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Accueil du site > Actualités > Economie > Le logement social va-t-il bénéficier de la crise ?

Le logement social va-t-il bénéficier de la crise ?

 

Vous savez que le logement social est toujours à la traine pour construire ou réhabiliter les logements qu’il détient via les sociétés de HLM. Au point que le gouvernement en a profité pour leur "piquer" une partie des financements dont il bénéficiait sans jamais répondre aux attentes de construction de nouveaux logements qu’on donne en objectifs à ces organismes.

La crise financière qui nous frappe va par contre peut-être leur bénéficier ! En effet le gouvernement, pour venir en aide à la construction immobilière, s’est engagé à racheter sur le marché aux promoteurs en difficulté 30 000 logements construits ou en cours de construction qui ne trouvent plus preneurs actuellement. Mais attention, pas aux prix auxquels ces promoteurs pensaient pouvoir les vendre, à des prix décotés que ces promoteurs en panne de trésorerie sont néanmoins tout heureux de trouver pour leur éviter la faillite.

C’est ainsi qu’à la suite de la Caisse des Dépots qui s’est engagée à racheter 10 000 logements, tous les autres bailleurs sociaux s’engouffrent dans le créneau et font leur shopping face à des promoteurs tout heureux néanmoins de trouver une possibilité de remédier à leurs problèmes. Nexity a ainsi déposé une liste de 2500 logements, Bouygues également et Kauffman et Broad 500 logements. Quant aux promoteurs de taille moyenne et souvent implantés en province, ce sont parfois des programmes entiers dont ils proposent de se dessaisir. L’important pour eux et pour l’Etat, étant de minimiser les plans sociaux qu’ils ont les uns et les autres annoncés. Au total ce sont pas moins de 400 000 logements qui ont été ainsi proposés par les promoteurs.

Reste à en négocier le prix de vente, car chacun essaye de défendre au mieux ses intérêts, à la vente ou à l’achat. Les bailleurs sociaux trouvent les prix proposés de 20 à 30 pct trop chers pour du logement social, les promoteurs qui ont construit et proposent des logements de standing moyen souhaiteraient en tirer au moins ce qu’ils leur ont couté à construire. Les bénéficiaires en seront les locataires futurs des organismes sociaux qui se verront proposer des logements de moyen standing là où ils auraient dû se contenter de logements de base.

Tant mieux pour eux, pour une fois que nous trouvons des bénéficiaires à cette satanée crise.


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6 réactions à cet article    


  • karg se 18 novembre 2008 16:44

    Non puisque le gouvernemant a coupé les crédits des constructions au profit du "tous propriétaires" (=tous endetté et ruiné)
    Suivant


    • oncle archibald 18 novembre 2008 17:54

      La crise du logement des foyers à petits revenus ne me parait pas en voie de règlement d’un coup de baguette magique juste parce qu’il y a des programmes privés en panne faute d’acquéreurs. Dans certaines villes, notamment en province, nous avons la situation paradoxale d’une pléthore de logements à louer restant vacants parce que leurs loyers sont trop élevés alors qu’ils ont été construits avec l’aide de l’état dans le cadre des opérations de « défiscalisation » (loi Malraux, loi Derobien, etc..), et des demandes de logements HLM qui restent insatisfaites car le parc de ce type de logements n’est pas suffisant.

      Le gouvernement fait une espèce de chantage aux sociétés de HLM en les « incitant » à racheter les logements neufs vacants ou des programmes dont les travaux sont inachevés en les privant de financement pour d’autres opérations qu’ils projetaient et qui seraient sans doute plus adaptées à leur clientèle, car le loyer des logements du parc privé sera nécessairement plus élevé que celui des opérations normales HLM car ils auront des surfaces plus importantes et comporteront des éléments de confort qui génèrent du loyer.

      Si les sociétés de HLM sont obligées d’en passer par la, ces logements seront attribués à ceux qui les auraient de toute façon loués et non pas à ceux qui ont de très petits revenus qui resteront comme d’habitude sur les listes d’attente pour les logements à vraiment petit loyer. Ce n’est pas en sauvant des promoteurs immobiliers du secteur privé de la faillite que l’état va loger les plus démunis comme il le prétend. Ce sont bien deux problèmes distincts. Si l’aide de l’état n’avait pas été gaspillée pour réaliser ces programmes défiscalisés, il resterait de l’argent dans les caisses pour construire de vrais logements HLM. Il faudrait une nouvelle loi de finance qui supprime ces aides dont les justifications sont très discutables et qui incite les promoteurs à construire des logements très sociaux.


      • Gilles Gilles 18 novembre 2008 18:19

        Pffffff

        Bouygue faire faillite ? hihihihihi

        Non, ces logements sont proposés à 20% de réduc. Puisqu’il n’y aura pas de plan marketing pour vendre au public, qui représente 10% du coût, la perte est de 10% sur le prix affiché. A peu prés la chute du prix de l"immobilier sur deux ans telle que prévu à ce jour

        En plus nombre de ces projets sont juste.....sur plan encore. le promoteur n’ayant que les terrains et les projets ficelés. Donc derrière, il y a tout de mêm l’idée de faire du bizzzzzz

        Le but des promoteurs est d’arriver à faire un petit benef, moindre que prévu il est vrai, ou au pire réaliser une opération blanche...pas d’éviter la faillite ou une perte, du moins pour les principaux que vous citez (mais les autres tout le monde s’en fout, voir espère leur chute pour récupérer aprés coup le marché)

        Ce plan peut être une bonne chnace, mais pas de quartiers, il faut négocier au maximum et avoir le meilleur prix, quitte à faire perdre du pognon à Bouygue et consort, pour loger le max de personnes

        naif ou de mauvaise foi ?


        • aml 18 novembre 2008 23:33

          Ahahah !
          Le logement social continuera à raporter du fric à ceux qui n’en ont pas besoin. Qu’est-ce que je suis négative ! Qu’est-ce que j’aimerai qu’on me prouve le contraire !
          Mais bon, moi je n’ai pas bénéficié d’un logement social quand même... Alors que les humanitaires arrêtent de convoiter les biens durement acquis des apolitiques et de ceux qui ont durement trimé pour avoir le peu qu’ils ont, ce serait sympa aussi, d’autant plus que moi, j’aimerai bien que mes contributions sociales servent à quelque chose.


          • tenaj 23 novembre 2008 16:16

            La difficulté c’est que la promotion privée vendait ses logements 3300€ le m2 il y a à peine un an dans ma ville de Montpellier. Les opérateurs sociaux peuvent au maximum acheter à 1800€ après avoir ratissé toutes les aides possibles. Si on enlève le différentiel de TVA, les frais de commercialisation, on descend au mieux à 2600€ ; enlevons encore la marge, confortable ces derniers temps, on atteint 2100-2200€.
            Certains promoteurs aux abois vont peut être vendre à perte, ou mieux renégocier le foncier lorsqu’ils le peuvent. Mais il y a quant même globalement un problème : qui va mettre la main à la poche ? 


            • tenaj 23 novembre 2008 16:17

              wwwwwwwwwwwwwwww

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