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Accueil du site > Actualités > Economie > Le libre au delà de l’économie standard

Le libre au delà de l’économie standard

 Cet article est le résumé du document suivant, demandé par Nicole Hugon, maire de Marseille 13 et 14ème arrondissement de Marseille, afin d’éclairer la position des Verts sur le libre.
PDF - 1.1 Mo
Le libre au delà de l’économie standard
 
Le libre est, en une phrase, un contenu (logiciel, culture ou connaissance) dont l’utilisation, la diffusion et éventuellement la source et le droit de modification sont totalement libres, tant qu’on en respecte la paternité. Un tel concept est surprenant, et va bien au delà de tous les concepts de gestion et d’économie actuels. Mais tout ne se résume pas en un altruisme totalement gratuit, car les individus, les entreprises, et même la société démocratique peuvent s’y retrouver (ce qui est déjà le cas dans certains exemples [12]).

Pour l’individu, cela signifie l’accès à la culture, à la connaissance, la liberté de choisir, la liberté de créer. Pour l’artiste, cela peu s’avérer très lucratif, car le public devient potentiellement illimité. Je ne donnerai que l’exemple de la chanson du dimanche. Leur musique n’est pas libre, mais la diffusion gratuite et massive de leurs œuvres leur a offert un succès sûr et des salles de concert complètes. La vente de produits dérivés et de l’image est, et a toujours été le principal revenu des artistes. La diffusion libre et massive de la culture stimule la création, même cinématographique, comme en témoigne la fréquentation des salles [14] (à mettre en parallèle avec l’évolution du téléchargement illégal). La licence libre principale pour les œuvres est la licence Creative Commons [11], offrant un éventail de possibilités (autorisation de modification, commercialisation, conservation obligatoire des conditions) tout en assurant la paternité et la protection juridique nécessaire.

Le particulier, mais surtout l’entreprise et l’état, ont tout à gagner à soutenir et investir dans le libre. Ainsi la mutualisation des moyens pour le développement informatique [13] libre leur permet un développement rapide et efficace des moyens de développement. Il est inutile de réinventer le traitement de texte ou les logiciels de comptabilité comme il est inutile de réinventer la roue. De plus cela leur offre un dynamisme et une adaptabilité supérieurs. Les entreprises peuvent alors concentrer leurs efforts et leur concurrence sur leur originalité et leur production de richesse à proprement parler.

Le logiciel libre est aujourd’hui bien avancé (OpenOffice, Linux etc. [7] sous licence BSD, GPL... [9,10]), mais le mécanisme peut et va bien plus loin car il touche notamment le domaine du savoir et des technologies. Pour le savoir encyclopédique, des projets tel que Wikipédia [15] (eux aussi sous Creative Commons[11]), existe et fournissent aux particuliers ainsi qu’aux entreprises un accès simple et efficace au savoir. Le résultat de la recherche peut elle aussi être libre en utilisant par exemple la licence science common [18]. L’intérêt pour la recherche publique est évidente (Le LHC soutien et publie sous Science Commons [16]), mais est plus subtile pour le privé. Il s’agit encore d’une mutualisation des moyens, semblable à celle du logiciel libre [13], mais dans la recherche appliquée. Les secrets de fabrication d’une machine, d’une voiture où d’un ordinateur restent entiers, il est question ici du coté fondamental (électronique quantique, mécanique où science des matériaux). Les intérêts sont alors multiples :
 
  • Une disponibilité des logiciel et des technologies stimulant la création d’entreprise (le monopole par l’accaparement n’est plus possible, seule l’originalité et la qualité de production fait la différence)
  • Un fort dynamisme et une adaptabilité assurant la pérennité des secteurs. Si les conditions changent (changement climatique, appauvrissement des ressources), alors tout le secteur est capable d’agir rapidement et ensemble (énergies renouvellables, mode de production durable...).

La société, mais surtout la démocratie et la liberté, ont eux aussi tout à y gagner. Sachant par exemple que le logiciel libre doit être livré avec son code source (son « ADN »), l’utilisateur, avec un minimum de compétences, peut alors vérifier et savoir ce qui se passe et comment ça se passe. Ainsi l’indépendance informatique des individus et des états devient réelle car ils peuvent contrôler le logiciel livré.

L’accès à l’information, la connaissance et la culture permettent une meilleure compréhension du monde, et donc une intervention démocratique plus pertinente du citoyen. Les exemples sont multiples et parfois complexes, pour illustrer, nous utiliseront le cas des semences. L’accaparement par brevet et les monopoles en découlant mettent en difficulté les cultivateurs (indépendants ou non), et les rendent très dépendants de grandes firmes (cas de l’association kokopelli [19]). Une semence non brevetée, car très ancienne ou très peu connue, est en danger, mais elle peut et doit être protégée. Afin qu’elle conserve sa qualité de patrimoine public, une organisation utiliserait alors une licence de type Science Commons [18]. Elle resterait dans le patrimoine public, exploitable et échangeable sans limite. Par ailleurs cette organisation peut accessoirement recevoir des investissements d’exploitants pour la recherche de nouvelles semences sans contrainte économique (cas de mutualisation par la demande [13]).

Voilà une description brève et non exhaustive du monde du libre et de ce qu’il nous offre. Mais le libre implique du changement. Face à ce changement deux comportements sont possibles : résister ou participer. L’état et l’Europe ont décidé de résister au travers de la Directive 2001/29/CE et de la loi Hadopi [,]. L’hadopi (Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet) propose, sous le couvert de la protection du droit d’auteur, de surveiller le transit sur internet, d’identifier les contrevenants via leur adresse IP (Très discutable car variable et substituable), et condamner à la suspension de connexion, 3 ans de prison et 300 000 euros d’amende, le tout sans présomption d’innocence. Le coupable pourra alors fournir son matériel pour une analyse approfondie, et éventuellement obtenir l’annulation de la condamnation. Ces procédés sont en soi très discutables car la surveillance de l’information et le viol de la présomption d’innocence s’opposent aux concepts de liberté, de droit et de démocratie français, mais le projet n’est pas terminé. Ainsi une consultation publique demandée à M. Riguidel [21] par l’HADOPI sur ``le projet de spécifications fonctionnelles des moyens de sécurisation’’ propose un support logiciel (par injonction) à l’utilisateur d’un accès internet. Il consiste en l’observation en temps réel (sans enregistrement) des flux et protocoles, de l’enregistrement des choix de l’utilisateur (laisser faire ou bloquer), de la configuration informatique (connexion, logiciels installés, logiciels en fonctionnement) le tout sur une double journalisation (crypté et non crypté), toutes deux identiques. La clef de cryptage est confiée à un tiers de confiance. Ces analyses sont basées sur trois listes au sens clair : noire, blanche et grise.

La dernière fonction, mais non des moindres, est la coordination des DRM (Digital Rights Maneagement) permettant aux labels de contrôler, après vente et toujours sous le couvert de protection de droit d’auteur, le support et les restrictions du contenu [22,23], et recueillent pour cela des informations en continu. En somme savoir où, comment, quand et qui regarde quoi. Il va sans dire que ces procédés ne sont pas dangereux que pour le monde du libre, mais sont aussi tout à fait liberticides, et mettent le citoyen sous la surveillance serrée de l’état, mais aussi des entreprises privées. Dans cette article, nous verrons dans le détail le nécessaire à la compréhension de l’évolution récente de la gestion au sens le plus moderne moderne de la culture et des connaissances, ses conséquences, et les dangers l’entourant, car si la lutte contre le libre réussie, la société moderne perdra cinquinte ans.

 

Bibliographie du document :

1
Licence du document présent et de tout son contenu.
Creative commons, licence : http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/.
2
Wikipédia.
Article sur l’os unix : http://fr.wikipedia.org/wiki/UNIX.
3
Communauté francophone des utilisateurs d’Ubuntu :.
http://www.ubuntu-fr.org/.
4
Communauté francophone Fedora :.
http://www.fedora-fr.org/.
5
Mozilla Europe :.
http://www.mozilla-europe.org/fr/firefox/.
6
Sun :.
http://www.konqueror.org/.
7
OpenOffice.
Suite bureautique libre : http://fr.openoffice.org/.
8
Free Software foundation :.
http://www.fsf.org/.
9
Wikipédia.
Article sur la licence BSD : http://fr.wikipedia.org/wiki/BSD.
10
Wikipédia.
Article sur la licence GPL : http://fr.wikipedia.org/wiki/Licence_publique_g
11
Creative Commons.
Licence libre pour les œeuvres : http://fr.creativecommons.org/.
12
Apache Software.
Exemple d’application professionnelle du libre : http://httpd.apache.org/.
13
François Élie.
Economie du logiciel libre.
Eyrolles.
14
Le journal des finances.
Article sur la fréquentation des salles de 1980 à 2009 : http://www.jdf.com/societes/2010/03/05/02035-20100305ARTJDF00085-le-cinema-un-secteur-encore-plein-de-promesses.php.
15
Wikipédia.
Encyclopédie libre et participative : http://fr.wikipedia.org/wiki/Main_Page.
16
CERN.
Annonce du soutient de creative commons : http://creativecommons.org/weblog/entry/22736.
17
Arxiv.
Articles scientifiques en prépublication et libre d’accès : http://arxiv.org/.
18
Science Commons.
Licence libre pour les sciences : http://sciencecommons.org/.
19
Kokopelli.
Association de libération et d’échange autour des semences : http://www.kokopelli.asso.fr/.
20
Wikipedia.
Article la loi dadvsi : http://fr.wikipedia.org/wiki/DADVSI.
21
Télécom ParisTech.
Curriculum-vitae de M. Riguidel : http://www.infres.enst.fr/wp/riguidel/.
22
Wikipédia.
Article sur les DRM : http://fr.wikipedia.org/wiki/Gestion_des_droits_num
23
UltraViolet.
Exemple de GDN : http://www.uvvu.com/home.html.
 

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9 réactions à cet article    


  • IceFinger IceFinger 26 août 2010 16:10

    Bonjour,
    Je souhaite émettre un erratum, smiley
    Nicole Hugon est une conseillère municipale auprès de la mairie du 13/14.


    • Kalki Kalki 26 août 2010 19:22

      Merci pour l’article.

      Je relance les liens :

      Il y a des moments ou il faut un peu de courage, soyez des hommes, et des femmes,

      http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-liberation-8-l-homme-qui-a-77623?debut_forums=0#forum2664093

      Soyez ce que vous dites, soyez libres

      La liberté ca se défend de génération en génération.

      Vous n’êtes pas seuls.

      Nous sommes en réseaux, vous n’êtes pas seul.

      http://bit.ly/9Z1L3i

      Vous comptez, nous comptons,

      Du courage

      De la coopération, du réseau, dans l’adversité

      et du courage, encore, et toujours

      http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-liberation-8-l-homme-qui-a-77623?debut_forums=0#forum2664093


      • Kalki Kalki 26 août 2010 19:24

        TOUT absolument TOUT peut être fait avec des machines

        Que vaut le travail, et la compétition ? Que vaut l’économie ?

        Quand je dis : TOUT absolument TOUT peut être fait avec des machines."

        Ce n’est pas une finalité, et ce n’est pas ce que je prône tout au contraire.

        Mais il faut démontrer l’extrême, pour revenir à l’équilibre

        La paix économique

        http://bit.ly/9Z1L3i

        Vous voulez la réponse à que vaut l’économie ?

        Elle ne vaut pas « rien », elle vaut l’infinie.

        Tout ce qui peut être fait, peut être fait en abondance. C’est l’économie de l’abondance


      • Kalki Kalki 26 août 2010 20:06

        Je rappel pour compléter l’article :

        L’une des plus impor­tantes conclu­sions que l’on peut tirer des tra­vaux de Benkler, von Hippel, Weber (mon ana­lyse est dis­po­nible ici) et de beau­coup d’autres, est que l’internet nous a rap­pelé que nous ne vivons pas dans une seule écono­mie, mais dans deux, au moins. L’une est l’économie « com­mer­ciale » tra­di­tion­nelle, une écono­mie régu­lée par une règle simple : tout tra­vail mérite salaire. L’autre écono­mie revet bien des déno­mi­na­tions, l’économie des ama­teurs (a), l’économie du par­tage (b), l’économie de la col­la­bo­ra­tion ©, l’économie non com­mer­ciale (d) ou l’économie de pair à pair (e). Cette seconde forme d’économie (quel que soit le nom que vous lui don­niez, je m’en tien­drais pour ma part à l’appeler « seconde écono­mie ») est l’économie de Wikipedia, du logi­ciel libre et de l’open source, celle du tra­vail des astro­nomes ama­teurs, etc. Elle posède une logique dif­fé­rente, plus com­plexe, que l’économie com­mer­ciale. Si vous ten­tez de tra­duire toutes les inter­ac­tions qui y prennent place dans le cadre pro­posé par l’économie com­mer­ciale, vous êtes sûr de la tuer.

        http://fr.readwriteweb.com/2010/08/18/analyse/lawrence-lessig-de-lconomie-de-culture/

        Lawrence Lessig est un mili­tant de la neu­tra­lité du net. Cofondateur des Creative Commons et expert de la pro­priété intel­lec­tuelle, il est pro­fes­seur de droit à Harvard.

        • Tim Berners Lee Le Créateur et père du WEB et du W3C ( video )
          • "Si j’avais pris un contrôle exclusif sur le Web, il n’aurait jamais pris son envol. Les gens engagent de leur temps pour le Web parce qu’ils savent qu’il est ouvert, et que c’est un bien commun : et qu’ils pourraient aider à décider ce qui se passerait pour le prochain web .. et je n’aurai pas ratissé large : juste 10% !"
          • « Nous avons besoin de diversité de pensée dans le monde pour faire face aux nouveaux défis. »
        • C’est l’anonymat qui permet aux gens de pouvoir s’exprimer librement sur internet : c’est ça internet et le web : sinon il arriverait comme avec les journalistes : l’autocensure. Et l’internet ne serait plus un lieu de liberté d’expression, de liberté de communication, de création, de production libre.
        • L’internet ne rend pas les gens moins intelligent, les pratiques d’internet ne produisent pas moins : c’est tout l’inverse. Qu’est ce qu’on reproche à internet ? Le libre échange ? La création ? La liberté d’expression ?
        • La Free Software Foundation a affirmé que l’ACTA menaçait directement le logiciel libre, entre autres en s’attaquant aux technologies peer-to-peer, telle BitTorrent1). Le traité rendrait aussi impossible l’utilisation de logiciels libres pour lire des médias (musique ou audiovisuels), ceux-ci devant être livrés avec des protections DRM.


        • Kalki Kalki 26 août 2010 20:07

          Qui que vous soyez , choisissez la voie de la paix

          Il faut avoir des amis et des ennemis ; des amis pour nous apprendre notre devoir, et des ennemis pour nous obliger à le faire.

          Qui que vous soyez , Ne sous estimez pas vos ennemis : QUELQU’UN VOUS AURA PREVENU

          Choisissez la voie de la paix


        • Kalki Kalki 26 août 2010 20:08

          Qui que vous soyez , choisissez la voie de la paix

          Il faut avoir des amis et des ennemis ; des amis pour nous apprendre notre devoir, et des ennemis pour nous obliger à le faire.

          Qui que vous soyez , Ne sous estimez pas vos ennemis : QUELQU’UN VOUS AURA PRÉVENU

          Choisissez la voie de la paix


        • AlLusion AlLusion 26 août 2010 21:41

          "ses conséquences, et les dangers l’entourant, car si la lutte contre le libre réussie, la société moderne perdra cinquinte ans."

          Cinqinte ans et un jour.
          Un jour pour recevoir la paye de cinquante ans avec les intérêts.
          Cela fera une bonne somme...
           smiley


          • fredleborgne fredleborgne 27 août 2010 14:28

            De bonnes choses dans cet article. Dommage que la conclusion soit fantaisiste.
            En fait, si nous manquons le passage au libre, nous subirons plus longtemps le totalitarisme financier qui s’enrichit grâce aux royalties et étouffe toute concurrence des particuliers.
            Si le Libre atteignait bien la population, nous aurions une baisse des gros tirages au profit d’une plus grande diversité d’impression grâce aux « éditions à la demande » directement chez de petits éditeus (voire associations d’auteurs autour d’un imprimeur).
            Pareil pour la musique, alors qu’aujourd’hui les programmes radios ne diffusent pas de libre, ce qui est anormal si on considère qu’il est moins coûteux voire gratuit que la production des majors. Cela prouve la corruption de ce système culturel qui aujourd’hui utilise des méthodes tyranniques de pays non démocratiques pour occulter une large part de la culture locale au profit d’une uniformisation qui privilégie les gros volumes de vente comme l’aculturation des masses.
            Le piratage illégal profite au cinéma, mais nuit à la revente de DVD et surtout aux chaines de télévision qui nous abreuvent de pub. Or, les DVD (et les cassettes video) ont rapporté bien plus que le cinéma et aujourd’hui, le retour en arrière n’est pas souhaité. On veut faire de la VOD et du téléchargement légal pour conserver les mega bénéfices, mais personne ne veut payer pour un fichier numérique qui peut s’évaporer à la moindre panne du support (ordinateur, baladeur...), sauf les imbéciles qui croient payer les artistes.

            Si on devait réellement payer les artistes, c’est le plus souvent 1% du prix de vente pour eux. Mais comment acheter via CB un album à 20 centimes d’euro quand il y a déjà 30 centimes d’euro minimum de frais de transaction électronique ? Comment l’état pourrait récupérer 19,6% de taxes etc etc.

            L’auteur rappelle qu’un chanteur qui ne gagne rien sur Internet aura du monde à ses concerts. C’est vrai. Mais cela fait bien longtemps que la majorité des chanteurs ne font pas de concerts...Faut dire que leur oeuvre, bricolée en studio, ne leur permettrait qu’un play-back. Et qu’au prix des places, il n’y aurait pas assez de spectateurs pour que tous les chanteurs puissent faire des tournées avec des salles assez remplies pour être rentables.

            La question du libre ne se poserait pas si le système économique de l’art pouvait nourrir correctement trois à quatre fois plus d’artistes comme avant, avec une juste répartition des bénéfices,moins de « flambe » et des prix bien plus bas pour des supports fiables et sans DRM. C’est la confiscation du système par une minorité d’abrutis qui se reproduisent entre eux qui a tué qualité, diversité et confiance. Quand j’achète un livre, il est à moi pour la vie. Et je le transmet. Quand on achète un CD, un DVD ou un fichier, il y aura un moment où même moi je ne pourrait plus l’entendre à cause des « protections » qui vont foirer avec les nouveaux matériels. Et on ne pourra poursuivre l’auteur des protections parce que nous ne sommes pas propriétaires de l’oeuvre, et que nous devions garder XP et notre vieil ordinateur pour que le téléchargement veuille bien fonctionner.

            A trop tirer sur la corde, elle casse.

            Vive le Libre


            • Jiache 31 août 2010 10:43

              Bonjour l’auteur,

              Ça fait plaisir un article sur l’open source (je préfère parler d’open source plutôt que de libre). Cependant, je me permet de corriger la notion de « libre » (open source) que vous donnez :

              >> la diffusion et éventuellement la source et le droit de modification sont totalement libres, tant qu’on en respecte la paternité

              Vous avez oublié un élément très important : toute modification des sources (code informatique, recette de cuisine ...) doit être rendue publique. En ce sens, libre ne veut pas dire gratuit. On pourrait toujours pinailler sur les différentes licences (GPL, BSD, Apache ...) mais la redistribution des sources modifiées est l’élément le plus important de la culture open-source. Ça a été et c’est toujours le modèle de développement de GNU/Linux.

              Il y a quelques temps, j’avais commis un article complémentaire au votre :
              http://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/l-open-source-applique-a-l-61266

              En tout cas merci pour votre article et longue vie aux licences libres.

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