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Accueil du site > Actualités > Economie > Le mirage de Gordon ou l’oraison funèbre

Le mirage de Gordon ou l’oraison funèbre

L’Europe et les Etats unis doivent renoncer au protectionnisme qui entrave le règlement de la crise économique mondiale a déclaré le premier ministre Gordon Brown à l’issue des négociations lors du mini sommet de Londres (8 décembre) avec le président Nicolas Sarkozy et le président de la commission européenne José Manuel Barroso. Madame Merkel, représentante de la première économie européenne n’était pas invitée !

Nous sommes persuadés que toute tendance à encourager le protectionnisme nuirait au redressement de l’économie mondiale a-t-il souligné ajoutant que l’Europe et les Etats Unis devaient mettre en garde le monde entier contre la politique pernicieuse du protectionnisme. Comme de coutume le pourquoi n’est pas évoqué. A quoi bon perdre du temps, c’est tellement évident. Le "nous" sous-entend que Sarkozy et Barroso approuvent sans réserve.

Brown, Sarkozy et Barroso considèrent donc que les portes de l’Europe sont encore trop hermétiques ! Etonnant car lorsque l’union Européenne exporte 100 en Chine, elle importe 300 de ce même pays. Etonnant toujours quand on sait que le déficit commercial de la France devrait atteindre 55 milliards en 2008, plus 8 milliards par rapport à 2007. Etonnant encore car Sarkozy, le 4 décembre, nous expliquait qu’il avait renoncé à la relance par la consommation (coup de pouce aux salariés) qui conduirait inéluctablement à favoriser l’industrie chinoise et donc la hausse de nos importations. Sarkozy ferait-il du protectionnisme sans le savoir ? Serait-il capable de dire tout et son contraire selon son auditoire ?

D’après nos thuriféraires du libre marché sans frontières et sans contraintes, malgré le désastre annoncé, il faut donc en remettre une couche. Cet aveuglement, cet acharnement dogmatique sont tout simplement hallucinants. Comment peut-on encore défendre sans réserve cette idéologie stupide et criminelle ? Les fondations pourries de la maison menacent à tout moment de s’effondrer mais ils recommandent de construire encore un étage avec les mêmes matériaux frelatés ! Car le libre échange, dont la mise en concurrence à l’échelle mondiale de tous les salariés, est bien le responsable depuis 30 ans de la destruction de notre tissu industriel ; les turpitudes de la finance de l’effondrement de l’économie !

Jean-Luc Gréau, économiste et ancien expert du Medef, déclarait en Juillet 2007 : "Dans nos relations avec la Chine nous ne profitons pas des supposés bénéfices du libre échange. C’est pour cela que le retour d’un nouveau protectionnisme est inéluctable. Le vrai risque c’est d’attendre trop longtemps et que les emplois industriels en Europe aient totalement disparu."

Son analyse rejoint celle de Maurice Allais, prix Nobel d’économie qui dans son livre "La Mondialisation" paru en 1999, avertissait : "La libération des échanges n’est possible, n’est avantageuse, n’est souhaitable que dans le cadre d’ensemble régionaux économiquement et politiquement associés, groupant des pays de développement économique comparable, chaque association se protégeant raisonnablement vis-à-vis des autres."

Il faudrait en effet, pour que l’Europe puisse concourir à armes égales, rééquilibrer ses échanges et ainsi créer de vrais emplois, une augmentation très substantielle des coûts de production chinois. Or Jean-Luc Gréau estime cette perspective peu crédible : "Les écarts salariaux sont trop importants et la Chine comme l’Inde disposent d’une immense armée de réserve de main-d’oeuvre qui leur permet de maintenir une pression constante sur les salaires. D’ici à ce que cet écart soit comblé l’Union Européenne sera devenue un désert industriel."

Devrons-nous donc nous aligner sur les salaires et avantages sociaux (inexistants) des chinois pour survivre au processus et participer à la grande compétition mondiale ? Le renouveau industriel et le plein emploi en contrepartie de salaires de misère ? Serons-nous tous des "mingong", ces travailleurs chinois migrants, journaliers, sans contrat, taillables et corvéables à merci ? Nous serons alors entrés dans le temps de l’après démocratie. "Le problème fondamental de la démocratie c’est que la classe politique refuse de mettre en question le libre échange ce qui mène à la baisse des revenus, à la montée des inégalités, bref à une baisse de niveau de vie pour le plus grand nombre...La démocratie est menacée par le choix des élites en faveur du libre échange." Emmanuel Todd.

Si cela s’accomplit nous pourrons toujours méditer sur la dédicace de Maurice Allais (page de garde de la Mondialisation) : "Ce livre est dédié aux innombrables victimes dans le monde entier de l’idéologie libre échangiste mondialiste, idéologie aussi funeste qu’erronée et à tous ceux que n’aveugle pas quelque passion partisane." Le mirage de Gordon ou l’oraison funèbre.


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24 réactions à cet article    


  • Forest Ent Forest Ent 10 décembre 2008 15:33

    Je préfère citer à me répéter éternellement. Article de janvier 2008 :

    http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=34406

    On a vu que le FMI a beaucoup insisté sur les « risques protectionnistes ». Etant en effet persuadé que l’augmentation des flux commerciaux est générateur de croissance, le protectionnisme lui semble une voie vers la récession. Si au contraire la croissance chinoise a été une bulle délocalisée, un protectionnisme adéquat en temps utile aurait permis de la restreindre. Pour autant, même si l’on souscrit à ce deuxième avis, tout est question de timing en macro-économie, et une montée du protectionnisme après la crise pour résoudre le problème de la paupérisation et désindustrialisation en occident que l’on penserait créés par le libre-échange serait tout à fait erronée. Souvenons-nous en effet que ce sont les pays qui s’étaient le plus engagés dans le libre-échange qui ont été le plus frappés par la crise de 1929. En particulier le Japon, pour lequel il me semble généralement admis que c’est la fermeture de ses marchés qui l’a précipité dans l’aventure militaire de 1936. Si donc par malheur la bourse de Shangai devait s’effondrer en 2008, il nous appartiendrait, pour éviter que la situation ne dégénère, de ne pas refermer trop brutalement nos frontières, comme la tentation en serait forte.

    La "grande tentation" est en route. Les mêmes qui ont prôné le libre-échange et en ont bien profité vont relancer le protectionnisme tout aussi fiers d’eux-mêmes. Le sevrage brutal des pays émergents exportateurs y introduira le chaos et la guerre.

    Il n’existe plus aucun échappatoire à la destruction de Troie.

    Goodbye Sally.

     smiley

    ...


    • Philippe D Philippe D 10 décembre 2008 16:02

      La "grande tentation" est en route. Les mêmes qui ont prôné le libre-échange et en ont bien profité vont relancer le protectionnisme tout aussi fiers d’eux-mêmes. Le sevrage brutal des pays émergents exportateurs y introduira le chaos et la guerre.

      Il n’existe plus aucun échappatoire à la destruction de Troie.


      Forest,
      Vous êtes noir de chez noir.
      J’apprécie vos analyses qui me semblaient garder en tout une certaine mesure.
      Vos projections actuelles sont d’un pessimisme tellement radical et sûr de lui que je me demande finalement quels étaient vos buts et si vous ne seriez pas tenté par une vision prophétique du chaos.
      Je dis cela pour vous énerver, car je ne le pense pas vraiment.
      Mais cette vision désespérée, ce sentiment de l’inéluctable ne trouvent pas d’écho chez moi, trop désespément positif peut-être.
      Il y aura certainement un repli protectionniste, une nouvelle redistribution des cartes, une approche plus régionale (au sens large, Europe, Asie...) On en profitera pour corriger des erreurs ou des abberations du système, les pays émergents se concentreront peut-être un peu plus sur leur propres besoins plutôt que de fournir n’importe quoi à l’occident.
      Il y aura sans doute des tensions.
      J’ose encore espérer que vos pronostics guerriers ne se réaliseront pas, et je crois qu’il faut au contraire entretenir une lueur d’espoir, même si cela semble désespéré, plutôt que de contribuer à l’affolement et à l’exacerbation des rancoeurs de toutes sortes.


    • Forest Ent Forest Ent 10 décembre 2008 16:38

      Voui. C’est peut-être mon état d’humeur, conjoncturel ou structurel. Mais peut-être pas. Et il y a un temps pour "blood, sweat and tears".

      L’influence négative que pourrait avoir une prévision négative m’est assez indifférente. Dans le meilleur des cas, les journaux n’ont pas parlé de la crise économique en se disant que c’était contre-productif. Résultat : les gens bien informés ont retiré leurs billes à temps, et les autres ont pris un prêt-relais immobilier en 2008. Je crois plus à la transparence de l’info.

      Mais il est vrai que je suis déçu de voir que nous suivons pas à pas le chemin des années 1930 et que cela a la force de l’inéluctabilité. Je ne voudrais pas non plus devenir misanthrope. Dans les temps difficiles, il y a des justes et des saints. Nous serons tous appelés. Il n’est pas trop tôt pour rassembler nos forces et nos convictions.


    • mitra 10 décembre 2008 17:57

      "Un pessimiste, c’est un optimiste qui a de l’expérience"


    • sisyphe sisyphe 10 décembre 2008 16:48

      Le pseudo "libre-échange" est une fumisterie absolue. 
      Le véritable libre-échange ne saurait s’entendre que "toutes choses égales par ailleurs" ; ce qui n’est, évidemment, jamais le cas. 
      Notamment pour les Etats Unis, protectionnistes s’il en est, pour la politique agricole des pays occidentaux qui, à coups de subvention, ruine les agricultures des pays émergents, etc, etc.... 

      Alors, s’il ne semble pas une solution satisfaisante de refermer les frontières et de proner un protectionnisme total, il me semble que l’instauration de critères internationaux de production, prenant en compte les conditions sociales de production (salaires, couvertures sociales, respect des codes du travail, accès à l’éducation, au soins, au logement, etc...) devraient être mis en place, avec taxation des produits ne respectant pas ces critères, pour éviter le dumping, qui oblige à aligner les conditions sociales des travailleurs du monde entier vers le bas. 

      Mais de ça, il n’est et ne sera jamais question dans les discours des dirigeants qui continuent à proner un libre-échange totalement biaisé, et qui se fait, toujours, sur le dos des plus démunis. 

      C’est que le terme "social" apparait à tous les défenseurs du libre-échangisme globalisé comme une incongruité grossière, à évacuer du champ du pseudo "libéralisme", qui n’est que le faux-nez d’un capitalisme de plus en plus destructeur de libertés, et aggravateur des inégalités. 


      • Le péripate Le péripate 10 décembre 2008 17:04

         Le langage révèle beaucoup.... une rapide recherche sur le terme faux-nez donne : "les faux-nez de la démocratie marchande" ; "démocratie, faux-nez du capitalisme débridé" ; "le sport, ce faux-nez du capitalisme globalisé" ; "le microcrédit, faux-nez du néolibéralisme" ; "les socio-démocrates, ces faux-nez du capitalisme triomphant" ; "la société de consommation, faux-nez du capitalisme" ; "le juste salaire, faux-nez du capitalisme saprophyte" (sic) ; "démocratie, faux-nez du capitalisme parlementaire" ; "dans une démocratie, l’état n’est que le faux-nez de la volonté des classes dirigeantes" ; "la globalisation, faux-nez de l’américanisation" ; etc...

        Il y en a 14 pages sur google...... quelle imagination smiley


      • sisyphe sisyphe 10 décembre 2008 17:29

        La prochaine fois, je dirai faux-cul ; ce qui te permettra une recherche imbécile de plus sur google, puisque tu préfères noyer le poisson, pour éviter de parler du sujet, et que tu as du temps à perdre. 
        A moins que tu ne préfères ; masque, duplicité, langue de bois, contre-vérités, mensonges, attrape-gogo, trompe-couillon, travestissement, fausse apparence ; tu peux entamer une recherche google sur le dictionnaire des synonymes, aussi ; ça passe le temps... smiley

        Allez ; au boulot ; les mouches s’impatientent !
         smiley


      • ZEN ZEN 10 décembre 2008 18:00

        @ Sisyphe

        Faux-nez ou accomplissement, aboutissement logique ?

        En tous cas, comme l’auteur, je suis au moins d’accord sur un point avec M.Allais :

        "La libération des échanges n’est possible, n’est avantageuse, n’est souhaitable que dans le cadre d’ensemble régionaux économiquement et politiquement associés, groupant des pays de développement économique comparable, chaque association se protégeant raisonnablement vis-à-vis des autres."


      • sisyphe sisyphe 10 décembre 2008 18:05

        Absolument, Zen. 

        C’est ce que je voulais dire en parlant de "toutes choses égales par ailleurs " ; sans lesquelles le pseudo libre-échangisme n’est qu’une supercherie (recherche google pour le péripate ? smiley )


      • Le péripate Le péripate 10 décembre 2008 18:16

         Personnellement, je ne pratique pas le libre-échangisme. Mais vous faites comme vous voulez, c’est votre problème. smiley


      • worf worf 10 décembre 2008 16:53

        effectivement, je le trouve bien pessimiste même si je ne suis pas un économiste.

        Opposer un "protectionniste total" au "libre-échange tout aussi total" est une caricature. Chaque pays, chaque zone équilibre un libre-échange avec du protectionniste.
        Maintenant faut-il renforcer ce "protectionniste" ou au contraire l’alléger, la question n’est pas vraiment là mais dans le type de "protectionniste", par ex : un protectionniste social, une taxation écologique sur des produits importés ne respectant pas les normes du pays importateur, etc.
        Il faut faire réfléchir les gouvernements de pays exportateurs de masse à la main d’oeuvre bon marché et ne respectant pas ou trop peu l’impact écologique de leur production par des incitants, des taxes et aux moyens économiques voir politiques.
        Au contraire, on vient de le voir, c’est l’inverse qui commence à se produire dans la détérioration des relations franco-chinoises et l’un des articles précédents parlait du manque de réaction de Sarkozy, de l’inertie européenne dans cette histoire.
        Dans une relation commerciale (ou diplomatique), si l’un des deux courbe l’échine, accepte plus de compromis, l’autre ne cherchera qu’à exploiter plus encore cet avantage !


        • Danjou 10 décembre 2008 17:30

          Merci de vos commentaires. Protectionnisme ou pas, voilà la grande question. Basons nous déjà sur les faits. L’ouverture des frontières a largement contribué selon moi à la paupérisation de nos économies à laquelle nous assistons. La délocalisation de notre industrie et ses corollaires les pertes d’emploi compensées par des petits boulots souvent précaires et le chômage l’attestent. Pourrons nous nous contenter d’avoir une économie reposant essentiellement sur les services ? Les emplois hautement qualifiés résisteront-ils alors que par exemple les chinois forment déjà beaucoup plus d’ingénieurs que nous ? Si nous voulons ne pas sombrer un protectionnisme ciblé me semble incontournable. Ceci n’élimine absolument pas les possibilités de coopération avec les pays du tiers monde qui eux aussi se font tailler des croupières par la Chine. Quant à la guerre prédit par Forest elle me semble malheureusement assez inéluctable. La raréfaction des matières premières et de l’eau en sera la raison essentielle.


          • Philippe D Philippe D 10 décembre 2008 17:41

            Mais de quelle guerre parlez-vous ?
            Des guerres il est certain qu’il y en aura encore de nouvelles, n’importe quel prétexte sera bon.
            Mais parler de LA GUERRE, ça veut dire quoi ? A quoi pensez-vous ?  smiley


          • Danjou 10 décembre 2008 18:49

            "N’importe quel prétexte sera bon". Vous avez tout à fait raison. Prenez les EU et la guerre en Irak par exemple. Là ce sont même de faux prétextes ! Est ce que par hasard les EU n’aurait pas eu l’idée d’envahir l’Irak pour son pétrole ? A votre question "quelles guerres", je n’ai pas de boule de cristal mais j’imagine fort bien un conflit US Iran ou US Pakistan. Mais je pense avant tout à des guerres pour le contrôle des matières premières car celles ci s’épuisent et elles sont vitales pour l’économie... et pour maintenir l’hégémonie.


          • karg se 10 décembre 2008 23:56

            L’ouverture des frontières n’a ni était un moteur de croissance important ni un destructeur d’emploi industriel : l’industrie continu sa crise post fordiste : automatisation, baisse des dépenses en bien manufacturé. Lisez Krugman.


          • Danjou 11 décembre 2008 10:57

            L’ouverture des frontières n’a pas été un facteur de destruction d’emplois industriels écrivez vous. Sûrement à l’échelle mondiale. A contrario nous avons assisté à un TRANSFERT d’emplois gigantesque. C’est justement ce qui pose un sérieux problème aujourd’hui.


          • JL JL 10 décembre 2008 18:10

            Excellente argumentation. Vous dites : ""Quant à la guerre prédit par Forest elle me semble malheureusement assez inéluctable""
            Si ce n’est pas la guerre qui nous guette, cela y ressemble fort : on prédit pour les décennies à venir un milliard de migrants venant du Sud, pour raison climatique précise même Le PPA, parti de la presse et de l’argent. Je ne crois pas que ce sera pour cette raison là, mais plutôt pour cause de famines.
             
            "Face à cette recherche effrénée de terres arables l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a publié récemment un document mettant en garde contre les risques de "néocolonialisme". Sa mise en garde n’a guère été écoutée."
             
            " Le marché, l’idéologie totalitaire inventée pour gouverner le XXIe siècle, a diabolisé l’Etat et presque tout ce qui était public ou communautaire, en mettant le marché souverain en position de dominer tout le reste. Maintenant, on ne peut plus dire que c’était la ligne juste, la seule ligne " Ce n’est pas un gauchiste qui a dit ça, mais M. Giulio Tremonti, universitaire, économiste très libéral, éminence grise et ministre de l’économie de M. Silvio Berlusconi (Les turbulences financières contaminent l’économie réelle :
            Est-ce la fin du " laisser-faire " ? LMD sept 2008)

            Madagascar : la Corée du Sud acquiert des terres gratuitement "La chute du cours des céréales sur les marchés mondiaux n’a pas stoppé la course aux terres agricoles par les pays qui en manquent. La Corée du Sud, par le biais d’une filiale du conglomérat Daewoo, vient ainsi de conclure avec Madagascar un accord pour louer, pendant 99 ans, 1,3 million d’hectares dans la Grande Ile"Lire là

            • JL JL 10 décembre 2008 18:13

              Je ne copmprends pas : je m’y suis repris à plusieurs fois, en utilisant l’icône coller à partir de Word. Rien à faire, c’est à chaque fois chamboulé quand il y a des liens. J’y renonce. Voici le bon ordre :

              Excellente argumentation. Vous dites : ""Quant à la guerre prédit par Forest elle me semble malheureusement assez inéluctable""

              Si ce n’est pas la guerre qui nous guette, cela y ressemble fort : on prédit pour les décennies à venir un milliard de migrants venant du Sud, pour raison climatique précise même Le PPA, parti de la presse et de l’argent. Je ne crois pas que ce sera pour cette raison là, mais plutôt pour cause de famines.

              Madagascar : la Corée du Sud acquiert des terres gratuitement "La chute du cours des céréales sur les marchés mondiaux n’a pas stoppé la course aux terres agricoles par les pays qui en manquent. La Corée du Sud, par le biais d’une filiale du conglomérat Daewoo, vient ainsi de conclure avec Madagascar un accord pour louer, pendant 99 ans, 1,3 million d’hectares dans la Grande Ile"

              "Face à cette recherche effrénée de terres arables l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a publié récemment un document mettant en garde contre les risques de "néocolonialisme". Sa mise en garde n’a guère été écoutée." Lire là

              " Le marché, l’idéologie totalitaire inventée pour gouverner le XXIe siècle, a diabolisé l’Etat et presque tout ce qui était public ou communautaire, en mettant le marché souverain en position de dominer tout le reste. Maintenant, on ne peut plus dire que c’était la ligne juste, la seule ligne " Ce n’est pas un gauchiste qui a dit ça, mais M. Giulio Tremonti, universitaire, économiste très libéral, éminence grise et ministre de l’économie de M. Silvio Berlusconi (Les turbulences financières contaminent l’économie réelle : Est-ce la fin du " laisser-faire " ? LMD sept 2008)


            • Danjou 10 décembre 2008 19:14

              Vous avez tout à fait raison d’évoquer le problème de la terre. J’ai lu récemment mais je ne me souviens plus où que la Chine était confronté à un potentiel de terres cultivables insuffisant et qu’elle s’apprétait à acheter des terres en Argentine pour produire des céréales.


            • Internaute Internaute 11 décembre 2008 08:20

              Je plusse ! Cela fait tellement d’années que je commente partout dans ce sens que je me réjouïs de voir d’autres personnes prendre la peine d’écrire l’évidence.

              Il y a une espèce de dogme indéracinable du mondialisme qui m’effraie. On comprend trés bien les intérêts de tels ou tels lobbies industriels ou politiques à la mondialisation mais on reste sans mot devant la frénésie d’hommes politiques qui attrapent des modes comme les mouches se collent sur un papier adhésif. Ils en oublient toute démocratie, tout respect de la volonté populaire. Ainsi, aprés voir fait revoter le parlement français pour gommer le référendum du peuple français, on a va refaire le même coup en Irlande en 2009. Si ce n’est pas de la dictature il faudra m’expliquer ce que c’est. Pour eux, le mondialisme est devenu obligatoire quoi que peuvent en penser les gens. L’époque où on l’on votait pour son destin est TERIMEE. On est retourné de plein pied dans le système soviétique malgré l’emballage attrayant que peut lui donner le show-business.

              Il y a beaucoup d’extrémisme dans les commentaires. La protection de nos intérêts est une nécessité. Cela ne veut pas dire pour autant qu’on ferme les frontières comme l’Israël avec son mur de la honte. On établit simplement des règles qui rétablissent une concurrence LOYALE là où les députés ont mis en place une concurrence déloyale. Je ne vois pas pourquoi le Japon ferait la guerre ? Il faut cesser de croire que l’histoire se répète. La situation économique et politique de 1929 n’était pas celle d’aujourd’hui. Le seul point commun est la création de bulles spéculatives provoquées par de mauvaises lois.

              Dans les pays sous-développés, la mondialisation a provoqué le développement d’une industrie exportatrice au détriment de la satisfaction des besoins intérieurs. La mondialisation les a rendu dépendants et fragiles. Son arrêt provoquera un rééquilibrage vers les marchés intérieurs. Contrairement à ce que pense Sysiphe, ce sera tout bénéfice pour eux aprés une courte période d’adaptation.

              La question de l’immigration est encore largement exagérée. Quelqu’un a lancé cette idée de milliars de gens qui viennent en Europe et tout le monde la prend pour le nouvel Almanach Vermot. Le problème est aigu pour des pays commes les USA qui ont 3.000 kms de frontières avec le Mexique, réservoir de millions d’immigrants potentiels. Le problème est nul pour l’Europe qui n’a pas de frontière directe avec les grands réservoirs. Il ne s’agit que d’un manque de volonté politique. Que nos ambassades cessent de donner un visa à qui le demande et on aura déjà résolu les 3/4 du problème. Si l’on veut garder des clandestins 1 an et demi chez nous sans les renvoyer comme le conseille insidieusement l’UE, c’est notre problème. La lutte contre l’iimigration est trés facile sous nos contrées. 


              • chmoll chmoll 11 décembre 2008 08:34

                mais gordon à su prendre des initiatives pour son pays,un ex et pas des moindres

                une baisse de TVA

                j’pensais que rase motte allait faire la mème chose,ben ouié il ne fait que copier les autres


                • worf worf 11 décembre 2008 13:22

                  je ne sais pas si la baisse de tva d’un ou 2 % va inciter les gens à consommer plus et relancer l’économie.
                  Je vois dans cette crise l’occasion unique, pour nous, citoyens, d’acquérir des nouveaux réflexes de consommation. Avant d’acheter quelque chose, on doit se poser des questions : es ce vraiment utile ? comment c’est fabriqué ? dans quelles conditions ?

                  J’ai regarder cette semaine un excellent débat sur l’autorité sur france 3 (ce soir ou jamais) où plusieurs intervenants de haut vol dont un psychanalyste nous ont rappelé ce que c’était que l’autorité : une relation à responsabilité entre un auteur (émettant ordre, conseil, savoir ou loi) et une autre personne.
                  Ils ont fait le constat que notre société devient de plus en plus lâche, que les responsables détenant une autorité (parent envers leurs enfants, professeurs envers leurs élèves, politiques envers leurs élus, etc) se débinent de plus en plus et se cachent derrière des affirmations (c’est comme ça !), des réglements sans les justifier...
                  Et pour rebondir sur l’article de la révolution, voilà un nouveau projet de société que l’on pourrait défendre : une société de dialogue, de respect, de responsabilité, d’autorité en fait !
                  Cette crise en est l’occasion si on la saisi !


                • gdm gdm 11 décembre 2008 16:00

                  @Danjou
                  Les consomateurs ont avantage à acheter moins cher. Il existe ainsi une production de richesse pour les consomateurs grace a la baisse des prix. Les partisans du protectionisme soutiennent que le protectionisme éviterait des destructions de richesses dont le montant serait supérieur à gain d’achater moins cher.

                  L’économiste Frederic Bastiat, au 19eme siecle, avait trouvé un argument efficace contre le protectionisme. Lorsqu’un industriel met au point une maniere de produire moins cher, cela apparait à tous comme un progres pour tous. Et pourtant l’importation d’un produit moins cher est parfaitement équivalent à la mise au point d’un procédé qui permet de fabriquer moins cher.

                  Ainsi, le protectioniste est face à une contradiction. La logique du protectioniste voudrait qu’on interdise aux industriels de produire de maniere plus rentable. Un industriel plus performant permet une baisse des prix de vente et peut provoquer la faillite de certains de ses concurents.

                  La logique du protectionisme est de meme nature qu’une interdiction d’améliorer la rentabilité des enrteprises. Le protectionisme viserait ainsi à condamner la concurence entre les entreprises.



                  • Bof 26 décembre 2008 10:47

                    Bonjour Monsieur, Dans votre article, j’y vois comme une impossibilité de tenir compte du facteur Humain.
                    Quelquesoit le système et par exemple nos amis Chinois avec-et dans leur grand Pays ont deux systèmes, ce sont les bonnes volontés, les avantages et autres moyens de gouvernance qui font la réussite d’une société ou bien son echec.
                     Le dirigeant doit avoir sa conviction mais il doit pouvoir et savoir en changer très rapidement. Par exemple, nos nationalisations stupides et ruineuses de 1981 auraient pu réussir si les dirigeants de l’époque avaient su éloigner les rapaces et autres profiteurs du système étatique . Ils ont autorisé la spéculation par les diplômes et les avantages ’ zacquis’ . Ainsi les ’spéculateurs’ attendent dès le lundi la possibilité de partir en week end le plus tôt possible et même le jeudi si c’est possible. Ils ont su éloigner toute responsabilité de leur poste ou le plus possible. Le très grand nombre fait que ce poison tue toute tentative d’amélioration de notre société dans l’oeuf .
                     Le protectionisme tentent beaucoup ces individus puisque, seule cette tentative leur permettra d’atteindre sans travail ni soucis la retraite imméritée mais tant attendue. Gouverner n’est pas seulement favoriser les grandes gueules...mais, il faut tenir compte de tous les avis dans notre pays sans le sous comme a eu le courage de nous l’annoncer Monsieur Hollande....Notre pays est sans le sous et tout n’y est pas faisable avec les fonds ’vautours’ qui sont à la frontière. Tant d’erreurs ruineuses ont été réalisées en France depuis 1981 qu’il faut bien commencer un jour à suivre ’un responsable’ ...et notre président a été élu . Certes avec un peu plus de 25% des votants potentiels MAIS qu’y a -t- il d’autre ?

                     N’est-il pas temps d ’arreter tous les luxes qui circulent en France et de nous remettre à flot ?
                    Nous avons eu le ’luxe’ de participer aux nationalisations et nous constatons les pertes...Faut-il nous replier ou pas sur nous mêmes ? Acceptons les décisions primordiales de nos responsables encore une fois.

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