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Accueil du site > Actualités > Economie > Le libéralisme : contre ou contre ?

Le libéralisme : contre ou contre ?

 

L’impression est parfois assez forte que, dans le débat public, une partie du problème traité est ignorée, voire occultée. C’est, je trouve, le cas lorsqu’on parle du libéralisme.

 

Le principe du libéralisme est fort simple : quand deux entreprises sont en concurrence, celle qui fournira le meilleur service attirera la clientèle, donc survivra. Il est donc important de laisser les lois du marché régler leur compte aux incapables, et donc de laisser l’État, cet idiot, en dehors de tout ça pour que s’applique une sélection naturelle. C’est le principe exposé, entre autres, par Adam Smith, qui, pour la petite histoire, inspira aussi Darwin pour l’énoncé de sa théorie de l’évolution. Mais le débat semble un peu trop limité à une simple réflexion sur le concept.

Il est difficile de situer précisément d’où vient le récent regain d’intérêt pour cette théorie économique. Peut-être de l’action de F. Hayek, prix Nobel d’économie en 1974 et libéraliste convaincu. De toute façon, la confrontation entre libéralisme et interventionnisme n’a jamais vraiment cessé.

En 2001, G. Akerlof, J. Stiglitz et M. Spence obtiennent le prix Nobel d’économie pour avoir démontré, par un travail sur "l’asymétrie de l’information", que le principe de libre-concurrence ne fonctionne pas toujours. Tiens donc, mais s’il y a une faille, pourquoi n’y en aurait-il pas d’autres ? D’accord, avoir le Nobel ne veut pas dire avoir raison, mais alors, et Hayek ? Déjà un aspect du problème dont on ne peut pas dire qu’il soit souvent abordé. Mais ce n’est pas le pire.

Même si l’usage courant du mot regroupe différentes approches, pas forcément toutes compatibles, c’est bien en son nom qu’on décide de mettre en concurrence directe différents systèmes sociaux, qui ne sont pas forcément armés pour ce genre de confrontation. Et c’est là que le bât blesse, car une concurrence saine ne peut se faire que si aucun des concurrents n’est handicapé. Or, certains modèles de société le sont par rapport à d’autres. Prenons un exemple.

Quand j’achète un melon provenant disons d’un pays d’Europe, je ne paie pas que le melon. L’agriculteur qui l’a produit paie des impôts, il emploie des ouvriers pour lesquels il paie des charges et qui eux-mêmes paient des impôts. Toutes ces charges financières permettent de faire fonctionner un système qui fournit à tous une assurance santé, une assurance vieillesse, une assurance chômage, une école, une société stable, un cadre législatif permettant une vie tranquille, etc. À partir du moment où je mets en concurrence le melon en provenance d’un pays offrant tous ces avantages à ses citoyens, et un melon venant, disons d’Atopia, pays dans lequel rien de tout ceci n’existe, je fausse le jeu. Un melon produit par des esclaves sous-payés, n’ayant aucune garantie de quoi que ce soit et peu de chance d’être un jour en retraite, sera forcément vendu beaucoup moins cher.

La protection de mon modèle social impose donc à mes yeux que ne puissent être comparés que des produits venant de systèmes identiques, au risque de voir le mien s’écrouler. En effet, pour vendre son melon au même prix que le melon d’Atopia, l’agriculteur européen sera tenté d’appliquer les mêmes méthodes, par exemple en recourant au travail au noir. Ou alors il ferme boutique, et c’est la fin du modèle qu’il a fallu tant de siècles à construire. Et, peu à peu, nous voyons s’écrouler sous nos yeux des pans entiers de notre économie, sans obtenir d’explication autre que : "Le libéralisme nous force à être, pour notre bien, plus concurrentiels". Mais est-ce forcément un bien, d’être plus concurrentiel ?

Vu l’importance de l’enjeu, je pense que là aussi, il y a matière à réflexion, surtout dans un pays menacé par ce danger et dans lequel la classe politique semble, dans sa grande majorité, défendre ou au moins accepter ce principe.

Inversement à cet excès de libéralisme, il est un autre domaine où l’excès proviendrait plutôt de son absence. Pour fonctionner, le libéralisme exige, entre autres, un moteur essentiel : la concurrence. Dans certains secteurs, l’entreprise privée a vite mis au point un bon principe qui devrait à mon sens lui valoir un Nobel aussi mérité que les autres : supprimer la concurrence permet à tout le monde de survivre sur le dos du client. Ainsi, banques, assurances, opérateurs de téléphone, de manière tacite ou organisée, proposent une offre tellement désordonnée et touffue que personne ne s’y retrouve, atteignant ainsi ce que Scott Adams appelle le niveau d’embrouille (Le principe de Dilbert, en vente partout). Là, par contre, un peu de concurrence ne ferait pas de mal. Et hélas, les seuls à agir en ce sens sont les associations de consommateurs.

Bref, le libéralisme, il y en a là où il n’en faut pas, et il n’y en a pas là où il en faudrait.

Alors, plutôt que de rester figé dans des discussions sans fin pour savoir si dans un monde théorique deux entreprises peuvent s’affronter pour le plus grand bonheur du client, il serait peut-être nécessaire que le débat s’étende un peu. Les millions de tonnes de textiles chinois déferlant en Europe au nom de la saine concurrence font des dégâts énormes, et une réflexion sur la remise en cause des principes libéraux et sur l’opportunité d’une bonne dose de protectionnisme appliqué aux frontières de l’Europe ne serait pas de trop.


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164 réactions à cet article    


  • Fabrice Fabrice Duplaquet 21 septembre 2006 12:19

    Donnez moi votre définition du libéralisme et je vous répondrai.


    • toto (---.---.59.47) 21 septembre 2006 22:32

      « Voyez-vous, dans la vie, il n’y a pas de solution.Il y a des forces en marche : il faut les créer et les solutions suivent. » Antoine de Saint-Exupéry

      Travailleurs de tous les pays unissez vous. Les marchés financiers l’ont fait avant vous...


    • Fabrice (---.---.20.103) 23 septembre 2006 00:21

      Mais s’il n’y avait pas de marché financier il n’y aurait pas d’ouvrier.. et donc pas de proletaires ni de communistes...


    • termitor (---.---.109.37) 24 septembre 2006 05:39

      Faux, Faux et Faux

      quelle facilite pour nie la realite, c’est beau le dogme.


    • Commandant Sylvestre (---.---.103.20) 24 septembre 2006 09:55

      je me risque : le liberalisme est l’abolition de la frontiere etat nation . l’abolition du droit de regard de la communauté sur les échanges passant la dite frontière . C’est l’abolition du droit de la communauté de fixer des règles de jeu en matière de travail , environnement , économie. C’est la disparition de la préférence indigène à laquelle les grands comptes ( poste ,armee , admin , etc ) étaient astreints. C’est le vase communicant intégral qui assure un profit max aux forts et détruit les ’niches’ aux moins forts. Le resulat finial est une jungle ou il fait vraiment pas bon vivre , où de moins en moins de gens seront heureux. Si c’est le but poursuivi , il faut le dire franchement . C’est dit ici par plus compétant que moi

      http://perso.orange.fr/philosophie/liberalisme.htm

      content ??


    • dana (---.---.62.224) 21 septembre 2006 12:48

      La France se distingue des pays anglo-saxons notamment par un usage hyper réducteur du mot libéralisme. On y entend une théorie purement économique, on assimile tous les courants libéraux à sa version la plus radicale (qui n’est défendue et ne s’applique d’ailleurs quasiment nulle part, et surtout sur laquelle même les plus fervents défenseurs du marché sont revenus ces dernières années). Le résumer comme vous le faites au simple principe de la libre concurrence confirme tout à fait cette particularité.

      Le libéralisme est une tradition beaucoup plus complexe qui s’enracine dans les Lumières, à tel point qu’on a pu écrire de la révolution française qu’elle était jusqu’à un certain point une révolution libérale (lire l’interview de Zeev Sternell dans Multitudes : http://multitudes.samizdat.net/La-gauche-doit-reconquerir-le.html

      Donc, vous demandez pour ou contre le libéralisme ? ça n’a aucun sens dans ce pays, puisqu’on ne sait pas ce que c’est que le libéralisme, ou plutôt, on refuse de s’y intéresser (c’est-à-dire de s’informer de ses multiples courants, de ses traditions, philosophiques, sociétales, économiques, morales etc.)

      Ce ne sont pas les ouvrages qui manquent pourtant, par exemple :

      Le libéralisme américain : Histoire d’un détournement, de Alain Laurent

      Les fondements philosophiques du libéralisme , de Francisco Vergara

      Les fondements philosophiques du libéralisme de Francisco Vergara

      Le libéralisme américain : Histoire d’un détournement de Alain Laurent Histoire intellectuelle du libéralisme,de Pierre Manent

      Libéralisme et justice sociale de Jean-Pierre Dupuy

      etc. etc.

      CF. aussi les articles liberal et liberalism dans la version anglaise de Wikipedia qui sont un bon point de départ.


      • mobymatic (---.---.112.33) 21 septembre 2006 13:13

        « puisqu’on ne sait pas ce que c’est que le libéralisme »

        On ne sait peut être pas ce que c’est, mais en tout cas on en voit le résultat....


      • gem (---.---.117.250) 21 septembre 2006 18:23

        Trop fort, mobymatic : il ne sait ce qu’est le libéralisme, mais il arrive quand même à savoir quel résultat il a. smiley

        C’est beau, la science infuse.


      • gem (---.---.117.250) 21 septembre 2006 18:31

        article sans intérêt : une dissertation sans le moindre fait, remplis de poncifs parfois favorable et parfois défavorable, mais tous discutable pour ne pas dire plus. Pas même la moindre citation d’un dictionnaire ou d’une encyclopédie pour délimiter le sujet, une définition de principe très réductrice dès le départ et dans laquelle personne, ni libéral ni autoritaire, ne peut reconnaitre « son » libéralisme.

        j’ai voté « non »...


      • (---.---.93.64) 21 septembre 2006 21:22

        Que c’est classique (facile ?) de rejeter tout l’ensemble en focalisant sur des questions de vocabulaire plutôt que sur le contenu. Que l’on appelle cela libéralisme, modialisation, globalisation ou ce que vous voulez, je pense que tout le monde comprend très bien de quoi il est question dans cet article. Alors s’il vous plaît, ça serait sympa de débattre sur le contenu, de donner des contre-exemples, éventuellement de lancer le débat sur le terme exact à employer. C’est ainsi que l’on arrivera à un vrai débat, pas en usant des techniques classiques de discréditation (j’espère que le terme existe) éculées tellement elles sont employées dans les médias ; avec pour conséquence de vider lesdits débats de tout intérêt.


      • DAI (---.---.90.202) 24 septembre 2006 13:14

        Bonjour,

        ... ne confondez pas « libéralisme politique » et « libéralisme économique ». Lorsqu’on parle à notre époque de libéralisme en Occident, on fait implicitement référence au seul libéralisme économique... « Implicitement », d’où l’ambivalence du discours qui sert ceux qui surfent sur cette vague avec bonheur. GC


      • latapie (---.---.108.63) 24 septembre 2006 23:11

        On voit aussi le résultat ...là ou il n’est pas pratiqué (Pays communistes, dont Cuba que je connais, c’est la joie).


      • Vincent (---.---.120.49) 30 septembre 2006 11:17

        Ce commentaire est tout a fait pertinent ! Le mot liberalisme n’existe quasiment pas en France puisqu’on lui prefere le mot « ultra-liberalisme » que l’on n’arrive de toute facon pas a definir.

        Si l’approche non liberale est tellement mieux pour les citoyens alors j’aimerai que l’on m’explique un peu pour les economies europeennes pratiquant le principe liberal economique s’en sorte mieux que la France - y compris en ce qui concerne la reduction de la pauvrete. Pour exemple je donnerais la Grande Bretagne qui a vue depuis 20 ans une reduction du nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvrete alors que c’est l’inverse pour la France.

        Pour reprendre l’exemple des entreprises qui collaborent pour fixer des prix qui les arrangents. Il s’agit la au contraire d’un manque de liberalisme - ajoutez un ou deux operateurs de plus en France et vous verez que les offres vont devenir plus attractives.

        Finalement le liberalisme ne peut marcher que dans une societe ou les citoyens sont suffisement informes et eduques pour faire leurs propre choix economiques. Dans un monde globalise le choix d’un leader politique a moins d’influence sur notre vie que par le passe. Cela donne a chaque citoyen de nouveaux devoirs : si notre vote electoral a moins de sens, le vote de notre porte-monnaie en a plus.

        Je prefere acheter une tomate francaise qu’une tomate espagnole. Je prefere acheter des oranges du maroc que des oranges d’israel car je ne soutiens pas la politique de ce pays vis a vis des palestiniens.

        Enfin pour reprendre l’exemple du melon. Il ne faut pas oublie que l’homme et l’humanite sont en mouvement, inventions, innovations sont des constantes de notre nature. Si on avait protege il y a 200 ans nos marches et emplois tel que la gauche francaise veut les proteger aujourd’hui alors nous n’aurions pas evolue, et serions tous agriculteurs.

        Je prefere voir la menace du Melon Chinois comme une opportunite qu’une menace.


      • Johan Johan 21 septembre 2006 12:49

        Le libéralisme fait beaucoup de bien dès lors que le droit et les conditions de vie sont homogènes. C’est pourquoi je suis europhile convaincu, car nos peuples ont une maturité politique qui les fait tendre vers le même idéal.

        Par contre je trouve ridicule de mettre en concurrence des produits de Chine, faits par des esclaves, et des produits allemands (par exemple) où le salaire est le plus souvent viable (quoiqu’il faudrait poser la question aux agriculteurs qui vivent de subventions).

        Dès que le droit devient un frein à la compétitivité internationale, il est impossible de bâtir un modèle social : tout ce que l’on obtient c’est un dumping qui n’est pas, à terme, viable. Voire même un modèle tout court : bientôt on nous dira qu’il n’est pas rentable de continuer à faire respecter les normes de sécurité au travail.

        Voir mon article : « concurrence interétatique et développement durable ».

        Sinon vivent la libre entreprise et l’assurance d’une concurrence libre et non faussée : elle permet de faire baisser les prix et d’assurer une variété de service inégalée (à l’heure actuelle).

        Vivent la liberté individuelle, le droit de contracter librement (et pas aveuglés par les mensonges des vendeurs de carpettes), et la propriété privée (sans laquelle il n’y a pas de vie privée, ce qui justifie le passage, avec la DADVSI, de la vente d’un support à la concession d’une licence d’utilisation surveillée par spywares).

        Donc le Libéralisme est une source d’inspiration pour certaines situations, et une menace dans d’autres.

        Ni pour ni contre, bien au contraire !


        • (---.---.155.248) 21 septembre 2006 13:28

          Je suis assez d’accord. Le libéralisme peut-être une source de problèmes dans un cas (concurrence Europe-Chine dans mon article), un bienfait dans un autre (mon exemple des cas d’application du niveau d’embrouille). Il faut donc que « les conditions de vie soient homogènes » dans votre commentaire, ou, comme je l’exprime moi-même, qu’il n’y ait pas d’handicap pour un des concurrents.

          Quand vous dites « Vivent la liberté individuelle, le droit de contracter librement [...] et la propriété privée », je suis aussi d’accord, mais cela n’a rien d’incompatible. Le libéralisme n’est pas un modèle de société, c’est un principe économique qui a un peu trop tendance à être débattu en bloc, sans nuance et avec trop de passion.

          Yves.


        • Alain (---.---.3.39) 21 septembre 2006 12:51

          Le problème de fond n’est pas tant le libéralisme que la mondialisation de l’économie


          • (---.---.16.232) 21 septembre 2006 15:33

            globalisation !


          • joë (---.---.16.232) 21 septembre 2006 15:37

            Etre libéral :

            1) se moquer comme d’une guigne de la santé, de l’emploi, de la souveraineté alimentaire, de la préservation du vivant et de sa diversité (SAUF SI MON INTERET DEVAIT EN SOUFFRIR).

            2) se moquer plus encore de la démocratie. Voire la craindre, refusant tout débat public et contradictoire.

            3) préférer envahir et dominer le marché par la force et la ruse, par la propagande subreptice qui s’insère et la publicité, dans l’information, dans les activités de divertissement.

            4) c’est vouloir un gouvernement global qui n’a de compte à rendre à personne et qui est son propre juge.

            LES CONSEQUENCES DU LIBERALISME SONT NEFASTES ET VISIBLES : RUINE DES PAYSANS, EXODE RURAL/URBANISATION DEBRIDEE, DEGRADATION DES TERRES, POLLUTION DE L’EAU ET DE L’AIR, DE LA FLORE ET FAUNE DETRUITES, CROISSANCE DE LA PRECARISATION ET DE LA PAUPERISATION, TANT DANS LES REGIONS INDUSTRIELLES QUE DANS CELLES QUI SONT A DOMINANTE RURALE.

            « Plus de chant, plus d’insouciance, il faut manger ou être mangé. (Propriété privée, chien méchant, agence immobilière...) Le vol des charognards insatiables n’en finit pas de projeter son ombre. »


          • tontonsalam (---.---.157.1) 21 septembre 2006 18:35

            bravo ça c’est du commentaire et dire qu’hier je lisais que ce site est trusté par les groupes droite-droite voir extrème droite ou encore sarkophile...


          • Dafrey (---.---.119.77) 22 septembre 2006 11:38

            Arf, lire qu’être libéral c’est « se moquer plus encore de la démocratie. Voire la craindre, refusant tout débat public et contradictoire » est franchement comique.

            Dois-je rappeler les hordes de gauche qui, au Mexique, défilaient pendant des semaines parce que les gens de gauche refusaient les résultats des élections ? Dois-je rappeler les slogans gauchistes barbouillés à la peinture rouge sur les murs de la Sorbonne il y a quelque mois (en substance « la démocratie aux chiottes ») ? Dois-je rappeler les manifs de gauche après le premier tour de la Présidentielle de 2002 lorsque JMLP se retrouvait élu au second tour ? Ou encore les manifs des mêmes, toujours de gauche, lorsque le FN a remporté les élections dans une misérable poignée de villes du sud ?

            Bref, l’anti-démocratie est bien à gauche, ne confondons pas tout !


          • Running (---.---.103.68) 22 septembre 2006 12:34

            Non, le terme est bien « mondialisation ». Pour information, le terme anglais « globalization » signifie « mondialisation » en français

            Pour en revenir au débat, je trouve que cet article manque énormément de rigueur :

            - définition simpliste et déformante du terme libéralisme, notamment qui renvoie à la confusion populiste habituelle entre libéralisme (un cadre concurentiel existe et évolue en permanence) et anarchie (pas de règles)

            - confusion des questions posées par le libéralisme et celles posées 1) par la mondialisation 2)dans le contexte 21e siècle càd de niveau de développement inégal entre les Etats


          • geradlionel (---.---.54.55) 21 septembre 2006 12:58

            merci pour cette contribution éclairante, continuez à démonter les mécanismes de cette idéologie dangeureuse !( contre bien sûr)


            • Stephane Klein (---.---.19.227) 21 septembre 2006 13:20

              Dans un pays nourri d’ideologie on ne peut qu’imaginer le liberalisme comme une ideologie. Or c’est tout sauf cela : il s’agit d’un moyen, un mode d’organisation dont le but est d’arriver a une fin : laisser la possibilite a tous de s’accomplir avec des regles du jeu mais sans entraves inutiles.

              Le jour ou mes compatriotes, y compris l’auteur et certains commentateurs, auront compris cela, notre pays aura fait un grand bon de maturite


              • (---.---.113.158) 21 septembre 2006 14:14

                notre pays aura fait un grand bon de maturite et le nombre de gens en dessous du seuil de pauvreté sera aussi important qu’aux états unis... smiley


              • Anthony Meilland Anthony Meilland 21 septembre 2006 15:17

                « un mode d’organisation dont le but est d’arriver a une fin »
                - Un peu comme le Communisme ou le Nazisme smiley

                PS : Vous savez, c’est pas un gros mot idéologie !


              • tontonsalam (---.---.157.1) 21 septembre 2006 18:37

                arrétez de croire que les états unis sont un pays libéral, c’est un des pays les plus protectioniste du monde.


              • tontonsalam (---.---.157.2) 21 septembre 2006 18:45

                pourquoi le mot de libéralisme est si mal utilisé et perverti ? pourquoi des connaissances « anti-libérales » vont acheter leurs cigarettes et leur boison anisé en Espagne parce que c’est moins cher ? pourquoi ces mêmes personnes en font le plus possibles pour payer le moins d’impot ? Dès que l’on emploi ce mot on l’associe à misère et exploitation, c’est malheureux quand même...


              • chris (---.---.29.198) 21 septembre 2006 22:48

                ? ? c’est à dire ? C’est à dire moins, et je ne parle même pas des ex-pays anti libéraux (Chine, Russie etc), ou environ 90% de la population vivait sous le seuil de pauvreté (mais il est vrai solidaire, comme ça il n’y avait pas de jaloux).


              • Stephane Klein (---.---.113.119) 21 septembre 2006 23:22

                Ce que je disais .... CQFD


              • Running (---.---.103.68) 22 septembre 2006 12:43

                « le nombre de gens en dessous du seuil de pauvreté sera aussi important qu’aux états unis... » smiley

                C’est encore ce qu’on peut souhaiter de bien à un pays comme la France...

                - où, malgré les très nombreux revenus « sociaux », la proportion de gens en dessous du seuil de pauvreté est DEJA supérieure à celle des Etat-unis,

                - sans compter qu’il y a plusieurs façons de définir le seuil de pauvreté et que de fait, le seuil de pauvreté aux Etat-unis équivaut à un SMIC en France...

                Attention à maîtriser ce dont on parle et éviter de tomber dans les lieux communs


              • Running (---.---.103.68) 22 septembre 2006 12:55

                N’en déplaise aux éternels insatisfaits, aux utopistes comme aux bolcheviques masqués ou aux ignorants tout simplement,

                force est de constater qu’à l’échelle de l’Histoire,

                le libéralisme s’est révélé le pire système économique à l’exception de tous les autres qui ont été mis en oeuvre.

                Il suffirait d’un exemple pour démontrer le contraire. Alors je lance un appel solennel ; si quelqu’un peut citer cet exemple de système économique qui fonctionne à l’échelle planétaire depuis 500 ans et qui a créé plus de richesses et de libertés que le libéralisme, qu’il nous l’indique ici de toute urgence.

                Sinon, je crois que le débat « contre ou contre le libéralisme se clot de lui-même »


              • termitor (---.---.109.37) 24 septembre 2006 05:46

                argument d’autorité, modification de lien avec la realite et interpreation de celle ci a son avantage, MENSONGE MANIPULATION.


              • Marsupilami (---.---.56.50) 21 septembre 2006 13:22

                Article simpliste. L’auteur réduit le libéralisme a sa seule conception économiste, et en plus le confond avec l’ultracapitalisme mondialisé qui est, lui, le vrai danger et qui au fond est très peu libéral puisqu’il aboutit à la création de gigantesques trusts monopolistiques transnationaux qui faussent les mécanismes d’une authentique concurrence (voir le dumping social et industriel Chinois par ex.).


                • (---.---.71.248) 21 septembre 2006 13:39

                  Absolument pas Marsu.

                  C’est toi qui confond le libéralisme, qui est une théorie économique et rien d’autre, avec la mondialisation qui est non seulement un phénomène de société mais en plus un autre débat.

                  Yves.


                • Marsupilami (---.---.56.50) 21 septembre 2006 13:49

                  Certainement pas (et je précise que je ne suis pas libéral, sinon au plan des mœurs, et donc favorable à une économie semi-administrée). Le libéralisme économique d’est qu’une facette de la philosophie politique libérale au sens large, qui comprend de nombreux courants.

                  Consulte le post de Dana c-dessus, qui donne de bonnes références bibliographiques sur ce sujet.


                • miaou (---.---.10.87) 21 septembre 2006 13:25

                  Un autre problème du « libéralisme » est l’établissement de monopole privé de fait, qui supprime les bienfaits de la libre concurrence.


                  • Jesrad (---.---.20.126) 21 septembre 2006 15:22

                    Ca m’intéresse ! Je voudrais bien avoir des examples de monopoles privés qui ne doivent rien à l’intervention d’un état. Merci d’avance.


                  • Aldoo (---.---.43.7) 21 septembre 2006 16:01

                    Microsoft ?


                  • Jesrad (---.---.20.126) 21 septembre 2006 16:09

                    Hmmm, sans le pouvoir de l’état US pour appliquer les brevets et le copyright de Microsoft, je doute qu’ils en soient jamais arrivés là. Si le marché mène inévitablement aux monopoles privés, il doit y avoir bien plus d’exemples que ça, non ? Où sont-ils ?


                  • BarryAllen (---.---.115.245) 21 septembre 2006 16:13

                    Chaque maison de disques a le monopole de diffusion des oeuvres des artistes qui ont signé un contrat chez elles. La libre concurrence n’existe à ce titre absolument pas dans les produits culturels. Sauf avec iTunes, mais ça titille les maisons de disque que la pomme vende moins cher qu’eux.

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