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Accueil du site > Actualités > Economie > Le libéralisme, vous connaissez ?

Le libéralisme, vous connaissez ?

Le libéralisme, vous connaissez, vous vous dites ?

Le libéralisme, c'est évident, c'est :

  • les inégalités
  • le renard libre dans le poulailler libre
  • le MEDEF
  • les banques et les marchés financiers

Du reste, aucun homme politique sérieux ne se réclame du libéralisme en France. Le but de Philippe Poutou est de "créer du lien entre les salariés en lutte, entre les résistances ; pour créer une convergence des batailles et lutter ensemble contre le rapport de force libéral". Jean-Pierre Chevenement affirme qu'il faut "fermer la parenthèse libérale" (!). Jean-Luc Mélenchon affirme que la destruction des services publics est due au libéralisme (!). Martine Aubry pense que le libéralisme est une maladie. François Hollande combat depuis les années 80 le libéralisme. Jean-Vincent Placé pense que L’Europe est malade d’un virus libéral et productiviste. Nicolas Sarkozy s'est révélé être un fervent opposant au libéralisme, après avoir fait campagne en 2006-2007 sur le sauvetage d'Alstom ou en expliquant qu'il ne se demandait pas le matin en se rasant ce qu'aurait fait Hayek. La fille à papa de Saint Cloud pense que les suppressions d'emploi chez PSA sont dues à l"'ultra"-libéralisme (sauvage, évidemment) et "dénonce l'UE ultra libérale

Et que dire de l’inénarrable Arnaud Montebourg ? (voir le site des étudiants en journalisme Frequence ESJ).

Bref, comme disait Gaspard Koenig en avril dernier, Le rejet du libéralisme est le point d'accord de tous les candidats (à la présidentielle 2012). C'est donc bien le mal absolu !

En passant, le plus drôle réside peut-être quand même dans le fait tous les politiciens sont le libéral d'un autre politicien. La fille à papa de Saint Cloud affirme qu'elle est "la seule et véritable opposition à la gauche ultralibérale, laxiste et libertaire", Jean-Vincent Placé dénonce le virage libéral clair du gouvernement, etc etc. Passons.

extrait de "Pulp Libéralisme", de Daniel Tourre

Bref, libéralisme partout ?

Les libéraux, ceux qui revendiquent l'étiquette (Alternative LibéraleParti Libéral Démocrate) ou la philosophie des idées libérales (Nouveau Centre UDILibéraux du Modem - UDI) vous proposent de vous informer vous-mêmes sur le libéralisme plutôt que de le comprendre à travers les propos d'anti-libéraux déclarés.

Le site Gauche Libérale, d'Alain Cohen-Dumouchel, répond aux clichés tels que celui du renard libre dans le poulailler libre. Non, vous n'êtes pas condamné à être des poules !

L'ouvrage collectif Libres ! 100 auteurs, 100 idées, crée par le collectif "la Main Invisible" sur une idée de Stéphane Geyres et Ulrich Genisson, vous propose de lire par vous-même ce que sont les idées libérales (dans leur diversité, des libéraux classiques aux libertariens d'aujourd'hui) du point de vue de 100 auteurs d'horizons différents, de l'artisan sans diplôme au professeur d'université titulaire d'un PhD, appliqué aux questions politiques d'aujourd'hui. Vous pouvez feuilleter un extrait de cet ouvrage ici

Si vous voulez vous plonger dans les textes fondateurs du libéralisme ou les grands auteurs comme John Locke, Adam Smith, Alexis de Tocqueville, Benjamin Constant, Montesquieu, vous pouvez les aborder grâce à La Tradition de la Liberté, de Corentin de Salle, un universitaire bruxellois. Ce bouquin est en libre téléchargement sur le site web de l'European Liberal Forum, petits chanceux ! Après cette lecture, vous ne pourrez plus dire que le libéralisme est un truc débarqué des Etats-Unis !

Si vous voulez suivre l'actualité du point de vue libéral, il y a l'excellent webzine Contrepoints. Ce site est développé et administré par l'association libéraux.org. Plus qu'un blog, c'est un véritable média reconnu au niveau international. Contrepoints.org a reçu le mois dernier le Templeton Award pour ses 160 000 visiteurs mensuels uniques 

Vous pouvez aussi suivre Libertarien TV sur YoutubeFacebook ou sur le blog libertarienTV. ce blogueur actif se fait fort de démonter les inepties montebourgeoises ou les contradictions du président de la république qui porte un nom de crème dessert au caramel.

Des politiciens libéraux comme Aurélien VéronGaspard KoenigFrédéric de Harven ou Alain Cohen-Dumouchel écrivent sur Atlantico.fr ou sur Rue89.fr 

Enfin, vous pouvez suivre les blogs suivants, ils reflètent les différentes facettes du libéralisme économique et sociétal : 

ainsi que tous ceux qui sont dans la blogroll droite. Et sur Twitter : Libertarian NewsContrepoints ...
 
Mais que veulent les libéraux ? Certes, vous trouverez des nuances et des débats entre eux, comme dans toutes les familles. Mais les libéraux sont d'accord sur les points suivants : 
 
  • il faut autant de marché que possible, autant d'état que nécessaire
  • on a confiance en l'individu, qui sait mieux qu'un ministère ce qui est bon pour lui
  • il faut gérer l'Etat selon principe de subsidiarité (au plus près du terrain et non pas d'en haut) et selon le principe de séparation des pouvoirs et de l'Etat de droit
  • l'égalité des citoyens devant la loi est fondamentale, et l'Etat n'est pas exempt du respect du droit (y compris pour aller faire la guerre à l'étranger ou videosurveiller ses citoyens) 
  • créons une communauté de vraies solidarités réelles, choisies (exemple : que chacun fasse une mission humanitaire ou donne aux causes de son choix) et non pas une société de solidarités forcées (imposées par le fisc). 
  • les politiciens nous doivent des comptes !
 
Rien à voir avec le Medef (il n'a jamais soutenu les libéraux), le renard libre dans le poulailler libre ou les banques, et tout à voir avec la confiance en l'individu. 

 


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82 réactions à cet article    


  • JL JL 27 novembre 2012 11:44

    Quelqu’un disait un jour ici : « les mafias ne sont pas la spécificité du libéralisme »

    Et il avait raison : je dirai en contrepoint : le libéralisme est la forme la plus aboutie du système mafieux.

    « Le capitalisme contemporain est devenu par la force de la logique de l’accumulation, un « capitalisme de connivence ». Le terme anglais « crony capitalism » ne peut plus être réservé aux seules formes « sous-développées et corrompues » de l’Asie du Sud est et de l’Amérique latine que les « vrais économistes » (c’est à dire les croyants sincères et convaincus des vertus du libéralisme) fustigeaient hier. Il s’applique désormais aussi bien au capitalisme contemporain des États-Unis et de l’Europe. Dans son comportement courant, cette classe dirigeante se rapproche alors de ce qu’on connaît de celui des « mafias », quand bien même le terme paraîtrait insultant et extrême ». Par Samir Amin, économiste et président du World Forum for Alternatives. L’Europe s’est alignée sur les États-Unis, avec son « capitalisme de connivence » et riposte en ayant recours au moralisme et au gouvernement des juges. Seule une remise en question totale du système capitaliste pourrait y mettre fin.


    • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral 27 novembre 2012 18:20

      pourtant vous savez que les libéraux luttent contre ce capitalisme de connivence que nous impose l’UMPS ? 


      Avez vous, par exemple, entendu qu’il fallait laisser les grandes entreprises ou banques en difficulté faire faillite plutot que de les aider avec de l’argent public ?

    • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral 27 novembre 2012 19:00

      sur la fin du capitalisme de connivence, je vous laisse vérifier par vous même ce que disent les libéraux : 



      Le processus d’attribution des aides favorisera par ailleurs les groupes les plus puissants, proches du pouvoir ou au lobbying performant. En effet, chaque ministre joue de son influence pour montrer ses capacités d’action et répondre aux sollicitations de ses réseaux. L’un réclame une centrale nucléaire de 4ème génération, l’autre la construction de nouvelles prisons. Le capitalisme de connivence promet d’être le moteur du deuxième plan de relance.
      Parti LIbéral Démocrate 
      GRAND EMPRUNT, UNE SI BONNE IDÉE ?


       Le ministre allemand de l’Économie et président du Parti libéral démocrate (FDP), Philipp Rösler, appelle à une faillite ordonnée du pays,

      USA : un (bon) plan pour en finir avec les banques « Too Big To Fail »

      Dans cette crise qui secoue le monde développé, il faudrait garder une chose en tête : à droite comme à gauche, on se bat contre le même monstre. Je parle du capitalisme de copinage. Pro et anti-business ont conspiré pour décider qui allait jouer le rôle de la vache à traire : le contribuable


      La crise va permettre au mouvement Alternative Libérale de se démarquer avec beaucoup plus de force de l’UMP dont il dénonce aujourd’hui l’interventionnisme tous azimuts, que ce soit sur le plan économique ou dans la façon dont la vie des citoyens est en train d’être placée sous contrôle.

      Le tandem Bachelot-Dambreville sera aussi amené à dénoncer le « capitalisme de connivence » d’Ernest-Antoine Seillière, dont certains dénoncent sa conversion à l’Etat Providence. Pour démontrer que leur mouvement est le seul vrai porteur, aujourd’hui des idéaux libéraux.

      http://bachelot.hautetfort.com/archives/category/dans_les_medias/index-8.html/


    • perlseb 27 novembre 2012 23:19

      Le capitalisme de copinage est l’aboutissement logique du libéralisme.

      Que fait un entrepreneur qui réussit ? Il rachète ses concurrents... A un moment, sur un marché donné, il reste peu d’intervenants. Comme les monopoles sont en théorie interdits (qui a dit Microsoft), plutôt que de se faire une concurrence acharnée lorsqu’ils ne sont plus que 3 ou 4, ils s’entendent (cartel, contre lequel aucune législation ne peut rien faire : on ne peut pas dénoncer une surfacturation si l’on n’est pas expert dans le domaine, si l’on n’appartient pas au cartel).

      Le libéralisme conduit naturellement au système que l’on a : les puissants peuvent acheter les hommes politiques (lobbys) pour faire passer les lois, les aides dont ils vont bénéficier, les acquis sociaux que l’on va faire sauter grâce à la dette créée à l’occasion...

      Libéralisme, droite, gauche, c’est dépassé. La seule lutte possible, c’est le système pyramidal (élitiste) contre le système démocratique (investissement démocratique). Notons qu’avec l’avènement d’internet, nous n’avons plus besoin d’hommes politiques, et nous n’avons plus besoins d’hommes d’affaires. Chacun devrait pouvoir proposer des lois (politique) ou proposer des nouveaux biens (investissement, les gens travaillant pour les projets qu’ils ont choisis, directement ou en support). C’est à tout le monde de voter et non pas à quelques dégénérés qui se croient tout permis de décider pour les autres.

      Et le principe numéro 1 de la liberté, la vraie, c’est ne pas être obligé de se soumettre à un chef (organisation du travail) pour avoir le droit de manger et de se loger. C’est donc bien la prise de décision et sa répartition égale (démocratie) qui permet la liberté.


    • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral 28 novembre 2012 10:34

      Le capitalisme de copinage est l’aboutissement logique du libéralisme.

      ==> 1. c’est pour ca que les libéraux dénoncent le capitalisme de copinage

      2. c’est pour ca que les libéraux sont pour la concurrence libre et non faussée mise en place par des institutions et surveillées par la justice

      3. le capitalisme de copinage peut exister SANS libéralisme, cf les pays capitalistes mais non libéraux comme la France


      Que fait un entrepreneur qui réussit ? Il rachète ses concurrents... 

      ==> Pas forcement. Apple a 80 milliards de cash, ont-ils racheté HP, Bull et Fujitsu ? 


      A un moment, sur un marché donné, il reste peu d’intervenants. Comme les monopoles sont en théorie interdits (qui a dit Microsoft), plutôt que de se faire une concurrence acharnée lorsqu’ils ne sont plus que 3 ou 4, ils s’entendent (cartel, contre lequel aucune législation ne peut rien faire : on ne peut pas dénoncer une surfacturation si l’on n’est pas expert dans le domaine, si l’on n’appartient pas au cartel).

      ==> ce qui fait émerger de nouveaux concurrents, plus innovants. Avez vous entendu parlé de Linux ? d’Android ? De Mac OS ? 


      Le libéralisme conduit naturellement au système que l’on a : les puissants peuvent acheter les hommes politiques (lobbys) pour faire passer les lois, les aides dont ils vont bénéficier, les acquis sociaux que l’on va faire sauter grâce à la dette créée à l’occasion...

      ==> les libéraux veulent que les hommes politiques n’aient pas beaucoup de champ d’intervention, et qu’ils, justement, ne puissent pas voter de budgets en déséquilibres. 


      Libéralisme, droite, gauche, c’est dépassé. La seule lutte possible, c’est le système pyramidal (élitiste) contre le système démocratique (investissement démocratique). Notons qu’avec l’avènement d’internet, nous n’avons plus besoin d’hommes politiques, et nous n’avons plus besoins d’hommes d’affaires. Chacun devrait pouvoir proposer des lois (politique) ou proposer des nouveaux biens (investissement, les gens travaillant pour les projets qu’ils ont choisis, directement ou en support). C’est à tout le monde de voter et non pas à quelques dégénérés qui se croient tout permis de décider pour les autres.

      ==> d’acord avec vous. Et vous etes un libéral, en fait. 


      Et le principe numéro 1 de la liberté, la vraie, c’est ne pas être obligé de se soumettre à un chef (organisation du travail) pour avoir le droit de manger et de se loger. 

      ===> TOUT LE MONDE PEUT ETRE son patron, ca s’appelle creation d’entreprise. 


      C’est donc bien la prise de décision et sa répartition égale (démocratie) qui permet la liberté.

      ==> impossible. La ressource la plus intime, l’intelligence / le cerveau / la conaissance, est inégalement répartie. il y aura tjs des gens plus malins que vous et moi. Il n’y a qu’à voir le taux de réussite à Polytechnique des enfants de profs (pas riches et intelligents) vs les enfants de commercants et artisants (riches mais peu éduqués). Les enfants de profs explosent tout : un étudiant à Polytechnique sur deux a un parent enseignant, alors qu’il n’y a « que » 650 000 employés de l’Educ. Nat, soit 1 français sur 100. 


    • pingveno 28 novembre 2012 11:51
      2. c’est pour ca que les libéraux sont pour la concurrence libre et non faussée mise en place par des institutions et surveillées par la justice

      Le problème avec la concurrence libre et non faussée, c’est que c’est un terme volontairement flou pour permettre à tous les partis, de l’extrême-gauche à l’extrême-droite, d’être d’accord : on veut tous la concurrence libre et non faussée sauf qu’on n’en donne pas la même définition.

      Alors essayons d’être clairs.

      Pour la Commission Européenne, la concurrence libre et non faussée semble bien consister à ouvrir l’ensemble des marchés, quitte à le faire de façon complètement artificielle. On l’a bien vu avec les réseaux téléphoniques (où les opérateurs concurrents sont en fait obligés de louer l’infrastructure de l’opérateur historique), et encore mieux avec les fameux 118 (arrivés à une période où internet aidant, presque plus personne n’appelait le 12)

      Continuons sur l’exemple de Microsoft. Cette firme a multiplié depuis sa création les pratiques commerciales douteuses : faux messages d’erreur quand on installait un produit concurrent en plus du produit maison, entente avec les revendeurs de PC pour aboutir à la vente forcée, utilisation du monopole sur les systèmes d’exploitation (acquis grâce aux points précédents) pour obtenir celui sur les navigateurs, les lecteurs multimédia, etc. Alors, pour vous que veut dire « concurrence libre et non faussée » dans ce cas ? Pour certains, cela veut dire « c’est du secteur privé donc on ne s’en mêle pas car ça fausserait la concurrence ». Après, la Commission essaie de faire croire que ce n’est pas là ce qu’elle pense en prenant des mesurettes comme l’obligation pour Microsoft de proposer le choix du navigateur, obligation que M$ s’est fait un plaisir de contourner en créant un bug juste pour l’occasion histoire que les utilisateurs réclament le retrait de cet écran maudit imposé par l’UE...

      Donc en clair : concurrence libre et non faussée, cela veut-il dire que l’on lutte contre les pratiques commerciales déloyales, ou au contraire, que les instances politiques ne doivent surtout rien faire pour ne pas fausser la concurrence ?

      Que fait un entrepreneur qui réussit ? Il rachète ses concurrents... 

      ==> Pas forcement. Apple a 80 milliards de cash, ont-ils racheté HP, Bull et Fujitsu ? 

      Pour le moment j’ai l’impression qu’Apple ne considère pas vraiment ces sociétés comme des concurrents, mais plutôt comme des marchés distincts. Quand vous achetez Apple, vous êtes liés à cette marque à tous les niveaux, ce n’est pas le cas quand vous achetez du PC. (Au fait, concurrence libre et non faussée ou pas ?). Et puis les marques que vous citez vivent désormais moins de la vente de matériel que du service aux entreprises.

      ==> ce qui fait émerger de nouveaux concurrents, plus innovants. Avez vous entendu parlé de Linux ? d’Android ? De Mac OS ? 

      J’utilise régulièrement les deux premiers et je ne les considère pas comme des concurrents au sens commercial du terme puisque, justement, ils ne sont pas commercialisés directement (mais indirectement via les distributions commerciales pour le premier, et le matériel pour le second). A ce titre, aussi bons et innovants que ces produits puissent être, ils ne peuvent disposer de moyens publicitaires des produits leaders du marché.

      ===> TOUT LE MONDE PEUT ETRE son patron, ca s’appelle creation d’entreprise. 

      Si le marché est ouvert, certes. C’est le cas dans les métiers du bâtiment par exemple où on trouve beaucoup d’artisans qui sont leur propre patron. Certes.

      Mais dans le monde de l’informatique (désolé de rester sur ce domaine mais c’est celui dans lequel je travaille), il n’en est rien. Et pourtant ce secteur aurait aujourd’hui tous les atouts pour qu’il en soit ainsi car il nécessite (depuis l’arrivée de l’internet) bien moins d’investissement que, par exemple l’artisanat (d’ailleurs c’est pour ça qu’on avait créé le statut d’auto-entrepreneur, à l’origine). Reprenons :

      - vous voulez faire du service informatique aux entreprises ? peine perdue, les PME hors informatique n’ont pas les moyens, et les gros comptes exigent de leurs fournisseurs des garanties que seul un gros fournisseur peut offrir, ce qui conduit les « propres patrons » à sous-traiter pour le compte des sociétés que vous citiez plus haut ;

      - vous voulez commercialiser une suite bureautique, un OS (linux ?) ? oubliez, le marché est à 99% dans les mains d’un seul compte ; tous les clients font semblant de faire jouer la concurrence pour ensuite prendre le leader du marché parce que c’est le seul à être 100% compatible avec lui-même (donc avec les clients et les autres fournisseurs)

      - vous voulez créer un nouveau produit sur un marché qui n’existe pas encore ? bon, là vous avez peut-être une chance... de vous faire racheter par un concurrent ricain à bon prix (cf. l’exemple de Groupon, dont la présence en France n’est due qu’au rachat d’un concurrent français présent bien avant lui sur le marché)

      Alors, la concurrence libre et non faussée, pour ou contre ?

      Si par concurrence libre et non faussée, on entend le refus de tout monopole privé, quitte à ce que l’Etat intervienne pour le casser après qu’il soit constitué de fait, alors je suis pour. Mais la Commission, toujours elle, ne semble pas aller dans cette voie. Dernier exemple dont j’ai souvenance : quand Oracle, leader du secteur des bases de données, s’est offert son concurrent libre MySQL, la Commission a beaucoup gesticulé puis a finalement laissé faire. 

      Alors si par concurrence libre et non faussée, on entend au contraire, le refus de toute contrariété envers les entreprises, y compris celles qui ne respectent pas les règles (afin de ne pas sembler faire de traitement de faveur aux autres concurrents), alors je suis contre.


    • perlseb 28 novembre 2012 14:41

      Entièrement d’accord avec pingveno, la concurrence libre est non faussée est un vœu pieux : ceux qui devraient être chargés de la faire respecter (car il faut forcément agir pour qu’elle reste une vraie concurrence non faussée) sont et seront toujours en retard d’une guerre.

      La ressource la plus intime, l’intelligence / le cerveau / la conaissance, est inégalement répartie. il y aura tjs des gens plus malins que vous et moi.

      OK, il y a des gens plus intelligents, meilleurs dans certains domaines... Mais je fais une grande différence entre prise de décision et expertise. Ce n’est pas parce que l’on sait fabriquer une centrale nucléaire que l’on doit prendre la décision seul de la construire. Clairement, chacun doit utiliser au mieux ses qualités dans son travail, mais la liberté s’arrête où commence celle des autres : si un de mes actes a un impact sur d’autres personne, alors je dois, par respect pour la liberté des autres, demander l’avis de ceux qui sont impactés (la démocratie cherche en fait à maximiser la liberté). Bien sûr, notre société dictatoriale est très loin de respecter l’avis des gens (on le voit encore aujourd’hui avec un aéroport à Nantes). Donc pour une centrale nucléaire, comme le risque d’accident grave est non nul, c’est tout un continent (voire le monde entier) qui devrait donner son avis quant à sa construction.

      En résumé, ce n’est pas parce que l’on est brillant que l’on a l’intérêt général dans ses veines. Et supposer une telle chose, c’est courir à la catastrophe (en gros, celle que l’on est en train de vivre en ce moment).


    • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral 28 novembre 2012 16:03

      si un de mes actes a un impact sur d’autres personne, alors je dois, par respect pour la liberté des autres, demander l’avis de ceux qui sont impactés

      ==> OUI, 100% d’accord, ca s’appelle le respect du droit de propriété

       (la démocratie cherche en fait à maximiser la liberté).
      ==> NON, pas tjs, cf l’exemple de Notre Dame des Landes. 



    • perlseb 28 novembre 2012 17:56

      Merci pour vos réponses. Mais c’est là que nos avis divergent fortement.

      ca s’appelle le respect du droit de propriété

      Non pour moi, les nuisances peuvent être bien plus larges : pollution sonore des avions, pollution climatique (trainées, CO2) pollution tout court... D’ailleurs je suis contre la propriété privée immobilière (même si je suis propriétaire car nous n’avons pas vraiment d’autre possibilité) : car la propriété suppose entre autre l’« abusus », hors il me paraît impensable d’avoir le droit de détruire un morceau de Terre que l’on n’a pas créé (même si les agriculteurs le font avec la disparision progressive de l’humus, et même si les américains le font également avec les gaz de schistes : destruction des nappes, ...).

      Pour Notre Dame des Landes, je ne comprends pas bien votre point de vue. Si vous êtes pour l’aviation, il faudra m’expliquer en quoi elle respecte ceux qui ne l’utilisent pas (et est-ce que ceux qui l’utilisent fréquemment ne sont pas les mêmes qui ont les moyens de se mettre à l’écart des nuisances ?). L’aviation est complètement anti-démocratique et si on devait dédommager ou reloger tous ceux qui se trouvent aux abords des aéroports ou dans les couloirs aériens, elle ne serait pas du tout rentable : beaucoup trop de nuisances. Et avec nos moyens de communication pour le travail, son utilité est des plus douteuses. Etre pressé et vouloir avoir un retour rapide sur investissement (gestion du court-terme) ne sont pas des buts civilisationnels mais des errements monétaires d’une société malade.


    • Robert GIL ROBERT GIL 27 novembre 2012 12:00

      pour faire simple voici un résumé de LA DOCTRINE FRIEDMAN


      • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral 27 novembre 2012 18:22

        le plus simple est d’ecouter DIRECTEMENT ce que Friedman raconte ? 


        Naomi Klein : la stratégie de s’en prendre aux morts en leur faisant dire n’importe quoi

        cordialement. 

      • xmen-classe4 xmen-classe4 27 novembre 2012 12:09

        même le libéralisme républicain est d’actualité. Les impôts prélevé par l’état se doivent de servir l’interet du pays et non de pondérer des choix idéologique.


        taxer ,toujours plus, crée du chômage, même si cette argent sert à créer des emplois. le travail doit repondre à des besoins nécessaires de la société même quand ils sont littéraires ou sociaux.

        • xmen-classe4 xmen-classe4 27 novembre 2012 12:11

          il faut des comptes de la part du medef à l’etrangé. ils ne doivent pas comptabiliser leur frai ici , et leurs bénéfices dans des paradis fiscaux.


          • xmen-classe4 xmen-classe4 27 novembre 2012 12:16

            le liberalisme c’est aussi la prison pour ceux qui dépense 800000€ pour une exposition politisé.

            c’est utiliser les frais de gestions des mairies pour faire de la com pour un parti politique.
            ex : parisplage, etc...

            • xmen-classe4 xmen-classe4 27 novembre 2012 12:38

              autre exemple les champs libre de Rennes, c’est le temple libertaire.


              c’est marqué musée de bretagne mais
              l’architecture est un délire musulman.
              On y trouve des expositions permanentes :
              Bretagne est Univers
              Bretagne des Milles et Une Images
              Espace Dreyfus

              on y apprend que l’histoire de Bretagne, c’est l’affaire dreyfus expliqué par zola.
              son histoire est de la géologie.
              et que steinbeck nous explique le roy c’etais le joug et que le populaire est la liberté.

              la sécurité y est déguisé en pompier.

              et la bibliotheque nous présente tous les bons livre du parfait socialistes.

              la vie citoyenne est de lire la presse parisienne.




              • foufouille foufouille 27 novembre 2012 12:44

                « on a confiance en l’individu, qui sait mieux qu’un ministère ce qui est bon pour lui »

                le fric par tous les moyens
                des millions de sdf et de creves la faim
                peu de super riches avec pedophilie autorisee
                etc


                • Inquiet 27 novembre 2012 14:22

                  Je pense que vous faites partie des communiquant de la dernière chance, comme cette pub d’une banque qui veut nous faire croire à la vertu de ses employés.


                  Et en plus elle a raison cette banque : ses employés sont vraiment vertueux. Mais ce ne sont que des sous-fifres. Cette banque ferait-elle semblant de ne pas comprendre le ressentiment par rapport au système financier (dont la banque est un acteur majeur) en général ?
                  « Quand le philosophe montre la lune, son chien regarde son doigt ».

                  Oui, je sais, le terme libéral est souvent galvaudé et emprunte souvent plusieurs définitions suivant la discipline (économie libérale, philosophie libérale ....) mais il ne faudrait pas jouer avec les nerfs des gens qui souffrent de cette situation en leur attribuant un zéro pointé sur la compréhension de texte.
                  Le texte n’est rien, le ressenti est tout. Quand on se fait l’apôtre du pragmatisme on devrait comprendre cela.

                  Ce qui est marrant, c’est que les tenant du libéralisme le plus ultra, sont aussi ceux qui ne font pas de distinction entre le marxisme, le communisme et le stalinisme.

                  Si on considère qu’on « chipote » pour un « univers idéologique » il faut avoir l’honnêteté intellectuelle qu’on adosse au terme « libéralisme » un ensemble idéologique identifié par la volonté de réduire l’intervention de l’état dans les affaires des affairistes dans sa dimension la plus petite possible.

                  Ce qui provoque bien sûr, quelque soit le degré d’exactitude du terme libéralisme suivant la référence culturelle : la liberté du renard de gambader dans le poulailler.

                  Cette réhabilitation du libéralisme comme un humanisme est d’un pitoyable et d’un pathétique incroyable.

                  Bonne nouvelle : cela veut dire que vous tirez vos dernières cartouches ?


                  • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral 27 novembre 2012 18:24

                    il ne s’agit pas d’une réhabilitation : le libéralisme n ’étant pas au pouvoir, il n’est pas coupable. 


                  • xmen-classe4 xmen-classe4 28 novembre 2012 21:25
                    Au XVIe siècle, les droits régaliens désignent souvent les droits suivants :
                    le droit de faire la loi
                    le droit de paix ou de guerre
                    le droit de battre monnaie
                    le droit d’accorder des grâces
                    le droit de douane
                    le droit de mettre garnison (le droit de lever une armée)

                    alors certains libéraux étudient un par un les bénéfices qu’apporte la suppression de ces droits.
                    libéraux comme infirmiere et medecin que l’etat finance.

                  • Pyrathome Pyrathome 27 novembre 2012 14:41

                    Bonne nouvelle : cela veut dire que vous tirez vos dernières cartouches ?

                    Oui ils tirent leurs dernières cartouches de propagande, le libéralisme n’a strictement rien à voir avec la liberté mais ils voudraient que les gens confondent les deux mots.....Voyez le sinistre paradoxe !!...
                    La vraie liberté c’est l’éradication du système monétaire et de l’argent, du capitalisme/libéralisme........
                    http://o-pied-humide.over-blog.com/article-le-projet-venus-pour-un-monde-ou-le-bien-etre-passe-avant-le-profit-103090691.html
                    ..


                    • epicure 27 novembre 2012 18:03

                      Effectivement dans la sémantique libérale, de manière volontaire, et peut être involontaire pour d’autres il y a confusion entre deux concepts : la liberté et la libéralité.
                      Or ce qui fait lien chez tous les libéraux c’est la libéralité.
                      Au contraire la gauche libertaire combat la libéralité source de domination, et donc réductrice de liberté.

                      Parce que le mot libéral vient de libéralité et non liberté.

                      Et la largesse libérale vis à vis des intérêts privés ne signifie pas la liberté pour tous.

                      Les libéraux n’ont pas été facilement libéraux avec le suffrage universel par exemple, lui préférant le suffrage censitaire qui permet seulement aux riches de voter,
                      Le suffrage universel, le seul garant de l’égalité des droits et de al liberté politique concrète n’est pas une valeur libérale mais de gauche.

                      Pour les libéraux originaux, si on regarde bien , l’homme libre, c’était l’homme qui pouvait se permettre d’être large au niveau argent en fait, le bourgeois, seul lui méritait les largesses de la société. Et ce point de vu n’a pas changé depuis, surtout avec friedman.

                      Si le libéralisme tend à favoriser le pouvoir de certains au niveau économique, c’est aussi le cas au niveau religieux, au contraire de la laïcité, le libéralisme religieux, ne conçoit la liberté religieuse comme comme la liberté des institutions religieuses, et non la liberté des individus vis à vis des institutions religieuses : on peut se permettre des choses si on est une religion.
                      La société libérale est libérale vis à vis des institutions et croyances religieuses, mais n’a rien pour défendre la liberté vis à vis des religions.
                      La société américaine illustre bien la conception libérale de la religion , où parce qu’ils ont une religion déclarée, les prédicateurs, les gourous etc... peuvent se permettre plein de choses qui ne leur serait pas accordé s’ils n’étaient pas déclarés religion.


                    • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral 27 novembre 2012 18:33

                      Parce que le mot libéral vient de libéralité et non liberté.

                      ==> ah bon, quelle est votre source ? 


                      Les libéraux n’ont pas été facilement libéraux avec le suffrage universel par exemple, lui préférant le suffrage censitaire qui permet seulement aux riches de voter,
                      Le suffrage universel, le seul garant de l’égalité des droits et de al liberté politique concrète n’est pas une valeur libérale mais de gauche.

                      ==> deja, vous faites une erreur en opposant libéral et gauche. Les idées libérales sont compatibles avec la gauche. Les libéraux sont pour le progressisme. 

                      ensuite, vous sous entendez que suffrage universel = égalité des droits. C’est faux, les citoyens peuvent voter pour des lois ou des politiciens inégalitaires.


                      Pour les libéraux originaux, si on regarde bien , l’homme libre, c’était l’homme qui pouvait se permettre d’être large au niveau argent en fait, le bourgeois, seul lui méritait les largesses de la société. Et ce point de vu n’a pas changé depuis, surtout avec friedman.

                      ==> vous avez deja lu Friedman, serieusement ? 


                      Si le libéralisme tend à favoriser le pouvoir de certains au niveau économique, c’est aussi le cas au niveau religieux, au contraire de la laïcité, le libéralisme religieux, ne conçoit la liberté religieuse comme comme la liberté des institutions religieuses, et non la liberté des individus vis à vis des institutions religieuses :

                      ==> comique ! les conservateurs reprochent à Ayn Rand son athéisme. Vous dites donc n’importe quoi, si je puis me permettre. 



                    • epicure 27 novembre 2012 21:01

                      1) l’origine du mot libral :
                      http://www.ptidico.com/definition/lib%C3%A9ral.htm

                      Les termes les plus anciens sont bien liés à lébéralité avant la liberté.

                      2) Non je ne fais pas erreur.
                      Il y a effectivement des compatibilités au niveau théorique, mais il y a des divergences qui font que finalement la gauche et les libéraux se confrontent sur certains thèmes, dont le plus visible est l’économie.
                      Parce que ce sont les différences qui jouent ce qui est au cœur des affrontements idéologiques : les rapports de pouvoirs.

                      "ensuite, vous sous entendez que suffrage universel = égalité des droits. C’est faux, les citoyens peuvent voter pour des lois ou des politiciens inégalitaires."

                      Bien sûr que le suffrage universel c’est l’égalité du droit de vote, si on soustrait le droit de vote à certains citoyens, il y a à la fois inégalité et privation de liberté.
                      L’égalité des droits n’est pas une garantie de ce que font les gens de ce droit.
                      Ce n’est pas avec une société sans suffrage universel qu’on peut aboutir à une société inégalitaire, puisque seuils les privilégiés votent.
                      C’est le suffrage universel qui fait la base de la démocratie, sinon c’est une oligarchie.

                      j’ai lu friefdman, j’ai lu les points de sa doctrine, et surtout je vois les applications de ses idées, qu’il a soutenu la dictature chilienne.
                      Bref pas besoin d’avoir lu friedman pour se rendre compte que dans sa tête de libéral, la liberté ne concerne qu’une minorité de privilégiés : les plus riches que sa doctrine renforce.

                      3) comique ?
                      pourtant la gestion américaine de la religion est typiquement l’application de la logique libérale : la libéralité vis à vis des intérêts particuliers, ici les institutions religieuses séparées de l’état.
                      Donc tu défends le libéralisme mais tu n’es pas capable de reconnaitre la logique libérale en action, donc c’est toi qui est comique.

                      Car le modèle américain ce n’est ni :
                      la logique réactionnaire, d’extrême droite, où la religion officielle transcende et domine la société (sociétés cléricales classiques, et encore plus théocratie), et discrimine les autres religions, et bien sûr interdit la non appartenance religieuse signe d’individualisme.
                      ni la logique communautaire où soit la société, soit un principe neutre au dessus de la société (par exemple la nature), doit être seule source de vénération, interdisant tout culte religieux ou la non adhésion au culte communautaire. ( modèle totalitaire, sociétique )
                      ni la logique de gauche, la laïcité française où la liberté de conscience de l’individu (l’humain) et l’égalité entre les citoyens ont préséance sur les libéralité vis à vis des intérêts particuliers religieux
                      reste al logique libérale qui favorise la libéralité vis à vis des intérêts particuliers affirmés, dans ce cas les religions.

                      Donc moi je sais de quoi je parle.


                    • Le péripate Le péripate 27 novembre 2012 21:17

                      Vous n’avez pas lu Friedman, c’est évident. De plus il n’a pas plus soutenu le régime chilien de Pinochet que les régimes communistes auxquels il a aussi rendu visite, à leur invitation.


                      Pourtant personne ne lui tient rigueur d’avoir « soutenu » des régimes communistes. Pas assez croustillant peut-être.

                    • Chupa chups Chupa chups 27 novembre 2012 21:30

                      Mouarfff ... Le mot libéral qui vient de libéralité ! J’en avais entendu beaucoup des comme ça mais là c’est le pompon !

                      Et puis bien sûr comme l’on a pas d’argument à opposer, on dit que le libéralisme (de liber -> gratuit qui dérive en libertatem -> liberté.) vient de libéralité (liberalitas en latin). On dit aussi qu’une philosophie qui prône la liberté pour tous est contre la liberté (logique voyez-vous !) et que le libéralisme est présent en grande quantité aujourd’hui, alors que même les antilibéraux s’accordent dire que la social-démocratie est le modèle quasi-universel aujourd’hui. Bref de la propagande ...

                      Merci pour cet article Monsieur Le parisien libéral. Pour tous ceux qui ne sont pas obtus dans leurs idées je conseille fortement de lire souvent le site contrepoints (qui je crois est mentionné dan l’article.) qui fait vraiment de bon articles de fonds qui peuvent même être lus par des conservateurs modérés ou sociaux-libéraux.

                      A bon entendeur.


                    • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 27 novembre 2012 16:44

                      Le libéralisme est la défense des libertés individuelles contre les pouvoirs institués dès lors qu’ils en abusent. Cela vaut aussi pour le pouvoir économique du capital et la domination qu’il fait peser sur le travail et les salariés.

                      Mais cet abus est culminant lorsque s’opère la fusion entre le pouvoir économique et le pouvoir politique. Cela vaut pour le soi-disant socialisme réel et pour le néo-libéralisme : Le prétendu néo- libéralisme n’est, en effet, que le masque d’une dictature du capital qui s’octroie le pouvoir politique sur fond de corruption, de manipulation idéologique de l’opinion et de soumission de la politique et des élus à la loi du marché rendue inégalitaire (Bush, Berlusconi etc...) du fait des rapports de forces inégaux entre le capital et le travail.

                      La preuve ? les trop grandes banques ne peuvent plus faire faillite et les « Hedge-Fund », via les paradis fiscaux, échappent à toute régulation par la volonté politique des états à leur solde. Ce qui est une des causes de la crise politique et morale (confiance) que nous connaissons...


                      • JL JL 27 novembre 2012 17:39

                        Mais oui,

                        si le discours que nous tient ici le libéral de service était honnête, ce n’est pas ça qu’il dirait : il serait encore plus virulent contre l’establishment que ne l’est Mélenchon !

                        Je n’ai jamais vu un libéral autoproclamé dénoncer les arrangements entre le pouvoir économique et le pouvoir politique . J’ai à ce sujet coutume de dire que la différence entre l’anarchie - chacun fait ce qu’il veut - et le libéralisme maffieux, c’est que le libéralisme mafieux fonctionne sur le lobbying et le noyautage des partis politiques et des pouvoirs démocratiques. Autant dire, la corruption.


                      • Le péripate Le péripate 27 novembre 2012 17:45

                        C’est pourtant l’objet d’une discipline entière, l’école des choix publics. Mais à part ça vous n’avez jamais rien vu rien entendu....


                      • epicure 27 novembre 2012 18:08

                        Mais alors pourquoi les grands théoriciens libéraux historiques ont toujours défendu uniquement le suffrage censitaire (seuls les riches votent et dirigent la nation) contre le suffrage universel ?

                        Ces faits ne sont pas cohérents avec ton affirmation, puisque en défendant le suffrage censitaire, le libéralisme défend donc de façon implicite la collusion des pouvoirs économiques et politiques, et la défense des intérêts capitalistes avant les intérêts du peuple.


                      • Le péripate Le péripate 27 novembre 2012 18:21

                        Des noms ? Des dates ?

                        D’ailleurs la gauche fait le même raisonnement a propos du vote local : impôt = droit de vote.

                        Vous avez un problème de cohérence.

                      • Mycroft 27 novembre 2012 18:45

                        La gauche veut donner le droit de vote à ceux qui payent des impôts et qui ne l’avaient pas. Elle n’entend pas le supprimer à des gens qui ne paient pas d’impôt.

                        Mauvaise foi, quand tu nous tiens.


                      • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral 27 novembre 2012 18:51

                        « si le discours que nous tient ici le libéral de service était honnête, ce n’est pas ça qu’il dirait : il serait encore plus virulent contre l’establishment que ne l’est Mélenchon !

                        Je n’ai jamais vu un libéral autoproclamé dénoncer les arrangements entre le pouvoir économique et le pouvoir politique »


                        ==> deja, Mélenchon, député Européen (7000 euros par mois), habitué des plateaux TV,, héritier de son père (source Libération ou Nouvel Obs), est l’establishment

                        ==> ensuite, il n’y a qu’à lire 

                        L’affaire Dexia, symbole de l’incompétence des « élites » dirigeantes 

                        le libéralisme est fondamentalement populaire, lorsqu’il s’agit d’assurer l’égalité des chances, de récompenser l’initiative créatrice et le travail, de garantir la mobilité sociale de susciter le tissu vivant des créateurs d’entreprises et des PME. La politique de concurrence lutte contre les abus de position dominante, les ententes, les conflits d’intérêts, prohibe les collusions de la haute banque et de la grande industrie, les cartels et les trusts - c’est-à-dire les excès de pouvoir du grand capital.
                        source : Alain Madelin, aux sources du libéralisme français 
                        livre en libre téléchargement


                        Quand au manque de transparence dont le Ministère de la Santé a fait preuve en refusant de montrer dans leur ensemble les contrats passés entre la très secrète Eprus et les labos, il a été dénoncé dès le début.
                        source : LPL Le Parisien Libéral 


                        Il fallait oser, Nicolas Sarkozy l’a fait ! 
                        source : Frédéric de Harven 


                        L’État totalitaire, pour asseoir son hégémonie, a besoin de canons, de fusil et de soldats qui feront les guerres qu’il faudra pour assurer sa propre pérennité.

                        L’État social-démocrate, lui, a bien compris qu’il n’était pas nécessaire d’envahir un pays pour exister ; il lui suffit donc, pour se maintenir, de se brancher directement au monde financier. Après tout, c’est l’État qui est maître de la monnaie, qui définit le médium de toutes les transactions, et qui punit sans faiblir ceux qui tentent de s’extraire de son joug, qu’il soit monétaire ou fiscal. En cela, la sociale-démocratie aura permis aux larrons et autres aigrefins politiques de trouver de bons truchements pour leurs goûts immodérés de pouvoir et de luxe.

                        Résultat : plus aucune banque d’importance, plus aucun établissement financier un tant soit peu remarquable n’est indépendant des politiciens qui, en l’échange de passe-droits et de regards tournés à gauche lorsqu’on bidouille à droite et inversement, récupèrent une partie des fonds ainsi collectés et, par voie de conséquence, du pouvoir afférent.

                        H16 - Libor, les raisons d’un scandale

                        http://h16free.com/2012/07/02/16132-libor-les-raisons-dun-scandale


                        Vous voyez donc que vous devriez lire directement ce que disent les libéraux, depuis des années, plutot que d’écouter ce qu’on raconte sur les libéraux ? smiley


                      • JL JL 27 novembre 2012 19:05

                        « deja, Mélenchon, député Européen (7000 euros par mois) »

                        Pouah ! ça vole bas ici !

                        Même pas besoin de lire la suite.


                      • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral 27 novembre 2012 19:21

                        pourquoi j’ecris « Melenchon 7000 euros par mois ? » parce qu on me dit qu’il est un critique du systeme, voila tout. 

                        Vous pouvez lire la suite smiley

                      • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral 27 novembre 2012 19:50
                        Par Mycroft (xxx.xxx.xxx.71) 27 novembre 18:45

                        La gauche veut donner le droit de vote à ceux qui payent des impôts et qui ne l’avaient pas.

                        ==> DONC la gauche pense que le fait de payer des impots ouvre au droit de vote. 


                         Elle n’entend pas le supprimer à des gens qui ne paient pas d’impôt.

                        ==> Ah ? 

                        Un gouvernement de gauche s’honorerait de prononcer, dans le cadre d’une loi sur l’effort national pour le redressement économique, la déchéance de la nationalité française pour les exilés fiscaux.

                        source : Alain Joannes, Mediapart 

                        http://blogs.mediapart.fr/blog/alainjoannes/120712/decheance-pour-les-exiles-fiscaux


                        Beaucoup souhaiteraient également sanctionner durement les « coupables » d’exil fiscal en leur enlevant la nationalité français

                        source RMC

                        http://www.rmc.fr/editorial/205969/exiles-fiscaux-comment-les-faire-revenir-en-france/


                        Eric Coquerel  
                        Secrétaire national du Parti de gaucheS’il partent, on peut décider de les déchoir de leur citoyenneté




                      • foufouille foufouille 27 novembre 2012 20:26

                        « deja, Mélenchon, député Européen (7000 euros par mois) »
                        15000, moins les seances manquees a 304€
                        et en plus quelques avantages en nature


                      • epicure 27 novembre 2012 20:31

                        @Par Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral (xxx.xxx.xxx.38) 27 novembre 19:50

                        mais le gouvernement ayraut n’est pas un gouvernement de gauche, mais du centre.


                      • Mycroft 28 novembre 2012 11:27

                        Vous confondez le fait de ne pas payer d’impôts (qui est à la base lié à l’incapacité de le faire) et le fait de refuser de payer des impôts. Refuser de payer ses impôts, c’est de la trahison. Les exilés fiscaux sont des traitres, leur déchéance n’a rien à voir avec un lien imposition-vote mais bien avec un lien patriotisme-vote. Le fait de n’accorder le droit de vote qu’aux seuls patriote n’est pas mauvais en soit.

                        Le fait de payer des impôts est lié au fait de vivre en France, le fait de vivre en France devrait directement donner la nationalité. Mesure nécessaire mais impopulaire, ce qui fait que le centrisme actuellement au pouvoir ne prend qu’une demi-mesure qui rend le tout assez peu cohérent. Je vous concède que cette demi-mesure manque de sens. Mais avec une aussi grande proportion de xénophobe dans la population, on fait ce qu’on peut.


                      • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral 28 novembre 2012 13:50

                        « Les exilés fiscaux sont des traitres »


                        traitres à quoi ? nous sommes des soldats ? La France est une armée ?

                      • Mycroft 28 novembre 2012 14:08

                        Non, nous sommes un peuple. La différence entre un peuple et une armée, c’est qu’une armée combat les armes à la main, un peuple combat différemment. Mais c’est la seule différence de nature.

                        On appel ça l’idéal républicain et le patriotisme (le vrai, assez différent du traditionalisme xénophobe qui consiste à dire « nos ancêtre était comme ça, faut faire pareil et pas s’adapter aux immigrés »).

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