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Accueil du site > Actualités > Economie > Le marché n’est pas la solution

Le marché n’est pas la solution

Tandis que l’interventionniste tente d’imposer sa Solution, le libéral laisse la recherche de solutions concrètes aux millions d’individus qui emploient leurs ressources et sont incités à exploiter les opportunités encore en friche, en s’organisant collectivement selon leurs connaissances de leur situation propre.

L’interventionniste, de gauche ou de droite, considère le marché comme s’il s’agissait d’une photographie ; le libéral le perçoit comme un film qui n’est pas encore terminé. Ces deux points de vue divergents conforment notre compréhension de la réalité sociale et économique et expliquent en bonne partie la confiance que le premier accorde à l’État et le second au marché pour améliorer le bien-être général.
 
Car l’interventionniste n’aime pas la photographie qu’il voit du monde et la compare avec une photographie artificiellement parfaite et pense qu’il faut retoucher l’originale à coups de Photoshop pour la rendre le plus proche possible de son modèle de référence. Comme il possède la photographie parfaite à laquelle comparer tous les instantanés de la réalité, il croit pouvoir identifier les défauts et les corriger (ou fait confiance à un « expert » quelconque pour cela). Traduit dans le langage économique néo-classique, le marché échoue dans la mesure où la réalité ne se rapproche pas du modèle optimum, défini dans des conditions théoriques de concurrence parfaite. Comme ces conditions de concurrence parfaite ne sont jamais réunies, le marché échoue donc continûment. C’est ainsi que l’interventionniste cherche une solution à la « faille » du marché – qui ne peut logiquement venir du propre marché, puisqu’il a failli. Le marché est donc une photographie ratée qu’il faudra retoucher en studio.
 
L’interventionniste cherche la Solution. Il veut un plan d’action pour corriger le défaut de la photographie. Et la Solution est souvent évidente, puisque la photographie parfaite est là, juste à côté. La Solution est un programme, une loi, un règlement, un subside, une fixation de prix, un impôt, une nationalisation, une baisse des taux, une licence, une interdiction, une augmentation du budget, un ministère, une agence, etc. L’État est l’organe à travers lequel l’interventionniste tente de matérialiser sa Solution. L’interventionniste ne contrôle pas l’État, mais il agit comme si c’était bien le cas. Il expose sa proposition comme si l’État, après l’avoir consulté, allait l’appliquer sans la pervertir. En aucun cas l’interventionniste ne pensera à un mécanisme de correction, à un processus de découverte, à une structure d’incitants pour trouver les solutions adéquates ; il pensera seulement à trouver la Solution que l’État devra imprimer sur la photographie.
 
Le libéral, en revanche, ne prétend pas trouver cette Solution. De fait, il admet humblement qu’il ignore souvent quelle est la réponse adéquate à une carence perçue. Le libéral préfère se concentrer sur le processus qui permettrait de trouver les bonnes solutions. Il n’aspire pas à élaborer une solution concrète, mais bien le meilleur mécanisme pour découvrir et tester des solutions concrètes. Le libéral ne considère pas la réalité comme une photographie, mais bien comme un processus dynamique où les images ne prennent leur sens que si on laisse avancer la pellicule. Il cherche donc le cadre propice pour le déroulement du film, qui permette l’expérimentation de différentes propositions, les exercices d’essai et d’erreur de la part d’un grand nombre d’acteurs distincts et la compétition entre idées.
 
C’est ainsi qu’une « faille » du marché selon l’optique statique peut parfaitement devenir une opportunité depuis une perspective dynamique, comme une demande insatisfaite qui peut être exploitée par tout entrepreneur perspicace et imaginatif. Sur le marché, la perspective de la rentabilité est un incitant pour corriger les erreurs des photographies passées, et les gains ou les pertes sont un indicateurs de succès ou d’échec dans la recherche de solutions qui élèvent le bien-être des gens. Ce point de vue dynamique qui privilégie la concurrence décentralisée, le droit de sortie et la liberté d’entrée sur le marché, le test d’essai et d’erreur, les incitants pour servir les personnes et conserver une bonne réputation, contraste avec le point de vue statique qui se fie à la Solution centralisée pondue par l’« expert » ou le technocrate de service et à la volonté de l’État pour l’exécuter.
 
Et tandis que l’interventionniste tente d’imposer sa Solution, le libéral laisse la recherche de solutions concrètes aux millions d’individus qui emploient leurs ressources et sont incités à exploiter les opportunités encore en friche, en s’organisant collectivement selon leurs connaissances de leur situation propre. Alors que l’interventionniste, anxieux pour retoucher la photographie, se refuse à tout processus de « main invisible » et préfère sa Solution, le libéral, conscient de la nature changeante et complexe de la réalité sociale, se fie à un mécanisme d’ajustement décentralisé et parle de meilleures solutions possibles. Le marché n’est pas la Solution, ni ne garantit des solutions immédiates. C’est simplement un processus d’expérimentation compétitif qui tend à produire les meilleures solutions. Faire confiance au marché demande de la patience et une tolérance aux hauts et bas de la vie. Faire confiance à l’État et à sa Solution relève seulement de l’acte de foi.
 

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49 réactions à cet article    


  • Le chien qui danse 24 août 2010 10:35

    Vous êtes bien trop manichéen et si la croyance en la vertu de l’état relève de l’acte de foi, comme vous dites et je suis d’accord, la croyance en la main invisible relève de la parfaite fumisterie laissant libre cours aux dérives psycho-psychique d’humain pervers et mal intentionné et surtout hyper égocentré.

    Qu’elle est la finalité du marché ? le bien être général ! la bonne blague...

    Quand l’homme ne croit plus en rien il se fabrique des illusions et là, désolé, mais vous êtes en plein dedans, va falloir se réveiller...


    • Krokodilo Krokodilo 24 août 2010 11:08

      Il faut appliquer ces théories du vrai libéralisme au code de la route : que les millions d’individus qui utilisent des véhicules cherchent chacun leur solution optimale, ou par petits groupes (par exemple un groupe testerait la conduite à gauche tandis que les conservateurs continueraient à droite et que les conducteurs centristes essaieraient la conduite au milieu de la chaussée), et les accidents diminueront !


      • Kalki Kalki 24 août 2010 11:13

        Non l’autoorganisation existent

        Mais pas dans le marché : le grand marché du capital favorise l’accroissement de capital, et donc de force qui tu l’auto organisation.

        POINT.

        A la ligne


      • Kalki Kalki 24 août 2010 11:11

        Le bien commun est par définition, et dans les droit de l’homme non monnayable


        • Kalki Kalki 24 août 2010 11:12

          Ou commence et finit le bien commun ?


          • Gabriel Gabriel 24 août 2010 11:25

            Quand une minorité crève de trop manger et une majorité de faim !


          • Kalki Kalki 24 août 2010 12:51

            et en terme matériel ? et immatériel ?


          • Gabriel Gabriel 24 août 2010 13:48

            Matériellement cela crève les yeux, immatériellement écoutez votre cœur car personne ne peut le faire pour vous. 


          • Kalki Kalki 24 août 2010 20:14

            Il n’y a pas de problèmes : il n’y a que des solutions

            Il ne faut pas oublier de poser le problème : pour trouver les solutions


          • Kalki Kalki 24 août 2010 20:15

            Car quand on a des solutions : on arette de piailler , de se quereller et on agit


          • sam turlupine sam turlupine 24 août 2010 11:21

            Sur le marché, la perspective de la rentabilité est un incitant pour corriger les erreurs des photographies passées, et les gains ou les pertes sont un indicateurs de succès ou d’échec dans la recherche de solutions qui élèvent le bien-être des gens.

            Non.
            Dans la seule recherche de solutions qui soit rentable pour les acteurs du marché.

            Le « bien-être des gens » n’entre, à aucun moment dans la recherche des solutions des acteurs du marché ; seule, comme vous le dites vous-même, la rentabilité les guide.

            Or, comme cette rentabilité ne peut s’opérer que dans un système gagnant-perdant (la définition même du capitalisme), on prend comme essentielle variable d’ajustement la différence prix de revient-prix de vente ; d’où, pour rentabiliser cette différence (et vu la concurrence), l’abaissement du prix de revient  ; à savoir essentiellement le coût de travail (baisse des salaires) et celui des matières premières (spéculation).

            Le marché n’a que faire du « bien-être des gens » ; c’est une notion qui lui est totalement étrangère, puisque son objectif est la rentabilité, et que les ressources de cette rentabilité ne profitent qu’à ses acteurs directs (actionnaires, banques, fonds de pension, organismes financiers, entreprises, etc...)

            Dans le cadre du marché, on n’ a JAMAIS assisté à la redistribution des bénéfices vers les salaires, ou à la baisse des prix de vente : jamais.

            C’est déjà un miracle quand une partie des bénéfices sont réinvestis dans la production ; dans 90% des cas, les bénéfices sont placés dans des organismes financiers (quand ce ne sont pas les paradis fiscaux), ou servent à la spéculation ; ils ne sont jamais productifs.


            • drlapiano 24 août 2010 11:59

              Evidemment quand son idéologie propre repose sur l’acceptation de la violence on peut écrire des conneries dans le genre
              « Le marché n’a que faire du « bien-être des gens » ; c’est une notion qui lui est totalement étrangère, puisque son objectif est la rentabilité, et que les ressources de cette rentabilité ne profitent qu’à ses acteurs directs (actionnaires, banques, fonds de pension, organismes financiers, entreprises, etc...) »

              Mais le libéralisme repose lui sur le libre choix, or comment faire du profit sans satisfaire celui qui vient vous donner son bon argent ... librement ! Le marché dans une perspective de liberté et de respect REPOSE DONC FONDAMENTALEMENT sur la satisfaction des gens !

              Évidemment tout ceci déroute le bon socialiste qui ne rêve que de créer l’homme nouveau à l’image de ses chimériques certitudes ! Qui ne pense la société qu’en terme de violence et luttes !


            • sam turlupine sam turlupine 24 août 2010 12:24

              Monsieur,

              Je répondrai à votre post grossier (intellectuellement et formellement), uniquement sur le plan des arguments, sans m’abaisser à votre vulgarité.

              Vous dites :
               "Mais le libéralisme repose lui sur le libre choix, or comment faire du profit sans satisfaire celui qui vient vous donner son bon argent ... librement ! Le marché dans une perspective de liberté et de respect REPOSE DONC FONDAMENTALEMENT sur la satisfaction des gens !« 

              et, de fait, vous dévoilez l’idéologie libérale liée au marché, pour qui la satisfaction est envisagée ............. du seul côté de l’acheteur.

              Ce qui est, évidemment, outre la marque d’un mépris total pour celui qui travaille et fabrique, une aberration à plusieurs niveaux , puisque :

              1) l’acheteur n’a PAS LE CHOIX du prix d’achat ; il ne peut choisir que parmi ceux qui lui sont imposés, sans rapport avec la valeur réelle du produit

              2) encore faut-il qu’il ait les MOYENS de son achat ; ce qui n’est pas le cas pour des milliards de gens, pour des éléments justes nécessaires à une vie décente

              3) le prix de vente des produits est, dans le système libéral, totalement assujetti à leur valeur SPECULATIVE, et non réelle ; d’où un prix de vente n’ayant aucun rapport avec la valeur réelle du produit

              4) vous passez sous silence tous les achats »captifs« des produits de première nécessité, qui imposent un achat »non libre«  ; forcé ; à savoir tous les produits nécessaires à une vie juste décente ; nourriture, logement, vêtements, éducation, santé, transports. Là, même s’il n’y a pas »satisfaction« , l’achat y est néanmoins contraint.

              Bref, comme tout bon libéral, vous n’envisagez le citoyen que comme un CONSOMMATEUR ; jamais comme un PRODUCTEUR ; ce qu’il est, pourtant, en premier chef, puisque c’est les travailleurs qui produisent les richesses accaparées par un petit groupe de profiteurs et de spéculateurs.

              La »violence« que vous semblez dénoncer est donc bien,en tout premier lieu, et essentiellement, celle IMPOSÉE aux citoyens par un système où le producteur de richesses en reçoit la moindre part, quand la plus grande partie, qui lui est volée, en revient à ceux qui ne produisent rien, mais se contentent de spéculer, contre l’intérêt du plus grand nombre.

              Votre trivialité de pensée ne vous permet même pas de comprendre comment vous venez de dévoiler vous-même le fond de la pensée libérale : des »marchés« qui IMPOSENT leurs choix, achats, comportements, à des citoyens envisagés UNIQUEMENT sous l’angle de consommateurs, captifs, en leur volant tous leurs droits de citoyen, de travailleur, de producteur de richesses.

              La pseudo-liberté que vous prônez n’est que celle de ceux qui ont les moyens de l’exercer, et de l’imposer aux autres ; à savoir la très grande majorité, non-décideurs et qui n’ont pas, eux le »LIBRE CHOIX" .
              Sans moyen de l’exercer, la liberté n’est qu’une coquille vide, un slogan creux, juste destiné à duper ceux qui en sont privés, au bénéfice des mafias qui elles, ont la liberté d’imposer leur oppression.

              Vous êtes un être limité intellectuellement, et indigne humainement.


            • drlapiano 24 août 2010 14:58

              Mais bougre de triple-buse, le producteur ne produit que parce qu’il SAIT que sa production sert !
              Que parce qu’il y a au bout de son travail un consommateur, une PERSONNE à qui l’on rend SERVICE !
              Sinon , il a beau travailler comme un nègre ça ne sert à rien !

              Comment déterminer ce qui sert, ce qui est utile ?
              Ou bien on s’en remet au marché, aux consommateurs roi ... et on s’adapte aux désirs, aux besoins des masses ... : société de service ou chacun fait de son mieux
              Ou bien on exécute la volonté de l’autorité qui sait mieux que vous ce qui est bon pour vous : société de la violence du contrôle du parasitisme fonctionnarisé ...

              Vous ne voulez pas de la liberté, soit, c’est votre droit de vouloir bâtir une société d’esclaves (j’imagine que vous, vous serez parmi les maîtres naturellement :) ) ... mais naturellement vous imaginez bien que les futurs esclaves ne soient pas très d’accord : vos chimères vous conduisent immanquablement à la violence !
              Détestable.


            • foufouille foufouille 24 août 2010 17:58

              « Mais bougre de triple-buse, le producteur ne produit que parce qu’il SAIT que sa production sert ! »
              sauf quand il est lie a une societe ou a des credits
              comme les culto


            • sam turlupine sam turlupine 24 août 2010 17:59

              Monsieur, 


              Vous continuez à réagir grossièrement, et à débiter des âneries que même le plus béotien des primates ne pourrait gober. 

              Le producteur produit pour répondre à une NÉCESSITE ; pas pour faire plaisir. 
              Je vous ai déjà expliqué la notion d’achat « captif » ; ceux qui sont de première nécessité, et que l’on est contraint de faire, pour survivre.
              Dans votre système libéral, c’est le fabricant (celui qui dirige, pas ceux qu’il emploie) qui décide du prix du produit, que ça fasse plaisir ou non : il ne cherche en aucun cas à « faire plaisir » mais, comme vous l’avez vous-même, à être RENTABLE. Si cette rentabilité passe par des salaires de misère à ses employés, et des prix totalement prohibitifs pour l’acheteur, s’il n’a pas de concurrence, il n’hésitera pas une seconde. 

              Une fois de plus, vous êtes une caricature de libéral ; vous n’envisagez le citoyen que comme un consommateur ; JAMAIS comme un travailleur, un producteur de biens et de richesses ; vous êtes partisan d’un système où l’homme n’a de valeur que celle que lui confère l’argent qu’il a à dépenser ; vous êtes, comme je le disais, humainement indigne. 

              Quand à un système coercitif, c’est précisément celui que vous défendez, où 5% des personnes détiennent 80% des richesses mondiales, où plus de 2 milliards n’ont qu’un dollar par jour pour vivre, où plus d’1 milliard souffrent de la faim ; leur seule « liberté » dans votre système « libéral » c’est d’user de leurs yeux pour pleurer (quand ils ne sont pas obligés de les vendre pour survivre). 

              Votre esprit, votre mode de pensée, vos valeurs, sont aussi vulgaires et grossiers que votre façon de vous adresser aux autres ; vous êtes un dominant, un exploiteur, un individu intellectuellement limité, enfermé dans votre confortable formatage obtus, et votre dogmatisme caduc. . 

              Votre « liberté » n’est qu’un piège pour les sots, puisqu’elle se limite à une petite minorité ; tous les autres n’en ayant pas les moyens. 
              C’est la liberté du prédateur face à des victimes entravées.

            • Nethan 25 août 2010 00:15

              « Mais [mouais], le producteur ne produit que parce qu’il SAIT que sa production sert ! 

              Que parce qu’il y a au bout de son travail un consommateur, une PERSONNE à qui l’on rend SERVICE ! »

              Je suis certain que Monsanto est un bon exemple à citer pour valider ces propos. Ils sont très connus pour rendre service.

              Je note surtout un manque de réalisme en fait, bien que ce propos n’est pas faux pour autant. Il y a des producteurs qui sont là pour rendre service, enfin producteurs selon le point de vue : les associations par exemple.

              Cependant, on lit bien que le commentateur croit que c’est l’offre qui fait la demande. C’est partiellement vrai, mais pas systématique. Keynes a démontré que la demande peut aussi créer l’offre. Au final le monde réel est un mix des deux.

              Mais dans ce mix, en aucun cas c’est forcément pour l’envie de rendre service.


            • DTHEV 25 août 2010 10:01

              ...Dans le cadre du marché, on n’ a JAMAIS assisté à la redistribution des bénéfices vers les salaires, ou à la baisse des prix de vente : jamais....

              Et la concurrence c’est pas ce qui fait baisser les prix, l’état ne contrôle pas les prix et au contraire en maintenant artificiellement des quasi monopoles (subventions, ect...) il participe au maintient des prix, seule la concurrence fait baisser les prix.


            • DTHEV 25 août 2010 10:07

              C’est déjà un miracle quand une partie des bénéfices sont réinvestis dans la production ; dans 90% des cas, les bénéfices sont placés dans des organismes financiers (quand ce ne sont pas les paradis fiscaux), ou servent à la spéculation ; ils ne sont jamais productifs.

              Vous pensez que l’argent placé dans des organismes financiers n’est pas productif.
              Ou pensez vous que les organismes financiers trouvent l’argent qu’ils prêtent aux entrepreneurs  ?
              Tout est lié n’ayez pas une vision sectorisée...


            • DTHEV 25 août 2010 10:21

              On dirait que vous ne comprenez pas que si un producteur propose un prix trop élevé un concurrent va de suite proposer le même produit à un cout infeérieur et ainsi de suite jusqu’à arriver au juste prix.
              Dans un marché libre aucun produit est surpayé !


            • drlapiano 25 août 2010 11:44

              @Nethan
              Vous dites « Je suis certain que Monsanto est un bon exemple à citer pour valider ces propos. Ils sont très connus pour rendre service. »
              Comme chacun sait Monsanto met des fusils dans le dos des agriculteurs pour qu’ils achètent ses produit !
              Et oui, l’ offre de Monsanto n’existe que parce que Monsanto sait que son offre va être ressentie par un certains nombre d’agriculteur comme un véritable service ...
              Mais d’autre sont parfaitement libres de ne JAMAIS acheter chez Monsanto.
              Ce n’est pas parce qu’on n’est pas d’accord avec Monsanto qu’on doive lui dénier sa qualité d’éminent prestataire de service, tellement satisfaisant que ses clients l’ont propulsé au rang de premier semencier mondial !

              Oui, l’offre précède la demande, celui qui veut s’en sortir explore les besoins de ses semblables et la façon dont ils sont satisfait, et trouve ainsi une matière inépuisable pour utiliser ses talents (ce n’est bien sur pas si simple que de l’énoncer comme cela ! )

              Bien sur les besoins pas ou mal satisfaits précèdent l’offre ... mais tant qu’ils ne sont pas découvert, analysé, et pris en main par un entrepreneur ce ne sont que des virtualités ...

              Quand à Keynes ... il est bien pratique puisqu’il a dit fabriquons de la monnaie nous seront riches, justifiant ainsi « scientifiquement » l’illusion de toujours.

              une dernière naïveté que je relève chez vous « Il y a des producteurs qui sont là pour rendre service, enfin producteurs selon le point de vue : les associations par exemple. »
              Le producteur de l’ordi avec lequel vous communiquez avec Agoravox, le vendeur de logiciel, le fornisseur d’accés ... vous rendent services non  ? Sont-ce pour autant des associations ?

              @sam
              C’est sans espoir : vous ne voulez pas vous accepter libre, vous ne voulez pas que les autres s’acceptent libres ... que voulez vous que je vous dises ... c’est triste !!
              Que voulez vous ? Qu’une belle et grande administration du plan pénétrée de la certitude de ce qu’attend le peuple vous désigne votre tâche ?


            • Nethan 25 août 2010 15:13

              Seule la concurrence fait baisser les prix... On en voit l’exemple avec la grande distribution ou l’électricité et quelques autres, où les prix des produits distribués augmentent au contraire.

              Sans compter que ça favorise l’émergence de cartels comme dans le marché des forfaits mobiles, pour maintenir les prix au plus haut. Pourtant il y a des concurrents : les MVNO et autres. Ça n’empêche strictement rien.

              Au contraire, la réalité, c’est que le marché tend à favoriser de façon importante les concentrations d’entreprise et de générer des systèmes monopolistes, ce qui donne une forte influence à ces nouvelles structures. Une fois que c’est en place, il est extrémement difficile pour un nouveau de percer.

              Ce qui fait que si l’on veut une concurrence pure et parfaite, il faut réglementer. Selon moi, il est impératif de limiter la taille maximale d’une entreprise. C’est la seule façon de garantir l’ATOMICITE du marché et de la possibilité d’entrer dans tout secteur.


              Sinon, avec drlapiano, on assiste à un exercice de novlangue là... Si maintenant produire un bien qu’un consommateur peut avoir envie pour assouvir un besoin personnel, c’est rendre service, alors il n’y a plus d’industrie, on a un système économique basé à 100% sur les services.

              C’est pareil aussi sur la logique qui veut qu’être premier est la preuve de la qualité. Ça se saurait franchement. L’informatique est une preuve qu’un monopole libre n’est pas moins nocif qu’un monopole d’Etat, vu qu’il a fallu longtemps par exemple pour que les sites Internet respectent enfin les standards et n’usent d’aucune des cochonneries ajoutés par le monopoliste et qui nuisaient aux concurrents.

              C’est aussi très amusant de lire que l’offre précède la demande, tout en disant le contraire dans la même phrase. « Celui qui veut s’en sortir explore les besoins de ses semblables et la façon dont ils sont satisfaits », cela montre que du coup, il va analyser puis s’il peut, répondre à la demande en créant une offre. Qui est donc le premier ? La demande. La réalité est que c’est dans les deux sens. Le refuser est un manque de réalisme.

              Sinon non, mon FAI ne me rend pas service. Il remplit le contrat qu’il a signé avec moi : Un peu d’argent, contre l’accès à Internet. Le producteur de mon ordi non plus : Un peu d’argent contre un produit. L’échange s’arrête ici, il n’y a pas de service. Le seul service, c’est le SAV en cas de panne sachant que le prix inclut une durée plus ou moins longue. En gros j’ai paié un contrat de suivi.



            • Peretz Peretz 26 août 2010 16:21

              Faux ! ce n’est pas comme ça que ça se passe. Les producteurs ne viennent pas au fur et à mesure proposer leur prix après avoir vu celui des autres. Le producteur connait d’avance la fourchette dans la quelle il va s’immiscer. Le marché n’est pas une solution mais un lieu où cette rencontre permet les échanges des produits. Point. Il n’y a ni main invisble (sauf celle des ententes), ni concurrence. Le marché de la consommation où tous les produits, de la baguette à l’immeuble sont vendus reflète l’Economie réelle, mais les prix sont prétablis.


            • drlapiano 24 août 2010 11:57

              Evidemment quand son idéologie propre repose sur l’acceptation de la violence on peut écrire des conneries dans le genre
              « Le marché n’a que faire du « bien-être des gens » ; c’est une notion qui lui est totalement étrangère, puisque son objectif est la rentabilité, et que les ressources de cette rentabilité ne profitent qu’à ses acteurs directs (actionnaires, banques, fonds de pension, organismes financiers, entreprises, etc...) »

              Mais le libéralisme repose lui sur le libre choix, or comment faire du profit sans satisfaire celui qui vient vous donner son bon argent ... librement ! Le marché dans une perspective de liberté et de respect REPOSE DONC FONDAMENTALEMENT sur la satisfaction des gens !

              Evidemment tout ceci déroute le bon socialiste qui ne rêve que de créer l’homme nouveau à l’image de ses chimériques certitudes ! Qui ne pense la société qu’en terme de violence et luttes !


              • Jordi Grau J. GRAU 24 août 2010 12:10

                A drlapiano,

                Vous êtes naïf ou vous faites semblant ? Où est le libre choix quand l’un des deux partenaires de l’échange économique est cent fois plus puissant que l’autre ? En période de fort chômage, où est la liberté de choix d’un salarié peu diplômé ?

                Mais ce n’est pas uniquement sur le marché du travail qu’il y a une disproportion des forces. Si l’Etat n’intervient pas énergiquement pour casser les monopoles ou les oligopoles, les grosses entreprises n’ont pas de mal à s’entendre sur des prix. Peu leur importe que les plus pauvres n’aient pas accès à des biens de consommation (même essentiels : cf. l’exemple de l’eau en Bolivie avant l’arrivée de Moralès). Ce qui compte, pour les dirigeants et les actionnaires de ces entreprises, c’est qu’il y ait toujours une fraction importante de la société qui ait les moyens de payer.

                Regardez donc le monde comme il est réellement, et vous verrez que le marché ne repose pas fondamentalement sur la satisfaction des gens !!! Comme quoi, vos certitudes sont au moins aussi chimériques que celles que vous dénoncez.


              • DTHEV 25 août 2010 10:30

                Tout d’abord vous confondez liberté et capacité.
                Concernant le chômage prenez exemple sur les autres pays et vous verrez que le taux de chômage est directement proportionnel à la « rigidité » du code du travail.

                De plus vous dites que l’état est la pour lutter contre les monopoles et les accords sur les prix mais bon sang regardez par exemple sur la téléphonie mobile l’état donne les licences au compte goutte et c’est celà qui permet aux entreprises de s’entendre sur les prix. Ils sont en train de faire la même chose sur la légalisation des paris sportifs et du poker en ligne seul quelques élus auront leur licence et il y aura encore un accord sur les prix.


              • Jordi Grau J. GRAU 24 août 2010 12:26

                Votre article Lucilio, est effectivement très manichéen, comme le faisait remarquer le premier commentaire.

                Vous opposez partisans du marché et interventionnistes, comme si être partisan d’une certain intervention de l’Etat faisait de vous un stalinien. Il y a mille manières d’être interventionniste, de même qu’il y a mille manières d’être libéral. Keynes disait de lui qu’il était libéral, et pourtant il estimait que l’Etat devait intervenir en temps de crise. En tout cas, il n’était pas du tout favorable au système soviétique.

                Pour en revenir au marché, votre optimisme pèche par abstraction. Vous faites abstraction de plusieurs processus (vous voyez, je raisonne en termes de processus, et non en termes statiques). La libre concurrence, non réglée par une intervention publique, est loin de permettre systématiquement une baisse des prix et une amélioration de la qualité. Bien souvent, elle permet aux plus grosses entreprises d’écraser les plus petites. Trop de concurrence tue la concurrence.
                 
                Quant à la qualité, elle n’est pas forcément au rendez-vous. Quand il s’agit de vendre beaucoup et vite, on investit peu dans l’amélioration dans la qualité : on préfère investir dans la pub et copier de vieilles recettes qui ont du succès. C’est le cas notamment dans le marché des médias : la quête du scoop conduit à une uniformisation de l’offre et à un appauvrissement du contenu (on privilégiera, par exemple, les faits divers à une analyse en profondeur des phénomènes sociaux ou politiques).

                Je pourrais multiplier les exemples et les arguments. Mon seul but était d’ébranler un peu votre foi en la « main invisible ».


                • Le péripate Le péripate 24 août 2010 12:47

                  Le marché qui n’est qu’un processus de découverte peut aussi être la pire des choses. On pensera naturellement aux dérives de la finance, mais moins au marché politique où des faveurs sont échangés contre des votes ou de l’influence. Dans les deux cas la même main très visible.


                  • Nethan 25 août 2010 02:35

                    Marché politique, c’est amusant à lire, mais hélas je ne peux que plussoyer car tellement vrai vu que la politique en France, c’est ça maintenant.

                    Le point commun entre ces marchés est le manque de rationalité, le manque de vision pour l’intêret général. L’intéret personnel ne donne pas forcément l’intéret général, ce que montre les dérives de la finance justement.

                    Mais là où il est possible de réguler les marchés standards pour corriger les travers, il est impossible de réguler le marché politique... Personne n’est au dessus d’un président ou d’un gouvernement, alors que l’intêret personnel ou la primeur à ses copains, on voit ce que ça donne en ce moment. 

                    Finalement, on voit ce que donne la tendance à vouloir tout transformer en marché type jungle comme le recommande les ultra-libéraux modernes : Un vrai bordel.

                    Pourquoi on n’entend plus les vrais libéraux ?


                  • morice morice 24 août 2010 12:48

                    hier le niveau c’était CM2, aujourd’hui CM1 : je crains pour les analyses suivantes....« très manichéen » dit-on : absurde, surtout.

                    c’est tout sauf une analyse : c’est une propagande éhontée pour le libéralisme, dont on vient justement de voir les ravages en Grèce et ailleurs :

                    « le libéral, conscient de la nature changeante et complexe de la réalité sociale, se fie à un mécanisme d’ajustement décentralisé et parle de meilleures solutions possibles. »

                    en plus, il l’écrit noir sur blanc en conclusion ! le libéralisme effréné a planté tout le monde, mais on continue..

                    vous savez à quoi ça me fait penser ?

                    à une chanson.

                    Locomotive Breath de Jethro Tull : joyeusement tous dans le mur, one more time !

                    • Traroth Traroth 24 août 2010 16:40

                      Ca ne vous à pas suffit la dernière fois, Lucillio ?

                      Merci de nous montrer à quel point les libéraux sont respectueux des libertés individuelles... smiley


                    • DTHEV 8 septembre 2010 08:49

                      La crise de la Grèce n’a rien à voir avec le Libéralisme, les principales raisons de la crise sont les suivantes :
                      - Dépenses publiques trop élevées et endettement de l’état trop important.
                      - Corruption au sein du pouvoir
                      - Trucage des comptes de l’état pour dissimuler la dette.
                      Je ne vois là rien de Libéral .... mais plutot des magouilles étatistes...

                      Vous dites en suite « le libéralisme effréné a planté tout le monde » « en Grèce et ailleurs » je demande des exemples, certes si vous considérez Sarkozy comme un Libéral vous aurez plein d’exemple mais je vous parle du vrai libéralisme ou l’état est réduit à sa plus simple expression.

                      Attention à ne pas tout confondre la crise de la Grèce n’a rien à voir avec le Libéralisme mais au contraire c’est la faute de l’état, et les pays que vous sous entendez comme liberaux qui vont dans le mur n’ont rien de Liberaux.


                    • jako jako 8 septembre 2010 09:14

                      « Trucage des comptes de l’état pour dissimuler la dette »
                      DTHEV avec la complicité active de goldman sachs , les maitres du monde smiley


                    • DTHEV 12 septembre 2010 21:07

                      Bien sur que les capitalistes vont en profiter si vous leur laissé à disposition des hommes politiques véreux, c’est pour cela justement qu’il faut limiter le pouvoir des hommes politiques.


                    • foufouille foufouille 24 août 2010 13:13

                      il ya une grosse difference entre liberal et libertaryen
                      un des deux est esclavagiste


                      • ELCHETORIX 24 août 2010 14:12

                        @ L’auteur , article de propagande illusioniste , lucillo = lucifer !
                        le fascisme économique ultralibéral , et le capitalisme financier et industriel no pasaran !
                        y viva el socialismo !
                        RA .


                        • Cogno2 24 août 2010 16:05

                          Lucillo fidèle à lui même.

                          Vas y, tu peux replier celui la aussi, je vais t’y aider en ajoutant que tu n’est qu’une buse, et que lire ton machin me fait tantôt éclater de rire, tantôt déprimer.
                          J’éclate de rire de tant de puérilité, d’un raisonnement d’une pauvreté affligeante, mais en même temps, voir à quel point l’être humain peut être idiot me déprime.
                          Ce que je reproche aux cons, ce n’est pas tant de l’être, mais c’est de vouloir à tout prix le montrer.


                          • AlLusion AlLusion 24 août 2010 18:59

                            Désolé mais je n’ai pas tout compris.
                            A cause de mon révélateur, mon fixateur, trop vieux ?
                            Mon agrandisseur est toujours pareil à lui-même.


                            • Proudhon Proudhon 24 août 2010 20:47

                              Avec Lucillio, bienvenue dans les ténèbres de la pensée dogmatique !

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