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Accueil du site > Actualités > Economie > Le krach de la Raison pure

Le krach de la Raison pure

Le krach boursier saisonnier est  ; commencé en septembre, il connaîtra peut-être le pire en octobre - comme dhabitude depuis 1929, 1987, 2001, 2007... Cest dans la panique que lon fait les meilleures affaires parce que la raison est abandonnée et que tout le monde crie sauve-qui-peut. Mais il ny a jamais urgence à intervenir car une panique sétend par vagues comme un incendie, et quelle ne séteint pas tout de suite, pas avant que les « mains faibles » n’aient éradiqué jusquà la dernière trace de risque en vendant tout ce qui est possible.

Nous vivons dans un monde tragique. Contrairement au monde platonicien tout est dans lordre - « ailleurs » - le monde tragique est mi-figue mi-raisin, toujours. Il ny a pas dautre monde ni de Dieu salvateur, ni de souverain Bien, ni de Loi de lHistoire ou de Vérité qui nattend que dêtre révélée : il y a au contraire linfini complexe du monde naturel et des profondeurs humaines. Le pire et le meilleur - toujours. Le yin et le yang, mêlés, ce petit point de couleur opposée dans la virgule de lautre. Le tragique est notre monde ; le monde des Idées (de Platon, de Hegel, du pape et des croyants de la finance) nest pas le monde réel.

Démonstration : si la crise financière se précipite et que rien ne vaut plus rien, cest à cause de la croyance souveraine en la vérité, la modélisation et la sophistication.

 

La vérité

Lehman Brothers, comme toutes les entreprises, a parqué des engagements dans le hors-bilan. Enron avait fait pareil et cela continue. Pourquoi ne pas changer le modèle comptable ? Pourquoi croire tellement en la vérité - la transparence, la confession publique, le grand déballage people à laméricaine - quil faille évaluer en comptabilité tous les engagements à terme au seul prix de marché instantané ? Cela fonctionne tant quun marché fonctionne ; et quand il ny a plus que des vendeurs (dans les situations de panique comme aujourdhui) le meilleur actif ne « vaut » plus rien ; il na « pas de prix » parce que personne nest capable de proposer un quelconque prix. La Vérité platonicienne na que faire des pauvres larves qui se traînent sur le sol : pas de prix, pas de valorisation - et que tous les Lehman du monde fassent faillite du moment que la Vérité comptable et immuable rayonne.

Les modèles mathématiques

Se souvient-on encore du fonds LTCM, en faillite virtuelle en 1997 avant que la Fed n’appelle à la rescousse un pool de banques (dont Lehman...) pour le sauver ? Ce fonds qui spéculait sur lavenir avec un effet de levier colossal avait été fondé par des prix Nobel déconomie et était alimenté de modèles mathématiques qui tournaient dans de jeunes têtes bien pleines. Sauf quun modèle ninvente rien : il ne sort que ce que vous lui avez entré, la moulinette en plus... Or, tout ce qui est humain nobéit pas aux lois impeccables de la physique - ce pourquoi on désigne les sciences en question d’« humaines ». Si vous entrez dans un modèle des données passées, il vous sortira la probabilité que le passé ressemble à lavenir - jusquà ce quune aile de papillon engendre un cyclone (ce quon appelle par euphémisme les « queues de distribution) ». a-t-on modélisé le comportement de foule et la panique des marchés ? Si, chez les analystes, le risque disparaît si volontiers quils projettent à linfini le taux de croissance long terme (oui, à lINFINI !), dans le monde réel, humain, qui a une fin, le risque existe. On ne fait pas boire un âne qui na plus soif, mais un analyste ou un modélisateur, si. Il a « raison » puisque le calcul le démontre - et que tous les Lehman du monde fassent faillite du moment que le Modèle mathématique immuable rayonne.

La sophistication financière

Léconomie, au fond, est assez simple : avec ce quon a pour produire plus que les éléments épars. Mais léconomie est trop simple, trop vulgaire de bon sens pour les sectateurs de Vérité armé du Modèle mathématique. Tout est calculable, disent-ils, et du moment que tout est Vrai (transparent, étalé, oublié à force dêtre sous votre nez) – rien de faux ne peut arriver. Tous les établissements financiers (banques, assurances, fonds de pension) qui détiennent des actifs ont procédé à des échanges dactifs par swaps et autres opérations à terme. Tout cela se calcule, volatilité historique et risque instantané. Avec cela, on est invulnérable. Voirecomme les opérations sont complexes, très nombreuses et conclues pour des années, toute situation de panique fait entrer dans le brouillard. Plus personne ne sait qui à quoi et qui doit quoi à qui. Il y a pour des années de cadavres dans les placards, subprimes, ADS, ARS, CDS, etc. Trop compliqué, trop répandu, trop abstrait. Une grande banque française que je connais bien, farcie de têtes d’œuf formatées aux seuls maths dans leur courte existence, ne craignait pas daffirmer que leur « modèle des spreads de swap » avait « recours à un modèle de corrections derreurs qui permet de distinguer les tendances de long terme des chocs court terme éphémères. » Et dassurer, un peu plus loin dans le texte, que « la modélisation offre une robustesse et un pouvoir prédictif élevé. » Certesquand toutes choses sont égales par ailleurs. Ce qui justement nest jamais le cas dans les périodes de panique, mais quimporteet que tous les Lehman du monde fassent faillite du moment que la Sophistication raffinée de la finance rayonne.

 

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Vérité, Modélisation et Sophistication sont la rançon de la Raison pure, ce tropisme platonicien qui sépare le souverain Bien (toujours hors du monde, il brille) de la laideur terrestre. A long terme ? Mais nous serons tous mort, sécriait John Maynard Keynes. Lui, au moins était un économiste qui avait compris que la science humaine nest pas mathématisable de part en part et que subsistera toujours cette incertitude du risque : justement parce que nous sommes mortels et que nous navons pas le temps. Keynes fut lun des rares économistes à être devenus riches en investissant personnellement en bourse. En 1929, il a élaboré sa fameuse « Théorie générale » que tout le monde cite encore sans lavoir sans doute lue.


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44 réactions à cet article    


  • Forest Ent Forest Ent 17 septembre 2008 13:18

    Pas d’accord. Personnellement, je ne crois pas du tout qu’une anomalie de cette ampleur puisse être expliqué par une dérive scientiste. Ce serait trop facile. Pour moi, elle a forcément une explication simple du genre "qui a intérêt à quoi ? qui bénéficie de quoi ?".

    Regardez bien ces 12 visages :

    http://www.fanniemae.com/governance/board/index.jhtml?p=Corporate+Governance&s=Board+of+Directors

    Ce sont ceux de 12 personnes qui ont coûté à eux seuls au contribuable américain quelques centaines, voire milliers, de milliards $. Regardez leur profession. Demandez-vous qui étaient les actionnaires de FannieMae, comment ces 12 personnes ont été nommées administrateurs et comment leurs décisions d’administrateurs pouvaient impacter leur propre activité.

    (Ca me semble trop facile de faire payer aux matheux quelques basses combines intéressées. Nous, on n’est là que pour la galerie. Il y a des mafieux derrière les matheux.)


    • aquad69 17 septembre 2008 14:07

      Bonjour Forest Ent,

      absolument ; tout à fait d’accord avec vous.

      Mais j’irais plus loin : je crois que la richesse et les pouvoirs ne sont eux-même que des moyens de manipulations des plus hauts cadres de ce Monde : derrière les maffieux, il y a encore bien d’autres choses, qui pourraient s’apparenter à des gestions idéologiques et en quelques sortes "chamaniques" de l’humanité et de son devenir.

      Mais nous touchons là aux théories des "complots", ce qui est interdit... Tapou !

      Cordialement Thierry


    • geko 17 septembre 2008 15:30

      Tout à fait d’accord avec Forest

      Ca fait penser aux histoires d’initiés dans lesquels les responsables préfèrent passer pour des incompétents qui ne savaient rien plutôt que des truands !

      Pas besoin de sortir de MathSup pour comprendre que les Subprimes est un pillage en règle auquel toutes les banques mondiales ont participé !

      Et ça continue nos gouvernants nous disent que ça n’arrivera pas en France, comme le nuage de Tchernobyl.
      Pensez à lire l’article du Canard "L’incompétence des banquiers français royalement rémunéré" Mais pourquoi s’arrêteraient-ils ?

      Affaire à suivre !


    • gaelec 17 septembre 2008 18:05

      Les américains croient toujours que c’est Dieu qui a créé le coca  !


    • Echo Echo 18 septembre 2008 06:27

      Les modeles mathematiques ne peuvent pas prendre en compte la cupidite humaine, car, cette "variable" fleurtant toujours avec l’infini, son intervention dans les simulations fait s’ecrouler toutes les modelisations.

      C’est la faiblesse fondamentale des systemes non-correles aux realites de la nature humaine.

      Connais-toi toi-meme ! Ces abrutis d’economistes l’ont oublie.



    • laurentsj 18 septembre 2008 10:50

      +1

      Comparer ce qui est comparable.

      LTCM, c’était 4.6Md$ de perte, à la fin.
      ENRON faisait beaucoup d’argent avec la drogue, des centaines de sociétés planquées dans les Caymans. et pu éponger les dégâts grâce à la dope. En plus, la perte ne fut "que" de 63Md$.
      Lehman ? c’est 10 fois plus gros, at 632Md$ de perte !
      Et AIG ? encore plus gros que Lehman !

      Notez les saisis de drogues on explosées dernièrement ?
      Le CA total du trafic de drogue est approx. 600Md$ par an, donc, on peut plus renflouer les caisses.
      Notez aussi la bande “roche fait-l’air” s’aligner avec son adversaire historique “Rott-Chield” ?
      Pour que ces deux làs s’entendent, il y a problème...

      En nationalisant ces géants, les USA en sont maintenant à A 10000Md$ de déficit, et doivent repayer en intérêt seul 1.6Md$ par JOUR !
      Avec une contraction économique globale assurée (constater la chute des cours du brut) qui va pouvoir payer cette taxe à l’empire ? comment allons-nous trouver ces fonds ? même en braquant le traditionnel F22 sur la tempe des banques mondiales.

      C’est plus ces grandes banques qui sont en faillite, ce sont les États-Unis, et sachant que pour 100 € qui dorment douillettement dans chaque compte de notre douce France, 80 € représentent des garantis sur des dettes US .


      le BIG PROBLEM est : Plus de pétrole.
      Capital Profit = Labeur + Ressource + Énergie.

      Et puis au cas où il subsisterait un soupçon de vie au monstre terrassé,
      450 mille milliards de dollars de produits dérivés avariés sont sur le point de redescendre sur terre.

      Rien à voir avec 1929, ou 1987

      C’est, LE KRASH du MILENIUM my friend


    • non666 non666 18 septembre 2008 18:45

      Je résume pour ceux qui etait dans le coma depuis 10 ans .

      Affaire Enron, affaire Worldcom, un WTC loué pour 99 ans contre seulement 15 millions $ contre le désamiantage a la charge du pote a Bush :

      Un petit 11 septembre 2001 et toutes les pertes potentielles, toutes les remises en cause disparaissent....


      Une speculation contre les pauvres qui foirent du fait des taux usuriers pratiqués par les potes de Bush, des banquiers ruinés malgrès l’argent public injecté :

      Une nouvelle injection de fonds public, la nationalisation des pertes apres a voir justifié la privatisation des gains : les banquiers s’en sortent bien en septembre 2008.

      Gageons que ces gens la auront des goldenparachutes !


      Chez nous, c’est la presse qui s’effondre.
      Apres avoir servie la soupe au gang de Sarkozy, les journaux ne sont plus lu.
      Meme les journaux de gauche, qui avaient pourtant tout fait pour imposer la seule idiote qui n’avaient aucune chance de faire de l’Ombre a l’austro hongrois, se cassent la gueule a force d’entretenir les ambitions de tous ces seconds couteaux.

      Alors bientot, gageons que l’Etat nous demandera de mettre la main à la poche pour soutenir la propagande qui nous est imposée.
      On a bien installé un bouclier fiscal pour les potes et un financement du RSA pour les autres

      A votre bon coeur m’sieur dame, Bouyghes, Bolloré, Lagardère, Dassault et Rottschild perdent un peu d’argent avec leurs journaux à la gloire de notre alienation. Vous ne voudriez pas les aider ?
      Et puis les grandes entreprises ex-nationnalisée, a force de servir de lieu de stockage pour les copâins non elus, les syndicalistes parasites, ne vont pas bien non plus.

      Il faudrait degraisser dans les effectifs des equipes de production, externaliser vers des pays a bas coups pour que les parasites puissent continuer a sucer la moelle ...
      Supprimons 10 productifs pour que les parasites survivent !
      On prelève sur les citoyens un nouvel impot pour soutenir la SNCF, Thomson CSF, Dassault, le GIAT ?

      Allez les gars soyez sympas, apres le nouvel impot pour soutenir les travailleurs mercenaires immigrés venus librement faire baisser nos salaires, on pourrait faire un effort pour soutenir les politocrates parasites et les grands patrons qui externalisent les emplois ailleurs ?

      Non seulement le système marche sur la tete, non seulement nous n’avons plus un seul dirigeant politique capable et responsable, mais en plus nous avons des gens qui travaillent sciemment a detruire tous nos acquis, a saboter les grands groupes français que NOUS avons financé .
      Et maintenant , en plus, nous avons l’effet, "les copains d’abord"...

      Oh oui, ils finiront tous egorgé....
      ...Et vous verrez que nous en auront quand meme qui , comme en 1789, monteront a l’echafaud en nous posant betement la question : POURQUOI ?


      Les 15 cm de caillaux de sang de la place des ternes ne seront pas difficile a depasser, le prochain coup.


    • Alpo47 Alpo47 17 septembre 2008 13:29

      Peut être peut on tout simplement dire, que la plupart de ces brillants économistes sont totalement déconnectés de la réalité..
      Un de nos politiques déclarait, à propos de Raymond Barre, élevé par Giscart au titre de "meilleur économiste de France", qu’il serait bien incapable de faire du bénéfice en vendant des glaces, en été, sur la plage de Pampelune (ou quelque chose comme ça).
      Souci, c’est à eux qu’on confie le pouvoir de prendre les décisions économiques, donc d’agir dans le réel.


      • krolik krolik 17 septembre 2008 13:52

        Mais la crise de subprime pouvait être prévue facilement, sans aucun modèle, sans rien faire, simplement en lisant ses mails.
        Pendant environ deux ans j’ai été spammé régulièrement à raison de 300 à 350 spams par jour uniquemnt sur le sujet , les autres spams habituels sur le viagra ou des casinos en sus..
        ’refinance your mortgage, your credit history is not a problem" autrement : on propose des crédits hypothécaires, vore crédibilité financière n’est pas un problème...
        Et par curiosité je suis allé voir ce que cela proposait.
        En fait on tombait rapidement sur une propostion de crédit hypothécaire à 600 000 dollars sur 20 ans aux environs de 3%, mais à taux variable. On ne demandait pas d’apport personnel donc effectivement n’importe qui pouvait "y aller"..

        Il était évident vu le nombre de spams de diverses origines que cette affaire avait une très large envergure, il était évident que ce système allait se casser la figure comme les système pyramidaux à la manière de la banqueroute de Law.

        Ce qui est le plus étonnant dans cette affaire c’est que personne dans une banque française n’ait eu l’idée d’investiguer un peu, que personne dans un organisme dy type "Que chosir ?", qu’aucun journaliste dans un quotidien / hebdomadaire / mensuel économique ne se soit posé la question de la crédibilité de ces propositions, des taux variables etc..et des conséquences.
        Ils devaient avoir des filtres anti-spams trop sophistiqués.
        Ces spams se sont arrêtés environ un mois avant que la crise des subprime n’éclate dans les médias.

        @+


        • jondegre jondegre 17 septembre 2008 14:15

          Il existe en France le site http://www.bulle-immobiliere.org qui annoncait le krack immobilier actuel des 2004-2005, de nombreux arguments a l’appui. Son forum est tres tres actif (problemes de serveur aujourd’hui).
          Pendant longtemps, ils ont mis en evidence le silence des medias sur le probleme (les mots bulle et krack etant tres recents dans les discours mediatiques) alors que n’importe quel investisseur cense se rendait bien compte du delire ; certes en France les taux sont capes, mais ca va faire quand meme tres mal.

          Donc on peut pas parler d’incompetence au niveau des banques et des medias, juste d’interets financiers bien compris avec l’omerta qui va bien. Bien sur, le contribuable paiera les benefices de certains, mais de maniere indirecte.




        • dom y loulou dom 18 septembre 2008 13:20

          de ces spams au crédit facile j’en reçois tous les jours et je me demande si ce n’est pas un piège à gogos... c’est à dire "comment générer des esclaves économiques"


        • Vilain petit canard Vilain petit canard 17 septembre 2008 14:13

          La Raison Pure, responsable, mais pas coupable ? Derrière cette raison modélisante et bien ancrée, il y a des décideurs. La Science Economique n’est qu’un leurre, un écran destiné à justifier le pouvoir dominant. D’ailleurs si les économistes avaient raison, ça se saurait. Les économistes me font penser aux augures de l’ancienne Rome, qui ne pouvaient se croiser sans sourire. Leur rôle est de faire les prédictions qui arrangent les puissants.


          • Gnole 17 septembre 2008 15:58

            On m’excusera mais contrairement à ce que beaucoup d’économistes voudraient... il n’existe pas de prix Noble d’économie.

            Du simple fait que l’économie n’a jamais eut le statut de science :)

            Il existe bien un prix de la Banque de Norvège qui est distribué à peu près en même temps que les Nobels, mais ce sont des économistes qui filent une breloque à des économistes, rien de très prestigieux :P
            CQFD


            • MKT 17 septembre 2008 18:33

              Gnole a parfaitement raison.

              Le lien cité par jimd renvoie au site des prix nobel.
              Lisez bien (c’est en anglais pais assez facile à comprendre). Il s’agit d’un prix en science economique délivré par une banque en l’honneur de A. Nobel.

              Cliquez sur les autres onglets et vous verrez la différence. Les "vrais prix Nobel sont délivrés par la Fondation Nobel et certains existent depuis fort longtemps.

              Tiré de la page d’accueil :

              The Nobel Prize

              Every year since 1901 the Nobel Prize has been awarded for achievements in physics, chemistry, physiology or medicine, literature and for peace. The Nobel Prize is an international award administered by the Nobel Foundation in Stockholm, Sweden.

              C’est en 1968 que le "Nobel de l’économie" apparaît : In 1968, Sveriges Riksbank (Sweden’s central bank) established this Prize in memory of Alfred Nobel, founder of the Nobel Prize.

              Le surf c’est sur la surface....


            • Vilain petit canard Vilain petit canard 19 septembre 2008 10:32

              Plus exactement , je crois qu’il s’agit de la Banque de Suède (qui donne le Prix d’Economie "en l’honneur d’Alfred Nobel").C’est aussi fiable et reconnu que la Médaille en Chocolat du Meilleur Editorialiste Economique.


            • millesime 17 septembre 2008 18:18

              tôt ou tard les "maitres" de la comédie ordonneront aux pantins du G8 et autres autorités financières de chanter en coeur la partition oh combien risible de la gourgandine vertueuse, et "imposeront" une refonte du système monétaire international... !


              • Atlantis Atlantis 18 septembre 2008 09:55

                oh oui, une seule monnaie unique pour la planète, contrôlée par une entité privée (comme la fed ou la bce). monnnn préééécieeeeuuuuux ....


              • JL JL 17 septembre 2008 18:45

                Ce que j’aime bien dans cet article, c’est le dessin de Sempé. Je trouve qu’il serait plus percutant sans le texte qui l’accompagne. Le crâne d’oeuf est moins évident, surtout avec un tel titre. Le titre justement : j’aurais plutôt imaginé quelque chose du genre : "L’imagination au pouvoir". On sait de toute éternité, et au moins depuis Voltaire que l’imagination est la folle du logis.


                • dom y loulou dom 18 septembre 2008 13:30

                  et que serions-nous sans imagination ? une troupe de robots asservis sans doute.

                  Les folles du logis sont l’ignorance de l’amour et sa cohorte de plaies qui suivent, la souffrance en premier lieu. Et elles détestent la vérité parce qu’elle les transforme.



                  www.ludus.ch


                • OmegaDG OmegaDG 17 septembre 2008 19:32

                  Une démocratie de la finance dans la Cité, temple de la cupidité.

                  Ces gourous de la finance, (devenue subitement une science qu’on glorifie depuis peu ; en effet le premier pseudo Nobel des sciences économiques a été attribué en 1969), ont été incapables de prévoir les crises de son histoire ; se contentant de les analyser après coup afin de rassurer le peuple et donner l’illusion d’un certain contrôle, permettant aux exploiteurs de se faire réélire ’’démocratiquement’’.

                  La crise des ’’subprimes’’ est un leure financier, détournant l’attention du public, permettant une prise de contrôle majeure de la spéculation mondiale par le même groupe de rapaces que lors des dernières crises.

                  La bourse ne s’effondre plus, on a maintenant l’audace de voler directement (scandale Enron et autres...). Il ne faudrait jamais perdre de vue que le marchand ne produit rien. Il transporte et transige.

                  Même élu démocratiquement, une personne sensée refuserait de se faire opérer par un membre de l’association des bouchers ou des poissonniers. Et pourtant, sous le credo de la mondialisation et en regard d’une unique valeur « l’économique », le marchand fait loi. En démocratie, "c’est la majorité qui fait norme" comme le déclarait le sophiste Protagoras, qu’elle soit dans l’erreur ou dans la vérité.

                  La politique, astreinte à l’éducation et à la gestion d’un parc de la ressource humaine, est devenue le valet de la productivité ; de l’efficace et du rentable. L’instruction contrôlée par l’Etat est désormais réduite au service de la ressource matérielle. Le politique organise les lois pour la société des marchands qui l’a élu et veille à la sauvegarde de la Propriété et à la Sécurité de ceux qui la possèdent. Ceux-ci d’ailleurs voudraient lui réserver les seules fonctions qui vaillent ; ceux de gardien, de voyageur de commerce mondial et d’endosseur financier au développement de leur individuelle richesse. Certains économistes stupides et ignares font même l’éloge de la richesse comme étant la condition du mieux-être de la masse.

                  Le mieux-être de la masse n’est pas la richesse mais son partage.


                  • miha 17 septembre 2008 21:49

                    si seulement cette crise sonnait l’arrêt de mort de ce capitalisme qui brasse du vent en le nommant euro ou dollard !!!


                    vivement la décroissance !!!


                    la croissance, c’est dépassé, c’est ringard, c’est obsolète.... encore de la croissance et le monde implose !!

                    http://www.superno.com/blog/?p=410

                    www.conseilnationaldelaresistance.fr



                    • Marc Bruxman 17 septembre 2008 22:58


                      Ces gourous de la finance, (devenue subitement une science qu’on glorifie depuis peu ; en effet le premier pseudo Nobel des sciences économiques a été attribué en 1969), ont été incapables de prévoir les crises de son histoire ;


                      C’est partiellement faux. Beaucoup de gens qui bossent dans la finance savaient très bien ce qui allait se passer. La premiére fois que j’ai entendu parler de bordel à venir avec Fannie Mae et Freddy Mac c’était en 2003 par un client à moi qui bossait dans la finance. Et globalement il m’a assez bien décrit ce qui allait se passer. Ce n’est pas le seul dont j’ai eu ce genre d’échos et on trouvait même sur internet des gens qui décrivaient très bien toute cette folie à venir. 

                      Quand je lui ai demandé pourquoi il ne shortait pas la bourse il m’a répondu : "il y a un vieux dicton en finance qui dit que le marché peut rester irrationnel plus longtemps que tu ne peux rester solvable". 

                      Et il y a aussi un autre adage valable pas seulement en finance qui dit qu’on se fatigue à nager à contre courant. Cela veut dire, prenez la bulle, faites de l’argent dessus (sinon vos concurrents le feront à votre place et vont vous racheter). Puis ne perdez jamais de vue la régle "du dernier imbécile". Votre truc spéculatif, si vous le revendez avant l’éclatement ou au tout début (quand les gens y croient encore) vous n’aurez rien perdu tout en ayant joué. 

                      Prenez ensuite le "junior" typiquement recruté par les boites de finances et mettez vous à sa place. Vous gagnez un gros salaire, et tant que vous jouez les valeurs que tout le monde joue, et que vous avez des performances supérieures à la moyenne, vous restez en poste et gagnez plein de thune. Est ce que vous vous voyez justifier à votre boss que vos perfs sont inférieures à la moyenne par "prudence" ? Faites le et vous risquez d’être viré. 

                      Cela veut dire qu’il faut jouer au jeu le plus tot possible et sortir du jeu le plus tot possible en assurant ses arriéres. 


                      				

                       
                      					Pas d’accord. Personnellement, je ne crois pas du tout qu’une anomalie de cette ampleur puisse être expliqué par une dérive scientiste. Ce serait trop facile. Pour moi, elle a forcément une explication simple du genre "qui a intérêt à quoi ? qui bénéficie de quoi ?".

                      Bah Bush a bénéficié des deux pourcents de taux d’intérêt ! Ca lui a permis de garder le pouvoir pour 4 ans. Et c’est réelement ces taux débiles qui ont amorcés le désastre. 

                      Les outils financiers "funky" c’est presque du détail. L’homme a de l’imagination et cherchera toujours à utiliser à son profit une situation anormale. Les maths financiéres c’était l’arme du crime, mais ce n’est pas la raison qui a poussée au crime. Si vous confisquez l’arme vous vous appercevrez que des lacets ou des cutters peuvent servir aussi à tuer. 



                      • OmegaDG OmegaDG 18 septembre 2008 00:02

                        @Marc Bruxman 

                        Vous me parlez de gestion, je vous parles d’actions. Vos propos sont de l’ordre du gestionaire et des travailleurs de la finance qui exécutent. Changer de palier et allez du côté des actionnaires ’majoritaires’ ; de ceux qui possèdent vraiment et non de ceux qui obéissent contre rémunération.

                        Des dictons et affabulations j’en ai sermoné des employés toute ma carrière. 


                      • Marc Bruxman 18 septembre 2008 00:20

                        Les actionnaires majoritaires sont isolés de la production. Le monde de la finance ce n’est plus ce que c’était. C’est devenu infiniement complexe. Alors l’actionnaire majoritaire "délégue" contre rémunération. 

                        Ca se fait dans tous les métiers. Sauf qu’une fois que c’est délégué, c’est trop tard. 

                        Le mec tout en haut de la banque Lehman Brothers ne comprenait peut être même pas en détail la derniére fumerie mathématique du moment. 

                        De même que souvent l’actionnaire majoritaire d’une boite d’informatique ne comprend pas en détail le truc bizarre auquel joue ses développeurs. 

                        Le monde se sépare de plus en plus en trois :

                        • Les actionnaires qui possédent. 
                        • Les gens instruits qui ont un savoir faire opérationnel. 
                        • Le reste.
                        Et certains vont s’appercevoir qu’il faut réunifier 1 et 2 à savoir que les actionnaires aient une bonne compréhension opérationelle de leur boite. C’est loin d’être le cas en ce moment. Et ca fait que souvent le patron vit dans une bulle et est le dernier informé du front. 


                      • OmegaDG OmegaDG 18 septembre 2008 00:56

                        Le mec tout en haut de la banque Lehman Brothers ne comprenait peut être même pas en détail la derniére fumerie mathématique du moment.  Marc Bruxman

                        Il comprend très bien ce qui se passe. Il bénificie d’ailleur d’un magnifique parachûte doré pour sa mise à pied. 500$ Millions pour quelques-uns des Chairmans of Board.


                      • Marc Bruxman 18 septembre 2008 01:03


                        Il comprend très bien ce qui se passe. Il bénificie d’ailleur d’un magnifique parachûte doré pour sa mise à pied. 500$ Millions pour quelques-uns des Chairmans of Board.


                        Maintenant oui ils comprennent. Si ils avaient compris avant ils auraient agis pour éviter voir limiter la catastrophe. Quand au parachute doré, je ne sais pas d’ou vous tirez vos chiffres pour les 500 millions de $. Mais c’est dans tous les cas à mettre en regard du salaire d’un tel dirigeant de grande banque. Et du levier qu’il peut avoir sur ses stock options. Le parachute doré ca s’apparente plus à une indemnité de licenciement. 


                      • OmegaDG OmegaDG 18 septembre 2008 02:07

                        CORRECTION : 500$ Millions pour quelques-uns des Chairmans of Board... du milieu des affaires.

                        Pour Lehman Brothers je ne connais pas les chiffres pour le moment.

                        C’était 24$ M pour les Golden Parachutes des Freddie Mac and Fannie Mae CEO.


                      • OmegaDG OmegaDG 18 septembre 2008 02:13

                        désolé j’ai définitivement le zéro au bout du doigt. 50$M et non 500$M

                        CORRECTION : 50$ Millions pour quelques-uns des Chairmans of Board... du milieu des affaires. 


                      • Internaute Internaute 18 septembre 2008 10:11

                        @MB
                        « Le mec tout en haut de la banque Lehman Brothers
                        ... »

                        Il ne comprenait peut-être rien mais Richard Fuld (le nom du mec) a quand-même reçu un bonus personnel de 22 millions de dollars fin 2007. A ce tarif, cela ne doit pas le gêner beaucoup de ne rien comprendre à son métier. smiley


                      • Christophe Christophe 18 septembre 2008 11:16

                        @Marc Bruxman,

                        Lorque vous dîtes : C’est partiellement faux signifie, d’un point de vue scientifique, que c’est faux. Une approche scientifique est fausse dès lors qu’un et un seul contre exemple voit le jour. Ce qui ne veut pas dire que l’approche n’est pas pertinente, mais elle n’est pas vraie. Et, dans la recherche de la vérité, ce qui n’est pas vrai est faux.

                        La notion de vérité qu’expose notre auteur ne souffre pas de la moindre ambiguité ; c’est vrai ou c’est faux ; c’est le principe du tiers exclus s’accomodant de la logique du premier ordre. Soit l’économie est une science mathématisable avec les outils mathématiques classiques, et ses théories ne peuvent être que vraies ou fausses, soit elle utilise des fondements mathématiques non classiques comme celles que nous utilisons dans le domaine des sciences humaines en vue de formalisation (logiques modales, ...), et dans ce contexte, la notion de plausibilité a plus de sens que la notion de vérité, mais le discours est quelque peu changeant, car il n’existe aucune certitude (à l’inverse du discours économique actuel), soit ce n’est qu’une technique de prédiction aléatoire dont les résultats sont exposés avec une certitude feinte dès lors que les résultats correspondent au dogme dominant (économie néo-classique).


                      • Mauvaisens 17 septembre 2008 23:45

                        Bonjour,
                        Je suis d’accord avec tout, sauf celle de la machination, m’étonnerai,si,ils sont assez bêtes pour casser la machine à sous.
                        A qui cela profite,je crois pas grand monde, ni au monde global. C’était (enfin j’espère) un système de cavalerie qui arrangeait biens des gens, travailler sans travailler. 

                        Moi qui suis mère au foyer, je m’en doutai depuis un an, grace au web, le site du krach immobilier, très bon. Et puis les autres sites qui sont juges et partis, d’ailleurs assez représentatif des personnes qui prennent les gens pour des idiots. Certains pensent que nous n’avons pas la faculté de réflexion, ni l’esprit critique.

                         Faut dire que l’éducation nationale est loin de son objectif, assurer à chacun, à la fin de ses études, assez de raisonnement pour avoir l’esprit critique. Je m’exprime mal mais vous me comprenez.

                        Que dire quand tout est évivent, les hors bilan, les foutaises de notations AAA+, AA etc ..que les banquiers prennent pour argent comptant, l’immobilier qui grimpe de 140 % en 10 ans , alors que les revenus des ménages non. Vous pensez vraiment que les matheux purs ont les pieds sur terre alors qu’ils naviguent dans l’abstrait. Bonjour le recrutement des banques !

                        En conclusion, j’ai beaucoup aimez le côté philo de vos commentaires, l’histoire des vrais faux prix nobel d’economie (surtout celui qui a traduit la preuve), cet article qui me reconcilie avec agoravox.
                        Je sais y’a des fautes mais je suis dyslexique.

                        Donc Merci à tous


                        • MortytheReaper 18 septembre 2008 10:54

                          Les nouvelles normes comptables et fi US et internationales ne permettent plus le hors bilan, d’ailleurs les auteurs de la réforme comptable fi internationale se sont inspirés des méthodes européennes et de la compta à la française pour ne plus revivre les délires "enron", worldcom....

                          pointe du vue


                          • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 18 septembre 2008 11:44

                            Votre formule "le Krach de la raison pure" est excellente à condition d’ajouter que la raison pure est sans objet réel et donc qu’elle n’a de portée que théorique . Or Elle devient proprement irrationnelle dès lors que l’on pense qu’elle est le réel, alors que l’on ne peut rationnellement raisonner juste que sur fond d’expérience objectives universalisables, y compris en ce qui concerne les dits comportement paradoxaux et irrationnels des hommes, dans le domaine poltique, financier ou sexuel par exemple.

                            Le raison n’a qu’une fonction : faire l’analyse critique de la réalité et de ses contradictions ou contrariétés hors d’elle, dans la réalité toujours plus complexe que les modèles abstraits qu’elle construit pour l’appréhender (mais il en faut pour percevoir leur inadéquation à la réalité et donc les améliorer infiniment) afin de définir des comportements moins paradoxaux. Hors de cette fonction, elle est vide et plus elle est pure plus elle l’est. Car plus elle se croit pleine plus elle s’illusionne elle-même sur son pouvoir de connaître et donc moins elle est rationnelle, à savoir, conforme à sa fonction critique de connaissance indéfiniment rectifiée.


                            • dom y loulou dom 18 septembre 2008 13:41

                              voici une base qui est nécessairement raisonée et pourtant qui précède la raison. Voici ce qui fait la civilisation en nous.

                              www.ludus.ch

                              Si nous oublions que nous ne décidons pas de la réalité ou pire, si nous croyons pouvoir décider de la réalité la civilisation disparait au profit d’une mécanisation reptilienne.


                            • fonzibrain fonzibrain 18 septembre 2008 13:41

                              selon http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2176,&nbsp ; Goldman Sachs et Morgan Stanley sont les prochains,mais si c’est vrai,quid des banques qui resteront aux usa ensuite ?


                              • Christophe Christophe 18 septembre 2008 15:35

                                @Argoul,

                                Votre article tend à reprendre des critiques émises, par certains économistes, depuis plus de trente ans.

                                Pour exemple, nous pouvons citer, en relation avec le battement d’aile de papillon, Georgescu Roegen, père fondateur de l’économie thermodynamique qui émettait fort justement la critique de la symétrie temporelle inhérente aux modélisations mathématiques de l’économie.

                                Vous levez aussi, me semble-t-il, l’un des points fortement contesté par les sciences humaines concernant certaines hypothèses économiques ; la raison pure étant liée à une rationalité humaine perpétuelle. Comme le soulignait Sanders Peirce, si l’homme peut être rationnel, il peut aussi être irrationel.

                                La protoscience économique ne se préoccupant que des comportements rationnelles, elle occulte donc les comportements irrationnels des acteurs économiques.

                                C’est là l’un des points d’achopement entre la modélisation et la pratique. Un économiste pourrait très bien vous retourner que le modèle économique n’a nul besoin d’être remis en question puisque l’une des hypothèses de la modélisation exclut la prise en compte des comportements irrationnels. Même si dans la réalité vous avez raison, vis-à-vis de la théorie, votre remarque est irrecevable.

                                L’économie ne se préoccupe plus des évolutions des autres sciences de l’homme, que cela soit l’anthropologie, les neurosciences, ... depuis Friedman et Becker qui ont rejeté les autres sciences humaines en dehors de la sphère économique ; leur assurant une totale autonomie dans un domaine où ils ont peu de compétence.

                                Il me semble constater un certain désanchantement du rationalisme dans votre propos, ce qui rejoindrait les penseurs de l’école allemande comme Weber, Otto-Apel, Habermas. Mais n’est-ce pas, à l’origine, cette autonomie des sphères de la science et de la technique qui nous ont conduit à ce désanchantement ?


                                • Argoul Argoul 19 septembre 2008 14:43

                                  Oui, l’homme NE PEUT être à la fois observateur (neutre) et acteur (de l’économie) ; il y a réflexivité comme dit Soros.
                                  La raison pure est un fantasme de l’idéalisme, rendu célèbre par Platon, repris par le Christianisme puis surtout (à gauche) par l’idéalisme allemand 19ème.
                                  C’est justement à cette époque qu’on a mélangé économie et philosophie alors que le siècle d’avant se contentait d’observation de bon sens sans théoriser jusqu’à Dieu, la Nature ou l’Histoire (tous mots à majuscule de l’idéalisme).
                                  Une modélisation est utile puisqu’elle permet de penser un monde trop complexe. Mais à confondre le schéma avec le réel, on risque de se tromper : les affirmations des crânes d’oeuf de la finance sont à cet égard sans appel.
                                  C’est vrai que je ne suis économiste qu’en plus ; au départ j’étais archéologue... Ce pourquoi c’est l’économie appliquée qui m’a intéressé, comme gérant de Sicav des dizaines d’années.Quand on prend une décision, ce n’est JAMAIS sur des modèles ; ceux-ci ne servent qu’à évaluer le risque évalué par tout le monde (donc le risque psychologique de la transaction - pas le risque réel des actifs).
                                  Le rationalisme n’est pas ma tasse de thé : la raison si, mais pas le rationalisme ; la science oui mais pas le scientisme, etc. Aucun domaine ne peut se revendiquer absolu dans la sphère humaine. Je l’ai dit souvent, l’être humain est queue, coeur, crâne et pas l’un de ces éléments tout seul.

                                  Articles en relation sur AgoraVox où je vais parfois plus précis :

                                  La bêtise des intelligents
                                  L’enseignement supérieur français, une illusion d’excellence ?
                                  Les ’déconomistes" de l’OFCE
                                  La modernité devient question

                                  Et sur Fugues & fougue, les articles de l’économiste boursier Alain Sueur :

                                  En économie nul n’est rationnel http://argoul.blog.lemonde.fr/2008/06/04/en-economie-nul-n%E2%80%99est-rationnel-10/
                                  La trousse à outil de l’investissement boursier http://argoul.blog.lemonde.fr/2007/10/19/la-trousse-a-outils-de-l%E2%80%99investissement-boursier/
                                  La rentrée des investisseurs http://argoul.blog.lemonde.fr/2008/09/05/la-rentree-des-investisseurs/

                                  Sur Max Weber, en effet l’une de mes références :

                                  Les racines du tournant 1983 http://argoul.blog.lemonde.fr/argoul/2006/03/les_racines_du_.html


                                • Christophe Christophe 19 septembre 2008 20:49

                                  @Argoul,

                                  Bien que j’ai écrit précédemment que la raison et le rationalisme sont liés, je ne le pense pas moi-même, c’est pour ce qui me concerne l’amalgamme qui est fait que je souhaitais lever.

                                  Même si je suis de formation scientifique, je rejoins tout à fait votre propos qui fût une partie de mes conclusions lorsque j’ai abordé la compréhension humaine dans le cadre de travaux sur l’interprétation des symboliques usuelles utilisés dans le cadre de la communication.

                                  Toute personne ayant abordé l’intelligence artificielle et les logiques savent, normalement, que les modes de raisonnements entre un homme et une machine sont à l’opposé (induction et déduction, intention et extension, ...). Je parle bien entendu des caractéristiques naturelle de l’être humain au regard de ses correspondances chez la machine qui ne comprend qu’un langage mathématique.

                                  Si l’homme n’avait qu’un raisonnement déductif, s’assurant du résultat avant d’avancer, nous frotterions encore des silex au fond de grottes. Je force le trait, mais le fait de croire que l’être humain raisonne de façon formelle en toute circonstance tend à anihiler le pouvoir créatif dont nous avons su faire preuve dans notre évolution.

                                  Là où je ne rejoins pas votre propos concerne Platon, qui certes prônait la prédominance du monde des idées sur le monde des actions. Platon ne prône pas l’idéalisme, mais la prédominance de l’intelligible sur les actions. Par contre, c’est l’approche aristotélicienne qui prône la vision logique, donc mathématique, du monde. Il est vrai, cependant, que Saint-Augustin défend un idéalisme moral qui me semble être au service de l’église.

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