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Accueil du site > Actualités > Economie > Le mythe du sociétalisme

Le mythe du sociétalisme

Si le point de départ du sociétalisme est juste : la monnaie dette est une stupidité, prétendre que le retour au monopole d’état de battre monnaie permettrait de mettre un terme à la dette publique n’est que pure mystification : la demande de monnaie qui suit la demande de satisfaction des besoins par nature illimitée ne permet aucun principe régulateur de la création monétaire...

Le seul système qui a prouvé sa viabilité est l’étalon or, n’en déplaise aux partisans du sociétalisme.

Pour commencer, le sociétalisme nous rappelle que la monnaie - bien public - est actuellement créée de manière privée, d’où là un paradoxe criant : pourquoi payer des intérêts à un organisme privé qui bénéficie d’une rente - l’intérêt - sans aucune contrepartie car il bénéficie du pouvoir de création monétaire ex nihilo ? C’est tout à fait exact. Cependant le sociétalisme semble oublier la fonction première de la monnaie : fluidifier le troc.
 
 1. La base de l’économie : le troc
 
La monnaie n’est qu’un intermédiaire de l’échange et non une finalité en soi. C’est donc sur le principe de l’égalité de l’échange que doit d’abord se porter notre attention. Sur un marché ne s’échangent que des produits du travail humain contre d’autres produits du travail humain. Bien sûr, on me dira que s’échange aussi du travail contre un salaire. En réalité le salaire n’est que la contrepartie du profit. Mais ne nous égarons pas sur ce détail qui risque de nous éloigner de notre sujet. Est-il utile de rappeler que les premiers étalons monétaires ont été représentés par des biens réels : sel puis or ?
 
En effet, un marché n’évalue correctement la valeur des choses - c’est-à-dire la quantité de toute marchandise contre une autre - que dans un régime concurrentiel et que par conséquent la valeur correspond au coût de production - profit inclus - , sinon l’un des 2 coéchangistes n’en a pas - c’est le cas de le dire ! - pour son argent. On conçoit donc que des monnaies marchandises nous rapprochent au mieux du troc.
 
Le problème - si l’on peut dire - des monnaies marchandises est que l’autorité monétaire s’interdit d’émettre de la monnaie sans contrepartie d’un actif tangible : aujourd’hui l’or. Mais si les états respectent l’étalon or, ils ne disposent plus du moyen de distinguer la production des marchandises des moyens de paiement. On ne peut légitimement payer une marchandise... que contre une autre marchandise !!!
 
2. Les monnaies déconnectées de la réalité économique :
 
On conçoit que bien des états n’aiment pas l’étalon or : pouvoir disposer du moyen de contrôler la masse monétaire permet de financer artificiellement toutes les dépenses publiques.
 
Comme par hasard, en période de guerre on met en veilleuse l’étalon or. Et actuellement, d’après vous, comment on financerait le léviathan social ? Il est évident que la production actuelle des pays dits riches - mais bourrés de dettes grâce à une création monétaire basée sur la dette - ne permet pas de financer les dépenses dites "sociales". Mais les gouvernants ne sont que trop heureux de répondre aux demandes sociales en - tenez vous bien - empruntant grâce à une création monétaire débridée pour rembourser d’autres emprunts ! Ca ne vous rappelle pas un certain Bernard Madoff ? Mais vous me direz que les banques centrales sont indépendantes des gouvernants.
 
3. L’indice des prix à la consommation est un leurre :
 
Parlons en de l’indépendance de la banque centrale. Même si celles-ci sont indépendantes elles disposent toujours d’un pouvoir sur la création monétaire. Elles croient limiter l’inflation tout en maintenant les taux d’intérêts au plus bas : voie royale pour l’endettement public et privé.
 
Elles se basent sur l’indice des prix à la consommation, mais comme par hasard ne figurent pas dans cet indice la valeur de l’immobilier ni des actifs financiers. Que l’immobilier ait augmenté de plus de 150% sur à peine plus de 10 ans ne soit pas considérés comme de l’inflation générée par des taux d’intérêt bien trop bas, de qui se moque-t-on !!!
 
On peut ajouter pour finir que pour mesurer l’inflation il faudrait disposer d’un bien dont le coût de production soit invariable dans l’histoire ce qui n’a jamais existé et n’existera jamais....
 
4 : Et le sociétalisme dans tout ça ?
 
Prétendre que l’on peut financer tous les projets sociaux par reprise du contrôle de la création monétaire n’est que pure mystification : pourquoi financer tel projet plutôt que tel autre et surtout pourquoi sacrifier telle production plutôt que telle autre ? En effet toute production nécessite de mobiliser des ressources REELLES ET NON MONETAIRES : travail, matières premières machines bureaux, machines, etc. Personne n’a de réponse objective à cette question, tant la notion de besoin dépend de la subjectivité de chaque individu...
 
Prétendre l’intérêt général n’est que pure spéculation.
 
5 : Financement des dépenses publiques= impôts + emprunts :
 
De ce que je viens de dire précédemment que l’on ne conclue pas trop vite que je néglige la réalisation de dépenses dites sociales : mais le seul mode de financement sain est l’impôt tant l’emprunt qui devrait être utilisé avec modération ne semble pas avoir de limite par la création monétaire...
 

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27 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 20 mai 2010 10:58

    Comme l’indique l’auteur, il y a deux manières pour un Etat de se financer : l’emprunt ou l’impôt.

    Or, au travers de ses choix, on peut voir l’orientation du gouvernement actuel. Tout d’abord, les multiples niches fiscales, dont l’évaluation basse est de 75 milliards, la plus haute de 150milliards, permettent aux plus hauts revenus, non seulement de s’exonérer partiellement d’impôt, mais pour certaines niches, de faire des placements rémunérateurs.
    Ensuite le recours massif à l ’emprunt. Pour des raisons évidentes, ceux ci seront très largement souscrits par les plus hauts revenus. Le résultat de ce choix sera d’abord qu’au lieu de donner une part de ses revenus pour permettre à la collectivité de payer ses factures, les haut revenus verront leur argent remboursé par l’Etat , avec intérêts. Formidable, non ?
    Parallèlement, le système d’imposition actuellement en place, en fait supporter la charge essentiellement aux « classes moyennes ».

    Résultat des choix actuels : une paupérisation du plus grand nombre et un enrichissement continu des plus hauts revenus. Formulé autrement, un « siphonnage » des revenus vers le haut de la pyramide sociale.

    Est ce bien pour cela que 53% des Français ont « veaux-té » ?


    • Anonymous Republic Punisher Rigel 24 mai 2010 04:13

      Les français ne sont pas aidés par le système électoral et par les mensonges des politiques !


    • testarossa 20 mai 2010 11:45

      Bonjour et merci Alpo47 pour votre réaction.
      Vous semblez ignorer que le gouvernement actuel n’a rien inventé : le budget de la France est en déficit permanent depuis... 1973 !!!
      Maintenant la question que l’on devrait se poser est : comment en est on arrivé là ?

      C’est que le système financier est rudement bien ficelé : non seulement les banques prêtent de l’argent aux états, mais en plus il ne leur en coûte rien au sens plein du terme !!!

      Imaginez que je vous prête de l’argent que j’aurais moi même crée : qu’est ce que cela m’aura coûté : rien du tout ! Il est évident qu’une telle méthode de financement : les banques -aussi bien centrales ou de second rang- disposant du monopole de la création monétaire autorisent tous les abus du crédit...


      • Alpo47 Alpo47 20 mai 2010 12:48

        Merci de votre commentaire.
        Effectivement, et c’est la principale aberration que je dénonce depuis des mois au fil des textes.
        Continuons. Lorsque un nombre important de nos concitoyens aura compris l’arnaque, les gouvernants auront le choix entre se démettre ou se soumettre.


      • JL JL 21 mai 2010 09:25

        Bonjour, j’arrive un peu tard dans ce fil, mais je suis entièrement d’accord avec vous.

        Vous écrivez ci-dessus : « Imaginez que je vous prête de l’argent que j’aurais moi même crée » !

        On ne saurait mieux dire, sauf, qu"en plus on peut ajouter : imaginez que je vous loue un appartement. Plus vous avez des difficultés à payer, plus j’augmente le loyer.


      • Anonymous Republic Punisher Rigel 24 mai 2010 04:16

        Et en fait la banque vous prête l’argent que vous allez vraiment créer par vos remboursements !


      • alcodu 20 mai 2010 11:47

        Globalement d’accord avec les conclusions de cet article mais la base de départ du raisonnement est faussée.
        Il n’y a pas de création monétaire ex nihilo de la part des banques, mais de la part des Etats.

        Les volumes de crédit sont strictement contrôlés par les banques centrales et les banques sont soumises à une réglementation pléthorique. Une armée de fonctionnaire contrôle les banques, en Europe comme aux Etats-Unis.
        La monnaie scripturale est bien une invention des Etats-nations et ce sont bien eux qui ont fixé les règles de cette création monétaire et qui en détiennent le monopole.

        L’indépendance de la BCE a tenu pendant une dizaine d’années. Cette indépendance a permis de mettre en évidence les déficits monstrueux de quasiment tous les Etats-nations de la zone euro. Contrairement à la période antérieure, la planche à billet (c’est à dire la latitude que laissent les Etats-nations à leurs banques d’émettre du crédit) a été contenue. La BCE avait pour mission de maintenir une inflation faible donc de ne pas (trop) émettre de fausse monnaie. Les Etats n’ont pas pu maquiller leur déficits chroniques avec ladite inflation d’où la fureur de certains gouvernements (France en tête).

        La crise du crédit provoquée par l’Etat américain et l’accumulation des déficits publics européens sont venus briser le consensus. L’indépendance de la BCE a donc disparue avec le prêt que les Etats se sont accordés à eux mêmes (!)

        Beaucoup de libéraux réclament le retour à l’étalon or qui empêcherait les Etats (et non les banques) de tricher. Il existe également un vaste mouvement pour les monnaies libres et vraiment privées celles là, qui considère que les Etats-nations sont les entités les moins fiables et les plus corrompues et qu’ils ne devraient jamais s’occuper de la monnaie.


        • Alpo47 Alpo47 20 mai 2010 12:45

          Je crois que c’est un petit peu plus « vicieux »...
          De fait, la BCE, pour l’europe, crée de l’argent, pour le prêter aux banques(à 1%) ... qui peuvent alors le re-prêter aux Etats (entre 3 et 8%).


        • alcodu 20 mai 2010 13:51

          Oui et non. Le mécanisme même de la création monétaire c’est que la BCE autorise (ou pas) les banques a émettre des crédits. C’est ça la création monétaire. Il n’y a pas de monnaie émise par la BCE avant que les banques n’établissent des crédits.

          La monnaie, n’est pas créée de manière privée. Elle est créée de manière monopolistique par l’Etat par l’intermédiaire des banques.

          Il ne viendrait à personne l’idée de prétendre que les fabricants et exploitants de parcmètres sont responsables du stationnement payant.
          Et pourtant, cette légende continue de courir sur la monnaie.


        • sisyphe sisyphe 20 mai 2010 21:39

          Par alcodu (xxx.xxx.xxx.42) 20 mai 13:51

          Oui et non. Le mécanisme même de la création monétaire c’est que la BCE autorise (ou pas) les banques a émettre des crédits. C’est ça la création monétaire. Il n’y a pas de monnaie émise par la BCE avant que les banques n’établissent des crédits.

          La monnaie, n’est pas créée de manière privée. Elle est créée de manière monopolistique par l’Etat par l’intermédiaire des banques.

           smiley smiley

          ou comment affirmer le contraire de ce qu’on vient d’énoncer !

          Comme si, de plus, les banques ne prêtaient qu’aux états !! 

           smiley

          Faudra songer a affuter les arguments, parce que là, c’est ce qui s’appelle, en foot, un superbe csc...

          Balle au centre

           smiley


        • Anonymous Republic Punisher Rigel 24 mai 2010 04:11

          Tout à fait d’accord même Maurice Allais prix Nobel d’Economie le dit que c’est que la création monétaire est ex-nihilo...


        • Anonymous Republic Punisher Rigel 24 mai 2010 04:18

          Les BANQUES se finance sur le marché INTERBANCAIRE en monnaie émise par les banques centrales


        • alcodu 20 mai 2010 14:18

          Nous avons vu que les banques ont un pouvoir de création monétaire limité et encadré par l’Etat et, en Europe, par la BCE.
          Intéressons nous aux autres interrogations de l’auteur : "la monnaie - bien public - est actuellement créée de manière privée, d’où là un paradoxe criant : pourquoi payer des intérêts à un organisme privé qui bénéficie d’une rente - l’intérêt - sans aucune contrepartie« 

          Tout d’abord on ne voit pas bien pourquoi la monnaie, qui sert à faciliter des échanges privés, serait obligatoirement un »bien public« .
          Ensuite vient la question de la contrepartie. Y a t-il ou pas absence de contrepartie ? Une contrepartie indiscutable est la gestion du risque. Une autre contrepartie est le rôle de »distributeur« du crédit. Le crédit est une marchandise comme une autre et la banque fait payer les contraintes administratives que l’Etat lui impose. Elles sont extrêmement nombreuses et complexes.

          Bien sûr, la banque n’achète pas la marchandise qu’elle vent. Il s’agit d’un pur »service". Mais peut-on dire pour autant qu’il n’y a pas de contrepartie ? Ce serait alors le cas de tous les services.
          .
          www.gaucheliberale.org


          • Alpo47 Alpo47 20 mai 2010 15:09

            Ah... je n’avais pas vu votre lien vers la « gauche-libérale ». (Comment peut on se prétendre à la fois de gauche et libéral ?)
            Je comprends maintenant pourquoi vous avez un raisonnement quelque peu... « biaisé ».

            Le plus simple, plutôt que de pratiquer le langage de sourd, c’est de lire l’autre article du jour ; 


          • Gandalf Tzecoatl 20 mai 2010 18:25

            « Tout d’abord on ne voit pas bien pourquoi la monnaie, qui sert à faciliter des échanges privés, seraitobligatoirement un »bien public« .  »


            C’est une question intéressante.

            Si la valeur en monnaie que vous détenez est bien privative, il y a plusieurs faits qui permettent de considérer le signe monétaire comme un bien public :
            - C’est un bien public car vous n’avez pas d’autre choix que de l’utiliser au regard de la loi ;
            - sa manipulation impacte tout les détenteurs de cette monnaie (ex : inflation, spéculation sur les marchés) ;
            - la privatisation de sa gestion par les banques privées leur permettent absolument tout les chantages car elles détiennent absolument tout les rouages de l’économie ;
            - ses gestionnaires, les banques secondaires, comme les états, ne peuvent sérieusement faire faillite, au sens disparaitre ;

            Comme le soulignait à juste titre Arnaud Montebourg, les banques ont quelque chose à voir avec la sécurité.

            La seule monnaie qui est une rationnalité économique n’est pas la monnaie d’endettement, qui n’est qu’un relent moyen-âgeux du servage, mais la monnaie que l’on crée lors de la production et que l’on détruit lors de la consommation.

          • Anonymous Republic Punisher Rigel 24 mai 2010 04:08

            La monnaie n’est ni un bien privé ni un bien public, c’est de la monnaie c’est tout .


          • testarossa 20 mai 2010 15:46

            Merci Alcodu pour ces précisions.

            Le mécanisme profond de la monnaie scripturale actuelle est tellement complexe que ne m’en voulez pas si je simplifie un peu trop...

            Pour commencer, vous n’avez pas été clair sur un point essentiel :
            Il semblerait bien que la monnaie provienne du crédit crée par les banques commerciales dites de second rang.Que la création monétaire soit encadrée par des clauses définies par les états ne change rien à l’affaire. Il s’agit d’un privilège accordé aux banques. Attention de ne pas considérer la monnaie comme une richesse ! Elle ne représente que le moyen d’en acquérir !!!

            Conceptuellement parlant, qu’est ce qui nous distingue, vous et moi d’une banque pour ne pas avoir le droit de proposer des crédits en créant de la monnaie ?
            Absolument rien du tout !

            Maintenant, considérons le cas d’une monnaie marchandise.
            Dans ce cas, les banques ne peuvent plus créer de la monnaie pour accorder des crédits.
            N’importe qui fait peut faire office de prêteur : une banque ou vous et moi !
            Nous avons l’obligation de prêter sur nos fonds propres !!! L’intérêt ne correspond pas, comme vous le dites à des frais de gestion, de prime de risque etc.Bien sûr, ces frais font partie du taux d’intérêt brut. Mais même si ces frais étaient minimes, même si je vous prêtais de l’argent et que j’avais la certitude que vous me remboursiez, j’exigerais quand même de votre part le versement d’un intérêt, sinon pourquoi vous prêter de l’argent ?

            L’arguement décisif ici est que les taux d’intérêts devraient être déterminés de manière endogène au système économique et qu’il corresponde grosso au taux de profit.


            • alcodu 20 mai 2010 18:54

              D’accord sur l’emploi du mot privilège pour les banques. Un privilège est toujours (par définition) accordé par le pouvoir.
              Je ne vous suis pas sur la monnaie qui n’est pas une richesse. Que voulez vous dire ? La monnaie est bien une créance garantie par l’Etat (l’émetteur de la monnaie).

              Oui, la monnaie marchandise est tentante - elle est d’ailleurs préconisée par les libéraux en général. Mais j’ai quand même un peu de mal à imaginer les biens et les services du monde entier « représentés » par les réserves actuelles d’or et/ou d’argent. Que deviendra l’or matière première si on choisi cette option ? son coût va forcément s’envoler.

              J’avoue ne pas avoir d’avis tranché sur la solution.
              Ce dont je suis convaincu c’est que l’origine du problème est bien étatique et non bancaire.


            • Anonymous Republic Punisher Rigel 24 mai 2010 04:06

              La monnaie n’est pas une richesse en soi c’est juste un moyen d’obtenir des marchandises tangibles : c’est le moyen pas la fin ! Si tu as plus rien dans ton frigo tu ne pourras pas manger tes billets, alors que si tu as un jardin potager tu pourras remplir ton frigo :)

              De nos jours la plupart des gens voit en l’argent comme une fin, et l’accumule... mais finalement à quoi bon ?


            • fwed fwed 20 mai 2010 16:43

              @ alcodu

              « Tout d’abord on ne voit pas bien pourquoi la monnaie, qui sert à faciliter des échanges privés, serait obligatoirement un »bien public« . »

              Peut être parceque la monnaie ne vaudrait rien sans l’ensemble de la population et que les intérêts sur sa création syphonne près de 40% des richesse produites par les travailleurs. La dessus il me semble qu’en Europe nous nous targuons d’être en démocratie (pouvoir du peuple) où l’on s’est tous mis d’accord pour avoir un minimum de règles d’égalité.
              Personnellement je pense que la monnaie est le premier outil social, qui sous sa forme scripturale nous est indispensable pour avoir une économie avec une division du travail suffisante pour atteindre le niveau de progrès voulu. Si l’on doit laisser la création/gestion de la monnaie à des sociétés privées qui peuvent faire ce qu’elles veulent des interêts (l’armée de fonctionnaires régulant les banques m’a bien fait rire alcodu) , au moins que les Etats ne mettent pas deux ans à taper du poing sur la table.

              « Il n’y a pas de création monétaire ex nihilo de la part des banques, mais de la part des Etats. »
              FAUX, la création monétaire ex-nihilo est à 90 % effectuée par les banques privées.

              Merci à l’auteur pour l’article


              • Le péripate Le péripate 20 mai 2010 17:11

                il est vrai qu’une vision courte de l’histoire monétaire peut faire passer l’idée que la création monétaire est le fait des banques.
                C’est bien entendu avec la guerre mondiale de trente ans que la dépossession par les États s’est achevée, que la marchandise- monnaie est devenu le symbole même du pouvoir de l’État.

                Seulement il s’est passé deux choses importantes par la suite : la stagflation, qui enterrait Keynes une deuxième fois, et la découverte des « anticipations rationnelles » qui ruinaient les espoirs des États de pouvoir manipuler à leur guise les monnaies.

                C’est alors qu’est né cet incroyable privilège (j’emploie ce mot au sens fort) destiné notamment à déjouer les anticipations du marché, confier le monopole à une institution censée être indépendante. Théorisée par Aglietta comme « prêteur en dernier ressort », cela devait fatalement aboutir à la déresponsabilisation des banques (il y aurait aussi beaucoup à dire sur le statut de Société Anonyme des banques et la non responsabilité de leurs actionnaires).

                La vrai relique barbare est bien le papier imprimé à cours forcé.


                • minidou 20 mai 2010 18:13

                  « Le seul système qui a prouvé sa viabilité est l’étalon or », bien sûr ! y’a les coquillages aussi !
                  Moi je dis que le silex c’est le seul système qui a fait ses preuves pour faire du feu...


                  • alcodu 20 mai 2010 18:55

                    Révisez votre histoire minidou.


                  • _Ulysse_ _Ulysse_ 20 mai 2010 18:22

                    @Alcodu

                    Je ne vois pas où l’état a un pouvoir de création monétaire aujourd’hui.

                    Il n’y a que la BCE qui en a un en gérant les taux et en accordant ou non des prêts de monnaie centrale aux banques. Elle est indépendante même si cette indépendance commence à être remise en question.

                    Tant que les banques peuvent se refinancer à la Banque centrale, elle peuvent créer de la monnaie en faisant crédit mais pour cela il faut un emprunteur.

                    L’état lui émet des obligations que les banques peuvent acheter sur leur fond propre ou avec la planche à billet par l’intermédiaire de leurs sociétés d’investissement.

                    L’état ne peut pas créer plus de monnaie qu’un particulier et même moins. Car l’émission d’une obligation ne conduit pas nécessairement à une création monétaire. Quand un particulier signe un crédit il y a création monétaire.

                    Vous parlez de règlementations pléthoriques c’est exagéré. Le processus du crédit est encadré par l’état c’est vrai et c’est nécessaire mais CES RÈGLES ONT ETE FORTEMENT ASSOUPLIES CES DERNIÈRES années. Aujourd’hui les réserves fractionnaires et obligaoires sont dérisoires.

                    Alors je ne nie pas les responsabilités de l’état au contraire mais avec les règlementations actuelles un état de la zone euro ne peux pas créer de monnaie.

                    Sinon vous semblez fustiger la planche à billet mais la monnaie doit bien être créée à un moment ou un autre non ? Ne vaut il pas mieux que cette création serve à financer l’investissement (gage d’une croissance future justifiant a postériori la création monétaire) plutôt que des bulles immobilières et financières ?


                    • Anonymous Republic Punisher Rigel 24 mai 2010 03:58

                      Justement je vois en effet une seule contrepartie (mais il en faudrait une de chaques côtés) à la création monétaire vu que le banquier prête de l’argent qu’il n’a pas en vous vous demandant lui une contrepartie (hypothèque) mais la banque elle n’en donne aucune alors qu’elle devrait vous remercié de créer de la monnaie par exemple en vous payant une prime pour chaques sommes remboursées, donc vous vous payer des interêts et vous hypothéquer et la Banque elle elle attends que l’argent rentre ! elle sera tjrs couverte au pire par l’hypoth"que. ll faut voir que l’argent que nous créons par notre travaille la banque elle le récolte elle sans fournir aucun travail et aucune contrepartie de sa part ...

                      En ce moment les taux sont à 1% alors que le banques prêtent à 5,6 % donc du moment qu’elle gagne sur le taux elle créer de la monnaie !


                    • Christian Delarue Christian Delarue 20 mai 2010 23:00

                      J’approuve la conclusion : mieux vaut l’impôt que l’emprunt. L’emprunt ne fait qu’enrichir les prêteurs, les créanciers. Le problème est le bon impôt : plus l’IR que la TVA mais le consentement à la TVA est si indolore...

                      Un pôle public bancaire avec quelques banques nationalisées serait utile pour contrôler et diriger les flux d’investissement vers l’économie réelle, les services publics, les salaires, ... et non vers la finance.

                      Le sociétalisme c’est un altercapitalisme...

                      CD

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