ou le silence de la plupart des femmes et des hommes politiques et des candidates ou des candidats potentiels à l’égard du problème de l’endettement public,à l’exception notable et courageuse de Thierry Breton, donne crédit à l’hypothèse d’une dégradation insensible et continue, jusqu’à un point de non-retour qui rendrait une crise majeure inéluctable.
Sans doute notre classe politique devrait-elle méditer l’autocritique de Ferenc Gyurcsany, le Premier ministre socialiste de Hongrie, dont la démission est réclamée pour avoir menti à son peuple. Le 26 mai dernier, il avait expliqué au groupe parlementaire de son parti : « Nous avons tout fait pour garder secret en fin de campagne électorale ce dont le pays avait vraiment besoin, ce que nous comptions faire après la victoire. Nous le savions tous, après la victoire, il fallait se mettre au travail, car nous n’avons jamais connu de problème de cette envergure [...] Il est évident que nous avons menti tout au long des dix-huit derniers mois. Il est clair que ce que nous disions n’était pas vrai. »
Certes, la situation n’est pas tout à fait la même dans notre pays. Le rapport Pébereau est disponible. Chacun peut le consulter, notamment sur Internet. Mais au regard du diagnostic qu’il a posé, comment ne pas relever que l’accumulation des promesses et des « engagements », générateurs de dépenses publiques ou de pertes de recettes fiscales, comme si de rien n’était, apparaît particulièrement dérisoire, et que le fait que ce diagnostic ne soit pas au centre du débat politique s’apparente à un mensonge collectif par omission.
Le scénario politique du livre fait porter à Ségolène Royal hypothétiquement élue et, derrière elle, à la gauche, la responsabilité de la dégradation de la situation. Cette convention, retenue pour la commodité du récit, est bien entendu contestable. Comme le soulignent les auteurs, au cours des vingt-cinq dernières années, la droite a contribué, comme la gauche, à l’accroissement de la dette publique. Personne n’est innocent.
De même n’y a-t-il pas de raison fondamentale pour penser que Ségolène Royal serait moins économe des deniers publics que ne le serait son éventuel adversaire Nicolas Sarkozy. En revanche, tous deux, comme l’ensemble de la classe politique, éludent le problème ou l’évoquent du bout des lèvres, comme si les Français n’étaient pas assez adultes pour comprendre et accepter un langage de vérité dans ce domaine. Il n’est cependant pas encore trop tard pour rectifier le tir. Après tout, nous ne savons pas encore, contrairement aux auteurs du livre, quels seront en définitive les candidats que les Français auront à évaluer, et la vraie campagne présidentielle n’a pas encore commencé.
Au-delà de cette question essentielle, Philippe Jaffré et Philippe Riès nous font pénétrer dans cet univers impitoyable que constitue la finance nationale et internationale. L’analyse des mécanismes et des comportements ne force pas le trait. Il est sans doute vrai que le système financier confère aux agences de notation, sociétés privées, un rôle envahissant que le bon sens devrait récuser, mais que la faiblesse des instances de régulation, publiques, européennes ou internationales, favorise. Il est sans doute vrai que le système bancaire ne voudrait ni ne pourrait se porter au secours de l’Etat français alors que ni la Banque de France, désormais intégrée au dispositif de la Banque centrale européenne, ni la Caisse des dépôts n’en auraient davantage les moyens. Il est sans doute également vrai que, dans une telle conjoncture, la sortie de l’euro ne constituerait pas une solution viable, comme les auteurs le font dire à Philippe de Villiers, Garde des sceaux de Nicolas Sarkozy et de Laurence Parisot : « La sortie de l’euro, il aurait fallu la décider il y a des années quand nous avions encore des marges de manœuvre. Aujourd’hui, en effet, elle serait suicidaire », tant il est vrai comme la Première ministre est supposée le dire à un autre moment : "En sortir est très différent de ne pas y entrer." Est également clair et convaincant ce qui est dit du rôle et de la manière d’opérer des hedge funds, instruments de marché qui s’assurent "une rentabilité annuelle de 20%" en rachetant des obligations publiques ou privées décotées, qui sont ensuite, la plupart du temps, remboursées à leur valeur faciale, pari presque toujours gagnant que notamment les banques n’osent ou ne veulent plus faire directement. Quant à la forme d’excitation dramatique et gourmande qui emporte l’univers financier vers l’extrémité de la crise dans une telle occurrence et que les auteurs décrivent, elle reflète une réalité souvent vécue dans des situations moins extrêmes et de nature à aggraver encore les difficultés.
Les auteurs ne s’aventurent pas à nous proposer le dénouement de l’histoire. Tout au plus le livre se termine-t-il par une dépêche de l’AFP qui nous apprend qu’un cortège, où ont pris place le président de la République et le Premier ministre, a fait l’objet d’un attentat sur le pont Alexandre-III, sans que l’on sache s’il est fatal, tout en devinant, à travers un chapitre précédent, que les auteurs en sont probablement une fraction dissidente de la LCR, supposée vouloir exploiter la situation prérévolutionnaire qui s’installe dans le pays. Mais, si les mesures d’assainissement imaginées par les auteurs devaient être mise en œuvre, on peut aussi imaginer qu’au résultat de cette thérapie de choc, le dernier mot ne resterait pas à des anarchistes de gauche, mais plutôt à des émules de ces militaires thaïlandais qui viennent de nous rappeler que ce type de solution n’est pas nécessairement et définitivement écarté des futurs possibles, comme on pourrait parfois le penser naïvement.
Heureusement, si le pire n’est pas toujours exclu, il n’est pour autant jamais sûr. Il faut se garder du vertige des mots, comme ceux de quasi-faillite que la quatrième de couverture applique, une fois de plus et toujours aussi abusivement, à la crise financière, brillamment et rapidement surmontée par Alstom, ceci pour légitimer la compétence de Philippe Jaffré à parler du « jour où la France a fait faillite »
Ce rapprochement incongru ne doit pas disqualifier la réflexion que justifie ce récit d’une catastrophe qui ne devra jamais avoir lieu, mais qui devrait inciter à la prudence et à la sincérité ceux qui se sentent capables de nous gouverner. Les lecteurs plus ordinaires y trouveront une occasion de se distraire plaisamment, et un encouragement à se monter plus exigeants à l’égard de ceux qui sollicitent leurs votes.

PS : Sur le site,www.lejourou.info , vous pourrez découvrir des bonus et dialoguer avec les auteurs du livre sur un forum.


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96 réactions à cet article    


  • Bernard Dugué Bernard Dugué 11 octobre 2006 11:14

    Intéressant article. Merci pour ce résumé qui dispense d’acheter le livre tout en fournissant sa substance.

    Le procédé du romanquête fiction peut se révéler instructif autant que tromper les esprits. Je n’ai pas d’avis tranché

    Une chose me semble cependant certaine, en cas de crise, certains vont s’enrichir et ce sont les maillons faibles qui vont servir de régulation économique, bref, comme depuis 20 ans mais cette fois, la coupe se ferait parmis les classes moyennes. ALors signal d’alerte citoyenne ? Je n’ai pas d’avis


    • Anthony Meilland Anthony Meilland 11 octobre 2006 12:04

      Pourquoi cet article consacré à un roman de fiction est-il classé dans la rubrique économie ? Culture et Loisir aurait été mieux indiqué.

      Aurait-on classé un article consacré à Asimov, Bradburry, Clarke ou tout autre auteur de science-fiction dans la rubrique « Sciences et Techniques » ?

      Sinon, ce roman à l’air vraiment sympa avec son côté Mad Max ! J’aime bien tout ce qui touche aux univers post-apocalyptiques. Cela nous apprends toujours beaucoup sur... leurs auteurs.

       smiley


      • Bef (---.---.205.80) 11 octobre 2006 15:35

        Faut voir, Asimov et Clarke ne sont pas des ignorants en matière scientifique...

        Ceci dit, on peut effectivement se fermer les yeux et ignorer les risques. C’est un choix. Mais alors qu’on me démontre que la situation décrite dans cet essai ne peut absolument pas se produire.


      • Anthony Meilland Anthony Meilland 11 octobre 2006 16:16

        Le problème n’est pas de savoir si c’est possible ou pas, le problème c’est la mélange des genres.

        De la fiction, ça permet de réfléchir, mais cela reste de la fiction.

        Et le coup du bouquin, vous ne l’avez pas choisi en 2007, il vient vous sauvez en 2012, mais c’est trop tard, ça fait simplement gerber.

        Ceux qui pensent que le problème de la dette est le plus important, doivent, pour être cohérent, voter Bayrou. C’est simple !!

        Sarko se fout du problème de la dette, il propose même de réduire les impots !!!

        Même la gauche est moins démago. DSK annonce qu’il ne pourra pas tout faire en matière de dépenses mais qu’il faudra faire des choix clairs (pour l’Education et la Recherche en particulier)


      • Tom Tom (---.---.253.163) 12 octobre 2006 09:34

        La Science Fiction d’hier est trés souvent la Science de demain (sous marin, vol spaciaux, clonage, big brother etc etc )


      • uricciu 15 mars 2009 10:24

        Maintenant on est en 2009... relis le bouquin et relis ton commentaire.... magie de l’internet qui met le contempteur face à lui-même


      • Marsupilami (---.---.222.34) 11 octobre 2006 12:25

        Très bon article qui donne envie de lire ce livre. Rappelons-nous ce qui s’est passé en Argentine.


        • Internaute (---.---.249.70) 11 octobre 2006 14:41

          Le moratoire a bien eu lieu et il n’y a pas eu de crise dans toute l’Amérique Latine. Comme quoi les sociétés ont des moyens de récupération insoupçonnés.


        • Marsupilami (---.---.222.34) 11 octobre 2006 14:59

          C’est bien pour cette raison que j’ai fait ce lien sur ce site et pas un autre...


        • adrbisi (---.---.2.36) 11 octobre 2006 15:54

          Non, ce n est pas comme l argentine !!!

          d après un banquier suisse (que l on peut voir ds le documentaire de denis robert « l affaire clearstream racontée à un ouvrier de chez Daewoo » disponible sur Emule), la crise économique de l argentine est du principalement à un transfert d une dette de 145 milliards de $ de la part d entreprises privées vers le public donc l etat donc le peuple !

          il ajoute ensuite : « le jour où le peuple s apercevra de l ampleur des malversations, la finance internationale sera morte »

          mais bon, le temps que tout le monde ouvre les yeux, on sera deja les 2 pieds ds la m**** !


        • adrbisi (---.---.2.36) 11 octobre 2006 16:26

          pour infos, d après william Bonner dans « l empire des dettes », la dette des USA en 2004 est de : 44 000 milliards de $

          encore un petit effort et ils atteindront les 100 000 milliards !!!


        • parkway (---.---.18.161) 19 décembre 2006 14:21

          adrbisi,

          C’est pas possible, ce sont les fonctionnaires et les pauvres qui font des dettes, pas les entrepreneurs !

          Y a quelque chose qui cloche, là !

          demande à meilland, lui, il sait !


        • douceur (---.---.217.158) 11 octobre 2006 12:37

          C’est quand meme la religion catholique qui a le pompom des meurtres en tout genre depuis sa naissance :)


          • Bef (---.---.205.80) 11 octobre 2006 15:29

            outre que rien ne vous autorise à écrire ça, ça n’a rien à voir avec le sujet... Erreur d’aiguillage ?


          • bj33 (---.---.206.205) 11 octobre 2006 13:17

            Philippe Jaffre nous fait pénétrer dans l’univers impitoyable de la finance internationale etc etc.

            Espérons qu’il est plus compétent quand il fait oeuvre de fiction que quand il sévit dans une entreprise (Elf, ZeBank, Alstom)


            • duong (---.---.194.89) 11 octobre 2006 13:24

              La dette et les finances publiques sont un sujet sérieux, pas un sujet de roman. Mais bon, c’est pas très étonnant qu’on doive aborder les questions par là en France, vu qu’effectivement l’élection principale en France est un sujet de roman, au lieu de donner lieu à un débat sérieux ... D’autre part, il est question d’un ratio dette/PIB de 90%, alors que la Belgique, l’Italie ont dépassé les 120% sans qu’on en fasse un roman de ce genre. La prise en compte des retraites dans le ratio pour gonfler le chiffre sans réfléchir à ce que ça signifie, c’est une connerie. Enfin ce livre est un beau symptôme du niveau du débat actuel.


              • www.jean-brice.fr (---.---.108.45) 11 octobre 2006 13:30

                C’est le genre d’article qui POLLUE les esprits et qui n’a aucune valeur si ce n’est de MANIPULER L’OPINION ...


                • Bef (---.---.205.80) 11 octobre 2006 15:57

                  En quoi il pollue les esprits ? Quelle manipulation ? Un complot néo-ultra-libéral ? Il n’y a quasiment aucun homme politique libéral en France actuellement. Et la manipulation, c’est plutôt de nous faire croire que notre économie est libérale, voire ultra-libérale, ce qui est bien pratique pour en faire le bouc-émissaire de nos problèmes.

                  La solution n’est pas unique, ce n’est pas le libéralisme, comme ce n’est pas le socialisme. Mais c’est un point de vue que l’on devrait étudier avec moins de passions si on veut avancer.


                • (---.---.138.179) 12 octobre 2006 04:31

                  Je maintiens mon commentaire ; ce blog n’a comme intérêt : manipuler les internautes sur un sujet qui devrait être traité sérieusement ... C’est du travail d’énarque ! Tout dans la communication et rien dans le fond : on n’a qu’à voir où en est le pays apès trente années de cette DICTATURE MOLLE !!!


                • Apeuprès (---.---.74.248) 11 octobre 2006 13:46

                  Bonjour. Sauf erreur, la dette publique belge était en 1993 a 137% du PIB, elle est aujourd’hui estimée a 90%, bien loin des sacro-saints critères. Il ne s’est rien passé. Fantasmes ?...J’aimerai comprendre


                  • Tom Tom (---.---.253.163) 12 octobre 2006 09:41

                    La Belgique est un pays minuscule et a bien profité de l’instalation des institutions europeenne, les USA sont les maitres du monde et leur monnaie est la reference internationale (donc effondrement des US = effondrement du monde).

                    Aucun de ces cas n’est comparable avec la france, puissance moyenne sur le declin qui ne controle pas sa monnaie.


                  • (---.---.60.49) 12 octobre 2006 10:09

                    Certes, la Belgique est une pays minuscule, mais....mais son PIB est équivalent à celui de l’Arabie Saoudite....Le problème de la dette est un faux problème. En ce qui concerne sa dette publique la Belgique a principalement fait appel à l’emprunt auprès des Belges pour la couvrir. Peut-on dans ce cas parler de dette ? Si la Belgique avait emprunté auprès de pays étrangers pour couvrir sa dette, la situation aurait été différente....


                  • (---.---.60.49) 12 octobre 2006 10:11

                    Par ailleurs, pourriez-vous m’expliquer la relation entre la dette et la présence des institutions européennes à Bruxelles ? C’est quoi :« en a bien profité » ?....


                  • lss (---.---.114.195) 11 octobre 2006 14:01

                    A ceux qui évoquent une manipulation... Juste une suggestion, allez lire les rapports de la cour des comptes... Une faillite comme en Argentine est possible, voir malheureusement probable si on ne se décide pas à bouger, mais c’est si reposant de ne pas réflechir, de rester dans ses utopies, c’est beau la démagogie populiste : « prenons aux riches » comme certains en leurs temps rajoutaient « juifs » à riches...

                    Un jeune de 26 ans qui ne dit merci, ni à la gauche, ni à la droite, ni aux syndicats, ni aux médias... Il ne manquerai plus que ça, alors que vous nous ruinez.


                    • duong (---.---.123.107) 11 octobre 2006 14:32

                      ce ne serait pas de la démagogie « prenons aux riches » : quelqu’un qui aurait le courage de dire qu’il faut choisir entre réduire les dépenses et augmenter les impôts, et qui affirmerait son choix, ça serait quelqu’un d’honnête : où est-il (elle) celui(celle)-là ? Nulle part, à part l’extrême-gauche (la même qui a dit « non » à la taxe Tobin à Strasbourg) Evidemment, il faut être un peu plus précis et réaliste que « prenons aux riches » mais déjà avoir le courage de dire qu’il faut prendre quelque chose à quelqu’un, c’est un bon départ pour un discours vraiment politique plutôt que non-démagogue. Ca n’est absolument pas un discours populaire et bon pour être élu actuellement en France, ça n’est même pas un discours acceptable pour les médias, et ça, tous les principaux candidats le savent. C’est d’ailleurs ça pour moi, le principal danger : le tabou que sont devenus les impôts en France, parce qu’effectivement il va falloir payer les retraites (et pas seulement celles des fonctionnaires dont je ne vois pas les différences avec les autres du point de vue de la dette), les dépenses de santé, et tous les besoins en matière de recherche, d’éducation, de social ...


                    • Internaute (---.---.249.70) 11 octobre 2006 14:49

                      Mais non, Mr Duong. Quand il n’y a plus de sous on cesse de payer un point c’est tout. GM et Ford viennent de sucrer la retraite de dizaines de milliers de personnes avec l’accord des syndicats. Personne ne s’en émeut. Plus alarmant encore que la France sont les chiffres du Commodity Research Bureau depuis 2.000 et les échanges extérieurs des USA depuis la même date.

                      Nous sommes dans une grande fiesta où tout le monde s’empifre avec ce qui est sur la table. Le jour où la table sera vide les convives partiront encore un peu saouls en disant « A quand, même ce qu’on a bien rigolé ! ».


                    • lss (---.---.114.195) 11 octobre 2006 14:55

                      Si c’est de la démagogie populiste puisque ça désigne un bouc-émissaie alors que nous sommes tous co-responsables :

                      Les status spéciaux de la fonction publique et assimilés

                      Les retraites où seul le privé cotise en moyenne 1 pour 1 lorsque le public lui cotise 0.5 (voir 0.25 pour certains militaires) pour 1 touché

                      Les médecins qui prescrivent pour faire plaisir à des vieux, des séjours en talasso sans raison médicale réelle

                      Les prescriptions de médicament totalement abhérrantes parce que les gens les réclament, ils ne croient pas qu’un seul médicament puisse suffir et change de médecin s’ils n’ont pas ce qu’ils demandent

                      Les dettes de l’état financent des frais de fonctionnement et non des investissements utiles pour l’avenir (recherche, infrastructures etc..)

                      Le nombre de fonctionnaire et agents des services publique est inconnu alors que c’est contraire à la constitution.

                      Lisez les rapports de la cour des compte, le rapport Pebereau, vous verrez qu’il y a réellement un problème. Vous pensez le contraire ? Regardez notre déficit commercial, nous importons plus que nous n’exportons, c’est dangereux pour la dette et ça souligne que nos entreprises ne sont pas si compétitives que cela (comparez avec les excédents de l’Allemagne qui elle, a réformé).

                      Et la liste ne s’arrête pas là...


                    • Anthony Meilland Anthony Meilland 11 octobre 2006 15:00

                      @Duong

                      Il ne faut paq choisir entre augmenter les recettes et diminuer les dépenses, il faut faire les deux.

                      Une augmentation de tous les prélèvements d’environ 4% (2pt de PIB) (35 G€) couplée avec une diminution des dépenses de 10G€ devrait permettre de résoudre le problème rapidement.

                      Sinon on peut faire la moitié, cela permettrait de geler la dette (en tenant compte de l’inflation), ce qui serait déjà pas mal.


                    • duong (---.---.123.107) 11 octobre 2006 15:06

                      Je n’ai jamais dit qu’il n’y avait pas de problème, j’ai dit qu’il y a beaucoup de solutions à envisager pour ce problème, dont des hausses de prélèvements qui peuvent participer à cette solution.

                      D’accord « faire payer les riches » ça désigne un bouc-émissaire, mais vous en désignez d’autres implicitement. Je dirais plus simplement « augmenter les impôts ». Mais même ça, par exemple Ségolène Royal refuse de le dire : voilà la démagogie ! Refuser de dire qu’il faut augmenter les impôts pour financer le programme du PS ! ou dire comment on finance autrement.

                      Mais de toute façon la vérité c’est qu’il faut bien qu’il y ait des gens qui paient.

                      Et que de l’argent, il y en a !! Des baisses d’impôt sur le revenu il y en a eu aussi (je le sais, j’en ai profité). Et revenir dessus, comme le dit le PS, c’est très insuffisant comme solution, surtout compte tenu du programme du PS.

                      Il faut arrêter de raser gratis, mais les « riches » ont le droit de participer comme les autres (plus que les autres compte tenu de la forte croissance des inégalités) à la cohésion et à la bonne gestion du pays.


                    • duong (---.---.123.107) 11 octobre 2006 15:11

                      @Anthony :

                      « Il ne faut paq choisir entre augmenter les recettes et diminuer les dépenses, il faut faire les deux. »

                      personnellement je suis d’accord (d’autant qu’on le dit peu mais mécaniquement les départs en retraite des fonctionnaires, même remplacés, feront diminuer les dépenses, puisque les jeunes gagnent quasiment 2 fois moins que les partants), mais là on rentre dans un choix politique, qui devrait être présenté clairement. La seule chose que je dis c’est qu’il faut au moins proposer de faire l’un des deux, et le dire clairement ... ce que ne fait pas le PS.

                      Quand DSK dit qu’il faudrait peut-être parler du coût dui projet du PS et de la manière de le financer, il se fait instanément rembarrer par ses collègues : il serait contre le projet du PS parce qu’il dit ça ! (lu sur un forum socialiste)


                    • parkway (---.---.18.161) 19 décembre 2006 16:53

                      De villepin a annoncé que les smicards avaient doublé depuis dix ans.

                      Et vous voulez que les fauchés fassent encore des efforts !

                      Merde à la fin !

                      Qui est-ce qui se bouche les yeux ?

                      A continuer vomme ça, à argumenter connement, vous allez avoir une bonne révolution sur le dos ou un bon état totalitaire bien déclaré !!! voire les 2 !

                      Continuez de réfléchir « sainement » dans votre salon avec votre cigare !


                    • Charlou (---.---.231.80) 11 octobre 2006 14:09

                      Merci pour cet article qui nous dispense de lire ce livre.

                      Le ton neutre de votre description convient bien quand il s’agit d’aborder un problème aussi complexe et nuancé.

                      Car par exemple qui va dire cela d’un pays comme les états unis où la dette est autrement plus colossale ?

                      Cependant je tiens à émettre une réserve quant à la solution au problème. Privatiser et couper les coûts ne sont pas les seules voies pour réduire le déficit - l’efficacité et l’utilité sociale de ces mesures est discutable d’uatant plus ; on peut très bien vouloir augmenter les recettes et je ne parle pas de hausse d’impôts. En effet il convient de rappeller que les états unis pour parler d’eux n’ont remboursé leur déficit que lors des périodes de fortes croissances -l’ére Clinton par exemple- où les recettes fiscales ont explosé. Dans cette optique les baisses d’impôts de M.Fabius, candidat à la présidence, apparaissent maintenant vraiment scandaleuses et politiciennes comme elles l’étaient.

                      Sans forcément parler de mesures Keynésiennes, on peut s’interroger sur l’opportunité de mettre l’accent sur l’investissement dans la recherche publique et privé, de stimuler l’activité économique tertiaire (services aux personnes) et les secteurs de croissance dans une entente européenne, et de réorganiser entièrement la fonction publique pour que le non remplacement des fonctionnaires qui partent à la retraite soit efficace et que les finances publiques en profitent sur le long terme.

                      Il s’agit d’un point de vue classique : soit on coupe l’eau soit on agrandit le jardin (excusez la métaphore), toujours est il qu’il me parait plus sain pour le débat de citer ces pistes.

                      Le débat est ouvert.

                       smiley


                      • Anthony Meilland Anthony Meilland 11 octobre 2006 14:12

                        Parlons donc un peu de dette publique !

                        Utilisons comme Source les données de l’OCDE . Ces chiffres sont sensiblement différent de ceux de l’UE. Problème de définition.

                        Dans l’ordre des pays de l’OCDE les plus endéttés on trouve :

                        - Japon(156%)
                        - l’Italie(123%)
                        - Grèce (109%)
                        - Belgique(98.7%)
                        - France(74.7%)
                        - Canada(72.2%)
                        - Portugal(69.5%)
                        - Autriche(69%)
                        - Allemagne(67.9%)
                        - USA (64%)
                        - Pays-Bas(62.3%)

                        Côté tendance de ces dernières années les meilleurs élèves ont été :

                        - Belgique (-14.7pts)
                        - Espagne (-13.9pts)
                        - Canada (-10.5pts)
                        - Nouvelle Zelande (-8.9pts)
                        - Irelande (-8.5pts)

                        Et les Mauvais :

                        - Japon(+22.4pts)
                        - Republique Tcheque (+18pts)
                        - Norvège(+16.9pts)
                        - Portugal (+9.5pts)
                        - France (+9.4pts)

                        Donc effectivement la situation de la France n’est pas géniale sur ce plan là. De plus la gestion de l’actuel gouvernement a été nulle comparé à celle de ces deux prédécesseurs (Jospin et Juppé).

                        Mais je propose quelque chose. Attendons la Faillite du Japon. Si jamais elle arrive, alors nous auront quelques dizaines d’année pour réagir. smiley


                        • Johan Johan 11 octobre 2006 14:36

                          A Anthony,

                          La monnaie unique fait toute la différence.

                          Le Japon s’écrasera comme l’Argentine.

                          La France comme l’URSS (explications ci dessous).


                        • Anthony Meilland Anthony Meilland 11 octobre 2006 14:42

                          Si on évite de donner le pouvoir à des gens qui veulent baisser les impots, nous ne devrions pas avoir de problèmes sérieux avec la dette. smiley

                          D’autant plus que la France est extrêmement solvable ! smiley


                        • Anthony Meilland Anthony Meilland 11 octobre 2006 14:43

                          Je rajouterais que le gouvernement Jospin a prouvé qu’il était possible d’avoir une politique sociale, d’emploi, croissance et de diminution de la dette.

                          Certes pas très spéctaculaire mais efficace !


                        • Johan Johan 11 octobre 2006 15:05

                          A Anthony,

                          Les décentralisations successives et les privatisations ont camouflé le déficit du temps de la Gauche. Sous la Droite ça a été poursuivi.

                          Solvable la France ? L’URSS ne l’était pas peut être ? La principale frorce de la France c’est la qualité de ses employés. Et les meilleurs risquent de se barrer vite fait pour des cieux plus cléments. Resteront les chercheurs, les médecin d’höpital, les juges, certains profs, bref tous ceux qui ont un sacerdoce plus qu’un métier.

                          Par contre le pétrole et le gaz russe ne se sont pas barrés, eux...

                          Sincèrement, pour moi, il n’y a pas de sortie par le haut possible pour la France, sauf à changer les règles internationales : il ne peut y avoir qu’une seule angleterre, ghetto pour riches géant. J’ai lu le programme de DSK, il est pas mal, mais pas assez radical (il manque pas mal de mes préoccupations majeures).

                          Amicalement

                          PS : La dette publique est forte, mais l’endettement des ménages n’a jamais été aussi fort qu’en 2006. Les banques ne prêtent déjà plus aux particuliers. Les assurances n’assurent plus (ou pour un coût prohibitif). Ca aussi ça va nous tomber sur le coin de la gueule.

                          PPS : je t’ai répondu sur le fil Sarko à Puteaux pour Kippour.


                        • duong (---.---.123.107) 11 octobre 2006 15:15

                          Johan : les ratios de déficit et de dette publics incluent toutes les administrations, y compris les collectivités locales et la sécu.

                          Le ratio de dette incorpore les privatisations, mais le déficit ne le prend pas en compte.

                          La décentralisation n’a donc rien masqué du tout. Quant aux privatisations, elles ont en partie remboursé la dette sans changer le déficit.


                        • Johan Johan 11 octobre 2006 15:24

                          Certaines privatisations comme celle d’EDF sont suicidaires car pour un petit apport immédiat on se prive de bénéfices réguliers dans l’avenir. Combien de fois les autoroutes ont elles été remboursées ?

                          Tu as bien sûr raison de dire que le déficit ne change pas... dans l’immédiat. Mais à terme ? Comment se financer si l’on privatise systématiquement les branches bénéficiaires et que l’on ne garde que les déficitaires ?

                          D’autant que les privatisations se font souvent au mauvais moment et a des prix sous évalués (ce qui explique la petite flambée spéculative et la vente qui s’ensuit).


                        • duong (---.---.123.107) 11 octobre 2006 15:35

                          Les privatisations répondent effectivement à une logique plus complexe, et d’un strict point de vue financier, en même temps que la dette diminue, les actifs publics diminuent aussi, ce que par exemple Vincent Champain avait signalé ici :

                          www.debat2007.fr/blog/index.php ?2006/06/08/91-gestion-de-la-dette-changer-de-paradigme-pour-assurer-l-equite-entre-generations

                          C’est comme pour l’inclusion des retraites (et seulement celles du secteur public en plus !), ne considérer que la dette et pas les actifs fait forcément un calcul foireux (il faudrait voir comment Standard & Poor’s fait ses calculs)

                          Mais bon les privatisations répondent à une autre logique avant tout industrielle des projets.

                          Et quand une entreprise publique est structurellement bénéficiaire, c’est souvent considéré comme suspect : ça peut être considéré comme une forme de taxe sur les consommateurs. Plus généralement, quand une entreprise publique pose des problèmes, le débat dégénère souvent vite alors que quand c’est une entreprise privée, ça passe plus facilement dans l’opinion. PAr exemple, les gens n’ont retenu que les entreprises nationalisées qui ont eu des difficultés et pas celles qui ont eu des réussites (DSK avait montré que globalement, les finances publiques avaient bénéficié des nationalisations de 1981)

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