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Accueil du site > Actualités > Economie > Le losange ou le sablier ?

Le losange ou le sablier ?

Beaucoup de ceux qui vont voter Nicolas Sarkozy vont le faire en estimant qu’il est plus à même de mettre en œuvre les réformes économiques dont la France a besoin. Beaucoup de ceux qui ont votés François Bayrou hésitent à voter Ségolène Royal, parce qu’ils pensent la gauche incapable de mener à bien les réformes qui s’imposent... Alors de quoi parle-t-on ?

En fait, il s’agit d’un véritable choix de société. Il s’agit de faire le choix entre le losange et le sablier...

Nicolas Sarkozy propose une société structurée en sablier. En haut, de plus en plus de gens riches et même très riches, en bas de plus en plus de gens pauvres et au milieu un rétrécissement significatif de ce qui a fait le ciment de nos société depuis 1945 : la classe moyenne. Electoralement, il a pour l’instant réussi un sans faute. En promettant l’abolition de l’impôt sur le patrimoine, la mise en œuvre d’un bouclier fiscal à 50%, une baisse du taux de prélèvements obligatoires de 4%, la TVA sociale (qui permet de transférer sur les salariés le financement de la Sécurité Sociale), il a conquis les nantis, les actionnaires (nouveau nom des rentiers), les hauts revenus, les commerçants... Il n’y a qu’à voir les scores quasiment soviétiques qu’il a obtenus dans les XVIe (64%), VIIe, VIIIe, XVIIe ou même Ve arrondissements de Paris... Argument imparable aux yeux de l’opinion, cette politique serait efficace économiquement et nouvel argument, tout aussi imparable : si nous ne mettons pas en œuvre cette politique, nos élites vont quitter la France pour aller en Angleterre, au Luxembourg ou en en Suisse et la France va perdre ses forces vives, celles qui créent de la richesse.

De l’autre côté, il est indéniable que Nicolas Sarkozy, a réussi à attirer sur son nom une très grande partie des électeurs populaires et en particulier ouvriers. (cf. ses scores dans le Nord de la France, par exemple). Ceux-là mêmes qui votaient Le Pen auparavant. C’est l’autre bout du sablier (La France d’en bas comme disait un ancien Premier Ministre). On pourrait être surpris que Nicolas Sarkozy arrive à faire le lien entre cette partie de son électorat et l’autre, disons le Patronat, tant leurs intérêts apparaissent divergents et incompatibles. C’est qu’à ceux-là, Nicolas Sarkozy leur promet la sécurité et avalise dans les faits le discours anti-immigration de Jean-Marie Le Pen depuis vingt ans. Finalement, ces électeurs ont bien compris que Jean-Marie Le Pen ne serait jamais au pouvoir, alors autant voter pour un candidat qui va mettre en œuvre, même de manière atténuée, ses idées... A ces classe populaires, il promet aussi une hausse du pouvoir d’achat par le travail : travaillez plus et vous gagnerez plus, leur dit-il en substance, ce qui convient parfaitement aux chefs d’entreprises, d’autant plus que les heures de travail supplémentaires seront défiscalisées. La boucle est bouclée... du grand art !

A l’inverse, Ségolène Royal (et François Bayrou d’ailleurs), se propose de faire perdurer le modèle social qui a prévalu depuis 60 ans mais qui a été mis à mal ces vingt dernières années. Un modèle essentiellement basé sur la redistribution des revenus, principalement au profit des classes moyennes. C’est le principe du Losange : une société où l’essentiel de la population se concentre dans la partie large du losange et qui tend à réduire le nombre des très riches (par la taxation et l’impôt) et des très pauvres (par l’éducation et la redistribution). Ces classes moyennes (les cadres moyens et une partie des cadres supérieurs, les fonctionnaires, les professions intermédiaires, etc....) estiment que leur âge d’or est révolu. Ni la gauche socialiste, ni la droite modérée n’ont véritablement réussi en enrayer leur déclin. Elles sont inquiètes pour leur avenir, pour leurs retraites, pour leurs enfants... Et force est de constater qu’elles ne croient plus beaucoup au discours de réforme soft ou à la relance par la croissance. Même si la Gauche a depuis vingt cinq ans obtenus de meilleurs résultats économiques que la droite (que ce soit en termes de croissance ou de creusement de la dette par exemple), ceux-ci n’ont pas été suffisamment significatifs pour créer l’adhésion. Pour résumer, les 35 heures ont créé des emplois... mais pas assez.

La question est donc : Ségolène Royal peut-elle mettre en œuvre une politique économique efficace, qui fasse perdurer ce modèle social du losange ? Ma réponse est assurément OUI. Au cours de cette campagne, elle a montré qu’elle était capable de courage politique. Il est indéniable, que, contrairement à beaucoup de partis sociaux démocrates européens, le PS n’a pas fait sa mue idéologique. Par bien des aspects, c’est un parti archaïque, dont le logiciel idéologique date de trente ans. Au début de sa campagne - avant son investiture, Ségolène Royal a surpris par son audace, n’hésitant pas, par exemple, à critiquer la mise en place des 35 heures. Puis elle a du composer avec son parti, faire avec le projet présidentiel, fruit de nombreux compromis et rédigé avant son investiture. Faire avec les coups bas des éléphants... Je regrette personnellement qu’elle n’ait pas été plus loin dans son affranchissement idéologique vis-à-vis du PS mais je crois en sa capacité à mettre en œuvre des réformes audacieuses, même si - campagne oblige - elle ne peut pas le dire aussi clairement aujourd’hui. Elle a déjà été très loin, le PS est aujourd’hui au bord de l’explosion !

Alors quelles réformes ? Les réponses sociales-démocrates sont depuis longtemps déjà connues, la grande majorité des économistes s’accordent à la fois sur les constats et sur les remèdes : Assouplissement du marché du travail en échange d’une formation tout au long de la vie (notamment pour régler le problème du taux d’emploi des seniors), Investissement massif et décentralisé dans la recherche et dans l’éducation, notamment supérieure, libéralisation des services, puis réduction de la dette. Ce modèle a été mis en œuvre avec succès dans les pays nordiques, en Autriche, en Irlande, au Canada... Seul problème : ces réformes - structurelles - n’auront un impact significatif qu’au bout de cinq ans...

En tout état de cause, ce programme n’a rien à voir avec celui, néo-libéral que veut mettre en œuvre Nicolas Sarkozy qui ne fera que creuser les inégalités et qui ne réglera pas les problèmes structurels dont la France souffre aujourd’hui.

PS Il va de soi que ces réflexions ne sont pas - pour la plupart - de mon fait, mais un résumé d’émissions écoutées et d’articles lus au cours des dernières semaines. Pour ceux qui veulent en savoir plus, je vous invite à lire les chroniques d’Eric Le Boucher dans Le Monde, d’écouter chaque dimanche de 11h00 à Midi ‘L’Esprit Public’ animé par Philippe Meyer sur France Culture et de lire les ouvrages des économistes Daniel Cohen (notamment Trois leçons sur la société post-industrielle) et Thomas Piketty. (sur la redistribution des revenus).


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9 réactions à cet article    


  • Jo 2 mai 2007 13:25

    Mettre tout le monde au niveau du SMIC, ce n’est pas ce que j’appelle un losange, mais plutot une pyramide : la France nivellee par le bas.

    avec Sarko, les tres riches n’ont pas plus d’avantages qu’avant (l’impot sur la succession n’est pas supprime pour les tres riches) mais les professions moyennes (plus que 1200euros/net) ont enormement d’avantages (plus d’impot sur la succession, les 40h sont mieux payes). Sarko reussit le losange


    • tolosa 2 mai 2007 15:30

      Il faudrait arreter de dire des betises... Le patrimoine moyen des français est de 270 000 € net. Dans ce cas de figure, dans l’hypothèse d’un foyer classique (un conjoint deux enfants) l’imposition est nulle en droit positif. Ceci en raison de l’effet du régime matrimonial et des abattements spécifiques au conjoint et aux enfants et grace à l’abattement global de 50 000 € prévu par la code général des impôts. Exemple : Prenons le cas de monsieur et madame mariée sous le régime légal avec un patrimoine commun de 300 000 € net. Au décès, de monsieur (pyramide des âges oblige...) Madame reçoit au titre de son régime matrimonial, sans fiscalité successoral donc, 150 000 €. madame opte pour le quart en pleine propriété de l’actif successoral : 37500 €. L’abattement au profit de conjoint est de 76000 €. Exonération donc les enfants prennent chacun 3/8 me, soit 56250 €. Il bénéficie d’un abattement de 50 000 € et de 3/8 € de l’abattement global de 50 000 €. Exonération donc... Pour que les droits de succession commencent à être acquittés, il faut a peu près un patrimoine de 450 000 € net. prenons le cas d’un patrimoine de 400 000 € madame opte pour le quart en pleine propriété de l’actif successoral : 50000 €. L’abattement au profit de conjoint est de 76000 €. Exonération donc les enfants prennent chacun 3/8 me, soit 75000€. Il bénéficie d’un abattement de 50 000 € et de 3/8 € de l’abattement global de 50 000 €, soit 18750 €. Exonération donc...

      la diminution des droits de succession ne peut que favoriser les riches.....


    • jltisserand 2 mai 2007 14:41

      @ l’auteur, 14 ans de Présidence Socialiste, 12 ans de Chiraquie, les recettes adoptées et toujours très semblables n’ont pas donné les résulats que les différents gouvernements souhaitiaent. Pour celà il faut en changer. Et quoi que l’on pense, il faudra bien attaquer la dette, les retraites de ceux qui ont payés le plus (dont je fais partie) les régimes spéciaux et les inégalités des ouvriers devant le traitement de leur retraite. Car il vaut mieux être fonctionnaire retraité que ex patron salarié d’une petite entreprise (comme je le serai dans 1 an.

      Bien sur qu’il faudra quelques années pour tirer bénéfice des changements mais IL FAUT S’Y METTRE MAINTENANT. Car ça ne peut plus attendre.


      • Céline Ertalif Céline Ertalif 2 mai 2007 17:06

        J’ai entendu moi aussi cette histoire de losange et de sablier au cours de la dernière émission de l’Esprit public, et cela a également retenu mon attention.

        Cela dit, si l’image du losange est claire, celle du sablier est plus problématique : parce que d’abord s’il y a effectivement de plus en plus de riches ils sont tout de même vraiment beaucoup moins nombreux que les riches, et ensuite parce que le sablier évoque aussi un mouvement où tout ce qui est en haut finit en bas !


        • thomlep 2 mai 2007 17:39

          Oui, et c’est bien ce que ressent une partie de la classe moyenne justement. Comment faire pour parvenir et/ou rester dans la partie haute du sablier ? Cela accroit le sentîment d’insécurité sociale...


        • condor 2 mai 2007 17:53

          Depuis 25 ans la France n’a cessé de regresser , c’est vrai que la lutte pour le bien etre social et la securité est difficile , mais vous semblez faire partie des gens pour lesquels l’immobilisme est un pas en avant. Sortez et regardez un peu autour de vous les autres pays et continents et soyons modestes ce n’est pas avec des phrases et des textes que vous protegerez votre niveau de vie mais en vous retroussant les manches . L’avantage du sablier que vous dites nous preparer Mr Sarkozy c’est qu’il y existe une partie haute ...qui se vide actuellemnt par le haut en s’exilant . laissez la exister et ne plus s’evaporer en ne decourageant pas ceux qui entreprennent et les richesses pourront s’ecouler vers le bas


          • thomlep 2 mai 2007 18:33

            Depuis 25 ans, la France n’a pas régressée, Depuis 1980, la France a toujours été en croissance, à l’exception de l’année 1993. Elle a moins progressé que pendant la période précédente, ce n’est pas la même chose.

            Par ailleurs, je suis loin d’être opposé à la réforme et j’ai donné un certain nombre de pistes de réformes qui certes ne seront pas faciles à mettre en œuvre.

            Enfin l’argument que la partie haute se vide en s’exilant - que j’ai moi-même donné - est classique d’une vision néo-libérale. Si un certain nombre de français (et notamment de jeunes) s’exilent aujourd’hui, ce n’est pas parce que leur fiscalité est trop lourde, mais parce qu’ils ne trouvent pas de travail à la hauteur de leurs qualifications.


          • tipaul 3 mai 2007 09:37

            « En promettant (...) la TVA sociale (qui permet de transférer sur les salariés le financement de la Sécurité Sociale), »

             ??? Alors là, vous devriez expliciter, parce que quelque chose m’échappe : actuellement, la sécurité sociale est financée par :
            - les cotisations sociales, assises exclusivement sur les salaires
            - la CSG, assise sur tous les revenus (seul le LEP y échappe si je ne m’abuse).

            Les cotisations sociales sont nettement plus élevées que la CSG : 950€ pour l’une contre 160€ pour l’autre sur la feuille de paye que j’ai sous les yeux (en cumulant charges salariés et patronales, bien sûr) J’en conclus donc logiquement qu’actuellement, les charges sont nettement plus payées par les salariés que par les rentiers.

            L’idée de la TVA sociale, c’est bien d’asseoir les cotisations sur la consommation non ? Donc plus du tout sur les salaires. J’ajoute que, étant petit patron de société de prestations intellectuelles (2 salariés), cette idée de TVA sociale risque de me couter de l’argent. Et pourtant je suis franchement pour, justement, pour que toutes les ressources participent au financement de la sécu. D’ailleurs, je ne serai au fond pas contre une augmentation de la CSG de X% contre une diminution des charges sociales sur les salaires de X% aussi. qui me « couterait » de l’argent de manière quasi certaine en tant que patron.

            La difficulté de la TVA sociale, je crois que c’est F. Bayrou qui l’a dit, c’est que pour être efficace, elle devrait être d’au moins 3%, et qu’on ne pourrait faire ces 3% que progressivement, pour éviter des réactions économiques violente (chute de la consommation ou de l’investissement par crainte de l’inconnu)


            • domou69 4 mai 2007 11:00

              Bonjour,

              Je suis d’accord avec vous sur le fait que l’approche social-libéraliste a réussi dans pas mal de pays, mais si on reprend le projet de madame Segolene Royal, hormis la partie qui est liée à l’investissement dans la recherche (et qui est la même chez Nicolas Sarkozy), je ne retrouve rien des autres solutions. Elle est pour une sécurisation du parcours professionnel (pompé sur le modèle scandinave) tout au long de la carrière (tout comme Sarko d’ailleurs), mais elle refuse le pendant qui est d’assouplir le marché du travail et de permettre la flexibilité du temps de travail (sous prétexte d’acquis social et pour ne pas mécontenter sa base électorale). De plus, si les taux de prélèvements obligatoires des pays scandinaves sont très hauts (tout comme les français), le poids des charges sociales sur les produits finis est inférieur à celui de la France.

              Le problème de la France n’est pas un problème de consommation mais bien un problème d’offre.

              Les produits français sont en général trop chers par rapport à la qualité perçue et il sont trop chers pour une simple raison (nous avons des charges sociales qui double le salaire net de l’employé et qui impacte directement le coût des produits finis français). Pour améliorer cette offre, il faut jouer sur 2 leviers, baisser les prix des produits français et améliorer notre image en terme de qualité et d’innovation.
              - Si les 2 candidats ont promis de faire un effort en faveur de la recherche et de l’éducation (je ne m’étendrais donc pas dessus), il n’y a qu’un seul candidat qui joue réellement sur la variante prix par l’intermédiaire de la TVA sociale.

              Or, le problème du projet de Ségolène ne joue pratiquement exclusivement que sur la demande. Cela fait 25 ans que l’on fait en France une politique de la relance par la consommation qui ne dit pas son nom en faisant année après année du déficit budgétaire. En effet, qu’est ce qu’un déficit si ce n’est dépenser plus qu’on ne gagne. Cela revient donc à injecter dans l’économie de l’argent que l’on a pas prélablement gagné.

              Or, pour être efficace, une politique de relance de la consommation doit permettre que les fonds mis dans l’économie reste dans l’économie.

              Et c’est là que la bas blesse ! Lorsqu’on met de l’argent dans l’économie française actuellement en le distribuant, les consommateurs achètent en majorité des produits non français, car les français sont plus chers du fait du manque de compétitivité. Les effets de cette politique de relance de la consommation sont donc très limités et cela entame davantage soit la compétitivité des entreprises (dans le cas des hausses de salaires), soit les déficits et les dettes (dans le cas d’une redistribution par l’Etat).

              Il faut donc préalablement restaurer la compétitivité de l’offre française si on veut espérer qu’une politique de la relance de la consommation soit efficace. Les politiques menées depuis 20 ans qui ont été un contre sens économique ont amené non pas à la formation d’un losange, mais bien celle d’une pyramide comme l’a fait remarqué un des précédents interlocuteurs. Et je doute, en regardant le programme socialiste (celui que défend en fin de compte Segolene Royal) que l’on sorte de cette logique. Il faudrait que le PS fasse sa mutation comme l’on fait l’ensemble des partis de gauche européens. Ces derniers ont compris qu’il fallait faire peser le moins de charges possibles sur le coût fini des produits (par le biais de transferts de charges) pour collecter le maximum de richesse et ensuite permettre une distribution équitable par des prélèvements importants qui touchent la richesse produite.

              D’ailleurs, en terme de distribution équitable dans un modèle de social-libéralisme, je pense qu’il serait plus judicieux de faire en sorte que patrons, actionnaires et salariés ait les mêmes intérêts d’un point de vue économique. Cela passe par une généralisation du système d’intéressement des salariés aux résultats de l’entreprise. Cet intéressement présenterait l’énorme avantage de constituer une part liée au résultat, c’est à dire à la richesse réellement créée. Il serait souhaitable que cette part soit prélevée avant impôts afin qu’elle ne soit pas marginale.

              Il serait également souhaitable de flexibiliser le temps du travail pour permettre aux entreprises de licencier plus facilement mais en faisant en contrepartie une sécurisation du parcours professionnel (les 2 mesures sont nettement plus identifiables dans le discours de Sarkozy que dans celui de Ségolène).

              Il faut également faire en sorte de baisser le prix par un transfert des charges (vers la consommation via la TVA Sociale comme l’a fait le Danemark en 1987). Or, seul Sarkozy le préconise dans la mesure où pour Segolène, la TVA étant considérée comme un prélèvement inégalitaire (parce que non progressif), augmenter la TVA serait injuste. Cela s’appelle du dogmatisme quand il faudrait dans ce cas là faire preuve de pragmatisme.

              Enfin, il faut également arrêter avec cette culture des déficits publics en réduisant le train de vie de l’Etat et en instaurant la productivité des services publics. Sur ce dernier point, je suis sceptique au vue des promesses électorales des 2 sur la faculté d’arriver à cette orthodoxie budgétaire pourtant nécessaire. Bayrou était plus cohérent que les restants.

              Cela dit, pour toutes ces raisons, je pense que c’est bien Sarkozy qui s’approche le plus des recettes qui ont marché dans les pays scandinaves et s’il y avait un des deux candidats qui devrait avoir ce label là, ce n’est pas forcément celui ou plutôt celle que l’on croit.

              Cela dit, je suis content que cet échange puisse avoir lieu sur la base d’idées constructives dans un climat de tolérance et non sur des invectives disgressives qui n’ont aucun intérêt. Alors, merci d’avoir donné (et de redonner suite à mon écrit) votre point de vue pour faire avancer le débat.

              Cordialement

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