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Accueil du site > Actualités > Economie > Le libéralisme face au choc de la rareté, pétrolier notamment

Le libéralisme face au choc de la rareté, pétrolier notamment

L’augmentation du prix du baril de pétrole annonce un choc pétrolier de grande ampleur et, surtout, durable. Panique chez les gens et les économistes. D’autant plus que les prix des matières alimentaires flambent. Mais, sur le fond, il n’y a pas de quoi s’affoler, le système économique est stable, mais va subir une transformation profonde.

Tout simplement parce qu’il a tellement bien fonctionné qu’il a trouvé ses limites, un peu comme un moteur sollicité au maximum, chauffant et risquant la panne. Il n’y aura pas de panne dans l’économie, le système va se réorganiser sous la pression d’une pénurie relative de matières premières. Et comme la rareté est source de richesse et profit, les rapports économiques risquent d’être modifiés. Une tendance aux résultats bien complexes. Grosso modo, la montée de l’or noir va évidemment avantager les pays ayant des ressources en pétrole et en gaz, alors que l’or vert qui désigne les produits de l’agriculture, donnera quelques avantages aux pays possédant des terres agricoles. Cette idée de raisonner en termes d’économie nationale paraît saugrenue et, pourtant, c’est bien ce à quoi on risque d’assister. Non pas un retour à l’économie collective étatisée, mais à un rôle de l’Etat comme agent économique au niveau international, au même rang qu’une multinationale, sauf que la raison sociale diffère.

Disposer des terres agricoles est un atout, encore faut-il savoir les exploiter. Une vue globale ne négligera pas le processus technique, industriel, permettant de passer d’une ressource naturelle à un produit fini consommable. Il faut savoir exploiter les terres. Tout comme il faut savoir exploiter les gisements d’énergies fossiles. Ensuite, la transformation joue un rôle important. Le prix du gazole a pratiquement rejoint celui de l’essence. C’est dû pour une bonne part à une distorsion entre l’offre et la demande. Alors la loi du marché fait monter les prix. L’économie des matières à forte demande dépend de ces deux facteurs. La ressource et la capacité de transformation. Mais, en dernier ressort, la rareté relative fera le prix. Car si les capacités de raffinage augmentent, la demande en brut aussi d’où la tension sur les prix. A noter un troisième champ de l’économie ayant subi des tensions. Celui du logement. Le processus est similaire. Deux coûts interférèrent, celui de la construction et celui du terrain. L’un relevant de la production l’autre étant une ressource naturelle sur laquelle les propriétaires ont fait main basse. Les donneurs de leçon regardent vers le Brésil ou l’Argentine et condamnent la politique au service des terres arables confisquées par une poignée d’exploitants, alors qu’ils n’évoquent jamais le scandale des terrains à bâtir en France ou en Europe. Une politique au service des marchands de biens et des propriétaires privés. D’où la montée déraisonnable du prix du logement, accentuée par un déficit chronique en logements neufs. Bâtit un immeuble ou une maison, c’est un peu comme raffiner du gasoil. Si la capacité productive est insuffisante, le prix de l’immobilier augmente. Mais la plus grosse part c’est le terrain. Et sur ces deux aspects, terrain et logement social, les gouvernements successifs ont été en dessous de tout. D’ailleurs la France vient d’être rappelée à l’ordre pour sa politique de logement social. Quant à la crise des subprimes, ce n’est qu’un point de détail lié à la voracité des banques ayant voulu faire plus de profit que n’en permet l’économie réelle en jouant sur les désirs des gens. A l’époque où les experts évoquent une supposée martingale de la croissance, l’économie de la connaissance, le principal problème à résoudre va être celui des matières « basiques », cultiver les terres pour se nourrir, extraire et partager les énergies fossiles notamment pour se déplacer et se chauffer, bâtir des logements pour y habiter. Mais il ne suffit pas de croire que la solution repose sur la productivité et la concurrence, comme pour l’informatique. Les ressources en terrains et énergies fossiles, rapportée à la demande croissance, vont voir les problèmes de répartition devenir cruciaux.

Un exemple, l’Inde. Ce pays émergent et dynamique n’a pratiquement pas de ressources pétrolifères. Sa dépendance est accrue et, quand le baril augmente, c’est l’essence qui prend un coup de hausse avec les conséquences pour les utilisateurs. Quelle peut-être alors l’attitude des pouvoirs publics ? Subventionner l’essence pour rendre ce produit plus accessible. Si tel est le cas, l’Etat indien devra prendre une orientation dans la politique publique. Ou bien augmenter la fiscalité en direction des classes moyennes et aisées, ou bien réduire les dépenses publiques. Le risque d’émeutes et de tensions sociales ira grandissant. L’évolution de la situation sera aux mains de l’Etat. Cette situation comme on le pressent sera internationale. Le point d’arrivée du pétrole dépendra des capacités financières des individus autant que du niveau matériel de chaque Etat pour autant qu’il se décide à subventionner le carburant. En France, baisser la TIPP revient à subventionner l’essence relativement au prix actuel. Quelle est la marge de manœuvre budgétaire de la France ? Quoi qu’il en soit, le prix de l’essence n’a rien d’affolant. Il crée des trous d’air budgétaires pour certaines professions, fait pleurer les ménages à la télé. Mais quel journaliste sera honnête au point de calculer la part de l’essence dans le coût d’une automobile (assurance, parking si nécessaire, entretien, achat). Qui soulignera la composition du parc des sociétés ambulancières, choisissant des 407 plutôt que des modèles moins onéreux ? La situation deviendra préoccupante quand le litre d’essence sera à 2 euros. Dans deux ou quatre ans ? Nul ne peut l’assurer. Dans dix ans, c’est certain, mais sera-ce 2 ou 5 euros le litre ?

Ces phénomènes de tensions sur les prix montrent bien à quel point les règles du libéralisme sont dans une impasse, imposant l’intervention accrue des Etats sur la scène économique. Cela dit, l’Etat peut jouer sur deux plans. Ou bien contre-libéral, en créant une haute autorité mondiale fixant le prix du pétrole et la répartition dans les pays ; on imagine bien l’impossible usine à gaz et les dérives bureaucratiques. Ou bien dans un sens libéral. En subventionnant par exemple l’essence, ou en créant sa propre entreprise nationalisée pouvant intervenir sur le marché des matières premières. Quoi qu’il en soit, ce sera le contribuable qui paiera. Et l’essence coulera là où les acheteurs mettront le prix. Comme je l’ai déjà explicité, le devenir de l’économie est anti-fordien, anti-démocratique. L’accès à certains produits se limite. La courbe du progrès matériel augmente pour les biens électroménagers, mais elle s’inverse dans le domaine du transport. En 1950, le plus grand nombre n’avait pas accès à l’automobile. Mais les Trente Glorieuses ont par leur croissance permis à la majorité, aux States comme en Europe, d’acquérir un véhicule. C’était l’époque où l’on prenait sa voiture ? Dans dix ans, progressivement, il faudra laisser sa voiture. Au niveau de la politique intérieure, la question sera de savoir qui déterminera l’accès à l’essence. La loi du marché ? Auquel cas, les riches rouleront pour leur plaisir, les travailleurs par nécessité, amputant leur budget par la faute du transport, comme ils le font actuellement par la faute du logement. A moins qu’il n’y ait un « carburant social », avec par exemple des bons d’achat un peu comme le chèque vacances ou le chèque déjeuner. Ce sera au législateur de décider.

Le libéralisme utopique est donc derrière nous. L’époque est à l’avènement du national-capitalisme. Les structures étatiques vont être amenées à intervenir sur le plan économique. Et la mieux lotie en ressources diverses, la Russie, se prend quelques ailes géopolitiques, rêvant de grandeur. Si l’argent est le nerf de la guerre conventionnelle, les ressources (or noir, vert, etc.) sont le nerf de la géopolitique à venir.


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35 réactions à cet article    


  • vin100 9 juin 2008 14:46

    "La tension sur les prix du pétrole" ne "prouve" en rien que les "règles du libéralismes sont dans l’impasse".

    Là encore vous faites une affirmation péremptoire.

    Loin de moi, l’idée de vouloir défendre "le libéralisme" qui n’a pas besoin de moi pour cela. Mais là encore si vous aviez regardé un peu plus loin que le bout de la lorgnette émotionnelle du journal télévisé de JPP vous verriez que les prix du pétrole malgré une demande en constante augmentation n’ont guére évolué si l’on tient compte de l’inflation et de la valeur du dollar au fils du temps.

    En 1973 le pétrole avec un prix nominal du baril est à 10 dollars. Or le prix réel (sur une base 2006) etait en réalité de 35,40 dollars. En 2006, date des premieres augmentations significatives du prix ; le prix du baril toujours en prix réel était de 42,40 dollars et cela malgré un deuxième choc pétrolier en 1979.(sources US Département of Labour) et RNCan Energy Information Administration. En fait les prix ont tellement peu évolué que les rendements des capitaux propres RCP dans le raffinage n’ont pas dépassé les 5 % de 1980 a 1990 alors que l’attente des investisseurs ne commence à se réveiller qu’a partir de 15 %.

    Depuis 2000, le rendement dépasse enfin les 15 % pour être à 15,3 ce qui fait que depuis 20 ans il n’y a eu aucunes constructions nouvelles de raffineries ce qui est en train de changer désormais. Mais on ne rattrappe pas 20 ans de retard d’investissement ce qui explique aussi la progression des prix actuels ou le marché est pris en tenaille entre une offre trop faible et des demandes qui elles ont régulièrement progressées.

    Je ne suis pas un économiste, mais tous ceux qui s’interessent aux équipements concernant les energie s renouvelables et donc au soleil trouveront une preuve supplémentaire de ce que j’avance. Toutes les réalisations novatrices en architecture passive date des années 1970. Depuis la recherche et la mise au point a disparue pour ne resurgir que depuis peu, preuve de la non rentabilité depuis 30 ans de ces équipements prometteurs à cause à l’époque d’un prix du pétrole qui n’avait jamais vraiment décollé malgré la prise de conscience et le choc émotionnel de cette crise de 1973.

    Deuxièmement , je souris a votre vision marxiste sur la rareté du foncier que vous attribuez aux marchands et aux propriétaires privés. Discutez un peu plus avec des professionnels et vous verrez que c’est essentiellement a cause des P.L.U. qui manquent de cohérence que le politique malgré sa générosité a en fait organisé la rareté du foncier batissable auquel s’ajoute une réglementation absurbe qui retourne contre elle, la vocation initiale de cet outils.

    Bien sincèrement.


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 9 juin 2008 15:59

      Vous ne lisez par l’article donc vous usez du procédé supputatoire consistant à attaquer et ridiculiser un auteur en inventant des propos qu’il n’a pas tenus

      Je ne nie pas que le prix actuel de l’essence n’est pas si élevé rapporté à celui des années 60. L’émotionnel ne JPP, je le dénonce dans ce billet où j’ironise sur les pleurs des familles filmées à la télé et d’ailleurs j’ai relativisé le coût de l’essence dans le poids de l’automobile. La tension du prix du baril reste un problème pour d’autres pays, le cas de l’Inde est parfaitement avéré. Quant aux foncier, où ai-je prétendu que c’est le libéralisme que j’incrimine. J’ai désigné explicitement les politiques dans cette affaire, en France. Les subprimes aux States, c’est autre chose.

      Je ne répondrai qu’exceptionnellement aux commentaires, ce petit jeu du dénigrement systématique me fatigue. Il est dommage qu’une bande d’idiots pourrisse cette superbe plate-forme qu’est Agoravox

       


    • vin100 9 juin 2008 17:22

      Je ne pensais pas vous blesser et je vous demande excuse si c’est le cas. Si je vous ai autrefois chicané facilement car vous mélangez souvent affirmations non justifiées dans un torrent d’arguments, je ne pensais pas aujourd’ hui dans ma réponse à votre article essayer de vous ridiculiser. J’enlève donc le titre de ma réponse qui peut effectivement laisser planer le doute sur mes intentions.

      Par contre, je n’ai fait que reprendre deux de vos affirmations, pour en montrer l’erreur ou l’aspect litigieux. Relisez votre article, Monsieur Dugué car je n’ai fait que reprendre parmis vos affirmations péremptoires que deux de celles ci.

      Bien sincèrement.


    • karg se 9 juin 2008 17:36

      ViIN100 quand on voit les Robiens vides est ce vraiment le PLU le problème ? Manque de professionalisme des propriétaires qui refusent de baisser les loyers par peur d’attirer des familles populaire ? Il y a un vrai problème d’organisation de l’espace derrière la crise du logement, qui va au delà de la PLU. Ce problème d’organisation dans l’espace est aussi un facteur agravant pour la crise pétrolière.

      Sur votre analyse du marché du pétrole rien à redire, sauf que l’Opep reste un cartel mais qui n’a aucun intérêt à casser la croissance mondiale, sinon contre choc à suivre... Libéralisme ou monopôle intelligent ?


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 10 juin 2008 02:43

      On présume toujours que derriere la flambée des prix il ya une rareté croissante. Mais, posons l’hypothèse que des alternatives au pétrole - eolien et solaire - en menaceraient l’hégémonie à très court horizon, la réaaction des proprietaires des reserves petrolieres ne serait-elle pas d’en hausser brutalement le prix pour profiter de la position de force actuelle, avant que la concurrence ne force une BAISSE encore plus brutale des cours ? 

      www.agoravox.fr/article.php3 ?id_article=27119

      http://nouvellesociete.org/415.html

      http://nouvellesociete.org/5185.html

      Pierre JC Allard

       


    • melanie 10 juin 2008 11:40

      @ jean Pierre Allard

      Toutes les études montrent que ni le solaire, ni l’éolien - même offshore-, ni le nucléaire ne sont des énergies alternatives suffisantes pour remplacer le pétrole.Le niveau de consommation est tel que les quantités cumulées de toutes ces énergies alternatives est insuffisant.

      Par ailleurs, elles ne sont pas plus concurrentes que les génériques pour les molécules princeps puisque de la même façon que les laboratoires ont très tôt diversifié leurs activités et que Merck - MSD, un des plus gros laboratoites avec Lilly et Pfiser - a très vite crée ses génériques, Areva investit fortement par partenariats et rachats dans le solaire et l’éolien et certains groupepétroliers s’y collent -comme Total- :On est jamais trop prudent et diversifié..

      Le plus gros consommateur d’énergie et emetteur de GES est le batiment en Occident suivi de très près par les transports, et ni le solaire , ni l’éolien ne peuvent supplanter le fioul ou le pétrole.Par ailleurs la Chine supplantera bientôt les USA en terme d’émission de GES et c’est un utilisateur exclusif d’énergies fossiles - charbon et pétrole-.

      Quant aux transports, si les biocarburants de seconde génération sont prometteurs , ils ne sont pas utilisables de façon systématique même si le transport aérien - en raisoon du rencherissement du prix du Kerosen -louche dessus - Boieng comme Aibus -.

      Même si les systèmes alternatifs de chauffage et de transports gagnent et sont médiatisés, ils ne sont ni une menace ni hélas une alternative crédible au pétrole .

      80 à 90 % du bâti est ancien et les énergies renouvellables y sont assez difficilement adaptables.

      Par contre, il est patent que la recession économique - dont parlent maintenant ouvertement les économistes US- qui se profile mettra forcemment un frein aux consommations de pétrole ...jusqu’à quand ?

      Et puis l’ouverture du passage du Nord-Est par découverte 6 mois par an des glaces artiques attire déjà de nombreuses convoitises comme les shistes - sales- bitumineux de l’Alberta.

      The game is NOT over ...pour le pétrole.


    • vin100 10 juin 2008 14:02

      Les études dont vous parlez sont a la fois vraies et a la fois totalement fausses et dépassées.

      Vraies si l’on reste au mode d’organisation actuel qui date d’un demi siécle ou tout a été organisé autour d’une ressource concentrée et bon marché : le Pétrole et la bagnole avec le fameux moteur à explosion. Une société et une organisation technologique ou la croissance est batie sur le fait qu’une minorité (l’Occident pour faire simple et son mode de consommation) nous bénéficions et épuisons des ressources à notre profits aux dépends des autres qui n’y ont pas accés.

      Seulement voilà, ce modèle dont vous parlez qui vous semble si évident s’impose maintenant sur la planète et si tout le monde veut vivre comme nous (il n’y à pas de raison) il nous faudrait plusieurs terres pour que cela soit possible. (les chinois commencent déjà à faire de même que nous et l’on voit déjà les dégats, on ne parlera pas de l’Inde dont la population est bien supérieure et des autres continents qui pointent déjà eux aussi leurs nez). Nous sommes la première génération de l’humanité a prendre conscience de la "finitude" des limitations de notre planète. Le études dont vous parlez n’en avaient pas du tout conscience. Donc votre modèle, illustré par les études dont vous parlez est donc devenu intenable pour l’avenir, même s’il a fait la preuve que pendant 50 ans cela était possible.

      Effectivement si l’on veut rentrer en concurrence (avec le solaire et l’éolien) avec le schéma actuel ou l’ énergie que chacun nous consommons est produite dans des centres éloignés qui distribuent en cascade là effectivement le solaire et l’éolien ne sont pas de taille.

      Mais il ne s’agit pas du tout de cela. Ce mode de production et d’organisation (de masse) est foutu dans l’avenir pour les raisons exposées plus haut.

      Vous parlez du batiment qui effectivement consomme presque la moitié de l’énergie. Mais batiments anciens ou nouveaux, on peut aujourdh’ui faire que non seulement ces batiments ne consomment plus mais en plus qu’ils soient producteurs d’énergie en utilisant les surfaces des toits et des facades en faisant du Passif en Architecture alors que nos maisons actuelles sont des scandales énergétiques.Je ne rentrerais pas dans des explications qui sont largement disponibles sur Internet.

      Mais là, dans l’avenir, nous ne sommes plus dans un schéma de production de masse impossible (c’est vrai ) avec le solaire, mais dans un schéma ou chaque centre de consommation devient autonome. On libère donc et on diminue de façon exponentielle les besoins de production de masse sans refuser le confort et même en l’améliorant. La cogénération permet a la fois de produire pour chaque maison et la plupart des entreprise à la fois la chaleur et l’électricité. Il n’ y a pas que le moteur à explosion, d’autres moteurs comme le Sterling avec des rendements bien supérieur existent. Pour la voiture les hybrides Sterling / electrique etc...

      Mais effectivement ces voies n’ont pas eté assez travaillé depuis plus de 30 ans car l’ énergie du Pétrole etait trés peu chère et l’on pensait que toute la terre pouvait vivre comme nous le Rêve Américain des années 50. Du coup seul des marginaux en rupture de société, des bricolos réveurs exploraient ces voies et cela n’a pas contribué à renforcer le coté crédible de leurs affirmations ce qui est dommage mais c’est ainsi.

      Mais cela est en train de changer.

      Alors oui, Chère Mélanie, le Solaire l’ Eolien, sont contrairement a ce que vous dites des alternatives non seulement suffisantes mais en plus obligées. Mais il faut quitter ce schéma de production de masse et de dépendance. De toute façon nous n’avons plus le choix et de même qu’aujourd’hui les français on diminué la part des dépenses d’alimentation dans le budget, de la même façon ils refusent aujourd’hui de se faire ruiner pour de l’énergie.


    • vin100 10 juin 2008 21:02

      Non les propriétaires ne manquent pas de professionalisme comme vous le dites, d’ailleurs pour la plupart ce ne sont pas des professionnels, ils ont simplement du bon sens tout simplement. Comment en vouloir à quelqu’un qui économise pour ses vieux jours 100 euros et qui ne veut pas que son bien lui rapporte en final plus que 80 euros. Personne ne l’accepterait d’un banquier pourquoi pour un propriétaire cela devrait être différent ?

      Il y a d’ailleurs des dispositifs financés par L’ ANAH qui si vous louez votre bien à des organismes sociaux pendant plusieurs années, vous permettent de déduire une grande partie des investissements et en plus comme vous êtes payé par les organismes sociaux ,vous n’avez aucun risque d’impayés. Cela marche trés trés bien et vous avez des maisons charmantes en centre ville rénovées magnifiquement qui sont a disposition et trouvent tout de suite preneur. Donc le problème n’est pas de fuir "ses salops de pauvres" pour un propriétaire.

      Les Robiens sont des dispositifs qui ont été souvent une façon de s’enrichir pour les promoteurs immobiliers et les sociétés de défiscalisation en trompant souvent les futurs propriétaires par des programmes mal ficelés, trop chers, mal situés et qui en final ne correspondent pas à la demande. La plupart des programmes sont assez chers parce que il est plus facile de vendre en défiscalisation un programme qui parait luxueux que de vous faire rever en vous promettant d’ être propriétaire d’un appartement dans une cité HLM.

      Par contre de l’autre coté de la barrière, si vous gagnez le SMIC il y a de grande chance pour que vous ne puissiez pas loger dans un immeuble Robiens car le loyer est souvent trop élevé. Il est elevé car les couts et les charges de ces appartements le sont tout simplement. Et c’est là que pour le propriétaire le bien devient une source de perte car sans locataire l’appartement qui était un investissement devient une source de perte.

      Le Robiens vides ne sont donc pas du tout la preuve que le foncier est disponible ou que les riches propriétaires qui pour la plupart ne sont pas si riches, ne veulent pas louer aux pauvres pour la raison première que j’ai expliqué au début. Et l’on tourne en rond....


    • melanie 11 juin 2008 19:42

      @ Vin

      100

      Je suis environnementaliste et vos constats quant à la non durabilité de notre système énergétivore et destructeur, je le fais sans cesse ici, sur Agoravox .

       

      Toutefois pour être abonnée à de nombreuses newsletter en matière d’études énergétiques, entre utopie idéaliste et constat de ce qui se met en place, sachez que ni les Russes, ni les Novégiens en Artique et dans la mer de Barenz, ni les Canadiens, ni les Chinois n’ont l’intention de se passer de pétrole ni de gaz.

      80 % de l’électricité mondiale est issue du Charbon dans le Monde ....Et les USA ne sont pas les derniers, c’est hélas l’énergie - sale- de l’avenir.

      Vous éludez manifestemment la cupidité humaine et la course effreinée à l’énergie.

      L’utopie n’est pas pour demain.


    • Méric de Saint-Cyr Méric de Saint-Cyr 9 juin 2008 15:35

      Comment de telles âneries peuvent-elles être publiées ? AgoraVox descend vraiment d’un échelon à chaque nouvelles fournée d’articles. Ça fait une semaine que je ne viens plus ici et je constate que je n’ai rien raté !

      Donc voici un N-ième article sur la flambée des prix du pétrole qui n’apporte rien, n’explique rien et en plus se plante complètement dans la conclusion.

      Alors petit rappel : l’essence est à 1,61 euros le litre. Vendredi le baril était à 134 dollars, il n’était qu’à 100 dollars en février. Ça vous dit quoi ?

      Certes je ne suis pas devin, mais je vous trouve inutilement optimiste : l’essence sera très probablement à 2 euros le litre avant la fin de cette année et à 4 euros l’année prochaine.

      Pourquoi ? Parce que depuis des années, nous ne payons pas le prix réel de l’essence. Le prix de l’essence n’a pas du tout suivi l’évolution du coût de la vie, Il a donc forcément été subventionné. En 1958, l’essence coûtait 1 franc le litre. Logiquement, 50 ans plus tard, elle devrait coûter 2,50 € au minimum et 4 € au maximum. Ce que nous subissons est donc un mécanisme de rattrapage.

      L’essence trop chère une catastrophe économique ?

      TANT MIEUX, c’est une très bonne nouvelle : ce sera peut-être la fin de ce système pourri basé sur "faire crever les plus pauvres pour engraisser les plus riches", la fin de l’ultralibéralisme, la fin des spéculation criminelles.

      Dois-je en passant rappeler que lors du sommet de la FAO, on s’inquiétait d’un fléau bien plus grand que la crise pétrolière : les 850 millions d’humains qui souffrent de famine ou de sous-alimentation ?

      Suivez ce lien, c’est chez NaturaVox

      http://www.naturavox.fr/article.php3?id_article=4269


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 9 juin 2008 15:51

        En 1958 le litre coûtait 1 franc le litre,

        Ah.... bénissons cette époque, 1 franc de l’époque, autrement dit un centime, devrait nous mettre le litre à 3 centimes d’euros d’après vos calculs.

        L’essence est donc subventionné, vous avez raison....

         

        Allez, je préfère ne rien dire pour rester poli et conserver le caractère convivial et jovial d’Avox

        On retiendra donc le mur sur sçoop franchi par Méril ce 9 juin, le litre d’essence à un franc en 1958 ! 


      • melanie 9 juin 2008 17:50

        @ Méric de Saint Cyr

         

        Ce que vous dites va bien sûr dans le sens de ce que dit Jean Marc Jancovici sur la nécessité d’un point de vue environnemental de payer les énergies fossiles à leur juste prix de manière à induire mécaniquement une diminution de la consommation en Occident et contraindre par suite à des citoyens pleins de bonne volonté mais pétrole-addicts à modifier leurs habitudes.

        Toutefois, il est à craindre que le charbon - au potentiel de rechauffement autrement plus puissant - ne remplace pour certains usages thermiques le pétrole - ce qui est déjà le cas en Chine où une centrale thermique au charbon est mise en service chaque jour, et aux USA qui recommence à ouvrir des centrales à charbon " propres".- ce qui serait pire que le mal.

        Le pétrole à court teme ne baissera pas puisque les producteurs entendent maintenir les réserves à un niveau tel que le prix reste élévé car "rare" quant aux demandes accrues des pays émergents.

        Reste à savoir ce qu’il en deviendra lorsque les réserves du sol artique- et que le passage du Nord-Ouest sera découvert par la fonte de la calotte, dans une dizaine d’années car tout s’accélère- seront exploitées par la Norvège - déjà super exploiteur en gaz naturel - , les USA, les russes, les filnandais, les Canadiens..

        Certains spéculent déjà sur ces réserves et les jeux ne sont pas faits .


      • JL JL 9 juin 2008 23:28

        On retiendra le mur de la mauvaise foi franchi par Bernard Dugué. Pour mémoire, le nouveau franc a été adopté en 1958 !


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 10 juin 2008 11:46

        JL, c’est vous qui êtes de mauvaise foi, le nouveau franc a été mis en circulation le premier janvier 1960


      • JL JL 10 juin 2008 23:46

        Dugué, là vous êtes ridicule : Vous savez bien que vous avez répondu comme un gamin, et vous continuez à vous enfoncer. Faites, sans moi.


      • Yannick Harrel Yannick Harrel 9 juin 2008 16:01

        Bonjour,

        Votre démonstration est intéressante, mais la crise actuelle est aussi et surtout une mise en exergue du risque que fait peser la spéculation effrénée sur l’économie mondiale. Et là aussi on en revient au même point : le néo-libéralisme nous emmène dans une impasse en imposant une dérégulation totale des marchés.

        L’investissement manque ? Oui il manque dans les technologies innovantes mais pas dans les produits financiers. En outre, la crise actuelle nous fait rappeler amèrement (et brutalement surtout) que le tertiaire ne peut pas tout régenter dans une société, et que les secteurs d’activité du primaire et du secondaire à force d’être délaissés et sous-exploités obèrent notre capacité à réagir et même pour certains pays à encaisser le choc de la crise.

        Une crise salutaire ? Peut-être mais il y a grand risque qu’elle laisse de sérieuses cicatrices une fois qu’elle aura frappé de plein fouet l’économie mondiale...

        Cordialement


        • Marc P 9 juin 2008 16:33

          Bonjour,

          Et si cette (ces ) crise (s) étaient l’occasion ou le "trigger" pour remettre l’homme ou la personne au centre de l’économieet qu’il puis enfion s’habiter... ?

          Ne désespérons pas, le mieux être du grand nombre est souhaitons le au bout de ce chemin cahoteux...

          Pour le petit nombre, il faudra être un peu philosophe et humble...

          Outre un coût dérisoire du pétrole, j’ai toujours déploré que le coût du travail réponde dans une telle mesure à la loi de l’offre et de la demande... Ceux dont les compétences souvent non choisies font qu’ils sont facilement interchangeables (alors que la règle est qu’il s’agit des activités les moins gratifiantes, les plus pénibles ou les plus dévalorisantes, voire dégradantes ou réifiantes) se verront peut être à l’abri de la prolétarisation et accéderont pour de bon à une condition et un statut décents...

          Cordialement.

          Marc P

           


          • spock spock 9 juin 2008 16:48

            "Mais, sur le fond, il n’y a pas de quoi s’affoler, le système économique est stable, mais va subir une transformation profonde."

            en lisant cet article du monde concernant la croissance des dépenses militaires mondiales, il y a quand même de quoi en douter un peu. Le système économique est fiable dans les pays riches, c’est vrai, quand est-il des pays pauvres et surtout des pays en voies de developpement  ? rappelons qu’ils sont responsables en grande partie de la croissance mondiale et beaucoup subventionnent déjà l’essence à la pompe pour développer la croissance intérieure.

            http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/06/09/les-depenses-militaires-mondiales-ont-bondi-de-45-en-dix-ans_1055614_3234.html?xtor=RSS-3208


            • Anto 9 juin 2008 17:15

              Oui et le marché du pétrole est tout sauf libéral. Le prix du baril etait il y a déjà 20 ans maintenu artificiellement au dessus de 60$ par les membres de l’OPEP. L’essentiel des exploitations pétrolifère sont détenues par des états et sinon, les industriels doivent payer des royalties qui dépassent largement les 50% de leur bénéfices par puit. Le libéralisme est sans doute agonisant mais la montée du prix du baril est la conséquence directe des actions des différents états : Venezuela, etats unis iran indonésie et j’en passe.les structures étatiques sont déjà intervenues sur le plan économique. Je ne dit pas qu’elles ont mal fait, ou qu’une dérégulatio aurait donné un meilleur résultat loin de là, mais dans le cas du pétrole, l’ échec est patent.


              • vin100 9 juin 2008 17:50

                Erreur votre honneur :

                Sur les dix plus grandes entreprises mondiales, cinq sont des compagnies pétrolières privées. Meme la Russie à privatisée ( ou mafiotisée) sa production.

                Les nationalisations actuelles sont surtout en Amérique du Sud une façon de reprendre en main leur politique nationales dans un contexte de virage à gauche aprés avoir été un peu trop douloureusement à droite sous l’ Oncle Sam du temps de la guerre froide. Effectivement si cela chahute un peu plus les marchés qui n’aiment pas le bruit du fusil dans leurs petites affaire, cela n’est pas lpour autant a cause majeure de la flambée actuelle.

                Aujourd’hui l’ OPEP ne produit que 38% de la production mondiale, à ne pas confondre avec le fait que l’ OPEP represente en même temps 70 % des exportations mondiales. Ce sont deux choses différentes.


              • Bernard Dugué Bernard Dugué 9 juin 2008 19:24

                Faux, Gazprom est sous 50 pour cents plus une action sous contrôle russe


              • Anto 10 juin 2008 10:16

                oui mais les concessions et les droits d’eploitation sont étatiques, d’où les royalties. Certaines d’entre elles s’élévent à 70%. Malgré tout le puit est privé et toujours rentable pour les exxon & co


              • vin100 10 juin 2008 13:06

                Gazprom qui appartenait autrefois au ministére de l’Industrie Russe (donc société d’étât) est depuis 2006 coté en bourse. Avoir 50% des actions + une action permet juste d’avoir le contrôle sur une société qui est devenue une société privée n’en déplaise à Monsieur Dugué.

                Pour rappel à Mr Dugué avoir 50 % + une voix dans un conseil d’administration permet de peser dans les choix oui, mais ne permet en rien de décider contre l’avis des autres actionnaires qui à ce stade ont largement plus que le stricte nécessaire pour avoir la minorité de blocage.

                Mikhael Khodorkovski patron lui aussi d’une entreprise pétrolière (privée elle aussi) Loukos en sait quelque chose car maitre de ses décisions comme le sont aujourd’hui aussi, les patron de Gazprom il paye aujourd’hui injustement dans des geoles sordides ou il va bientôt mourir le fait d’avoir pris des décisions indépendantes (mais contre l’avis de Poutine) pensant qu’il était à l’abri de son collègue du KGB. Erreur fatale certes, mais qui n’aurait pu être prise par un fonctionnaire si Gazprom était une entreprise d’étât comme Monsieur Dugué veut nous le faire croire.

                La cotation actuelle sur le marché boursier (donc privé) de Gazprom est de 343 milliards de € (sources : AFP 10 Juin 2008) et elle devrait atteindre d’ici 7 ans + de 1 000 milliards de € ce qui en fera une ou la plus grosse entreprise capitalisée (donc privée) mondiale.

                Sans l’apport des financements, des comptétences et des partenariats (privés) internationaux nul doute que ce groupe en serait encore quelques soient les richesses de ses sols au stade technologique et financier des kolkozes agricoles désertés qui pourtant eux aussi bénéficient naturellement encore aujourd’hui dans bien des régions russes de posséder les terres les plus fertiles de la planete. (pour mémoire en Ukraine le rendement des terres arrables sans intrants (apports) chimiques (engrais) est supérieur aux rendements exceptionnels que l’on arrive a atteindre péniblement en Bauce (Françe), royaume et phare de la culture intensive ( ce qui veut dire un max d’engrais pour faire exploser les compteurs du Kg produit a l’hectare). Et vive l’Industrie....


              • Marc Viot idoine 9 juin 2008 17:16

                Merci pour votre analyse bien pensée.

                Par contre, l’hypothèse de l’avènement d’un (multi)national capitalisme me parait plus relever d’une interrogation personelle que d’une réelle prospective parfaitement finalisée.

                Vous me semblait oubliez un petit détail d’importance. Je m’explique :

                Je ne dis pas que la tentation ne soit pas forte chez nos "élites" dirigeantes d’un monde parfaitement soumis à leur controle, mais je ne vois pas le monde contemporain perdurer face aux différentes crises qui se profilent, sans développer fortement la créativité.

                Et un fort développement de la créativité, nécessite des marges d’autonomie chez les citoyens accompagnées de réseaux de solidarité (tandis qu’un national-capitalisme me parait en grande partie incompatible avec la mise en place d’un système basé sur ce type de valeur.)

                Alors, que la rareté des ressources ait des conséquences, oui, mais ces conséquence ne sont pas, à mon avis un capitalisme national seul et unique dirigeant de la planète (comme Microsoft règnait sans partage sur le monde des PC)

                Non, quelques linuxiens sociaux résisteront et de leur créativité, des outils qu’ils concevront en commun naitra un monde un peu différent de ce que vous imaginez ici.


                • Marc Viot idoine 10 juin 2008 00:52

                  En tenant compte à la fois de la raréfactions des ressources et du réchauffement climatique

                  http://www.futurescenarios.org/content/view/26/40/


                • Marc Viot idoine 10 juin 2008 09:14

                  Un petit aperçu de l’avenir à partir de 3 vidéos

                  La première avec Jérome Bonaldi (en lien direct)

                   

                  La deuxième avec Marc Jolivet et enfin, pour les fines bouches une Anémone refait le printemps - cliquer le lien ci dessous :

                  http://www.scoopeo.com/environement/vive-le-petrole-cher-idoine


                • Le péripate Le péripate 9 juin 2008 21:57

                  Le prix des carburants (à la pompe) n’est-il pas constitué à 90% (95 % ?) de taxes ? N’est-ce pas plutot l’etatisme qui est à mettre en accusation dans cette affaire, plutôt que le libéralisme, qui a bon dos ?

                  A part ça, quelques éclairages à mon sens assez justes, comme la gestion malthusienne du foncier (encore qui  ?). Et des prédictions risquées, aussi, comme des émeutes en Inde. ca fait plus de quinze ans que j’y séjourne assez régulièrement, et loin des images d’epinal de la télé compassion, c’est un pays ou il fait de plus en plus bon vivre. C’est vrai que l’on part de loin.

                   


                  • Bernard Dugué Bernard Dugué 9 juin 2008 22:58

                    L’inde c’est loin mais un de ces jours, tu viendras partager une mousse à Talence, si ta compagne te l’autorise...


                  • Jam’s 9 juin 2008 22:52

                    Je suis admiratif de tous ces billets bien étayés, bien argumentés, malheureusement il manque à beaucoup de scientifiques sur Agoravox, l’aspect sociologique des populations qui souffrent.

                    Nous ne serons jamais à l’abri d’un nouvel Hilter qui enflammera la planète. A lire, par cynisme, certains commentaires l’ont même déjà théorisé. Alors on peut toujours faire des suppositions, les réactions de l’Homme sont imprévisibles malgré ses boulets aux pieds - son endentement, chaînes virtuelles des nouveaux esclaves des temps modernes - . 
                     

                    • vin100 10 juin 2008 15:18

                      Je ne suis pas d’accord avec vous. Non, nous n’oublions pas forcément nos compaires.

                      D’ailleurs lisez attentivement le commentaire qui suit de ce bienheureux chmoll.

                      Il ne vote pas à droite et certe fume surement un peu trop des cigarettes maisons. Mais si vous arrivez a comprendre " son analyse" qui frole la Cabalistique, vous verrez qu’il n’y a absolument rien qui soit exagerement scientifique dans son intervention.

                      Chmoll est la preuve vivante des bienfaits de la Catharsis psychiatrique d’Agora Vox ; chose que ne renierait pas Monsieur Bernard Dugué qui sur ce plan là sera pour une fois d’accord avec moi.


                    • chmoll chmoll 10 juin 2008 08:38

                      faut apporter de soluces

                      tiens pour les compagnies aériennes française,destiné a çui qui occupe la loge des transports à l’élysée circus

                      pkoi n’pas installer des radars mobiles,dans l’espace aérien français,j’dit bien français,faut quand mème pas généraliser l’état mental du cirque

                      ensuite arrivé au d’ssus d’la destination,parachuter les clients,l’’avion pourra faire d’mi tour en plein vol

                      note perso,pour le personne qui s’occup’ras des parachutes,pourriez vous dans l’avion (bon allez j’v dire presidentiel) remplacer les parachutes par des sacs à dos ?là j’m’avance un peu,vous pourriez dev’nir un jour (l’plus tot s’ras l’mieux) un heros national

                      si par malheur l’pétrole continu d’augmenter,installer dans toutes les compagnies aériennes françaises,aux portesd’embarquements,des balances,toutes personnes dépassant 80kg paieras une taxe supplémentaire ,

                      pareil pour l’chomage faut apporter des idées

                      comme les chiffres du chom ,sont positivements négatifs,ben ouié INSEE oblige

                      on peut inventer des nouveaux métiers,tiens ex : peintre en espace vert-effrayeur de pigeons ect ect

                      si dati promet un cellule individuelle a chaque prisonniers ,sur’ment dans les novotels, formule 1 ou campaniles, si grand mère lagarde,promet du boulot au plus de 57 ans,alors tous devient possible

                      note perso pour grand mère lagarde,tu f’ras une liste de toutes les entreprises qui ont embauchées des + de 57 ans,faut bien rire un peu dans c temps difficiles

                      bon j’arrète là ,j’v quand mème pas m’taper tout l’boulot nan !!

                       


                      • fonzibrain fonzibrain 10 juin 2008 16:29

                        Le libéralisme face au choc de la rareté, pétrolier notamment

                         

                        et bien

                        nous voila bon pour des tickets de rationnement

                        comme chez les communiste.

                        en même temps

                        rien de plus logique

                        si il n’y a pas assez pour tous lemonde hé bien on rationne


                        • Christoff_M Christoff_M 11 juin 2008 07:41

                           La panique est bien entretenue comme certains conflits actuels, histoire de faire le jeu de certains spéculateurs et de nombreux financiers que je soupçonne d’entretenir les rumeurs pour faire monter leurs profits d’initiés !! Total n’a jamais fait autant de bénef ne parlons pas de certaines compagnies américaines et anglaises....

                           Nous avons tous les moyens humains techniques scientifiques pour que la planète aille bien et une minorité arrive à nous mettre au bord du gouffre dans le simple but de spéculer !!

                          nous avons eu la spéculation sur l’immobilier, le pétrole, maintenant les céréales, bientot pourquoi pas l’eau !!

                          est ce que le prix des communications ont baissés depuis la "concurrence" en France !! non comme dans l’immobilier, les concurrents s’entendent pour maintenir le prix haut et se faire un maximum de marge... le libéralisme peut avoir du bon pas entre les mains de gougnafiers et marchands de tapis prets à faire crever la moitié de la planète pour se faire des croissances de benefs à deux chiffres....


                          • fonzibrain fonzibrain 12 juin 2008 13:11

                            Comment Londres fait flamber les cours du pétrole


                             

                             
                            Lorsque le prix du pétrole atteindra 200 dollars le baril, ce ne sera pas parce que les Chinois sont de plus en plus nombreux à posséder une voiture, mais à cause de la spéculation sur les prix, organisée depuis Londres. Lors d’une audition devant la commission sur le commerce du sénat américain, le 2 juin, des experts ont montré comment cette spéculation se fait sur des marchés de matières premières « offshore » supervisés par les autorités britanniques. Ce mécanisme, qui leur permet d’échapper à toutes les législations officielles, a été baptisé par les sénateurs de London loophole.

                             

                            Michael Greenberger, professeur de droit à l’Université du Maryland et consultant du département de la Justice, et Mark Cooper, de la Fédération des consommateurs américains, ont expliqué aux sénateurs que 35 % des contrats à terme sur le pétrole brut West Texas Intermediate (WTI), prix de référence pour le pétrole échangé à New York, sont conclus sur un marché basé à Atlanta — l’Intercontinental Exchange (ICE) – par le biais de sa filiale londonienne, l’International Petroleum Exchange.

                            Fondé en 1980 par un groupe de spéculateurs sur l’énergie et les matières premières, ce dernier fusionna avec l’ICE en 2001. Juridiquement, il s’agit d’un marché offshore londonien, supervisé par la Financial Services Authority (FSA) de Grande-Bretagne, qui échappe donc à la juridiction de la CFTC, l’agence américaine de régulation des marchés des matières premières.

                            Selon le Pr Greenberger, environ 70 % de tous les contrats à terme pétroliers sont de nature spéculative et 30 % d’entre eux sont assurés par trois banques, Goldman Sachs, Morgan Stanley et JP Morgan Chase. Ce qui leur donne un contrôle indéniable sur le prix.

                            Pariant sur la chute de dollar, ces banques et fonds de placement achètent aussi de grosses quantités de produits pétroliers qu’ils ne mettent pas à la disposition des marchés, ce qui fait encore plus monter le prix de l’or noir. Il ne s’agit donc pas seulement de spéculation, mais aussi de manipulation du marché.

                            En outre, la FSA britannique accorde à ces banques et hedge funds le statut de traders « commerciaux » et non « spéculatifs » — comme s’il s’agissait de compagnies aériennes ou de distributeurs d’essence devant acheter des produits pétroliers à terme pour se prémunir. Ainsi, puisque plus d’un tiers des contrats à terme sur le brut West Texas se font sur des marchés britanniques offshore, les organismes de régulation américains n’en sont pas informés.

                            Ce rôle dominant des Britanniques a été confirmé par l’International Financial Services de Londres (autrefois baptisé « les Invisibles britanniques »), qui vient de publier un rapport sur les effets bénéfiques pour la City de la spéculation sur les matières premières. En 2007, lit-on, "la valeur nominale des contrats de produits dérivés sur les matières premières échangés de gré à gré sur les marchés londoniens a augmenté de 27 % pour atteindre 9000 milliards de dollars, grâce notamment à l’accroissement des contrats énergétiques. Entre 2002 et 2007, la valeur des exportations physiques mondiales de matières premières a gagné 17 %, tandis que les contrats de produits dérivés sur matières premières augmentaient de 213 % et l’encours nominal de ces mêmes produits grimpait d’environ 540 %."

                            Confirmant l’ampleur du mécanisme décrit ci-dessus, le rapport des Invisibles note que l’ICE "est la plus importante Bourse de produits énergétiques. Le chiffre d’affaires s’est accru en 2007 pour la dixième année consécutive, atteignant 138,5 millions de contrats."

                            Pour creuser le sujet : focus

                             


                             

                            Jeudi 12 Juin 2008
                             


                             

                            http://www.solidariteetprogres.org/

                             

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