La société, mais surtout la démocratie et la liberté, ont eux aussi tout à y gagner. Sachant par exemple que le logiciel libre doit être livré avec son code source (son « ADN »), l’utilisateur, avec un minimum de compétences, peut alors vérifier et savoir ce qui se passe et comment ça se passe. Ainsi l’indépendance informatique des individus et des états devient réelle car ils peuvent contrôler le logiciel livré.
L’accès à l’information, la connaissance et la culture permettent une meilleure compréhension du monde, et donc une intervention démocratique plus pertinente du citoyen. Les exemples sont multiples et parfois complexes, pour illustrer, nous utiliseront le cas des semences. L’accaparement par brevet et les monopoles en découlant mettent en difficulté les cultivateurs (indépendants ou non), et les rendent très dépendants de grandes firmes (cas de l’association kokopelli [19]). Une semence non brevetée, car très ancienne ou très peu connue, est en danger, mais elle peut et doit être protégée. Afin qu’elle conserve sa qualité de patrimoine public, une organisation utiliserait alors une licence de type Science Commons [18]. Elle resterait dans le patrimoine public, exploitable et échangeable sans limite. Par ailleurs cette organisation peut accessoirement recevoir des investissements d’exploitants pour la recherche de nouvelles semences sans contrainte économique (cas de mutualisation par la demande [13]).
Voilà une description brève et non exhaustive du monde du libre et de ce qu’il nous offre. Mais le libre implique du changement. Face à ce changement deux comportements sont possibles : résister ou participer. L’état et l’Europe ont décidé de résister au travers de la Directive 2001/29/CE et de la loi Hadopi [,]. L’hadopi (Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet) propose, sous le couvert de la protection du droit d’auteur, de surveiller le transit sur internet, d’identifier les contrevenants via leur adresse IP (Très discutable car variable et substituable), et condamner à la suspension de connexion, 3 ans de prison et 300 000 euros d’amende, le tout sans présomption d’innocence. Le coupable pourra alors fournir son matériel pour une analyse approfondie, et éventuellement obtenir l’annulation de la condamnation. Ces procédés sont en soi très discutables car la surveillance de l’information et le viol de la présomption d’innocence s’opposent aux concepts de liberté, de droit et de démocratie français, mais le projet n’est pas terminé. Ainsi une consultation publique demandée à M. Riguidel [21] par l’HADOPI sur ``le projet de spécifications fonctionnelles des moyens de sécurisation’’ propose un support logiciel (par injonction) à l’utilisateur d’un accès internet. Il consiste en l’observation en temps réel (sans enregistrement) des flux et protocoles, de l’enregistrement des choix de l’utilisateur (laisser faire ou bloquer), de la configuration informatique (connexion, logiciels installés, logiciels en fonctionnement) le tout sur une double journalisation (crypté et non crypté), toutes deux identiques. La clef de cryptage est confiée à un tiers de confiance. Ces analyses sont basées sur trois listes au sens clair : noire, blanche et grise.
La dernière fonction, mais non des moindres, est la coordination des DRM (Digital Rights Maneagement) permettant aux labels de contrôler, après vente et toujours sous le couvert de protection de droit d’auteur, le support et les restrictions du contenu [22,23], et recueillent pour cela des informations en continu. En somme savoir où, comment, quand et qui regarde quoi. Il va sans dire que ces procédés ne sont pas dangereux que pour le monde du libre, mais sont aussi tout à fait liberticides, et mettent le citoyen sous la surveillance serrée de l’état, mais aussi des entreprises privées. Dans cette article, nous verrons dans le détail le nécessaire à la compréhension de l’évolution récente de la gestion au sens le plus moderne moderne de la culture et des connaissances, ses conséquences, et les dangers l’entourant, car si la lutte contre le libre réussie, la société moderne perdra cinquinte ans.
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Thésard en physique, passionné d’économie et du milieu du libre
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31/08 10:43 - Jiache"ses conséquences, et les dangers l’entourant, car si la lutte contre le libre réussie, (...)
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26/08 20:08 - KalkiQui que vous soyez , choisissez la voie de la paix Il faut avoir des amis et des ennemis (...)
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