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Accueil du site > Actualités > Economie > Le jour ou le capitalisme s’arrêta

Le jour ou le capitalisme s’arrêta

Un groupe de touristes chinois sema le désordre en refusant pour la première fois la visite imposée d’un supermarché.
C’était le 4 décembre 2007. Une page de notre histoire a peut-être été tournée.

Cette étrange information, donnée par Hervé Kempf dans son dernier livre (pour sauver la planète, sortez du capitalisme, édition du seuil 2009) mérite une explication plus poussée, afin que chacun puisse en prendre la mesure.
Il est de coutume, lors de n’importe quel voyage organisé, ici ou ailleurs, d’arrêter le bus des touristes devant une boutique de souvenir, organisant de cette manière une sorte de consommation « forcée ».
Bien sûr, personne n’est obligé d’acheter, mais pris dans la dynamique du groupe, le touriste mettra la main à la poche, afin d’acheter un objet, aussi modeste soit-il.
Ces arrêts providentiels pour le commerçant visité sont programmés longtemps à l’avance, et nul ne doute qu’un geste généreux du commerçant en question, en direction de l’agence de voyage, soit régulièrement effectué.
Tout le monde y trouve donc son compte.
 
Revenons à l’épisode décrit dans le livre d’Hervé Kempf.
Ce voyage organisé d’une quinzaine de jour dans une lointaine province chinoise, pour des touristes, chinois eux aussi, mais mieux nantis, était ponctué chaque jour d’arrêts obligatoires devant des grandes surfaces, avec la quasi-injonction du voyagiste de bien vouloir se dégourdir les jambes, et de vider par la même occasion son porte-monnaie aux caisses des supermarchés visités.
La colère montait, à la même vitesse que les porte-monnaie se vidaient, et le quatorzième jour, les touristes firent front, refusant de pénétrer dans le magasin « proposé ».
On en vint rapidement aux mains, et les forces de l’ordre durent intervenir afin de maîtriser la révolte.
Cette petite fable s’est produit le 4 décembre 2007, et l’auteur propose de choisir cette date pour marquer la fin du capitalisme, date qui pourrait être fêtée chaque année lors d’une manifestation citoyenne, au cours de laquelle on se congratulerait d’avoir enfin tourné la page.
Le discours d’Hervé Kempf est court : « pour sauver la planète, il faut sortir du capitalisme en reconstruisant une société ou l’économie n’est pas reine, mais outil, où la coopération l’emporte sur la compétition, où le bien commun prévaut sur le profit ».
Vaste programme.
 
Il est rejoint dans son analyse par un autre auteur, américain celui là, Gus Speth.
De son vrai nom, James Gustav Speth.
Il est doyen à l’université de Yale (school of forestry and environmental studies) et a publié un livre en 2008 qui va dans le même sens que celui d’Hervé Kempf :
« Le pont du bout du monde : le capitalisme, l’environnement et le passage de la crise vers la durabilité ».
il essaye d’expliquer ce paradoxe :
« Dans la communauté de ceux qui se soucient de l’environnement ne cesse de grandir, de se sophistiquer et d’accroître son influence, elle lève des fonds considérables, et pourtant les choses vont de pire en pire ».
Ces deux écrivains sont dans l’air du temps, et leur propos tombent plutôt bien, au moment ou la crise du capital ne fait que commencer à montrer les dégâts qu’elle va occasionner.
Ces deux livres démontrent, s’il le fallait encore, que les efforts individuels ne suffisent pas, et qu’il faut sortir sans hésiter du capitalisme.
 
Déjà en 2007, Hervé Kempf avait publié un livre quelque peu prémonitoire : « comment les riches détruisent la planète ».
Dans son dernier livre, il dénonce le capitalisme qui « valorisait à l’extrême l’enrichissement et la réussite individuelle au détriment du bien commun ».
Pour l’instant, le choix des gouvernements est plutôt d’aider les banques et les entreprises à survivre : les pauvres devront patienter.
Pour les deux auteurs, nous devrions donc retrouver les valeurs de solidarité et de partage, valeurs aux quelles nous avons tourné le dos depuis longtemps.

Espérons que ces belles paroles trouveront un écho chez nos dirigeants « bling bling », mais rien n’est moins sûr, car comme disait un vieil ami africain :
« Lorsque tu ne sais pas où tu vas, regardes d’où tu viens ».

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85 réactions à cet article    


  • Bois-Guisbert 12 janvier 2009 12:24

    « ...nous devrions donc retrouver les valeurs de solidarité et de partage, valeurs aux quelles nous avons tourné le dos depuis longtemps. »

    Les valeurs de solidarité et de partage ne se décident pas : elles existent ou elles n’existent plus. Quand elles n’existent plus, elles ne reviennent pas sur commande.

    Et quand les valeurs de solidarité et de partage sont imposées par le pouvoir politique, elles ne servent qu’à fabriquer et entretenir des frustrations.


    • LE CHAT LE CHAT 12 janvier 2009 12:48

      @Bois guibert

      arrête tes délires racistes , la solidarité est le seul moyen de pouvoir surnager quand on n’est pas ploutocrate ;

      cette semaine , j’ai eu le plaisir de voir tous les hommes de ma rue , moi compris prendre une pelle pour déblayer la neige dans ma rue à Fos sur mer , vu l’incurie des services municipaux qui eux s’étaient mis en " intempérie " . ça c’est de la solidarité !

      @olivier

      meilleurs voeux à toi , ami écolo smiley


    • Piotrek Piotrek 12 janvier 2009 14:04

      Deneiger une rue ? Pour moi c’est de la solidarité sous vide.

      La solidarité c’est comme l’amitié, c’est dans les coup durs qu’elle se révèle vraiement et souvent dans ces cas là, ya plus grand monde. Et donc je pense que la "solidarité" reste un bel idéal et qu’il en a toujours été ainsi depuis la nuit des temps.

      La chose positive que j’ai remarqué dans l’article, c’est que le chinois, jadis silencieux et obédiant, en vient au mains a cause du capitalisme.


    • Zalka Zalka 12 janvier 2009 14:31

      @Le Chat : incurie, c’est vide dit ! J’imagine ta tronche et celle de tes voisins en découvrant les impôts locaux, si le maire de La Fos sur Mer avait du équiper la commune de chasse neige et saleuse en quantité suffisante.

      Dans votre coin, la neige c’est tellement rare, que je comprend que tout ne se passe pas comme à Chamonix !


    • LE CHAT LE CHAT 12 janvier 2009 14:45

      @zalka

      la mairie de Fos sur mer est réputée pour le nombre hallucinant d’employés à rien faire ! on est au pays du clientelisme ! ceux qui font semblant de balayer en temps ordinaire pouvaient au moins prendre une pelle !
      mais sur que 40 cm de neige , on voit pas ça tous les jours , heureusement ! smiley

      bien à toi


    • LE CHAT LE CHAT 12 janvier 2009 14:49

      @zalka

      d’autre part , à 20km à vol d’oiseau de Salins de Giraud , est il normal d’avoir seulement 5 kg de sel de déneigement en stock ? Gouverner , c’est prévoir , parait il ......


    • olivier cabanel olivier cabanel 12 janvier 2009 15:03

      Bois-guibert
      pas d’accord avec vous,
      la générosité, le partage, la solidarité ne se décretent pas,
      elles sont un choix personnel ;
      çà ne coûte rien de les mettre sur le fronton d’une mairie,
      mais rien n’oblige qui que ce soit à les mettre en pratique.
      j’aimerais que vous vous expliquiez.


    • olivier cabanel olivier cabanel 12 janvier 2009 15:05

      merci à toi, mon ami Le Chat d’avoir dégainé quasi le premier !
      à+


    • olivier cabanel olivier cabanel 12 janvier 2009 15:07

      Piotrek
      bien sur,
      les valeurs de partages ne sont arretées par aucune frontières,
      et çà , c’est la bonne nouvelle.


    • olivier cabanel olivier cabanel 12 janvier 2009 15:10

      Zalka,
      justement,
      le partage peut se faire aussi a ce niveau là,
      lorsqu’une commune, rarement touchée par des chutes de neiges conséquentes, se trouvent en butte a ce problème, les valeurs de partage, de solidarité ne devraient-elles pas dépasser les bètes frontières municipales ?


    • LE CHAT LE CHAT 12 janvier 2009 15:16

      @BOIS GUIBERT

      c’est pas la peine de restreindre nos rations , les clients solvables courrent pas les rues dans ces pays là . et même en le donnant , on peut pas les livrer ( ex Gaza ) , ou le transport est raquetté ( congo rdc , somalie )


    • Bois-Guisbert 12 janvier 2009 15:25

      pas d’accord avec vous,
      la générosité, le partage, la solidarité ne se décretent pas,


      Et bien, moi, je suis d’accord avec vous, puisque j’ai dit exactement la même chose !
      .


    • olivier cabanel olivier cabanel 12 janvier 2009 15:42

      Bois Guibert,
      certes, certes,
      mais votre commentaire global laissait imaginer tout autre chose,
      enfin, tant mieux si je me suis trompé.


    • appoline appoline 12 janvier 2009 18:23

      Salut Chacha,
      Gouverner c’est prévoir, dis-tu. Vu le merdier (qui entre nous soit dit, fait rigoler les pays et communes constamment sous la neige) qui règnait dans les rues de nombreuses bourgades, les prévoyants en question devait faire "l’after" des réveillons car ils n’ont pas encore brillé sur ce coup là.
      Pas de bol pour toi, d’habitude, il y en a toujours un qui bosse (donc qui tient la pelle) et trois qui regardent en fumant une clope. Il devait vraiment faire froid.


    • gdm gdm 12 janvier 2009 22:01

      @Bois-Guibert
      oui, vous avez raison. La solidarité est un choix personnel, individuel. L’Etat change le sens du mot "solidarité" en prétendant le contraire. Ce changement par l’Etat francais du sens du mot "solidarité" est une tromperie. La prétendue solidarité imposée par l’Etat aux individu est une contrainte physique sous peine de prison.

      Ce procédé totalitaire de l’Etat est l’opposé de la définition de la solidarité. Orwell l’avait lui aussi remarqué : l’Etat pervertit, voire inverse de sens des mots pour mieux tromper le peuple. "La guerre, c’est la paix", disait Orwell. Le ministère des armées est devenu Ministere de la Défense. Bientôt il sera la "Ministère de la Paix".

      Le ministère de la "Solidarité" est une gageure, une tromperie. Si c’était de l’humour, ce serait le Ministère de la "sotte hilarité". Mais ce ministère de la prétendue solidarité est la plus grande entreprise francaise de propagation de l’illusion du citoyen.


    • olivier cabanel olivier cabanel 12 janvier 2009 22:24

      GDM,
      la réponse que vous faites a boisguilbert n’est pas dénuée d’humour,
      mais je voudrais passer rapidement sur vos jeux de mots alambiqués (sotte hilarité) qui n’enrichissent pas le débat,
      à part d’en amuser quelques uns,
      sur votre lancée vous pourriez aussi bien évoquer un ministère de la paresse, plutot qu’un ministère du travail,
      puisque vous imaginez un ministère de la paix, plutot que de la guerre,
      c’est une direction à laquelle vous pourriez préter attention.
      un autre monde est possible,
      en tout cas, le monde qui est en train de s’écrouler ne l’est plus.


    • Traroth Traroth 13 janvier 2009 11:29

      Si, la solidarité se décrète. Et heureusement, parce que sinon,par un étrange hasard, les plus grandes fortunes de France choisiraient toutes de ne pas cotiser à la Sécurité Sociale. Mais effectivement, ça part d’une volonté populaire. Et celle-ci, contrairement à ce qu’affiche un quelconque Bois-Guibert, dont le but n’est en fait que d’éroder cette solidarité, n’a pas disparu. Sinon, Sarkozy aurait déjà pu mettre depuis longtemps à execution son projet ignoble de privatisation de la Sécu !


    • olivier cabanel olivier cabanel 13 janvier 2009 11:38

      Traroth,
      merci d’en remettre une couche,
      et puis, si l’on veut bien s’en rappeler, en 1789 le mot utilisé était fraternité, a coté de celui d’égalité,
      çà résume assez bien le sens du mot solidarité,
      si donc les révolutionnaires de l’époque l’avait bel et bien compris, décreté, décidé,
      il ne pourrait en etre autrement aujourd’hui.
      encore merci


    • Bois-Guisbert 13 janvier 2009 16:56
      Si, la solidarité se décrète. Et heureusement, parce que sinon,par un étrange hasard, les plus grandes fortunes de France choisiraient toutes de ne pas cotiser à la Sécurité Sociale.
       
      Mon pauvre Traroth, Vous ne comprenez décidément rien à rien. A commencer par la langue française. Les cotisations à la Sécurité sociale, comme les impôts, n’ont rien à voir avec la solidarité. Les uns et les autres sont infligés à une partie de la société au profit d’une autre partie de la société.
       
      Les définitions de la solidarité, au sens où nous l’entendons ici, emportent des notions de mutualité et d’échange, qui n’existent ni dans l’unilatéralité de l’impôt ni dans celle de la Sécurité sociale.
       
      Comme dans le budget européen, il y a ici un petit nombre de contributeur nets – auxquels on ne demande pas leur avis – et un très grand nombre de bénéficiaires qui, dans le cas des impôts et de la SS, ont souvent ceci de particulier qu’ils jalousent et haïssent les contributeurs nets.
       
      Ces contributeurs nets font ce qu’ils peuvent pour contribuer le moins possible – tout en contribuant énormément – et il est fréquent qu’ils considèrent la fraude fiscale comme de la légitime défense.
       
      La solidarité dont vous, vous parlez est de même nature que celle qui nous unit au tiers monde. Les pays efficients fournissent la bouffe et les pays stériles, les appareils digestifs. C’est du marché de dupes sur toute la ligne !
       
      Mais dans le cas des impôts et de la Sécurité sociale, c’est la paix sociale, ou ce qu’il en reste, qui est en jeu.
       
      Alors, la plupart restent en maugréant et quelques-uns s’en vont. J’ai lu, dans un quotidien suisse, que Johnny Halliday a déclaré au moment de son installation à Gstaad : - Moi, la France, je lui ai déjà payé deux porte-avions, ça suffit !
       
      Compte tenu de ce qu’il a apporté, financièrement, à un pays qui n’est même pas le sien, je ne me sens pas le droit de lui reprocher quoi que ce soit… Au bout d’un moment, il y en a marre d’être une vache à lait. Et c’est comme cela que "Trop d’impôt tue l’impôt"  !

    • olivier cabanel olivier cabanel 13 janvier 2009 17:50

      Boisguilbert,
      dans quel monde vivez vous ?
      un monde ou l’on comprend l’attitude de ces pseudo artistes (je parle d’hallyday), amis du chef de l’état, et qui planquent leur fric dans les paradis fiscaux,
      sarko leur avait promis monts et merveilles pour qu’ils reviennent,
      ils ont eu ces monts et merveilles, et continuent a vivre ailleurs,
      et bien, qu’ils y restent,
      ces artistes discutables, qui swinguent comme des savonnettes ne méritent que mon mépris,
      des gouts et des couleurs me direz vous,
      peut etre, mais en matière de citoyenneté, je ne les envie pas,
      la solidarité est un mot qu’ils ne connaissent pas,
      et le monde réel leur est étranger.


    • Traroth Traroth 13 janvier 2009 17:54

      "Les cotisations à la Sécurité sociale, comme les impôts, n’ont rien à voir avec la solidarité" : Bien sûr que si. La solidarité est le principe sur lequel repose la Sécurité Sociale. Et ça dit que les autres ne comprennent rien...


    • Bois-Guisbert 13 janvier 2009 18:41

       La solidarité est le principe sur lequel repose la Sécurité Sociale.

      Et dans le sens pauvres-riches, elle fonctionne comment ta solidarité ? Puisq^’on vient de te dire que la solidarité induit la mutualité et l’échange... Quand on oblige un groupe à aider un autre groupe plus faible, le terme solidarité.

      S’il y a solidarité ici, c’est celle qui existe entre les bien-portants et les malades. Mais certainement pas entre les riches et les pauvres ni, à plus forte raison entre les pauvres et les riches.

      Mon Dieu, mais qu’ils sont bêtes !!!


    • Bois-Guisbert 13 janvier 2009 18:46

      dans quel monde vivez vous ? un monde ou l’on comprend l’attitude de ces pseudo artistes (je parle d’hallyday), amis du chef de l’état, et qui planquent leur fric dans les paradis fiscaux,

      Dans le même que vous. Qui avez peut-être payé l’équivalent des ampoules du mess des officiers des deux porte-avions en question.

      ces artistes discutables, qui swinguent comme des savonnettes ne méritent que mon mépris,
      des gouts et des couleurs me direz vous,

      Moi-même je n’aime pas la musique de singes - si on me donnait un billet pour un concert Hallyday, je le passerais à quelqu’un -, mais je suis, depuis toujours, imperméable à toutes les formes de jalousie... C’est manifestement ce qui nous différencie.


    • Traroth Traroth 13 janvier 2009 18:52

      La solidarité, c’est quand ceux qui n’ont pas besoin d’aide aident ceux qui en ont besoin. L’inverse n’a aucun sens. Vous biaisez et c’est ridicule.


    • Bois-Guisbert 13 janvier 2009 20:07

      La solidarité, c’est quand ceux qui n’ont pas besoin d’aide aident ceux qui en ont besoin.

      Naaaan ! Il est con, lui...

      Je vais t’expliquer ! Le gouvernement balance des sous aux rois nègres, au motif que les sujets des rois nègres ont besoin de bouffer, de se soigner, d’eau potable et je ne sais quoi d’autre...

      Moi, je suis contre. Si l’aide au tiers monde était facultative et à bien-plaire je ne donnerais pas une fraction de centime d’euro. Mais, il y a un gouvernement qui prend une petite partie de mes sous pour la balancer aux Martiens du tiers monde. C’est-à-dire qu’il y a un gouvernement qui me rend solidaire du tiers monde à l’insu de mon plein gré.

      Donc ce n’est pas de la solidarité, dans la mesure où une la vraie solidarité présuppose la complicité, au minimum passive, du solidaire. Or, en ce qui me concerne, les bénéficiaires de la solidarité à laquelle je suis astreint, pourraient crever la gueule comme Cabanel, sans que je hausse un sourcil pour empêcher cela... Je m’en fous d’eux, il n’y a, de ma part, aucune solidarité !

      Je suis solidaire uniquement parce qu’on ne me fournit pas la possibilité de ne pas l’être. Et il y a un tas de gens qui cotisent à la Sécu et qui paient un tas d’impôts, parce qu’ils n’ont vraiment pas la possibilité de faire autrement. On peut certes leur dire qu’ils sont solidaires, mais ils ne le sont pas du tout, puisqu’ils ne ressentent aucune envie de l’être.

      Tu comprends mieux, ce qu’il faut comprendre par solidarité ?


    • Traroth Traroth 14 janvier 2009 11:53

      "Si l’aide au tiers monde était facultative et à bien-plaire je ne donnerais pas une fraction de centime d’euro" : Ou, mais ça c’est parce que tu es une ordure.

      "
      Je suis solidaire uniquement parce qu’on ne me fournit pas la possibilité de ne pas l’être" : Tu as tout compris. Bravo ! Donc la solidarité se décrète. CQFD.


    • olivier cabanel olivier cabanel 14 janvier 2009 21:46

      Bois Guibert,
      çà fait quoi d’avoir une pierre qui bat à la place d’un coeur ?


    • zelectron zelectron 12 janvier 2009 13:45

      @Olivier
      On peut être en désaccord sur certains sujets et comme pour celui-ci l’accueillir avec intérêt positif.


      • ronchonaire 12 janvier 2009 14:06

        Résumons : 14 touristes chinois en ballade au fin-fond de leur pays refusent d’entrer de force dans un supermarché et ça y est, c’est la fin du capitalisme ; rien que ça ! Ce Kempf est un sacré charlatan et ceux qui achètent ses bouquins sont de sacrés couillons.

        Au fait, si vous avez l’occasion de faire un voyage organisé en Chine, vous comprendrez pourquoi ces touristes se sont rebellés ; cela n’a rien à voir avec le capitalisme, plutôt avec le sens très particulier que les chinois donnent à l’expression voyage "organisé".


        • olivier cabanel olivier cabanel 12 janvier 2009 15:12

          Ronchonaire,
          comme disait Pierre Dac, "on est toujours le couillon de quelqu’un".


        • antovador 12 janvier 2009 18:43

           mais cette histoire a une portée et pourquoi pas ? chiche, au moins ces Chinois se sont rendu compte qu’ils sont autre chose et plus que des "cons"ommateurs. 


        • pseudo 12 janvier 2009 14:21

          Le capitalisme du nouvel ordre mondial s’est aussi des expériences dangereuses des laboratoires pharmaceutique glaxo sur des enfants orphelins de New York comme sur des animaux sans maître.
          A voir revoir et diffuser :

          http://www.dailymotion.com/video/x4fxtt_video-scandale-des-enfants-cobayes_politics

           


          • olivier cabanel olivier cabanel 12 janvier 2009 15:15

            Pseudo,
            merci de ce lien tout a fait signifiant de la dérive humanitaire de nos "cons" citoyens.
            puissent-ils ouvrir un peu les yeux, et se rendre compte que leur façon d’imaginer l’avenir est une impasse.


          • appoline appoline 12 janvier 2009 18:26

            @ Pseudo,
            Et ça ne fait que commencer. J’espère que les gens bougeront le temps venu. Attention à la grande descente.


          • John Lloyds John Lloyds 12 janvier 2009 17:35

            Mouais, Bof, faire du pognon en publiant un bouquin pour enfoncer des portes ouvertes, du genre "il faut sauver la planète" ou "le capitalisme, c’est vilain", ce Kempf arrange plus son compte en banque (quelle ironie) qu’il ne fait avancer le schmilblik ; ça me fait penser à ces groupes de rock qui chantent "fuck the system" et qui touchent des droits sur les produits dérivés et autres T-shirts qui portent leur marque. Encore du vent à 2 balles


            • olivier cabanel olivier cabanel 12 janvier 2009 18:14

              John Llyods,

              commentaire bien désabusé..
              c’est un peu facile,
              renseignez vous sur Kempf,
              je ne crois pas qu’il soit un "opportuniste", qui ne pense qu’à s’enrichir en faisant des bouquins,
              il est journaliste, publie régulièrement dans le monde,
              avez vous au moins lu son livre ?
              ou le précédent... ?


            • Frabri 12 janvier 2009 18:58

              Il suffit pas de sortir du capitalisme il faut aussi proposer une alternative au capitalisme. Et depuis la chute des dictatures des pays de l’est il n’y a pas d’alternative crédible au capitalisme.

              Sans le matérialisme et l’individualisme de droite et de gauche qui nous concerne tous plus ou moins ce serait la fin de la société de consommation.Et sans la société de consommation ce serait la fin du capitailisme. Contre la matérialisme et l’individalisme il y a la spiritualité et la fraternité.


              • olivier cabanel olivier cabanel 12 janvier 2009 22:11

                frabri,
                bien sur qu’il y a au moins une alternative,
                elle s’appele "l’objection de croissance"
                une autre manière de vivre,
                expliquée magistralement par Paul Aries (entre autres) dans son bouquin récent, (édition golias)
                vous devriez le lire.


              • gdm gdm 13 janvier 2009 13:07

                @olivier cabanel
                Souhaiteriez-vous qu’un Etat mondial impose à chaque citoyen de respecter cette "objection de croissance", impose la "maniere de vivre" choisie par un Etat mondial ?


              • olivier cabanel olivier cabanel 13 janvier 2009 17:53

                un etat, qu’il soit mondial ou pas n’a rien a imposer à qui que ce soit,
                l’état c’est nous, comme disait l’autre,
                l’objection de croissance est une attitude personnelle,
                elle peut etre encouragée, mais en tout cas pas imposée,
                sinon ce n’est plus un état de droit, c’est une dictature,

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