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Accueil du site > Actualités > Economie > Le libéralisme à plusieurs vitesses

Le libéralisme à plusieurs vitesses

Les ultralibéraux font généralement de la liberté la valeur centrale. Mais à force de laisser-faire et de laisser-passer, il faut bien constater que leurs politiques finissent par produire une liberté à plusieurs vitesses, assez large au sommet de la pyramide, parfois bien plus restreinte en bas.

 
C’est cher et contraignant d’être pauvre…
 
Encore une fois, The Economist donne de bons arguments contre le modèle qu’il défend, signe d’une prise de conscience des dégâts du modèle ultralibéral. Il y a quelques mois, il avait publié un papier disant « c’est cher d’être pauvre », concluant « l’inégalité est encore pire que les chiffres de revenus le suggèrent  », ce qui n’est pas peu dire pour les Etats-Unis, où Emmanuel Saez a révélé une réalité effarante : de 1973 à 2012, la croissance moyenne de 17% des revenus cache la chute de 13% pour 90% des ménages, quand ceux du 1% le plus riche ont progressé de 187%. The Economist note que les frais bancaires sont colossaux pour les plus pauvres, et que de 2000 à 2013, pour la Federal Reserve de Chicago, l’inflation a été plus forte de 3,2% pour eux, du fait des loyers, de l’énergie et de l’alimentation.
 
 
Et dans un de ses prêches récents pour l’anarchie commerciale devant la montée des idées protectionnistes aux Etats-Unis, il reconnaît quand même qu’il y a des perdants… En effet, bien des économistes notent les conséquences des échanges commerciaux déséquilibrés avec la Chine, qui jouent un rôle majeur dans la destruction d’emplois industriels outre-Atlantique (a minima 20% des emplois perdus de 1999 à 2011), une situation d’autant plus problématique que ceux qui perdent leur emploi ont des difficultés à en retrouver. Le journal note que « les travailleurs semblent moins enclins à changer d’emplois ou d’Etat que dans le passé. Une partie de l’explication peut venir de l’immobilier, en fixant les personnes dans des zones en déclin ou en ne leur permettant pas de rejoindre les zones en croissance  ».
 
Quand ils ne sont pas poussés à la faillite et expulsés pour des prêts aventureux accordés par les banques (on parlait de prêts NINJA, « No Income, No Job, no Asset »), les classes populaires voient leurs revenus stagner, leur pouvoir d’achat reculer plus encore que les statistiques ne l’indiquent, et sont coincées dans des régions en déclin avec peu d’emplois. Passons sur l’injonction à la mobilité, qui ne devrait être qu’un choix, et pas une obligation. Au global, ce capitalisme moderne, s’il créé de nouvelles libertés, ne le fait de manière égale. Si les classes supérieures et moyennes en profitent, en revanche, la hausse des inégalités, sans doute sous-estimée, créé un système qui aliène littéralement une partie de la population, notamment dans les pays les plus inégalitaires comme aux Etats-Unis.
 
Et quel meilleur exemple que l’évolution de ce que nous considérons comme des services publics en France ou en Europe : la santé ou l’éducation. Même si l’Obamacare a apporté quelques corrections bienvenues, un nombre effarant de personnes ne sont toujours pas couvertes, et la maladie peut priver certains de la liberté pour des raisons financières, allant jusqu’à hypothéquer leur maison pour financer les soins les plus chers. Et cette limitation de la liberté se retrouve également dans la grande difficulté pour les classes populaires à progresser socialement (l’Europe étant plus fluide que les Etats-Unis, contrairement aux présupposés), du fait de la privatisation de l’enseignement supérieur et du coût ridiculement élevé des études, qui bloque les classes populaires de l’accès au progrès social.
 
 
Cette fracture sociale s’illustre bien dans ces journaux télévisés qui semblent parfois ne parler qu’aux cadres supérieurs. Mais ce faisant, cela dessine le visage d’un libéralisme à plusieurs vitesses, où les écarts de richesse grandissant trouvent une répercussion grandissant dans la liberté des individus, d’autant plus que certaines tendances liberticides ne sont pas non plus également réparties.
 

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48 réactions à cet article    


  • hervepasgrave hervepasgrave 20 avril 13:01

    Bonjour,
    Ce que j’aime avec la classe moyenne c’est bien les conneries avec la manière dont elle s’enfonce de jour en jour.Un article comme celui est sensé démonter le capitalisme a deux vitesses. Mais voila,il suffit de lire que ce n’est qu’un message de dupe ,la classe moyenne qui aurait voulut se propulser vers des hauteurs et qui ni arrive pas/plus. Alors ils lancent des messages de sagesses ??
    Quand vous exposer les choses,il faut faire bien attention aux propos,car il vous nui et relève vos mentalités.
    exemple :« allant jusqu’à hypothéquer leur maison pour financer les soins les plus chers. »
    Alors MÔSSIEUR vous oublier qu’ils y a un nombre bien plus impressionnant de gens qui n’ont rien a vendre ! (aie,peut-être sont-ils des fantômes,des vas nu pied sans intérêts ?des gredins ?des saloperies de fainiasses et que sais-je d’autre,mais dans tous les cas inexistants) !
    Alors, est-ce là un message qui se devait être un marqueur des inégalités,je ne me pose pas de question a ce sujet,aux autres de voir. Je sais je suis chiant. Mais voila c’est cela les médias (alternatif, support des libertés). Humm ! ne vous mettez pas en colère je préfère encore les nombreux gens qui prêchent le faux ,au moins les choses sont claires et net.


    • toma 21 avril 18:45

      @hervepasgrave
      c’est comme cela



      Ah oui, els belges sont riches, combien de francais ont mis tout leur pognon en Belgique pour eviter ISF ? De combien cela ferait baisser la moyenne ? Le belge possède 450,000 € en moyenne, `tain, on roule tous en Rolls bientot en Belgique à ce train là ! 

      Les moyennes ont toujours cela de beau !

      Sinon, la classe MOYENNE donc, ca veut tout dire, c’est qui vivent pas trop mal. Bien, en enlevant chomeur, retraites pauvres, travailleurs précaires, SDF, immigrés, mères celibataires, malades, handicapés, les enfants de pauvres, et à l’autre bout, les ultra-riches, les politiciens, le CAC40, amis à Sarko et BHL, les réfugiés économiques,... la classe moyenne, c’est combien de personnes en France finalement ? 10 millions sur 68 ? 

    • LOKERINO LOKERINO 20 avril 14:11

      trres juste Hervé 
      ce qui domine malheureusement dans notre pays et l’égoïsme forcené de classe

      Des petits bourgeois s’arque boutent sur la défense de leur petits privilège par l’espérance d’un protectionniste a tout crin et d’une politique de replis sur soi faisant vis d’autre partie de la population qui n’ont pas le 50eme de la sécurité financière de leur classe sociale

      Cette France immobile et conservatrice est assez désespérante..
      Et quand « l’auteur » invoque référence et:ou héritage gaulliste , c’est carrément de l’usurpation( tout comme SuperDupont Aignan d’ailleurs..) 

      Consternant


      • toma 21 avril 19:00

        @LOKERINO
        Ah oui, parce que vous connaissez des gens privilégiés qui de manière générale possèdent les postes qui contrôlent la société (notaires, policiers, policiens, entrepreneurs, banquiers,...) aller se tirer une balle dans le pied pour vos beaux yeux ? NON.


        La seule chose qu’ils feront c’est distribuer des miettes pour éviter une révolution qui casserait le système qui les nourrit. Voila tout. 

        D’ou les thèses diverses et variées de la révolution siempre, ou sans fin ou encore éternelle de nos amis communistes de divers courants au fil du 20e siècle, de la lutte finale toussa. C’est simplement empêcher d’avoir une caste qui se recréée en haut. 

        Suffit de voir comment ca a bien marché en Chine. 

        Ma belle mère russe dit toujours, on a jamais eu de communisme ou mieux du socialisme. 
        CAR
        Communisme qui vient de « mettre en commun » c’est sensément tout le monde gagne pareil et y a pas de chefs, l’usine appartient aux travailleurs qui décident librement et dans le sens de la bonne gestion de leur outil en distribuant les bénéfices à part égal à tous sans capitaliste, et en réinvestissent eux mêmes une partie pour maintenir et entretenir cette outil. Un joli cercle sans fin vers le bonheur universelle du monde entier. 

        Tout le monde sait que ce modèle est difficile à mettre en place, car même à l’époque de la tribu, y a tjrs eu un chef, tyran, compréhensif, malin, méchant,... mais un chef il y a tjrs eu. 

      • toma 21 avril 19:09

        @LOKERINO
        Après je ne dis pas qu’il y a différents modèles plus ou moins redistributifs et qui rendent les citoyens plus ou moins égaux, peu importe leur capacité à participer au travail de la Société. 


        Effectivement, je me suis toujours demandé depuis que je peux suivre les journaux, où, mais BORDEL, où partent nos points de croissance ?? Pas dans le système social en tous les cas, CA, c’est certain. 

        Chaque année, l’activité de l’Homme, grâce aux machines entre autres, est plus rentable, plus efficace, plus rapide, plus intelligente. Mais ce surplus de croissance n’est pas dépensé : ni pour faire vivre mieux ceux qui en ont besoin (suffit de regarder en Afrique), ni épargner la nature (fracking, fukushima,..) en rendant toute l’agriculture organique, ni donner du temps libre, mieux éduquer, aller explorer la Lune et Mars au lieu de faire des guerres pour lesquelles, là, on a tjrs de l’argent ! 

        Donc ce problème est visible sur la tête des pauvres et leurs conditions, mais il faut bien se dire que les conditions de la Terre sont dans le même état, de la nature, des sols dédiés à l’agriculture, de la qualité de l’eau, de l’air.... 

        Tout cela parce que certains sont radins et veulent allonger la somme et le nombre de zéro sur leur compte en banque.

      • gaijin gaijin 20 avril 15:49

        la concentration des capitaux comme les dérives mafieuses sont des conséquences logiques et évidentes du capitalisme mais il y en a une autre qui est plus sournoise :

        c’est de ne pas considérer les pauvres comme des gens .....

        pensée affreuse que personne ou presque ne formulerai ainsi mais qui découle d’elle même des logiques comptables dans lesquelles nous sommes engoncés
        une personne n’a de valeur qu’en fonction de sa valeur c’est a dire de son pouvoir financier c’est logique ......sinon comment définir la valeur d’une personne ?
        si une heure de travail d’une personne vaut 10 fois plus qu’une autre alors elle vaut 10 fois plus : ce qu’elle dit est 10 fois plus pertinent ce qu’elle ressent 10 fois plus digne d’être pris en compte .....c’est juste l’application inconsciente d’une simple logique mathématique
        parodie d’une scène célèbre :
        « quand un type qui pèse 130 millions de dollars parle un type qui n’en pèse que 60 écoute »


        • hervepasgrave hervepasgrave 20 avril 20:55

          @gaijin
          Bonsoir,
          je suis entièrement d’accord avec toi sur le fait que « c’est de ne pas considérer les pauvres comme des gens »
          C’est là une bien triste chose.La réalité de ce fait est translucide. Car au lieu de créer du positif ,ils ont tout fait pour détruire la société.Alors aujourd’hui le trou du cul du bout du chemin,se croit avisé de dire qu’il y a de l’abus et que tout cela doit cesser ! Eh ! même la couche populaire se laisse prendre au jeu.Le pire , cela ne les remonteras pas,mais conduiras a encore plus de problèmes et de ceinturage. Alors je me contre fou de tous ces gens qui défendent corps et âmes leurs petits privilèges,mais là c’est une histoire de société,d’humanité. La majorité se laisse berner ? Je n’y peux rien malheureusement. Ce n’est pas deux ou trois tricheurs et profiteurs qui déstabilisent l’économie et nos régimes sociaux ;sécurité sociale, l’état de nos routes ,l’énergie et j’en oubli tellement. qu’il faudrait une encyclopédie pour inscrire et détailler la chose.Gaimachin !
          Mais là tu as l’honnêté de dire l’essentiel,regarde tous ce que l’on nous colporte sur les guerres actuelles,crois tu que cela dérange nos pieuse pensées ?des morts,mais non ! des héros poutine d’un côté ,l’émir de mes couilles de l’autre et la bienpensance occidentale. Alors oui ! si tu es dans le trou, tu n’existes que pour être montré du doigt, cela a toujours existé,mais à notre époque soit disant moderne s’est effarant .


        • Armelle 20 avril 15:59

          J’aime assez les articles de Laurent Herblay, cependant ce qui m’interpelle à chaque fois, c’est que l’on a le sentiment que ce Monsieur découvre le monde à chacune de ses analyses !
          Cette fois il écrit ; « il faut bien constater que leurs politiques finissent par produire une liberté à plusieurs vitesses » ;
          D’abord le terme "ultralibéralisme n’existe pas en tant que tel ; Il est juste une déformation PEJORATIVE du terme ’’libéralisme’’, mais sans doute aurez vous voulu faire plaisir à vos lecteurs gauchistes d’agoravox !!!

           Ensuite, il va falloir nous expliquer où, quand, comment vous voyez de l’ultralibéralisme ?
          Moi je ne connais AUCUN pays au sein duquel l’ultralibéralisme règne en maître !!!!!!

          Quant au fait que cela puisse créer une liberté à plusieurs vitesses, c’est juste parce que nous sommes encrés dans ces politiques de gauche qui font que l’individu attend. Il attend de son état providence la béquée mensuelle à coup d’aides en tout genre et du coup est incapable de saisir l’opportunité d’une liberté individuelle à entreprendre comme il l’entend...
          C’est l’argent, beaucoup d’argent qui offre la plus grande des liberté et quand tous les gauchistes, prétendant toujours détenir la bienpensance auront compris ça, peut être se bougeront t-il le cul pour entreprendre eux même et cesser d’attendre les fruits de ceux qui se défoncent pour obtenir cette liberté

          Vous n’abordez pas ce problème sous un bon angle me semble t-il ! 


          • LOKERINO LOKERINO 20 avril 16:13

            @Armelle
            Moi je n’aime pas les « articles »de Laurent Herblay parce qu’il prend jamais le temps de répondre à ses commentateurs. Je ne trouve pas cela respectueux et contraire à l’esprit d’un forum , d’autres auteurs « prennent ce temps même sur des commentaires caustiques

            Je n’aime pas non plus par sa lubie permanente de »l’ultralibéralisme« qui comme vous le faite remarquer, n’existe nulle part, parlons déjà de »libéralisme« 

            Termes malvenus dans notre économie française qui est une »économie mixte « et où le secteur public, les participations de l’état dans l’industrie restent importante et largement au dessus de la plupart des pays et où surtout, la dépense publique représente 53% du pib , record absolu a part peut être la Corée du Nord et il semblerait a égalité avec le Danemark

            Mais les vielles lunes et ficelles fonctionnent à plein régime ici, et en » sur employant« ce terme , il est certain d’un relatif succès dans le lectorat de ce site

            Par contre , vos réflexions sur les »politiques de gauche et les attentes perpétuelles de l’état providence , ces réflexions si pertinentes soient elles , n’ont guère de chance de trouver des échos favorables sur ce site, désolé

            A part le mien bien sur dans sa toute modeste dimension.. !


          • Auxi 20 avril 17:12

            @Armelle

            Il attend de son état providence la béquée mensuelle à coup d’aides en tout genre

            Sans doute parce qu’ils le PAIENT, cet « État-providence »… À propos, vous avez déjà entendu parler des partenariats public / privé ? Renseignez-vous, c’est édifiant, et ça vous instruira un peu, ce qui ne sera pas du luxe…


          • foufouille foufouille 20 avril 18:12

            @Armelle
            le fric permet effectivement la liberté de louer le ventre des femelles sans dents pour pondre tes enfants. pour les hommes cela permet d’acheter des jeunes femelles de moins de 14 ans.
            c’est la liberté.


          • placide21 20 avril 18:36

            @foufouille
            Il semble que vous exagérez monsieur ! Ne seriez vous pas un brin provocateur ? Mais non vous êtes en dessous de la réalité car le fric permet TOUT  ; c’est une drogue quand on y a goûté on ne peut plus s’en passer.


          • hervepasgrave hervepasgrave 20 avril 20:59

            @Armelle
            Bonsoir,
            Je te donnerais des trillions ou le jour ou les gens pourrons se passer de« Il attend de son état providence la béquée mensuelle » Dis moi de quel trou du cul tu sorts et je te dirais qui tu es. Ce que tu peux réaliser. Un constat trop souvent entendu. Alors vive le Roi et ces vassaux.


          • LOKERINO LOKERINO 20 avril 21:20

            @foufouille le rapport avec l’exposé d’Armelle ?


          • Jean Pierre 20 avril 22:02

            @Armelle
            A ce niveau la, c’est forcément du second degré. 


          • JMDelatinne 21 avril 00:31

            @Armelle

            ’’C’est l’argent, beaucoup d’argent qui offre la plus grande des libertés ’’

            Pouvez vous développer votre pensée ? (Merci !) Car Bill Gates, objectivement) lorsqu’il a lancé Microsoft, il n’avait pas bcp d’argent. Il n’aurait pu (selon ce que vous prétendez ici donc) jouir de beaucoup de liberté. Pourtant, rétrospectivement et compte tenu de son parcours exceptionnel, il faut constater que Bill Gate jouissait donc de fait dune liberté bien plus grande que n’importe quel millionnaire inconnu.


          • bob de lyon 21 avril 08:38

            @JMDelatinne

            Un fait appris il y a peu… (cf : Eloi Laurent)

            États-Unis.

            En Californie, la Silicon Valley a été pensée, créée et financée par l’État au temps de la guerre froide et pour des raisons faciles à imaginer.

            C’est donc l’argent public qui a permis le développement de toutes les techniques informatiques et informatives utilisées aujourd’hui.

            Le problème, c’est que ces jeunes ingénieurs (Jobs, Gate, etc.) bénéficiaires de cette manne et devenus des  entrepreneurs, oublient de renvoyer l’ascenseur ; ils refusent de payer leurs impôts et sont devenus - incroyable ! - les plus gros fraudeurs fiscaux de Californie et donc des USA..

             

            Le paradoxe : une pléthore de gros 4x4 V8 roulent en Californie sur le réseau routier le plus délabré des États-Unis.

             

            Nous avons les mêmes cupides chez nous : voir Gattaz et la suite.


          • escoe 21 avril 10:17

            @bob de lyon Nous avons les mêmes cupides chez nous : voir Gattaz et la suite.

            Gattaz qui donne des leçons de libéralisme ! Quelle ironie ! Savez vous qu’il a hérité de la boite de son père et que celle ci doit TOUT son développement à la dépense publique dans la recherche, le nucléaire, l’armement, l’aéronautique, le médical et j’en oublie.


          • Marianne Marianne 20 avril 16:14

            Merci pour l’article, les chiffres sont en effets édifiants. A côté des Etats-Unis, la France est vraiment un pays socialiste, avec 58% du PIB en dépenses publiques (dont protection sociale) et 44% de prélèvements obligatoires (impôts et charges sociales).


            En tout cas cela fait réfléchir. Qu’en disent Trump et Clinton ? Sanders semble être le seul à vraiment s’en préoccuper mais s’il ne gagne pas la primaire, c’est que le sujet ne mobilise pas les électeurs...

            • hugo BOTOPO 20 avril 18:11

              « C’est l’argent, beaucoup d’argent qui offre la plus grande des libertés »
              La liberté de licencier pour maximaliser les profits tout en laissant à la dépense publique issue de cotisations sociales et d’impôts (à réduire de toute urgence !) le soin d’assurer un minimum vital pour ne pas laisser crever les gens exclus par les « povres riches ».
              En rendant les études supérieures payantes, comme aux USA (des dizaines de milliers de $/an), en privatisant la Sécurité Sociale et les hôpitaux (les médicaments, les laboratoires d’analyses et les cliniques le sont déjà) la part de dépenses publiques et de prélèvements obligatoires dans le PIB se contracterait massivement : les dépenses de santé, d’éducation et de protection sociale subsisteront ! Qui les paiera ? le Saint-Esprit où les mêmes cochons de payants. Avec des assurances sociales de santé privatisées, type mutuelles, sans progressivité indexée sur les revenus, alors la charge d’assurance pour les pauvres ayant un travail sera trop forte pour les faibles revenus : alors ce sera des protections au rabais ou pas d’assurances : les pauvres incapables de s’enrichir doivent disparaître le plus rapidement possible ! C’est la logique du système dominant les esprits !


              • LOKERINO LOKERINO 20 avril 21:29

                @hugo BOTOPO
                c’’est dingue comme les dogmes paralyse l’intelligence. Le « privé » reste un gros mots pour beaucoup, le résultat d’un siècle d’idéologies néfastes et rétrogrades de l’utopie collectiviste

                 
                Les assureurs privés sont bien plus efficaces pour gérer la mutualisation des risques .

                 Le législateur donnent les règles et les professionnelles gèrent .

                Le marché régule et sanctionne ceux qui gaspillent ou sont mauvais dans leurs gestions

                Las autorités indépendantes contrôlent, donnent ou retirent les agréments ou sanctionnent ceux qui ne respectent pas les règles

                La pire des choses , c’est le mélange des genres


              • hugo BOTOPO 21 avril 11:04

                @LOKERINO
                Les dogmes paralysent l’intelligence
                 Bravo : vous vous faites un plaisir et nous faites une joie de présenter une liste de dogmes éculés comme vérifications de vos assertions dogmatiques qui ne sont que des voeux pieux et qui sont détournés par les acteurs économiques dans le monde réel.
                Restez dans vos rêves ! Vous êtes très utile au système !


              • LOKERINO LOKERINO 21 avril 12:04

                @hugo BOTOPO
                parce que ne faire confiance qu’a l’etat et critiquer systématiquement la gestion privé , ce n’est pas un dogme ca ?

                Lisez cela , ca va vous distraire de vos lubies et vielles lunes etatistes :

                http://www.dreuz.info/2014/06/30/en-france-letatisme-est-un-dogme-qui-mene-a-la-faillite/


              • hugo BOTOPO 21 avril 14:16

                @LOKERINO
                Parce que ne faire confiance qu’au privé et critiquer systématiquement la gestion par l’État, ce n’est pas un dogme ?
                Où sont les analyses chiffrées des coûts de gestion faites par des analystes « indépendants » ?
                Je ne défend pas l’efficience et l’efficacité de l’état.
                Il y a de mauvais gestionnaires partout.


              • LOKERINO LOKERINO 21 avril 22:04

                @hugo BOTOPO
                a l’état les pouvoirs régaliens , armée police justice

                au législateur elu par le peuple de legiferer et de concevoir les mêmes règles pour tous

                au autorité de contrôle indépendante de la production et de l’état de veiller au respect de la concurrence de la loyauté des entreprises

                a l’entrepreneur privé dans un cadre pré défini et contrôlé de se demarqu« par sa pertinence et la rigueur de sa gestion

                Je vis vous citer deux exemples quasi identiques

                dans l’assurance et dans le monde agricole , sur les mêmes marchés , sur les mêmes métiers et depuis des decennies ; il existe :
                Des coopératives et société capitalistiques privées
                Des mutuelles d’assurances et des compagnies privés

                Il ne s’agit pas d’examiner un exemple particulier , il y a effectivement partout , public privé des bons et mauvais gestionnaires ; Non, la , il s’agit d’un constat global

                Ces entreprises sont frontalement en concurrences, les premières relevés du code de la mutualité et du régime agricole , a ce titre la, elle ne paient pas d’impôts sur les sociétés , sur les bénéfices et bien sur , n’ont pas d’actionnaires a rémunérer

                avec tel distorsion de concurrence, on pourrait penser que le secteur privé est condamné et ne peut s’en sortir ! Pourtant il n’en est rien et dans l’assurance (qui est plus mon domaine), il est à noter que le principal intervenant français est malgré tout une compagnie privé qui plus est numéro un mondial !!

                Alors il faut faire confiance au privé en teme d’efficacité et performance , secteur privé qui est aussi le principal contributeur ’( fiscalement et socialement ) pour ma perénité des dépenses publique.

                 Il n’y a pas d’activité contraire a ces principes , du moment que les acteurs agissent dans un cadre déterminé par le législateur et sous contrôle d’organismes indépendants aussi bien des donneurs d’ordres que des exécutants
                . et cela concerne aussi et surtout les services publiques, en douce malheureusement compte tenu de l’immobilisme sur ces sujets de l’opinion publique mais pour la plus grandes efficacité de la  »delegation de services publiques"
                 battre pour 


              • LOKERINO LOKERINO 21 avril 22:26

                @LOKERINO
                Pardon, envoyé trop vite , voici une version un peu corrigée

                A l’état les pouvoirs régaliens , armée police justice

                Au législateur elu par le peuple de légiférer et de concevoir les mêmes règles pour tous

                Aux autorités de contrôle indépendantes de la production et de l’état de veiller au respect de la libre concurrence et de la loyauté des entreprises

                A l’entrepreneur privé dans un cadre pré défini et contrôlé de se demarquer par sa pertinence et la rigueur de sa gestion

                Je vis vous citer deux exemples quasi identiques :

                Dans le monde de l’assurance et dans les intermédiaires du secteur agricole , il existe et cohabite depuis des décennies sur les mêmes marchés , sur les mêmes métiers

                Des coopératives et société capitalistiques privées
                Des mutuelles d’assurances et des compagnies privés

                Il ne s’agit pas d’examiner un exemple particulier , il y a effectivement partout , public privé des bons et mauvais gestionnaires ; Non, la , il s’agit d’un constat global

                Ces entreprises sont frontalement en concurrences, les premières relèvent du code de la mutualité ou du régime agricole

                A ce titre la, elles ne paient pas d’impôts sur les sociétés , sur les bénéfices et bien sur , n’ont pas d’actionnaires a rémunérer

                avec une telle distorsion de concurrence, on pourrait penser que le secteur privé est condamné et ne pourrait s’en sortir ! Pourtant il n’en est rien et dans l’assurance (qui est plus mon domaine), il est à noter que le principal intervenant français est malgré tout une compagnie privé ( accessoirement aussi numéro un mondial !!)

                Alors il faut faire confiance au privé en terme d’efficacité et performance , Le secteur privé qui est aussi le principal contributeur’( fiscalement et socialement ) de la société française et pour la peirénité des dépenses publique.

                 Il n’y a pas d’activités qui ont démontré le contraire à cette efficacité du privé

                et ceux , du moment que les acteurs agissent dans un cadre déterminé par le législateur et sous contrôle d’organismes indépendants aussi bien des donneurs d’ordres que des exécutants

                . Et , gauche ou droite confondus « aux affaires »cela concerne aussi et surtout les services publiques,

                En douce malheureusement compte tenu de l’immobilisme sur ces sujets de l’opinion publique mais pour la plus grandes efficacité de la « délégation de services publiques »


              • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 20 avril 19:09

                Vous raisonnez sans doute d’une manière quelque peu rationnelle mais vous êtes limité dans le langage et même prisonnier d’un lexique mort qui ne signifie rien du tout !


                Vous employez des mots et des phrases qui ne peuvent pas formuler une information conforme à la réalité du terrain social, politique et économique ! 

                La bordélisation du monde n’est pas ce qu’on pourrait appeler encore le « libéralisme » ; en l’absence des Etats et des gouvernements qui ne président rien du tout et qui ne gouvernent rien du tout, nous sommes tous accrochés à une roue folle qui tourne selon les humeurs et la volonté des malades milliardaires apatrides !!!

                Une pensée couillonne a voulu réformer la « Loi du travail » non pas pour réhabiliter la notion et la valeur du travail dans l’infernale mondialisation bâtarde de l’argent, mais pour satisfaire la folie des grandeurs des minables accumulateurs des richesses qui vivent sur Terre mais pas au sein des sociétés humaines !!! 

                Le socialisme a échoué, le capitalisme a échoué, la morale humaine est dissoute dans le creuset de l’hypocrisie politique, la justice sociale devient même détestable devant l’irrésistible tentation de la corruption généralisée et vous... vous alignez encore des graphes et des courbes comme si la courbe du chômage de Hollande signifiait quelque chose pour tous ceux qui veulent travailler ???

                • rocla+ rocla+ 20 avril 19:39

                  Dire qu’ il suffirait d’ un peu d’ argent pour que les pauvres le 

                  soient un peu moins .

                  C ’est triste .

                  • foufouille foufouille 20 avril 20:14

                    @rocla+
                    mais toi tu serais toujours identique.


                  • L'enfoiré L’enfoiré 25 avril 08:46

                    @foufouille,


                     Ben, oui, entre cons on se comprend toujours mieux... smiley

                  • ajbrado (---.---.179.130) 21 avril 10:41

                    « Quand le dernier arbre sera coupé, quand la dernière rivière sera polluée, quand le dernier poisson sera pêché, alors on comprendra que l’argent ne se mange pas ! »

                    Diction Inuit


                    • Anthrax 22 avril 17:45

                      C’est quoi la différence entre libéralisme et ultralibéralisme ?


                      • Jeff84 22 avril 18:29

                        @Anthrax
                        L’ultralibéralisme ne veut rien dire de précis. C’est un épouvantail utilisé pour dénoncer énormément de choses différentes, qui n’ont le plus souvent rien à voir avec le libéralisme. Il y a autant de définition de l’ultralibéralisme que de personnes.

                        Le libéralisme, c’est l’application stricte de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen.

                      • Anthrax 23 avril 16:21

                        @Jeff84

                        Je me disais aussi. 
                        Mais ça fait bien « ultralibéralisme », de même qu’on voit apparaître « l’ultra droite » un concept sans doute inventé par d’ultra connards.

                      • izarn 23 avril 12:07

                        Quand le Système s’enfonce, les riches deviennent plus riches, les pauvres plus pauvres. C’est la loi. C’est à dire qu’on devient sous-developpé.
                        C’est la seule analyse à faire.
                        La hausse de la richesse des riches confrontée à l’augmentation de la pauverté, ne veut jamais dire qu’il y a augmentation de richesse sur la planète, mais l’inverse !
                        C’est la preuve que le libéralisme se casse la gueule !
                        Le capitalisme actuel n’est pas basé sur l’inégalité, artefact qui fait parler les madames michus de la politique dite « sociale », mais sur la connerie, le sauve qui peut à bord du Titatnic.


                        • Anthrax 23 avril 16:23

                          @izarn

                          La seule analyse à faire ?
                          Oh merde, on n’a a plus le droit d’en faire une autre ? T’es sur ? Même une petite ?

                        • julius 1ER 23 avril 14:14

                          La hausse de la richesse des riches confrontée à l’augmentation de la pauverté, ne veut jamais dire qu’il y a augmentation de richesse sur la planète, mais l’inverse 


                          @izarn, 
                          bien sûr qu’il y a augmentation des richesses sur cette planète sauf que le problème c’est toujours la répartition ....
                          et la répartition est toujours plus difficile lorsqu’il y a 2 facteurs antagoniques...

                          d’une part la concentration de la richesse entre des mains de moins nombreuses 

                          et d’autre part l’augmentation incontrôlée des populations qui appauvrissent la plupart des gens ...

                          • L'enfoiré L’enfoiré 25 avril 08:45

                            Oui, il y a des libéralismes à plusieurs vitesses. Etre libéré des contraintes.
                            Dans ce mot, il y a tout d’abord l’idée de liberté qui affirme comme principe politique suprême ainsi que son corollaire de responsabilité individuelle, et revendique la limitation du pouvoir du souverain. Etre libre ensemble même si l’on est différent.

                            Au lieu de cracher sur les riches, ne vaudrait-il pas mieux comprendre comment ils le sont devenus ?
                            La répartition, plus difficile, en fonction de quoi ?
                            L’antagonisme naît de la mauvaise compréhension que cette opposition entre gauche et droite alors que c’est la bateau qui tangue au risque de couler ensemble.
                            L’augmentation incontrôlée des populations va en effet faire naître beaucoup plus de schismes qu’il faudra intégrer.
                            Oui, « Le bonheur, c’est toujours demain » mais pour cela il faut réfléchir comment goupiller l’ensemble.
                            Français, réveillez-vous.... smiley

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