Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > Le mythe économique comme réalité illusoire

Le mythe économique comme réalité illusoire

Le capital est malade de trop d’argent. Le vol d’une partie de la force de travail s’est tellement accumulé dans le capital, au cours du temps, que la production mondiale de marchandises, plus les services qui s’y attachent, ne représentent plus que 3 % des richesses du monde. Il n’y a jamais eu dans l’histoire du monde, autant de richesses accumulées par un aussi petit nombre d’individus, que depuis l’invention spectaculaire de la crise. La réalisation sans fin de dettes crée de la monnaie et produit une richesse illimitée libérée des contraintes inhérentes à la production de marchandises. Cet enchaînement effréné de dettes cumulées est devenu pour quelques-uns, le seul moyen de rafler très rapidement des fortunes gigantesques sur le dos de populations conditionnées dans l’obsession permanente d’une crise inévitable, devenue fatalité.

« L’humanité se situe en dehors de l’économie politique, l’inhumanité au dedans. » Karl Marx, Œuvres.

Contrairement aux idées reçues de l’économie-spectacle certains faits vérifiables peuvent permettre de remettre en question tout le système. Les dépenses de l’État français ont baissé depuis vingt ans, cependant deux fois moins que la baisse des recettes. Les cadeaux fiscaux effectués par l’État depuis l’an 2000 représentent un manque à gagner de plus de 100 milliards d’euros par an. Plus de 600 milliards d’avoirs, bien planqués dans des paradis fiscaux, manquent à l’État français. Si la banque centrale européenne (BCE) avait accepté de prêter directement aux pays de la zone euro comme elle le fait pour les banques, c’est-à-dire au taux de 1 %, comme cela se passe aux États-Unis, il n’y aurait plus de dette de l’État français aujourd’hui. Et s’il n’y avait plus de cadeaux fiscaux, plus de paradis fiscaux, si l’on fonctionnait comme dans les années 60, l’État pourrait plus que doubler ses dépenses, sans aucune dette... Si l’on discerne comment on a pu en arriver là, on peut alors comprendre ce qui se passe aujourd’hui.

La crise, dont les cycles se sont accélérés jusqu’à devenir permanente, n’est plus une exception temporaire du capitalisme, mais bien son fonctionnement routinier. Le processus d’appauvrissement sans limites des populations, l’institutionnalisation du racket des États, sont devenus le moteur d’un système qui s’emballe en pillant tout ce qu’il trouve, son économie, son futur, pour sauver l’expansion des gains des truands milliardaires, dans un instant sans devenir.

La croyance en la crise est de l’ordre de la foi en la divine économie. Penser la crise avec les yeux de l’économie politique, c’est non seulement l’accepter, mais se soumettre aveuglément à ce système d’exploitation et s’y résigner religieusement.

L’économie est une escroquerie.

La dette augmente irréversiblement, quand les recettes disparaissent. Depuis le début de la crise, les paradis fiscaux, remis temporairement en question et déjà oubliés, se réorganisent et se développent rapidement. Plus de 26 000 milliards de dollars d’actifs financiers de particuliers, seraient dissimulés dans les paradis fiscaux, par des montages complexes entre trusts, financiers et sociétés offshore. Le secret bancaire suisse ayant été réduit, le « Trust discrétionnaire et irrévocable » est devenu le principal instrument de l’évasion fiscale en pleine expansion.

Le lobby de la finance, le plus puissant des lobbys, achète les politiques en payant leurs campagnes. Les politiques servent le capital et l’État gère le système d’exploitation en place.

L’Article 123 du Traité de Lisbonne oblige les États européens à emprunter, non plus à la Banque de France ou à la BCE sans intérêts, mais sur les marchés financiers avec des taux importants. Actuellement, l’État ne rembourse que les intérêts.

En 2008 nous avons payé en France plus de 55 milliards aux prêteurs, pour les seuls intérêts et pour une seule année, c’est plus que la totalité des impôts sur le revenu. C’est ce qu’on appelle « la charge de la dette ». L’État a payé plus de 1300 milliards d’euros d’intérêts entre 1980 et 2008. C’est la rançon à payer aux financiers pour avoir le droit d’exister. Si l’on avait emprunté à la Banque de France sans intérêts, comme on le faisait jusqu’aux années 70 (droit de création monétaire), on aurait déjà remboursé la dette. 

La création monétaire est aujourd’hui aux mains de banques et de financiers privés qui exigent des intérêts. En créant de la monnaie, on imprime de la nouvelle dette. La dette consiste en un capital assorti d’intérêts dus. C’est davantage de dettes qui sortent des banques et des transactions financières. Cet argent, qui n’est plus le fruit d’un travail, est créé électroniquement sur l’écran d’un ordinateur à partir de dettes. 

Avec l’acceptation de la « Règle d’or » et du Mécanisme Européen de Stabilité les politiciens au pouvoir ont remis la maîtrise de leur budget aux mains de technocrates européens, larbins des milliardaires. L’État se dissout dans une Europe en décomposition.

Contrairement aux apparences du spectacle de l’économie, les États les plus endettés au monde ne sont pas la Grèce et l’Espagne, mais d’abord les États-Unis, puis le Royaume-Uni et le Japon, pourtant tous bien notés.

Les attaques de fonds spéculatifs américains sur les dettes des États européens provoquent une augmentation des taux d’intérêt. La valeur d’un CDS qui parie sur la dette d’un État, augmente avec la probabilité de défaut de paiement du pays. Ce sont des transactions privées qui ne sont ni enregistrées ni recensées ni contrôlées. Les trafics financiers abondent. Même les banques françaises, qu’on a renflouées, spéculent sur le risque de faillite de la France.

L’austérité, payée par les populations, est égale à la différence entre le prix de départ des obligations d’État et leur prix à l’arrivée, après la chute que les financiers ont eux-mêmes provoquée. Cette différence, payée par la population, est empochée par les spéculateurs milliardaires.

Dans le système de la dette, la solvabilité d’un État se définit comme la capacité à générer une croissance positive soutenue, qui doit excéder les obligations vis-à-vis des créanciers, afin de couvrir le capital, plus les intérêts, plus la création de richesse. L’État est condamné à soutenir ce rythme de croissance effrénée, sinon le déclin abyssal, budgétaire et fiscal, le guette. Il ne peut y échapper qu’en s’endettant encore plus. Imprimer de la nouvelle dette pour soutenir à bout de bras la dette existante a pour conséquence de s’enfoncer dans le cercle infernal des dettes sans fin.

La spéculation explose à l’ombre spectacle.

Il y a d’abord les Hedges funds, des fonds alternatifs qui se composent d’actions, de matières premières, de dettes, d’immobilier et de produits dérivés. Ils ont des rendements illimités quand ils se regroupent afin de mieux manipuler le marché avec un fort effet de levier. Ces fonds spéculatifs qui représentent près de 2 000 milliards de dollars, sont à 80 % en dollars, et n’attaquent jamais les États-Unis, car les trois quarts d’entre eux sont américains ou britanniques.

Les produits dérivés parient toujours sur la chute. Ces fonds spéculatifs jouent gros et les investisseurs suivent comme des moutons apeurés. Les agences de notation ne font que suivre les indications du marché opaque des CDS, régi dans l’ombre par quelques escrocs milliardaires. Avec l’austérité, les populations payent les gains que les spéculateurs empochent. La complexité du système permet de maintenir le secret sur la plus gigantesque escroquerie de l’Histoire, grâce à la supercherie de la crise. Le concept de crise est un leurre médiatique qui cache une stratégie spéculative de grande ampleur qui doit rester secrète.

Pendant la crise financière de 2008, les dérivés OTC (Over the counter ou de gré à gré) ont propagé le séisme financier. Un dérivé OTC est une sorte d’assurance, un contrat conclu entre deux parties et dont la valeur est dérivée d’un actif sous-jacent, tel qu’un taux d’intérêt, une devise, une action... La vocation première de ces contrats est de se protéger contre les risques (taux d’intérêt, de change, de crédit...). Ces contrats ne sont pas standardisés et ne sont donc pas négociés sur des marchés organisés et échappent aux régulateurs. Ces fonds spéculatifs propagent un risque général sur l’ensemble du système en cas de panique.

D’un marché de gré à gré (OTC), une partie du marché des CDS est en passe de s’organiser et d’être règlementé. Les dérivés standardisés seraient désormais régulés par des autorités de contrôle, sur des marchés organisés dans des chambres de compensation.

Le Marché des dérivés de crédit non standardisés, est un marché qui semble rester non organisé (OTC), dominé par un nombre restreint d’acteurs, et qui continuerait à se traiter sans chambres de compensation. Les dérivés OTC sont traités et négociés directement entre deux parties. L’utilisation de plateformes électroniques est rare pour ces instruments, davantage traités à la voix. Le fait qu’une transaction ne soit pas confirmée par écrit n’a pas d’incidence sur sa validité. L’enregistrement des conversations téléphoniques peut servir d’éléments prouvant l’existence d’une transaction. Ce contexte, qui le met hors de contrôle, a permis au marché des dérivés OTC de connaitre une croissance exponentielle ces dix dernières années, en multipliant par six leur volume.

Pour les produits complexes appelés aussi « titrisation », ils répartissent et étalent un risque diversifié par mixage et éparpillement. L’information sur ces titres est très chère et réservée aux market makers (teneurs de marché). Aucune information utilisable n’est disponible sur les volumes traités, ni sur les paramètres essentiels de valorisation. De fait, ni les utilisateurs finaux, ni leurs auditeurs, ni les régulateurs ne peuvent, à de rares exceptions, disposer du cadre nécessaire et suffisant pour suivre les valeurs et les risques sur les produits OTC complexes. La crise financière a été aggravée par l’incompréhension des experts, des modes pratiques de fonctionnement des marchés complexes qui s’effectuent en dehors des marchés organisés.

On peut compter environ 800 000 milliards de dollars de produits dérivés en circulation aujourd’hui, soit plus de 13 fois l’économie mondiale (PIB mondial à 60 000 milliards de dollars).

En 2010, le volume du marché des changes (Forex) est situé aux environs de 4000 milliards de dollars par jour (BRI), quasi uniquement en transactions de gré à gré, dont près de la moitié au Royaume-Uni et aux États-Unis. La grande majorité des transactions de change de devises sont spéculatives et ne durent pas plus de 7 jours. Il est impossible de connaître précisément les volumes traités sur ce marché. 

Quelques gros fonds spéculatifs attaquent stratégiquement un pays et les petits investisseurs suivent comme des moutons. Les agences de notations s’alignent sur les cours des CDS, leurs notes sont directement dictées par ce marché de truands et de voleurs, dans l’opacité et le secret.

La complexité volontaire des transactions financières entretient la confusion et permet de maintenir dans le secret ses escroqueries planétaires. On ne voit jamais ce qui est hors champ de l’objectif du spectacle. Les grands financiers ont maintenant la maîtrise et le contrôle de la presse et de l’information. Le spectacle économique est leur idéologie qu’ils imposent au monde entier.

La régulation du système financier n’est qu’un leurre. La puissantissime haute finance s’adaptera et ne sera jamais contrôlée. Ces quelques spéculateurs ont chacun des revenus annuels supérieurs au milliard de dollars. Cette nouvelle aristocratie financière domine le monde et maîtrise l’information spectacle dont elle est propriétaire. 

Mais « les gens de la haute » pourraient bientôt chuter de haut. Il s’agit maintenant de sécher le cours d’un temps révolu.

Les paris sont ouverts, la guerre aussi.

Un petit groupe de spéculateurs a volontairement coulé la Grèce afin de faire effondrer l’Europe par effet de dominos. Leur but est de pourrir l’euro pour sauver le dollar. Les agences de notations, qui sont des instruments aux mains des spéculateurs américains, n’attaquent que la dette européenne.

L’euro a été attaqué pour l’empêcher de devenir la monnaie de référence dans le monde à la place du dollar. La guerre économique a été déclarée contre l’Europe pour sauver la suprématie américaine. 

Pour parfaire l’attaque sur les États européens, les spéculateurs lancent un raid sur les banques européennes tout en interdisant à leurs propres banques d’aider les banques en Europe. 

La crise de l’euro permet aux Américains de maintenir leur taux d’intérêt à 2 %. Leur solvabilité dépend de l’aggravation de la crise en zone euro. La crise européenne ne pourra que s’aggraver, et c’est cela qui va soutenir le marché financier américain, car les investisseurs n’ont pas d’autre choix.

La sauvegarde des États-Unis dépend de l’échec de l’Europe. Leurs coûts de financement dépendent de l’aggravation de la crise en zone euro. La plus grande bulle spéculative se trouve actuellement dans les bons du Trésor américain.

D’un coté, plus de 3000 Milliards de dollars spéculent contre l’Europe, mais de l’autre les investissements des Banques centrales et fonds souverains des pays émergents (Chine, japon, Russie...), se montent à près de 6000 milliards de dollars.

La guerre mondiale actuelle oppose les États-Unis et l’Europe. Deux blocs qui, dans le contexte de la montée en puissance de la Chine, se retrouvent dans un combat fatal pour trancher lequel sera le représentant de l’Occident dans le futur. Les États-Unis ont la puissance financière mais un dollar qui ne vaut plus grand-chose. C’est une guerre contre les paradis fiscaux d’Europe qui ont cédé la place aux paradis fiscaux anglo-saxons, une guerre monétaire contre l’euro qui a bien failli voler en éclats, une guerre spéculative généralisée contre la dette des États européens qui a fortement déstabilisé l’Europe. Le gagnant aurait fatalement dû être les États-Unis. La seule donne incontrôlable fut le soutien important et régulier apporté par la Chine à l’euro et aux obligations de la zone. Sinon, l’Europe aurait été enterrée en 2010. La banque centrale chinoise achète massivement de l’euro ce qui, pour le moment, empêche sa chute.

La solvabilité des États-Unis ne repose, aujourd’hui, que sur l’échec de l’Europe. Cette guerre a apporté de colossaux bénéfices à Washington. Les taux américains, c’est-à-dire le coût de financement du gouvernement, n’ont jamais été aussi bon marché, malgré l’explosion du risque lié à l’endettement excessif du pays. Et ce, grâce au report massif des investisseurs paniqués par la situation en Europe.

Cette guerre ne date pas d’aujourd’hui. Il y a quarante ans des conflits entre groupes d’intérêts divergents, le Bilderberg et la Trilatérale, présageaient du pire qui est déjà arrivé. Peu importe qui va l’emporter, car, dans ce système, c’est toujours le peuple qui en paye les frais.

Ce système dégueulasse, construit sur la compétition permanente et la guerre généralisée, est le pire des systèmes : gagner coûte que coûte, écraser la concurrence, éliminer l’adversaire, exploiter à outrance tant qu’on le peut, tout rafler avant que d’autres ne le fassent, abandonner tous les pouvoirs aux accapareurs de richesses des mafias affairistes, piller le monde en intoxiquant toute forme de vie...

Trop de dollars tuent le rêve américain

L’empire américain a beaucoup trop créé de monnaie en faisant marcher la planche à billets. Trop d’argent tue le capital en dépréciant sa propre valeur. La dette des États-Unis est estimée à 14 000 milliards de dollars, mais son déficit fiscal basé sur ses engagements futurs dépasserait 200 000 milliards de dollars. C’est le pays le plus endetté du monde, qui paye sa dette en créant de la monnaie, en imprimant des billets, en comblant ses dettes avec des dettes et encore des dettes, en pillant un futur qui n’est plus crédible. 

Le dollar a perdu 97 % de sa valeur depuis 1913, date de création de la FED. La fin des pétrodollars arrive, la demande de dollars, parce qu’il est surévalué, commence à s’effondrer. Les matières premières augmentent parce que le dollar, monnaie de référence, dévalue. La dette américaine ne sera jamais remboursée. La confiance et l’armée la plus puissante du monde, qui maintiennent la valeur du dollar, s’effritent et l’illusion se dissipe.

La crise de la dette américaine risque d’avoir lieu bientôt, la chute violente de l’économie américaine prochainement, et l’effondrement du dollar d’ici quelques années. Si l’on calculait selon les méthodes utilisées dans les années 80, l’inflation américaine s’élèverait à plus de 10 %, et le nombre de chômeurs a plus de 20 %. Les chiffres sont manipulés, truqués, falsifiés... Le dollar n’est plus qu’une illusion, une monnaie de singe, de la poudre aux yeux. La croyance aveugle en l’Amérique s’effrite déjà. Le dollar est le début d’une gangrène mondiale qui pourrait commencer par un crack obligataire. La bulle de la réserve fédérale (FED), Banque Centrale privée des États-Unis, éclatera probablement bientôt, suite aux liquidités excessives qu’elle émet pour compenser sa dette. La plus grande bulle spéculative est sur le point d’exploser. L’effet « dominos » ou « boule de neige », le risque global est toujours sous-estimé par les économistes, car c’est là que se situe l’angle mort du spectacle, incapable d’envisager sa perte.

Face à la faillite américaine et la fin du monopole du dollar, le monde se diversifie pour devenir multimonétaire. L’économie réelle réagit aux attaques spéculatives américaines qui la menacent.

En juin 2012, le Japon et la Chine ont cessé de commercer en Dollar entre eux, la Russie et l’Arabie Saoudite sont en train de suivre le mouvement. 

Dans la panique, la ruée vers l’or est lancée.

La Grèce risque de se faire confisquer tout son or par les banques européennes insolvables, et de manière tout à fait légale. La Grèce possède 111 tonnes de réserves d’or. Combien de tonnes seront effectivement pillées par les banques ? Le Portugal, l’Italie, l’Irlande, la Grèce et l’Espagne possèdent, à eux cinq, 3234 tonnes d’or, qui représentent 183 milliards de dollars. Il est fort probable qu’ils subissent tous le même sort.

Israël se prépare à attaquer l’Iran... Les États-Unis ne pourront certainement pas l’empêcher. L’Inde et la Chine qui s’opposent à des sanctions contre l’Iran, achètent 40 % du pétrole iranien. L’Inde serait le premier acheteur de brut iranien à accepter de régler ses achats en or plutôt qu’en dollars. La Chine s’apprêterait à faire de même.

La Chine est en train de prendre le contrôle du marché de l’or. De loin le premier producteur mondial d’or, elle produit 350 tonnes par an. La Chine pompe tout l’or qu’elle peut sur les marchés internationaux. Tous ces achats d’or se font dans le plus grand secret. Elle rafle l’or jusque dans les sous-sols des autres...

La Chine détient des centaines de milliards de dollars, qui ont déjà perdu la moitié de leurs valeurs en onze ans. L’or peut servir à neutraliser ces pertes… Elle met en place un méga hedge (couverture) contre la chute inévitable du dollar. La Chine pourrait bien avoir l’intention de faire du yuan la monnaie de référence de demain, garantie par de l’or physique. 

« La catastrophe que l’on nous dit d’attendre est déjà advenue »

Guy Debord, Lettre à Annie Le Brun, 1992.

Quand tous les détails confirment un fonctionnement d’ensemble, l’imbécile expert n’y voit qu’une succession de détails bien séparés. Le spectacle est l’unité fictive, perdue et oubliée, de ce monde fragmenté, où s’accumulent les séparations.

L’économie ne pourra pas nous sauver de la dégradation mortifère de nos conditions d’existence. Elle a déjà fait la preuve de son ignominie. Son fonctionnement même est son essence barbare, la réalisation magnifiée de sa supercherie antisociale et inhumaine.

En cette période de confusion généralisée, personne ne trouvera la sortie à cette situation sans solution, sans un renversement de perspective. La recherche du remède économique miracle renforce ce blocage infernal. Les solutions idéales n’ont toujours réalisé que le pire, qu’elles n’ont jamais pu prédire. 

Il n’est pas possible d’appréhender les contradictions croissantes d’un système avec le point de vue de son idéologie dominante, qui prétend fallacieusement, en tant que seul système cohérent possible, n’avoir aucune contradiction. On ne voit jamais ce qui est hors champ, ce qui sort du cadrage de l’objectif du spectacle, mais il suffit de l’inventer en changeant de perspective pour effectuer un recadrage qui peut entraîner une compréhension complètement différente de la situation.

Aucune règle n’est absolument définitive et l’on peut toujours se jouer des règles que l’on croit immuables. Seuls les révolutionnaires de la vie sachant métacommuniquer sur le système peuvent comprendre son fonctionnement global dans son contexte et toutes ses interactions. S’inclure dans ses observations comme être vivant dans sa situation particulière, permet de devenir le sujet agissant de sa vie occupant son propre monde.

En s’inventant des pratiques utopiques réalisables, des incroyances fonctionnelles, utilisant les situations dans un renversement de perspective, nous pourrons libérer l’instant vécu des calculs rentables et de l’oppression marchande, pour construire ensemble, sans idéaux préconçus, les germes d’un monde nouveau, dont on n’arrive pas encore à imaginer l’ampleur de ses possibilités.

Lukas Stella, août 2012

 

ADDENDA à « L’invention de la crise, escroquerie sur un futur en perdition »

de Lukas Stella, aux Éditions L’Harmattan, 2012.

http://inventin.lautre.net/linvecris.html


Moyenne des avis sur cet article :  4.75/5   (48 votes)




Réagissez à l'article

33 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 29 août 2012 09:25

    On ne peut pas continuer à dire que si les gens sont pauvres c’est qu’ils sont paresseux. Non la pauvreté n’est pas une fatalité, c’est le résultat d’une politique ! On ne peut pas dire que si les politiques gouvernementales ne fonctionnent pas c’est la faute de la population qui ne travaille pas assez : non, là encore ce sont de mauvais choix politiques qui privilégient le capital au travail..........
    http://2ccr.unblog.fr/2012/05/23/illusion-liberale/


    • Marc Chinal Marc Chinal 2 septembre 2012 11:44

      3000 ans d’utilisation de la monnaie et vous n’avez toujours pas compris que la monnaie doit être rare pour avoir de la valeur, et que cela oblige à ce qu’il y ait de la pauvreté ? Ce n’est pas une question de répartition puisque si on répartit mieux, il y a inflation ou dévaluation !
      _
      Ils me font rire tous ces « contre le système » qui soutiennent l’existence de la monnaie !
      Ce sont des esclaves qui se plaignent de leur statut, mais qui ne remettent pas en cause la chaîne qu’ils ont autour du cou préférant accuser le « mouton noir » de passage de leur avoir jeté un sort !


    • Marc JUTIER Marc JUTIER 30 août 2012 13:11
      Excellent article en effet, mais on dit tous la même chose en gros depuis déjà un petit moment !

      Faillite bancaire mondiale imminente

      http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/faillite-bancaire-mondiale-114773

      Monnaie – Dessine-moi du pognon !

      http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/monnaie-dessine-moi-du-pognon-117064

      Argent dette : Unissons nos indignations pour exiger l’abrogation de l’article 123

      http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/unissons-nos-indignations-pour-103363

      Game Over ! Abolir les privilèges des banksters ou faire une 3ième Guerre mondiale ?

      http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/game-over-abolir-les-privileges-98193

      C’est la Crise finale !

      http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/c-est-la-crise-finale-89116

      Alors, mobilisons-nous ! Pétition à signer et à faire connaître : http://chn.ge/MMb6En

      Et faisons connaître l’escroquerie monétaire à nos concitoyens :

      L’argent Dette (2010) Paul Grignon

      L’Argent Dette 2 - la mafia Rothschild de Paul Grignon

      Révolution monétaire. Redonner le contrôle de l’émission monétaire à l’Etat.

      http://revolution-monetaire.blogspot.fr

      100% money (système monétaire à réserves pleines)

      http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/100-money-systeme-monetaire-a-70665

      The Money Masters (sous-titres en français) : http://www.youtube.com/watch?v=pYvQoXFfJ_k

       Loi de 73 Rotschild-Pompidou-Giscard d’ou la dette de la France.

      http://www.youtube.com/watch?v=QTp44QfsrPc&

      Vous voulez que le monde change ? faites-le !

      LE MOMENT EST VENU ! Message du Mouvement "Occupy Wall...

      http://www.youtube.com/watch?v=6hfS2VhRzqQ

      http://www.youtube.com/watch?v=T2IawRaeWUg

      Nouveau paradigme pour une nouvelle civilisation : http://bit.ly/RgTK2w

      Ce n’est pas la révolution mais la Résolution Pacifique ! http://bit.ly/Q2cEcQ

      The Revolution Is Love : http://occupylove.org/videos/

      Occupy Wall Street (OWS) : http://occupywallst.org/

      Incredible Edible Todmorden (ST Français) : http://www.youtube.com/watch?v=KGwrcVWI6bw

      Awakening - 2012 - A Message of Hope : http://www.youtube.com/watch?v=6H7rk1rfp7c .

      Présentation de nos maîtres

      Le signe secret - Le groupe Bilderberg

      http://www.dailymotion.com/video/xp9wuu_le-signe-secret-le-groupe-bilderberg_news

      http://www.youtube.com/watch?v=kbuebQ-haPg .

      1’19 ’’ pour comprendre que nous ne sommes pas en démocratie ! http://www.youtube.com/watch?v=NL2TW2kVkLA

      CVs des ministres de notre gouvernement : http://la-dissidence.org/2012/05/17/les-allegeances-du-nouveau-gouvernement/

      Documentaires sur l’escroquerie monétaire, la dette, les banques, big pharma, Food inc, GasLand, Monsanto, Thrive, Collapse, Zeitgeiss, 11 septembre, etc. : http://jaiundoute.com/

      Partout sur Terre des millions d’humains imaginent le monde de demain. (exemples : http://sacred-economics.com/film/  ; http://www.ecophilosophy.org/new/history.html  ; http://www.facebook.com/pages/Nouvelle-Civilisation-2012/142297609119607  ; … ). Une civilisation basée sur la vérité et la non-violence. Les socialistes se doivent de contribuer à imaginer ce monde pour le définir plus concrètement plutôt que d’accompagner le capitalisme moribond. Réforme monétaire, réforme de la démocratie, réforme de l’éducation et de la santé, réforme de l’agriculture, ... construisons ensemble la civilisation qui va immanquablement remplacer la civilisation de la marchandise.

      Autres liens :

      L’Argent d’Isaac Isitan

      Les Milliardaires vous remercient d’être aussi con !

      10 stratégies de Manipulation des masses - Noam Chomsky

      Danger Travail de Pierre Carles

      John Perkins « mémoires d’un assassin financier » 

      http://www.dailymotion.com/video/xa636d_john-perkins-confessions-d-un-corru_news

      Le Rôle choquant des Juifs dans l’esclavage" Partie 1 et 2 Dr. Duke

      http://www.youtube.com/watch?v=msuSfIGugtg

      Une mise au point indispensable par un des grands penseurs contemporains sur le socialisme, la démocratie et sur notre véritable pouvoir en tant qu’individu : http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Lbd7a4e02RI

      Pleiadian Message 2012 - A Wake Up Call For the Family of Light

      http://www.youtube.com/watch?v=U9HtZFb_VtM

      La Commission Trilatérale contrôle le gouvernement Obama.

      http://www.voltairenet.org/La-Commission-Trilaterale-controle

      SOCIÉTÉ - La crise du crédit pour les nuls

      http://www.youtube.com/watch?v=PFqHYLsJZ5Y

      Si les peuples d’Europe ne se lèvent pas, les banques ramèneront le fascisme.

      http://www.legrandsoir.info/si-les-peuples-d-europe-ne-se-levent-pas-les-banques-rameneront-le-fascisme.html

      La Consommation par La Terreur 1/3

      http://www.dailymotion.com/video/xe5gqu_la-consommation-par-la-terreur-1-3_news

      Bien à vous. Marc JUTIERVidéos

      Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire. A. Einstein


    • Marc Chinal Marc Chinal 2 septembre 2012 11:50

      @ Marc JUTIER
      _
      Quand allez-vous comprendre que la monnaie n’est pas un « simple outil » et que dans son fondement même il y a une rareté obligatoire qui fait que depuis 3000 des humains de bonne volonté cherchent un solution « idéale » qui n’existe pas ?


    • L'enfoiré L’enfoiré 29 août 2012 10:48

      « Il n’y a jamais eu dans l’histoire du monde, autant de richesses accumulées par un aussi petit nombre d’individus, que depuis l’invention spectaculaire de la crise »


      Je crois que vous manquez d’histoire.
      Je vous conseille de voir « Secrets d’histoire ».

      • Traroth Traroth 29 août 2012 12:05

        Faites nous donc un résumé...


      • L'enfoiré L’enfoiré 29 août 2012 14:01

        Il suffit de revoir celui de hier. Ca suffira. On était à Naples.
        Cela vous donnera en plus un voyage pour pas cher. smiley


      • goc goc 29 août 2012 11:54

        @ l’auteur

        article parfait, tres bonne analyse de la situation

        pour ma part, je pense que la seule solution actuelle, est d’effacer completement notre dette, aussi bien celle de l’etat que celle des particuliers, car de toute façon ces dettes ne sont que fictives et ne reposent sur aucune base monétaire réelle (or, argent, billets, etc..)
        Il faut aussi profiter de cela pour nationaliser les banques et inventer un système de fiscalisation à la source (en mettant sur un compte d’attente, une partie de chaque transaction, par exemple 10 % du montant des chèques ou des virements) ce qui éviterait à l’État d’emprunter

        Ceci dit, quelque soit la solution, il reste malgré tout un problème majeur, à savoir la désindustrialisation irréversible de notre pays. En effet même si on efface les dettes, même si on redevient riche, on fait quoi ?, on dépense tout avec des produits chinois ?, on achète des voitures étrangères ??. Nous n’avons plus d’usines, plus de manufactures, et surtout nous ne savons pas produire « pas chère »

        bref la crise est bien là et on y est jusqu’au cou. 

        • LeLionDeJudas LeLionDeJudas 29 août 2012 12:17

          Non, c’est pas ça, il s’agit de changer de perspective.
          En parlant d’effacer les dettes tu restes dans une perspective économique de l’organisation du monde des hommes, d’ailleurs tu t’en rends compte puisque tout de suite après tu parles d’irréversible désindustrialisation (comme si c’était un drame...), tu parles de riches et de pauvres, d’acheter, de produire...
          Changer de perspective se serait (par exemple) plutôt de penser à la place des hommes (et donc des autres êtres vivants) sur la planète, savoir vers quoi on veut se diriger, les équilibres à créer, les poses à éviter... penser le vivant quoi.


        • goc goc 29 août 2012 17:38

          @ leliondejudas


          bien sur qu’il s’agit dans la finalité de changer de perspectives, mais d’abord, il faut se mettre d’accord sur justement quelle perspective, ensuite il faut se donner les moyens du changement

          même les soixantehuitards ont eu besoin de finances pour s’installer dans le Larzac et acheter des moutons. donc il faut bien commencer par quelque chose, et ce quelque chose, c’est une organisation économique viable, qui passe forcement par une remise à plat des ressources et une restructuration bancaire et fiscale

          Toute solution qui ne prendrait pas ce chemin sera vouée à l’échec et pire, débouchera vers une période de violence avec arrivée au pouvoir du fascisme pur et dur

        • L'enfoiré L’enfoiré 29 août 2012 18:10

          Goc, Bien d’accord.
          Mais remettre à plat, c’est une affaire qui dépasse allègrement toutes les frontières.
          Les intérêts sont encore trop morcelés derrière des drapeaux.


        • luluberlu luluberlu 30 août 2012 11:42

          @ goc : Pour ce qui est des « perspectives » nouvelles le simple fait de les imaginer les rendent obsolètes.


        • perlseb 29 août 2012 12:11

          Le lobby de la finance, le plus puissant des lobbys, achète les politiques en payant leurs campagnes.

          Oui pour les Etats-Unis, les élections sont vraiment une farce (montant des dons sans limite : oligarchie officialisée). Mais pour les pointilleux, en France, les dons sont encore limités (jusqu’à quand ? puisque les Etats-Unis sont forcément le « modèle » à suivre) : sauf que dans les faits, quand on possède les médias dominants, les dons de campagnes sont négligeables par rapports à l’argent investi dans les médias privés (ploutocratie de fait par privatisation des médias).

          Vous dites aussi que les Etats-Unis attaquent l’Europe mais c’est avec la complicité totale des « élites » européennes : qui a créé la soumission aux marchés financiers sinon le traité européen ? Bien évidemment, c’est facile de rémunérer en douce des élus pourris à la VGE pour qu’ils rédigent quelque chose de relativement technique en apparence et que personne ne lit mais que certains (comme Etienne Chouard) ont eu le courage d’éplucher et de dénoncer.

          Le monde n’a jamais été autant autoritaire qu’aujourd’hui avec, pourtant, la plus grande illusion du peuple qu’il se trouve en démocratie... De toutes façons, tout système qui prive chaque humain de son pouvoir de décision (système pyramidal) est anti-démocratique et conduit à une dictature de plus en plus forte (toute pyramide tend à élargir sa base et à éloigner son sommet). Le pouvoir politique n’est plus un pouvoir actuellement, puisqu’apparemment inondé de liquidités (vraie affaire Clearstream occultée), il se couche totalement devant le pouvoir financier. Chaque humain n’est qu’un pion, que l’on peut éliminé moyennant budget (utile que pour les quelques politiques qui pourraient encore croire changer les choses démocratiquement, comme JFK).

          Inutile de réinventer la révolution, les idées existent depuis bien longtemps. Mais les mots ont été transormés pour diviser le peuple comme on n’a jamais pu le faire avant (on raisonne pas mal avec le langage quand même) : démocratie ne veut rien dire aujourd’hui (sinon élection aristocratique, ou ploutocratique), liberté a été sali par libéralisme, égalité est entendue comme égalité matérielle (pour la faire rejeter par tous les individualistes formés par la pub) là où il fallait plutôt entendre égalité des chances, de droits (et de devoirs), et fraternité a été transformée en réseaux mafieux et injustes.


          • L'enfoiré L’enfoiré 29 août 2012 18:15

            Puisque vous parlez de Etienne Chouard.
            Il a remis l’idée d’une démocratie par tirage au sort.
            Idée à creuser si les candidats ont été analysé au niveau compétence, motivation...
            Mais nous sommes encore avec des idées gauches droites... des partis dans lesquels on n’ose pas parler de peur d’être éjecté.


          • paul paul 29 août 2012 12:33

            très bon article ,
            mais je ne comprend pas l intérêt des spéculateurs ou des américains àfaire couler la grece ,l europe ,ne sommes nous tous pas économiquement interdépendant , si l un s effondre l autre aussi ? 


            • zeitgest zeitgest 29 août 2012 16:05

              Comme le dit l’auteur de ce brillant article, c’est une arnaque à l’échelon planétaire ! Les spéculateurs, les banksters, les politiques, toute cette mafia n’en a rien à foutre que le monde s’écroule puisqu’ils se font des océans de fric, persuadés de leur impunité dans un monde régit exclusivement par l’argent et les lois qu’ils se votent. Tant que l’on gagne, pourquoi se gêner ?


            • L'enfoiré L’enfoiré 29 août 2012 17:57

              Paul,
               Pourquoi la Grèce ? Parce qu’elle est la plus fragile.
               Où est l’intérêt des marchés ? Ça c’est la question principale.
               L’Europe est aussi un maillon faible.
               En Bourse, ce qui est le plus stressant, c’est de manquer de clarté.
               Alors, que fait-on ?
               Un jour, on achète et les courbes montent.
               Quand elles ont atteint le point de rupture, on vend et on prend le bénef.
               Faut demander aux boursicoteurs, beaucoup de particuliers se réunissent pour fixer les « bons » moments.
               Après, aux échéances, ils font les comptes. Parfois, ils sont dans le bon, parfois en perte.
               Pas de martingale.
                


            • Redj Redj 30 août 2012 11:59

              Pourquoi la Grèce ? 


              Ben, peut-être pour ses grosses réserves de pétrole et de gaz découvertes récemment dans la mer Egée, vers la Crete ?

              J’dis ça, j’dis rien heiin...

            • LeClérocrate 29 août 2012 15:53

              Il faut abroger la loi « Giscard-Pompidou » de 1973. Grâce à elle on engraisse les banquiers de 50 milliards d’euros tous les ans, juste en payant les intérêts !

              50 milliards d’euros, ça représente l’intégralité de l’impôt sur le revenu. Nos impôts dans l’intégralité servent à payer les intérets !


              • L'enfoiré L’enfoiré 29 août 2012 18:00

                Vous avez remarqué aussi ? smiley
                C’est ainsi que les conseilleurs (qui ne sont jamais les payeurs) font fortune.
                Ils font des articles, écrivent des livres, ont des blogs...
                Et il en a quelques uns sur le marché. On les appelle des gourous.
                Mais .... smiley


              • L'enfoiré L’enfoiré 29 août 2012 18:07

                L’auteur de cet article a écrit « L’invention de la crise »
                C’est vrai. On crée des crises parce qu’il n’y a rien de plus mauvais que quand les transactions ne se passent pas ou sont trop peu nombreuses.
                Vendre et acheter crée du courtage, des taxes de Bourse, c’est ça le business.
                A chaque opération, un pourcentage passe dans quelques poches.
                Si l’Etat n’y gagnait pas, il aurait déjà fermé les Bourses.


              • L'enfoiré L’enfoiré 29 août 2012 18:38

                Le futur du Capitalisme ?
                Version sérieuse
                ou
                parodique


              • Antoine Diederick 29 août 2012 20:35

                a Enfoiré,

                Oui, les gourous cela passe et lasse.


              • Le péripate Le péripate 29 août 2012 18:39

                Les dépenses de l’État ont baissé depuis vingt ans....

                C’est normal, c’est l’ultralibéralisme qui a fait passer l’État de 600% du PIB à seulement 56%.

                A moins que ce n’était 2000% du PIB. A ce point d’irréalisme, autant se lâcher à fond.


                • Le péripate Le péripate 31 août 2012 09:25

                  C’est de l’ironie, mon coco. Un truc qui vaut 20 ans de goulag. smiley


                • chmoll chmoll 30 août 2012 06:45

                  c’est pas nouveau ,et ça vas continuer , rien ni personne n’empèche quoi que se soit

                  et surtout n’empêcheras


                  • luluberlu luluberlu 30 août 2012 12:08

                    Comme disait l’autre, tout est dit. Et il y a dans notre moment comme un air de pas déjà vu. Occulos habet sed non videt.


                    • non667 30 août 2012 14:08

                      j’ai la solution !
                      voter umpseelvmodem sans oublier le rabatteur jlm  ! smiley smiley smiley


                      • Soi même Soi même 2 septembre 2012 13:34

                        Tant que les hommes ne sont pas en mesure de faire la pare des choses, le mythe économique comme réalité illusoire, nous serrons assujetties à boire la coupe jusqu’à la lie !
                         


                        • Ecométa Ecométa 5 septembre 2012 13:50

                          Vous dites : « L’économie est une escroquerie ».

                          Non l’Economie avec un grand « E » n’est pas une escroquerie ; c’est l’économie capitaliste, ou plus exactement le « capitalisme », qui plus est un capitalisme essentiellement financier, qui est une escroquerie intellectuelle : un dogme... une pure croyance !

                          Pourquoi ? Tout simplement parce qu’on ne peut pas réduire un système complexe à un des sous-systèmes qui le composent. Autrement dit, sauf à faire du prosélytisme capitaliste, on ne peut pas réduire un système de fin et de moyens comme l’Economie à un seul des moyens mis en œuvre dans le système, serait-il même le capital ! Fondamentalement, le capitalisme est une imposture intellectuelle : une manipulation systémique et une véritable escroquerie intellectuelle et économique.


                          • Lukas Stella Lukas Stella 5 septembre 2012 19:55

                            L’économie est un système qui génère des inégalités pour le profit de quelques uns, qui s« accaparent le pouvoir sur la société. C’est ce que j’ai essayé d’expliquer dans mon bouquin  »L’invention de la crise, escroquerie sur un futur en perdition"...


                            • Ecométa Ecométa 6 septembre 2012 08:52

                              Je partage pas mal de vos points de vue, cependant, vous écrivez :

                              « En cette période de confusion généralisée, personne ne trouvera la sortie à cette situation sans solution, sans un renversement de perspective. La recherche du remède économique miracle renforce ce blocage infernal. Les solutions idéales n’ont toujours réalisé que le pire, qu’elles n’ont jamais pu prédire. »

                              Vous êtes dans l’amalgame et participez, vous-même, de cette confusion généralisée que vous dénoncez en ne qualifiant pas l’économie que vous évoquez et critiquez à raison !

                              De plus le capitalisme n’est pas une solution idéale mais idéologique consistant à réduire l’économie au seul moyen qu’est le capital : il y a là, dans le capitalisme, une réduction simpliste de l’économie système avant tout de nature sociétale. Par nature l’économie est sociétale ; c’est l’usage qui en est fait actuellement, un usage déviant, qui n’est pas sociétal mais exclusivement financier et capitaliste et qui génère des inégalités !

                              Il n’y a pas de blocage infernal mais uniquement des pratiques économiques infernales !

                              Vous devez « qualifier » l’économie dont vous parlez, et que vous critiquez, je le redis, à raison, au lieu de disqualifier le terme générique d’économie, qui, étymologiquement signifie « règle d’ensemble » et non « règle particulière ». Dans le cas contraire : dites-nous ce que vous comptez mettre à la place de ce terme générique !

                              L’économie ne doit pas être un système de création de richesse mais simplement de satisfaction des besoins humains de toute nature, ceci, évidemment dans le cadre de valeurs hautement humaines (ontologiques, déontologiques, éthiques et altruistes) et non bassement humaines comme actuellement. Pour moi l’économie doit être un système de moyens mis en œuvre pour satisfaire les besoins humains, mais ces moyen à mettre en œuvre doivent l’être en fonction de cette finalité de satisfaction des besoins hautement humains ( pyramide de Maslow) et non de la seule satisfaction des moyens mis en œuvre : du moyen pour le moyen comme nous le faisons si savamment !

                              Pouvez-vous me donner votre définition du terme d’économie : qu’est-ce donc que l’ « Economie » pour vous ?


                            • Lukas Stella Lukas Stella 6 septembre 2012 20:45

                              C’est la question que j’ai développé tout au long de mon livre « L’invention de la crise ».

                              Il n’y a plus de politiques de droite ou de gauche sinon dans l’illusion du spectacle dominant. Les gouvernants ne sont plus que les gestionnaires des affaires des mafieux milliardaires qui manipulent le monde de l’économie, affament les populations et intoxiquent la vie sur terre...

                              Pour comprendre l’économie guerrière qui s’accomplit aujourd’hui, il faut changer de perspective et prendre le partie pris de la vie, de la coopération, de l’auto-organisation et de la gratuité généralisé. N’ous n’avons déjà plus d’autre choix.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès